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31 Décembre 2012

Sud de l'Inde, 30 décembre 2012 : Un collégien tibétain en exil a tenté de s'immoler par le feu.

“Habitant dans un pays libre, j'ai pensé que mon auto-immolation rendrait la situation du Tibet connu de par le monde."



DHARAMSHALA, 28 Décembre: Dans le sud de l'Inde, un collégien Tibétain a tenté de s'immoler par solidarité avec la vague d'immolations par le feu en cours au Tibet et pour protester contre l'occupation chinoise.
Le 24 novembre, Lungrig Dorjee, en 3ème dans Tibetan Children Village (TCV) de Bylakuppe, a été arrêté dans son élan au moment où il allumait une allumette.

“Lungrig avait fait l'école buissonnière le dernier jour d'école avant les grandes vacances, a déclaré Lobsang Yeshi, un membre du Parlement Tibétain. Et il continua, au lieu d'être à l'école "il se versa du pétrole sur le corps non loin des bâtiments scolaires. Des passants l'ont vu et ont été capables de l'arrêter quelques secondes avant que le drame ne se produise."

“Ensuite, Lungrig s'en alla en un autre lieu pour tenter à nouveau de s'immoler par le feu mais des villageois et des professeurs ont pu l'en empêcher."

Plus tard, Lungrig s'exprima, il dit que la répression actuelle des autorités chinoises sur le Tibet mettent encore plus en péril les droits des Tibétains et empêches les informations de circuler.

“Et habitant dans un pays libre, j'ai pensé que mon auto-immolation pourrait rendre la situation tibétain connu de part le monde."

Lungrig est né au Tibet et est parlé en exil pour étudier. Il suit volontiers l'actualité du Tibet et prend par aux activités extra-scolaires.

En Novembre, un étudiant Tibétain a été empêché de s'immoler lors d'une manifestation à New Delhi.

Tsultrim Dorjee, un étudiant à l'université de Delhi, a tenté de s'immoler par le feu, peu de temps avant une gigantesque manifestation en mémoire au Mahatma Gandhi. Des passants tibétains l'ont vu se verser du pétrole sur le corps et l'ont empêcher d'aller plus loin. Il a été arrêté par la police puis relâché après la fin de la manifestation.

D'après nos informations au moins 95 tibétains se sont immolés par le feu, y compris des moines et des nonnes, de jeunes mères, des étudiants, des artistes, des écrivains, des fermiers et des nomades. Tous demandaient un Tibet libre et le retour d'exil du Dalaï Lama

L'administration centrale du Tibet en exil maintient que les raisons à ces auto-immolations sont évidentes : répression politique, marginalisation économique, destruction environnementale et sinisation.

“La culpabilité et les solutions à la présente tragédie sont nichées à Pékin", a déclaré le Dr Lobsang Sangay, Premier Ministre élu par les tibétains en exil.. "Nous croyons avec assurance que la fin de la répression mettra fin au cycle des auto-immolations."

France Tibet http://tibet.fr
Phayul[Friday, December 28, 2012 09:32]
lien original ici
 

28 Décembre 2012

" Voyage à travers le Tibet persécuté, sur la route des immolés "Par Brice Pedroletti dans le Monde.

C'est un hameau accroché à la montagne, aux maisons couleur de glaise, surplombant une vallée où serpente une rivière gelée. L'herbe est rase, chaque bourrasque soulève un nuage de poussière. Au détour d'un chemin, des hommes en file indienne, avançant d'un pas rapide, transportent sur de petits plateaux des torma, des gâteaux sacrificiels tibétains. Modelés avec de la tsampa, la farine d'orge grillée, et coloriés, ils représentent les divinités qui sont invitées au rituel funéraire.
Celui de Gonpo Tsering, 23 ans, qui s'est immolé le 26 novembre dans l'enceinte du grand monastère à quelques centaines de mètres à vol d'oiseau en contrebas, sur les bords de la rivière, doit durer quarante-neuf jours, comme le veut la tradition bouddhiste tibétaine. "Parce qu'il est jeune", précise un parent. Gonpo Tsering avait trois enfants, et l'immolation a surpris la famille, poursuit-il. "Personne n'était au courant, il l'a fait à un moment où il était seul", ajoute le jeune homme. Et tentant d'expliquer le geste de son proche : "Il y a beaucoup de pression, il y a plein de choses qu'on ne peut pas faire ici."

Les cérémonies qui rendent hommage aux immolés des régions tibétaines prolongent le défi des sacrifiés. La photo de l'immolé, sertie dans un cadre doré et entourée de khata (les écharpes cérémonielles), est posée juste devant un portrait du dalaï-lama, sur un autel recouvert d'un brocart ocre au rez-de-chaussée de la maison familiale. Plusieurs représentations du chef spirituel tibétain en exil en Inde sont suspendues aux planches nues posées contre les parois de pisé. Dans une pièce contiguë, des moines se relaient pour assurer quotidiennement les rites bouddhistes. Le hameau est sous le choc : le père et le grand-père de l'immolé ont été arrêtés.
La région tibétaine du sud du Gansu, dans un rayon d'une centaine de kilomètres autour du grand monastère de Labrang dans l'ancien Amdo tibétain, a connu quinze immolations depuis le début du mois d'octobre. Aucun moine, mais des laïcs : des paysans, parfois des étudiants. Dans un village non loin du bourg d'Amchok, un éleveur de 35 ans a laissé une lettre sur sa motocyclette, le jour où il s'est immolé devant une mine d'or, à quelques kilomètres de chez lui. Il y a écrit ses dernières volontés : "Que le dalaï-lama revienne. Que le panchen-lama soit relâché." Et puis "qu'on n'exploite plus nos trésors", nous rapporte un de ses proches.

La lettre a été confisquée par les autorités. A-t-il laissé entendre qu'il allait se livrer à un tel acte ? "Il n'a rien dit, sinon, on ne l'aurait pas laissé faire ! Il n'a rien dit à personne. Il n'en a même pas parlé à ses amis ou aux membres de sa famille", poursuit le proche, avant que quelqu'un ajoute : "Leur as-tu dit qu'il l'a fait pour la liberté au Tibet ?"

Dans ce village d'une dizaine de maisons collées les unes aux autres, la famille a elle aussi placé le portrait de son immolé dans une petite pièce, au côté de celui du dalaï-lama. Six jours après cette immolation, un jeune de 18 ans a fait le même geste, au même endroit, devant la mine d'or. C'était la troisième immolation à Amchok, où se trouve un monastère de 450 âmes.

Les terres du bourg doivent accueillir le prochain aéroport de Xiahe, la ville chinoise accolée au monastère de Labrang. Une autoroute à six voies en cours de travaux y convoiera les bus de touristes venus visiter l'immense monastère, où l'on ne croise, à cette époque de l'année, que des pèlerins, des moines et des policiers en civil.

UNE MODERNISATION VÉCUE COMME UN VIOL

Cette modernisation à marche forcée, davantage perçue comme un viol que comme un progrès, a figuré en bonne place dans les raisons qui, en 2008, ont nourri les revendications lors de la centaine de manifestations qu'ont connues alors les anciennes provinces tibétaines du Kham et de l'Amdo, aujourd'hui refondues dans les provinces chinoises du Sichuan, du Gansu et du Qinghai. Près de 3 millions de Tibétains y vivent, autant que dans la Région autonome tibétaine (RAT) proprement dite.
Dans l'un des testaments répertoriés par Wang Lixiong, l'un des rares intellectuels chinois à réfléchir et à écrire sur la question tibétaine – depuis 2000, il appelle la Chine à une réconciliation avec le dalaï-lama –, on lit la frustration d'un nomade, un ancien moine nommé Tenzin Khedup, qui s'est immolé en juin parce qu'il ne pouvait rien faire pour le Tibet dans le domaine de la culture, de la religion et de l'économie et qu'il ne voyait pas d'autre solution.

"S'il y avait pour les Tibétains des moyens normaux, autorisés, pour exprimer leur mécontentement, ils les utiliseraient. En 2008, ils sont descendus dans la rue, ont manifesté, mais les autorités chinoises sont parvenues à mater ce mouvement, affirme Wang Lixiong, lors d'un entretien à Pékin. On est passé à des protestations individuelles. Or un individu qui crie tout seul des slogans ou distribue des tracts a un impact très faible, et il est tout de suite arrêté. Il n'y a qu'avec l'immolation que ces personnes ont réalisé qu'elles pouvaient faire la différence. Donc c'est devenu l'acte le plus fort possible de protestation", explique-t-il. "Je pense qu'au tout début, aucun des immolés n'était conscient des conséquences. Désormais, les Tibétains se rendent compte que cette forme de protestation a un effet, et ils sont de plus en plus nombreux parmi la population laïque."

Les nouvelles mesures annoncées récemment par les autorités chinoises pour punir ceux qui s'immolent et ceux qui les auraient aidés traduisent la portée politique de ces suicides, que Pékin déniait jusqu'alors. Elles tentent de briser les solidarités familiales, mais n'auront, estime l'écrivain, qu'un impact temporaire.

Le pic d'immolations atteint en novembre – 28 en un mois –, qui a coïncidé avec la période du congrès du Parti communiste, a laissé place à une curieuse trêve dans cette guerre silencieuse.

DES FONCTIONNAIRES SURVEILLENT LES RUES

Sur la route des immolations, à travers plusieurs bourgs du sud du Gansu, dont les villages alentour ont connu ces dernières semaines deux ou trois cas, on constate que les forces de police et d'unités paramilitaires sont peu visibles : concentrées autour des barrages routiers – pas toujours actifs mais très nombreux et bien équipés – ou bien à l'intérieur des commissariats ou de camps militaires.

Des caméras, installées récemment nous dit-on, surveillent les rues principales des chefs-lieux et chaque entrée de monastère. Et dans au moins un bourg, Sangkok, des voitures stationnées le long des rues, au moteur allumé du matin au soir, nous sont décrites comme abritant des fonctionnaires ou des cadres chargés de surveiller à tour de rôle les rues et de sonner l'alerte en cas de comportement suspect.

Le soir, après 22 heures, un couvre-feu qui ne dit pas son nom est imposé pour les Tibétains. "Si vous êtes Chinois han, il n'y a pas de problème. Un Tibétain, non, il est contrôlé", affirme un habitant. Un membre de sa famille fait partie des Tibétains qui ont été soumis à un mois de "rééducation" dans un centre de détention à Lhassa, après avoir reçu en Inde les enseignements du dalaï-lama lors du festival Kalachakra en janvier. Il est depuis sous contrôle permanent, obligé de laisser son téléphone allumé 24 heures sur 24 et de ne plus quitter la région.

Pour tous les habitants des zones tibétaines en dehors du Tibet, il est devenu extrêmement difficile de se rendre à Lhassa, en raison des barrages, sans de multiples laissez-passer. Les griefs sont nombreux, il suffit d'aborder un sujet pour qu'on vous fasse part de son dépit.

LE TIBÉTAIN NE SERA PLUS LANGUE PRINCIPALE DANS LES COLLÈGES

Un Tibétain d'une vingtaine d'années qui a étudié à Lanzhou, la capitale du Gansu, s'indigne des nouvelles mesures appliquées dans l'éducation dans la province. Dans le Qinghai voisin, elles ont, depuis 2010, provoqué déjà plusieurs manifestations de collégiens. "Selon la nouvelle directive, le tibétain ne sera plus langue principale dans les collèges. Ils ont tenté une fois de l'imposer l'an dernier, mais on a protesté, et là c'est la nouvelle tentative."
Et d'ajouter : "Dans les bourgs, jusqu'à maintenant, il y avait des collèges. C'est fini, il n'y a que des écoles primaires. Il faut aller au chef-lieu pour poursuivre ses études au-delà. Ça leur permet de mieux contrôler l'enseignement en chinois. Si un professeur parle en tibétain ici à la campagne, c'est plus dur pour eux de l'en empêcher." Certes, le collège ainsi que les fournitures sont désormais gratuits. Mais il faut payer la pension...

L'intimidation et la surveillance sont quasi permanentes dans les villages de ces montagnes boisées, agrippés aux contreforts des hauts plateaux de l'Amdo : on peut être arrêté n'importe où par un policier local et plusieurs de ses hommes. Ou se voir signifier d'un doigt sur ses lèvres par son interlocuteur que la personne qui vient d'entrer dans le restaurant, un Tibétain en anorak, est un informateur. On nous parle de ces récompenses promises dans des SMS quotidiens envoyés aux usagers pour quiconque dénoncera une bribe d'affaire (50 000 yuans, soit 6 000 euros) qui concerne une immolation ou le "séparatisme", ou bien une "situation complète" (200 000 yuans). Ces sommes constituent plusieurs années de salaire.

"On n'a plus aucune confiance dans les gens qu'on ne connaît pas", confie un Tibétain d'une vingtaine d'années. Il cite le cas d'un couple repéré dans une foule qui a empêché la police, fin octobre, de saisir le corps brûlé d'un immolé dans le monastère de Labrang et qui fut ensuite dénoncé. Lui-même n'est pas rassuré, il était à Labrang, parmi ceux qui ont subi ce jour-là les gaz lacrymogènes et le canon à eau. Il se sait "fiché". Le problème, dit-il, c'est quand la police secrète intervient : on ne sait pas où les gens sont emmenés, il est impossible pour la famille et ses proches de faire des démarches. La veille, rappelle-t-il, une jeune fille de 21 ans a été enlevée parce qu'elle avait été filmée par une caméra vidéo dans les parages d'une immolation qui a eu lieu récemment dans le bourg. Pourtant, elle ne faisait que passer, assure notre interlocuteur.

APRÈS LES MOINES, LES GENS ORDINAIRES

Eduqué, parlant bien le chinois et employé dans une entreprise locale, il est marqué par ces immolations et l'évolution qu'elles prennent. "Après les moines, c'est le tour des gens ordinaires. Je crois qu'avant ceux-ci ne savaient pas, ne comprenaient pas qu'ils n'avaient pas de liberté. Maintenant, ils savent. Et ils s'entraident", dit-il. Les immolations ont lieu à ses yeux "pour la liberté individuelle, la liberté du peuple, la liberté de l'ensemble de la communauté. C'est pour ça que je trouve que leur geste a de la valeur. Ce n'est pas pour des petits problèmes personnels. Ils se suicident au nom de la communauté entière".


Les réseaux de solidarité sont au cœur de la résistance tibétaine, qui, depuis 2008, s'est incarnée par différents mouvements de boycottage, des campagnes de défense des traditions et de la langue tibétaines, mais aussi un engagement courageux des intellectuels. Beaucoup furent très brutalement persécutés en 2010-2011, essentiellement dans l'Amdo, c'est-à-dire le Gansu et le Qinghai.

Dans les régions rurales où surviennent aujourd'hui les immolations, des groupes de quelques dizaines de familles influentes, alliées selon la coutume du kyidug – le partage "de la joie et de la souffrance" –, composées de chefs qui occupent parfois un poste dans l'administration, prennent les choses en main quand il faut aider : "Toutes les semaines, il y a quelqu'un du groupe qui vient donner un coup de main, parfois pendant plusieurs jours", nous explique-t-on au sujet d'un immolé d'une trentaine d'années qui a laissé derrière lui une famille très pauvre.

La mère de l'immolé, veuve, s'occupe désormais des deux enfants en bas âge de son fils. Sa bru est retournée pour l'hiver dans la tente de ses parents nomades. Avant son suicide en décembre, l'homme avait annoncé à un ami avec lequel il a partagé un repas qu'ils se voyaient pour la dernière fois. Le soutien a été très important : "Les moines sont venus nombreux, il y en avait plein, dehors, à l'intérieur, ils ne pouvaient pas s'asseoir", raconte la mère, un soir de décembre, dans la masure aux murs couverts de papier journal.

IL Y A "DES BONS ET DES MAUVAIS" CHINOIS


Lors des funérailles, un convoi de 300 voitures a accompagné le corps au lieu de crémation. Il a été intercepté par la police. Les anciens ont discuté, et obtenu que les derniers devoirs au défunt soient rendus, tout en garantissant qu'il n'y aurait aucun incident. Ces arrangements sont fréquents dans ces régions où les cadres tibétains locaux sont partie prenante de la communauté : "On connaît des fonctionnaires qui font des donations secrètes aux familles d'immolés. Il y a aussi de l'argent qui vient d'Inde, de l'étranger. Il y a même des Chinois han. Il ne s'agit pas d'être contre les Han. Il y en a des bons et des mauvais, comme les Tibétains", fait valoir notre interlocuteur.

Il cite le cas d'un patron chinois de Lanzhou qui aurait fait parvenir 10 000 yuans à la famille d'un immolé de Bora, un bourg proche de Labrang. Avec un message qui a ému : "Je vous donne cet argent parce que vous vous battez pour votre terre commune, pour la liberté de votre peuple, vous êtes grandioses."

La mère endeuillée n'a pas gardé de photo de son fils. Le traumatisme du suicide, sa résonance communautaire et nationaliste, la dimension religieuse et le facteur d'émulation collective forment une combinaison délicate, que chacun gère comme il peut. "Les jours d'avant, il s'est occupé de ses enfants comme il ne l'avait jamais fait. Il ne sortait pas, ne travaillait plus, on ne l'avait jamais vu montrer autant d'affection, dit-elle, on a trouvé ça un peu bizarre." Elle a reçu l'équivalent de plusieurs milliers d'euros en donations. garder. Elle redistribue tout, à des écoles, au monastère, à plus pauvres qu'eux. C'est sa manière de continuer ce qu'a commencé son fils : "Il s'est suicidé pour les autres."

Brice Pedroletti - Gansu (Chine), envoyé spécial

Un automne meurtrier
Quelques-unes des immolations ayant déclenché un large mouvement de protestation :
29 septembre Un jeune Tibétain de 27 ans, Yungdrung s'immole à Dzatoe, dans la région tibétaine de Yushu.
4 octobre Un écrivain tibétain, Gudrup, 41 ans, met le feu à ses vêtements dans la ville de Nagchu, au Tibet, et en meurt. Il laisse un message sur le réseau chinois QQ, dans lequel il parle de "la fierté que nous avons en tant que peuple" et appelle à "faire face à la perte et à la souffrance". Le texte a eu un rare écho en Chine : des dizaines de milliers de personnes y ont fait référence.
6 octobre Sangay Gyatso, âgé de 27 ans et père d'un enfant, s'immole dans un monastère proche de Tsoe (Hezuo en chinois), dans une région tibétaine de la province du Gansu.
23 octobre Dorje Rinchen, un homme de 58 ans, meurt après s'être immolé près du grand monastère de Labrang, dans une région tibétaine de la province chinoise du Gansu (nord-est), devant une caserne de l'armée.
31 octobre Une femme nommée Tamdrin Tso se suicide dans un village du canton.
4 novembre L'immolation d'un peintre de Thangka âgé de 25 ans déclenche des manifestation et de nombreuses protestations.
95
immolations
Selon le groupe de défense des droits de l'homme International campaign for Tibet, 95 Tibétains ont mis le feu à leurs vêtements depuis 2009 dans les provinces chinoises à population tibétaine, pour protester contre la répression de leur religion et de leur culture par Pékin. La plupart des immolés ont perdu la vie.

Le porte folio
14 photos de ce périple au coeur de la souffrance du Tibet
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/portfolio/2012/12/25/voyage-au-c-ur-de-la-region-tibetaine-des-immolations_1809649_3216.html

28 Décembre 2012

Qinhai (TIBET), 27 décembre 2012 : La Chine se saisit des paraboles des monastères dans une vaste opération de censure.

PEKIN (Reuters) - Les autorités chinoises ont confisqué des télévisions dans 300 monastères de la province occidentale de Qinghai, principalement tibétaine, et démonté des équipements de réception par satellite pour stopper la diffusion d'"informations nuisibles", rapporte jeudi l'agence de presse locale.

Ces mesures ont été mises en oeuvre dans la préfecture de Huangnan, où cinq Tibétains se sont immolés par le feu pour protester contre la présence chinoise au Tibet.

Les autorités locales, précise l'agence de presse du Qinghai, entendent lutter contre ces immolations en "guidant l'opinion publique sur les questions liées au dalaï-lama" et en "bloquant les informations nuisibles en provenance de l'extérieur".

"A ce stade critique pour le maintien de la stabilité sociale dans la préfecture de Huangnan (...), il faut renforcer les mesures et mener pleinement la bataille spéciale contre les auto-immolations", poursuit l'agence, contrôlée par le gouvernement du Qinghai.

Joint par téléphone, un responsable du gouvernement du Huangnan a dit tout ignorer de ces confiscations avant de raccrocher.

L'agence de presse souligne encore que des habitants de régions rurales utilisaient des paraboles de réception satellite "pour regarder et écouter des émissions étrangères anti-chinoises".

Sui-Lee Wee; Henri-Pierre André pour le service français
Source http://tibet.fr

LABRANG ( TIBET), 27 décembre 2012 : deux Tibétains ayant parlé aux journalistes du Monde se sont fait arrêtés.
Article en anglais dans tibet.fr

Bora (Tibet), 26 decembre 2012 : un auto-immolé pourrait perdre ses deux jambes.
Article en anglais dans tibet.fr

26 Décembre 2012

Une marraine APACT, Mme Sury, a payé des couvertures pour OPH (maison de retraite) et aussi pour la Gandhi school de Mainpat. voici la photo de 13 pensionnaires de OPH.


24 Décembre 2012

La pratique de la torture sur les prisonniers politiques est endémique dans la prison de Chushul.

Des Tibétains emprisonnés pour délit politique sont victimes d’abus dans une prison chinoise, près de Lhassa.

Des prisonniers politiques tibétains, détenus dans un établissement à l’extérieur de la capitale régionale Lhassa, sont systématiquement soumis à la torture et d’autres formes de mauvais traitements, ce qui amène souvent à une détérioration physique dont ils ne récupèrent pas, raconte un prisonnier récemment libéré.

Les mauvais traitements sont communs à la prison de Chushul, située à environ 48 kilomètres au sud-ouest de Lhassa, dit cet homme au service tibétain de Radio Free Asia, s’exprimant sous couvert d’anonymat.

"Nous avons été torturés tous les jours dans la prison", dit l’homme. "Nous avons été parfois suspendus au plafond, mains et jambes attachées ensemble".
"Ils ne nous ont jamais nourri régulièrement. Mais quand ils le faisaient, ils mélangeaient du sable avec notre tsampa (farine d’orge grillée), ce qui entraîne la soif, et beaucoup d’entre nous ont été contraints de boire leur propre urine".
"Beaucoup d’entre nous ont été enchaînés et torturés dans les salles de bains", a-t-il ajouté.

Presque tous les prisonniers tibétains enfermés à Chushul souffrent de troubles de la vision et d’autres blessures dues à la torture et les coups, dit l’homme, qui a été récemment libéré après avoir été placé en détention fin 2009 pour avoir participé à des manifestations politiques.
"L’état de ma santé n’est pas bon", affirme-t-il.
"Mes mains sont abîmées, et mes deux yeux ont été durement touchés par mon long emprisonnement à Chushul et la torture prolongée que j’ai endurée".

A plusieurs reprises, les geôliers chinois ont questionné les prisonniers de Chushul sur ce que les autorités considèrent comme des sources d’influence extérieure sur les manifestations au Tibet, dit cet homme.
"Ils voulaient savoir qui « nous avait incité à protester contre le gouvernement chinois »."
"Ils nous ont dit que le (chef spirituel du Tibet en exil), le Dalaï Lama ne pourrait pas nous aider quand nous aurions besoin de lui, et que c’était la (loi) du Parti communiste chinois qui pourrait vraiment nous aider".

A la question "Pourquoi avaient-ils protesté ?", les prisonniers de Chushul ont uniformément répondu qu’ils n’avaient pas la liberté de pratiquer leur religion ou d’exprimer leurs opinions et pensées, a-t-il dit.

Bien que la Chine soit signataire de la Convention des Nations Unies contre la torture, "la torture est endémique dans les prisons chinoises", a déclaré Sophie Richardson, directrice du département de la Chine au bureau de Washington de Human Rights Watch.
"C’est une tactique très couramment utilisée, soit pour forcer les gens à se soumettre, ou tout simplement pour les tourmenter, ou pour obtenir de plus amples informations".
"Il y a peu de moyens de recours", a déclaré Sophie Richardson.

En date du 1er septembre 2012, la base de données des prisonniers politiques de la Commission Exécutive du Congrès américain sur la Chine (CECC) comprenait 626 dossiers de prisonniers politiques tibétains maintenus (ou présumés encore maintenus) en détention chinoise.

Parmi ceux-ci, 597 ont été arrêtés à compter du 10 mars 2008, quand la vague de protestations tibétaines contre la domination chinoise a balayé la région, selon le Rapport annuel pour 2012 de la CECC.

Sources : Radio Free Asia, 21 décembre 2012 et www.tibet-info.net


23 Décembre 2012

Constructifs et rassemblés.

Dans son intervention du 10 décembre [1], à l’occasion du 23ème anniversaire de la remise du Prix Nobel de la Paix au Dalaï Lama [2], le Dr. Lobsang Sangay, démocratiquement élu par ses concitoyens en mesure de voter [3] à la tête de l’Administration Centrale Tibétaine (CTA) a exprimé aussi ses souhaits pour l’année à venir.

Après avoir passé en revue les prises de position récentes de plusieurs instances nationales et internationales [4], il précise :
"Il nous faut bâtir sur le succès obtenu par le lobbying de 2012 et lancer une Campagne de Solidarité avec le Tibet pour l’année 2013. J’appelle toutes les associations pour le Tibet, tous les groupes de soutien au Tibet, toutes les ONG internationales, les croyants de toute religion et les amis de la justice afin que, tous, ils poursuivent leurs actions de lobbying auprès des gouvernements et des parlements en faveur du Tibet et du peuple tibétain".
Pour ce qui est de notre pays les conditions semblent réunies pour la réalisation d’un tel objectif.
L’excellente nouvelle que représente l’annonce de la reconstitution du groupe d’étude à l’Assemblée nationale, sous la coprésidence de Noël Mamère [5], un ami de longue date du peuple tibétain, et Jean Patrick Gille [6], actif au sein du précédent groupe, constitue une bonne occasion de reprendre contact avec nos députés pour les inciter à adhérer au groupe.

Une demande ne suffit pas, il faut d’abord l’argumenter par des informations récentes sur la situation dramatique du Tibet, sur le sens des immolations - le mot grec est holocauste - [7], (95 à ce jour [8]) et donner un objectif clair à l’action du groupe.

Mais à terme qui est mieux placé pour le faire que le premier Tibétain laïc élu au suffrage universel, à qui, fait exceptionnel dans l’histoire du Tibet, le Dalaï Lama a confié la totalité de ses pouvoirs politiques ?
Ce fait historique sans précédent n’a sans doute pas assez été mis en valeur par et auprès des défenseurs du Tibet. Mais les Tibétains de l’intérieur ne s’y trompent pas, qui font désormais figurer la photo et le nom de Lobsang Sangay lors de leurs manifestations durement réprimées pour la liberté de leur pays.
C’est pourquoi nous avons entamé une campagne pour son audition en 2013, en France, devant la commission des Affaires Etrangères [9].

Le président de l’Assemblée nationale nous a fait savoir qu’il avait transmis notre demande à Madame Elizabeth Guigou, présidente de la commission. Plus les interventions seront nombreuses, plus cette demande à des chances de réussir.
De surcroît, cette démarche correspond à notre préoccupation constante : donner la parole aux Tibétains eux-mêmes pour exprimer la nature et les objectifs de leur combat.

La même demande s’adresse également aux sénateurs, qui viennent de préciser dans une résolution [10], l’intérêt qu’ils portaient à la question tibétaine. L’action du Groupe d’information sur le Tibet, présidé par Jean-François Humbert ne se dément donc pas. Elle s’est trouvée renforcée par l’arrivée dans cette assemblée de nouveaux élus, comme André Gattolin (EELV) et l’adhésion de sénateurs, une sénatrice en l’occurrence, Sophie Primas (UMP) rencontrée lors d’action sur le terrain au printemps 2012.

Enfin il reste à renforcer notre action auprès de nos parlementaires européens, comme Dany Cohn Bendit, déjà acquis à la cause tibétaine, pour obtenir une audition de même type au sein de leur assemblée.
Quel programme !

Bien sûr les actions engagées, concrètes ou symboliques, rassemblements, parrainages, pétitions, doivent être poursuivis avec détermination. Mais il semble nécessaire que les associations concentrent leurs forces sur des objectifs clairs, mobilisateurs, politiquement significatifs.
Notre mouvement associatif a connu des hauts et des bas. Au moment où tant de Tibétains font le sacrifice de leur vie, il doit se rassembler et renouveler son énergie auprès de groupes qui savent donner la parole à une nouvelle génération tibétaine,
La fermeture mentale et la violence des dirigeants chinois, aussi grandes soient-elles, ne sont pas éternelles. Des voix existent en Chine, comme celles de Liu Xiaobo ou de Hu Jia , multipliées aujourd’hui par des centaines de blogueurs démocrates.
Je forme le vœu que 2013 soit une année constructive et solidaire.

Jean-Paul Ribes. Source www.tibet-info.net


23 Décembre 2012

Lettre du Pays des Neiges à l’Assemblée extraordinaire réunie à Dharamsala en septembre 2012.

Le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy a traduit en anglais une lettre écrite par un moine tibétain, professeur et activiste au Tibet.
Écrite en août 2012, la lettre, envoyée anonymement depuis le Tibet, était adressée à l’Assemblée extraordinaire qui s’est tenue en septembre, en Inde, à Dharamsala [1].

"Réflexions et suggestions pour l’Assemblée extraordinaire qui se déroulera à Dharamsala, en Inde"

Tout d’abord, je tiens à adresser mes salutations aux dirigeants tibétains en exil, surtout à Sa Sainteté le Dalaï Lama et aux chefs du bouddhisme tibétain, ainsi qu’à Sikyong Lobsang Sangay, chef politique du peuple tibétain et aux érudits tibétains. Puissent-ils tous connaître une longue vie, en bonne santé, et puisse leur travail pour (notre pays) porter de plus gros fruits. Je prie aussi pour la réalisation de la volonté des Tibétains de l’intérieur. Puisse le peuple tibétain à l’intérieur et à l’extérieur du Tibet bientôt se réunir, et puisse Sa Sainteté le Dalaï Lama être de retour au Tibet pour être intronisé au Palais du Potala !

Il est évident que le peuple tibétain du Tibet n’a pas d’autre choix que de se conformer aux machinations du parti communiste chinois rouge. Par conséquent, vous Tibétains en exil, à travers l’unité et la solidarité, devez propager, en des termes clairs et concis, la souffrance du peuple tibétain dans les pays du monde aimant la liberté et la démocratie. Ceci est important.
Beaucoup de Tibétains du Tibet, pour le bien de notre nation et de notre peuple, en d’autres termes, pour le bien de notre religion, culture et politique, sont en train de s’immoler par le feu. Ils se brûlent vivants, parce que notre peuple, qui a été complètement privé de liberté et maintenu à la merci d’une puissance étrangère, est à la recherche d’un certain bonheur. Plus de cinquante braves patriotes tibétains qui, ayant sacrifié leur corps, ont dû endurer les degrés de la souffrance, ayant été privés de toutes les options, et en désespoir de cause, ont dû recourir à la mesure extrême [2]. C’est très clair.

Il y a quelques Tibétains qui sont vraiment opposés aux actes d’auto-immolation et par conséquent expriment quelques mots de léger désaccord. Toutefois, ceux d’entre nous au Tibet, qui aiment notre nation et notre peuple, ne se sont jamais opposés, et n’ont pas exprimé des paroles de désaccord au sujet des immolations ; nous restons solidement déterminés et fermes dans cette position.
L’Administration Centrale Tibétaine, toutes les organisations bénévoles et les personnes qui travaillent pour le bien-être du Tibet et le peuple tibétain doivent être clairement conscients que dans certaines régions reculées du Tibet, les Chinois, en recourant à divers moyens de ruse, changent de force l’identité du peuple tibétain par des actes de sinisation, les réduisant à l’état de "Ni-Tibétain-ni-Chinois".

Comme vous le savez tous, on ne nous donne pas un iota de possibilité d’intervention dans ces questions ; seuls les journalistes de l’étranger seront en mesure de visiter directement et de témoigner sur ces questions, aussi mon espoir est que l’Administration Centrale Tibétaine et les Tibétains s’intéressent à ces questions.

Toutes les prairies des nomades et les terres agricoles dans les vallées ont été entourées de clôtures, causant d’énormes conflits au sein du peuple tibétain.
Par exemple, ces clôtures sont devenues une source de nouveaux conflits, même entre père et fils. En ce qui concerne ces problèmes, je dois partager quelques histoires tragiques ici. Toutes ces stratégies chinoises, comme je l’ai mentionné plus haut, sont destinées spécifiquement à semer la discorde et le conflit dans le peuple tibétain.
Cette année, un nouveau programme a débuté dans les zones nomades : vendre des terres nomades appartenant à des nomades au prix de 2 000 yuans (241 € environ). Nous devons sérieusement réfléchir à cette question sous tous les angles, parce que de nombreux Tibétains voient dans ce programme un complot du gouvernement chinois pour prendre toutes nos terres. Je ne pense pas que nos préoccupations soient exprimées sans aucune véritable raison. En ce qui me concerne, je considère cela comme une stratégie politique subtile de la part des Chinois pour attirer le peuple tibétain dans leurs pièges. C’est parce que, non seulement la terre dans les vallées nomades, mais aussi chaque famille nomade reçoit d’énormes sommes d’argent chinois pour construire de nouveaux logements en béton.
En outre, des routes inutiles sont en cours de construction, de sorte que chaque monastère et village soient directement accessibles. Celles-ci sont à l’origine des dommages, pour lesquels nous aurons à supporter un coût énorme à l’avenir.

Les Chinois vous piègent d’abord par ruse, puis avec de l’argent, et enfin avec violence. Par conséquent, le chemin que les Chinois ont disposé pour que nous marchions en attendant, est comme un "poignard invisible" contre lequel nous sommes supposés ne pas avoir beaucoup de stratégies alternatives. C’est parce que, même si nous refusons l’argent chinois, d’autres prétextes sont inventés pour faire en sorte que nous soyons arrêtés. Ces souffrances et privations sont la norme plutôt que l’exception à l’heure actuelle.

Les Chinois exploitent aussi des ressources naturelles en creusant des mines ; des cadres du gouvernement sont expédiés dans différentes villes et villages tibétains pour opprimer et saisir nos terres. C’est devenu monnaie courante.
Un autre problème grave est le sort des monastères, écoles et autres institutions tibétaines - centres d’étude tibétains. Dans les monastères, les fonctionnaires chargés de leur gestion sont corrompus, de sorte que leur complicité est assurée pour imposer des restrictions sévères sur les activités religieuses. Les griefs des moines contre l’attitude négative du gouvernement chinois envers les monastères sont réels et justifiables. Ils ne sont pas de simples excuses pour les critiquer.
Les mêmes problèmes graves ont également assailli nos écoles. Sous la contrainte chinoise, la plupart des enseignants ont abandonné l’enseignement du tibétain. En outre, il y a aussi des cas où les élèves fréquentant les écoles dans les zones autonomes tibétaines ne sont pas autorisés à parler dans leur langue maternelle. La langue d’enseignement dans les écoles du Tibet est la langue chinoise, et pour passer dans une classe supérieure, les élèves sont presque entièrement dépendants de leur performance en chinois. Par exemple, un étudiant obtenant cinq pour cent en tibétain, soixante pour cent en chinois, et trente pour cent en mathématiques est admissible pour monter de classe. Dans certaines écoles, même si l’étudiant n’obtient même pas une seule étoile (forme de classement dans les écoles tibétaines), il ou elle ne rencontrera aucun obstacle sérieux dans ses études dans la classe supérieure. Je suis moi-même enseignant, aussi je peux témoigner de ces problèmes d’après mon expérience personnelle, ayant volontairement servi en tant que professeur de tibétain pendant un mois dans une école de la "Préfecture Autonome Tibétaine de Yushu" [3]

Les étudiants de cette école auxquels j’ai enseigné, 120 en tout, sont dans le sixième échelon. Parmi eux, nous avions eu sept élèves qui étaient totalement ignorants de la langue tibétaine - ils ne pouvaient même pas écrire leur nom en tibétain ! Bien qu’ils soient censés être dans la sixième classe, leur niveau de tibétain est celui de la première année. Quand je me suis renseigné auprès des enseignants pour savoir pourquoi ils maîtrisaient si mal le tibétain, ils ont confirmé ce que j’ai dit auparavant, que l’élève doit simplement avoir cinq pour cent en tibétain, comparativement à 60 en chinois et 30 en mathématiques, pour passer dans la classe supérieure . Lorsque j’ai demandé aux enseignants comment était-il possible que certains étudiants qui ne pouvaient même pas obtenir cinq pour cent en tibétain soient en sixième année, ils ont répondu "certains étudiants se voient accorder une attention particulière pour monter dans les classes suivantes".

Ce qui est clair à partir de tous ces exemples, est que la langue tibétaine ne jouit d’aucune autonomie, même dans les écoles tibétaines installées dans les zones autonomes tibétaines. De telles conditions pathétiques ont rendu notre vie insupportable, il est donc extrêmement important pour l’Administration Centrale Tibétaine et tout le peuple tibétain d’être conscient de ces problèmes.
Tous ces éléments sont des indications claires que les Tibétains n’ont pas de liberté, que ce soit pour suivre leurs propres religion ou leur culture. Par conséquent, nous devons lutter pour la liberté et devrons être en mesure de connaître les joies de la liberté, ce qui ne sera possible que si nous luttons et résistons.

Puisque la recherche de la liberté est un acte de lutte, de simples campagnes de publicité et du bout des lèvres hors du Tibet ne vont pas aider. Ce que nous devons exiger, par-dessus tout, c’est le courage et la fierté de "penser, de parler et de réussir". Sur cette base, nous devons être déterminés à poursuivre toutes sortes de campagnes. Comme toujours préconisé par les érudits tibétains du Tibet, la poursuite de l’étude du tibétain, y compris le bouddhisme tibétain, la culture, l’histoire, la littérature, les coutumes et les traditions folkloriques, ne sont pas seulement des actes qui font progresser la liberté, mais contribuent également à retrouver la "bla srog" (vie-âme) du Tibet.
Des documents d’histoire qui se contentent de préserver sa religion, sa culture et la religion ne garantissent pas la liberté. La liberté n’est assurée que par un acte de lutte non-violente et la résistance, il nous faut non seulement garder en perspective la souffrance à long terme du peuple tibétain, mais aussi considérer les crises immédiates qui nous affligent comme notre préoccupation la plus forte. Respecter volontairement nos obligations est la responsabilité mise sur nos épaules par ce siècle. Les Tibétains dans et en dehors du Tibet, s’ils font leur devoir avec fierté et lancent des campagnes à travers le monde, j’ai la ferme conviction que le temps viendra où la justice sera rendue au peuple tibétain. Actuellement, ce qui nous est indispensable, c’est l’unité et la solidarité.
Les Tibétains en exil doivent avoir le courage de mettre toute leur force vers un seul but, c’est notre espérance. La vie de notre nation et sa liberté sont directement, étroitement liées et dépendantes de vous tous.

C’est parce que, même si nous avons des réflexions sur l’unité et la solidarité, puisque nous n’avons pas du tout de liberté, nous n’avons pas d’endroit où nous puissions parler de la tragédie et du destin de notre peuple. Même si nous nous adressons aux Chinois, il y en a peu qui sont prêts à réfléchir sur ce que nous disons. Cela est compréhensible, car tout d’abord, il y a la crainte de l’arrestation chinoise. Deuxièmement, étant Tibétain, il n’est pas facile d’exprimer notre avis. En outre, cela peut être dû à la peur de ces multiples chiens tibétains, tous ces espions, qui sont dupés par la richesse chinoise.
Troisièmement, nombreux sont ceux qui considèrent que leur sécurité est plus importante que le bien-être de leur peuple. Des Tibétains qui nourrissent le sentiment de la tibétain-ité dans leur chair et leurs os, cependant, sans aucune crainte pour leur vie, participent activement à la lutte.

Pour l’exercice de notre liberté, depuis 1958, plus d’un million de Tibétains ont donné leur vie par résistance contre les communistes chinois. Pour ce combat, dépourvus de tout sentiment de solidarité, de nombreux Tibétains se comportent comme s’ils étaient des histoires mythiques ou légendaires. Par conséquent, après avoir mené beaucoup de recherches et d’investigation sur la réalité du Tibet, j’ai imaginé un livre intitulé "Annales Noires", dans lequel la tragédie et la souffrance du Tibet sont particulièrement documentées.
Peu importe à quel point les communistes chinois nous oppriment, nous ne devons pas céder à la menace de la peur et poursuivre un chemin étroit et pathétique qui nous donne simplement la sécurité personnelle. Ce que nous avons projeté, avant tout, c’est d’arracher le contrôle de l’appareil oppressif chinois, d’avoir le droit de suivre notre propre religion, culture, tradition et langue. Nous nous sommes également engagés à défendre notre devoir d’exposer la nature toxique du sombre système politique chinois communiste.
Bien que nous soyons absolument déterminés à faire campagne activement pour défendre notre terre contre les empiètements chinois, néanmoins, comme le disent les Tibétains, "ni le cheval ne veut venir, ni la pluie tombe au moment où vous le désirez", il y a donc certaines limites.
Pourtant, pour être la source d’inspiration et de fierté pour les générations à venir, nous avons bon espoir de donner notre vie pour le bien-être de notre nation et notre peuple. Compte tenu de cela, nous avons fondé une organisation indépendante appelée "Lutte pour la Vérité à travers la véritable signification de la Voie Médiane", qui devrait viser à la préservation et à la promotion de la religion, la culture, la langue, les coutumes populaires, traditions et autres modes de vie, et à travers eux, nous nous battons pour mettre en œuvre les valeurs de liberté, d’égalité, des Droits de l’Homme etc.
En ouvrant les cent portes de diverses campagnes, nous nous préparons à continuer à participer à diverses formes de lutte, de sorte que nous puissions arriver à un moment crucial.

L’objectif de notre organisation serait l’appareil politique chinois, et nous ferions des enquêtes sur tout Tibétain innocent arrêté en vertu de ce système, et nous nous efforcerions de défendre leur cas difficile dans le monde. Ce serait notre objectif principal.
Deuxièmement, au Tibet, les Chinois, attirés par des pots de vin, mettent en prison de nombreux Tibétains patriotes. C’est une perte énorme pour notre nation, nous devons donc faire tout notre possible pour trouver une autre stratégie qui nous aidera à garder une trace des espions chinois.
Notre troisième objectif est de sortir les nomades tibétains et les agriculteurs de leur engourdissement par analphabétisme, de leur apprendre l’histoire de notre pays, de sorte qu’une véritable conscience nationale soit implantée dans leurs âmes. En dehors de cela, différentes campagnes sont lancées pour éradiquer l’analphabétisme chez les enfants tibétains qui ont été privés de la possibilité d’avoir une éducation de base.

Tout cela reflète l’attitude des moines tibétains ordinaires qui croient honnêtement qu’il n’y a pas d’autre but plus grand dans la vie que d’être à l’office, peu importe la taille, pour le peuple tibétain.
J’espère que Sa Sainteté le Dalaï Lama, les érudits tibétains, les penseurs et les éclairés élargiront leurs réflexions à ces fins.
Avec profond respect,

Lobsang Monlam (Par sécurité, le nom de l’auteur a été modifié).
Du Tibet, le Pays des Neiges
26 août 2012

Sources : TCHRD, 13 décembre 2012 et www.tibet-info.net


20 Décembre 2012

Nouvelle politique chinoise de récompense des informations sur les immolations.

Le 2 novembre 2012, les autorités chinoises ont annoncé une nouvelle politique visant à récompenser celui qui fournira des informations sur les immolations. Le document a été publié par le Tribunal populaire intermédiaire de Malho et le Bureau de la Sécurité publique et s’applique aux régions de Rebkong, Tsekhog et Chentsa.
Le document a été établi en réponse à la récente vague d’immolations se produisant dans tout le Tibet, et qui, depuis mars, a augmenté en fréquence dans la région de Malho. La plus récente immolation, celle de l’écolière Bhenchen Kyi, s’est produite à Tsekhog dans cette région.

Le dispositif en 7 points détaille l’intention des autorités de récompenser toute personne qui donne des renseignements sur des auto-immolations passées ou à venir. Des récompenses allant de 1 000 yuans chinois (121 € environ) à 200 000 yuans (24 250 € environ) ont été promises pour dissuader les Tibétains de participer à cette forme de protestation, et encourager les amis et membres de la famille à dénoncer des connaissances impliquées dans une telle action, ainsi que ceux qui ont offert leurs condoléances aux familles des immolés.
Des récompenses sont aussi promises à ceux qui empêchent les immolations de se produire sur un lieu de manifestation.
D’autre part, les autorités promettent de protéger l’anonymat des informateurs et considèrent la manifestation par immolation comme étant de "mauvaise influence" sur l’harmonie sociale et la stabilité, non seulement pour la région mais la nation toute entière.

En outre, les autorités ont lancé un ultimatum mettant en garde ceux qui sont impliqués dans les immolations, qui ont "commis des fautes", de se dénoncer avant le 30 novembre afin qu’ils puissent avoir une "moindre" punition.

L’avis, publié en tibétain et en chinois, encourage les Tibétains à "accepter leurs crimes" d’incitation et de participation à des auto-immolations, la présentation d’images du Dalaï Lama pendant les cérémonies de funérailles, les offrandes de condoléances aux familles des immolés, la prise et la diffusion "illégales" de photos et de vidéos au monde extérieur, la propagation de rumeurs et les discussions provocatrices.

Des récompenses similaires en espèces et des pots de vin ont été offerts à des familles d’immolés si elles déclaraient que ces manifestations n’étaient pas contre le gouvernement chinois.

Depuis la mise en place de cette politique, la répression sécuritaire s’est intensifiée dans toute la région et plusieurs arrestations ont été effectuées.

Sources : Phayul 17 décembre 2012, The Tibet Post International, 18 décembre 2012 et www.tibet-info.net


18 Décembre 2012

Les Photos du salon Asphodèle (Le programme)









18 Décembre 2012

Tibet: Silence on meurt. http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article21779

Une nouvelle loi pour condamner les Tibétains qui s'immolent. http://www.epochtimes.fr/front/12/12/16/n3507634.htm

Les fonctionnaires communistes chinois ont dévoilé une nouvelle législation qui permettra d’accuser d’homicide les Tibétains qui encouragent ou facilitent les auto-immolations. Cette mesure a été rapidement dénoncée par des internautes chinois qui trouvent qu’elle sape l’État de droit.
Selon un rapport du Quotidien du peuple, porte-parole du Parti communiste, qui cite les fonctionnaires de la Cour suprême du peuple de la République populaire de Chine, le Parquet suprême du peuple et le Ministère de la Sécurité Publique, ceux qui encouragent ou facilitent les auto-immolations seront tenus «responsable en tant que criminels» pour homicide, tandis que la personne qui s’auto-immole, et qui habituellement meurt pendant l’immolation, sera condamnée pour avoir mis en danger la sécurité publique.
Les organisations des droits de l’homme pro-tibétaines, y compris le «Tibet libre» affirment que la récente vague d’auto-immolations a été déclenchée par les mesures chinoises de répression qui visent à mettre à genoux la région. Depuis février 2009, on compte 94 cas pour lesquels des Tibétains se sont immolés pour protester contre la politique du régime chinois, demandant la liberté au Tibet et le retour du Dalaï-lama.
Selon la radio Free Asia, samedi dernier deux Tibétains, dont un moine, se sont immolés séparément pour protester contre le règne de la Chine. Ce sont les dernières personnes à s’être immolées.
Liu Xiaoyuan, un avocat installé à Pékin, a écrit sur son compte Sina Weibo que le fait que la nouvelle loi ait été promulguée par la Cour suprême et le Parquet du peuple, en collaboration avec le Ministère de la Sécurité Publique, signifie que «le système judiciaire est en grand désordre». Il a ajouté qu’il n’y a pas d’équilibre de pouvoirs au sein du gouvernement chinois permettant d’annuler les décisions d’une de ses institutions et que cette loi est un autre exemple de connivence des institutions judiciaires avec les organes de la sécurité d’État.
«On dit qu’il s’agit d’un document administratif, mais le Parquet et la Cour sont impliqués l’un et l’autre». «Le document mentionne qu’il ne s’agit pas d’une interprétation judiciaire, mais de la Sécurité Publique qui a pris part à la décision et qui n’a rien à voir avec une quelconque institution judiciaire. Un simple avis pourrait être utilisé pour incriminer une personne. C’est choquant!»
Un média d’État a annoncé ce week-end que la police de la province du Sichuan a arrêté un moine bouddhiste tibétain et un de ces parents pour «incitation» à l’auto-immolation dans la région.
Un autre internaute a noté que la répression dans les zones tibétaines par les autorités chinoises locales poussait les Tibétains à l’auto-immolation. «Le gouvernement ne devrait-il pas être tenu pénalement responsable pour homicide à leur place?», a t-il questionné.
Un autre blogueur a demandé: «Comment les gens peuvent-ils se donner la mort d’une manière si pénible s’ils ont une vie agréable?». «Le [Parti communiste] devrait assumer sa responsabilité!»

Les enfants ne sont pas épargnés
Pour illustrer la gravité de la répression, le rapport publié dernièrement mentionne que les enfants tibétains n’ont pas été épargnés par la torture, les arrestations arbitraires et autres violations des droits de l’homme opérées par les autorités chinoises.

Le résumé du rapport des deux organisations, Tibet libre et Tibet Watch publié la semaine dernière, fait état du constat que l’an passé, quand davantage de Tibétains se sont immolés pour protester contre la politique répressive chinoise, il y a eu plusieurs cas où des enfants et des adolescents «font face à tous les défis de la vie sous l’occupation et sont souvent des participants à part entière de la résistance».

«Plus des deux tiers de ceux qui se sont immolés au Tibet ont moins de 25 ans et n’ont vécu que sous le régime chinois», a précisé le rapport. Un certain nombre d’enfants de moins de 18 ans se sont également immolés.

Le rapport a aussi précisé que: «Ces actes d’immolations résultent de l’absence de la liberté d’expression, de recours politique ou juridique et doivent être considérés comme une preuve que la politique de la Chine… mène directement à de graves violations».


16 Décembre 2012

Retrouvez la communauté de Mainpat sur Facebook (Maipat Mini Swiss)
infos, photos etc...

http://www.facebook.com/index.php?lh=4d5cb0f5a54997a1103a8a503da3afe8&#!/groups/mainpatian/

16 Décembre 2012

LA CHINE CONDAMNE UNE NONNE A 3 ANS DE PRISON ET ARRÊTE 7 MOINES ENEN RAPPORT AVEC LES IMMOLATIONS.

Le gouvernement chinois à condamné une nonne tibetaine à 3 ans de prison à Karze pour son rôle supposé dans des activités politiques.

Chemi ,une nonne du monastère de Lamdrag fait partie des nombreux tibetains arrêtés lors de la descente programmé par le gouvernement chinois parmi les tibétains sans égard pour le fait qu'ils aient ou non participé a la manifestation de Karze en 2010.

Les autorités chinoises detiennent de façon totalement arbitraires et condamnent a de lourdes peines de prison de nombreux détenus .
Ces dernières ont informé la famille de Chemi de sa peine de prison un an après sa disparition suite à son arrestation.

Le lieu de sa detention reste inconnu tout comme les charges retenues contre elle .

Au cours d'un autre incident ,la police chinoise a arrêté 7 moines tibétains du monastère de Dokar pour de supposées incitations à l'immolation de Sangay Gyatso qui s est produite le 6 Octobre à Tsoe Khanlo dans le Nord Est du Tibet ,les 3 moines arrêtes sont Kalsang Gyatso ,30 ans .Tashi Gyatso 24 et Gompo Tashi ,31.

http://tibet.net/2012/12/15/china-sentences-nun-to-3-years-in-jail-arrests-7-monks-i

Le Canada préoccupé par les immolations de Tibétains en Chine.

Le gouvernement canadien a exprimé vendredi sa préoccupation face aux immolations de Tibétains en Chine et aux mesures punitives prises par les autorités pour les contrer.

"Je suis préoccupé par le nombre croissant d'immolations dans les régions tibétaines de la Chine ainsi que des mesures punitives de plus en plus sévères prises pour les contrer, qui exacerbent davantage les tensions dans la région", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, John Baird, dans un communiqué.

"Le Canada appuie la liberté d'expression, de réunion et d'association des Tibétains. Le fait que d'aucuns puissent considérer qu'une telle fin soit justifiée témoigne de façon saisissante du profond désir des Tibétains de jouir de plus amples droits religieux, linguistiques et culturels", a-t-il ajouté.

Il a également appelé "la Chine à lever, pour les diplomates, les médias et autres observateurs, les restrictions d'accès aux zones touchées".

Deux jeunes Tibétains se sont immolés samedi dernier pour protester contre la domination chinoise dans deux régions ayant une importante population d'origine tibétaine, a rapporté un groupe des droits de l'homme, tandis que la presse officielle accusait le dalaï lama de faire du bouddhisme tibétain un "culte du mal".

"Nous exhortons la Chine à engager un véritable dialogue avec le dalaï lama ou ses représentants en vue de trouver une solution pacifique aux questions en suspens, qui soit acceptable pour les deux parties", a dit M. Baird.

Le groupe de défense des droits de l'homme International Campaign for Tibet affirme que 95 Tibétains ont mis le feu à leurs vêtements depuis 2009, dont la plupart sont morts.


15 Décembre 2012

WASHINGTON / PEKIN / BRUXELLES, 10 décembre 2012 : Les Etats-Unis envisagent une déclaration commune avec l’Union européenne selon Maria Otero.

Les Etats-Unis envisagent une déclaration commune avec l’Union européenne à propos du Tibet


La remarque a été lâchée par Maria Otero, sous-secrétaire américaine, lors de sa déclaration au cours de la célébration de la Journée des Droits de l’Homme de l’Union européenne à Washington, mardi dernier.

En rapportant les propos d’Otero, le sous-secrétaire adjoint, Daniel Baer, a déclaré que l’administration Obama souhaitait que l’Europe s’engage plus en Asie, aux côtés des Etats-Unis, « pour ne pas voir la région simplement comme un marché, mais comme un objectif d’engagement stratégique commun ».

« D’ores et déjà, les gouvernements européens, dont l’Allemagne, le Royaume Uni, la Suisse, la République tchèque et la Pologne se sont joints à l’appel lancé aux autorités chinoises de se pencher sur la situation des droits de l’homme qui s’aggrave dans les régions tibétaines », a dit Baer. « Les Etats-Unis sont extrêmement préoccupés et attristés par la violence continue dans les régions tibétaines de la Chine et par la fréquence accrue des immolations de Tibétains. »

« La ligne officielle dénigrant la langue tibétaine, le dalaï-lama et ceux qui se sont immolés a encore exacerbé les tensions. »

Le mois dernier, la France s’est fait le chantre d’une coordination des mesures prises par l’Union européenne, visant à mettre en place « des actions cohérentes » pour défendre la cause tibétaine et faire avancer les droits humains et les libertés des Tibétains.

Au vu de la détérioration de la situation des droits de l’homme à l’intérieur du Tibet, le Sénat a adopté le 27 novembre une résolution et réclamé à l’Union européenne de traiter en priorité la question tibétaine, pendant le mandat du Représentant spécial de l’Union européenne pour les droits de l’homme, récemment élu.

La résolution du Sénat demande au Haut Représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, à défaut d'un Représentant spécial pour le Tibet, de confier au Représentant spécial de l'Union européenne pour les droits de l'homme la question tibétaine comme une priorité, avec un mandat pour promouvoir la coordination politique sur le Tibet, au sein de l'Union européenne.
La résolution appelle aussi à « des actions cohérentes visant à faire progresser les droits humains et les libertés des Tibétains, notamment leur droit à préserver leur identité propre, dans ses aspects religieux, culturels et linguistiques ».
L’Union européenne a été récompensée par le prix Nobel de la Paix pour « son rôle de stabilisateur dans la transformation de la plus grande partie de l’Europe, d’un continent en guerre à un continent en paix ».
Traduction France Tibet / FM , le 14 décembre 2012

http://www.phayul.com/news/article.aspx?id=32670&article=US+hints+at+joint+engagement+with+EU+over+Tibet

Source http://tibet.fr
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L'impuissance de Pékin face aux immolations de Tibétains.

La nouvelle équipe de dirigeants désignée, en novembre, à la tête du Parti communiste chinois (PCC) ne donne aucun signe d'ouverture face à la crise tibétaine. Au contraire, une virulente campagne de presse a été lancée dans les médias officiels. Des forces occultes sont accusées d'inciter aux immolations par le feu. Le grand chef d'orchestre de la série d'immolations qui touche le Tibet et les régions tibétaines de Chine occidentale est tout trouvé : c'est le dalaï-lama, qui, ...Suite sur lemonde.fr
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Tibet histoire d'une tragédie ... Ne crois jamais les Chinois, Jamais ...

La situation au Tibet est désespérée et la survie du Tibet est en jeu. J'appelle la communauté internationale de chercher la vérité et à enquêter sur la situation. Je voudrais, en tant que représentant des Tibétains du monde entier, remercier tous les groupes de soutien au Tibet pour leurs efforts considérables pour résoudre la question du Tibet. Je souhaite de tout cœur et sans réserve la bienvenue aux frères et sœurs chinois présents à Dharamsala dans l'intention d'apprendre à connaitre la réalité, de savoir la vérité sur le Tibet et son peuple. Nous sommes extrêmement heureux que de nombreux adeptes du bouddhisme chinois nous rendent visite ici à Dharamsala et veuillent tenter de révéler la vérité. Suite sur mediapart.fr

14 Décembre 2012

Salon Asphodèle à Pau les 14-15-16 décembre

retrouvez toutes les informations pratiques, le programme, les exposants…
sur www.salon-asphodele.com
et sur
www.utovie.com

Notre association APACT occupera les stands G16 et G17.



14 Décembre 2012

DHARAMSALA, 13 décembre 2012 : Témoignages poignants (VIDEO)


14 Décembre 2012

DIRU / NAGCHU, ( TIBET), 13 décembre 2012 : 2 arrestations et 5 suicides pour échapper à la police chinoise La terreur règne ....

Sept Tibétains qui planifiaient une immolation par le feu pour protester contre le pouvoir chinois ont été repérés par la police locale qui en a arrêté deux à leur domicile tandis que les cinq autres se sont suicidés en se jetant du haut d'un pont. Cet incident se serait passé le 9 décembre 2012 dans le district de Diru (région de Nagchu).
Avant que cela ne se produise, cette zone était déjà sous haute surveillance chinoise.
Nous sommes toujours dans l'attente des noms des Tibétains et des détails de cet incident.

La veille, des Tibétains de la région avaient collé de nombreuses affiches sur certains bâtiments officiels chinois ainsi qu'en campagne. Sur ces affiches il pouvait être lu : " Nous (Tibétains) ne sommes pas libres, et dans le but d'accéder à la liberté, dans le but d'accomplir nos aspirations dans les 3 provinces, dans le but que la vérité prédomine, dans le but de favoriser le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama, dans le but de libérer le Panchen Lama et dans le but de se souvenir de nos soeurs et de nos frères morts en martyrs, les Tibétains des trois provinces doivent s'unir dans la vie comme dans la mort, nous devons nous battre."

Les Tibétains de toutes les régions du Kham et tout particulièrement, les Tibétains de Nagchu continuent de subir la surveillance très stricte des autorités chinoises. Dans cette zone, les gens font face à de nombreuses arrestations, détentions et passages à tabac illégaux.
Depuis l'auto-immolations de Godup (ou Gudrup), il y a deux mois (le 4 octobre), 36 Tibétains ont été arrêtés.

Traduction France Tibet / GL , 13 décembre 2012


13 Décembre 2012

Confluences musicales : concert en conscience, 16 déc. 2012, Paris.

Confluences tibétaines a le plaisir de vous convier à la
deuxième édition de Confluences musicales
dimanche 16 décembre 2012 à partir de 16h.
Centre Emmaüs Louvel Tessier
36 rue Jacques Louvel Tessier 75010 Paris

Elle réunira des musiciens confirmés, de cultures et d’horizons différents (tibétains, français, japonais), qui vous feront découvrir leurs univers musicaux conjuguant musique traditionnelle et contemporaine ainsi que leurs propres créations.
Cependant, nous aimerions que cette rencontre soit aussi l’occasion de revenir sur les événements dramatiques qui se déroulent en ce moment au Tibet. Aussi, nous vous proposons de débuter cet après-midi par une conférence de Mme Françoise Robin, professeur de langue et littérature tibétaine à l’Inalco, qui fera un point sur la situation actuelle au Tibet.

- 16h00 - 17h00 : Conférence de Françoise Robin
- 17h00 - 17h30 : Pause, thé et biscuits tibétains
- 17h30 - 19h00 : Concert

Tarifs : Adhérents : 5 euros, non-adhérents : 10 euros,
Demandeurs d’emploi (ou sans-emploi) : participation libre
Source www.tibet-info.net


13 Décembre 2012

Les photos : Journée mondiale de solidarité avec le Tibet - Le 10 décembre.

Les noms des invités qui étaient présents lors des événements pour montrer leur soutien et leur solidarité pour le Tibet :
M. Jean Francois HUMBERT, sénateur. M. Wu Jiang, President du Parti Démocratique de Chine. M. Piere Marchal, President de L’association France - Aung San Suu Kyi. Mme ; Tran, President de L’ association de la Communauté Vietnamienne.
Les photos sur tibetan.fr: http://tibetan.fr/?Les-photos-Journee-mondiale-de


12 Décembre 2012

Human rights day in Paris. http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=RoloojruNJs

Plus de 600 manifestants devant l'ambassade de Chine à Bruxelles.

Au Tibet, une lycéenne tibétaine âgée de 16 ans s'est immolée par le feu, a rapporté lundi l'agence officielle Chine nouvelle. A Bruxelles, entre 600 et 650 tibétains et sympathisants de la cause manifestent devant l'ambassade de Chine.

Le cortège s'est mis en route à 13h depuis le rond-point Schuman. Les Tibétains et leurs amis se sont rendus à l'ambassade de Chine, avenue de Tervuren à Woluwe-Saint-Pierre. Ils y causent actuellement de gros problèmes de circulation.

Dimanche, une jeune fille de 16 ans s'est immolée par le feu au Tibet. Plus de 90 Tibétains se sont immolés ou ont tenté de le faire depuis 2009 dans les régions tibétaines de Chine, selon des groupes de défense des droits de l'Homme. La plupart de ceux qui ont mis le feu à leurs vêtements en sont morts.

Selon une liste partielle des morts dressée par l'ONG basée à Londres Free Tibet, la Tibétaine âgée de 16 ans est l'une des plus jeunes personnes à s'être immolée.

Chine nouvelle avait rapporté dimanche que deux Tibétains, un moine du monastère de Kirti au Sichuan, et son neveu, avaient été arrêtés pour avoir incité huit personnes à s'immoler, dont trois sont décédées.

Le moine aurait agi sur instructions du dalaï lama, indique l'agence, citant les "enquêtes et renseignements" de la police.

Lundi, Chine nouvelle a déclaré que le leader spirituel des Tibétains était "blasphémateur" et "inhumain" en encourageant les gens à s'immoler par le feu pour servir "ses propres objectifs politiques".

Le gouvernement tibétain en exil a demandé à Pékin d'envoyer des enquêteurs dans son quartier général dans le nord de l'Inde pour prouver ces accusations.

Le Dalai Lama a son quartier général à Dharamshala, dans le nord de l'Inde, depuis qu'il a fui le Tibet en 1959 après l'échec du soulèvement contre la tutelle de Pékin.

L'Administration Centrale tibétaine a également exhorté la Chine à ouvrir les régions tibétaines, souvent inaccessibles, aux média étrangers. "Si la Chine souhaite véritablement mettre fin à ces immolations, au lieu d'accuser systématiquement, elle ferait mieux d'ouvrir sans entraves les régions tibétaines à des organismes internationaux pour enquêter sur les véritables causes de ces immolations" a déclaré Lobsang Sangay, Premier ministre du gouvernement en exil.

De nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Han, l'ethnie ultra-majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture.

Pékin réfute ces allégations, estimant que les Tibétains bénéficient d'une liberté de culte. Le gouvernement met l'accent sur les importants investissements consacrés à la modernisation du Tibet, et à une meilleure qualité de vie pour les Tibétains.

RTBF et AFP

Chine (PEKIN), 10-12-2012 : Les chinois aussi ont voulu fêter les droits de l'homme... mais la police chinois a usé de la matraque.


La police chinoise a encerclé et arrêté des milliers de pétitionnaires à Pékin.

Les autorités chinoises de la capitale ont arrêté des milliers de pétitionnaires qui avaient convergés vers Pékin pour honorer la journée mondiale des Droits de l'Homme.

Ce lundi, les pétitionnaires (dont la plupart ont passé des années pour rien faire passer leurs doléances par le système officiel de dépôts de plaintes ) se sont rassemblés en différents points de la cité pour chanter des slogans dont celui-ci : "Rendez-nous nos Droits!"

Zhao Guoli, originaire de la ville méridionale de Shenzhen, déclara :"Il y a avait un grand nombre de cars aujourd'hui, au moins 50. Il y avait deux cars devant nous qui étaient pleins à craquer avec leur centaine de passager."

Zhao rapporta que beaucoup des personnes encerclées par la police ont été emmené dans un centre de détention officieux (cf prison fantômes) de Jiujinzhuang dans la périphérie de Pékin.
"Nous avons faire la queue [pendant longtemps] et maintenant on nous enregistre, nous dit-elle, ils distribuent quelques pains vapeur."
Source http://tibet.fr


11 Décembre 2012

Appel de 80 tibétologues à Xi Jinping.

Quatre-vingt spécialistes internationaux de la langue et de la culture tibétaines ont lancé début décembre un appel au nouveau secrétaire général du Parti communiste chinois et futur président Xi Jinping, lui demandant de faire observer au Tibet le statut officiel de la langue tibétaine comme langue d’enseignement et de communication. Ils soulignent que l’absence de respect de ce principe est l’un des motifs avancés par les dizaines de Tibétains qui se sont immolés par le feu depuis un an.

“Depuis plusieurs années, les autorités s’efforcent de mettre en place de nouvelles mesures supprimant ou restreignant fortement l’usage du tibétain comme langue d‘enseignement dans les zones tibétophones”constatent les signataires.

“Cette politique est déjà en cours dans la Région autonome du Tibet depuis quelques années avec les résultats que l’on sait : bien qu’appelés à occuper des postes élevés dans le public ou le privé, les élèves n’ont plus qu’une connaissance superficielle de leur propre langue et de leur civilisation.”

“Des dizaines de Tibétains de tout âge, hommes ou femmes, religieux ou laïcs, se sont immolés par le feu depuis un an. Plusieurs d’entre eux ont crié avant de mourir des slogans réclamant le respect de la langue et de la culture tibétaines”, poursuivent les signataires “Les réponses des autorités aux demandes des Tibétains inquiets de la disparition de leur culture n’ont pas apaisé une situation déjà fort préoccupante.”

“C’est pourquoi, à l’heure où une nouvelle direction prend les commandes du pays, nous nous adressons collectivement à vous avec l’espoir que vous saurez vous mettre à l’écoute des citoyens tibétains de Chine, trouver avec eux, sans recourir à la force armée, des solutions d’apaisement, et favoriser l’épanouissement de la langue et de la culture tibétaines, qui peuvent tout à fait coexister pacifiquement avec la langue et la culture chinoises, en application des principes énoncés dans les constitutions successives de la Chine, État multiculturel.”


11 Décembre 2012

Nouvelle immolation Dimanche 9 Décembre.

Une adolescente tibétaine s'est immolée par le feu aujourd'hui pour protester contre l'occupation chinoise et à souhaiter Longue Vie à Sa Sainteté le Dalaï Lama.

Bhenchen Kyi, 17 ans s'est immolée à Dokarmo, district de Tsekhog, Rebkong, Tibet Oriental, vers 20h, heure local. Elle est morte sur place.

Sonam, un tibétain en exil en Suisse a déclaré à Phayul que Bhenchen Kyi avaient scandé des slogans : « Longue vie à sa Sainteté le Dalaï Lama » et « Que les Tibétains dominent le Tibet pour des dizaines de milliers d'années » alors que son corps était en flammes.

A la suite de son auto-immolation, des tibétains ont pu empêcher son corps d'être emporter par les autorités chinoises.
« Environ 2 000 Tibétains se sont rassemblés sur les lieux et ont scandé les mêmes slogans. La foule était sous le coup de l'émotion et beaucoup d'entre eux ont pleuré. »

Peu de temps après, son corps a pu être incinéré en présence de sa famille. D'après la même source, d'autres Tibétains ont continué d'affluer des environs, au point que 3 000 personnes ont assisté aux funérailles.

Quelques jours plus tôt, au détour d'une banale conversation, Bhenchen Kyi avait annoncé à des camarades de classe qu'elle s'immolera.

A Tsekhog, elle est la quatrième à s'être immolé après Sangdag Tsering, 24 ans, Tamding Dorjee, 29 ans, et Sangay Dolma.
Et elle est la 95ème tibétaine à s'être immolée par le feu au Tibet

Elle s'est immolé la veille de la Journée Internationale des Droits de l'Homme (alors que des milliers de Tibétains et supporters de la cause ont demandé à la communauté international de faire plus grand cas de la situation au Tibet, NdT)

Traduction France Tibet

Breaking: Tibetan schoolgirl burns self to death, Says, ‘Don’t want Chinese authorities to take away my dead body’.
Lire l'article sur PHAYUL.COM

10 Décembre 2012

Des centaines d’exilés tibétains ont manifesté dans les rues de Dharamsala en Inde, pour exprimer leur solidarité envers leurs compatriotes qui se sont immolés au Tibet, afin de dénoncer l’oppression chinoise dans leur pays.

Les exilés tibétains manifestent pour rendre hommage aux immolés

10 Décembre 2012

Deux Tibétains arrêtés en Chine pour en avoir incité d'autres à s'immoler.

Deux Tibétains ont été arrêtés en Chine pour avoir incité plusieurs personnes à s'immoler par le feu. Les médias officiels chinois ont rapporté la semaine dernière que toute personne arrêtée pour ce motif sera poursuivie pour "homicide volontaire" et donc passible de la peine de mort.
Lorang Konchok, un moine âgé de 40 ans du monastère de Kirti dans la région d'Aba de la province du Sichuan (sud-ouest), a été placé en détention pour avoir incité huit personnes à mettre le feu à leurs vêtements depuis 2009, dont trois sont mortes, selon un communiqué de la police rapporté par l'agence officielle.
"Il a agi sur instructions du Dalaï Lama et de ses partisans", selon ses aveux et l'enquête de la police, rapporte Chine nouvelle, précisant que le moine aurait qualifié de "héros" les immolés et dit que cette pratique n'était pas contraire à la doctrine bouddhiste. Lorang Konchok aurait par la suite "recruté" son neveu, Lorang Tsering, âgé de 31 ans, pour l'aider dans ses desseins. Pékin accuse régulièrement le chef spirituel des Tibétains, le Dalaï Lama, d'encourager les immolations par le feu.
Le monastère de Kirti est un des lieux principaux de la contestation anti-chinoise dans les zones tibétaines de Chine. Au total, plus de 90 Tibétains se sont immolés ou ont tenté de le faire depuis 2009 en Chine.
Les médias officiels chinois ont rapporté la semaine dernière que toute personne arrêtée pour avoir incité d'autres personnes à s'immoler serait poursuivie pour "homicide volontaire" et donc passible de la peine de mort.
Source rtbf.be

9 Décembre 2012

10 décembre : journée des Droits de l’Homme et journée mondiale de solidarité avec le Tibet.

journée mondiale de solidarité avec le Tibet
- Journée des Droits de l’Homme dans le monde et
- Journée mondiale de solidarité avec le Tibet

lundi 10 décembre 2012 à 15h30

Place St Michel, 75005 Paris

"La Communauté Tibétaine de France et ses Amis" seront joints par les membres de la "Fédération des Pays Asiatiques pour les Droits de l’Homme" : comprenant les communautés birmane, vietnamienne, ouighoure, laotienne, le Parti démocrate chinois en outre-Mer, l’association de l’Alliance Chine Tibet ainsi que l’association Étudiants pour un Tibet libre.

Solidarité pour le Tibet

Communiqué de la Communauté tibétaine en France

Sur fond d’aggravation de la situation au Tibet depuis 60 ans et d’augmentation ininterrompue des immolations au Tibet actuellement, nous organisons une journée mondiale de solidarité à l’occasion de la journée anniversaire des Droits de l’Homme, le 10 décembre 2012, pour faire entendre nos revendications contre l’action toujours plus répressive du gouvernement chinois et pour affirmer notre solidarité envers nos compatriotes qui ont fait le sacrifice ultime pour la liberté et la dignité du peuple tibétain.

Depuis l’invasion du Tibet, le gouvernement chinois a instauré de nombreuses mesures et règles tendant a éradiquer l’identité nationale tibétaine, comme imposer la langue chinoise comme unique vecteur d’enseignement dans les écoles, l’absence de liberté de culte, la marginalisation économique des Tibétains, la sédentarisation forcée des nomades et leur ghettoïsation dans des campements sans leur fournir les capacités adéquates, les acculant de ce fait à la pauvreté. Les ressources naturelles du Tibet sont exploitées sans considération et les barrages fleurissent sur les fleuves, menaçant ainsi l’équilibre écologique de tout le sud et le sud-est de l’Asie.

Depuis 2009, pas moins de 92 Tibétains du Tibet en sont venus à s’immoler [1], acte le plus drastique qui soit, et au 2 décembre 2012, 77 d’entre eux sont morts. Ceux qui se sont immolés avaient pour la plupart moins de 30 ans et certains, seulement âgés de 15 ou 16 ans, étaient nés et avaient grandi sous occupation communiste chinoise. Lors de leur acte ultime, les immolés ont laissé des testaments et lancé des slogans en faveur de la liberté du Tibet et du retour de Sa Sainteté le Dalaï-Lama. Les actes de répression permanents et la négation de l’identité tibétaine et de sa simple existence par le gouvernement chinois sont les causes fondamentales de ces actes tragiques.

Malgré des appels répétés au gouvernement chinois pour qu’il reconnaisse les causes profondes de ces actes et trouve un remède à ces causes, les autorités chinoises ont, sans la moindre preuve, accusé Sa Sainteté le Dalaï Lama et l’Administration Centrale Tibétaine d’être derrière ces immolations, les considérant comme des cas isolés résultant de problèmes personnels ou familiaux ; elles ont durci les lois et amplifié le ressentiment et la défiance du peuple tibétain dans cette région.

La présidente de la commission des Droits de l’Homme à l’ONU, Mme Navi Pillay, a dit dans l’une de ses dernières déclarations : "Je me rends compte de l’intense sentiment de frustration et de désespoir des Tibétains, amenant ces derniers à de telles extrémités mais il y a d’autres façons claires de s’exprimer.
Le gouvernement chinois doit reconnaître cela et permettre aux Tibétains de s’exprimer sans crainte. La Chine doit accepter la venue d’observateurs indépendants ainsi que des médias dans la région".

Le Tibet est actuellement totalement fermé aux touristes et aux observateurs indépendants ainsi qu’aux médias, lesquels ne sont pas autorisés à se rendre sur place pour constater la réalité du terrain. À l’heure actuelle, le Tibet est sous une loi martiale qui ne dit pas son nom.

Nous en appelons donc ardemment aux peuples d’Europe et du monde, épris de justice, pour entendre le désespoir des Tibétains et inciter vos gouvernements respectifs à faire pression sur le gouvernement chinois afin que cessent les violations des Droits de l’Homme au Tibet et les exhorter à mettre fin à la crise au Tibet, qui n’a que trop duré.

La communauté tibétaine
10 décembre 2012
Source www.tibet-info.net


9 Décembre 2012

LUCHU ( TIBET ) , 8 décembre 2012 : Deux nouvelles immolations ... Ce qui porte à 84 le nombre de désepérés qui se sont immolé...
Lire l'article en anglais sur TIBET.FR ou sur PHAYUL.COM

8 Décembre 2012

PEKIN / LHASSA / WASHINGTON, 7 décembre 2012 : La Chine réfute les remarques d'une responsable américaine sur le Tibet.

La Chine réfute les remarques d'une responsable américaine sur le Tibet
2012-12-07 21:22:24 xinhua
La Chine a condamné vendredi les propos d'une responsable du Département d'Etat américain sur le Tibet, exhortant les Etats-Unis à cesser toute interférence dans ses affaires intérieures.
"Les questions concernant le Tibet font partie des affaires intérieures de la Chine", a indiqué le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hong Lei. "Les affaires tibétaines sont d'importantes questions de principe touchant davantage à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la Chine qu'à des questions de minorité ethnique, de religion ou de droits de l'homme".

M. Hong s'est exprimé ainsi lors d'une conférence de presse quotidienne, en réponse à une déclaration publiée mercredi par Maria Otero, sous-secrétaire d'Etat américaine à la sécurité civile, à la démocratie et aux droits de l'homme et coordinatrice spéciale pour le Tibet. Celle-ci accuse la politique chinoise au Tibet d'être source de tensions dans les zones tibétaines.

"La Chine s'oppose fermement à ce que tout pays ou toute personne utilise les questions liées au Tibet pour interférer dans ses affaires intérieures", a affirmé M. Hong.

Selon lui, depuis la fondation de la République populaire de Chine en 1949, et en particulier depuis le lancement de la politique de réforme et d'ouverture il y a plus de trente ans, le Tibet a réalisé des progrès historiques dans son développement social et économique, enregistrant d'importantes avancées en termes de droits de l'homme.

Conformément aux lois, le gouvernement chinois garantit aux Tibétains la liberté de croyance religieuse, ainsi que le droit de participer à la gestion des affaires de l'Etat, d'utiliser la langue tibétaine et de préserver une culture traditionnelle.

Tout comme les peuples des autres groupes ethniques, les Tibétains jouissent de la liberté d'expression, de réunion et d'association garantie par la Constitution, a indiqué M. Hong.

Les pratiques ont prouvé que la politique du gouvernement chinois en matière d'affaires ethniques était adaptée aux conditions du pays et à l'actuelle situation dans les zones tibétaines. Elles est également soutenue par tous les groupes ethniques, y compris le peuple tibétain, a déclaré le porte-parole.

Le gouvernement chinois est attaché à la vie de chaque citoyen et s'efforce d'éviter les auto-immolations. Cependant, le groupe du dalaï-lama a tenté d'imputer ces incidents au gouvernement chinois et a attaqué la politique chinoise concernant les affaires ethniques, a-t-il ajouté.
Source http://tibet.fr

8 Décembre 2012

" LES AUTO IMMOLATIONS AU TIBET " Questions – Réponses proposées par International Tibet Network.

Q : Quelle est l’urgence au Tibet, aujourd’hui ?

R : On sait qu’au moins 92 Tibétains ont eu recours à l’auto-immolation – un acte de contestation politique. Soixante-dix-neuf de ces immolations ont eu lieu depuis le 1er janvier 2012, dont au moins vingt-neuf rien que pour le mois de novembre. Au moins soixante-dix-neuf d’entre eux sont décédés.
(chiffres au 4 décembre 2012)

Q : Pourquoi font-ils cela ? Que réclament-ils ?

R : Nous ne pouvons spéculer sur les raisons qui ont poussé chaque individu à recourir à l’auto-immolation, avec un dénouement presque toujours funeste, comme forme de contestation. Dans la majorité des cas, les témoins oculaires ont rapporté que ces individus avaient réclamé la liberté et le retour du dalaï-lama. Au moins dix-neuf d’entre eux ont laissé des témoignages écrits ou verbaux qui font état de leurs motivations et vont dans le même sens que les demandes exprimées ci-dessus. (voir http://globalvoicesonline.org/2012/11/23/china-last-words-of-19-tibetans-who-committed-self-immolation/). Nombre de ceux qui se sont immolés tenaient des tracts, un drapeau tibétain ou une photographie du dalaï-lama.

Ces actes doivent être envisagés dans un contexte plus vaste de répression politique et religieuse à travers tout le Tibet, qui dure depuis de nombreuses années. Depuis les Soulèvements de 2008 - au cours desquels la réponse des forces de l’ordre chinoises, face aux cent cinquante incidents qui avaient éclaté un peu partout sur le plateau, s’était traduite par la mort de manifestants pacifiques - la présence des forces de sécurité au Tibet s’est considérablement accrue. Human Rights Watch a rapporté, par exemple, que les dépenses pour la sécurité dans le Ngaba, au Sichuan, en 2009, étaient cinq fois supérieures au reste de la région, et a fait valoir que la Chine, en renforçant la présence provocatrice de la police, avait contribué à l’instabilité depuis 2008.

Le contrôle gouvernemental des monastères et l’ingérence dans la pratique religieuse ont augmenté, avec la présence permanente de cadres du Parti, et parfois d’agents de sécurité. En avril 2011, trois cents moines du monastère de Kirti dans le comté de Ngaba dans l’Amdo (Sichuan) ont été enlevés et, au cours de l’incident, deux moines plus âgés ont été battus à mort. Le gouvernement chinois athée s’est octroyé le droit de reconnaître les réincarnations et a redoublé de propos diffamatoires à l’encontre du dalaï-lama. Les campagnes de rééducation patriotique sont fréquentes, dans les monastères et autres institutions, et en janvier 2012 des centaines de pèlerins qui revenaient des enseignements du Kalachakra en Inde, ont été arbitrairement arrêtés près de Lhasa, puis soumis à des séances de rééducation patriotique. Il existe d’autres moyens de pression sur les Tibétains du Tibet, comme de restreindre l’usage du tibétain dans les écoles ou d’arracher de force les nomades à leurs pâturages ancestraux.

Q : Est-ce que ces gestes ont lieu à travers tout le Tibet ou seulement dans une zone restreinte ?

R : La plupart des auto-immolations ont eu lieu au Tibet oriental, une vaste région où nombre d’incidents se sont déroulés à des centaines de kilomètres de distance. Au moins cinq immolations ont eu lieu dans le Tibet central. Un centre important pour cette forme de protestation est le Ngaba dans l’Amdo (Sichuan) qui a connu au moins trente-trois cas d’immolations.

Q : Qui s’immole ? D’après les informations reçues, il semblerait qu’il s’agisse surtout de moines, de nonnes et de jeunes gens.

R : Même si l’on retrouve certaines caractéristiques communes à tous ceux qui s’immolent, il est frappant de constater que cette vague tragique de protestations concerne des personnes de tout âge, des deux sexes et de tous les milieux ; on note par exemple, au 2 décembre 2012, que :
- quatre-vingts hommes se sont immolés et douze femmes,
- au moins douze protestataires avaient de jeunes enfants,
- la plupart avaient moins de 30 ans, mais au moins 20% étaient plus âgés, dont deux ou trois dans la cinquantaine ou la soixantaine,
- au moins une trentaine était des moines, ou d’anciens moines et quatre étaient des nonnes,
- au moins une dizaine était des nomades, ou de famille nomade.

Q : Est-ce que l’auto-immolation est la principale forme de protestation, actuellement ?

R : Alors que, dans l’esprit de chacun et à juste titre, les immolations surpassent toutes les autres formes de protestation, il faut toutefois reconnaître que, malgré une répression sans précédent, il y a eu, d’une manière générale, un net regain de résistance contre l’occupation chinoise. Il y a eu de nombreuses manifestations et autres rassemblements, dont des manifestations de plusieurs milliers de personnes dans les rues (comme à Rebkong le 9 novembre, et aussi à Chabcha le 26 novembre – voir tibet.net) ainsi que des cérémonies de prières et des crémations pour ceux qui s’étaient immolés (comme le 14 novembre, voir savetibet.org). Les Tibétains au Tibet affichent une détermination inflexible et une éthique de la non-violence dans leurs différentes façons de résister, y compris par le renouveau culturel et le lhakar. Une telle résistance n’a pas fléchi, malgré les arrestations en masse, les réponses violentes de l’armée face aux manifestations pacifiques, et le recours accru aux campagnes de « rééducation patriotique ».

Q : Quelle est la position du dalaï-lama ? Ne s’agit-il pas de violence, selon la croyance bouddhiste ? Pourquoi ne leur demande-t-il pas d’arrêter ?

R : La Chine a accusé le dalaï-lama de « magnifier » les immolations, mais Sa Sainteté n’a cessé de demander à la Chine de s’interroger sur leur cause, en déclarant : « Je n’encouragerai jamais de tels gestes, des actions aussi radicales, mais c’est compréhensible et, en réalité, très, très triste. Maintenant, le gouvernement chinois devrait s’interroger sur les causes véritables. » (entretien avec Reuters, le 29 août 2012). Plus récemment, il a déclaré : « La Chine ne prend guère cela au sérieux et essaie d’y mettre un terme en se contentant de me critiquer. » (cité par Kyodo News, le 12 novembre 2012)

Rendre le dalaï-lama responsable de la sortie de crise est totalement déraisonnable ; la responsabilité se trouve entre les mains des Chinois. Ils ont le pouvoir de stopper les tensions, de supprimer les restrictions et de mettre un terme aux immolations sur-le-champ. Mais, au lieu de chercher une solution durable à la question tibétaine, ils continuent d’aggraver la situation en augmentant la répression.

Comme Mary Beth Markey, d’International Campaign for Tibet, a declaré récemment:
“Les Tibétains qui s’immolent – maintenant à une plus grande fréquence - n’ont de toute évidence pas étaient dissuadés par la sécurité renforcée ou par les autres moyens d’intimidation mis en place. Néanmoins, les autorités semblent miser sur le fait qu’une oppression accrue dissuadera de futurs candidats à l’auto-immolation. Pourtant, nous savons tous, je crois, que tant qu’aucune proposition ne sera faite pour tenter de briser le cercle répression-manifestation-répression, d’autres Tibétains seront prêts à agoniser par le feu. Et c’est un calcul terrible et inacceptable. »

Q : Pourquoi le monde semble-t-il indifférent, ou presque ?

R : Plusieurs gouvernements ont manifesté leur inquiétude à propos de la situation et ont demandé à la Chine de revoir sa politique au Tibet. De récentes déclarations incluent celle de la commissaire des droits de l’homme aux Nations unies, Navanethem Pillay (le 2 novembre) et celle de l’ambassadeur des Etats-Unis en RPC, Gary Locke (le 30 octobre). Mais cette crise mériterait une couverture médiatique bien plus large à l’international, et les gouvernements mondiaux doivent prendre la situation à bras-le-corps pour faire bouger les choses (voir plus bas). Nous prétendons que c’est en se serrant les coudes que les gouvernements trouveront le courage d’exercer une pression plus forte sur la Chine, afin de mettre un terme aux mesures dangereusement provocatrices qui sont prises au Tibet.

Q : Quelle est la position d’International Tibet Network ?

R : International Tibet Network réclame à Xi Jinping et à la cinquième génération de dirigeants chinois l’adoption d’un changement de paradigme de la part du Parti communiste chinois dans son approche de la question tibétaine afin de conférer aux Tibétains la pleine autorité sur les mesures à venir, en reconnaissant tout d’abord ses échecs et l’illégitimité de sa domination militaire sur le Tibet. Xi Jinping doit s’engager à prendre une résolution juste et durable autorisant le peuple tibétain à l’auto-détermination, en accord avec le droit international.
En lien avec les immolations :
Mettre un terme à l’utilisation de la force militaire par le gouvernement chinois pour écraser le peuple tibétain. En tout premier lieu, retirer des monastères et des lieux de protestation toutes les forces de sécurité.
Relâcher immédiatement et sans conditions, en accord avec le droit international, tous les prisonniers politiques arrêtés pour avoir participé à une manifestation pacifique, incarcérés de façon arbitraire et condamnés sans véritable procès.
Autoriser l’accès immédiat et libre au Tibet pour les médias étrangers, les diplomates, les observateurs internationaux et les touristes étrangers.
Faire cesser la répression sévère et systématique contre la vie culturelle et religieuse au Tibet, et interrompre sans délai le programme gouvernemental de rééducation patriotique.
Rappeler immédiatement tous les cadres du Parti postés dans les monastères au Tibet, et suspendre les mesures permettant aux autorités chinoises de se mêler du choix des réincarnations de lamas.
Assurer au peuple tibétain le droit d’utiliser et de répandre leur langue en rétablissant le tibétain comme première langue dans les écoles et les universités.
Stopper toutes les mesures visant au développement économique qui nuisent à l’avenir et aux moyens de subsistance des Tibétains. Réduire la dépendance économique du Tibet vis-à-vis des subventions octroyées par le gouvernement chinois, en favorisant les modèles de développement durable et l’ascenseur social devant profiter aux Tibétains défavorisés, et cesser d’encourager par des contreparties financières l’installation de Chinois sur le plateau tibétain.
Arrêter la politique de sédentarisation forcée des nomades et faire machine arrière ; suspendre tous les programmes de sédentarisation en cours et autoriser les nomades déjà sédentarisés à regagner leurs pâturages, à reprendre leur style de vie traditionnelle, s’ils le souhaitent, et à récupérer leurs baux à long terme qui avaient été annulés. Consulter les Tibétains comme des partenaires à part entière dans toutes les décisions concernant l’usage de la terre au Tibet.

Recommandations aux gouvernements mondiaux
· Etablir un groupe de contact et y participer, ou un forum multilatéral entre gouvernements mondiaux pour réfléchir à de nouvelles stratégies, plus viables et mieux coordonnées afin de résoudre la crise au Tibet, et les mettre en oeuvre.
· Chercher de toute urgence à envoyer des diplomates dans les zones sinistrées et exiger de la Chine l’assurance que les journalistes étrangers pourront accéder librement à la Région autonome du Tibet et pénétrer dans les régions tibétaines du Sichuan, du Qinghai, du Gansu et du Yunnan.
· Poursuivre avec ardeur, dans les forums internationaux appropriés, les actions qui attireront l’attention du gouvernement du Parti communiste chinois sur la gravité de la situation au Tibet et sur l’inquiétude légitime de la communauté internationale désireuse de voir les Tibétains jouir des libertés et des droits inscrits dans la déclaration universelle des droits de l’homme et dans les autres conventions dont la Chine est partie prenante.
· Augmenter la capacité à surveiller la situation au Tibet, en continuant, entre autres, à réclamer un plus grand accès au Tibet. Prendre l’initiative d’établir une présence diplomatique à Lhasa, ou la renforcer si elle existe, et augmenter les moyens de surveillance existants dans les ambassades à Pékin.
· Utiliser toutes les occasions pour évoquer une préoccupation bilatérale à propos du Tibet, dans ce contexte de passation de pouvoir en Chine, en mettant l’accent sur l’échec des politiques sécuritaires, économiques et d’accroissement pour parvenir à la stabilité au Tibet, et pousser à l’adoption de mesures immédiates pour traiter les revendications légitimes du peuple tibétain.

Nous en appelons à la conscience de chacun pour :
Se lever pour le Tibet ; merci de signer la promesse sur http://standupfortibet.org/
Rejoindre un group qui milite en faveur du Tibet, participer aux campagnes de terrain et soutenir le peuple tibétain. Voir http://www.tibetnetwork.org/find-a-group/
Source http://tibet.fr

8 Décembre 2012

Dolma Kyab, écrivain tibétain emprisonné, reçoit le "Prix Liu Xiaobo du courage d’écrire 2012".

Dolma Kyab, un écrivain tibétain purgeant une peine de dix ans et demi a reçu le "Prix Liu Xiaobo du courage d’écrire 2012" décerné par le Centre PEN chinois indépendant (CIPC), filiale officielle de PEN International, association mondiale d’écrivains dédiée à la liberté d’expression et à la défense des écrivains victimes de la répression gouvernementale.

Dolma Kyab a été honoré en novembre 2012 à l’occasion de la Journée des écrivains en prison du PEN International ; journée internationale annuelle ayant pour but de reconnaître et de soutenir les écrivains qui résistent à la répression du droit fondamental à la liberté d’expression et qui tiennent tête aux attaques faites contre leur droit de communiquer des informations.

Dolma Kyab, (nom de plume : Lobsang Kelsang Gyatso), 36 ans, a été arrêté le 9 mars 2005 à Lhassa, où il a enseigné l’histoire dans une école secondaire.
Ecrivain passionné, il a maintenu un commentaire manuscrit rédigé en chinois intitulé "Himalaya Stir", une compilation de 57 chapîtres écrits sur divers sujets concernant la démocratie, la souveraineté du Tibet, le Tibet sous le communisme, le colonialisme, la religion et la croyance, etc …
Il a également écrit sur les aspects géographiques du Tibet, touchant à des sujets sensibles, tels que l’emplacement et le nombre de camps militaires chinois sur le territoire tibétain etc …
Il a été condamné à dix ans et demi de prison. Il est actuellement incarcéré dans la prison de Chushul (Qushui) [1] près de Lhassa.

Dolma Kyab est né en 1976 dans le village d’Ari, Comté de Chilen (Qilian), Tsochang, province du Qinghai.
Après avoir terminé ses études en 1995, il a rejoint un Centre de formation pour enseignants et a servi comme enseignant dans une école secondaire du Comté de Chilen. Il est ensuite allé à l’Université de Pékin afin de poursuivre ses études. En 2003, il est allé en Inde pour apprendre l’anglais et l’hindi et est retourné au Tibet en mai 2004.

Dans une lettre clandestinement sortie de prison par des amis [2], Dolma Kyab a lancé un appel à l’aide aux Comités des Nations Unies sur les Droits de l’Homme, disant qu’il avait été emprisonné à cause des idées exprimées sur le Tibet dans son manuscrit inédit.
Le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire a décrété que la détention de Dolma Kyab était arbitraire, en violation des Articles 13 [3], 19 [4] et 20 [5] de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et relevait de la catégorie II des catégories applicables à l’examen des cas soumis au Groupe de travail.

Le CIPC, tout en annonçant la récompense, a rappelé que la liberté d’expression, notamment la liberté d’écrire et de publier, est "inaliénable et l’un des droits fondamentaux de l’homme" et a nommé 8 nouveaux membres honoraires, dont les écrivains tibétains
Tashi Rabten, (condamné à 4 ans de prison en juin 2011 pour le livre "Ecrit avec le sang" [6], ("Khrag yig", recueil décrivant les évènements et manifestations de mars 2008 au Tibet.),
Kunchok Tsephel Gopey Tsang, (15 ans de prison pour un site Internet littéraire appelé "Chodme" ("Lampe à beurre") [7],
Kunga Tseyang, (5 ans de prison pour des essais politiques postés sur des sites Internet) [7] et
Gangkye Drubpa Kyab (arrêté en avril 2012 pour de nombreux articles et livres sur l’environnement, la culture tibétaine, et l’actualité) [8].

Ces prisonniers, ainsi que Dolma Kyab peuvent être parrainés par l’intermédiaire de "Tibet Post".

Ils font aussi l’objet d’actions de "Tibet Lib" :
Dolma Kyab sur Tibet Lib et/ou Dolma Kyab
Tashi Rabten
Kunchok Tsephel
Gangkye Drubpa Kyab
Source : Phayul, 5 décembre 2012.

[1] Chushul, ou Qushui en chinois, est situé au sud-ouest de Lhassa, comme indiqué sur cette carte (dé-zoomer pour voir Lhassa au nord-est) : (Voir article en ligne)
[2] Voir l’article "Lettre de Dolma Kyab aux Nations-unies", du 02/10/2006.
[3] Article 13
1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.
[4] Article 19
Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.
[5] Article 20
1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifiques.
2. Nul ne peut être obligé de faire partie d’une association.
[6] Voir l’article "Tashi Rabten, écrivain tibétain, condamné à 4 ans de prison", du 06/07/2011.
[7] Voir l’article "Nouvelles condamnations de Tibétains ... pour avoir téléchargé des photos du Dalaï Lama", du 07/12/2009.
[8] Voir l’article "Gangkye Drubpa Kyab", du 10/04/2012.

Source : www.Tibet-info.net (http://www.tibet-info.net/www/Dolma-Kyab-ecrivain-tibetain.html#.UMHweKysOSo)
 

7 Décembre 2012

Poème de Ani Sangay Dolma, 17 ans, morte après s'être immolée par le feu le 25 novembre 2012.
Elle a écrit ce poème célébrant le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama dans un Tibet indépendant avant de sacrifier sa vie.

Voici sa photo avec les mots : "Tibet, une nation indépendante" écrits sur sa main.


Voici son poème :
"Il est de retour, par Sangay Dolma, le 25 Novembre 2012

Levez les yeux, amis tibétains,
Contemplez au-dessus de vos têtes le crépuscule bleu,
Telle une voûte céleste de montagne blanche, mon lama est de retour.

Levez les yeux, amis tibétains,
Contemplez les cimes enneigées, l’immaculé lion des neiges est de retour.
Mon lion des neiges est de retour.

Levez les yeux, amis tibétains,
Contemplez aussi la forêt luxuriante et foisonnante.
La beauté turquoise des vastes pâturages.
Mon tigre est de retour.

Levez les yeux, Tibétains,
Contemplez les montagnes enneigées.
C’est une nouvelle ère, l’ère du pays des neiges. Et le Tibet est libre et indépendant.

Sa Sainteté le dalaï-lama,
Lorsqu’il vivait au loin,
A parcouru le monde,
En priant pour que cesse la souffrance des Tibétains aux visages rougis, et nous a libérés de l’obscurité.

Au moment où le panchen-lama
Est en prison,
Il regarde à l’extérieur de sa cellule,
Prie pour “l’aube de la paix et du bonheur dans mon pays des neiges”
. "

traduction du poème de Sangay Dolma par Françoise Million pour Drôme Ardèche - Tibet

vidéo 92 immolations: http://www.youtube.com/watch?v=5FVOwfOAK70&list=FL6KIhnwrytUS3Btuv4tNPNA&index=1

7 Décembre 2012

TIBET, 6 décembre 2012 : Golog Jigme, l’assistant du film "Leaving fear behind", soupçonné de meurtre, pourrait être condamné à mort ...

Golog Jigme, moine bouddhiste du monastère de Labrang, ayant aidé Dhondup Wangchen dans la réalisation de son documentaire sur la vie des Tibétains sous le gouvernement chinois, pourrait être condamné à mort.

Golog Jigme, aussi connu sous le nom de Jigme Gyatso, a disparu depuis le 20 septembre 2012, alors qu’il revenait de Lanzhou à Tsoe en Amdo.
Récemment, le 28 novembre, le Bureau de la Sécurité Publique de la province du Gansu a émis un mandat pour meurtre contre lui, promettant une récompense de 200 000 yuans (24 550 euros environ) aux informateurs.

Jigme Gyatso
Message Twitter
Son accusation,visible sur Twitter est la réponse du PSB du Gansu aux questions de l’association "Filming for Tibet".
Traduction du post Twitter :
"Ordre d’arrestation : Golog Jigme, nom laïc Lotra et également connu sous le nom de Jigme Lobsang, mâle, Tibétain, Préfecture de Kardzé, Province du Sichuan. Il est moine au monastère de Labrang et son numéro de carte d’identité est : 513333196502121616. Il est soupçonné d’avoir commis un homicide volontaire, et maintenant nous lançons son ordre d’arrestation. Dans le même temps, nous attribuerons 200 000 yuans à tout élément capable de capturer Golog Jigme, ou toute personne qui fournit des renseignements sur sa localisation."
Ce moine, né en 1969 à Serthar, est décrit comme un moine de grande intégrité et un travailleur social sincère, cinéaste tibétain et militant des Droits de l’Homme. Après avoir participé au documentaire "Leaving fear behind", il a été arrêté par les autorités chinoises par trois fois au moins.
Le film d’une durée de 25 minutes montre des interviews de Tibétains vivant en Amdo, donnant leur avis sur le Dalaï Lama, les Jeux Olympiques à Pékin de 2008, et les difficultés de la vie sous le gouvernement chinois – sujets considérés comme politiquement sensibles par le régime chinois.

Il a été sévèrement torturé après sa première arrestation en mars 2008, suspendu au plafond pendant plusieurs heures, ses mains et ses pieds attachés derrière son dos. A plusieurs reprises, il a perdu connaissance à cause des coups donnés par les forces de sécurité.
Des matraques électriques ont été introduites dans sa bouche et ses yeux, il a été aussi privé de nourriture et de sommeil.

Depuis 2008, Jigme Gyatso a été placé sous la surveillance constante du PSB. Il a été convoqué à maintes reprises, interrogé et tout récemment ses quartiers d’habitation ont été détruits, marquant un nouveau niveau de harcèlement.
Il appartient au PSB d’expliquer comment un homme dans le cadre de ces contrôles stricts pourrait avoir commis une action telle que celle dont il est accusé.

Une action en sa faveur à destination des autorités du Gansu est en cours sur le site Filming for Tibet

Sources : Filming for Tibet, 30 novembre 2012, Central Tibetan Administration, The Tibet Post International, 4 décembre 2012.
Source www.tibet-info.net

7 Décembre 2012

PEKIN / LHASSA , 6 décembre 2012 : La Chine inculpera de meurtres les personnes incitant les immolations.

L'agence de presse officielle chinoise a annoncé mercredi que la Chine accusera de meurtre toute personnes aidant ou incitant les auto-immolations de Tibétains, ceci après que plus de 90 tibétains se sont immolés par le feu pour dénoncer le pouvoir de Pékin.
D'après le journal officiel Gannan Daily, une déclaration conjointe de la Court de Justice Suprême de Chine et de la Police annonça que l'accusation de "meurtre prémédité" devrait être appliquée à toute personnes poussant les Tibétains à s'immoler par le feu.

Pékin accuse régulièrement le Dalaï Lama, le leader spirituel Tibétain, d'inciter à ces immolations. Ce dernier a déclaré le mois dernier que Pékin était plus intéressé à le critique qu'à se demander qu'elles étaient les raisons de ces suicides.

La décision politique arrive dans un contexte de répression déjà très sévère sur lesTibétains, habitants des régions chinoises et pourrait toucher les moines, les familles des protestataires anti-Chine ou leurs sympathisants.

Plus de 90 Tibétains se sont immolés par le feu depuis 2009 pour protester contre le pouvoir chinois, ces incidents devenant de plus en plus fréquents cette année, et particulièrement lors du mois de novembre où 30 immolations par le feu ont été recensées .
"Les récentes auto-immolations dans les zones habitées par les Tibétains sont liées aux forces hostiles en Chine et à l'extérieure de la Chine, les nations séparatistes conspirent, organisent et poussent à l'arrivée de ces incidents destinés à détruire l'unité ethnique (et) cherchent à développer le désordre social ", publie le journal officiel chinois.
 


6 Décembre 2012

DHARAMHSALA, décembre 2012 : Sikyong Dr Lobsang Sangay lance la campagne de solidarité avec le Tibet.

Dans sa déclaration du 10 Mars 2012, Sikyong Lobsang Sangay a appelé tous les Tibétains ainsi que les amis du Tibet à faire, de l'année 2012, l' année du Tibet. Cet appel a été un succès car nous avons vu fleurir les résolutions aux parlements et au congrès en Europe,en France, en Italie et aux Etats-Unis ainsi que des déclarations de soutien par les Parlementaires en Australie, Brésil, Canada, Europe, France Allemagne, Italie, Inde, Japon, Afrique du Sud, Etats-Unis et d'autres encore.

Nous exprimons notre profonde reconnaissance aux Etats-Unis et aux nombreux gouvernements et Parlements pour l'attention qu'ils portent à la détérioration de la situation au Tibet et accueillons favorablement la récente déclaration de madame Navi Pillay, directrice de la Commission des Droits de l'Homme à l'ONU et celle de Monsieur Gary Locke, Ambassadeur des Etats-Unis en Chine. Nous remercions également Amnesty International , Reporters sans Frontières,Human Rights Watch pour les Etats-Unis et la Commission Exécutive sur la Chine pour leur reportage au Tibet.

Appuyons-nous sur les succès obtenus en 2012 pour lancer la campagne de Solidarité avec le Tibet pour 2013.

En dépit de ces appels pressants à ne pas employer une méthode aussi drastique, la vague d'immolations continue au Tibet avec 92 immolés jusqu'à aujourd'hui dont 79 en 2012 et 28 au seul mois de Novembre.A cette situation, le gouvernement chinois a répondu par des mesures encore plus répressives . L'Administration Centrale Tibétaine maintient ses efforts afin de faire connaitre à la communauté mondiale dans son ensemble, la situation actuelle au Tibet y compris à celle des leaders politiques, des faiseurs d'opinion, aux amis dans les médias, et aux êtres humains qui ont foi en la justice.

Pour accompagner ces efforts, une nouvelle vidéo sur les immolations , un micro site et une page facebook ont été lancés aujourd'hui afin de mobiliser l'opinion mondiale qui se doit de ne pas rester passive .

Les gouvernements, les peuples, les organisations des Droits de l'Homme, et les individus peuvent faire la différence en intensifiant leurs efforts pour faire en sorte que le monde prenne conscience de la situation désastreuse au Tibet et exhorter le gouvernement chinois à résoudre les problèmes du Tibet par le dialogue . Les immolés ont appelé au retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama au Tibet et au rétablissement de la liberté pour les Tibétains.

Nous lançons un appel à nos amis ainsi qu'à la communauté internationale afin qu'ils prennent les décisions suivantes:

-Diffuser les liens du micro site (www.solidaritywithtibet.org) et la page facebook (www.facebook.com/ SolidarityWithTibet) avec votre cercle d'amis .

-Diffuser les liens du youtube: http://www.youtube.com/watch? v=hyjFBg8mwiU

- Rejoindre Thunder Clap et partager un message at (www.solidaritywithtibet.org) de façon à ce que le 10 Décembre, jour des Droits de l'Homme autant que possible de personnes soient informées de la situation actuelle au Tibet grâce à la campagne de Solidarité avec le Tibet.

5 Décembre 2012

Contact média : Mr Tashi Phuntsok, spokesman, DIIR, +91 98822 32476

Mr Lobsang Choedak, Chargé de Presse, +91 98822 32467

Secretary
Bureau du Tibet
84 Boulevard, Adolphe Pinard
75014 PARIS

Source http://tibet.fr

6 Décembre 2012

KANLHO (TIBET), 4 décembre 2012 : Détentions et intimidations font suite aux immolations.

Dans leur quête de coupables tibétains, les autorités chinoises procèdent à des arrestations de Tibétains en lien avec les immolations par le feu :

Unreported detentions related to self-immolations abound in Tibet

 
D'après une source sûre, un nombre inconnu d'arrestations liées aux auto-immolations s'est produit dans les régions qui ont connu ces protestations-suicides.
Une autre source, ayant des contacts à Kanlho, rapporte au TCHRD que beaucoup de ceux détenus dans ce contexte de répression sont des membres des familles et des amis des auto-immolés.
La même source ajouta que ces personnes craignent de faire savoir qu'elles ont été arrêtées par peur d'autres représailles : "La peur est palpable parmi les Tibétains de Kanlho et des alentours que le fait de répandre l'information pourrait empêcher une libération plus rapide."

Ces derniers jours, les autorités locales chinoises de Kanlho (Province de Gansu) sont entrées en contact avec chaque foyer et les oblige à signer une lettre établissant qu'aucune personne de la famille ne cherchera à s'auto-immoler et que chacun s'assurera de prévenir un tel incident.

Le 21 octobre, la Préfecture de Kanlho a publié une annonce offrant une récompense de 50 000 yuans ( 6 172 euros) à ceux qui informeront le gouvernement de toute "planification ou incitation" au sujet d'une protestation suicidaire. Dans le même registre, le 14 novembre, laPpréfecture de Malho a publié un arrêté commandant à toutes les représentations gouvernementales et tous les bureaux du Parti de faire appliquer l'interdiction des auto-immolations et les punitions aux familles des auto-immolés et aux villages où vivaient ces derniers (vous pouvez lire cet arrêté en français ici).



La même source précise que la famille de Lhamo Kyab (il s'était immolé le 20 octobre dans ce même comté de Kanlho) a aussi été vivement conseillée afin de signer la lettre. La famille a refusé deux ou trois fois mais les fonctionnaires locaux ont maintenu leur pression. Lors d'une de leur visite, la femme endeuillée de Kyap à déchirer la lettre dans un geste de colère. Mais cette source ne peut préciser ce qui s'est passé ensuite.
 

Dans le passé, d'autres sources avaient informé que des familles d'auto-immolés avaient été forcées à signer des lettres certifiant que les auto-immolations n'avaient aucun rapport avec un problème politique. Il a été offert de l'argent à certaines familles, d'autres ont été menacées de prison si elles parlaient des auto-immolations à leurs amis ou aux autres habitants.

La campagne de signatures de lettre a même été appliquée en dehors du comté de Kanlho. Dans le comté de Malho (Qinghai), les fonctionnaires et les cadres du Parti des villes de Dowa, Thunding, et Malho ont obtenu des déclarations signées des leaders et des représentants des villages garantissant qu'il n'y aura pas d'auto-immolation cette année sous leur juridiction.
Plus tôt, le TCHRD avait rapporté que les foyers de ces lieux précités avait dû signer une lettre certifiant qu'aucun membre de la famille ne tentera de s'auto-immoler.

Malgré l'interdiction des auto-immolations et des rites funéraires ainsi que des prières pour les auto-immolés, la grande solidarité et les condoléances aux familles se poursuivent. A Kanlho, des femmes ont formé un groupe de bénévoles pour observer un jeûne et d'autres rites religieux pour honorer la mémoire des Tibétains morts par auto-immolation par le feu. De plus, des villages, des familles, des monastères de la région ont fait des dons pour les prières et les rituels.

Traduction France Tibet, le 4 novembre 2012

Lien tchrd.org

6 Décembre 2012

La Chine considérera l'incitation à l'immolation comme un homicide.

Toute personne qui sera convaincue d'avoir aidé ou incité un Tibétain à s'immoler par le feu sera poursuivie pour "homicide volontaire", a annoncé mercredi la presse officielle chinoise alors que plus de 90 Tibétains se sont immolés ou ont tenté de le faire depuis 2009.

Un avis conjoint de la Cour suprême et des plus hautes instances judiciaires et policières stipule "clairement que ceux qui, en coulisses, organisent, incitent, aident, encouragent ceux qui s'immolent seront poursuivis pour le crime d'homicide volontaire", a souligné le journal officiel Gannan.

"Les récentes immolations dans les régions tibétaines sont liées aux forces hostiles à l'intérieur de la Chine et à l'étranger, organisées et encouragées par des séparatistes et constituent des incidents particulièrement odieux ayant pour but la destruction de l'unité ethnique et le désordre social", selon le journal, publié dans la préfecture de Gannan, qui fait partie de la province de Gansu où ont eu lieu plusieurs immolations en novembre.

Pékin accuse régulièrement le chef spirituel des Tibétains, le dalaï lama, d'encourager les immolations par le feu.

Source: http://www.rtbf.be/info/monde/detail_la-chine-considerera-l-incitation-a-l-immolation-comme-un-homicide?id=7887142


5 Décembre 2012

Message au Président François Hollande: Le Tibet a besoin de vous!




5 Décembre 2012

GANSU ( Tibet), 4 décembre 2012 : un tibétain se suicide avec son couteau, il a écrit son message avec son sang.

Un jeune homme s'est suicidé avec son couteau pour protester contre le colonialisme chinois

Le mois dernier, alors que le Parti Communiste Chinois se réunissait, un jeune tibétain, vivant dans la province chinoise de Gansu, s'est tué à coup de couteau pour réclamer un Tibet libre avec son sang, ont rapporté lundi des sources au Tibet.

La nouvelle de ce suicide a été retardée du fait des grandes restrictions de communications dans cette région lors du congrès politique de la décade.

"Le mois dernier, quand le 18ème congrès du Parti Communiste Chinois a eu lieu à Pékin, Jigme Tseten, 30 ans, habitant de Tso, s'est donné un coup de couteau, nous a rapporté un habitant de cette région."

"Avant de mourir, il a écrit avec son sang "Le Tibet est indépendant et le Dalaï Lama devrait revenir au Tibet" sur les murs de la Upper Khagya School, nous a rapporté un tibétain voulant resté anonyme."
Peu après les autorités se sont pressées d'effacer toutes traces.

Tibet (REBKONG), 4 décembre 20120 : Toujours plus de Tibétains en détention arbitraire.
LIRE L'ARTICLE SUR TIBET.FR

4 décembre 2012 : Nouvelle carte des immolations et autres protestations.
CONSULTER LA CARTE SUR TIBET.FR

4 Décembre 2012

GOLOG PEMA DZONG ( TIBET ), 3 décembre 2012 : Lobsang Gendun, moine de 29 ans s'auto immole et succombe... 92ème désepéré.


Lobsang Gendun, un moine de 29 ans vient de mourir lors de son auto immolation, manifestant en signe de protestation contre les règlements chinois imposés dans la région de Goleog, dans le Tibet oriental.


Selon un dernier rapport en provenance du Tibet, c'est bien un nouveau cas d'auto-immolation qui est signalé . Il s'est suicidé en signe de protestation contre l'occupation permanente du Tibet dans la région de Golog, Tibet oriental.

Lobsang Gendun, un moine de 29 ans s'est auto-immolé à Golog Pema Dzong à anviron 7:45 pm ( heure locale). Il a immédiatement succombé à ses blessures sur le lieu même de son auto-immolation.

Tsangyang Gyatso, un Tibétain exilé a précisé à Phayul que Lobsang Gendun était un moine du Monastère Penag Kadak Troedreling de la région de Seley Thang /Golog Pema Dzong.

Selon les témoins, Lobsang Gendun avait les mains croisées en prières en même temps qu'il lançait des slogans et qu'il était dévoré par les flammes .
Tsangyang ajoute : “ Il a fait plusieurs pas en direction d'un croisement routier important puis s'est écroulé au sol.”
Suite à cette auto-immolation, un court moment de bagarre entre Tibétains locaux et personnel de la sécurité chinoise
s'est produite alors que ceux-ci cherchaient à confisquer le corps de Lobsang Gendun.

“La police chinoise est arrivée sur les lieux et a tenté de se saisir avec force du corps de Lobsang Gyatso, précise la source, mais les Tibétains de la région se sont rués et ont soustrait le corps des mains des autorités chinoises."

Plus tard, les Tibétains ont emporté le corps de Lobsang Gyatso au Monastère, là où, apparemment, il se trouve encore.
Le niveau de sécurité (sic) a été renforcé dans la région à la suite de cette protestation.
Lobsang Gendun laisse derrière lui ses parents, Golog Lokho et Sago Dewang, et les 11 autres membres de sa famille.

L'ONG de défense des droits de l'homme Human Right Watch a déclaré la semaine dernière que l'accélération sans précédent des immolations au Tibet prouve "l'échec des autorités chinoises dans leur réponse aux doléances des Tibétains" et a blamé "les mesures de sécurités de plus en plus punitives et intrusives" au Tibet.

HRW renouvelle ses appels à la formation d'un "groupe de contact" sur le Tibet alors qu'elle note que "coordonnées, les déclarations internationales d'inquiétude sont nécessaires pour amener Pékin à répondre de façon significative aux questions soulevées par les Tibétains."

C'est donc un alarmant total de 92 Tibétains qui se sont immolés par le feu au Tibet depuis le début de ces protestations en 2009 et dont la demande est un Tibet libre et le retour d'exil de Sa Sainteté le Dalaï Lama.


Traduction France Tibet / GL, 3 Décembre 2012 - http://tibet.fr

3 Décembre 2012

BORA / SANGCHU ( TIBET) 2 décembre 2012 : Sungdue Kyab, Tibétain de l'est du Tibet s'auto-immole ...91ème désespéré.

Le Tibet continue de brûler, un Tibétain s'est immolé par le feu cet après-midi
Phayul - 2 Décembre 2012 23:10
Sungdue Kyab

DHARAMSHALA, 2 Décembre: La vague de protestation suicidaire n'en finit plus, des témoignages nous rapporte une nouvelle immolation aujourd'hui dans le district de Bora, région de Sangchu,Tibet oriental.

D'après des sources en exil, il s'agit d'un jeune homme tibétain, identifié sous le nom de Sungdue Kyab.

Sungdue Kyab s'est immolé par le feu aujourd'hui dans l'après-midi sur la route principale de Bora à proximité du monastère de la ville. Peu après le début de l'immolation, la police chinoise est arrivé sur les lieux, a éteint les flammes et a emmené Sungdue. Il aurait été emporté vivant.
Source http://tibet.fr

3 Décembre 2012

Mesdames, Messieurs,
Nous sommes appelés à nous prononcer sur une proposition de
résolution européenne, présentée par M. Jean-François Humbert et plusieurs
de nos collègues sénateurs, membres du groupe d’information sénatorial sur le
Tibet,...relative à la nomination d’un représentant spécial de l’Union

2 Décembre 2012

Résolution du Sénat sur la protection des droits des Tibétains.

Le Sénat vient de publier un rapport sur la résolution proposant de confier au Représentant spécial de l’Union européenne pour les droits de l’Homme la question tibétaine comme une priorité avec pour tâche entre autres de promouvoir la coordination politique au sein de l’Union européenne pour des actions cohérentes visant à faire progresser les droits humains et les libertés des Tibétains, notamment leur droit à préserver leur identité propre, dans ses aspects religieux, culturels et linguistiques.
Ce rapport est précédé d’un historique de ce texte - pourquoi certaines modifications ont dû être apportées -, d’une analyse de la situation au Tibet, et des rapports Chine - Tibet, et Chine - autres pays.
Bien que ce texte soit trop long pour être repris ici, il mérite d’être lu dans son intégralité, sur le site du Sénat..
Après cette résolution, un tableau récapitulatif met en exergue les points modifiés lors de l’élaboration de ce texte.
Enfin, un résumé du dialogue entre différents parlementaires montre bien toute la difficulté qu’apporte une telle résolution au Sénat, difficulté qui, malgré l’opposition de certains membres, n’a pu empêcher son adoption par 10 voix pour, 4 contre et 4 abstentions.

Texte de la Commission

Enregistré à la Présidence du Sénat le 22 novembre 2012

Le Sénat,
Vu l’article 88-4 de la Constitution,
Vu la résolution 2012/2685 du Parlement européen du 14 juin 2012 sur la situation des droits de l’Homme au Tibet,
Considérant que le respect des droits de l’Homme, ainsi que des libertés de religion et d’association, est l’un des principes fondateurs de l’Union européenne, que sa politique étrangère vise notamment à promouvoir,
Considérant que le dialogue Union européenne-Chine sur les droits de l’Homme n’a débouché sur aucune amélioration sensible de la situation des droits fondamentaux des Tibétains,
Considérant que les autorités de la République populaire de Chine (RPC) ont eu un recours disproportionné à la force face aux manifestations de 2008 au Tibet et que, depuis lors, elles imposent des mesures de sécurité contraignantes qui limitent les libertés d’expression, d’association et de religion des Tibétains,
Considérant que les pourparlers entre les émissaires du Dalaï-Lama et le gouvernement de la RPC visant à trouver solution pacifique et mutuellement satisfaisante à la question des droits des Tibétains n’ont débouché sur aucun résultat concret et sont actuellement au point mort.
Considérant que les principes fixés dans le Mémorandum sur une autonomie réelle pour le peuple tibétain, présenté par les émissaires du Dalaï Lama à leurs interlocuteurs chinois au mois d’octobre 2008, sont à prendre en compte pour arriver à une solution politique réaliste et durable de la question tibétaine, tenant compte de la nécessité, pour la RPC, de préserver sa souveraineté et son intégrité territoriale et, pour les Tibétains, de jouir d’une réelle autonomie au sein de la RPC,
Considérant que le processus de démocratisation des institutions tibétaines en exil a franchi récemment une étape décisive, avec le transfert des pouvoirs politiques du Dalaï-Lama au Premier ministre de l’administration centrale tibétaine en exil,

Demande au Haut Représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de Sécurité, à défaut d’un représentant spécial pour le Tibet, de confier au Représentant spécial de l’Union européenne pour les droits de l’Homme la question tibétaine comme une priorité, avec pour mandat de :
- promouvoir la coordination politique au sein de l’Union européenne pour des actions cohérentes visant à faire progresser les droits humains et les libertés des Tibétains, notamment leur droit à préserver leur identité propre, dans ses aspects religieux, culturels et linguistiques ;
- promouvoir la coordination politique au sein de l’Union européenne pour des actions cohérentes soutenant le dialogue entre le gouvernement de la RPC et les émissaires du Dalaï Lama, dans la perspective d’aboutir à une solution pacifique et mutuellement bénéfique de la question des droits des Tibétains ;
- promouvoir la coordination politique au sein de l’Union européenne pour des actions cohérentes soutenant la communauté tibétaine en exil dans ses efforts, sous la direction de l’administration centrale tibétaine, en faveur du développement des services d’éducation et de santé, de la garantie de moyens d’existence durables à ses membres, ainsi qu’en faveur de la préservation de la culture tibétaine en exil, dans tous ses aspects.
Source www.tibet-info.net


1er Décembre 2012

NGABA, ( TIBET), 30 novembre 2012 : Kunchok Kyab 90ème Tibétain, père de 2 enfants, s'est immolé par le feu.
LIRE L'ARTICLE SUR TIBET.FR

1er Décembre 2012

‎"CINQ BONNES RAISONS DE SE MONTRER OPTIMISTE POUR LE TIBET"

(Traduction Fr. M pour Drôme Ardèche - Tibet)

La semaine dernière, alors que j’assistais à une conférence sur la démocratie au Pérou, j’ai rencontré des dizaines d’activistes, de journalistes, de parlementaires et d’anciens prisonniers politiques, venus des quatre coins du monde. Presque toutes les personnes avec qui j’ai discuté m’ont questionné sur le Tibet. Est-ce que le changement à la tête du gouvernement chinois va changer quelque chose pour le Tibet ? Est-ce que Xi Jinping va faire bouger les choses, faire quelque chose pour le Tibet que Hu Jintao n’aurait pas fait ?

« Les dictateurs ne changent pas les choses », leur ai-je rappelé. « C’est le peuple qui conduit au changement en forçant la main des dictateurs. »

Selon ce principe, le Tibet a déjà changé. En ce moment, le changement peut passer inaperçu, alors qu’une vague d’auto-immolations, exacerbée par la répression croissante du gouvernement chinois, déferle sur le Tibet. Rien que la semaine dernière, sept Tibétains se sont immolés par le feu pour protester contre la domination chinoise. Au cours des douze derniers mois, environ 60 Tibétains se sont immolés par le feu pour la liberté – ce qui veut dire que tous les six jours, un Tibétain s’embrase.

Aussi tragique que soit cette vague d’auto-immolations, il faut aller au-delà des gros titres pour découvrir des histoires incroyablement inspirantes de non-coopération, de renaissance culturelle et de résistance créatrice qui ont transformé l’activisme tibétain – et changé le Tibet de façon irréversible. Dans cette résistance tibétaine au long cours, la Chine a déjà perdu le Tibet ; son contrôle sur le pays est purement militaire, et n’a que trop duré.

Au moment où s’écrit cette page difficile dans l’histoire du Tibet, il est important de se rappeler les nombreuses raisons de se montrer optimiste. En voici au moins cinq :

Première raison : La liberté est contagieuse. De la Birmanie à la Tunisie, en passant par le Yémen et l’Egypte, les forces de la démocratie sont en train de gagner. Naturellement, la transition qui mène de la dictature à la démocratie – et de l’occupation à la liberté - est faite de défis, mais les Tibétains sont impatients de relever ces défis. Alors que la liberté se propage au monde entier, la solidarité entre dictatures se réduit comme peau de chagrin. Cette nette poussée de la démocratie et de la liberté partout dans le monde va avoir un impact sur le Tibet, la Chine et tous les autres états policiers oubliés, et ce à tous les niveaux – psychologique, social, culturel et politique. La Chine est la tête du monde privé de liberté, mais ce monde se rétrécit, et la toute puissance du Parti communiste chinois s’érode à l’intérieur du pays tandis que sa légitimité est de plus en plus contestée à l’international.

Deuxième raison : La non-coopération au Tibet. Les activistes tibétains qui ont toujours eu recours à des tactiques de contestation à haut risque, ajoutent maintenant à leur arsenal des outils plus discrets mais néanmoins très puissants, comme la non-coopération et l’intervention directe : ils boycottent les institutions et les commerces chinois. Dans le Kardze et le Ngaba, les Tibétains boudent les restaurants chinois, préférant faire travailler les restaurants tibétains – un exemple gandhien de non-coopération économique. Dans le Khawa Karpo, au Tibet oriental, las de s’opposer aux compagnies minières chinoises, les villageois tibétains ont jeté dans la rivière du matériel d’exploitation pour une valeur de 300 000 $ - un exemple d’intervention directe. Parmi toutes les tactiques non-violentes, ce sont la non-coopération et l’intervention directe qui donnent les meilleurs résultats pour démanteler les piliers de l’oppression.

Troisième raison : Le lhakar comme arme culturelle. Le lhakar, un mouvement né au Tibet même et qui utilise la culture pour faire progresser la liberté, est en train de prendre le pouvoir à l’occupant chinois pour le remettre entre les mains de chaque Tibétain. Le lhakar a renversé cinq décennies de propagande chinoise visant à siniser la culture tibétaine. Les Tibétains arborent fièrement leurs vêtements traditionnels, discutent et envoient des messages en tibétain, utilisent l’art, la littérature, la poésie et la musique pour exprimer leur aspiration à la liberté et leur foi en le dalaï-lama. Des chansons, des livres et des vidéos musicales aux paroles engagées comptent désormais parmi les meilleures ventes au Tibet, ce qui témoigne de la renaissance tibétaine actuelle. Dans beaucoup de luttes anticolonialistes, les révolutions politiques réussies ont été précédées par un renouveau culturel, ce qui est absolument le cas aujourd’hui, au Tibet. Le lhakar, en simplifiant les choses et en les rendant moins coûteuses, permet à chacun de prendre part à l’activisme, ce qui fait croître la facture, à long terme, pour le gouvernement chinois. L’emprise de la Chine sur l’indomptable plateau tibétain n’a jamais été aussi faible, et la résistance tibétaine n’a jamais été aussi forte.

Quatrième raison : Internet = information = liberté. L’emprise du gouvernement chinois sur le Tibet, aussi bien que sur la Chine, dépend de son contrôle total de l’information et de sa capacité à maintenir les masses dans l’ignorance. Aujourd’hui, ce contrôle est fragilisé par l’usage d’Internet. A cause de la vitesse à laquelle les nouvelles se propagent, le gouvernement chinois est confronté à un ennemi bien plus redoutable qu’il y a dix ans, au sein même de son peuple. Le système de censure de Pékin est régulièrement mis en échec par l’ingéniosité des internautes chinois et tibétains qui, dans leur quête de la vérité, refusent de se laisser bloquer.

Cinquième raison : les dictatures aussi vieillissent et meurent. Le totalitarisme est une voie sans issue. Le Parti communiste chinois n’a réussi à survivre qu’en adaptant son système, mais les ajustements ne sont plus suffisants pour le protéger de l’agitation sociale grandissante, de la catastrophe environnementale qui se profile, de la corruption endémique et du ralentissement économique. Selon Minxin Pei, spécialiste de la Chine, les dictatures de parti unique comportent des défauts inhérents à leur système qui mettent en péril leur existence au-delà de quelques décennies, même dans le cas des régimes les plus stables. L’Union soviétique s’est écroulée au bout de 74 ans, le régime mexicain 71, le Kuomintang 73. Le Parti communiste chinois a 63 ans et, Pei l’affirme, n’en a plus que pour une dizaine d’années, dans le meilleur des cas.

Ce n’est donc pas le moment de désespérer. L’heure est venue de passer à l’action afin de faire pencher la balance de l’histoire du côté de la liberté au Tibet. Un Tibet libre, outre le fait de protéger le château d’eau de l’Asie et de fournir une zone-tampon entre les deux nations les plus peuplées (et nucléarisées), élèvera la non-violence au rang d’arme suprême pour résoudre les conflits et combattre l’oppression.

Tenzin Dorjee"

Le 31 Octobre 2012

Activist, Writer and Executive Director of Students for a Free Tibet:www.sfthq.org
GET UPDATES FROM Tenzin Dorjee


Last week, while attending a democracy conference in Peru, I met dozens of activists, journalists, parliamentarians, and political prisoners from various corners of the world. Almost everyone I spoke with wanted to know one thing about Tibet. Will the upcoming Chinese leadership transition bring change to Tibet? Will Xi Jinping change Tibet in a way Hu Jintao didn't?

"Dictators don't bring change," I reminded them. "It's the people who make change by forcing the hands of the dictators."

In this sense, Tibet has already changed. At the moment, this change may be hard to notice, as Tibet reels under a wave of self-immolations exacerbated by China's escalating repression. Just this past week seven Tibetans set themselves on fire to protest Chinese rule. In the last 12 months, roughly 60 Tibetans have burned themselves for freedom - this means every six days, a Tibetan goes up in flames.

Tragic as this wave of self-immolations is, one must look beyond the headlines to hear the incredibly uplifting stories of noncooperation, cultural renaissance, and creative resistance that have transformed Tibetan activism - and changed Tibet irreversibly. In the bigger arc of Tibetan resistance, China has already lost Tibet; its control over Tibet remains purely military in nature, which has become vastly overextended.

Amid this difficult chapter in Tibetan history, it is important to remember that there are many reasons to be hopeful about Tibet's future. Below are just five of them.

REASON 1: Freedom is contagious. From Burma to Tunisia to Yemen to Egypt, democratic forces are winning. Of course the transition from dictatorship to democracy - and from occupation to freedom - has its challenges, but these are challenges Tibetans are eager to embrace. As freedom around the world expands, the brotherhood of dictatorships is increasingly isolated. This net growth in freedom and democracy worldwide will impact Tibet, China, and other leftover police states at every level - psychological, social, cultural and political. China leads the unfree world but this world is shrinking, leading to an erosion of the Chinese Communist Party's domestic control and global legitimacy.

REASON 2: Noncooperation in Tibet. Tibetan activists, who have traditionally relied on high-risk protest tactics, are now adding to their arsenal the more low-key but potent tools of noncooperation and direct intervention: they're boycotting Chinese businesses and institutions. In Kardze and Ngaba, Tibetans avoid Chinese restaurants, choosing to support to Tibetan restaurants - a Gandhian example of economic noncooperation. In Khawa Karpo eastern Tibet, tired of protesting Chinese mining companies, Tibetan villagers pushed $300,000 worth of mining equipment into the river - a model of direct intervention. Among all the nonviolent tactics, noncooperation and direct intervention have the best track record of dismantling the pillars of oppression.

REASON 3: Lhakar weaponizes culture. Lhakar, a homegrown grassroots movement using culture to advance freedom, is shifting power away from the Chinese occupiers and into the hands of every Tibetan. Lhakar has reversed five decades of China's campaign to sinicize Tibetan culture. Tibetans are proudly wearing their traditional dress, speaking and texting in Tibetan, and using art, literature, poetry and music to express their desire for freedom and faith in the Dalai Lama. Songs, books and music videos with politically charged lyrics routinely become best-sellers in Tibet, signaling a modern Tibetan renaissance. In many anti-colonial struggles, successful political revolutions were preceded by cultural renaissance, which is now in full swing in Tibet. Lhakar makes it easier - and less costly - for everyone to participate in activism, thus increasing the long-term costs to the Chinese government. China's hold over the unruly Tibetan plateau has never been weaker, and Tibetan resistance has never been stronger.

REASON 4: Internet = information = freedom. The Chinese government's hold on Tibet, as well as China, depends on its totalitarian control over information and ability to keep its masses ignorant. Today this control is fragile, thanks to the Internet. The Chinese government faces a much more formidable foe in its own people than it did a decade ago, because of the speed at which information now travels. Beijing's censorship apparatus is routinely defeated by the ingenuity of Chinese and Tibetan netizens searching for the truth and refusing to be firewalled.

REASON 5: Dictatorships also age and die. Totalitarianism is a dead end. The CCP has been able to survive until now by tweaking its system, but tweaks are no longer enough to save it from growing public unrest, looming environmental devastation, endemic corruption and a slowing economy. According to China scholar Minxin Pei, one-party dictatorships have inherent flaws in their foundation that limit their existence beyond several decades, even in the case of the most enduring regimes. The Soviet Union crumbled in its 74th year, the Mexican regime in its 71st year, the Kuomintang in its 73rd year. The CCP is 63 years old and, Pei argues, has little more than 10 years left on its clock - if it's lucky enough to survive that long.

Now is not the time to despair. It is the time to take action and tip the scales of history toward freedom in Tibet. A free Tibet, aside from protecting Asia's water tower and providing a buffer between the world's two most populous (and nuclear) nations, will enshrine nonviolence as the supreme weapon for resolving conflict and fighting oppression.
APACT  
 


Association Humanitaire exclusivement composée de bénévoles qui vient en aide aux réfugiés tibétains qui mènent la vie de l'exil et du dénuement dans les camps installés depuis 57 ans en INDE et au NEPAL.












 
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