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24 Janvier 2015

Un groupe d’étudiants lance le défi "drapeau tibétain"

Photo : Tenzin Norsang et Tenzin Tselha d’Etudiants pour un Tibet libre, en Inde, prennent un bain dans une piscine avec la drapeau national tibétain sur cette image postée sur leur page Facebook.

DHARAMSHALA, 20 janvier : Etudiants pour un Tibet libre a lancé une campagne demandant aux Tibétains et à leurs soutiens de relever le défi de hisser le drapeau tibétain que le groupe étudiant appelle "l’un des symboles les plus reconnaissables du passé indépendant du Tibet et de l’identité nationale tibétaine" dans le mouvement du 102ème anniversaire de la proclamation de l’indépendance du Tibet par le 13ème Dalai Lama.

Intitulé "Défi drapeau tibétain", la campagne entre aujourd’hui dans sa première semaine et des personnes ont déjà posté un bon nombre d’images sur les réseaux sociaux, donnant aux organisateurs un élan bien senti pour rendre la campagne contagieuse dans l’espace virtuel.

Les internautes se saisissent de la campagne dans la communauté virtuelle tibétaine à l’instar du défi ALS Ice Bucket, une campagne à grand succès pour la promotion de l’information sur la sclérose amyotrophique latérale. Des images de personnes posant avec le drapeau, pour la plupart de façon unique, continue d’apparaître sur Facebook.

"Le drapeau tibétain est un symbole reconnaissable du passé indépendant du Tibet, de notre identité nationale et de notre lutte pour la liberté" dit Pema Yoko, directrice adjoint d’Etudiants pour un Tibet libre, dont le siège est à New York. "Alors que la Chine tente de réécrire l’histoire du Tibet, la jeunesse du monde entier se saisit de cette campagne pour défier les mensonges et la propagande chinois sur l’histoire du Tibet, et pour renforcer le cas du Tibet sur la scène mondiale."

Le défi encourage les gens à entretenir la chaîne en invitant leurs amis à les imiter.

"Nous avons estimé impératif d’avoir un drapeau tibétain hissé sur plusieurs institutions afin que les gens puissent au moins être informés des souffrances au Tibet" a dit Lodoe Gyatso, l’un des premiers participants à la campagne, depuis New York .

Tenzin Choedon, un étudiant de l’université de Delhi, a dit que le Tibet n’avait jamais fait partie de la Chine et que le drapeau national tibétain en est une preuve symbolique." Cependant, le drapeau est interdit au Tibet sous domination chinoise et sa détention peut conduire à être arrêté. Aujourd’hui, le drapeau est un symbole fort de la lutte du peuple tibétain pour la liberté et l’indépendance."

Jyotsna Sarah George, directrice de campagne d’Etudiants pour un Tibet libre, croit que le meilleur dans ce défi est la capacité à donner du pouvoir aux gens. "En montrant le drapeau national tibétain de la manière la plus créative possible, en amenant le défi à un niveau fou, audacieux et amusant, vous mettez en lumière simultanément la crise au Tibet. L’ironie ne pourrait être plus complète ; les Tibétains de l’intérieur ont été emprisonnés et torturés pour avoir hisse le drapeau tibétain ? En exil, le drapeau est un symbole de liberté et de résistance" dit George.

Etudiants pour un Tibet libre a commencé à célébrer chaque 13 février la proclamation de l’indépendance du Tibet par le 13ème Dalai Lama.
(www.tibetan.fr)


17 Janvier 2015

DHARAMSHALA, 13 janvier 2015 : Peut-on se moquer du Dalaï Lama ? - Courrier International



Après l'attentat contre Charlie Hebdo, des Tibétains s'interrogent à leur tour sur la possibilité de ridiculiser la religion.

"L'attentat contre Charlie Hebdo, qui était lié à un sentiment d'offense d'une sensibilité religieuse, nous fait réfléchir sur notre propre capacité à rire de notre religion", souligne un Tibétain dont le post est publié sur le blog de la poétesse tibétaine Woeser.

"Cela m'a fait réfléchir sur notre sensibilité religieuse, et sur le droit à ridiculiser la religion et ses figures", écrit Gesar Gyaltso. "Le Tibet a une longue tradition de la satire, et bien des manières de ridiculiser les grands et les puissants. Les chansons satiriques tibétaines sont comparables aux caricatures politiques. Nous sommes religieux, mais nous sommes aussi capables d'être critiques vis-à-vis de notre religion."

L'auteur cite un proverbe pour appuyer sa réflexion : "Les bons grains poussent sur les rives des fleuves, les lamas naissent dans les familles riches."

Les fesses qui sentent l'encens

Même la réincarnation du dalaï-lama peut être un sujet de plaisanterie, dit-il, à propos des circonstances de la naissance du treizième dignitaire, celui qui précéda le dalaï-lama actuel. "Dans le village de Dagpo, un poème a circulé : 'Jour glorieux. A Dagpo, Mme Doring a les fesses qui sentent l'encens'." Car des femmes au Tibet s'étaient mises à brûler de l'encens pour purifier leurs parties intimes, dans le vain espoir de concevoir le prochain dalaï-lama, explique l'auteur.

Personne ne s'est jamais offensé de tels textes, poursuit-il. Récemment, le quatorzième dalaï-lama a même reconnu dans une interview à la BBC qu'il était possible qu'un dalaï-lama fût "idiot". "Il est regrettable que cette tradition satirique s'efface, et que l'on ait appris à s'offenser, à être moins critiques vis-à-vis de notre propre tradition."

Courrier international
lien original ici
13 janvier 2015

http://tibet.fr/site/index.php?itemid=23720

17 Janvier 2015

PEKIN / TIBET / UNESCO : 13 éléments en provenance du Tibet classés au Patrimoine culturel immatériel national

La calligraphie tibétaine

Le Conseil d'Etat a récemment annoncé la liste du patrimoine culturel immatériel national. 13 éléments en provenance du Tibet y ont fait leur entrée.
Au Tibet, les arts et la culture possèdent une histoire séculaire et, plus récemment, ceux-ci se sont vus accorder davantage de protection.

La danse Jiuhezhuo (久河卓) a une histoire de 1 300 ans dans la préfecture de Shannan. Renommée au Tibet, elle a été répertoriée comme un élément du patrimoine culturel immatériel provincial en 2008.
Egalement reconnue comme trésor national, l'écriture de l'Ecole Nichi (尼赤派), le plus haut niveau de la calligraphie tibétaine. Les classes enseignant l'écriture traditionnelle sont en augmentation.
Le Tibet abrite toute une variété de ressources culturelles. Dans la dernière décennie, le gouvernement a dépensé quelque 170 millions de yuans dans la préservation et la protection du patrimoine.
« Nous allons adopter des règles et des règlements pour la protection du patrimoine culturel immatériel et n'épargnerons aucun effort pour transmettre et revitaliser ces précieuses ressources culturelles », a dit Ji Ji, du ministère de la culture du Tibet.
Actuellement, il y a au Tibet 89 éléments incorporels du patrimoine culturel national et 68 maîtres nationaux. Parmi eux, l'opéra tibétain et le roi Gesar ont été classés patrimoine mondial par l'UNESCO en 2009.
Suivez China.org.cn sur Twitter et Facebook pour rejoindre la conversation.
Source: french.china.org.cn

Après avoir presque TOUT détruit ... faisons semblant de sauver quelques brisures... (ndlr)

http://tibet.fr/site/index.php?itemid=23726



17 Janvier 2015

2014 : L'Année France-Chine n'aura pas arrangé la situation des Droits de l'Homme en Chine et au Tibet 

Sous la Présidence de Xi Jinping les Droits de l'Homme se détériorent

L'association des Droits de l'Homme, Freedom House, dans son rapport annuel affirme que la liberté de religion (et plus largement la répression des défenseurs des Droits de l'Homme, NDT) a empiré durant la présidence de Xi Jinping.

Le
rapport énonce : "Les méthodes de répression ont évolué. Les autorités actuelles coordonnent mieux ses campagnes, les appréhendent sous différents angles, afin de dominer le discours sur Internet, nuire aux militants des Droits de l'Homme et aux protestations citoyennes. Les punitions des dissidents se sont transformées en diverses formes de détention administrative, extrajudiciaire et criminelle, palliant ainsi l'abolition des camps de " rééducation par le travail".

Sarah Cook, analyste de Freedom House et auteure du rapport a étudié des centaines de discours et de documents officiels, de consignes de censure, et de recherches menées par des universitaires, des think tanks et des organisations des Droits de l'Hommes chinoises et anglaises.

Le rapport liste environ 30 entretiens avec des avocats, des bloggers, des activistes de la société civile, des commentateurs et des universitaires de Chine et de l'étranger.
Le rapport annonce que la Chine, dans le même temps qu'elle déclarait son attachement aux Droits de l'Homme, a continué de réprimer les libertés personnelles, utilisant des tactiques agressives comme les barrages aux activistes ou l'interruption des manifestations.
" Pour résultat, le Parti Communiste Chinois est tombé dans un cercle vicieux où les actions menées pour maintenir le pouvoir risquent de l' éloigner de sa population, y compris de certains de ses membres [du parti ], minant au long terme la légitimité et la sécurité du régime."
Depuis 2009, 135 Tibétains se sont immolés par le feu pour protester contre le régime d'occupation de la Chine et sa politique répressive.
D'après le rapport, les censeurs régulent Internet avec fermeté, étouffant dans l’œuf la dissidence. " En comparaison avec ses prédécesseurs, il y a un net changement dans la manière dont Xi Jinping gère les appareils de censure et de sécurité, et globalement cela signifie plus de restrictions mais pas plus de libertés."

Traduction France Tibet,16 janvier 2015 (tibet.fr)


Phayul [Vendredi, 16 Janvier 2015 18:41]
lien original ici
écrit en anglais par Phuntsok Yangchem


téléchargez le rapport de la Freedom House en anglais


17 Janvier 2015

Des électeurs Tibétains détenus et battus au Qinghai pour avoir rejeté les candidats officiels

La démocratie chinoise, que ce soit dans ce cas le gouvernement ou le parti, est fondée sur le critère primordial qui est que les hiérarques au pouvoir devraient avoir le dernier mot à la fois dans le choix des candidats et de celui qui remporte les élections. Des villageois tibétains dans une partie de la province du Qinghai ont été confrontés à cette dure réalité lors d’élections locales en décembre 2014.

La police et la police paramilitaire d’au moins deux comtés de la préfecture de Golog (en chinois : Guoluo) dans la province du Qinghai a sévèrement réprimé des Tibétains qui n’avaient pas voté pour des candidats préférés par les officiels locaux, détenant près de 70 personnes dans l’un des comtés et battant à mort un Tibétain dans l’autre, rapporte Radio Free Asia (Washington) le 7 janvier. Les deux incidents se sont passés en décembre 2014.

Dans le village de Kyangchu, dans le comté de Gade (Gande), les officiels ont menacé et abusé le 15 décembre un rassemblement de villageois après qu’ils aient voté pour un homme nommé Samdrak plutôt que pour l’un des deux autres candidats que les officiels avaient exigé de voir élu. Et quand les villageois ont cherché à porter la question devant les autorités préfectorales, les officiels ont appelé la force de police paramilitaire de la République populaire, et obtenu la détention de 70 d’entre eux.

Quarante personnes ont ensuite été libérées après avoir été obligées de signer un document désavouant l’Association pour le bien du peuple, un groupe populaire respecté auquel appartenait Samdrak. Environ 20 autres ont été libérées dans les 10 à 20 jours suivants, après différentes sortes de détention dans des lieux divers.

On dit que les autorités ont annoncé que trois Tibétains, dont Samdrak, qui étaient toujours détenus, seraient mis en accusation.Les deux autres seraient Tenpa Gyal et Nyatri. Leurs familles se seraient vues interdire de leur amener de la nourriture.

Plus tôt, le 7 décembre, un incident similaire dans la municipalité de Tagthag, dans le comté de Darlag (Dari), où le refus des résidents tibétains de voter pour un candidat nommé Tenkyab trié sur le volet par les autorités a conduit à des heurts, un jeune homme de 22 ans nommé Karmey a été battu à mort et plus d’une douzaine d’autres personnes, dont ceux nommés Tashi, Lokel, Ghangha et Ghangdo, ont été emmenés.

Le corps de Karmey a été rendu à sa famille le lendemain, avec une "compensation" de 10000 yuans (1607 USD) et sous condition qu’il ne soit pas fait publicité de l’incident. Les Tibétains auraient protesté devant les bureaux du gouvernement du comté, exigeant la justice pour Karmey. (tibetan.fr)


17 Janvier 2015

Malgré le réchauffement climatique, la Chine prétend que l’éco-futur du Tibet est positif

La Chine dit que l’écosystème du plateau tibétain va dans la bonne direction malgré le fait qu’au cours des 50 dernières années, sa température a augmenté deux fois plus vite que dans la plupart des autres régions du monde et la prédiction que les glaciers de la région vont fondre de 10 à 30% d’ici 2050. La conclusion ci-dessus est basée sur une évaluation commencée en 2012 et menée conjointement par le gouvernement de la Région Autonome du Tibet et l’Académie des sciences chinoises, rapporte le site officiel chinois CRIENGLISH.com le 6 janvier . Bien que le rapport ne cite pas d’information spécifique pour soutenir sa conclusion positive, il note que l’évaluation s’est basée sur 26 indicateurs comme la température et les précipitations. Il cite également Jiang Bai, directeur du Bureau pour la protection de l’environnement du Tibet, disant que le rapport d’évaluation "nous fournit des lignes directrices scientifiques et rend aussi nos politiques plus scientifiques."

Il a ajouté que des projets qui pourraient avoir un impact négatif sur l’environnement seront interdits et fait remarquer que le gouvernement dépensait plus de 10 milliards de yuans chaque année pour la protection de l’environnement et les chantiers écologiques.

Des critiques maintiennent que les principaux projets d’infrastructure comme le chemin de fer et l’exploitation minière à grande échelle, qui ont de hautes valeurs stratégiques et commerciales, ainsi que la militarisation du plateau tibétain, contribuent de manière significative à la destruction de l’environnement du plateau tibétain. (tibetan.fr)


17 Janvier 2015 

Les medias tibétains expriment leur solidarité avec le journal satyrique Charlie Hebdo

Dharamshala : - Alors que des milliers de journalistes à travers le monde qui se joignent pour rendre hommage aux victimes de la tragique attaque de Paris, une agence de presse en exil basée à Dharamshala en Inde a montré sa solidarité avec ses collègues du magazine satyrique Charlie Hebdo.

Selon les premiers compte-rendus, douze personnes, dont deux policiers français, ont été tués quand des hommes en armes sont entrés mercredi dans les locaux de Charlie Hebdo dans la capitale française et ont ouvert le feu. "Au nom de mes collègues et en mon nom, j’offre ma sincère et profonde solidarité avec les familles et les amis des victimes de cette tragique attaque" dit Yeshe Choesang, éditeur du Tibet Post International.

"Nous sommes profondément choqués et attristés d’apprendre leur perte soudaine et tragique" dit Choesang, qui ajoute "c’est une attaque contre des personnes attachées à la paix dans le monde qui ont défendu la liberté d’expression et la liberté de la presse." " Nos prières vont aux victimes et à leurs proches. Nous sommes solidaires dans la défense de la liberté de parole dans ce moment très difficile pour le peuple de France".

Reporters Sans Frontières, une ONG basée à Paris, a dit être très choquée par l’attaque contre Charlie Hebdo. "Nous pleurons les victimes de l’horrible attque d’aujourd’hui, dont les dessinateurs Charb, Cabu, Tignous et Wolinski, et Bernard Maris" dit le secrétaire général de RSF Christophe Deloire.

"Nos pensées sont pour ces collègues et amis, qui nous ont été enlevés par haine. Il ne peut y avoir pire attaque contre la liberté des medias, et toutes les autres libertés, que de faire irruption dans des locaux de presse et tirer à vue" dit Deloire.

"Nous poursuivrons notre lutte pour la liberté et la tolérance face à cette barbarie. Nous le ferons pour eux et pour tous ceux qui sont tombés pour la défense de valeurs fondamentales comme la liberté d’information" a ajouté ensuite RSF. (tibetan.fr)


10 Janvier 2015

La Chine détient un étudiant tibétain pour un blog militant

La police chinoise a détenu un étudiant tibétain en littérature semble t’il pour son blog sur lequel il a posté entre autres un hommage à Tseypey Kyi, une jeune fille nomade de 19-20 ans décédée le 22 décembre après s’être immolée pour protester contre la domination chinoise dans la localité de Meruma, comté de Ngaba (en chinois, Aba), province du Sichuan. Selon le Centre tibétain pour les droits de l’homme et la démocratie, basé à Dharamshala, dans un rapport daté du 28-29 décembre, Meu Soepa, 21 ans, a été arrêté pendant ses vacances le 27 décembre alors qu’il se rendait en voiture de Meruma à la ville de Ngaba.

Soepa, un résident du village No. 3 de la localité de Meruma dans le comté de Ngaba, est étudiant en seconde année à l’Université du Nord-Ouest pour les Nationalités, à Lanzhou, capitale de la province du Gansu. Le Centre dit que la détention a été menée par un groupe d’officiers du Bureau du maintien de la stabilité et du Bureau de la sécurité publique (PSB, la police régulière) du comté de Ngaba.

Critique véhément des politiques chinoises dans les régions tibétaines, Soepa avait posté un certain nombre d’articles et d’essais sur un blog qu’il gérait. Ces posts comprenaient un essai intitulé "Levez votre poing pour la liberté" et un autre "Chinois, vous laisserez-nous vivre maintenant ? Nous en avons assez de votre oppression !" Un de ces posts les plus récents était un hommage à Tsepey Kyi intitulé ’Pamo’ (martyre). Selon le Centre, la version originale était en chinois.

Avant Lanzhou, Soepa était allé à l’école à Chengdu, la capitale de la province du Sichuan, dans le cadre du programme chinois de sélection des enfants tibétains de moins de 18 ans brillants pour être éduqués dans des écoles de Chine. (www.tibetan.fr)


3 Janvier 2015

Tibet : Les autorités censurent les informations concernant les immolations par le feu

 

Tibet : Les autorités censurent les informations concernant les immolations par le feu

02/01/2015

Kalsang Yeshi, moine tibétain immolé par le feu le 23 décembre 2014.

 

Les différentes tentatives de Pékin pour enrayer le mouvement des immolations des Tibétains n’ayant pas abouti, l’effort des autorités de la Région autonome du Tibet et des régions attenantes se porte désormais sur la censure, afin de ne plus laisser filtrer la moindre nouvelle sur les suicides par le feu.

Malgré les appels du dalai lama aux Tibétains à « ne pas sacrifier leurs précieuses vies », les immolations en protestation à l’occupation du Tibet ont repris de plus belle depuis octobre dernier, défiant la surveillance et la répression exercées par les autorités chinoises qui ont doublé, en vain, les effectifs de sécurité et les mesures de rétorsion envers les fonctionnaires locaux.

Après les menaces, les emprisonnements, les tortures et les appels à la délation, Pékin semble avoir mis en place une nouvelle tactique, non pour empêcher les suicides de se produire, mais pour éviter que l’information soit relayée par la communauté internationale, laquelle reproche à la Chine régulièrement sa « politique répressive au Tibet ».

La dernière immolation connue remonte au 23 décembre dernier, lorsque Kalsang Yeshi, un moine âgé 37 ans, s’est suicidé par le feu devant le poste de police de Dawu (Tawu), dans la préfecture autonome tibétaine de Kardze (Ganzi), province du Sichuan. La victime, qui appartenait au monastère de Tawu Nyatso, était très appréciée dans la région pour avoir mis en place des programmes d’alphabétisation et d’aide aux déshérités. Avant de succomber, le moine tibétain a appelé au « retour du dalai lama » et à « la libération du Tibet », comme l’avaient fait tous ses prédécesseurs.Il devient le 136e Tibétain a avoir eu recours à cette forme extrême de protestation contre Pékin, depuis 2009 (1).

Selon les témoins, la police locale a emmené immédiatement le cadavre de Kalsang au centre de détention de Tawu, malgré les protestations de nombreux Tibétains venus en foule réclamer le corps du moine. Le comté de Tawu et en particulier le monastère de Nyatso sont les cibles d’une intense répression depuis le 6 juillet dernier, date à laquelle des centaines de Tibétains se sont rassemblés dans la région pour célébrer l’anniversaire du dalai lama. Les autorités de Tawu ont depuis l’événement - réprimé de manière sanglante -, mis en place des mesures de rétorsion des Tibétains soupçonnés d'« esprit séparatiste », allant jusqu’à forcer des foyers tibétains à héberger des cadres du Parti chargés de les surveiller .

Mais si certains se montrent surpris que la nouvelle de ce dernier suicide par le feu n'ait commencé à être reprise par les médias de la diaspora tibétaine qu'il y a peu, Tsering Woeser, une célèbre dissidente et écrivain tibétain vivant à Pékin, avance une explication à cette omerta dans le New York Times du 27 décembre dernier. Le 25 décembre, la blogueuse, avertie par ses sources locales, avait posté l’information de l’immolation de Kalsang Yeshi sur sa page Facebook, accompagnée d’une courte vidéo.

Mais le 26 décembre, Facebook signifiait à Tsering Woeser que son article était supprimé parce qu’il « ne répondait pas aux standard de la communauté ». Selon la dissidente, il est évident que la suppression de son post est dû à la censure chinoise, Facebook n’ayant jamais bloqué aucun de ses écrits auparavant, alors qu’elle s’y exprimait très librement, en particulier sur les immolations au Tibet. « Je n’arrivais pas à le croire », confe-t-elle au New York Times . « Je me suis même dit : alors maintenant Facebook est devenu comme un site web chinois ! ».

De son côté, le site officiel du gouvernement en exil, Phayul, confirmait au même moment l’immolation d’une jeune tibétaine de 19 ans, le 22 décembre, soit la veille du suicide de Kalsang. Tsepey Kyi, originaire du village de Meruma dans la préfecture autonome tibétaine de Ngaba de la province du Sichuan, a succombé à ses blessures quelques minutes après avoir mis le feu à ses vêtements aspergés d’essence. Son corps a été emmené immédiatement après l'immolation par la police dans un lieu inconnu. Cette mesure instaurée par Pékin se veut dissuasive "vis-à-vis des populatiosn autochtones", en empêchant  les familles des victimes d’effectuer les rites funéraires indispensables au défunt.

Le 16 décembre, un autre Tibétain du nom de Sangye Khar s’était également transformé volontairement en torche vivante devant le poste de police d'Amchok, ville située dans le district de Sangchu, province du Gansu (Amdo tibétain). L’homme âgé de 33 ans et père de deux enfants, était agriculteur et habitait le village de Chung Nyuthang. Sangye Khar avait choisi le 16 Décembre, date anniversaire de la mort de Djé Tsongkhapa, fondateur de l'école Gelugpa du bouddhisme tibétain [école des « Bonnets jaunes » dont est issue le dalai lama] pour commettre son geste fatal.

« Quand j’ai entendu parler de l’incident, j’ai appelé mes amis et je suis allé voir l’état de Khar, mais les autorités chinoises s’étaient déjà emparées de son corps », rapporte un témoin. « Puis des unités de police et de l’armée sont arrivées dans la région, des restrictions ont été imposées sur les mouvements des personnes et toutes les lignes de communications ont été coupées », précise une autre source locale sous le couvert de l’anonymat.

Selon les ONG de défense des droits de l’homme et les organisations de la diaspora tibétaine, il est plus que probable que plusieurs autres immolations aient eu lieu dernièrement sans que l’information leur soit parvenue, en raison de la censure qui a actuellement cours au Tibet.

Samedi dernier, un autre cas attestant du renforcement de cette censure s’est produit à nouveau dans le district de Ngaba, province du Sichuan. Selon le Tibetan Center for Human Rights and Democracy (TCHRD), le Bureau de sécurité publique a arrêté le 27 décembre Meu Soepa, 21 ans, étudiant à l'Université du Nord-Ouest pour les nationalités à Lanzhou, et blogueur actif sur des questions « sensibles », comme l'auto-immolation des Tibétains. On ignore encore ce qu’il est advenu de lui. Depuis son arrestation, ni sa famille ni ses amis n’ont pu obtenir d’informations sur la raison de sa détention.

Les Tibétains locaux soupçonnent les autorités d’avoir arrêté Meu Soepa pour ses écrits sur les immolations des dernières semaines. Sur l’un de ses blogs intitulé Le Forum de Meu Soepa, il avait écrit il y a quelques jours, un court poème en chinois intitulé « Martyr », en l’honneur de Tsepey Kyi, immolée par le feu le 22 décembre.

Notes

(1) Le décompte des immolations au Tibet a débuté le 27 février 2009, jour où un moine de Kirti, Tapey s’est immolé à Ngaba.

 

 Source: http://eglasie.mepasie.org/asie-du-nord-est/chine/2015-01-02-tibet-les-autorites-censurent-les-informations-concernant-les-immolations-par-le-feu

 

 

 
3 Janvier 2015

Joyeux Noël ! Merry Christmas ! Cramez Tibétains ! Nous, on s'en fout (mediapart.fr)

Un moine tibétain s'est immolé par le feu dans le Sichuan mardi. C'est la seconde auto-immolation cette semaine en manifestation contre le régime de Pékin dans les zones à population tibétaine de la Chine.

Kalsang Yeshe, 38 ans s'est, lui-même mis le feu, aux alentours de 11h20 locale, à l'extérieur du monastère de Tawu Nyitso dans le Kardze. (en chinois, Ganzi) Tawu (Daofu) le comté de la préfecture autonome tibétaine.

"Il s'est auto-immolé pour protester contre la politique chinoise au Tibet et appelé au retour de [chef spirituel en exil] du Dalaï Lama au Tibet ", a déclaré une source, parlant depuis son l'exil et sous condition de l'anonymat et citant des contacts locaux.

Yeshe a organisé " sa protestation devant les locaux du Bureau Chinois de la sécurité publique et de l'équipe de travail stationnés au monastère», a déclaré la source.

La proie des flammes, Kalsang Yeshe s'est effondré sur le sol, et les Tibétains à proximité se sont précipités pour empêcher son corps d'être emmené par la police.  "La police a répliqué et a dispersé la foule en tirant des coups de semonce et s'est finalement emparée du corps carbonisé du moine. «On ne sait pas se il est mort ou vivant." Selon d'autres sources, témoins de la scène," Yeshe est mort sur place ". 

" Yeshe, originaire du village de Thewa dans Kunor, le canton du comté de Tawu, avait étudié de longues et nombreuses années au monastère de Ganden Jangtse, en Inde du Sud, avant de retourner au Tibet, où il a mis en place une campagne contre l'analphabétisme chez les personnes âgées et a enseigné le bouddhisme et la langue tibétaine. Il était un moine très respecté."

L'on imagine les réactions des autorités chinoises des régions en proie à cette protestation continuelle. Renforcement tous azimuts de tout ce qui peut être renforcé. Recrudescence d'envois de renfort, quadrillage et arrestations en série s'ensuivirent pour tenter de, probablement, isoler du reste de la population,  quelque porteurs sains du terrible-et-très-incompréhensible, pour tout Han-qui-pense, du  virus de la protestation par le feu.

La seule chose que les forces de police et d'occupations de ce pays qu'ils ont volé à ces gens qui se mettent le feu pour protester, ne peuvent renforcer, c'est leur emprise sur les courants de conscience qui animent l'esprit de cette population qui endure cet enfer, qui l'endure, au vu et au su du reste du monde, et des responsables politiques de tous les pays de la planète.

 

La valse des feu-follets se poursuit sur tout le pourtour des hauteurs glacées du Toit du Monde et se propage en proportion de la vitesse de destruction du Tibet-ancien, du Tibet des Tibétains, des hommes, femmes, enfants tibétains, des nomades, sédentaires des villages et des villes, des religieux en leurs monastères des villes et des campagnes, des hauts plateaux montagneux et des vallées, des Tibétains du Tibet-occupé, du Tibet volé, du Tibet détruit.  

La lutine féerie sacrificielle se poursuit, de-çi de-là, il en est toujours un ou une  pour rallumer l'inextinguible flamme de la lutte et de la résistance. Bientôt la lueur nimbée d'éternité et d'incandescence incommensurablement subtile du feu des sacrifiés brillera bien plus que mille soleils et ce jour-là, alors, la charrette de la mort qui gagne qui va, jusqu'à présent, cahin-caha, son bonhomme de chemin de malheur, ouvrira tout grands ses bras sans fond et s'y engouffreront  pèle-mêle et dans une grande cacophonie les masses inextricables les unes des autres, masses mêlés, entremêlées, coulées dans la lave métallique de la pire géhenne qui soit et n'ait jamais déferlée.    

Qui s'en émeut ?  L'occident. L'occident s'en émeut.

Mais, sans la persistance sacrificielle des tibétains du Tibet-occupé,  liée et consécutive  aux déplorables conditions d'existence de ce peuple captif d'un pays qui fut le sien et qui lui a été volé, les émotions occidentales aux instinctifs et pavloviens cris d'orfraie, auraient tout de la poussée d'urticaire, quoique subite, parfaitement contrôlable et sans conséquence réelle sur le cours désastreux des choses, puisque sans autre répercutions concrète, qui eût, un tant-soit-peu, pu réellement soutenir ce peuple en voie de lente disparition tout à fait programmée.

Hors les torches humaines aux énergies subtiles, une fois lâchées de par le monde, le visitent, de part en part, et part e d'autre, nous visitent, de part en part, et part et d'autre, et de tréfonds de nous-mêmes en tréfonds de nous-même, finiront par libérer les énergies nécessaires et, cette fois-ci, suffisantes pour enfin mettre le feu aux poudres de la casemate des Hans. 

 Le coup de colère, coup de grisou de Tsering, çi-dessous, en ses nimbes intestines, résonne comme le grondement sourd et lourd, subit, annonciateur de la grande fâcherie à l'oeuvre dans les densités intra-utérines des profondeurs insondables de notre planète en cours de dégradation accélérée et totalement suicidaire, signe avant-coureur de la grande fâcherie tellurique qui couve et nous attend, nous pend au nez et nous menace.

" J'attends patiemment ", écrit Tsering " de voir si des Tibétains résidant dans les pays occidentaux s'auto-immolent. La plupart des militants tibétains résidant en Occident deviennent notoirement célèbres par l'utilisation de la question du Tibet et de S.S.D.L. comme un moyen de réaliser leurs propres ambitions personnelles et de parvenir à la gloire. 

Je veux pas pas paraître sceptique, mais les Tibétains dans l'ouest ne font pas assez pour les Tibétains au Tibet. Ils sont extrêmement détachés. Je comprends le mode de vie confortable, le chant, la danse, les célébrations de Losar et sa propre vie personnelle, cela devient difficile. Mais au moins quelques auto-immolations dans les pays occidentaux avec ses puissants médias gratuits qui résonnent plus fortement dans le monde que dans le Tibet ou en Inde. 

Les Tibétains de l'Ouest ne sont que des claviers-guerriers qui utilisent la question du Tibet comme une excuse exotique à se retrouver dans les fantaisistes universités de l'Ivy League.

Quoi qu'il en soit, désolée pour la négativité,  mais le mouvement Tibet libre dans l'ouest est devenu une horreur hypocrite et je suis genre  malade des Tibétains dans l'ouest glorifiant et romancant ces auto-immolations, comme les Occidentaux ont fait avec la culture tibétaine. 

J'espère seulement que Sa Sainteté " se livre à de sérieuses magies noires derrière des portes closes ( à huis-clos) " parce qu'en regardant l'état actuel de la politique et des militants tibétains... Le Tibet a besoin de toute l'aide des autres royaumes spirituels  ". 

Sa Sainteté avait déjà lors de son voyage sur la côte-ouest américaine abordé le sujet de façon moins virulente que Tsering, du devoir  d'engagement de la communauté tibétaine en exil ainsi que l'exigence de préservation et de transmission  qu'elle devait conservée intacte, de sa langue, de son patrimoine, de sa culture comme du souci permanent qu'elle devait nourrir à l'égard de tous leurs frères et sœurs du Tibet-occupé.

 « Les Tibétains continuent de se mettre le feu en signe de protestation contre la politique et de l'Etat de la Chine au Tibet," Eleanor Byrne-Rosengren, directrice, basée à Londres, de Free Tibet, a déclaré dans un communiqué le lundi. " La crise actuelle au Tibet ne sera pas résolue tant que les dirigeants du monde entier ne feront pas ont pression sur la Chine pour l’amener à reconnaître le désir de liberté des Tibétains au lieu que de le criminaliser "

Le 16 décembre dernier, un homme de 33 ans, Sangye Khar, s'auto-immole par le feu devant un poste de police.

Le 22 décembre, une jeune femme de 19 ans,Tsephe, s'auto-immole par le feu.

Le 23 décembre, un moine tibétain de 32 ans, Kelsang Yeshi, s'auto-immole par le feu.

Tsephe

Tsephe, 19ans, s'est immolée par le feu pour protester contre les mesures répressives du gouvernement chinois dans les zones tibétaines. Les autorités chinoises sont arrivées sur le site de l'auto-immolation en quelques minutes et se sont saisies de son corps.

" Peu de temps après, les policiers sont arrivés et ont pris son corps à l'écart ". " Le nom de son père, 60 ans, est Chidor Rinchen, et le nom de sa mère, 50 ans, est Chenpa, Tsepe était connue pour son " bon caractère et son intégrité personnelle» selon une source, citant ses contacts dans Ngaba, région intégrée au Sichuan chinois.  

 

 "Tsepe vivait avec ses parents. Nomade, elle n'avait pas été à l'école depuis qu'elle était jeune, "  " Peu de temps après sa protestation par le feu, la police a interpellé ses parents et son frère Yime pour interrogatoires, mais on ne sait pas s'ils seront arrêtés", Tsepe avait également cinq autres frères et sœurs.

 Les dernières paroles, prières et volontés des auto-immolés: 

Pour assurer le retour du Dalaï Lama au Tibet:

Recommandations de :

Ne pas se livrer à l'abattage et le commerce des animaux.

Ne pas voler.

Parler tibétain.

Ne pas se battre.

Ayant toutes les souffrances des êtres sensibles sur moi-même,

Ne résistez pas en combattant si je tombe vivante entre les mains des chinois.

Soyez unis.

Étudier la culture tibétaine.

Sur le feu je brûle,

Ne vous inquiétez pas ma famille.

Déclaration de Rikyo, trente-trois ans, nomade, mère de deux enfants. Le 30 mai 2012

D'autres ont laissé des témoignages vidéo, ci-dessous

https://www.youtube.com/watch?v=AfHO5EVbDkA

https://www.youtube.com/watch?v=quENbzldHH8#t=23

Pour les six millions de Tibétains, y compris ceux qui vivent en exil - Je suis reconnaissant à Pawo Thupten Ngodup et tous les autres héros tibétains, qui ont sacrifié leur vie pour le Tibet et pour la réunification du peuple tibétain; je suis dans la quarantième année, jusqu'à maintenant, je ne ai pas eu le courage comme eux. Mais j' ai essayé de faire de mon mieux pour enseigner tous les domaines traditionnels de la connaissance à d'autres, y compris le bouddhisme.

Ceci  est le 21e siècle, et ceci  est l'année où tant de héros tibétains sont morts. Je sacrifie mon corps, à la fois, afin d'être solidaires avec eux dans la chair et le sang, et de chercher la repentance à travers cette plus haute distinction tantrique d'offrir son corps. Ce ne est pas de chercher la gloire personnelle ou la gloire.

Je  donne mon corps comme une offrande de la lumière pour chasser les ténèbres, pour libérer tous les êtres de la souffrance, et les conduire - chacun d'entre eux a été notre mère dans le passé et encore a été dirigée par l'ignorance de commettre des actes immoraux - à Amitabha, le Bouddha de la lumière infinie. Mon offre de la lumière est pour tous les êtres vivants, même si insignifiants que les poux et les lentes, à dissiper leur douleur et pour les guider à l'état d'éveil. ... ..

Je commets cette action ni pour moi ni pour accomplir un désir personnel, ni à gagner un honneur. Je sacrifie mon corps avec la conviction ferme et un cœur pur, tout comme le Bouddha a donné courageusement son corps à une tigresse affamée. Tous les héros tibétains, trop ont sacrifié leur vie avec des principes similaires. Mais en termes pratiques, leurs vies se sont apparemment fini avec une sorte de colère. Par conséquent, pour guider leurs âmes sur la voie de l'illumination, j' offre des prières qui peuvent les conduire tous à Bouddha.

Puissent tous les maîtres spirituels et des lamas au Tibet et en exil vivrent longtemps. Surtout, je prie pour que Sa Sainteté le Dalaï Lama soit  de retour au Tibet et demeure le chef spirituel et temporel du Tibet. ... ..

Lama Soebha, âgé de quarante-deux ans, le premier lama réincarné se immoler. 8 Janvier 2012 

 En cours de " carbonisation ",  de nombreux auto-immolés crient. Les gens qui sont près d'eux peuvent entendre et peuvent enregistrer ce qu'ils disent:

Indépendance pour le Tibet!

Longue vie au Dalaï Lama!

Retour du Dalaï Lama au Tibet!

Toutes les auto-immolés par le feu l'ont fait en public. Tous se sont immolés à l'extérieur, tous se sont immolés dans un lieu public, ou à proximité d'une manifestation publique,  et ont concentré l’irréparable événement qu'ils commettaient en signe de protestation, sur, uniquement, leur propre corps.

En 1998, un jeune Népalais de Pokhara commentait ainsi l'auto-immolation de Thubten Ngodup :  "Il s'est tué, il n'a fait de mal à personne d'autre. Contrairement à un kamikaze, il n'a pas tué quelqu'un d'autre quand il s'est immolé par le feu ".

Les Tibétains considèrent, et le monde entier en a acquis la certitude, et, peu-à-peu, au fil de l'horreur qui gagne, la conscience, ces décès à des sacrifices. Et en rien des suicides. Consécutifs, comme se plurent à le ressasser les chinois sur les ondes et dans les films dont leur propagande éhontément mensongère et coûteuse en abreuvait les téléspectateurs, à quelque dégénérescence congénitalement tibétaine. 

Sacrifices, dans le sens d'une offrande religieuse, Sacrifices dans le sens d'une manifestation politique, et Sacrifices, dans le sens d'un appel à la communauté tibétaine à l'unité. Sacrifices, dans le sens de continuer à défendre la religion, Sacrifice, pour la défense du pays, de la terre, de ses montagnes, de ses fleuves, de sa faune et de sa flore. Sacrifices pour leur pays. Leur pays qu'un autre pays, plus grand et plus fort, leur a volé. 

 Les termes Tibétains utilisés qui reviennent lors des auto-immolations par le feu: 

rang lus mer bsregs   /  self-burning  (lit., burning one’s own body in fire) /  brûlant son propre corps dans le feu 

rang lus mchod ‘bul  /  self-offering /  offrande de soi 

rang lus me mchod   /  self-offering in fire / offrande au feu 

rang lus sbyin bsregs / self-giving and burning /  don de soi enflammé 

L'artiste Tashi Norbu, et son «auto-immolation» 

Oeuvre de l'artiste tibétain Tashi Norbu

Suite de l'article sur: http://blogs.mediapart.fr/edition/tibet/article/241214/joyeux-noel-merry-christmas-cramez-tibetains-nous-sen-fout


3 Janvier 2015

Le Dalai Lama doit se rendre à Surat pour se voir remettre un prix pour la paix

Selon timesofindia.indiatimes.com le 29 décembren le chef spirituel du Tibet en exil, le Dalai Lama, doit se rendre à Surat dans l’Etat indien du Gujarat le 2 janvier 2015 pour recevoir un prix reconnaissant sa contribution à la paix dans le monde. Le prix Santokbaa Manavratna lui sera remis par le gouverneur du Gujarat OP Kohli.

Le prix a été instauré en 2007 par la Fondation SRK, créée par Govind Dholakiya du Shree Ramkrishna Exports.

Le reportage cite Govind Dholakiya : "Nous sommes heureux que le Dalai Lama ait accepté le prix. Il a immensément contribué à la paix dans le monde." Les lauréats précédents comprenaient le Dr Sam Pitroda, le Dr Vergese Kurian, le Dr HL Trivedi, Narayan Desai, Poornima Pakwasa et le Dr MS Swaminathan. Ce sera la première visite du Dalai Lama à Surat, généralement connu pour son industrie de polissage de diamants. (tibetan.fr)

 
 

3 Janvier 2015

Facebook supprime un post sur l’immolation d’un moine tibétain

Un éminent écrivain tibétain dit que Facebook a supprimé son post sur l’immolation d’un moine dans la province du Sichuan, ce qui soulève des inquiétudes sur une censure politique.

Tsering Woeser, qui a écrit plusieurs livres sur le Tibet et qui critique les politiques chinoises dans la région, dit avoir posté un court article sur Kalsang Yeshi, un moine de 37 ans qui s’est immolé devant un poste de police le 23 décembre dans le comté de Dawu, une partie de la Péfecture autonome tibétaine de Kardze dans le nord-ouest du Sichuan.

Le post de Mme Woeser comprenait une vidéo de la mort de Kalsang Yeshi. Vendredi, un message de Facebook disait que le post a été supprimé car il "ne répond pas aux standard de la communauté Facebook", sans autre précision.

Facebook a fourni cette explication dimanche sur le retrait du post : Facebook est depuis longtemps un endroit où les gens partagent des choses et des expériences. Parfois, ces expériences contiennent de la violence et des vidéos. Nous travaillons dur pour équilibrer l’expression et la sécurité.

Cependant, parce que des personnes formulent des objections à propos des vidéos, nous faisons en sorte d’accorder un contrôle supplémentaire de leur contenu. Cela peut être des avertissements sur l’image qui va être visionnée. Nous ne détenons pas les outils pour cela et par conséquent nous devons enlever ce contenu.

Les immolations de Tibétains, qui décrivent généralement l’acte comme une protestation contre les restrictions sur les libertés religieuses et culturelles dans les régions chinoises du Tibet, ont connu un pic en 2011 et 2012. Leur nombre a diminué ces dernières années mais les groupes de droits humains disent que dans les deux dernières semaines, trois personnes sont mortes après s’être mis le feu dans les régions tibétaines de Chine. International Campaign for Tibet, un groupe pour les droits de l’homme, dit que 136 Tibétains se sont immolés depuis le 27 février 2009.

Mme Woeser, qui est basée à Pékin, dit croire que le post peut avoir été supprimé en raison du caractère perturbateur de l’immolation, ou en raison des efforts pour assainir des contenus qui pourraient être critiques envers les autorités chinoises. Elle a rejoint Facebook en 2008 et a posté largement sur les immolations, mais elle dit que c’est la première fois que la société a enlevé son écrit.

"J’ai été vraiment surprise. Je ne pouvais pas en croire mes yeux" a t’elle dit en réaction à l’avis de suppression. "Je pensais ’comment se fait-il que ce soit devenu comme un site web chinois ?’"

Mark Zuckerberg, le directeur exécutif de Facebook, a exprimé un intérêt dans une présence étendue de sa société en Chine, où son site est bloqué. En octobre, il a tenu une session de questions-réponses à l’Université Tsinghua de Pékin en mandarin, langue qu’il a étudié. Et un mois plus tôt, Lu Wei, le haut régulateur d’Internet en Chine, s’est rendu dans les bureaux de Facebook à Menlo Park en Californie, et il a été pris en photo assis en souriant au bureau de M. Zuckerberg, où un livre du président chinois Xi Jinping était bien en vue. (tibetan.fr)

http://sinosphere.blogs.nytimes.com...

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