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31 Juillet 2016

MONT KAILASH ( TIBET) : L’eau de l’Himalaya… mise en bouteille… à proximité du Mont Kailash



Exploitation de l’eau minérale à proximité du Mont Kailash

lundi 25 juillet 2016 par Monique Dorizon , Rédaction

De nouvelles preuves révèlent qu’une société chinoise réalise des profits importants grâce à une bouteille d’eau minérale provenant de l’eau souterraine extraite du Mont Kailash, l’une des plus hautes montagnes du Tibet et site sacré pour quatre religions.

Depuis 2014, l’entreprise d’eau minérale de Darchen, est exploitée par la société chinoise Mt. Kailash Food & Beverage et n’a cessé d’accroître ses activités avec de l’eau extraite principalement dans une zone située à 6 kms au sud du Mont Kailash.

Une enquête menée par « l’Observateur de l’Environnement du Kailash » a constaté que les récents agrandissements de l’usine sont visibles grâce à l’imagerie par satellite de Google Earth [1]. Entre 2005 et 2013 il n’y a pas eu de changements évidents, mais une photo prise en juin 2014 montre des signes d’agrandissements significatifs.

Cela comprend une canalisation d’eau, qui relie l’arrière de l’usine à la montagne pour la récupération de l’eau. Toutes les eaux des bouteilles produites semblent provenir de trois sources souterraines dans la rivière Selung.
D’autre part, une canalisation de drainage à l’arrière de l’usine semble correspondre à l’évacuation des eaux usées dans la rivière locale. La surexploitation de ces prises d’eau menace de causer des dommages importants à l’environnement naturel fragile. Il présente également un risque pour la montagne elle-même, considérée comme un site sacré du bouddhisme, du Bön, de l’hindouisme et du jaïnisme  [
2].

L’impact des développements de l’usine de Darchen a été ressenti par les habitants et les pèlerins tibétains. Darchen est souvent le point de départ pour les pèlerinages dans la région, mais ceux-ci ont été perturbés par la pollution sonore.

En relation avec l’agrandissement de l’usine d’eau de Darchen, une initiative appelée « Partage de l’eau du Tibet avec le monde » a été mise en œuvre en 2014 par le gouvernement régional de la « Région Autonome du Tibet« .
En vertu d’un plan de dix ans annoncé en novembre 2015, l’initiative espère voir l’industrie de l’eau embouteillée au Tibet atteindre 10 millions de tonnes de production en 2025.
Les entreprises sont encouragées à récupérer les ressources en eau du Tibet grâce à des allègements fiscaux importants et des frais d’extraction d’eau plus faibles qu’ailleurs en Chine [
3].

L’organisation « Free Tibet » a récemment lancé une campagne mondiale [4] pour sensibiliser aux dangers de l’industrie de l’eau embouteillée au Tibet, qui est en expansion avec peu de considération pour les conséquences environnementales ou les droits du peuple tibétain. Le groupe affirme qu’il y a actuellement une « ruée vers l’or » sur l’eau du Tibet et que l’industrie a progressé, y incluant les entreprises occidentales, ainsi que chinoises.

Source : The Tibet Post, 19 juillet 2016.

lundi 25 juillet 2016 par Monique Dorizon , Rédaction

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[1] L’usine d’embouteillage de Darchen :https://www.google.fr/maps/place/Mont+Kailash/@30.9779461,81.2874664,915m/data=!3m1!1e3!4m5!3m4!1s0x39a590ca18ebfb6b:0xdece226ef2f187fa!8m2!3d31.0675!4d81.3119444?hl=fr

[2] Dans l’hindouisme, le Mont Kailash est la demeure de Shiva, une des divinités les plus puissantes. Les pèlerins hindous et bouddhistes en font le tour dans le sens des aiguilles d’une montre, les pèlerins jaïns et bôns dans le sens inverse.

[3] Voir l’article « La Chine appelle la mise en bouteilles commerciale des eaux glaciaires du Tibet un « projet de conservation » « , du 31/05/2016.

[4] Voir les articles (en anglais) :
- « 
Protest launches new campaign to save Tibet’s water »
- 
Tibet bottled water brand targeted in new campaign.


31 Juillet 2016

« J’ai quitté le Tibet pour parler au monde concernant Tulku Tenzin Delek et la souffrance de peuple tibétain. Je demande à la chine de révéler les véritables circonstances qui ont causé la mort de Rinpoché, » Nima Lhamo, la nièce de Tenzin Delek Rinpoché a la conférence de presse à Dharamsala aujourd’hui.

དེ་རིང་ཟླ་ ༧ ཚེས་ ༢༨ ཉིན་གྱི་སྔ་དྲོ་ཚོུད་ ༡༡།༠༠ སྟེང་གངས་སྐྱིད་བོད་མིའི་སྒྲིག་འཛུགས་ཕྱི་དྲིལ་ལས་ཁུངས་ཀྱི་ལྷག་པ་ཚེ་རིང་ དྲན་རྟེན་ཚོགས་ཁང་དུ་ཉེ་ཆར་བཙན་བྱོལ་དུ་འབྱོར་བའི་སྤྲུལ་སྐུ་བསྟན་འཛིན་བདེ་ ལེགས་རིན་པོ་ཆེའི་ཚ་མོ་ཉི་མ་ལྷ་མོ་ལགས་ཀྱིས་གསར་འགོད་ལྷན་ཚོགས་ཤིག་སྐོང་ ཚོགས་གནང་ཡོད་པ་རེད། སྐབས་དེར་ཁོང་གིས་ཁོང་མོ་བཙན་བྱོལ་དུ་ཉེན་ཁར་མ་འཛེམས་པར་རིན་པོ་ཆེའི་གནད་ དོན་དང་འབྲེལ་བའི་དྲང་བདེན་གྱི་གནས་ཚུལ་ཕྱིར་བསྒྲགས་བྱ་སླད་ཆེད་ཕེབས་གནང་པ་ ཞིག་ཡིན་པ་འགྲེལ་བརྗོད་དང་འབྲེལ། ལྷག་དོན་རྒྱ་ནག་གཞུང་གིས་རིན་ པོ་ཆེ་མཆོག་དགོངས་པ་རྫོགས་པའི་སྔ་རྗེས་ཀྱི་གནད་དོན་ཆ་ཚང་གསལ་བཤད་བྱེད་དགོས་ པ་མ་ཟད། ཁོང་ལ་མ་ཉེས་ཁ་གཡོགས་བྱས་པའི་ནག་ཉེས་ར་སྤྲོད་མཐིལ་ཕྱིན་བྱེད་དགོས་པའི་དགོས་ འདུན་བཏོན་གནང་སོང།

Nyima, 26, a dit que son oncle, Tenzin Delek Rinpoche, avait dit à sa mère pendant les visites en prison qu'il a été battu à plusieurs reprises et privé de la nourriture. Les geôliers se moquaient de lui en demandant d'utiliser ses pouvoirs spirituels.

Elle est arrivée ce dimanche à Dharmsala en passant par le Népal, après deux semaines sur la route en payant presque dix mille dollars pour le voyage aux passeurs.

C’était une décision très difficile de quitter ma vielle mère (Dolkar Lhamo, la sœur de Tenzin Delek Rinpoché) et ma fille de six ans, elle a ajouté.

(Photo AP / Ashwini Bhatia)


31 Juillet 2016

Au Sichuan, des villageois défilent avec le portrait du Dalaï Lama

jeudi 28 juillet 2016 par Monique Dorizon , Rédaction

Défiant les interdictions et les menaces de punition chinoises, les villageois d’un Comté tibétain de la Province du Sichuan ont porté en procession une grande photo du Dalaï Lama au début d’un pique-nique estival et d’une course de chevaux annuels.

Le 17 juillet 2016, les habitants du village de Powa, Comté de Bathang [1] ont défilé derrière un cortège de voitures portant une image grandeur nature du chef spirituel en exil et suivi par une vingtaine de cavaliers en costume traditionnel.

"Le cortège de voitures décorées de toutes les couleurs portant l’image du Dalaï Lama s’est déplacé au milieu du bruit des cornes et des coups de cymbales jusqu’à un site sacré sur une colline au pied d’une montagne. Là, tous se sont rassemblés avec des foulards de cérémonie (khatags) dans leurs mains pour prier pour sa bénédiction. Le pique-nique annuel d’été du village de Powa, qui se déroule à environ trois heures de voiture du chef-lieu du Comté de Bathang, attire chaque année environ 2 000 personnes provenant de neuf communautés de la région.
La procession avec la photo du Dalaï Lama a commencé il y a quatre ans ; au début l’image était portée sur le dos d’un cheval, puis par un cortège de voitures l’année dernière
", rapporte une source locale.

Les autorités chinoises ont bloqué les connexions téléphoniques et l’Internet avant le festival de cette année.

Source : Radio Free Asia, 22 juillet 2016.


31 Juillet 2016

LARUNG GAR ( TIBET) : Les démolitions se poursuivent, faussement dénommées « constructions et urbanisation »

Plusieurs groupes affirment que la moitié des 10 000 moines et nonnes du monastère de Larung Gar ont été chassés et de nombreux immeubles résidentiels démolis.

Des représentants chinois prétendent plutôt que le monastère — qui se trouve dans la province du Sichuan, dans l’ouest du pays — est en voie d’être rénové.

Le directeur du Centre tibétain pour les droits de la personne et la démocratie de Dharamsala, en Inde, Tsering Tsomo, affirme que le directeur du monastère, l’abbé Tsultrim Lodroe, a lancé un appel au calme à ses fidèles et qu’il évite les médias pour ne pas attiser les tensions avec les autorités.

M. Tsomo a dit que les dirigeants du monastère préfèrent en accepter une démolition partielle pour en assurer la survie à long terme.

Les groupes tibétains croient que Pékin cherche simplement à mieux contrôler l’activité religieuse dans la région.

Suite de l'article sur tibet.fr

Destruction is shown at Larung Gar in Sichuan in an undated photo.
Photo sent by an RFA listener

The demolition of large sections of a Tibetan Buddhist study center in southwestern China’s Sichuan province has continued almost without a break since work began more than a week ago, with Chinese work crews leveling from 100 to 250 structures a day, according to sources in the region.

Monastic leaders at the Larung Gar Buddhist Academy in Serthar (in Chinese, Seda) county have urged the institute’s monks and nuns not to protest or resist the destruction of their homes, and the work is proceeding so far without interference, sources say.

“In the past six days, an estimated 600 dwellings have been torn down, with no sign that this will stop any time soon,” one source told RFA’s Tibetan Service.

“Nuns whose living quarters have been destroyed are now staying temporarily with other residents of the institute who have not yet been affected,” RFA’s source said, speaking on condition of anonymity.

“This means that some dwellings are now holding as many as 15 people each,” he said.

Many thousands of Tibetans and Han Chinese study at the sprawling Larung Gar complex, which was founded in 1980 by the late religious teacher Khenpo Jigme Phuntsok and is one of the world’s largest and most important centers for the study of Tibetan Buddhism.

The order now to reduce the number of Larung Gar’s residents by about half to a maximum level of 5,000 is not a county plan “but comes from higher authorities,” with China’s president Xi Jinping taking a personal interest in the matter, sources told RFA in earlier reports.

Security forces deployed

Chinese authorities are now stationing armed security forces at the work site and are warning that attempts at protest or resistance will be punished by arrests and incarceration, RFA’s source said, adding that armed police have also been deployed to nearby areas.

“Orders have been given to keep 500 troops ready in Draggo (Luhuo) county, in Tawu (Daofu) county, and in Kardze (Ganzi) county to suppress any protests or resistance, so everyone has been advised to keep a low profile,” he said.

“The Chinese have planned to demolish around 2,000 dwellings this year alone, and more are expected to be wrecked next year,” he said.

Rights groups have slammed the government-ordered destruction at Larung Gar, with New York-based Human Rights Watch (HRW) saying that Beijing should allow the Tibetan people to decide for themselves how best to practice their religion.

“If authorities somehow believe that the Larung Gar facilities are overcrowded, the answer is simple,” HRW China director Sophie Richardson said in a statement in June.

“Allow Tibetans and other Buddhists to build more monasteries.”

Reported by Kunsang Tenzin for RFA’s Tibetan Service. Translated by Dorjee Damdul. Written in English by Richard Finney.

http://www.rfa.org/english/news/tibet/demolition-07292016161347.html?searchterm:utf8:ustring=tibet

 


25 Juillet 2016

MERSCH / LUXEMBOURG : « Mini Tashi » parmi les grandes … au Mondial Luxembourg Balloon Trophy




Suite de l'article sur tibet.fr

23 Juillet 2016

La démolition a commencé au centre bouddhiste de Larung Gar, Sichuan

jeudi 21 juillet 2016 par Monique Dorizon , Rédaction

Les autorités chinoises ont commencé mercredi 20 juillet 2016 la démolition du plus grand centre bouddhiste du Tibet, l’Académie bouddhiste Larung Gar situé dans le Comté de Serthar [1].

Le centre d’étude du bouddhisme tibétain a été soumis à plusieurs reprises à une réduction forcée de son importance au cours de la décennie. Le dernier épisode en date a pour objectif de réduire la population du centre à 5 000 personnes d’ici 2017, ainsi que la démolition des habitations pour construire des routes, disent les sources [2].

Tsering Woeser, écrivaine tibétaine basée à Pékin, a partagé des photos de la démolition qui a commencé le 20 juillet vers 20 heures (heure locale) laissant des décombres et des spectateurs impuissants. Les autorités avaient bloqué la voie avec des panneaux qui disaient : "Travaux de démolition en cours, aucune intrusion" [3].

"Ce sont en effet de tristes et malheureuses nouvelles. C’est également un fait que, depuis que Xi Jinping est devenu Président de la Chine, il y a eu une détérioration notable de la liberté religieuse au Tibet", a déclaré Acharya Yeshi Phuntsok, vice-président du Parlement tibétain en exil.
Il a également ajouté que, d’une part, la Chine impose des restrictions sur le développement monastique mais d’autre part, elle proclame la liberté religieuse au Tibet.

Khenpo Tsultrim Lodroe et Khenpo Rigdar, personnalités religieuses du centre de Larung Gar avaient exhorté leurs élèves à "rester calme", "poursuivre leurs études" et "éviter de prendre part à des manifestations".

Selon des sources, la démolition et la réduction de la population monastique seraient suivies d’une nouvelle réduction du nombre de moines et de nonnes autorisés à vivre au centre.
En 2015, plus de 600 membres du centre ont reçu l’ordre de partir, tandis que près de 400 membres âgés de plus de 60 ans avaient également été invités à quitter les lieux.

Le processus graduel de réduction de l’importance d’un institut fondé par feu Khenpo Jigme Phuntsok qui avait atteint dans le passé jusqu’à 10 000 étudiants environ, y compris des Chinois hans, à sa moitié, pourrait être une mesure préventive depuis que Pékin considère le centre comme étant une plaque tournante pour ceux qui diffusent des informations aux "forces séparatistes en exil".

L’année 2001 a vu le démantèlement de l’Institut. Plus de 8 000 étudiants avaient été expulsés de force de l’Institut et environ 2 000 logements de moines et nonnes avaient été démolis cette année-là.

Source : Phayul, 21 juillet 2016.

NB Vous pouvez signer la pétition contre la démolition de Larung Gar, adressée aux Nations Unies.


23 Juillet 2016

NANGCHEN ( TIBET) : Libération de l’Abbé du Monastère de Jhapa, dans le Kham après deux ans de geôle chinoise …

http://www.tibet.fr/wp-content/uploads/2016/07/Abb%C3%A9.jpe

Ce 16 juillet 2016, un grand Maître bouddhiste tibétain renommé et abbé de Monastère Jhapa dans le Kham – région de Nangchen – , arrêté il y a deux ans, vient d’ être libéré.

Il fut condamné à un emprisonnement de deux années et demie par une Cour de justice chinoise de Chamdo, en octobre 2014. Il avait été arrêté le 6 décembre 2013 dans Chengdu où il  s’ était rendu dans le but d’ acheter une nouvelle statue pour son monastère.

Suite à l’arrestation de l’abbé, des centaines de moines et de laïcs de Nangchen  avaient défilé,  brandissant affiches et bannières exigeant  la sortie de l’ Abbé.  » Regardez, s’ il vous plaît, l’angoisse des étudiants séparés de leur professeur, » pouvait-on lire sur une bannière portée par les moines.

Les autorités chinoises retenaient ensuite, le 21 décembre 2013, seize Tibétains incluant des moines, impliqués dans la protestation du 18 décembre exigeant de la sortie de l’ AbbéTous avaient été embarqués au Centre pénitencier  du Comté de Yushu.

Les ONG tibétaines et Amnesty International ont initié des campagnes pour la sortie des  17 Tibétains incluant Khenpo Kartse. Le chien de garde des Droits de l’Homme  avait aussi fait appel à la Communauté internationale pour écrire au Directeur du Bureau de laSécurité publique de la Région Autonome du Tibet – TAR – afin de réclamer la  libération de  Khenpo Kartse et des Tibétains.

Traduction France Tibet


23 Juillet 2016

Pékin se réjouit d’un « consensus » sur le développement du Tibet, une ONG critique

Une ONG a fustigé mardi des organisations et personnalités étrangères ayant participé à un forum organisé par le gouvernement chinois au Tibet, et à l’issue duquel Pékin s’est félicité du soutien « international » pour un « consensus » sur le développement de la région himalayenne.

Selon les articles enthousiastes de la presse d’Etat, « quelque 130 invités venant de plus de 30 pays et régions » se sont mis d’accord lors de cette conférence de deux jours à Lhassa, la capitale régionale, sur le fait que « le Tibet aurait un avenir radieux ».Le document final issu du forum rappelle la vision traditionnelle du Parti communiste chinois (PCC), selon laquelle priorité doit être donnée au développement économique du Tibet, a rapporté l’agence officielle Chine nouvelle. C’est encore « le meilleur moyen de pousser vers l’avenir la culture traditionnelle tibétaine », poursuit le texte de ce « consensus de Lhassa ».

Pour International Campaign for Tibet, une ONG basée aux Etats-Unis, ce forum n’était qu’une tentative de « blanchir » la répression politique que subissent les Tibétains et les dommages environnementaux infligés à la région. « La Chine construit de multiples barrages sur les rivières du plateau, ravage les paysages avec une exploitation minière à grande échelle, et intensifie l’urbanisation » forcée, selon L’ONG.

« Il est stupéfiant que des personnes étrangères représentant des institutions respectables appuient la propagande de Pékin, alors que des centaines de prisonniers politiques tibétains restent derrière les barreaux », a ajouté Matteo Mecacci, président de l’ONG.

La liste complète des participants internationaux au forum n’était pas disponible. Selon Chine nouvelle, un représentant de la prestigieuse Asia Society y assistait, aux côtés de chercheurs d’Italie et d’Afrique du Sud et de journalistes indiens, russes et thaïlandais. Les principaux médias occidentaux n’avaient pas été conviés.

Le document du « consensus » ne faisait nulle mention du dalaï lama, chef spirituel du bouddhisme tibétain en exil réclamant davantage d’autonomie pour la région, et bête noire de Pékin qui l’accuse de mener des activités « séparatistes ».

De nombreux Tibétains dénoncent la répression de leur religion et de leur culture, estimant par ailleurs que l’essor économique profite surtout aux entreprises chinoises et endommage l’environnement.
Plus de 140 Tibétains se sont immolés par le feu depuis 2009 pour protester contre la domination chinoise.
Difficile pour les médias occidentaux de s’assurer de la situation sur place: les journalistes étrangers et ONG se voient habituellement refuser les permis pour s’y rendre.


16 Juillet 2016

MATTHIEU RICARD se voit remettre la Légion d’Honneur, ce 14 juillet 2016



Dans la promotion du 14 juillet  2016  nous notons, avec une grande satisfaction, le nom du moine bouddhiste : Matthieu Ricard.

Enfin sont reconnus un véritable engagement humanitaire sans limites depuis presque un demi siècle et une oeuvre de Paix …

Cette distinction remonte quelque peu le moral de bien de nos amis engagés dans le respect et la défense des droits de l’homme gravement affectés par une décoration remise en grande discrétion – geste honteux sans doute ! – précédemment à un prince saoudien qui méritait, lui,  de rester dans l’ombre …

 Rappel dans la presse du 6 mars 2016: Cette décoration n’avait  pas manqué de susciter de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux alors que, depuis le début de l’année, le régime saoudien a procédé à 70 exécutions, la dernière ayant eu lieu ce dimanche avec la décapitation d’un Saoudien condamné à mort pour meurtre.
En savoir plus sur
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/03/06/la-france-decore-le-prince-heritier-d-arabie-saoudite-de-la-legion-d-honneur_4877454_3218.html#MtLIY3hmIHjSLJVQ.99 


16 Juillet 2016

« Il nous faut un système qui permette de garder le peuple tibétain uni » déclare le Karmapa.

 » Sa Sainteté le XVII Gyalwang Karmapa, Orgyen Trinlé Dordjé, a accordé une entrevue au Times of India (Delhi).
‘’Il nous faut un système qui permette de garder le peuple tibétain uni.’’

Orgyen Trinlé Dordjé, le XVIIe Karmapa, semble prêt, prêt et appelé, à jouer un plus grand rôle dans les affaires tibétaines. La chose fut évoquée à plusieurs reprises.

« Le Dalaï-lama a travaillé sans relâche pour la cause tibétaine… Il fut un temps où les Tibétains n’étaient pas aussi unis… Le dalaï-lama a uni tout le monde en des temps très difficiles » déclare Ogyen Trinley Dorje

On aura pu également parfois noter, ici et là, relever, à diverses reprises, et discerner, le temps à peine d’une hésitation, chez ce jeune grand-maître, moine de très haut rang qui avait fui  – et la chose, inimaginable pour les Chinois, avait fait, en Occident et un peu partout, grand-bruit –  filé à la barbe et au nez des forces d’occupation et de surveillance qui s’emploient à détruire consciencieusement, avec grande méthode et force d’application, le Tibet, ou exprimé en les termes d’une dialectique surannée des responsables du P.P.C., « qui œuvrent à sa généreuse mise en valeur, pour le bien-être et le bonheur nouveau de sa population », et ce depuis plus de 60 ans.

Orgyen Trinlé Dordjé, qui mesure l’immensité de la tâche qui est la sienne, la tâche de devoir assurer la direction et la pérennité de l’école prestigieuse, l’une des quatre principales du Bouddhisme Tantrique Tibétain qui, depuis et tout au long de ces dernières décennies, tragiques, abominablement destructrices pour le Tibet intérieur, l’intra-muros, le frei-tibetan Tibet, le Tibet carcéral sous la folle férule han, plus grande prison à ciel ouvert, et la plus haute aussi, de ce monde, qui en compte quand même pas mal des tôles en tout genre, et des « pas piquées des hannetons » question maltraitance  –  sans évoquer les mouroirs oubliés dans leurs espaces inter-sidéraux libres de toute présence du moindre organe de  presse, ou ces océans, immenses baignoires-cimetières pour des cargaisons majoritairement de populations de Noirs qui ne doivent pas savoir nager et qui s’ingénient à les vouloir franchir.

Bouddhisme tantrique tibétain qui a essaimé sur toute la surface de la planète et auprès des populations de tous les pays qui la peuplent toujours plus densément, auxquelles quatre-écoles principales, nous n’oublierons pas d’adjoindre à ce nombre celle des Bons, une tradition spirituelle proche du chamanisme ancien plutôt qu’une école à proprement parler, la plus ancienne tradition spirituelle du Tibet, tradition inouïe qui a fait école, source indigène de la culture tibétaine – sa flamme, née de la rencontre de la conscience et de l’espace, de la conscience des qualités de la terre et de l’eau qui nourrissent l’être intérieur qui sommeille en chacun de nous, cet autre rimbaldien en nous dont le poète avait sûrement flairé quelque chose de la présence –  et qui a façonné, avec le rôle primordial qu’elle a joué dans la formation d’une population qui, au cours des siècles, à l’abri du temps et de ses mauvais tours, protégés par ses remparts si longtemps, infranchissables, s’en est imprégnée, tradition qui a façonné, rien de moins et pour des temps sans fin, l’identité unique du Tibet, l’identité fondamentalement unique, de par le monde, du Tibet. Et de la population du Tibet occupé, les Tibétains.
De ses habitants, dont il a, en quelque sorte, comme tous les grands maîtres qui s’en préoccupent fort, la charge, comme celle de veiller à la diffusion du Dharma,  à la protection de la Sangha.  On avait donc pu, au regard de ce qui est évoqué précédemment, constaté les quelques très profondes et silencieuses inquiétudes que nourrissait le jeune successeur du grand XVI ème Karmapa, à l’idée de possiblement devoir assumer des responsabilités croissantes dans les affaires tibétaines.

Orgyen Trinlé Dordjé,  a parlé, s’est entretenu, avec Rajeev Deshpande, du futur du mouvement tibétain et de ses attentes envers l’Inde, un peu plus tôt cette semaine, à l’occasion du 81ème anniversaire de Sa Sainteté le Dalai-Lama.
Quelles sont vos pensées alors qu’on célèbre le 81 ème anniversaire du Dalaï-lama ? Que signifie cet événement pour vous et pour le peuple tibétain ?
– Durant la 2ème moitié du siècle dernier, le Dalaï-lama a travaillé sans relâche pour la cause tibétaine, afin de préserver et promouvoir la culture tibétaine. Il a aussi œuvré pour la Paix dans le monde. Pour ces raisons, son anniversaire n’est pas celui d’un simple individu, mais celui d’une personne ayant apporté une grande contribution à la Paix mondiale. De plus, dans le passé, les Tibétains n’étaient pas aussi unis que maintenant. Le Dalaï-lama a œuvré dans ce sens, a réuni tout le monde, et ce à une époque vraiment très difficile.
– Le Dalai-Lama a 81 ans. Il y aura une situation post-Dalai-Lama. Comment voyez-vous cela, en tenant compte de l’influence énorme qu’il a eue ?

– Ce sera difficile… Il n’y aura personne d’autre comme le Dalai-Lama. En même temps, le peuple tibétain doit partager son système ou organisation afin que celui-ci ne dépende pas d’une seule et même personne. Donc, Sa Sainteté a insisté pour que tous les Tibétains soient vraiment représentés. Nous avons besoin d’un système qui puisse les garder unis.
– Dans ce contexte, quel sera votre rôle ?  Comment pouvez-vous garder différentes traditions unies ?

– Je suis la réincarnation du Karmapa. Cette lignée est la plus haute et la plus ancienne au Tibet. Cependant, il n’est pas nécessaire que j’aie un rôle particulier. La seule tradition de la réincarnation du Karmapa peut m’aider à contribuer à préserver notre culture. Je dois être plus ouvert et innovateur. Je ne dois pas être régionaliste.

Ma façon de voir les choses sera importante en termes de nouvelle approche par rapport aux questions tibétaines. Il y a des allégations selon lesquelles l’école Karma Kagyu aurait essayé de conquérir des monastères appartenant à d’autres écoles. Des allégations sont apparues sur la conversion de monastères aux croyances Karma Kagyu, dans les médias sociaux.

J’ai tenté de vérifier ces accusations.

Cependant, étant donné que cela se passe au Tibet, il n’est pas très facile d’investiguer. Il s’avère que certains des monastères en question tombaient en désuétude. Les Karma Kagyu sont allés s’en occuper. Mais si les autres traditions veulent les prendre sous leur aile, les Karma Kagyu en seront ravis. Nous n’avons aucune intention de prendre ou de convertir des monastères.
– Quelles nouvelles recevez-vous sur ce qui se passe au Tibet ?
– Les nouvelles sont les suivantes : depuis 2008, l’année où s’est produit un soulèvement, il y a eu de nombreuses immolations. Ceci est dû à la frustration ressentie par la population. L’annexion de certaines parties du Tibet par des provinces chinoises, telles le Sichuan et le Yunan, ont rendu les gens malheureux.

Le refus des droits religieux et culturels, la discrimination envers les Tibétains est un enjeu brûlant. L’exploitation effrontée et incessante des ressources naturelles du Tibet a affecté la vie des gens.

– Pensez-vous que votre voyage religieux et spirituel a suffisamment progressé pour que vous puissiez jouer votre rôle de Karmapa ?

– La raison pour laquelle je suis venu en Inde est que c’est un pays libre et démocratique. J’y vis depuis 17 ans. Le Gouvernement indien nous a accordé l’asile. Cependant, ces 17 années ont été extrêmement difficiles.

Il y a eu des soupçons et des restrictions.

J’ai dit clairement que j’étais venu pour étudier…, mais que si ma présence s’avérait causer un problème, et bien qu’il ne soit pas dans mon intention de partir ailleurs, hé bien … je pourrais … néanmoins partir.
– Le gouvernement indien vous accorde-t-il le respect auquel vous vous attendez ?

– Certains services sont positifs, d’autres négatifs….. certaines négativités sont plus fortes. Toutefois, je commence à voir un changement positif. J’ai de grands espoirs. Parfois, j’ai senti mon espoir s’évanouir, mais je dirais que les choses semblent s’améliorer, qu’elles s’améliorent.
– Le monastère de Rumtek, au Sikkim, a une grande importance pour vous, mais vous ne pouvez vous y rendre à cause d’un conflit.

– Le Sikkim fait partie de l’Inde. Il en fait partie intégrante. Rumtek est le siège de mon prédécesseur. Malheureusement, je n’ai pu m’y rendre. Cependant, je comprends qu’il y a un litige juridique. La raison pour laquelle je ne peux pas aller au Sikkim en dépit de nombreuses demandes : « Je ne veux pas entrer dans des histoires de politique partisane. « 

9 Juillet 2016, The Times of India (Delhi)

Nadine Wangmo Enquebecq pour la traduction de l’entretien.


16 Juillet 2016

PRAGUE : Condamnation d’un manifestant chinois qui avait arraché un drapeau tibétain lors de la dernière visite du Président Xi…

Un tribunal de Prague a condamné Dong Jiang Qing,  ressortissant chinois, à une amende de 15.000 couronnes ( 550€) ou deux mois de prison pour avoir arraché, des mains d’un manifestant tchèque et pro-tibétain, un drapeau national tibétain, lors de la visite d’Etat du Président chinois Xi Jingping dans la capitale de République tchèque.

L’incident a éclaté le 28 mars quand un ressortissant tchèque, Jakub Seda, qui cherchait à agiter le drapeau tibétain devant le cortège de Xi Jingping a été confronté à une foule de manifestants chinois qui ont tenté de l’en empêcher.

Dong qui avait été initialement condamné à 5 ans d’expulsion du pays pourrait voir le verdict changer encore une fois, puisqu’il compte faire appel devant le procureur d’Etat.

Jakub Seda a raconté l’altercation durant laquelle il s’est vu subtiliser son drapeau tibétain :

  » Ils m’ont entouré et sifflaient dans mes oreilles avec de petits vuvuzelas. J’ai essayé de partir mais le groupe m’a poursuivi. A l’arrivée du cortège, ils sont devenus plus agressifs. Ils se disaient probablement que leur Président serait dérangé par la vue de manifestations anti-chinoises « 

Dong, un cuisinier qui ne parle pas tchèque, a déclaré avec l’aide d’un interprète, que le drapeau tibétain était un symbole de division en  Chine, où il est interdit.

 » Je considérais sa présence à cet endroit inappropriée. A un moment ou les peuple tchèque et chinois se rapprochent, il ne devrait pas y avoir de symbole de discorde, » ajoutait-il.

Les deux jours de visite de M. Xi ont été ponctués par une série de protestations qui réunissaient les  Tibétains et leurs partisans, actions incluant le remplacement des drapeaux chinois par le drapeau tibétain et le barbouillage de drapeaux chinois le long de la route menant de l’aéroport au centre-ville de Prague.


16 Juillet 2016

Tsering, moine tibétain de Kirti, libéré après 5 ans en prison.

28 juin 2016 – Les autorités de la province du Sichuan, au sud-ouest de la Chine, ont libéré un ancien moine tibétain qui avait écopé en 2011 d’une peine de 5 ans de prison pour avoir pris part à des manifestations contestant le gouvernement de Beijing, nous apprennent des sources de la région et en exil.

Tsering, un ancien moine du monastère de Kirti également connu sous le nom de Tsering Yoyoling, a été libéré le 24 juin dernier, de la prison de Deyang au Sichuan puis escorté jusqu’à son domicile à Ngaba (ch. Aba), sans qu’aucune information n’ ait été donnée à sa famille sur son imminente libération,  rapportait, au service tibétain de la RFA, un Tibétain de la région.

« Dès que sa famille et ses amis ont su qu’il avait été libéré, de nombreux soutiens se sont manifestés, lui rendant visite chez lui pour lui souhaiter la bienvenue, »  témoignait une source anonyme auprès de RFA.

« Jusqu’à présent, il n’y a eu aucune restriction concernant la visite de parents ou d’amis chez lui » ajoute la même source anonyme.

Tsering a participé à des manifestations à l’extérieur de Ngaba pendant un soulèvement régional en 2008, et même si les autorités l’ont recherché pendant 3 ans pour le mettre en prison, il avait réussi à échapper à la détention, précise la source à RFA.

« Il a mené la vie de fugitif pendant 3 ans et il a énormément souffert ».

Capturé finalement le 20 juin 2011, Tsering a rapidement écopé d’une peine de 5 ans pour son rôle dans les manifestations et envoyé à la prison de Deyang.

« Tsering était un moine au monastère de Kirti à Ngaba, plus tard il est devenu laïc, » ajoute la source. « Il était très dévoué et fidèle au Dalaï Lama ».

« Le nom de son père est Lorik ».

Contre la loi chinoise

Un Tibétain vivant en France a également confirmé la libération de Tsering auprès de RFA.

« Tsering était impliqué dans les manifestations de 2008 à Ngaba et a été arrêté le 20 juin 2011 dans un hôtel de la ville de Ngaba, » a rapporté Sonam, citant des contacts de la région de Ngaba.

« Il avait été condamné à une peine de 5 ans de prison qui vient de prendre fin en juin et il a été libéré ce 24 juin. »

Le monastère de Kirti a été la scène de plusieurs immolations et d’autres manifestations de moines tibétains, anciens moines et nonnes opposés au régime chinois.

Des manifestations sporadiques dénonçant le régime de Pékin ont continué de se produire dans les régions chinoises peuplées de Tibétains, depuis que des protestations généralisées ont balayé la région en 2008.

145 Tibétains vivant en Chine se sont immolés depuis la vague d’ardente protestation qui a débuté en 2009. La plupart des demandes concerne la liberté du Tibet et le retour du Dalaï Lama, de l’ Inde où il vit en exil depuis sa fuite du Tibet en 1959, suite à un soulèvement national.


16 Juillet 2016

HONG KONG : «La situation au Tibet et le futur de Hong Kong» thème de la Convention internationale sur le Tibet à Hong Kong

Une conférence ayant pour thème « La situation au Tibet et le futur de Hong Kong », regroupant des professeurs et des étudiants issus de Taiwan et Hong Kong s’est récemment tenue à Hong Kong. Organisée le 19 juin et subventionnée par la Fondation Religieuse Tibétaine de Sa Sainteté le Dalaï Lama, le 2047 Hong Kong Monitor et le Nouvel Institut pour la Démocratie, cette convention, une première, a été organisée pour susciter soutien et coopération, et elle peut être comparée à celle qui a eu lieu en avril 2016 à Taipei sur le thème « Trouver un terrain commun – Conférence Internationale de l’Amitié Sino-Tibétaine et des associations affiliées ».

Le Bureau du Tibet à Taiwan a mentionné dans un compte-rendu que la conférence « a permis de se faire une idée précise sur la réalité de la situation au Tibet et sur la manière dont les politiques chinoises se sont démarquées par rapport à l’Accord en 17 Points, qui constituait le fondement du principe « un pays, deux systèmes ».

Quelques 40 professeurs et étudiants de Hong Kong et Taiwan, des Tibétains et des organisations activistes tibétaines, ainsi que des ONG issues de la communauté hong kongaise, les consulats basés à Hong Kong tout autant que les medias étaient conviés à la conférence.

Les orateurs principaux incluaient John Clancy du Groupe des Avocats en Charge de la Défense des Droits de l’Homme en Chine, Tenzin Namdak pour la Société de Promotion Sociale des Tibétains de Taiwan, Hui-chuan Lu, rédacteur en chef du Sky Above Tibet, et le membre de l’exécutif de Taiwan, Chen Kai-Jung. Des questions telles que les droits de l’homme, la démocratisation, les chefs de file politiques du moment, les politiques répressives exercées par la Chine, la protection de l’environnement, la religion et la culture, furent autant de sujets abordés lors de cette manifestation.

Dans un message vidéo, le parlementaire et musicien taiwanais Freddy Lim a déclaré : « Je connais l’histoire du Tibet et celle du Dalaï Lama, et suis devenu un défenseur du Tibet, au travers de la musique, dès le lycée puis à l’université. Il y a tant de groupes de rock de par le monde qui promeuvent un Tibet libre. Plus récemment, j’ai aussi été inspiré par le mouvement pro-démocratique à Hong Kong, un mouvement animé grâce au courage des jeunes hong kongais. Et j’espère que le nouveau gouvernement de Taiwan tout autant que son nouveau Parlement, apporteront de plus en plus de soutien aux peuples opprimés ».

Traduction France Tibet

Texte  : Dharamsala, 21 juin


16 Juillet 2016

Un Tibétain tué par la police chinoise et une jeune nonne tibétaine présumée mort à Kardze

Un Tibétain, vivant dans la province du Sichuan au sud-ouest de la Chine, a été battu à mort par la police le mois dernier, et des craintes persistent au sujet de  la vie d’une nonne qui serait également morte en détention ; elle est signalée disparue depuis huit ans, après avoir pris part à des manifestations contestant la domination chinoise, selon les sources tibétaines.

Yudruk Nyima, âgé d’environ 40 ans, résident de Dzakhok canton de Kardze -en chinois, Ganzi – à Dege dans le Comté de la préfecture autonome tibétaine, a été arrêté par la police après son retour d’un voyage pour recueillir des cordyceps, un précieux champignon utilisé en médecine tibétaine ; informations fournies par un Tibétain résidant en Inde qui a répondu au service tibétain de RFA.

« Il a été arrêté sur des soupçons de possession d’une arme à feu à son domicile à Dzakhok, » selon la source RFA, parlant sous condition d’anonymat et citant des contacts à Dege d’où il est natif.

Après avoir été arrêté dans un village voisin, Nyima a été sévèrement battu par la police qui a ensuite essayé de le déplacer vers le siège du comté Edge, a indiqué la source.

« Cependant, il est mort sur le chemin tout en  étant maintenu en garde à vue, ».

La nouvelle de la mort de Nyima a mis du temps à nous parvenir en raison de la répression imposée sur les moyens de communication par les autorités chinoises dans la région.

Ses parents ont rejeté les allégations selon lesquelles Nyima aurait possédé une arme à feu et ont déposé une plainte auprès des autorités locales pour éclaircir les raisons de sa mort, ajoutant que le cas « est devenu une cause de tensions dans la région. »

Perdre espoir

Les membres de la famille d’une jeune nonne tibétaine, détenue en 2008, ont quant à eux perdu espoir qu’elle puisse être encore en vien’ayant jamais reçu aucune information à son sujet, depuis qu’elle avait  été placée en détention, selon les dernières déclarations d’ un groupe de défense des droits des Tibétains basé en Inde.

 » Yeshe Lhakdron, une religieuse de 25 ans de Drakkar, du Comté de Kardze préfecture, avait été arrêtée en même temps de deux autres compagnes, il y a de cela huit ans, après que le groupe ait lancé  publiquement un appel pour la liberté du Tibet, allant ainsi à l’encontre  des réglèments  de Pékin » déclarait, ce jeudi 7 juillet 2016, le Centre tibétain pour les Droits de l’Homme et la Démocratie (TCHRD .

« A la suite de leur interrogatoire en garde à vue au cours duquel elles aveint été  été soumises à des coups et àla torture, les religieuses avaient été envoyées dans un hôpital gouvernemental du Comté de  Kardze», selon le TCHRD, ajoutant que les membres des familles ne sont pas autorisés à rendre visite aux religieuses pendant leur traitement dans un l’hôpital.

Les infirmières de l’hôpital ont déclaré que l’une des religieuses était morte, et l’ une des deux autres nommée Sangye Lhamo avait finalement été libérée après avoir purgé deux ans en prison,  toujours selon  TCHRD.

« Mais [Yeshe] Lhadron n’est jamais rentrée chez elle selon l’ ONG.

Faute de preuves solides au sujet de la mort de Lhakdron, les membres de la famille « ont encore du mal » pour arriver à tirer une conclusion au sujet de son destin, mais ont cependant conduit des rites funéraires pour elle dans divers monastères, ajoute le TCHRD.

Contrôles gouvernementaux

Les Tibétains vivant dans la préfecture de Kardze sont connus pour leur fort sentiment d’identité nationale tibétaine et le montrent fréquemment lors de manifestations isolées ou en groupes.

Monastères et couvents dans le Comté Kardzefonctionnent maintenant sous contrôle gouvernemental strict et ont été menacés de fermeture si les moines et nonnes qui y vivent se permettaient de se livrer à des activités politiques, y compris la promotion non autorisée de l’étude de la langue tibétaine, selon un résident tibétain de la région a dit RFA.

« [En outre], le cas échéant, moines ou nonnes venaient d’autres endroits pour protester, ils ne seraient plus autorisés à retourner dans leurs propres institutions, et ces monastères ne doivent plus accepter leur retour », a déclaré la source.

« Ces règles peuvent être destinées à contenir toute expression de solidarité et de soutien  que pourraient vouloir apporter les moines et les nonnes des monastères de différentes parties du Tibet »

Rapporté par Pema Ngodup et Sonam Wangdu pour RFA service tibétain.

Traduit par Karma Dorjee. Rédigé en anglais par Richard Finney.

Traduction France Tibet


16 Juillet 2016

LHASSA : « Forum sur le développement du Tibet »…133 chercheurs invités venus de 30 pays étrangers

Plus de 130 chercheurs, officiels et correspondants de plus de 30 pays et régions se sont réunis à Lhassa, capitale de la Région autonome du Tibet, dans le Sud-ouest de la Chine, pour un Forum sur le développement du Tibet.

Les chercheurs ont été très impressionnés par les changements que le Tibet a connus au cours des deux dernières années.

Voyageant dans un convoi de cars, les savants, intéressés par la culture tibétaine, ont été transportés d’un endroit à un autre, pour constater de leurs yeux le développement de la terre sainte du bouddhisme.

Même avec une altitude moyenne de plus de 3600 mètres, la hauteur n’a pas semblé freiner l’intérêt des chercheurs étrangers.

Ainsi d’Albert Ettinger, un savant allemand, qui a été très impressionné par ce qu’il a vu :

« Pour ceux qui lisent souvent les journaux des pays occidentaux, ils seraient certainement stupéfaits par ce qu’ils verraient ici. J’ai lu quelques livres en français et en allemand, et je pense que les auteurs sont tous des porte-paroles du Dalaï-lama. Ces livres disent que les Tibétains vivent comme dans une prison. Ils ignorent le développement économique du Tibet, mais celui qui viendra ici pourra remarquer que le système de transport de Lhassa est très développé, et que la planification urbaine de la ville est également très bonne ».

De même pour Bonaventure Haruna, professeur à l’Université de Jos au Nigeria, qui était heureux de voir le développement au Tibet, comme ses infrastructures toutes nouvelles et toutes sortes d’installations :

« Je ne suis jamais venu au Tibet quand il était dans son état originel. Je préfère que le Tibet se modernise, parce que tout le monde aime le confort. Pourquoi les gens devraient-ils rester privés d’installations qui rendent la vie confortable ? Alors laissez-les en profiter et qu’on leur donne les installations qui rendent la vie des gens confortable ».

En outre, selon ce professeur, l’éducation, en particulier, devrait se voir accorder la priorité car elle a un effet multiplicateur en impactant tous les secteurs et garantit un développement autonome, comme le souhaite le gouvernement régional tibétain.

Dans le contexte de l’initiative chinoise « Une ceinture et une route », David Monyae, co-directeur de l’Institut Confucius de l’Université de Johannesburg en Afrique du Sud, a déclaré que le succès de l’initiative dépend en grande partie de la façon dont la Chine gère ses régions occidentales sous-développées, comme le Tibet. Il a également souligné que les conflits entre le développement économique et la préservation de la culture sont un problème universel, mais que la Chine a bien su le gérer.

« Ce n’est pas une seule affaire chinoise ou tibétaine. C’est un problème mondial. Que faisons-nous lorsque nous modernisons ? Comment pouvons-nous moderniser tout en perpétuant les traditions et la culture ? C’est une question d’équilibre… quand on modernise, il n’est nul besoin de détruire les traditions et les cultures locales. Ce sont seulement les premières phases, et le gouvernement chinois fait très bien les choses. La Chine apprend du monde et le monde apprend de la Chine ».

L’ordre du jour du forum sera axé sur des discussions sur l’esprit d’entreprise et la modernisation industrielle au Tibet, la préservation des traditions, la protection de l’environnement, la participation du Tibet à des projets régionaux d’infrastructures et la lutte contre la pauvreté.

La conférence commencera dans la journée d’aujourd’hui et durera jusqu’à samedi.


9 Juillet 2016

PARIS / PAGODE DE VINCENNES : Dimanche 10 juillet 2016 … Célébration du 81ème anniversaire du Dalaï Lama



Cérémonie puis Chants et danses traditionnels du Tibet

Dans Agora Vox

Annonçant sa prochaine visite en France en septembre, une célébration de l’anniversaire du Dalaï-lama est organisée dimanche 10 juillet à la Pagode de Vincennes, à Paris. Son 81ieme anniversaire est l’occasion de faire avancer la résolution de la question du Tibet avec la Chine. Le Dalaï-lama, qui prône depuis plus de 60 ans la non-violence et le dialogue avec la Chine s’est définitivement retiré de la vie politique en 2011 en faveur d’un Premier ministre élu, Lobsang Sangay, qui poursuit son objectif pour obtenir de la Chine une autonomie réelle du Tibet. Souhaitons que les dirigeants français le rencontre en septembre. 

Le Dalaï-lama qui n’est pas venu en France depuis cinq ans sera en visite à Paris puis à Strasbourg du 12 au 18 septembre 2106.

A Paris, il donnera une conférence à Sciences Po où il rencontrera des étudiants, car l’éducation représente pour lui une des clés pour développer une éthique laïque si nécessaire de nos jours pour une société où plus de respect mutuel est souhaitable.

Dans son dernier livre publié en France, « Nouvelle réalité, l’âge de la responsabilité universelle », le Dalaï-lama, se montre préoccupé par les conséquences du réchauffement climatique. Il appelle à une évolution du droit environnemental et international pour répondre à cette nouvelle situation dénommée anthropocène. C’est dans ce contexte que la Commission Développement durable du Barreau de Paris a invité le Dalaï-lama à rencontrer 300 avocats et experts de l’environnement le mardi 13 septembre.

Le Dalaï-lama défend aussi la culture tibétaine qui recèle une part importante du patrimoine de l’humanité, dont le plus grand nombre d’enseignements bouddhistes connus. C’est dans cet esprit qu’il participera le mercredi 14 septembre à une conférence sur la culture tibétaine à l’Institut national des langues et civilisations orientale où il rappellera l’importance de conserver vivante cette langue enseignée notamment à l’INALCO.

Il participera ensuite à une rencontre inter-religieuse au Collège des Bernardins sur le thème « Le dialogue interreligieux, au service du respect et de la tolérance ».

Le Dalaï-lama donnera au Zénith de Strasbourg un week-end d’enseignements sur l’œuvre du philosophe indien Nagarjuna, le Commentaire de l’esprit d’Eveil, et une conférence publique dimanche après-midi ayant pour thème « Pour une éthique sans religion ».Une réception à la mairie et une journée d’échanges avec des scientifiques de l’université de Strasbourg sont également prévus sur le thème « Corps, esprit, science, conversations avec le Dalaï-lama à l’Université de Strasbourg ».

De cette prochaine visite, il en sera question le dimanche 10 juillet, à la Pagode de Vincennes, métro Porte Dorée, où la Communauté tibétaine en France célébrera le 81ieme anniversaire du Dalaï-lama à partir de 11h30 et jusqu’à 21h.

Souhaitons que les dirigeants français puissent le rencontrer lors de sa visite en France en septembre. Une telle rencontre serait de nature à promouvoir le dialogue entre les autorités chinoises et tibétaines en exil. Elle permettrait aussi de promouvoir l’harmonie et le respect mutuel au delà notamment des différences religieuses, ainsi que la non-violence, des valeurs à développer comme le montre l’actualité récente en France.


9 Juillet 2016

Pema Tseden, célèbre réalisateur tibétain a fait les frais, malgrè lui, de ce que la police chinoise inflige à la population tibétaine

Dans la province tibétaine du Qinghai administrée par la Chine, un célèbre réalisateur tibétain primé à de multiples reprises a dû être transporté à l’hôpital alors qu’il se trouvait à la disposition des forces de police en raison d’une ordonnance de détention prise à son encontre du chef de trouble à l’ordre public. Si l’on en croit diverses sources au rang desquelles figure une communication de l’agence chinoise officielle Xinhua News Agency en date du 29 juin, celle-ci aurait été émise à la suite de l’implication de ce réalisateur dans une altercation au sein d’un aéroport le 25 juin dernier. Une organisation de défense des droits des Tibétains établie au Royaume Uni  a cependant accusé la police chinoise d’avoir réagi de manière disproportionnée en raison des origines tibétaines du réalisateur Pema Tseden, ce que d’autres ont également confirmé.

Les informations publiées par Xinhua, s’appuyant sur une déclaration du Bureau de sécurité Publique de l’aéroport, rapportent que l’intéressé aurait pénétré dans une zone d’accès restreint de l’aéroport Caojiapu à Xining. Le réalisateur tentait de retrouver un bagage manquant lorsque pour ce faire, il essaya de pénétrer dans une zone interdite de laquelle il dut être physiquement refoulé par le personnel de sécurité de l’aéroport.

Xinhua fait également état de la surprise éprouvée par les proches de Pema Tseden à l’annonce de sa détention. « Il est toujours amical et heureux » a déclaré Hao Jian de la Beijing Film Academy (Académie Cinématographique de Pékin) où Pema étudiait, avant d’ajouter « Il ne parle même jamais fort ».

Toujours selon l’agence Xinhua, le 27 juin au matin Pema Tseden éprouva des vertiges et fit part d’une sensation d’oppression au niveau de la poitrine. Deux policiers l’ont transporté à l’hôpital où des examens révélèrent une tension artérielle et une glycémie élevées. Des blessures au niveau de sa poitrine étaient également visibles.

٭٭٭

L’association professionnelle chinoise des réalisateurs de film a déclaré, via les médias sociaux, que Pema Tseden avait été sérieusement blessé au cours de sa détention et a appelé « les autorités compétentes à répondre rapidement aux inquiétudes de l’association et à rendre publiques tous les détails de cet incident y compris les motifs ayant conduit la police à recourir à des mesures contraignantes ».

Hao Jian, vivant à Pékin et réalisateur de documentaires, a également dénoncé la réaction excessive des forces de police sans écarter toutefois la possibilité que le réalisateur tibétain ait également pu avoir une attitude disproportionnée tout en la jugeant improbable car, a-t-il précisé, « je le connais très bien ».

« Je pense que la police était en état d’alerte élevé à cause de ses origines tibétaines et la sensibilité et la suspicion des forces de l’ordre sont exagérées [lorsque des Tibétains sont impliqués]  a-t-il déclaré à Radio Free Asia (Washington) le 29 juin.

À ce sujet, Free Tibet, l’association de défense des droits des Tibétains établie à Londres, a déclaré : « Pema Tseden…l’un des rares Tibétains jouissant d’une certaine notoriété en Chine …n’est pas mieux traité que tout autre Tibétain lorsqu’ il s’agit de violences policières et se trouve lui aussi considéré comme un citoyen de seconde zone dans son propre pays ».

« La discrimination et les mauvais traitements à l’égard des Tibétains sont des éléments ancrés dans  la culture des forces de l’ordre chinoises et ce déplorable incident n’aura fait qu’exacerber la colère des Tibétains contre la domination chinoise » a précisé la directrice de Free Tibet, E. Byrne Rosengren.

La version en ligne du journal The Guardian en date du 29 juin a rapporté les propos de Françoise Robin, Professeur d’études tibétaines à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris qui connait Pema Tseden depuis 15 ans, déclarant que les mauvais traitements allégués reflètent la manière avec laquelle la population tibétaine est habituellement traitée par les autorités chinoises.

« J’ai bien peur de devoir dire que ce genre de choses a lieu quotidiennement sur le plateau tibétain. L’avantage pour les autorités c’est qu’habituellement ils s’en sortent parce que personne ne sait rien… Le problème cette fois-ci c’est qu’elles s’en sont prises à quelqu’un de connu et peut être ne le savaient-ils pas » a-t-elle déclaré.

L’agence Reuters a également rapporté les commentaires de personnes informées de l’affaire déclarant qu’ils pensaient que la police n’avait pas reconnu le réalisateur et qu’ils l’avaient arrêté après l’altercation.

Les autorités tibétaines en exil à Dharamsala, en Inde, ont déclaré, par le biais de leur site internet Tibet.net le 30 juin, que « l’on peut supposer que l’incident est à mettre sur le compte d’une réaction démesurée des autorités chinoises causée par les origines tibétaines de l’intéressé ».

٭٭٭

La mise en détention de Pema Tseden a reçu une large couverture dans la presse internationale, incitant ainsi Globaltimes.cn qui est en Chine le porte-parole du Parti à l’international à qualifier tout ceci, le 30 juin, de réaction excessive. « Si le réalisateur avait été d’ethnie Han et moins connu, la détention n’aurait pas suscité autant d’attention » « citant » ainsi un ethnologue et anthropologue s’exprimant « sous le couvert de l’anonymat ».

« Il est irresponsable de la part des médias étrangers de sur-interpréter et de donner tant d’écho à la mise en détention d’un citoyen chinois et de compliquer ainsi la question tibétaine » aurait-il/elle déclaré.

D’autre part, Radio Free Asia, souligne dans son communiqué que la détention de Pema Tseden est intervenue à la suite d’un tollé général provoqué par la mort en garde à vue de l’écologiste Lei Yang après son arrestation par la police de Changping, une banlieue de Pékin, au mois de mai. Les services du procureur général de Pékin ont par la suite mis en examen cinq policiers pour « manquement au devoir » dans le cadre de la mort de Lei, selon des sources chinoises rapportées en date du 29 juin.

La même source rappelait que Pema Tseden, né en 1969, dans la province de Qinghai avait remporté de nombreuses distinctions cinématographiques, tant chinoises qu’internationales, y compris celle du meilleur scénario adapté aux Golden Horse Awards l’année dernière pour son film « Tharlo ».  Il est le premier réalisateur de la République Populaire de Chine à faire des films entièrement en langue tibétaine.

TibetanReview.net  1er juillet 2016.

Traduction France Tibet

A propos du réalisateur : 

 

Pema Tseden, cinéaste tibétain célèbre, auteur de « Old Dog » (« Vieux chien ») et de « Tharlo ».

Né en 1969 dans le comté de Gadê [1], Pema Tseden a étudié le cinéma à l’Académie cinématographique de Pékin, à la suite de ses études à l’Université du Nord-Ouest pour les nationalités.

Ses œuvres les plus célèbres sont reconnues par la critique : « Old Dog » (2011), « The Sacred Arrows » (2014) et « Tharlo » (2015). Pema Tseden a reçu le prestigieux prix Coq d’or pour le meilleur premier film, « Le Silence des pierres sacrées » (2005), où il évoque le risque de disparition progressif de la culture tibétaine face à la modernisation du pays.

Source : Phayul, 29 juin 2016 e


9 Juillet 2016

Les 81 ans du Dalai Lama célébrés au Parlement français

Le 81ème anniversaire du leader spirituel du Tibet en exil, le Dalai Lama, a été célébré au Parlement français, le 29 juin dernier, avec le Bureau du Tibet à Paris, au cours d’une réception à laquelle assistèrent nombre de Députés et Sénateurs ainsi que du personnel parlementaire. Les Co-Présidents du Groupe Tibet de l ‘Assemblée Nationale, Mrs Noël Mamère et Jean-Patrick Gilles étaient également présents.

En accueillant les invités (députés, sénateurs, assistants parlementaires, représentants d’ONG et groupes de soutien au Tibet, délégués de la Communauté Tibétaine en France), M.Gilles a réitéré le soutien des Parlementaires français au Dalai Lama et au Peuple tibétain dans sa quête des droits élémentaires et de liberté d’expression.

M. Mamère a rendu hommage au Dalai Lama, étant, bien au-delà du leader spirituel, un humaniste suivi largement en France. Il a aussi mentionné l’importance de l’environnement au Tibet, notamment sa position de Château d’Eau de l’Asie.

L’ancien Représentant Spécial du Dalai Lama à Bruxelles, M.Kelsang Gyaltsen, avait incité les Assemblées à marquer leur soutien au Dalai Lama et au Tibet, en ces temps difficiles de son histoire, et offrir un espoir au peuple Tibétain.

La réception avait été donnée par le Bureau du Tibet avec les Groupes Tibet de l’Assemblée Nationale et du Sénat Français.


9 Juillet 2016

Cinq manifestants tibétains sont détenus au lac Qinghai dans une « démonstration de force » des autorités chinoises

Carte montrant l’emplacement du comté Chabcha dans la province du Qinghai en Chine. RFA

La police chinoise est descendue en force vendredi 24 juin sur un site de protestation tibétain près du lac Qinghai, arrêtant cinq manifestants le lendemain d’une agression par les autorités sur les villageois tibétains qui avait fait huit blessés graves, évoquent des sources locales.

Les cinq manifestants ont été placés en détention sans explication aux alentours de 8h, heure locale, le 24 juin, rapportait un résident tibétain de la région au service tibétain de RFA.
« Une importante force de sécurité chinoise est arrivée dans trois gros véhicules bondés de policiers et 20 autres véhicules transportant des haut-fonctionnaires non identifiés », a déclaré la source de RFA, parlant sous couvert d’anonymat.

Les cinq manifestants ont été immédiatement arrêtés, indique la source, en nommant quatre de ceux mis en en garde à vue comme étant Lhachen Kyab, Jigje Delek Gyatso, Rinchen Bum, et une femme nommée Tashi Drolma.

Tous les cinq étaient des résidents des villages de Karla et Dose du canton de Trelnak dans le comté Chabcha (en chinois, Gonghe) de la province du Qinghai,selon cette source.
« Ils ont été emmenés sans qu’aucune raison ou document ne soient présentés », a-t- il dit.
« Ce fut une pure démonstration de force et d’intimidation ».

D’autres arrestations pour avoir photographié la répression

Après un assaut de la police sur les manifestants la veille dans lequel huit ont été sévèrement battus, un nombre inconnu de Tibétains a également été emprisonné « pour des soupçons de prise de photos de la répression chinoise », a déclaré la source.

L’attaque a fait suite à une demande des autorités le 21 juin où les Tibétains gérant des petites entreprises près du lac Qinghai devaient démolir leurs magasins, maisons d’hôtes, logements personnels et quitter la zone, ont déclaré les sources dans les rapports précédents.

Les structures, considérées comme «illégales» par les autorités, avaient été construites pour répondre aux touristes visitant le tronçon pittoresque du lac, selon les sources.
Plusieurs centaines de propriétaires d’entreprise ont ensuite réalisé une marche de protestation le long d’une route qui fait le tour du lac, « mais les autorités ne les ont pas écoutés », a déclaré une source.

« Au lieu de cela, les forces de sécurité ont attaqué les Tibétains, blessant plusieurs d’entre eux. »
« Accaparation des terres, destruction des propriétés et exploitation de l’environnement sont devenues des sources de conflits de plus en plus fréquents entre les Tibétains et les autorités locales au cours des dernières années », déclarait, ce 23 juin, Eleanor Byrne-Rosengren le 23 juin, directrice de l’association Free Tibet basée à Londres.
« Les Tibétains continuent à défendre leurs droits, en même temps que leurs griefs au sujet de la domination chinoise ne cesse de grandir», a déclaré Byrne-Rosengren.

Rapporté par Kunsang Tenzin pour le service tibétain de RFA. Traduit par Karma Dorjee. Rédigé en anglais par Richard Finney.


9 Juillet 2016

KATHMANDU : 30 Tibétains arrêtés alors que la célébration de l’anniversaire du Dalaï Lama autorisée fut soudainement interdite…

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 Tôt ce matin du 6 juin 2016, l’ école Songtsen Brikuti de Boddhanath, près de Kathmandu capitale du Népal, là où la communauté tibétaine était censée célébrer le 81 ème anniversaire du Dalaï Lama, était investie par la police népalaise qui bousculait les célébrations, détenant même environ 30 Tibétains, incluant le responsable de cette communauté de refugiés tibétains. La célébration elle-même a immédiatement été interrompue.
Selon une source qui souhaite garder l’anonymat, ce brutal développement de la situation tombait comme une désagréable surpris, du fait qu’une autorisation en bonne et due forme avait été précédemment accordée pour cet événement, par les autorités népalaises concernées.
Cette source précisait par la suite que “ la  Police avait demandé aux ressortissants tibétains de quitter immédiatement les lieux sous peine de détention.” Actuellement les Tibétains arrêtés sont détenus dans les locaux du poste de Police de Brikuti Mandap de la zone de Boddhanath.
 

KTH

La  police népalaise, ainsi que le montrent photos et videos circulant sur les réseaux sociaux et les sites des medias, bloquait le portail principal de l’ensemble des bâtiments scolaires et circulaient parmi les Tibétains leur enjoignant de quitter les lieux et d’ abandonner la cérémonie. Pema,  jeune Tibétain habitant ce quartier de Boudha et qui y représentait le média Phayul, décrit  la situation et l’ incident comme “ l’enfer”. “ Tout un chacun dans ce secteur porte le vêtement traditionnel tibétain ou la tenue monastique. Nous étions tous simplement en train de célébrer l’anniversaire de notre leader révéré ; ce n’est pas politique. Par ailleurs, la même police était souriante et acceptait notre aide et nos dons  lors du séisme de l’année passée, lorsque les populations Tibétaines et Népalaises travaillaientet unissaient leurs efforts pour soulager les victimes.
Ce qui était supposé une joyeuse circonstance pour se réunir a tourné au pire,”  se lamente Péma .

Suite en anglais 
The birthday celebration is an important date in the calendar for the Tibetans and more so for the Tibetan refugees who are increasingly targeted by the police under pressure from China. 

The itinerary for this year’s celebration were organized and prepared since months ago; the stage, the program itself, an opera performance, cultural performances and food and assortments have all gone waste, said a Tibetan. The same source added, “The cost of the event estimated to at least 10 lakh rupees have all gone to waste but more importantly the psyche of the Tibetan people will never be the same again. We now feel suffocated with the kind of restrictions meted against us.”

Nepal which is home to more than 20,000 Tibetans who either came across the border or were born to settlers, are finding it hard to sustain a free and normal existence. The Nepalese government’s treatment of the Tibetan refugees has taken a turn for the worse in the last few years with China pumping in cheap interest loans and relaxed FDR (Foreign Direct Investment) schemes in exchange for its will to be imposed. China’s FDR in Nepal has shot to $128 million in 2015 up from $24 million in 2014 besides perks such as a fleet of Mercedes SUVs.

The Nepalese government has publicly spoken on the issue when Nepal’s foreign minister, Mahendra Bahadur Pandey, earlier during a visit to Beijing in March, said that they, “will never allow any forces to use Nepali territory to engage in anti-China activity. »

With China gaining the upper hand in controlling the moors in the tiny Himalayan nation replacing India with the promise of riches, the Tibetans who set foot on Nepalese soil decades ago are once again subjected to thinly veiled wrath of China.


9 Juillet 2016

Shahtoosh, l ’antilope du Tibet, bien que protégée, reste la cible d’un commerce illégal qu’ INTERPOL et la Suisse vont tenter de stopper …

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Combattre ensemble le commerce illégal des châles en laine shahtoosh

Berne, 04.07.2016 – Septante châles en laine d’antilope du Tibet, une espèce protégée, ont été séquestrés en Suisse en 2015. Le commerce de cet article de luxe est interdit. Pour en venir à bout, les pays concernés, invités par INTERPOL et la Suisse, ont élaboré une stratégie globale et défini des mesures.

La Suisse et INTERPOL ont créé à Lyon, début juillet 2016, un réseau qui a pour objectif d’intensifier la lutte contre le braconnage, la contrebande et le commerce des châles en laine d’antilope du Tibet (shahtoosh). Des représentants de 10 pays concernés – les pays d’importation, de transformation, de transit et d’origine – ont discuté des causes et des stratégies de lutte possibles. Les pays représentés étaient, entre autres, l’Inde, le Koweït, le Népal, la Chine, le Pakistan, l’Angleterre, l’Espagne et l’Allemagne. Des représentants du secrétariat CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), d’INTERPOL ont également pris part à ces discussions. Étaient aussi présents des collaborateurs des instituts forensiques états-unien et indien spécialisés dans l’identification de ces châles. Cet atelier a pu être organisé grâce aux contributions du Consortium international de lutte contre la criminalité liées aux espèces sauvages.

Les participants à cet atelier ont reçu une formation sur les méthodes d’analyse et sur l’identification de la laine. L’échange d’informations importantes a permis de définir la suite de cet atelier et de fixer des objectifs pour ces différents pays. Le réseau permettra à l’avenir de coordonner à l’échelle internationale la lutte contre ce commerce illégal.

Commerce interdit depuis 1979

Le commerce des antilopes du Tibet et de leurs produits dérivés est interdit depuis 1979. Cette espèce est inscrite à l’annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). En dépit de cette interdiction, plus de 70 châles en laine de cette antilope protégée ont été séquestrés en Suisse en 2015. Pour produire un châle, il faut abattre de deux à cinq antilopes. Ces abattages ont entraîné la disparition de plus de 90% de la population de cette espèce depuis la fin du siècle dernier. Malgré les nombreux efforts des pays d’origine, ce commerce continue de fleurir.

La Suisse a déjà fortement accru sa collaboration

En Suisse, l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires collabore étroitement avec l’Administration fédérale des douanes, l’Office fédéral de la police fedpol, le secrétariat CITES et INTERPOL pour lutter contre ce commerce. Les contrôles ont été intensifiés depuis 2013. L’importation illégale d’un châle en laine shahtoosh est punie d’une amende fondée sur la loi fédérale CITES et la marchandise importée est séquestrée. L’augmentation des saisies depuis 2013 indique qu’il est nécessaire de poursuivre les contrôles et d’intensifier la collaboration aux niveaux national et international.

Adresse pour l’envoi de questions:

Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires OSAV
Service de presse
Tél. 058 463 78 98
media@blv.admin.ch

Auteur:

Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires


9 Juillet 2016

Huit Tibétains grièvement blessés, lors de protestations, contre la saisie de leurs terres, suivies d’ une violente répression chinoise

(TibetanReview.net, Jun25, 2016) – Le 23 juin 2016, la police chinoise a attaqué un groupe de Tibétains dans le comté de Chabcha (chinois: Gonghe) de la province du Qinghai; ces Tibétains qui protestaient contre un plan visant à détruire leurs magasins, maisons d’hôtes et maisons situées sur un tronçon du lac Qinghai, ont été laissés grièvement blessés, a rapporté Radio Free Asia (Washington), ce 23 juin.

Le rapport cite une source locale indiquant que deux jours plus tôt, ordre était donné, par les autorités chinoises, aux Tibétains gérant de petites entreprises  de la région de Telnak, de démolir leurs magasins, maisons d’hôtes, domiciles et de quitter la zone. Mais les Tibétains, qui avaient investi de grosses sommes d’argent dans ces biens, ont protesté.

Plusieurs centaines de propriétaires d’entreprises, portant une banderole : « Nous devons manger, nous avons besoin pour survivre », ont défilé pour protester le long de la route qui fait le tour du lac. Cependant, plus tard dans l’après-midi, le chef du Comté est arrivé avec environ 30 agents de police, et ils ont battu huit Tibétains qui appartenaient aux villages des cantons de Karla et Choeje, indique le rapport. Il a été signalé que certains d’entre eux ont des blessures graves à la tête et aux jambes.

Un déroulement similaire avait eu lieu plus tôt dans d’autres villes à proximité, les autorités démolissant ce qu’ils ont appelé  » des structures illégales » construites par les Tibétains pour répondre aux touristes qui visitent le lac chaque année.

Le rapport cite des sources locales évoquant que des centaines de ces structures ont été démolies dans ces régions ces derniers mois.


2 Juillet 2016

Décès de l’acteur tibétain Gurgaon Kyab après un accident de la route



L’acteur tibétain Gurgaon Kyab qui avait été remarqué dans le film Himalaya l’enfance d’un chef (1999) d’Eric Valli nommé aux oscars pour le meilleur film étranger, a trouvé la mort dans un accident de voiture ce mercredi à Labrang dans l’Amdo

Alors qu’il rendait visite à sa famille, sa moto à frapper un autre véhicule sur une route de haute altitude.

Acteur et militant pour la cause tibétaine, Gurgaon Kyab âgé de 45 ans seulement, vivait à Paris depuis de nombreuses années et avait déménagé à New-York il y a quatre ans. Il était partie pour le Tibet il y a un mois. Kyab était né dans le village de Khasag, dans la préfecture autonome tibétaine de Kanlho.

Il avait été rendu aussi célèbre pour avoir retiré le drapeau de l’ambassade de Chine à Paris lors d’une manifestation le 16 mars 2008 à la suite des émeutes de Lhassa.

https://youtu.be/tJa3n0Q01Os

Gurgaon Kyab avait également joué dans « Loup » de Nicolas Vanier (2009)

C’est avec une grande peine que France Tibet reçoit cette nouvelle et envois toutes ses pensées à sa famille et ses proches.


2 Juillet 2016

Des membres du parlement britannique à la défense du Tibet

Un groupe de membres de la Chambre des Lords et des membres du Parlement britannique ont appelés leur gouvernement à veiller à ce que le dossier des droits de l’homme en Chine et au Tibet soit étudié lors de la session en cours du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.
Les députés et Lords qui composent le groupe parlementaire multipartis pour le Tibet (APPGT) ont écrit des lettres au ministre des affaires étrangères Philip Hammond et au représentant permanent du Royaume-Uni à l’ONU à Genève Julian Braithwaite. Ils exhortent le gouvernement à exprimer sa préoccupation quand au traitement des tibétains par la Chine et de mettre les violations des droits de l’homme à l’ordre du jour.

Le groupe met en avant des problèmes spécifiques comme la campagne actuelle de « maintien de la stabilité » qui a conduit à de nombreuses arrestations et condamnations en Chine. Ils appellent également à la libération sans condition de tous les prisonniers politiques, y compris cinq en particulier, Khenpo Kartse moine et chef de la communauté, Tashi Wangchuk défenseur des droits de l’homme, Lhamo Kyab enseignant d’école primaire et Yeshe Choedron médecin à la retraite.
En outre le groupe parlementaire a ajouté que le Royaume-Uni devrait demander à la Chine d’autoriser des visites de représentants spéciaux de l’ONU au Tibet afin d’obtenir de plus amples informations concernant les récents cas de torture et la mort en prison de Tenzin Delek Rinpoche
Les lettres concluent en disant qu’il est du devoir du Royaume-Uni d’être solidaires avec les défenseurs et militants des droits de l’homme.

Le Royaume-Uni avait par le passé publié une déclaration conjointe avec 11 autres pays condamnant les violations des droits de l’homme en Chine au cours de la session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en 2015.Cependant le gouvernement de David Cameron a récemment fait face à des critiques sur la façon dont il semble donner plus d’importance aux accords commerciaux qu’aux droits de l’homme. Ainsi son ministre des finances avait été applaudi pour mettre en avant les entreprises et ne pas soulever la question épineuse lors de la visite au Royaume-Uni du président chinois Xi Jinping.

Le Royaume-Uni a également félicité la Chine pour la journée des droits de l’homme de l’ONU en décembre 2015 pour la protection des droits civiques et politiques de ses citoyens. Cette situation contraste avec des pays tels que les Etats-Unis dont l’ambassadeur à Pékin, Max Baucus, a accusé Pékin de traiter les militants pacifistes et les avocats des droits de l’homme comme des «ennemis».

Traduction France Tibet


2 Juillet 2016

AKHORI ( TIBET) : Victoire relative des villageois de la municipalité pour stopper l’exploitation minière d’une montagne sacrée…


Le gouvernement local de la municipalité d’Akhori, Comté de Chuchen, Amdo tibétain, a été contraint d’arrêter temporairement l’exploitation minière dans une montagne sacrée après que les protestations tibétaines aient reçues une forte attention des médias.

Cependant, les manifestants ne pensent pas que la pause dure longtemps puisque la sainte montagne de la ville a déjà été qualifiée de « principal projet minier par le Bureau de surveillance géologique de la Chine entre 2016 et 2018« .

Une source locale dit : « Les habitants d’Akhori protègent l’écosystème en risquant leur vie et ils sont déterminés à ne jamais revenir en arrière. Merci pour l’appui fort de la part des gens qui croient en la justice, ainsi que l’attention des médias. Le gouvernement local a arrêté le projet d’exploitation minière. Mais s’il en a l’occasion, le gouvernement chinois va se débarrasser des Tibétains sans pitié« .
Il ajoute : « Ce que nous voudrions voir, c’est une nouvelle politique de la Chine qui signifierait que nous ne devons pas faire face à un groupe violent des forces armées. Nous ne voulons pas être victimes de discrimination ethnique et nous ne voulons plus jamais être trompés par le gouvernement chinois. Ils nous paraissent être des ennemis et nous traitent comme des jouets, nous ne disposons d’aucune liberté« .

Les protestations ont éclaté le 28 mars 2016 après le début de la construction d’infrastructures pour développer l’exploitation minière, dont la construction d’une route pour faciliter le développement d’une nouvelle centrale électrique [1].

Un affrontement entre les forces de sécurité et les manifestants s’en est suivi peu après ; 20 Tibétains ont été blessés et 7 détenus. Cependant, un grand nombre de membres de la communauté tibétaine ont poursuivi la manifestation, exhortant les autorités à « protéger la montagne sainte et à arrêter l’exploitation« . Le déploiement des forces de sécurité a créé la rébellion actuelle.
Les représentants du village sont allés directement voir les autorités locales pour exiger la fin de l’exploitation minière et ont rapidement gagné l’attention des médias locaux et des groupes de soutien au Tibet.

Les représentants iront ensuite présenter des pétitions aux bureaux locaux du gouvernement et au gouvernement chinois pour demander des explications sur l’avenir de l’exploitation minière dans la région. Ils iront également demander la protection pour les nomades vivant sur les terres à proximité et l’arrêt de la destruction de l’environnement écologique.

 Traduction en français : lundi 27 juin 2016 par Monique Dorizon, Rédaction CSPT


2 Juillet 2016

Retour sur le discours d’investiture de Lobsang Sangay, Premier Ministre tibétain

Déclaration du Sikyong – Dr Lobsang Sangay lors de l’investiture de son second mandat, le 27 mai dernier à Dharamsala

Note : Ceci est une traduction de la déclaration tibétaine. Si des divergences se posent, s’il vous plaît traiter la version tibétaine comme définitive et faisant autorité.

« Aujourd’hui, à l’occasion de ma prestation de serment pour ce second mandat, nous sommes tous bénis par la présence de Sa Sainteté le Dalaï Lama honorant notre cérémonie en tant que chef invité. Avec beaucoup de prosternations, je tiens à exprimer mon éternelle gratitude à Sa Sainteté le Dalaï Lama pour avoir accepté notre humble requête. Sa Sainteté nous a assuré de sa vie longue et saine. Le Kashag s’engage à œuvrer pleinement à la réalisation des aspirations du peuple tibétain de son vivant.

De même, je tiens également à remercier tous les Tibétains en exil pour m’avoir donné l’occasion d’exercer un second mandat. Je jure de servir avec toutes mes compétences et en toute sincérité, tous les Tibétains partageant la même aspiration indépendamment des préjugés provinciaux, régionaux ou religieux. Avec, présente à l’ esprit, notre unité en tant que frères et sœurs, je souhaite que les Tibétains à l’intérieur et hors du Tibet puissent continuer d’étendre leur soutien et leur solidarité dans mon effort.

Dans la récente élection du Sikyong et Chithue, une série d’événements malheureux  est allée à l’encontre de la tradition tibétaine, d’humilité et de bonne conduite. Cela a grandement attristé et déçu Sa Sainteté le Dalaï Lama. Nous prions sans cesse Sa Sainteté le Dalaï Lama pour son pardon. Nous nous engageons tous fermement à ne pas répéter ces fautes à l’avenir. De même, je demande instamment à tous les Tibétains de rester fort dans l’unité et l’harmonie, afin d’ éviter des affiliations de division. DE plus, les efforts seront faits pour réformer les règles et règlements relatifs à l’élection des consultations avec la Commission électorale de l’Administration centrale tibétaine.

Je vous remercie sincèrement et j’exprime ma gratitude envers mes collègues du 14ème Kashag (Gouvernement) qui avaient travaillé collectivement avec un dévouement complet. De même, je remercie  tous les fonctionnaires qui sont responsables pour leur travail administratif quotidien dans l’Administration Centrale Tibétaine.

Le prochain 15 ème Kashag poursuivra les nombreuses tâches ouvertes par la 14 ème Kashag sur la base des principes fondateurs de l’unité, de l’innovation et de l’autonomie. Des efforts seront déployés pour introduire de nouveaux projets où et chaque fois que nécessaire, afin d’améliorer l’efficacité politique et administrative.

Sa Sainteté le Dalaï Lama a récemment souligné des faiblesses dans la fourniture de l’aide sociale et des soins de santé préventive pour les Tibétains pauvres de notre communauté en exil. Deux comités ont été mis en place pour trouver les causes profondes de ces échecs et trouver des solutions efficaces pour l’avenir.

Notre société a noté qu’une petite partie des Tibétains membre de la secte Shugden, utilisée par des forces extérieures, avait abusé du nom de la religion. Ils ont fait des allégations sans fondement contre Sa Sainteté le Dalaï Lama. Le 15 ème Kashag n’hésitera pas à faire face à un tel comportement.

La politique de la « Voie du Milieu » telle qu’envisagée par Sa Sainteté le Dalaï Lama et adoptée à l’unanimité en tant que politique par le Parlement Tibétain en Exil continuera d’être la politique officielle. Nous nous sommes engagés à faire des efforts en vue de la tenue de pourparlers entre les émissaires de Sa Sainteté le Dalaï Lama et les représentants du Gouvernement chinois afin de résoudre pacifiquement la question du Tibet.

Des sacrifices ont été faits par les frères et soeurs tibétains pour la cause du Tibet. Depuis 2009, 144 Tibétains se sont auto-immolés. Leurs sacrifices ne seront pas vains. Je suis solidaire avec eux et j’exprime ma sincère reconnaissance pour la ferveur patriotique des Tibétains en particulier les moines, les intellectuels, les écrivains, les enseignants, les étudiants, les chanteurs, les agriculteurs et les nomades. Pour exercer le droit d’administrer les affaires internes et être les maîtres de notre propre pays, j’exhorte la jeunesse du Tibet à mettre tous leurs efforts dans leurs études.

Sa Sainteté le Dalaï Lama nous a maintes et maintes fois conseillé d’espérer pour le mieux et de se préparer au pire. Par conséquent, je vous avais proposé la stratégie du 5-50. Au cours des cinq prochaines années, il est clair que nous devons mettre le maximum d’efforts pour atteindre une véritable autonomie pour tous les Tibétains basés sur l’approche de la « Voie du Milieu ». Cependant, dans le cas où nous devrions continuer notre lutte sur de nombreuses années, nous avons besoin d’élaborer des stratégies en vue de renforcer et de soutenir notre cause pour les 50 prochaines années. Nous devons protéger et préserver notre identité tibétaine unique et notre tradition. Nous devons construire l’autonomie dans le monde tibétain, à la fois dans l’éducation et dans l’économie. Le Cinq-50 est une stratégie de réussite. En cinq ans, nous pouvons parvenir à une véritable autonomie car dans les cinquante prochaines années, la Chine va progressivement changer pour le mieux. De toute façon, nous gagnerons la liberté.

Je remercie vivement le Gouvernement et le peuple de l’Inde pour leur aide généreuse et l’assistance au peuple tibétain durant les moments difficiles. De même, je tiens à exprimer ma sincère gratitude aux Gouvernements, Parlementaires, Organisations ainsi que tous  les citoyens qui ont résisté aux côtés du Tibet. La question du Tibet est non seulement un problème pour les six millions de Tibétains, mais une cause qui se tient pour la Justice et la Paix. Je souhaite donc que vous continuiez à supporter la cause tibétaine.

Pour nos compatriotes au Tibet, nous sommes avec vous et nous nous rencontrerons bientôt.

Enfin, je prie pour la longue vie de Sa Sainteté le Dalaï Lama et la résolution immédiate de la question du Tibet. Que tous ses désirs soient accomplis. Et par-dessus tout, pour que ce jour d’unification des Tibétains à l’intérieur et à l’extérieur du Tibet arrive bientôt. »

Sikyong Dr Lobsang Sangay

Traduction France Tibet

Pour aller plus loin :

Les élections tibétains 2016
Le fonctionnement de l’Administration Centrale Tibétaine


2 Juillet 2016

BODHGAYA : Nouveau, un voyage proposant des yogas tibétains au sein du Kalachakra 2017

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IMMERSION KALACHAKRA et YOGAS TIBETAINS
1er au 15 janvier 2017
Aux yeux de nombreux Tibétains, l’émanation la plus haute du Bouddha, la forme sous laquelle il donna l’enseignement le plus profond et le plus étendu, est Kalachakra, « la Roue du Temps ».
En janvier 2017, plus de 200 000 pélerins venus du Tibet et du monde entier convergeront à Bodhgaya, lieu d’éveil du Bouddha, pour recevoir cet enseignement délivré par Sa Sainteté le Dalaï Lama.

AU PROGRAMME

Nous allons directement à Bodhgaya où nous resterons durant tout le temps des préliminaires, des enseignements, et de l’initiation de Kalachakra. Tous les jours, nous assisterons aux enseignements délivrés par Sa Sainteté le Dalaï Lama, lesquels se déroulent sur une demi-journée.


Le restant de la journée, nous découvrirons les multitudes de temples représentant les différentes traditions bouddhistes, tout en nous immergeant dans les yogas tibétains. Ceux-ci sont ouverts à tous les corps, tous les âges, toutes les croyances et non croyances. Ils sont composés de méditations, de mouvements doux, d’auto-massages, …
Lorsque le pélerinage de Kalachakra prendra fin, nous nous nous rendrons à Varanasi. NOus visiterons Sarnath, et nous pratiquerons nos dernières séances de Lu Jong sur les ghats, au bord du Gange.
14 jours – Bodhgaya – Sarnath – Vanarassi
Niveau : pour tous

Minimum pour assurer le départ : ce voyage est confirmé, le minimum de personnes ayant été réuni ! Les places sont vraiment limitées, aussi inscrivez vous vite !!!

Encadrement :

Valérie Lobsang Gattini, professeur certifié de Lu Jong 1 yoga tibétain thérapeutique et professeure-stagiaire de Kum Nyé 1 Yoga tibétain et Kum Nyé 2 Joie d’être.
Geshe Thubten Kunkhen, Geshe (doctorat) en Philosophie bouddhiste et Méditation bouddhiste


 


2 Juillet 2016

« Pékin se montre intraitable et table sur la disparition du Dalaï-Lama pour renforcer sa main-mise sur le Tibet. »

A la veille de l’anniversaire du Dalaï-Lama, entretien accordé au magazine panafricain ContinentPremier.
 
Jean-Claude Buhrer, ancien correspondant à l’ONU du « Monde » et ami du Dalai Lama : « Il sera difficile à la Chine de trouver un interlocuteur plus ouvert et respecté que l’actuel Dalaï-Lama pour sortir de l’impasse sur le Tibet ».

« Il sera difficile à la Chine de trouver un interlocuteur plus ouvert et respecté que l’actuel Dalaï-Lama pour sortir de l’impasse sur le Tibet ».

Le 6 juillet prochain, Tenzin Gyatso, le 14ème Dalaï Lama aura 81 ans. Prix Nobel de la Paix, figure religieuse mondialement connu, il force le respect pour son charisme et la sagesse profonde de ses discours sur l’humain. ContinentPremier l’avait rencontré à l’occasion d’une conférence inédite co-organisé par les Etats-Unis et le Canada à l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) de Genève où le guide religieux intervenait autour du rôle de la société civile pour l’avénement d’une paix mondiale durable en compagnie Tawakkol Abdel-Salam Karman journaliste yéménite et l’avocate iranienne Leila Alikarami  également Prix Nobel de la paix.  Ce jour-là, dans l’immense foule, le Dalai Lama que je suis allé saluer aperçut de loin Jean-Claude Buhrer, lui fit signe de la main, alors que ce dernier arrivait le patriarche me révéla en anglais : «  C’est un vieil ami ». Qui mieux que ce journaliste dont l’épouse Claude B. Levenson, décédée, a consacré une longue partie de sa carrière au Tibet pour nous parler de la vision et de l’influence du 14ème Dalai Lama. (Rencontres).

ContinentPremier.Com :Le Dalai Lama a renoncé à la lutte politique.  Il ne demande pas la séparation du Tibet. Pensez-vous que la Chine va enfin dialoguer sérieusement avec le guide spirituel tibétain?

« Pékin se montre intraitable et table sur la disparition du Dalaï-Lama pour renforcer sa main-mise sur le Tibet. Le pouvoir athée de Chine a même la prétention de désigner les réincarnations des grands lamas tibétains comme le stipule une nouvelle réglementation en vue d’imposer un successeur du Dalaï-Lama qui lui soit soumis. Or, pour dialoguer il faut être deux, et il lui sera difficile de trouver un interlocuteur plus ouvert et respecté que l’actuel Dalaï-Lama pour sortir de l’impasse autrement que par la force et la politique du tout ou rien. Les contacts patiemment ébauchés entre émissaires du Dalaï-Lama et représentants chinois n’ont donné aucun résultat et sont au point mort depuis 2010 alors que le temps presse si l’on ne veut pas assister à la « solution finale » de la question tibétaine. Déjà près de 150 Tibétains se sont immolés par le feu en signe de désespoir, la région dite autonome vient d’être à nouveau fermée aux étrangers ce mois-ci et le drame silencieux du Tibet se poursuit en vase clos dans l’indifférence de la communauté internationale. Une solution raisonnable tenant compte des intérêts des deux parties devrait pouvoir être trouvée avant qu’il ne soit trop tard. Le Dalaï-Lama plaide pour une autonomie authentique reconnaissant les droits culturels et religieux, la langue et les traditions des Tibétains. Autant par esprit de conciliation que par réalisme il a renoncé à l’indépendance dans un monde de plus en plus interdépendant. « Que signifie l’indépendance au jour d’aujourd’hui ? Quel est le pays qui peut se prétendre vraiment indépendant? », s’interrogeait-il devant nous il y a une dizaine d’années. Déjà il était en avance sur son temps et ses propos de sagesse demeurent plus que jamais actualité. »

Quelle est l’influence du Dalaï-Lama sur le Tibet et sur le monde moderne de manière plus générale?

« Aujourd’hui peut-être encore plus qu’hier, le Dalaï-Lama reste omniprésent au Tibet et la Chine n’y peut rien. Déjà lors de notre premier voyage sur le Toit du monde en 1984 nous en avions été témoins. Malgré l’occupation depuis les années 1950, les dégâts de la révolution culturelle et la destruction du patrimoine Tibétain, le grand absent depuis son exil en Inde en 1959 était toujours bien là et ce n’est pas un hasard si Pékin vient d’interdire ses portraits et de punir leurs possesseurs, même dans des régions tibétaines incorporées dans des provinces chinoises où ils étaient tolérés. La propagande officielle à beau l’insulter à qui mieux-mieux, le Dalaï-Lama ne tombe pas à ce niveau et n’a jamais eu le moindre mot blessant pour les Chinois qu’il considère comme des frères et à sœurs. Et au Tibet il est d’autant plus incontournable qu’il continue d’incarner les espoirs bridés de tout un peuple.
Par son ouverture d’esprit et son message d’apaisement, ce n’est pas par hasard qu’il est devenu l’une des personnalités les plus populaires de l’époque. Il ne prétend pas détenir la vérité et ce qu’il dit doit être expérimenté pour être valable. Insistant sur la responsabilité individuelle, il estime que « chacun est responsable de sa vie envers lui-même et les autres ». Ou encore : « Le nirvâna peut attendre. C’est ici et maintenant qu’il faut déterminer ses choix selon ses aspirations et ses possibilités. » Alors, qui a peur du Dalaï-Lama? On l’écoute, mais l’entend-on? »
Comment expliquez-vous le charisme du Dalai-lama,  que représente –t-il pour vous?

 » C’est un homme libre, habitué du parler vrai, qui dit ce qu’il pense sans s’embarrasser de circonlocutions, ce qui peut détoner voire déranger dans le monde d’aujourd’hui. De toutes les personnalités que j’ai rencontrées dans ma carrière de journaliste à travers le monde, c’est sans doute celle qui m’a le plus impressionné tant par sa constance dans sa trajectoire que par ses qualités humaines et morales. En 1954, âgé de 19 ans à peine il avait côtoyé Mao à Pékin au début de l’invasion chinoise, puis Nehru à son arrivée en Inde après le soulèvement de Lhassa en 1959, les autres passent tandis que le Dalaï-Lama reste par son exemple. Lui qui a beaucoup perdu -son pays et son pouvoir- s’est forgé dans l’adversité de l’exil et par son propre rayonnement une stature à nulle autre pareille. Un être d’exception certes, mais qui se veut semblable aux autres et se considère comme un simple moine parmi les sept milliards d’habitants de la planète. Depuis notre première rencontre en 1981 à Paris avec une poignée de journalistes et ma défunte épouse Claude B. Levenson qui deviendra sa biographe, le Dalaï-Lama poursuit inlassablement son bonhomme de chemin. En 1989, l’attribution du Prix Nobel lui a donné une aura internationale au grand dam de Pékin qui s’obstine à multiplier les pressions voire les menaces pour empêcher tout contact avec lui et ostraciser ce « séparatiste » alors que lui-même ne réclame qu’une authentique autonomie pour le Tibet et non plus l’indépendance. D’ailleurs, depuis son exil en 1959, il s’est attaché à démocratiser et à laïciser la société tibétaine pour préparer son pays à entrer dans le monde moderne. Ainsi, en 2011 a-t-il renoncé à son rôle politique et un civil a été élu Premier ministre par la communauté tibétaine en exil. Aujourd’hui il se montre également prêt à renoncer à son pouvoir spirituel. « Alors que le bouddhisme au Tibet remonte au huitième siècle, dit-il, l’institution du dalaï-lama a été créée au seizième siècle à une époque féodale. On peut s’en passer car nous vivons à l’ère de la démocratie et il faut changer les mentalités. » Malgré le durcissement observable au Tibet et en Chine même, le Dalaï-lama ne désespère pas. Il voit un signe positif dans ses échanges personnels avec de simples citoyens chinois qui viennent le voir et dans l’intérêt que rencontre aujourd’hui en Chine le bouddhisme tibétain. »

NB : Pour en savoir plus, se référer à « Ainsi parle le Dalaï-Lama » de Claude B. Levenson, fruit d’une trentaine d’années de conversations avec l’auteur, éditions Albin Michel, 2015.

Photos: ContinentPremier.Com. Sur la deuxième le Dalai Lama et son ami notre collègue Jean Claude Buhrer.

Propos recueillis, à Genève, par El hadji Gorgui Wade NDOYE. Directeur des publications.

Suite ici: 
http://www.continentpremier.com/?magazine=93&article=…

Par El hadji Gorgui Wade Ndoye. Directeur des publications du magazine panafricain www.ContinentPremier.Com
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