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26 Mai 2016

LUGAN ( 81) / JYEKUNDO et BAZEMONT ( 78) / PURANG : Deux nouvelles communes engagées dans la Campagne Parrainage



Bazemont : Présentation de la plaque de Parrainage, en même temps que l’ équipe d’aérostatiers s’affaire à préparer la montée de Mini Tashi M. Pierre Souin, Maire de de Marcq en Yvelines  ( à gauche) et Monsieur M. Jean-Bernard Hetzel, Maire de Bazemont.

 

 

Ce 21 mai 2016, deux municipalités françaises ont participé à la «Campagne Parrainage de Communes du Tibet »

Paris, 22 mai 2016 : Deux municipalités françaises, Bazemont dans le département des Yvelines, près de Paris et Lugan dans le département du Tarn dans le sud de la France, organisaient des cérémonies, ce samedi 21 mai, pour marquer «les parrainages» respectifs de Purang et  Jyekundo.

Le Parrainage de communes du Tibet est une campagne lancée par France-Tibet, avec pour un double objectif : développer l’intérêt des citoyens français pour la préservation de la culture et de l’identité tibétaines et recueillir le soutien des élus français pour la défense de la juste cause du peuple tibétain.

Les communes participant à cette Campagne de Parrainage installent une plaque commémorative, soit à l’ Hôtel de Ville, soit dans un lieu significatif de la commune. Quand cela est possible, villes et villages installent cette plaque sur les routes à l’entrée et la sortie de l’agglomération, afin de rappeler cette action aux habitants et aux  touristes.
A ce jour, 68 municipalités adhèrent à la Campagne depuis sa création en 2011.

A Lugan, le maire M. Xavier Cremoux et ses collègues du Conseil Municipal, étaient soutenus par deux Parlementaires, ainsi que par les membres des Conseils régionaux venus spécialement pour cette cérémonie d’inauguration de l’adoption. Parallèlement, cette journée Occitanie-Tibet, rendait hommage à ces deux cultures minorisées, en présence de Tibétains résidant au Centre Vajra Yogini près de Lavaur.*

La conférence était introduite par Monsieur Jean Louis Halioua, initiateur de cette Campagne et Maire de Salles sur Garonne, ville  qui parraine la ville de Lhatsé au Tibet ; les intervenants tibétains et occitans mettaient en relief les points communs : une langue particulière, le sens de l’interdépendance et le principe de la non violence.

Ce même jour, dans la région parisienne, une autre cérémonie de Parrainage se déroulait à Bazemont.

La cérémonie initialement prévue le 14 novembre 2015, avait dû être reportée à la suite des attentats terroristes du 13 novembre 2015 à Paris. Le maire M. Jean-Bernard Hetzel et son Conseil Municipal ainsi que des membres de France Tibet, étaient rejoints par Monsieur Pierre Souin, maire de Marq en Yvelines ville voisine qui parraine, depuis l’an passé, la ville tibétaine de  Drigung.

Ajoutons que cette journée était marquée par la présence de »  Mini Tashi « , la montgolfière aux couleurs du Tibet, présentée par Patrick et Georges.

Le film  » Jeunes pousses tibétaines  » était malheureusement interrompu par un problème technique ; Marcelle Roux, présidente de France Tibet, apportait les explications complémentaires. Au cours du débat, plusieurs Tibétaines, réfugiées récemment à Conflans Ste Honorine et en attente de leur statut, participaient et leurs témoignages, chargés d’ émotion, confortaient l’assistance dans cette démarche de soutien.

En résumé, deux belles journées durant lesquelles le soutien des élus et Parlementaires a été particulièrement apprécié ; citons parmi tous les présents, pour la région parisienne : Mesdames Sophie Primas, Sénatrice des Yvelines et Sidonie Karm, adjointe à la Mairie de Maule, autre ville voisine de Bazemont ; pour la région toulousaine : Madame Linda Gourjade, députée du Tarn, Catherine Raboud, suppléante du Sénateur du Tarn et  Monsieur Patrick Roux, chargé de la culture occitane au Conseil Régional du Tarn.

Nous les remercions tous vivement ainsi que les organisateurs, membres des deux deux conseils municipaux qui ont réussi chaque fois un accueil chaleureux et des journées riches d’informations, qui nous l’espèrons, feront  école auprès d’autres communes.

Nous, Européens, ne pouvons fermer les yeux plus longtemps sur une situation qui devient de plus en plus coercitive au Tibet et entraîne le désespoir des Tibétains, qui, pour certains d’entre eux, n’ont plus que le geste d’offrandre de leur vie ; à ce jour il faut malheureusement déplorer 146 immolations.
Il est urgent que nous nous mobilisions. Pour cela, sensibiliser la population au cours de manifestations telles que ces cérémonies de parrainage peut constituer une première étape.

* Monastère Nalanda et  l’Institut Vajra Yogini, centre d’études et de méditation du bouddhisme tibétain, près de Lavaur.
* M. Patrick Roux, chargé de la culture occitane et catalane au Conseil Régional Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées

Communiqué de France Tibet
Images : Les élus au cours de la cérémonie pour marquer l’adoption du canton tibétain de Purang

Bazemont
Paris, 22 mai 2016


26 Mai 2016

Chine : Répression accrue au Tibet liée à la campagne « Maintien de la stabilité »

L’analyse de presque 500 cas démontre l’intolérance croissante à l’égard de toute tentative de dissidence pacifique

(New York) – La campagne du gouvernement chinois visant à réprimer la dissidence pacifique dans diverses zones du Tibet a mené à un taux élevé d’incarcération, de poursuites judiciaires et de condamnations depuis le début des troubles généralisés il y a huit ans, affirme Human Rights Watch dans un nouveau rapport rendu public aujourd’hui. Les autorités ont arrêté des individus pour s’être livrés à des formes d’expression et d’association tolérées par le passé et protégées par les législations chinoise et internationale. Nombre de ces incidents se sont produits dans les zones rurales et contre des segments de la population épargnés jusqu’à présent.

« Les régions tibétaines figurent en première ligne de la répression menée dans le pays par le gouvernement chinois contre la dissidence pacifique », a déclaré Sophie Richardson, directrice de recherches sur la Chine à Human Rights Watch. « Les autorités traitent tous les Tibétains comme des dissidents potentiels et tentent d’étendre la surveillance à l’ensemble de la communauté tibétaine. »

Intitulé « Relentless: Detention and Prosecution of Tibetans under China’s ‘Stability Maintenance’ Campaign » (« Sans relâche : Détentions et poursuite judiciaires contre les Tibétains dans le cadre de la campagne chinoise Maintien de la stabilité »), le rapport de 86 pages révèle l’évolution des formes prises par la contestation, des détentions politiques, des poursuites judiciaires ainsi que la corrélation entre les condamnations prononcées entre 2013 et 2015 et la dernière phase de mise en œuvre par le gouvernement de la campagne « Maintien de la stabilité » – une politique ayant abouti à une surveillance et à un contrôle sans précédent dans les localités tibétaines.

La région autonome du Tibet reste presque entièrement fermée aux journalistes, aux chercheurs et aux touristes individuels, et pratiquement aucune statistique officielle n’est disponible la concernant. Les conclusions de Human Rights Watch s’appuient sur un ensemble de données relatives à 479 cas tirés d’articles de médias étrangers, d’informations obtenues du gouvernement chinois et de témoignages d’exilés. Human Rights Watch a analysé ces données pour identifier l’évolution des modalités d’incarcération et de jugement.

Des documents jusque-là inédits révèlent le coût dévastateur payé par une communauté locale pour avoir pris part à une manifestation, a noté Human Rights Watch. En avril 2013, le procès et la condamnation de trois lamas de Chamdo, dans la région autonome du Tibet, pour une inculpation mineure de « recel de malfaiteurs », a conduit la police à se livrer à des punitions collectives et à des actes d’intimidation et de répression contre l’ensemble de la communauté pendant plus d’une année alors qu’elle recherchait d’autres suspects. Les autorités ont arrêté, battu et menacé des dizaines de Tibétains, et soumis d’autres à un endoctrinement politique et à des restrictions de voyager dans une tentative manifeste d’obtenir des informations sur les principaux suspects et de dissuader d’autres dissidents.

Les traitements infligés en détention demeurent une préoccupation sérieuse, selon Human Rights Watch. Quatorze des détenus identifiés dans les données dont dispose Human Rights Watch auraient perdu la vie en garde à vue ou peu de temps après leur libération.

Après 2012, des milliers de fonctionnaires qui avaient été nommés l’année précédente dans des villages du Tibet dans le cadre de la politique « Maintien de la stabilité » ont commencé à appliquer des mesures au niveau local pour décourager toute forme de dissidence. Au sein de ces communautés, de nombreuses activités sociales, culturelles et environnementales auparavant considérées comme inoffensives sont devenues l’objet d’une attention particulière et de la répression de l’Etat.

Âgés de 14 à 77 ans, la plupart des détenus et accusés sont des individus ayant exercé leurs droits d’expression et de réunion sans prôner de séparatisme. D’autres ont simplement critiqué les décisions prises par les autorités locales de leurs villages, se sont opposés à l’arrivée du secteur minier, ont plaidé pour de plus amples droits linguistiques ou témoigné leur sympathie aux personnes qui se sont suicidées par immolation. Des dizaines de manifestations se sont achevées par des tirs des forces de sécurité contre les manifestants, alors qu’aucun cas de violences commises par ces derniers n’était à déplorer.

Human Rights Watch a constaté que la quasi-totalité des personnes concernées affirment que les actes de dissidence ayant conduit à des détentions se sont produits dans les villages, petites localités ou communes rurales, plutôt que dans les villes comme ce fut le cas par le passé – sur les lieux mêmes de la mise en œuvre des mesures gouvernementales du « Maintien de la stabilité ». Le rapport identifie neuf localités spécifiques à travers le plateau tibétain où, manifestement en réponse à ces mesures, des cycles récurrents de contestation et de répression ont éclaté, les détentions à caractère politique se sont multipliées et des peines plus longues ont été prononcées pour des infractions relativement mineures par rapport à d’autres régions.

De nombreux Tibétains détenus et poursuivis au cours de cette période étaient des leaders communautaires, des militants écologistes, et des villageois impliqués dans la vie sociale et culturelle. Au cours des trois décennies précédentes, les autorités ont rarement accusé de tels individus de troubles politiques. Human Rights Watch a identifié sept manifestations – cinq d’entre elles ayant vu la participation de plus d’une centaine de personnes –, pour lesquelles les villageois ont exigé la libération d’un leader communautaire détenu. La détention de dirigeants locaux et le soutien massif que leur témoignent leurs communautés respectives semblent être un phénomène nouveau.

Une analyse des cas de détention au cours de cette période indique qu’une fois arrêtées, les personnes disposant d’une influence sociale – chefs communautaires, leaders religieux, écrivains ou chanteurs – sont davantage susceptibles d’être jugés que d’autres. Les personnes détenues au motif d’une action identifiée comme une priorité politique pour la répression, comme le soutien aux auto-immolations, font également face à une probabilité plus importante de voir leur procès s’ouvrir.

« Si l’objectif de la campagne Maintien de la stabilité était d’anéantir la dissidence parmi les Tibétains, elle a échoué », a déclaré Sophie Richardson. « La seule véritable base de la stabilité pour le gouvernement chinois est de respecter les droits, de se mettre à l’écoute des griefs exprimés localement et d’y répondre, et de faire reculer les abus commis par les forces de sécurité à travers le plateau. »


21 Mai 2016

La Rochelle : le défi environnemental est une priorité pour MatThieu Ricard, le moine bouddhiste


Matthieu Ricard est la figure emblématique du bouddhisme en France.

Le moine bouddhiste qui est aussi un scientifique est le traducteur officiel du Dalaï Lama en France. Il était à La Rochelle pour une conférence à l’espace Encan à l’invitation de la Fondation Léa Nature.

Matthieu Ricard parcoure la France et le monde pour rappeler entre autre l’impérieuse nécessité de prendre en compte la question environnementale. « C’est le défi majeur du 21ème siècle… c’est la première fois que nous avons le pouvoir de préserver ou de saccager notre planète » nous-a-t’il confié. Il nous rappelle aussi qu’en matière de changement des mentalités et de société, l’impatience n’est pas de mise. « Dans notre société, on aimerait bien que tout change du jour au lendemain, qu’à l’aube de la première Nuit debout tout ait changé mais ça prend 10,-15 ans peut-être pour que les choses changent. » ajoute-t-il.

Yann Salaün, Joël Bouchon et Xavier Demester l’ont rencontré lors de son passage à La Rochelle :


                                                        Mathieu Ricard à La Rochelle

image : Mathieu Ricard est la figure emblématique du bouddhisme en France.


21 Mai 2016

KATA ( TIBET ) : Réouverture des routes bloquées par le tremblement de terre, 10 000 personnes déplacées


Les routes qui avaient été bloquées par un tremblement de terre de 5,5 de magnitude dans le nord du Tibet, mercredi dernier, ont été réouvertes, après d’intenses efforts.

Cela signifie que l’accès au transport depuis l’épicentre, près de la ville de Kata, est maintenant complètement ouvert.

8 routes menant à la communauté près de la frontière avec le Qinghai  avaient été bloquées par des glissements de terrain.

Une dizaine de personnes avaient été hospitalisées dans un état critique et nous avons connaissance de 69 autres personnes blessées.

La Chine a déclaré le 13 mai qu’elle avait déplacé plus de 10 000 habitants. Près de la moitié du nombre des personnes évacuées étaient originaires de cette région.

Tibet_earthquake2015_2  Tibet_earthquake2015

Le tremblement de terre a causé d’importants dégâts. Une centaine de maisons détruites et des dégâts aussi sur les élevage : »Je possède plus de 100 yaks et il y a des milliers de yaks dans le village. Nous ne savons pas combien d’entre eux ont été tués et combien d’entre eux sont encore en vie», indique un villageois.

Jusqu’à présent, les estimations de dommages causés par le tremblement de terre n’ont pas été calculées. Il faut imaginer que selon les informations qui passerons la frontière le bilan sera beaucoup plus lourd.

 


21 Mai 2016

Lomik condamné après plus d’un an de détention



Les autorités chinoises ont condamné encore un autre écrivain tibétain après l’avoir gardé en détention préventive pendant plus d’un an.

Lobsang Jamyang, Lomik de son nom de plume, écrivain prolifique et courageux ainsi que moine du monastère de Kirti a été condamné à 7 ans et demi de prison, lors d’un procès à huis clos tenue à Lunggu (province du Sichuan). Sa famille n’était pas au courant du procès et aucun détail sur sa condamnation ne leur a été communiqué.

Ce 9 mai, Lobsang a été autorisé par la Cour populaire de Lunggu à rencontrer sa famille pendant une demi-heure.  Au cours de la brève rencontre, il a expliqué à sa famille que les autorités ont porté sur lui des accusations de «divulgation de secrets d’État» et «d’activisme séparatistes » entre 2009 et 2015 ,sans aucune preuve. Cependant Lobsang a démenti ces charges.

Lomik_in_detention

L’an dernier, TCHRD avait rapporté la détention arbitraire de Lobsang Jamyang, enlevé dans une rue de la ville de Ngaba par la police, à environ 23h30 le 17  avril 2015. Il a été détenu secrètement pendant plus d’un an, et soumis à la maltraitance, à une série d’interrogatoires et à la torture. Même après sa condamnation, les autorités chinoises n’ont fourni aucune preuve claire pour corroborer les accusations portées contre lui.

Peu après sa mise en détention, quelque 20 écrivains tibétains avaient conjointement rédigsé un article sur Lomik, suggérant que le moine était très probablement détenu pour ses essais au sujet de la suppression de la liberté d’expression, la destruction de l’environnement tibétain, du soulèvement tibétain en 2008, des auto-immolations et pour sa participation à un panel de discussions sur les questions touchant les Tibétains.

Lobsang est né dans le village nomade  de Meuruma et entra au monastère l’âge de six ans. Au moment de son enlèvement, il poursuivait une licence en bouddhisme au monastère de Kirti. Il a également étudié la philosophie traditionnelle tibétaine et les sciences au célèbre Institut boudhiste Larung Gar et à l’Université Nord-Ouest de Lanzhou . En 2010, Lomik  écrit un livre intitulé « The Yellow Fog »  publié à Xining. Il a également contribué à des articles de sites web en langue tibétaine populaire tels que Chomei, Sangdhor et Tso Ngon. Ses articles plus récents sont intitulés «  Story Shackled By Iron Chains », « Weapons Target Writers of Ngaba », et « Until I Die, I Will Express My Views ».

Avec d’autres écrivains tibétains populaires, y compris Shokjang, Lobsang Jamyang avait participé à un certain nombre de discussions de groupes tels que Siling Zsa Nyimei Khadha – Dimanche débat à Xining – à l’Université des minorités du Qinghai. A Ngaba, il avait organisé des discussions du dimanche, entre autres sur le poète Dondrup Gyal . Et dans sa ville natale de Meuruma, il avait organisé un débat public sur le thème «le déni de la liberté d’expression.» Lomik a pu encourager de nombreux jeunes Tibétains à travers ces débats.
Traduit par Maxime Belhache pour France Tibet

Source TCHRD.org

 


21 Mai 2016

Le Dalaï Lama déclare que le futur de l’institution du Dalaï Lama sera décidé par les Tibétains

Dharamshala, le 09 mai : Le guide spirituel du Tibet, Sa  Sainteté le Dalaï Lama, a récemment effectué un séjour de six jours au Japon au cours duquel  il a réaffirmé que le futur du Dalaï Lama restera entre les mains du peuple tibétain et non du Gouvernement chinois,  qui lui, soutient qu’il pourra décider de la prochaine réincarnation du Dalaï Lama.

C’est dans une interview pour NHK Audiovisuel que le Dalaï Lama a déclaré « Je trouve cela d’autant plus déconcertant car l’intérêt du Gouvernement chinois est purement et seulement politique et non religieux. Au cours de la Dynastie Qing, l’implication Chinoise était naturelle car il existait entre les deux pays une relation dite de Chö-yon (ndlr : une entente politico-religieuse entre un maître spirituel et un bienfaiteur laïc). Mais la Chine communiste actuelle se dit athéiste. Cela ne les concerne donc pas. C’est pourquoi je plaisante souvent en incitant le Gouvernement chinois à annoncer la réincarnation de Mao Zedong s’ils croient vraiment à la réincarnation. »

Sa Sainteté affirme que les Tibétains ont leur mot à dire sur ce sujet « Dès 1969, j’ai déclaré qu’il appartenait au peuple tibétain de décider si l’institution du Dalaï Lama doit perdurer ou pas. Cependant il semblerait que la Chine soit plus intéressée que moi par cette question. »

Cette question intéresse Pékin depuis déjà quelque temps. Zhu Weiquin, qui est le chef du Comité des affaires ethniques et religieuses de la Conférence Consultative politique du peuple chinois (ndlr : Assemblée consultative sans pouvoir de décision, sous l’égide du Parti Communiste Chinois, elle permet au Gouvernement de consulter les avis de divers groupes ethniques et organisations), a déclaré en novembre 2015 que la Conférence Consultative a «  le pouvoir de décision sur la réincarnation du Dalaï Lama, sur la fin ou la survie de ce lignage. »

Ces remarques ont depuis plongé les Tibétains, les observateurs de la situation à l’international et le Dalaï Lama lui-même dans la censure et parfois le ridicule. L’année dernière, le Premier Ministre du Gouvernement Tibétain en exil Lobsang Sangay dans une colonne du Times Magazine a rétorqué à plus d’un et mis en cause l’idée même de cette implication de la Chine en la comparant avec un hypothétique « Choix du prochain Pape par Fidel Castro ».

Sangay a écrit : «  Qu’il est surprenant de voir que la Chine prétend pouvoir trouver la prochaine réincarnation du Leader Spirituel qu’ils surnommaient « Le Diable ». Qu’il est surprenant de voir des leaders communistes chinois pour qui la religion est l’opium du peuple, et dont la figure de proue, Mao Zedong, a eu ces propos, connus de tous, à l’intention du Dalaï Lama à Beijing en disant que « la religion est du poison »,  d’ordonner au Dalaï Lama de se réincarner selon les conditions du Gouvernement chinois. »

Le Gouvernement chinois est allé jusqu’à biaiser la réincarnation de certains Tulkous (qui sont des réincarnations de personnalités religieuses, des Lamas en général c’est-à-dire des enseignants religieux du Bouddhisme Tibétain)  en faisant une base de données des Bouddhas vivants qui sont reconnus par le Gouvernement comme étant de vrais Tulkous (en allant jusqu’à leur donner des cartes d’identité) et par conséquent considérer ceux qui ne sont pas sur cette liste comme étant des imposteurs. Selon cette base de données, dans la seule région autonome du Tibet, il y a 358 Bouddhas vivants.


21 Mai 2016

DARTSEDO : Protestation de Tibétains contre la reprise des opérations minières

Retour avec de nouvelles informations sur cette actualité dont nous vous parlions il y a quelques jours

Les forces de sécurité patrouillent dans une zone où les villageois tibétains protestent contre une société minière chinoise dans le comté de Dartsedo, préfecture autonome tibétaine de Kardze, de la province du Sichuan de la Chine, le 4 mai 2016.

(Photo aimablement transmise par un auditeur RFA)

Plus de 100 Tibétains provenant de cinq villages nomades ont organisé une manifestation contre une société minière chinoise dans le comté de Dardsedo (en chinois, Kangding) de la préfecture autonome tibétaine de Kardze (Ganzi), craignant une recrudescence de dégâts environnementaux après la reprise des activités par la compagnie,  évoquaient des sources tibétaines ayant connaissance de la situation.

Les manifestants des villages nomades de Lhagang, Nangkor, Naglung, Kunmang et Nang dans la région de Yulshok Gargye du comté de Minyak (Minya) de la province sud-ouest du Sichuan de la Chine, ont demandé le 4 mai que les activités minières de Lhagang Kargye Kha qui  avaient commencé dans la région le mois dernier cessent, vient de rapporter une source tibétaine au service tibétain de RFA.

« Lorsque l’entreprise s’est préparée à reprendre les opérations, elle a relâché les anciennes eaux toxiques provenant de la mine, lesquelles se jettent dans la rivière Lung [Luchu] et ont tué nombre de poissons », a-t-il déclaré.

Le nombre de manifestants et des membres de la police armée a ensuite augmenté dans la zone le jour suivant,  évoquent encore les sources mêmes tibétaines.

De nombreux manifestants s’étaient couchés sur l’autoroute de Kangding-Kardze et avaient bloqué la circulation pour protester contre les activités d’extraction du lithium, déclarait la première source.

« Les manifestants tibétains ont été encerclés par les forces de sécurité, mais celles ci n’ont pas attaqué les manifestants », a déclaré la source.

Le 6 mai, les autorités de la préfecture de Kardze et du comté de Kangding sont arrivées sur les lieux et ont fait appel aux manifestants afin qu’ils mettent fin à leur protestation et arrêtent de perturber le trafic, confirmait une autre source tibétaine, ajoutant que les manifestants se sont retirés le jour même.

« Les autorités ont convoqué une réunion où ils ont essayé de convaincre les Tibétains que la terre est la propriété du Gouvernement et que les opérations minières sont une décision du dit Gouvernement », précisait la première source.

« La communauté locale n’a pas le droit de l’arrêter », a-t-il été annoncé. « Mais si les gens ont besoin d’eau et d’électricité, les autorités ont, en contrepartie, promis de fournir ces services à la communauté locale ».

Le projet minier avait déjà été bloqué en 2005, la même année où Lhagang Kargye Kha avait été comme un problème dans le comté de Kangding, après que les villageois tibétains aient protesté contre la société minière qui polluait la rivière Lung et tuait les poissons, indique un rapport sur le site de nouvelles du Tibet Phayul.com.

Les activités de la mine ont été de nouveau suspendues en 2013 après que des habitants locaux aient présenté des preuves crédibles de dommages à la population de poissons dans les rivières à proximité, remarque une autre source tibétaine.

Rapporté par Kunsang Tenzin et Chakmo Tso pour le service tibétain de RFA. Traduit par Karma Dorjee. Rédigé en anglais par Roseanne Gerin.


17 Mai 2016

FESTIVAL DE CANNES / DHARAMSALA : « Kalachakra », Natalie Fuchs et le documentaire initiatique sur le plus mystérieux rituel sacré de la planète.


Au Festival de Cannes, au pavillon indien inauguré jeudi en présence de l’ambassadeur de l’Inde en France, la Grassoise se ressource. Sirote un thé. Encore habitée par la quête intime qui l’a poussée à se lancer dans l’aventure d’un documentaire initiatique sur le plus mystérieux rituel sacré de la planète: Kalachakra. Un film-thérapie pour tenter de soigner la blessure de la perte de sa sœur lorsqu’elle n’avait que 8 ans. « Depuis, j’ai cherché un sens à ma vie… »

Tourné en 2012 au cours de deux voyages à Bodhgaya et au sein du monastère privé du Dalaï-lama, le film de 1h17 qui raconte le cheminement spirituel d’une occidentale, a profité d’auspices quasi divins.

La contribution vibrante du chef bouddhiste en personne d’abord. « Pour le Dalaï-lama, le film est capital pour montrer la culture tibétaine mais surtout pour son message universel ».

Puis, la bénédiction d’Uma Thurman dont le père est tibétologue. L’actrice qui prête sa voix pour la version anglaise est quasiment devenue « une copine ».

Pour la musique, envoûtante, la néophyte s’est offert les arpèges de Laurent Ferlet, auteur de la BO du césarisé Sur les chemins de l’école.

Enfin, l’œuvre a été bénie en Inde par les moines le mois dernier!

ENCEINTE LE JOUR DE LA PROJECTION!

Pour Natalie Fuchs, le chemin de la création a surtout été spirituel. « Mon intention était de poser une graine dans le cœur des êtres, de la compassion qui puisse germer ».

C’est d’abord en elle que la magie a été féconde. « Je suis tombée enceinte à 43 ans le jour de la première projection du film en mai 2014 à Mouans-Sartoux, confie-t-elle dans un sourire. Mais le film a un vrai potentiel énergétique de guérison sur les gens ».

Reste aujourd’hui à le diffuser.

Le long-métrage réalisé avec un budget de 700.000 euros grâce à son entourage est disponible pour visionnage au Doc Corner du marché du film.

 » L’enjeu du Festival est très important. J’ai trouvé un distributeur américain en cours de signature. Je cherche un vendeur international qui prenne en charge le film pour l’étranger. Pour la France, j’ai décidé de le distribuer moi-même en créant un site internet dynamique avec la possibilité d’organiser des projections. Les centres bouddhistes pourraient aussi le projeter… »

Grâce à ses rencontres à Cannes, elle a obtenu que son film soit sélectionné pour le festival du film de Goa.

Une partie des éventuels bénéfices sera dédiée à la construction d’une école.

L’épouse de Frédéric Fuchs, patron des confiseries Florian, a foi en son karma. Et croise les doigts. « Car la paix intérieure amène la paix dans le monde ».

Photo : Natalie Fuchs lors de la présentation de son film au Dalaï-lama (illustration).

Pour son documentaire initiatique « Kalachakra » tourné au Tibet* sur la quête spirituelle de la paix intérieure, Natalie Fuchs a réussi à obtenir la participation d’Uma Thurman.

Elle paraît touchée par la grâce, Natalie Fuchs. Le visage comme transcendé par la paix intérieure.
 

17 Mai 2016

Le dissident Yang Jianli appelle la Chine « Ouvrez-vous ou ce sera la fin ».


Le dissident chinois Yang Jianli, qui a récemment joué un rôle de premier plan dans la Conférence interconfessionnelle qui s’est tenue à Dharamsala, concernant les minorités religieuses et ethniques chinoises, n’est pas particulièrement dérangé par l’annulation de visas par l’Inde pour  plusieurs dissidents.

Il souligne que malgré l’annulation de quatre visas due à la protestation de la Chine, 69 participants, y compris au moins huit activistes chinois ainsi que le président de l’association américaine ouïghoure Ilshat Hsan, ont pu participé à la conférence.

« L’annulation des visas de Dolkum Isa, Lu Jinghua et Ray Wong est regrettable. Mais les médias indiens ont négligé un fait très important : la Conférence a eu lieu, et le fait que l’Inde ait permis qu’elle soit organisée sur son sol pour la première fois en dit beaucoup sur la position du Gouvernement, » remarque Yang Jianli. Il met en garde contre les conclusions rapides qui taxeraient l’Inde de « faible » en réponse à la protestation de la Chine.

Yang est président d‘Initiatives pour la Chine, organisation basée aux États-Unis qui se consacre à une transition démocratique sans heurt en Chine. Il est titulaire d’un doctorat de l’Université de Harvard, et co-auteur d’une Constitution démocratique pour la Chine (Il est l’un des 303 intellectuels chinois signataires de la Charte 08). Il est retourné en Chine après avoir obtenu son doctorat en philosophie pour organiser le Mouvement des travailleurs pour un changement non violent de la société. Il a été arrêté et mis en prison pendant cinq ans pour « espionnage ». Libéré suite à l’intervention de l’ONU, il a depuis lancé le mouvement Initiatives pour la Chine.

Quel était le but de la conférence que vous avez organisée à Dharamsala ?

Cette conférence a eu lieu pour la première fois en 2000 et était destinée à étendre le dialogue que nous avons depuis une dizaine d’années avec les Tibétains, et d’y inclure les Ouïghours, les Mongols, les chrétiens, les adeptes de Falun Gong et les habitants de Taiwan, Hong Kong et Macao.

Ils partagent un désir commun de complète liberté sous le joug du régime communiste chinois. Nous avons organisé cette Conférence plusieurs fois aux États-Unis et deux fois à Taiwan. Maintenant, nous voulons qu’elle ait lieu partout dans le monde – et spécialement dans les pays importants stratégiquement pour la Chine. Nous pensons que notre Conférence peut influencer les politiques menées vis à vis de la Chine, et le point de vue de la société civile envers la Chine dans ces pays.

L’Inde est stratégiquement très importante pour la Chine et nous voulions honorer le Dalaï Lama chez lui. De plus, nous sommes un mouvement non-violent et l’Inde est le pays du Mahatma Gandhi. En fait, en 2000, notre première Conférence interconfessionnelle a eu lieu le jour de l’anniversaire de Gandhi, le 2 octobre.

Quel point commun y a t-il entre les différentes minorités ethniques et religieuses persécutées en Chine ?
Le mouvement ouïghour est ethnique et religieux mais violent ; le mouvement tibétain est ethnique et religieux mais non-violent ; les Mongols sont une minorité ethnique, alors que les chrétiens et les adeptes du Falun Gong sont des minorités religieuses ; et les revendications des habitants de Hong Kong, Taiwan et Macao ne sont pas religieuses. Comment la foi / la religion peut les unir ?

Je pense que nous sommes unis par le principe de tolérance et de compréhension ainsi que par notre désir commun d’atteindre la liberté. Vous dites que les Ouïghours sont violents mais les Ouïghours avec qui nous travaillons sont non-violents. Dolkun Isa, à qui l’Inde a refusé un visa, est un activiste non-violent des droits de l’Homme. Cela fait 20 ans que je travaille avec lui, il n’est pas le terroriste que la Chine décrit.

Le Dalaï Lama a déclaré que les régions autonomes du Xinjiang et du Tibet étaient sujettes à « un génocide culturel » par Pékin. Est ce que cela continue ?

Le génocide culturel persiste. Les langues des minorités, par exemple, sont en danger. Les pressions exercées sur ces langues ne sont pas seulement culturelles mais également économiques. Certains Tibétains, par exemple, abandonnent leur langue maternelle pour trouver de meilleurs emplois. Une situation a été créée, dans laquelle les langues et les religions sont au bord de la destruction.

La terre, l’environnement, les ressources naturelles et la culture des Tibétains sont en train d’être détruits au nom du développement. Qu’est ce que la culture tibétaine sans eux ?

Quel est votre point de vue sur l’avenir du Tibet ?

Premièrement, je pense que nous devons préserver l’identité tibétaine – principalement leur culture et leur langue. Seulement après cela, leur identité géographique pourra être préservée et leur droit à l’auto détermination pourra s’exercer.

Je ne crois pas à l’usage de la force pour atteindre un but politique. Les Tibétains peuvent choisir n’importe quel accord démocratique – l’approche de la voie de milieu du Dalaï Lama – ou une autre.

Comment voyez vous le Tibet dans sa période post-Dalaï Lama ?

Je pense que cette période est toujours assez lointaine, il ne devrait y avoir aucun vide spirituel ou culturel après le Dalaï Lama. Sinon, la Chine planifiera sa propre réincarnation du Dalaï Lama et une importante division sera créée parmi les Tibétains.

Anticipant cela, le Dalaï Lama a déjà transmis son pouvoir temporel aux dirigeants tibétains élus démocratiquement. Il a donc déjà créé une autorité politique à laquelle les Tibétains peuvent faire confiance. Comprenez bien que le 14ème Dalaï Lama est une ressource extrêmement rare. Il n’y en aura pas un autre comme lui. Par conséquent, j’ai plus confiance dans le système démocratique qu’il a créé qu’en quiconque qui pourrait être le futur Dalaï Lama.

A quel point la demande des dirigeants ouïghours d’accéder à l’indépendance est-elle crédible et réalisable ?

Leur cause est plus difficile que celle des Tibétains car ils n’ont pas de dirigeant unifié comme le Dalaï Lama. Pour d’autres groupes ethniques, ce type d’encadrement est inimaginable. Malgré tout, ils doivent poursuivre leur but de manière non-violente. La violence ne les mènerait nulle part, pas seulement à cause de la puissance militaire chinoise mais aussi à cause de la vision qu’à le monde du terrorisme aujourd’hui.

Est ce que les voisins d’Asie Centrale de la Chine accepteraient que le Xinjiang devienne indépendant et ouïghour ? Après tout, les appartenances ethniques dans ces pays dépassent les frontières nationales.

C’est une question très complexe d’un point de vue géographique et politique. Nous ne prétendons pas avoir de solution à la question ouïghoure mais nous devons arriver à nous mettre d’accord sur des principes généraux. Personne ne devrait avoir l’autorité nécessaire pour imposer une solution aux Ouïghours. Tout devrait être décidé grâce à des solutions démocratiques par une majorité de Ouïghours.

A quel point les efforts de Pékin pour maintenir ses frontières seraient une réussite ? Pensez-vous que la Chine va rester un état centralisé et unitaire ou devrait-il au contraire se développer comme une société multiculturelle voire pluraliste ?

Je pense que le pluralisme est inévitable. Je pense que la Chine va devenir d’une manière ou d’une autre un Etat souple. La démocratie va dissoudre ce pouvoir très centralisé. Je ne dis pas que ces groupes vont se séparer de la Chine, mais qu’ils seront liés plus librement au pouvoir central.

Si la Chine ne devient pas multiculturelle et pluraliste, pensez-vous que les mouvements ethniques et religieux, qu’ils soient non-violents ou non, pourraient devenir plus dangereux ?

Oui, potentiellement. Les jeunes gens impatients pourraient opter pour cette solution quand ils voient que la solution non-violente ne compte pas assez de monde. Malgré tout, je défends l’approche non-violente, conscient de la force militaire de la Chine. Le Gouvernement chinois voudrait que ces mouvements deviennent extrémistes parce qu’il est plus facile de traiter avec l’extrémisme. Vous pouvez justifier l’autoritarisme du Gouvernement. Les mouvements modérés basés sur la non-violence sont bien plus complexes et, par conséquent, difficiles à traiter. Ils demandent un dialogue. Donc la violence bénéficie au Gouvernement chinois.

La Chine pourrait-elle imploser comme l’URSS ?

Eventuellement, peut-être. L’assouplissement de l’Etat est inévitable mais la chute est possible.

La Communauté internationale ne souhaite t-elle pas une Chine stable, une Chine instable ne pourrait plus être le moteur d’une croissance mondiale ?

Je pense que, en ce qui concerne leur politique étrangère, beaucoup de pays voient la Chine en terme d’intérêts à court terme. Un morcellement de la Chine aurait des conséquences pour tout le monde. Ayant peur de l’instabilité et du chaos, beaucoup de pays ne voudraient pas que cela arrive. Mais de tels inconvénients sont à voir dans une optique d’intérêts à long terme.

Le peuple de Chine a certainement beaucoup de griefs mais ils semblent peu nombreux à s’en plaindre en Chine.

Il y a beaucoup de protestations en Chine, ainsi que des intellectuels et des dissidents qui sont en désaccord avec le Gouvernement. Mais en terme d’opposition démocratique, nous n’en sommes pas encore là, mais nous y travaillons.

Il y a beaucoup de gens en Chine qui craignent que débattre pour la démocratie pourrait mener à un massacre, tellement nombreux qu’ils ont baissé les bras. Qu’est ce que vous leur diriez ?

Je comprends leur peur. Nous avons un passé de violence. Le Gouvernement chinois tend à faire peur à la population en la laissant penser ainsi. Mais la transition se fera dans la paix. Le Peuple chinois est très doué pour sa propre organisation quand il a la liberté de le faire – voyez ce qu’il a fait sur Internet chaque fois qu’il en a eu l’opportunité dans le domaine économique et culturel et qu’il n’y avait pas de pouvoir central pour les diriger.

Vous avez commencé en tant que membre du Parti Communiste, vous étiez une étoile montante. Qu’est ce qui a mené à votre déception ?

Quand j’étais petit, j’ai été témoin de la Révolution culturelle et j’ai vu la brutalité du Parti Communiste. Un peu plus âgé, j’ai rejoint le Parti à la suite de l’appel à la jeunesse de Hu Yaogang. Cependant, j’ai constaté que le Parti nous changeait plus que nous le changions. Mon travail consistait à surveiller mes collègues. Je n’ai pas aimé cela. Plus tard, j’ai été témoin du massacre de Tiananmen et ça a été le coup fatal.

 


16 Mai 2016

PARIS / AMBASSADE DE CHINE : APPEL A RASSEMBLEMENT, le mardi 17 mai, devant l’Ambassade de la Chine à Paris, à partir de 15h.   Métro Alma Marceau

17 MAI 2016

Guendun Choekyi Nyima, l’actuel Panchen Lama, est né le 25 avril 1989 à Lhari.

Le 17 mai 1995, peu après sa reconnaissance par le Dalaï Lama, Guendun Choekyi Nyima, ses parents et des proches disparaissent de leur village. Depuis cette date, on est sans nouvelles de lui et de sa famille. Le Gouvernement chinois entretient le plus grand secret sur sa détention, malgré les demandes incessantes de la Communauté internationale.

Enlevé par les autorités chinoises à 6 ans, il demeure depuis le plus jeune prisonnier politique au monde.

Son crime : être né Tibétain dans un Tibet occupé et surtout avoir été désigné comme la plus haute autorité spirituelle du Tibet après le Dalaï Lama.

 

 

Où sont-ils? Sont-ils encore vivants ?

Rassemblement le mardi 17 mai devant l’Ambassade de la Chine à paris, à partir de 15h (Métro Alma Marceau)

Organisateurs : SFT France, TYC Paris, Chushi Gangdruk, France.

༸པཎ་ཆེན་སྐུ་ཕྲེང་བཅུ་གཅིག་པ་དགེ་འདུན་ཆོས་ཀྱི་ཉི་མ་མཆོག་དགུང་ལོ་ ༦ ཐོག་ནས་གར་སོང་ཆ་མེད་དུ་གྱུར་རྗེས་ལོ་ངོ་ ༢༡ འཁོར་བཞིན་ཡོད།

ཕྱི་ལོ་༡༩༩༥ ཟླ་༥ ཚེས་ ༡༤ ཉིན་བོད་ཀྱི་བླ་ན་མེད་པའི་དབུ་འཁྲིད་སྤྱི་ནོར་༸གོང་ས་སྐྱབས་མགོན་ཆེན་པོ་མཆོག་གིས་༸པཎ་ཆེན་སྐུ་ཕྲེང་བཅུ་པའི་ཡང་སྲིད་དུ་ངོས་འཛིན་གནང་རྗེས་རྒྱ་གཞུང་གིས་ཁོང་དང་ཡབ་ཡུམ་སྐུ་འཁོར་བཅས་ནག་ཆུ་ས་གནས་ལྷ་རི་རྫོང་བཞུགས་གནས་ནས་བཙན་ཁྲིད་བྱས་པ་མ་ཟད། རྒྱལ་སྤྱིའི་ཐོག་བཙན་ཁྲིད་བྱས་པ་ཁས་ལེན་རྩ་བ་ནས་མ་བྱས་ཁར་ཕྱི་ལོ་༡༩༩༥ ཟླ་ ༡༡ ཚེས་ ༢༩ ཉིན་རྒྱ་གཞུང་གིས་ཆབ་སྲིད་དགོས་མཁོའི་དབང་གིས་རྒྱལ་མཚན་ནོར་བུ་ཟེར་བའི་བོད་ཀྱི་བྱིས་པ་ཞིག་༸པཎ་ཆེན་སྐུ་ཕྲེང་བཅུ་པའི་ཡང་སྲིད་དུ་ངོས་འཛིན་བྱས་ཡོད།

༸པཎ་ཆེན་མཆོག་སྤྲུལ་གང་དུ་ཡོད་དམ།


16 Mai 2016

PEKIN / BERLIN : Refus de visa pour Michael Brand, président du Comité des droits de l’homme et de l’aide humanitaire du Parlement allemand,

chine

Un législateur allemand soutenant « l’indépendance tibétaine » n’est pas le bienvenu en Chine

Xinhua | 14.05.2016 10h03
 

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lu Kang, a déclaré jeudi que la Chine avait refusé la visite dans le pays d’un législateur allemand à cause de sa position visant à soutenir « l’indépendance tibétaine ».

Michael Brand, président du Comité des droits de l’homme et de l’aide humanitaire du Parlement allemand, n’est pas le bienvenu en Chine, a indiqué M. Lu, lors d’un point presse régulier.

Il a expliqué que la position de M. Brand de soutenir « l’indépendance tibétaine » allait à l’encontre de la politique d’une seule Chine soutenue par l’Allemagne.

M. Brand n’a pas eu la permission de visiter la Chine juste pour sa position sur le Tibet et non pour ses commentaires sur la situation des droits de l’homme en Chine, a souligné M. Lu.

La Chine attache de l’importance aux échanges et à la coopération avec le Parlement allemand ainsi qu’avec ses comités, y compris le Comité des droits de l’homme et de l’aide humanitaire, a noté M. Lu.

La partie chinoise a fait des préparations importantes pour la prochaine visite des membres du comité, a affirmé M. Lu, ajoutant que le dialogue et les échanges devaient être basés sur le respect mutuel.

Il serait peu judicieux de la part du comité de publier un communiqué critiquant la décision de la Chine, a souligné le porte-parole chinois.

Rédacteurs :Yishuang Liu, Wei SHAN

16 Mai 2016

Dartsedo : Des Tibétains manifestent suite à la reprise de travaux très polluants d’une exploitation minière chinoise.

La Chine a déclaré avoir envoyé des forces de sécurité après que plus d’une centaine de Tibétains aient organisé un blocus le 4 mai dernier pour protester contre la reprise de travaux d’extraction de lithium sur un site à Dartsedo (Kangding en chinois) dans le Kham (province du Sichuan). La société chinoise d’extraction est accusé d’avoir causé une grave pollution suite à trois accidents  sur ce site depuis 2011, ce qui a conduit au report des travaux.

Les Tibétains ont organisé le blocus après avoir constaté une mort massive de poisson dans la rivière Lichu, un affluent de la rivière Yangtze.

Chose rare, nous avons la chance d’avoir une vidéo qui nous est parvenue rapidement au vu des restrictions de communication imposées dans ces zones tibétaines :

https://youtu.be/Tc6WvcK7uCE

L’exploitation minière située à Yulshok Garye, commune de Lha-gang, dans le Comté de Minyak, avait été mise à pied depuis 2013 après qu’une enquête de pollution liée à la mine ait révélé que cette dernière avait causé la mort à grande échelle de la vie aquatique locale.

Plus tôt, en 2011, la pollution causée par les travaux miniers sur le même site avait déjà déclenché une mort à grande échelle des poissons et des animaux domestiques, ce qui avait généra les protestations des Tibétains.

La reprise du travail minier a lieu en dépit du fait que, en 2014 trois Tibétains avaient adressé une pétition à Beijing, demandant l’interdiction de cette exploitation minière dans la région.

La confrontation entre les manifestants et les forces de sécurité a été tendue.


16 Mai 2016

« LE BOUDDHISME TIBÉTAIN » / Le Point : Interview de Katia Buffetrille sur la sinisation des toponymes tibétains : Le Point en ligne

Pour Katia Buffetrille, c’est aussi dans la langue, et même dans les panneaux indicateurs, que s’observe le pouvoir de la Chine sur le Tibet. Interview.


Le Point.fr : Vous êtes une anthropologue qui fréquentez le Tibetdepuis 1985. En quoi a-t-il évolué ?

Katia Buffetrille : La politique chinoise vise à assimiler la population tibétaine à la population chinoise Han sur tous les plans. Cette sinisation est en marche, mais la résilience des Tibétains est forte et des pans de leur culture restent toujours vivants.

Peut-on vraiment évaluer la « colonisation » chinoise au Tibet ?

Oui. Mais, avant, entendons-nous sur ce que recouvre le Tibet. Pour les Chinois, cela correspond seulement à la Région autonome du Tibet, où la population tibétaine est inférieure en nombre à celle des régions est (Kham) et nord-est (Amdo). Quand je parle du Tibet, je désigne l’ensemble du plateau tibétain, dont la superficie représente un quart de la Chine, et est habité par six millions de Tibétains. Le nombre de Chinois Hans qui sont installés au Tibet n’est pas connu, notamment parce qu’un grand nombre d’entre eux n’entrent pas dans les statistiques officielles : les militaires, les marchands dont beaucoup viennent faire du commerce pendant la période touristique, de mars à novembre, puis repartent chez eux, les prostituées – on comptait pas moins de 600 bordels à Lhassa en 1999 -, etc. Or, même s’ils ne sont pas pris en compte dans les statistiques, ces gens jouent un rôle important dans la sinisation du Tibet.

Concrètement, comme se manifeste cette sinisation ?

De multiples façons. Les Tibétains sont marginalisés dans leur propre pays, notamment parce qu’ils ne parlent pas bien le mandarin ni ne l’écrivent, et parce qu’ils n’ont pas les relations qui permettent de faire une belle carrière. La sinisation s’exprime aussi dans les noms et les toponymes. Cela a commencé sous Mao. Le Jokhang, le temple où se trouve la statue du Bouddha la plus sacrée du Tibet, avait été renommé « Pension de famille numéro cinq » ; le palais d’été des dalaï-lama, le Norbulingka, était devenu le « Parc du peuple ».  Aujourd’hui, les changements ne sont pas aussi radicaux. Les noms tibétains sont conservés mais sinisés. Ainsi, un Tibétain appelé Tashi, prénom très courant au Tibet, dont le sens est « Bonne fortune », devient Zhaxi en chinois, ce qui ne veut rien dire dans une langue comme dans l’autre. Le prénom Drölma, nom tibétain de la déesse Tara, devient Zhuoma. La montagne Kawakarpo, qui signifie « Neige blanche » apparaît, dorénavant sur les panneaux comme Kawagebo, etc. En supprimant le sens des mots, on enlève leur essence : aux toponymes tibétains sont associées des histoires, une tradition que la sinisation supprime. Autre exemple : sur les panneaux de signalisation, le tibétain est toujours écrit en caractères plus petits que le chinois.

Cette montagne sacrée du Tibet central s’appelle Tsibri (Tib. Rtsib ri) qui veut dire la « Montagne en formes de côtes », à cause de sa forme. Sans la prononciation, cela ne signifie plus rien. © Katia Buffetrille

Mais cela est-il lié finalement au fait que pour les Chinois, la Chine est l’empire du Milieu, le centre du monde et donc de la civilisation ?

Les Chinois considèrent, c’est vrai, le Tibet comme un pays peuplé d’arriérés et de barbares auxquels il faut apporter la civilisation. Ils y investissent beaucoup d’argent et attendent des Tibétains qu’ils montrent une grande reconnaissance en oubliant que la plupart des travaux réalisés ne profitent pas à ces derniers. Le Tibet est devenu une destination exotique pour les touristes chinois et on observe un processus de folklorisation de la culture tibétaine. Ainsi, la ville de Gyalthang, dans le Kham, la région orientale, vivait de la production forestière. En 1998, celle-ci a été interdite après que des experts ont établi que la déforestation était responsable des inondations du fleuve Yangtze. Il fallait donc trouver une autre source de revenus. Les autorités locales ont lancé un concours pour savoir où se trouvait Shangrila, un paradis mythique sorti de l’imagination de l’écrivain britannique James Hilton qui l’a inventé dans son best-seller Horizon perdu, paru en 1933. Gyalthang a gagné le concours. La ville a été transformée en un Disneyland tibétain pour touristes chinois en manque d’exotisme et son nom même disparaît progressivement au profit de celui de Shangrila.

La religion est-elle profondément transformée ?

Oui, d’autant que les moines bouddhistes qui restent nombreux au Tibet ont toujours été aux avant-gardes des protestations. Le contrôle exercé sur les monastères récalcitrants est particulièrement sévère : forces de sécurité, caméras, espions déguisés en moines. Les monastères dociles, eux, bénéficient de gros moyens financiers. Les religieux ne peuvent plus voyager sans un permis délivré par les départements de gestion des affaires religieuses des comtés et les restrictions pour se rendre à Lhassa sont très contraignantes. Les comités qui gèrent les monastères ne sont plus élus par les moines, mais composés de fonctionnaires venus de l’extérieur et choisis par le pouvoir. Celui-ci tente aussi de contrôler le processus de réincarnation des chefs religieux afin d’avoir ensuite la main sur celui du futur dalaï-lama alors que le hiérarque est profondément vénéré par tous les Tibétains.

Le Point Référence « Le bouddhisme tibétain » est en vente en kiosque.

Katia Buffetrille est tibétologue, ingénieur de recherche à l’École Pratique des Hautes Études et directrice de la Revue des Etudes mongoles et sibériennes, centrasiatiques et tibétaines. Elle est l’auteur, entre autres, de « Le Tibet est-il chinois? » (avec Anne-Marie Blondeau, Albin Michel, 2001)

 


16 Mai 2016

Deux manifestants tibétains sont libérés de prison dans le Sichuan

Les autorités de la province du Sichuan au sud-ouest de la Chine ont libéré un jeune moine tibétain,Lobsang Tenpa, emprisonné il y a deux ans pour avoir organisé une manifestation publique pour défier Pékin et un chanteur populaire, Pema Wangchen, brièvement détenu pour avoir chanté une chanson politiquement sensible, selon les sources tibétaines dans la région et en exil.

«Lobsang Tenpa, un moine du monastère de Kirti, avait écopé d’un mandat de deux ans pour avoir protesté dans la ville de Ngaba et a été libéré le 5 mai dernier d’un centre de détention pour mineurs dans le Sichuan près de la capitale provinciale Chengdu» selon la source de RFA, parlant sous couvert d’anonymat.

«Son père et ses trois frères sont allés à sa rencontre et les Tibétains locaux l’ont accueillis à la maison après ses deux ans de prison »

Aucun accueil public n’a pu avoir lieu en raison d’une répression stricte de sécurité suite à une autre manifestation locale le 2 mai, a indiqué la source.

Tenpa, 19 ans à l’époque, avait été arrêté après avoir protesté en avril 2014 dans la principale ville de Ngaba (en chinois, Aba) dans le Comté tibétain de la Préfecture autonome Qiang Ngawa, selon certaies sources ayant fourni les rapports précédents.

Un drapeau du Tibet, confectionné à la main entourant la tête, Tenpa avait manifesté en appelant à la liberté du Tibet et au retour du chef spirituel en exil, le Dalaï-Lama, avant d’être emmené en garde à vue et battu, selon ces sources.

Le monastère Kirti d’ où est originaire Tenpa a été le théâtre d’auto-immolations répétées et d’autres manifestations de moines, d’anciens moines et nonnes opposés à la domination chinoise dans les régions tibétaines.

Les autorités chinoises ont fait un descente en 2011, embarquant des centaines de moines pour les envoyer en « camp de rééducation politique », tandis que les Tibétains locaux qui cherchaient à les défendre avaient été battus et arrêtés,toujours selon ces sources.

Hymne national banni

Dans le même temps, les autorités du Sichuan, ont également libéré un chanteur populaire tibétain détenu pour son interprétation de l’hymne national tibétain,  indiquait RFA, ajoutant que l’homme avait été sévèrement battu durant sa détention.

Pema Wangchen avait chanté ce chant tibétain interdit le 13 février, mais n’avait été arrêté qu’après sa performance dans laquelle il a également souhaité que le Dalaï Lama ait une longue vie, après que la chanson ait largement circulé sur Internet.

«Récemment, la police l’a arrêté dans la ville de Kardze », citant des contacts dans la région.

Lorsque la police a découvert qu’il n’était pas en possession de son permis de conduire, ils l’ont emmené à un poste de police où il a avoué avoir chanté la chanson sensible.

Après avoir appris que le frère de Pema Wangchen était Palden Trinley, un moine de Kardze lié à des manifestations politiques, « la police a commencé à le battre, le blessant à un doigt. »

Trinley avait été arrêté en 2009 et avait été relâché l’an dernier après avoir purgé une peine de sept ans de prison.

Pema Wangchen avait brièvement étudié en Inde et était plus tard retourné au Tibet.


16 Mai 2016

Deux moines Tibétains détenus pendant 10 jours et battus suite à un conflit sur la route

Deux moines appartenant à un grand monastère Tibétain de la province du Sichuan, au Sud-Ouest de la Chine, ont été emprisonnés et battus par la police, après avoir tenté une médiation dans une dispute opposant un Tibétain et un conducteur Han Chinois, selon une de nos sources.

Lakyab et Tsering Gyurme, tous deux moines de Palyul (en chinois, Baiyu), dans la préfecture Autonome Tibétaine de Kardze (Ganzi), ont été libérés le 29 Avril après 10 jours d’incarcération, d’après un référent du service Tibétain de RFA (Radio Free Asia)

« Durant leur garde à vue, les deux moines ont été gravement battus », relate cette source à RFA, sous couvert d’anonymat.

Lakyab et Gyurme s’étaient interposés dans une altercation entre deux chauffeurs, un Tibétain et un Han Chinois, dont les voitures étaient entrées en collision, explique cette même source.

« Lorsque la police arriva sur les lieux, les moines furent tenus pour responsables de ce conflit, puis arrêtés et détenus ».

Lors d’incidents similaires par le passé dans la localité de Palyul, « les autorités eurent tendance à jeter la pierre sur les Tibétains. »

« (En Chine), il est souvent dit que les nationalités, y compris les minorités ethniques, seront traitées équitablement et avec parité, mais dans les faits ces principes sont inexistants. »

Les protestations contre les autorités chinoises ont été rares à Palyul, une pittoresque région montagneuse où des milliers de personnes s’étaient pressées, en Juillet 2014, pour accueillir un enfant désigné comme réincarnation du chef du monastère Palyul.

Cependant, il y a déjà eu des poussées de résistance aux activités minières dans la région, et en Octobre 2013, des centaines de moines de Palyul ont marché sur le commissariat de police pour obtenir la libération d’un des leurs, détenu pour avoir révélé la répression policière dans une région voisine.

Ces informations complémentaires ont fait l’objet de reportages antérieurs.


12 Mai 2016

Un séisme de magnitude 5,5 frappe le Tibet

Un séisme de magnitude 5,5 a secoué, mercredi à 09h15, Changdu, dans la région autonome du Tibet, a annoncé le Centre du réseau sismique de Chine.
L’épicentre, situé à une profondeur de sept kilomètres, a été localisé à 31,99 degrés de latitude nord et 94,94 degrés de longitude est.

Des secouristes sont en route vers l’épicentre. Selon les autorités locales, il y aurait probablement des victimes.

Soren, directeur du bureau sismologique régional, a indiqué que l’épicentre était localisé dans le bourg de Kata, le site des deux temples bouddhistes principaux.

Samba, chef du bourg de Kata, a indiqué par téléphone à l’Agence de presse Xinhua qu’il savait qu’il y avait des victimes dans le village de Guodong, à dix kilomètres du centre administratif du bourg. Il a déclaré qu’il avait vu deux blessés quand il se dirigeait vers le village pour les secours.

Les routes reliant le village se sont effondrées. Les autorités du bourg ont envoyé des machines pour les réparations d’urgence et participer aux travaux de secours.

Le Tibet situé dans les contreforts de l’Himalaya est une zone sismique active, un tremblement de terre en 2010 à proximité de Yushu avait tué près de 3.000 personnes.

En mai 2008 près de 90.000 personnes ont été tuées dans le pire tremblement de terre en Chine de magnitude 7,9 qui avait frappé la province du Sichuan.
 


3 Mai 2016

Lundi 2 mai le vernissage de l'exposition "énergie lumineuse" a réuni au moins 150 personnes.
En remerciement pour leur participation une kata a été offerte par l'APACT à chacun des artistes.
Il vous reste jusqu'au 8 mai pour venir admirer encore et encore cette exposition qui réunit les créations d'un artiste tibétain de renommée
mondiale à celles d'artistes locaux, tous ayant créé sur le thème "énergie lumineuse".


















Biographie de l’artiste :

Tashi Norbu (1974) est un artiste contemporain tibétain, né au Bhoutan. Il a été éduqué et diplômé (1999) en tant que peintre de Thangka traditionnelle tibétaine à Dharamsala, en Inde. En 2000, il est allé en Belgique pour étudier les arts visuels à l’Académie des Arts de Saint Luc à Gand. Durant ces quatre années de conservatoire, il a également travaillé à temps partiel au Musée Municipal d’Art Contemporain – SMAK – à Gand. Cela lui a permis d’être proche de l’art contemporain qu’il admire, et parfois même de tenir dans ses mains. Depuis 2007, il vit et travaille en Hollande en tant qu’artiste contemporain. Depuis 2010, il a son propre studio d’art « 9 piliers » à Wormer, un village près d’Amsterdam. En 2008, Tashi Norbu a cofondé la Maison du Tibet – Hollande pour l’art et de la culture tibétaine. Il a créé des oeuvres monumentales pour plusieurs manifestations autour de la culture tibétaine. En coopération avec la Fondation internationale Mouvement Art tibétain, il a organisé en 2009 l’exposition Tibet Art Now à Amsterdam. Une œuvre d’art de Tashi Norbu est exposée et représentée par le Wereldmuseum  – Musée d’Art ethnographique – à Rotterdam. Certaines œuvres d’art sont en consignation au Kunstencentrum Zaandam – Centre d’art, galerie -, la Maison du Tibet à New York et Huis van Alijn, musée de Gand, en Belgique. En plus de cela, ses œuvres d’art sont exposées  à l’occasion de plusieurs foires d’art nationales et internationales.

Ses plus récentes expositions étaient au Rijksmuseum Volkenkunde, Leiden au Pays-Bas et  Tibet Chambre américaine de New York en 2014.

Tashi Norbu sera à Pau du 2 au 8 Mai 2016, chapelle de la Persévérance.

Quelques oeuvres de l'exposition











































1er Mai 2016

La Chine adopte de nouvelles restrictions pour les ONG étrangères

 Le 28 avril, l’Assemblée nationale populaire chinoise a adopté une loi qui imposera des restrictions aux ONG étrangères.

La Chine a adopté une loi très controversée qui imposera de nouvelles restrictions aux organisations non-gouvernementales étrangères. L’Assemblée nationale populaire, chambre d’enregistrement du régime communiste, a donné ce jeudi son feu vert à ce dispositif qui place près de 7 000 associations étrangères – caritatives ou environnementales – directement sous la tutelle du ministère de la Sécurité publique, précise le Global Times (journal d’Etat).

Avec notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt

Pékin considère les organisations non-gouvernementales étrangères comme une menace potentielle pour la sécurité nationale. La nouvelle loi doit donc fournir la boîte à outils pour les surveiller de plus près. → A (RE)LIRE : Chine: une nouvelle loi antiterroriste très controversée

Les associations qui encouragent « la subversion de l’Etat et le séparatisme » seront bannies. Celles qui ne publient pas l’origine de leurs fonds et la façon dont elles dépensent leur budget se retrouveront sur une liste noire. Toute ONG devra également s’attendre à être interrogée régulièrement par la police.

Des mesures sensibles retirées

Quelques restrictions qui ont suscité l’émoi dans les chancelleries occidentales ne figurent toutefois plus dans le texte. Les associations devraient préserver le droit d’entretenir plusieurs bureaux et n’auront pas à renouveler leur enregistrement tous les 5 ans. → LIRE AUSSI : Expulsée de Chine, la journaliste Ursula Gauthier réagit sur RFI

Le nouveau dispositif entérinera une pratique déjà largement employée en Chine. En janvier, la police avait arrêté et expulsé le Suédois Peter Dahlin, responsable d’une ONG de soutien aux avocats des droits de l’homme, accusé d’activités subversives. En février, un centre d’aide aux femmes a été fermé pour avoir reçu des fonds étrangers. http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20160428-chine-assemblee-populaire-vote-nouvelles-restrictions-ong


1er Mai 2016

« APPEL URGENT POUR LES TIBETAINS DE CONFLANS » en partenariat avec « La Pierre Blanche »

Le bateau « Je sers », de l’association « La Pierre Blanche », à Conflans-Ste-Honorine est devenu le point de passage de la majorité des Tibétains cherchant refuge en France. Depuis déjà quelques temps, face au nombre croissant de réfugiés, la situation était devenue difficile sur le bateau et dans les autres foyers gérés par l’association.
La progression du nombre de réfugiés étant continue, la situation empire toujours et risque de devenir progressivement explosive. Déjà apparaissent de très fortes tensions au sein de la communauté.Face à l’afflux des nouveaux arrivants, l’association a été dans l’obligation de prendre une décision drastique : tout réfugié qui a obtenu son statut officiel doit impérativement quitter le bateau dans les 30 jours pour laisser la place à un nouvel arrivant.
 
 
 C’est donc cette situation bientôt intenable qui nous oblige à diffuser ce communiqué et à demander,  en cette période de crise  pour tous les réfugiés de réfléchir à toute aide possible que vous pourriez apporter dans le sens de cette demande.
 REFUGIES TIBETAINS EN FRANCE
TRES URGENT
APPEL A LA SOLIDARITE DE TOUTES LES ASSOCIATIONS ET DE TOUTES LES INDIVIDUALITES PRETES A AIDER LES REFUGIES

Mais pour aller où ?

Heureusement, une solution est apparue. Et c’est là que nous avons besoin de toutes et de tous.

Les réfugiés tibétains ont désormais accès à un nouveau dispositif : Le relogement des réfugiés organisé par la Dihal (Délégation Interministérielle à l’Hébergement et à l’Accès au Logement).

Le dispositif s’organise de la manière suivante (en résumé) :

  • Le dispositif est accessible aux réfugiés ayant obtenu leur statut
  • Les réfugiés peuvent choisir un logement disponible (sur liste fournies par la Dihal), mais ceux-ci sont obligatoirement situés hors région parisienne, EN PROVINCE
  • Ils peuvent opter pour une colocation
  • Sur place ils sont pris en charge par les services sociaux des préfectures (RSA,CMU, OFII,…) ainsi que par les antennes pôle-emploi
  • Ils ont droit à 2 mois de loyer gratuit
  • Ils sont éligibles au regroupement familial

Bref (au moins sur le papier) rien que du positif.

Mais il reste un problème non négligeable : il s’avère qu’après un premier exil (du Tibet, du Népal, d’Inde,…), les réfugiés tibétains doivent maintenant quitter une communauté de compatriotes pour repartir de nouveau vers un lieu inconnu, dans une culture qu’ils ne maîtrisent pas, sans bien souvent pas – ou peu – parler le français et, bien entendu, sans connaître personne sur place. On peut comprendre que bien souvent, dans ces conditions, nos amis tibétains refusent de partir en province. Et ceci même aux risques de rentrer dans le cercle infernal des SDF.

C’est là où chacun d’entre vous peut intervenir facilement : être disponible pour accueillir le nouvel arrivant dans votre ville, l’assister dans ses démarches (sachant qu’il a tous ses papiers en règle et l’accès ouvert à tous les services de la préfecture), l’aider à s’implanter dans une ville nouvelle, lui apporter conseil dans tous les besoins de la vie quotidienne,…

Nous sommes persuadés, sachant qu’ils disposeront d’une assistance sur place, que les réfugiés seront beaucoup plus enclins à utiliser ce nouveau dispositif, donc à quitter le bateau dans de bonnes conditions et se trouver en situation de disposer de meilleures chances pour s’intégrer dans la société française.

En partenariat avec l’association « La Pierre Blanche » et le bateau « Je Sers », nous faisons donc appel à la solidarité de toutes les associations pro-tibétaines et de tous nos correspondantes et correspondants pour monter ensemble, dans le plus grand nombre de villes de province, un réseau d’aide et de soutien aux réfugiés tibétains avec pour tâche essentielle une assistance à leur implantation dans le cadre du dispositif proposé par le Dihal.

Cette demande est trés urgente car les premieres propositions viennent d’être fournies aux réfugiés tibétains hébergé sur le bateau.
D’avance merci pour votre participation à ce réseau d’entraide aux réfugiés. Nous attendons vos réponses par courriel à l’adresse suivante :
Assistance-refugies@france-tibet.com

D’avance, merci à tous.

France Tibet en partenariat avec l’association La Pierre Blanche

http://dormirajamais.org/tibetains/


1er Mai 2016

DHARAMSALA : Dr Lobsang Sangay réélu Sikyong, chef du Gouvernement Tibétain en exil

Lobsang Sangay a été réélu chef du gouvernement des Tibétains en exil avec 57% des voix lors du second tour.

Les Tibétains en exil ont réélu Lobsang Sangay comme chef de leur gouvernement, cinq ans après l’abandon par le Dalaï Lama de la vie politique pour tenter de promouvoir la démocratie et assurer sa succession.

 Lobsang Sangay, un ancien universitaire de 48 ans, chef de l’exécutif sortant, a obtenu 57% des voix lors du second tour qui s’est déroulé le mois dernier, selon les résultats publiés mercredi par la commission électorale.

 

Le chef de l’exécutif basé dans la ville indienne de Dharamsala était parvenu à ce poste en 2011, lorsque le Dalaï Lama avait renoncé à tout rôle politique.

Après la proclamation du résultat, il a promis de poursuivre le « combat pour la liberté » du peuple tibétain jusqu’à ce qu’il obtienne une véritable autonomie.

« Nous continuerons aussi longtemps qu’il le faudra afin que les libertés fondamentales soient rétablies au Tibet, jusqu’à ce qu’une autonomie véritable soit accordée au peuple tibétain à l’intérieur du Tibet », a-t-il déclaré à la presse.

Environ 90.000 Tibétains exilés dans 13 pays, de l’Australie aux Etats-Unis, s’étaient enregistrés pour voter en faveur de leur Sikyong ou leader politique.

Accusés par Pékin d’être des séparatistes militant pour l’indépendance

En revanche, il a fait moins bien que son rival Penpa Tsering, 49 ans, à la circonscription de Dharamsala, siège du gouvernement en exil et où certains électeurs lui reprochaient de n’en avoir pas fait assez au cours de son premier mandat.

Sur le plan politique, il n’y a pas grand chose qui séparait les deux candidats. Comme le Dalaï Lama, ils plaident pour une plus grande autonomie de la région tibétaine au sein de la Chine, plutôt que pour l’indépendance de la région.

Ils n’en demeurent pas moins accusés par Pékin d’être des séparatistes militant pour une indépendance pure et simple.

Des milliers de Tibétains ont fui leur région d’origine depuis que la Chine y a envoyé des troupes en 1951, et nombre d’entre eux vivent en Inde.

La cause tibétaine, un temps très en vogue dans le monde entier, s’essouffle depuis quelques années, alors que de nombreux pays hésitent à se brouiller avec la Chine, devenue une puissance économique incontournable.

Aux yeux de nombreux observateurs, la Chine attend le décès du Dalaï Lama, convaincue que le mouvement pour les droits des Tibétains ne survivra pas à la disparition du moine et prix Nobel de la paix de 80 ans.

 


1er Mai 2016

Matthieu Ricard : « L’altruisme est la seule réponse pragmatique aux défis du XXIe siècle, dont l’environnement »

27 avril 2016 / Entretien avec Matthieu Ricard

Figure spirituelle du bouddhisme, le dalaï-lama développe, dans son dernier livre, « Nouvelle Réalité », une réflexion sur la responsabilité universelle notamment concernant l’urgence environnementale. À l’âge de l’Anthropocène, explique Matthieu Ricard, qui est proche du dalaï-lama, l’homme doit changer individuellement pour changer le fonctionnement du monde.

Image : Le monastère de Drepung, près de Lhasa, la capitale du Tibet

Matthieu Ricard est docteur en génétique cellulaire, moine bouddhiste tibétain, auteur et photographe. Il est l’interprète pour le français du dalaï-lama.

Reporterre — Quelle relation le dalaï-lama entretient-il avec les problèmes environnementaux contemporains ?

Matthieu Ricard — Le dalaï-lama est un citoyen du Tibet, le « toit du monde », où naissent les fleuves qui abreuvent 45 % de l’humanité et où la biodiversité est immense, avec plus d’animaux sauvages que d’être humains. Né dans cet environnement, le dalaï-lama a toujours porté le message de la non-violence vis-à-vis des êtres humains, des animaux, de la nature. La non-violence ne consiste pas simplement à ne pas faire violence mais aussi à promouvoir quelque chose de constructif, de positif, de respectueux. C’est considérer autrui. Philosophiquement, le bouddhisme se fonde sur l’interdépendance de tous les phénomènes. L’interdépendance est donc au cœur de la compréhension du système écologique. Le bouddhisme n’a jamais eu aucun mal a être en harmonie avec tout ce qui consiste à reconnaître, d’abord, la globalité du système et, ensuite, l’importance à la fois d’un engagement personnel et la responsabilité globale. Comme le disait Martin Luther King : « Nous sommes tous venus dans des esquifs différents, mais nous sommes maintenant tous dans le même bateau. »

 


Quelles solutions le dalaï-lama évoque-t-il ?

Le dalaï-lama n’a cessé de mettre l’accent sur la compassion, la bienveillance et la solidarité. L’altruisme est la seule et unique solution pragmatique aux défis du XXIe siècle, dont la crise de l’environnement. Parce que, si on se fiche du sort des générations à venir, le problème environnemental ne nous concerne pas, on ne sera plus là ! Aussi complexe la question soit-elle, politiquement, économiquement et scientifiquement, elle revient, en fin de compte, à l’altruismeversus l’égoïsme. C’est pour ça que nous avons besoin de cette considération d’autrui, pour avoir aujourd’hui une économie plus positive, plus altruiste, pour avoir une plus grande justice sociale et moins d’inégalités et, surtout, pour préserver le sort de milliards et de milliards de générations à venir et des 8 millions d’espèces animales qui sont nos concitoyens en ce monde.


Quelle rôle détenons-nous dans l’écosystème ?

Le sort aujourd’hui est entre nos mains puisque nous sommes entrés dans l’Anthropocène. La question n’est plus seulement théorique : nous avons le pouvoir de détruire ou de préserver cette biosphère. Notre responsabilité s’en trouve immensément accrue et nous ne pouvons pas détourner le regard en disant que c’est pas notre affaire. C’est notre affaire à tous. C’est nous, individus, qui devons changer notre opinion pour que la culture change. Quand la culture changera, les institutions changeront à leur tour, parce que les membres d’une nouvelle culture n’éliront plus les mêmes responsables. Cela ne sera plus les divisions entre la droite et la gauche, nous saurons tous nous unir pour sauvegarder cet univers qui est le nôtre.


Le pape François a publié en juin 2015
une encyclique sur la protection de l’environnement. Peut-on la comparer avec le nouvel ouvrage du dalaï-lama ?

Oui et non, dans la mesure où le dalaï-lama ne représente pas les 250 millions de bouddhistes dans le monde, bien qu’il soit une grande figure morale de notre temps. Le christianisme, lui, n’a pas toujours eu une vision très claire à propos de l’environnement, notamment des animaux, mais l’ensemble de conseillers scientifiques très pertinents et bien informés du pape François ont fait que cette encyclique a un poids immense sur le plan moral pour tous les chrétiens et pour l’ensemble de l’humanité. Je crois que c’est un événement majeur, et le point de vue qu’aborde le dalaï-lama dans son dernier ouvrage s’inscrit dans cette optique. On peut espérer que l’ensemble des grands représentants des religions mais aussi de l’éthique, qu’elle soit religieuse ou laïque, parlent tous avec la même voix, le même cœur et la même intelligence.

- Propos recueillis par Isaline Bernard


- Nouvelle réalité, vers l’âge de la responsabilité universelle par le dalai-lama et Sofia Stril Rever, Les Arènes, 248 p., 19 €.

 


1er Mai 2016

A Taiwan, le groupe d’amitié Chine-Tibet organise une conférence

DHARAMSHALA, le 23 avril : La première Conférence Internationale du Groupe d’amitié Chine-Tibet, intitulée « Trouvons un terrain d’entente » a débuté hier à Taipei, la capitale de Taiwan. L’initiative lancée par le Bureau taïwanais du Tibet est un projet du Département de l’Information et des Relations Internationales.

La cérémonie d’ouverture des trois jours de Conférence qui s’est tenue à l’hôtel Fortunehiya a réuni plus de 150 Tibétains et Chinois venant du monde entier. Des personnalités telles que la rockstar et législateur taiwanais Freddy Lim, Kolas Yotaka, et Yu Mei-nu ainsi que l’ancien législateur Chen Chieh-Ju, qui  fut un grand soutien pour le Tibet, ont participé à cette réunion.

Sa Sainteté le Dalaï Lama, dans un message vidéo, a exprimé son espoir que cette Conférence puisse créer un tremplin afin que soient envisagées des solutions aux problèmes entre les populations chinoises et tibétaines. Il a également évoqué les relations qui existent entre la Chine et le Tibet depuis plusieurs centaines d’années. Il a aussi ajouté qu’aujourd’hui un effort commun devrait permettre de trouver un terrain d’entente afin d’établir une relation amicale et bénéfique pour les deux parties dans le futur.

Le secrétaire du Département de l’ Information et des Relations Internationales, Sonam Norbu Dagpo, dans son discours de bienvenue, a présenté un aperçu général de l’évolution des engagements passés entre les Tibétains et les Chinois. Il a ajouté que : « L’augmentation des interactions entre Chinois et Tibétains pendant la période post-Tiananmen a mené à une plus grand compréhension de la situation au Tibet, ce qui a donné un nouveau souffle au désir de trouver un terrain d’entente pour une résolution pacifique de la question du Tibet. »

On attend de cette Conférence à laquelle participaient des universitaires, des intellectuels, des écrivains, des activistes et des étudiants de différentes parties du monde, dont les USA, l’Europe, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Inde, L’Espagne, Hong Kong et Taiwan, qu’elle aide à trouver de nouvelles solutions afin de conduire à la compréhension des problèmes liés au Tibet.

Il était possible de suivre cette Conférence sur internet.


1er Mai 2016

L’Inde autorise des leaders ouïghours, accusés de « terroristes » par la Chine, à rendre visite au Dalai Lama

Les dirigeants du Congrès du Monde Ouïghour (WUC), qui est accusé par le Gouvernement chinois de soutenir des activités terroristes dans la région du Xinjiang, vont pouvoir rencontrer le leader tibétain, Sa Sainteté le Dalai Lama, suite à l’approbation du Gouvernement indien. L’Inde avait refusé l’octroi d’un visa à Rebiya Kadeer, la présidente du WUC, en 2009, pour ne pas fâcher la Chine, selon certaines informations.

Les experts voient dans ce changement de position de l’Inde une réaction au veto chinois à sa demande de placer Maulana Masood Azhar, le chef du groupuscule terroriste Jaish-e-Mohammad (JeM), sur la liste terroriste établie par les Nations-Unies.

Une délégation du WUC basé à Washington, dont le Vice-Président Omar Kanat, et le Président de l’Association Américaine des Ouïghours, Ilshat Hassan, sera accueillie à Dharamshala du 28 avril au 2 mai. Isa Dolkun, le Secrétaire Général du WUC, est accusé de terrorisme par la Chine.
 » Je tiens à désigner Dolkun comme un terroriste, notifié en rouge par Interpol et la police  chinoise. Le présenter à la Justice est une obligation qui concerne tous les pays  » s’est exprimée Hua Chunying, la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères chinois, ce 22 avril.

Le WUC est une organisation internationale, représentant les exilés ouïghours, qui mène un mouvement pacifique et non violent contre ce qui est considéré comme une occupation chinoise du Turkestan Oriental. A l’instar du Congrès de la Jeunesse Tibétaine, la Chine considère le WUC et son réseau comme des organisations terroristes, déterminées à désintégrer la Chine.

Le revirement indien, utilisant  » la carte ouïghoure « , s’inscrit dans un contexte de durcissement de la position chinoise sur la question de Maulana Masood Azhar, le cerveau des attaques contre la base des Forces Armées Indiennes à Pathankot, en janvier dernier.

Le 1er avril, la Mission Permanente Chinoise à l’ONU était intervenue à la dernière minute pour modifier  »  un point technique  » sur la requête indienne, intervention motivée par la nécessité d’être  » juste et objecti f ».

Le Ministre indien des Affaires étrangères, Sushma Swaraj, en Russie, et le Ministre de la Défense de l’Inde, Manohar Parrikar, en Chine, ont en même temps relancé le dossier Masood Azhar à leurs homologues respectifs, récemment.

Néanmoins, la porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères Chinois, Hua Chunying, a indiqué une improbable variation de la position de la Chine sur Azhar.
 » La Chine a déjà exprimé sa position par rapport à cette question. Nous soutenons le rôle central de l’ONU dans sa coordination mondiale contre le terrorisme, et la Chine a pris part activement à la coopération du monde entier contre ce dernier  »  ajoutait Hua.

Parrikar a relayé la partialité de la Chine lorsqu’elle aborde les questions liées au terrorisme.  » Ce qui s’est déroulé à l’ONU ne va pas dans la bonne direction et il est nécessaire  avoir une ligne commune sur le terrorisme, dans l’intérêt mutuel de l’Inde et de la Chine  » a précisé le Ministre Indien de la Défense.

La Chine avait déjà bloqué la procédure indienne de mettre sur la liste Azhar, en 2008, après les attaques terroristes de Mumbai. Pour certains, la Chine se positionne après consultation du Pakistan, accusé à maintes reprises par l’Inde, d’héberger voire même de financer des militants opposés aux frontières indiennes.

Maulana Masood Azhar était un des trois terroristes échangés contre des passagers du vol détourné India Airlines 814 (IC814), qui avait décollé de Kathmandu pour atterrir à Kandahar, dans une région d’Afghanistan contrôlée par les Talibans, en Décembre 1999.


1er Mai 2016

Les dirigeants des religions du monde entier se sont joints à la Déclaration d’action pour le climat

Dharamshala – Deux amis, le lauréat du prix Nobel de Paix Sa Sainteté le Dalai Lama et le sud africain Desmond Tutu ont rejoint plus de 250 chefs de foi du monde entier rassemblés lors de la Déclaration sur le climat, pour encourager des Nations à signer l’accord du climat de Paris et à combattre les changements climatiques.

En avance sur la Cérémonie de la Signature de L’accord de Paris au Siège social des Nations Unies le 22 avril 2016, comme les chefs religieux et spirituels, nous sommes ensemble pour pousser toutes les Têtes d’État à signer l’accord de Paris et à le ratifier rapidement. Des Chefs bouddhistes, chrétiens, hindouïstes, musulmans, Sikh et d’autres confessions ont signé : « Nous, comme les communautés de confessions diverses, reconnaissons que nous devons commencer une transition loin des polluants des carburants fossiles pour aller vers des sources renouvelables d’énergie propre, » déclarent les chefs religieux.

Soulignant « la responsabilité morale » de chaque personne à se soucier du partage de la Terre, cette déclaration devait être présenté à l’ONU par le chef de la conférence sur le Climat, Christina Figueres, le lundi 18 avril 2016 à New York. La déclaration interconfessionnelle a été signée par les chefs des religions principales du monde, y compris le Christianisme, l’Islam, le Judaïsme et le Bouddhisme. Ils sont en avance sur le rassemblement des chefs internationaux des Nations Unies du 22 avril, pour signer le pacte du Climat lors d’une étape décisive à Paris.

La déclaration commence ainsi : « Se Soucier de la Terre est notre responsabilité partagée. Chacun de nous a une ‘responsabilité morale d’agir,’ si puissamment décrite dans l’encyclique du Pape et dans les déclarations sur les changements climatiques par les bouddhistes, chrétiens, hindouïstes, juifs, musulmans, Sikh et autres chefs de diverses confessions. »

« L’humanité vit un tournant crucial. Nous, comme les communautés d’autres confessions religieuses, reconnaissons que nous devons commencer par une transition sur les polluants des carburants fossiles pour aller vers des énergies propres renouvelables. Il est clair que pour beaucoup de personnes, d’importants changements sur nos modes de vie sont à faire. Nous devons lutter pour trouver des alternatives à la culture du consumérisme, si destructeur pour nous-mêmes et pour notre planète. »

« Nous devons réfléchir à la vraie nature de notre relation à la Terre. Ce n’est pas une ressource que nous pouvons exploiter à volonté. C’est un héritage sacré et une maison précieuse que nous devons protéger. Uni avec l’espoir qui surgit de la foi, nous croyons et avons le désir de se soucier de la Terre. Nous pensons que toute vie peut être faite d’actions, comme nos chefs politiques qui ratifient les promesses de sauvegarde faites à Paris – et ainsi les grandes promesses de cette génération et de tous ceux à venir » concluent les chefs religieux.

Un record a eu lieu : Celui du nombre de pays résolus à signer l’Accord de Paris programmé lors du Jour de la Terre. Ce record fait de cette déclaration, une étape historique dans l’action pour le  climat.
L’accord a été signé par 270 chefs de haut niveau de foi, 176 groupes divers et plus de 4000 individus.

Six points-clés dans la déclaration inter confessionnelle sur les changements climatiques  :
1 – Pousser les Gouvernements à signer l’Accord de Paris pour ratifier, mettre en application rapidement et augmenter les engagements à réduire les émissions de gaz, en accord avec la limitation d’une hausse de la température de 1.5°C des niveaux pré-industriaux ;

2 – Insister sur la réduction des émissions en passant par une apogée rapide en 2020, afin de garder la limite d’augmentation de 1.5°C à portée;

3 – Préconiser fortement pour les grands flots de la finance, spécifiques à l’adaptation ainsi qu’à la perte et aux dégâts;

4 – Recommander vivement de passer à la phase rapide – hors de toutes subventions  pour les carburants fossiles – une transition à 100% d’énergie renouvelable pour 2050.

5 – Encourager des communautés de foi, à réduire leurs émissions dans leurs maisons, bureaux et groupes de travail pour soutenir et être solidaires avec des communautés déjà impactées par le changement du climat;

6 – Demander le désinvestissement du carburant fossile et le réinvestissement dans des solutions renouvelables et basses en carbone, incluant nos propres communautés et/ou en engageant des compagnies dans les changements climatiques.

1er Mai 2016

700 enseignants chinois sont envoyés dans les écoles au Tibet pour «améliorer» l’éducation

(TibetanReview.net , 22 avril 2016) La Chine est en train d’envoyer quelque 700 enseignants chinois pour «améliorer» la qualité de l’éducation dans 20 écoles de la région autonome du Tibet, où la langue maternelle à l’école primaire est maintenant enseignée seulement comme une seconde langue, le chinois étant la langue de l’enseignement tout au long de la scolarité. Le premier groupe de 76 enseignants est déjà arrivé pour prendre ses positions au sein de la capitale régionale Lhassa, et dans les régions les plus éloignées comme Xigaze (Tibet : Shigatse), Nyingchi (Nyingtri), Shannan (Lokha) et Qamdo (Chamdo) dans le cadre d’un programme d’une durée de trois ans, a rapporté l’agence de nouvelles officielle de la Chine Xinhua le 20 avril.

Rien n’indique qu’ aucun des 700 professeurs chinois  soit en capacité  de comprendre ou de parler le tibétain.

Le rapport informe que le programme a obtenu le soutien des ministères de l’éducation, des finances, des ressources humaines et de la sécurité sociale chinoise, précisant que cela fait partie de la mise en œuvre d’une série de décisions issues de forum de travail de réunion de la Chine prises au cours des décennies pour assurer le développement de la région dans le but de contrer les aspirations locales pour la préservation de l’identité ethnique et culturelle tibétaine.

Le rapport cite Fang Lingmin, vice-président du Gouvernement régional, indiquant que les enseignants, qui seront de 17 municipalités et provinces, y compris Pékin et la province du Jiangsu, seront divisés en 20 groupes pour aider l’enseignement dans les écoles tibétaines.

Dans le cadre du même programme, le rapport nous informe également que la Chine sélectionnera 400 enseignants des écoles maternelles tibétaines chaque année pour recevoir la formation et des expériences pratiques dans les écoles en Chine.

Le rapport indique que la nouvelle initiative vise à concentrer leurs efforts dans les 20 écoles désignées afin d’apporter des changements réels.

Le rapport précise que la région comptait 1.855 écoles et plus de 600.000 étudiants, avec un taux d’inscription dans les écoles primaires de 98%, de 96 % pour les lycées et 74 % pour les universités.

Le programme actuel s’ajoute à celui mis en place depuis 1985, programme qui a permis à des dizaines de milliers d’enfants tibétains surdoués d’êtres envoyés dans des écoles dans 21 provinces et villes à travers la Chine pour la poursuite de leur scolarité en niveau supérieur ou en enseignement professionnel.



1er Mai 2016

La Lettonie déclare qu’elle n’empêchera pas la visite du Dalaï Lama

(TibetanReview.net, le 24 avril 2016) L’État balte de la Lettonie a clairement fait savoir qu’il  n’ interdira  pas au chef spirituel banni du Tibet, le Dalai Lama, de visiter ce pays plus tard dans l’année s’il réitère son engagement à respecter l’intégrité territoriale de la Chine. Le lauréat du prix Nobel de la Paix (1989) doit dse rendre à Riga, la capitale du pays,  les 10 et 11 octobre, pour donner des enseignements religieux aux disciples en Lettonie et en Russie.

Prenant ses distances par rapport à ce séjour afin de minimiser la colère chinoise, le Ministre des Affaires étrangères de Lettonie – Edgars Rinkevics –  indiquait « que ce séjour n’était pas organisé par le gouvernement letton. C’est un événement absolument privé, et c’est ainsi que cela doit être perçu. »

Dans le même temps cependant, Rinkevics a expliqué que la Lettonie est un pays démocratique, ouvert et qu’il n’ existe aucune raison valable d’interdire cette visite en Lettonie au Dalai Lama.

Le Dalai Lama s’est déjà rendu plusieurs fois en Lettonie, dont  mai 2014 et septembre 2013. Une réunion avec les députés lettons, comme lors de son séjour de 2013, pourrait être une possibilité. Ce futur séjour  est organisé conjointement par Save Tibet (Riga), la Fondation de Sauvegarde du Tibet (Moscou) et le Centre de la Culture et des Informations tibétaines (Moscou).

La Chine est au  21ème rang sur le marché d’exportationsvers la Chine  et au  9 ème rang pour  les importations – donc un pays probablement plus importateur qu’exportateur -, situation qu’il serait tout de même intéressant de changer afin de conduire  à une balance commerciale plus équilibrée.

APACT  
 


Association Humanitaire exclusivement composée de bénévoles qui vient en aide aux réfugiés tibétains qui mènent la vie de l'exil et du dénuement dans les camps installés depuis 55 ans en INDE et au NEPAL.












 
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PARRAINAGES DE COMMUNES EUROPEENNES AVEC DES COMMUNES TIBETAINES


Hommage à Phurbu Dolma




Beru Khyentse Rinpoche à Pau Aout 2013




Prisonniers Tibétains


Discours de Monsieur Robert BADINTER, Ancien Ministre de la Justice Lors du RASSEMBLEMENT EUROPEEN POUR LE TIBET à PARIS le 14 mars 2015.

 
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