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La nièce du regretté Tenzin Delek Rinpoche au nombre des « Héros des droits de l’homme » des Nations Unies.

 

Genève, Suisse – Une semaine avant l’ouverture de la session 2017 du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, avec un nouveau mandat de trois ans pour la Chine, Nyima Lhamo, défenseure des droits de l’homme, activiste en fuite et nièce de Tenzin Delek Rinpoche, s’est adressée aux participants du 9ème Sommet de Genève pour les droits de l’homme et la démocratie sur le thème « La lutte pour la liberté et la démocratie ».

Préalablement au Sommet, Nyima Lhamo et d’autres intervenants ont participé à une réunion à huis-clos avec des diplomates des Nations Unies au bureau de la mission permanente du Canada. Selon le Bureau du Tibet à Genève – représentation officielle de Sa Sainteté le 14ème Dalaï Lama et du gouvernement tibétain en exil pour l’Europe centrale et orientale – Nyima Lhamo a fait un bilan sur les violations des droits de la personne que subissent les Tibétains au Tibet et a  incité les diplomates à engager des discussions avec la Chine sur la détérioration des droits de l’homme au Tibet.

« Aucun pays ne résiste à la pression. Seules la pression et la vigilance internationales pourront amener la Chine à répondre des violations des droits de l’homme commises au Tibet, » a indiqué Nyima Lhamo.

Le Sommet de Genève pour les droits de l’homme et la démocratie est coparrainé par 25 ONG du monde entier œuvrant pour la défense des droits de l’homme. Cette conférence annuelle s’appuie sur la réussite et la dynamique des précédentes rencontres, largement plébiscitées  par la communauté internationale des droits de l’homme.

Aux côtés de Nyima pour le Tibet, d’autres intervenants sont venus représenter Cuba, l’Iran, la Corée du nord, la Russie et le Vietnam entre autres.

Mr Hillel Neuer, Directeur général de UN Watch a déclaré que certains des « héros des droits de l’homme de l’ONU » les plus respectés étaient réunis pour témoigner de leurs combats personnels pour les droits de l’homme, la démocratie et la liberté.

Nyima Lhamo a ému les quelques 300 participants, dont des diplomates des Nations unies et des ONG des droits de l’homme, en relatant des anecdotes personnelles sur sa vie au Tibet, et en expliquant pourquoi elle risquait sa propre vie, ainsi que la sécurité de sa mère vieillissante et de sa fille de six ans pour raconter l’histoire de son oncle Tenzin Delek Rinpoche, chef spirituel tibétain décédé des suites de tortures, et de problèmes de santé dans des circonstances suspectes à l’intérieur d’une prison chinoise au Tibet.

Nyima Lhamo a confié que les seuls crimes de son oncle étaient la confiance qu’il portait à  Sa Sainteté le Dalaï Lama, la reconnaissance dont il jouissait au sein de la communauté et son travail de défenseur de l’environnement et de la justice sociale.

Elle a ensuite ajouté : « Au cours de son incarcération, mon oncle nous faisait secrètement parvenir des messages enregistrés nous incitant à cesser de faire du mal aux êtres sensibles, même aux petits insectes comme les fourmis. Il a avoué que ‘l’idée de nuire aux autres ne lui avait jamais traversé l’esprit’. C’était un homme de principe qui plaçait le bien-être des Tibétains avant ses intérêts propres. »

Nyima Lhamo a révélé comment son oncle avait été soumis à la torture. « Pendant son incarcération, mon oncle a raconté son expérience de la torture en prison. Il a confié à ma mère qu’il était soumis à de graves tortures qui lui faisaient perdre connaissance. Les responsables de la prison l’ont battu à maintes reprises, et ont tourné en ridicule son titre de ‘chef spirituel’, lui demandant de faire la preuve de sa force spirituelle en déviant les coups. »

Pendant le récit des évènements qui ont conduit à l’arrestation arbitraire de son oncle sur la base de fausses accusations, à sa détention et à sa mort mystérieuse en prison, Nyima Lhamo a déclaré : « Je suis là aujourd’hui devant vous dans l’espoir que la communauté internationale qui défend les droits de l’homme, la liberté et la justice fera en sorte que ce que la Chine a fait subir à mon oncle n’arrivera pas à d’autres Tibétains innocents ou à quiconque dans ce monde. »

« Il y a eu déni de justice de la part des autorités chinoises dans de nombreux cas, notamment celui de mon oncle Tenzin Delek Rinpoche. On lui a refusé un procès équitable et une libération conditionnelle pour raisons médicales. Il a fini par mourir dans des circonstances mystérieuses, et même après sa mort, on lui a refusé la possibilité de recevoir les rites bouddhistes. Nous avons, par conséquent, toutes les raisons de croire qu’il a été empoisonné. »

Nyima Lhamo a conclu avec ses mots : « La Chine espère que le cas de mon oncle tombe dans l’oubli. Mais moi je refuse d’accepter les injustices qui nous sont infligées, et à l’âge de 26 ans, j’ai pris la décision la plus importante et la plus courageuse de ma vie : quitter le Tibet et m’exiler afin d’obtenir justice pour mon oncle. »

 » Quels que puissent être les défis à relever, je suis déterminée à obtenir l’ouverture d’une enquête dans le cas de mon oncle. »

« Je me tiens devant vous aujourd’hui dans l’espoir que la communauté internationale qui défend les droits de l’homme, la liberté et la justice mènera une enquête approfondie et fera pression sur la Chine pour qu’elle lève le voile sur les circonstances qui ont conduit à la mort de mon oncle en prison ».

« Aucun pays, pas même la Chine, ne résiste à la pression internationale. Par conséquent, seule cette pression internationale peut obliger la Chine à répondre des graves violations des droits de l’homme commises au Tibet. »

« Pour terminer, je crois sincèrement qu’une résolution pacifique de la question du Tibet fera progresser le respect du droit international en matière de droits de l’homme et de dignité humaine. »

L’invasion du Tibet par la Chine communiste a commencé en 1949. Pékin appelle cela une « libération pacifique ». Depuis cette époque, plus d’1,2 millions de Tibétains sur une population de 6 millions ont été tués, plus de 6000 monastères ont été détruits – les Tibétains ont subi au Tibet meurtres, viols, emprisonnements arbitraires, tortures et traitements cruels, inhumains et dégradants. Mais Pékin continue à prétendre que « la Chine a ‘libéré pacifiquement’ le Tibet, et que les Tibétains vivent dans un « paradis socialiste maoïste. »


Déclaration du Sikyong le 10 mars à l’occasion du 58ème anniversaire du soulèvement national tibétain

En 1959, le 10 mars, des Tibétains de toutes les strates de la société ont manifesté pacifiquement dans un soulèvement contre l’occupation illégale du Tibet par la République Populaire de Chine. Aujourd’hui, alors que nous commémorons le 58ème anniversaire de la Journée du soulèvement national tibétain, nous nous souvenons et rendons hommage à tous ceux qui ont sacrifié leurs vies pour notre combat national. A ce jour, on estime qu’un million de personnes ont péri et que 98% des monastères ont été détruits sous l’occupation chinoise.

Bien que nous soyons en deuil en ce jour, il y a des raisons d’être fiers et pleins d’espoir. L’espoir, car ce jour historique de 1959 vit les Tibétains et les Tibétaines des 3 provinces  marcher ensemble et courageusement défier l’envahisseur chinois en brandissant des slogans tels que “Le Tibet appartient aux Tibétains » et « Non à l’ingérence dans l’autorité de Sa Sainteté le Dalaï Lama”. Ces slogans témoignaient de leurs aspirations.

Même aujourd’hui, à l’heure actuelle, il y a une présence militaire importante à Lhassa. Le 3 mars 2017, 5 000 officiers de l’armée avec un convoi de 1 000 véhicules militaires ont mené un exercice militaire massif à Lhassa, rendant la ville semblable à une zone de guerre.

Depuis, malgré la répression, les Tibétains au Tibet ont été à l’avant-garde de la lutte pour la liberté pour la protection de leurs droits politiques, sociaux, culturels et environnementaux. En dépit de la répression accrue et de l’intensification de la répression, ils ont clairement énoncé leurs réelles aspirations, comme en témoignent les 145 auto-immolations  qui ont appelé à la « Liberté pour les Tibétains » et au « Retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama au Tibet« .

La résilience du peuple tibétain et notre ferme engagement sur la voie de la non-violence nous ont fait gagner le respect et l’appui partout dans le monde.

En juin 2016 le président Barack Obama recevait Sa Sainteté le Dalaï Lama à la Maison Blanche et témoignait de son fort soutien à « la Voie Médiane » en exhortant le gouvernement chinois à enclencher un dialogue véritable avec les émissaires de Sa Sainteté le Dalaï Lama. Saisissant l’occasion, je félicite le président Donald Trump encore une fois pour son élection. Nous trouvons encourageante l’assurance par le nouveau secrétaire d’Etat, M. Rex Tillerson, de poursuivre le soutien à la cause tibétaine, de recevoir Sa Sainteté le Dalaï Lama et d’encourager le dialogue entre Pékin et les représentants du « gouvernement en exil » du Tibet et/ou « le Dalaï Lama« .

En décembre dernier le Parlement européen a exprimé sa préoccupation à propos de la question tibétaine en adoptant une résolution d’urgence qui appelle à une reprise du dialogue avec les représentants tibétains pour résoudre pacifiquement le problème du Tibet. Cette résolution d’urgence a aussi condamné la démolition de Larung Gar.

Ce février, à la veille de la 34ème session du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève, par une décision rare et audacieuse, 6 experts indépendants des Nations Unies ont publié une déclaration solidaire sur l’étendue des violations des Droits de l’Homme au Tibet, en particulier à Larung Gar et Yarchen Gar. Utilisant des termes tranchants dans leur déclaration, les experts des Nations Unies ont lancé un cri d’alarme sur les violations par la Chine des lois internationales des Droits de l’Homme et sur la répression religieuse à grande échelle au Tibet.

Le gouvernement chinois, sous le président Xi Jin Ping, a pris une position alarmante sur le Tibet. Elle établit que “la sécurité et la stabilité de la Chine dépendent de celles du Tibet » et affirme que « chaque Tibétain doit abandonner sa sécurité en échange de plus d’harmonie« . Une telle approche stratégique ne peut que cautionner une répression accrue au Tibet.

Un récent rapport publié par la Cour populaire intermédiaire de la « Région Autonome du Tibet  » signale 1 446 cas de détention et 1 793 cas d’inculpation dans la RAT seulement, en 2016 ; une répression répandue qui vise les Tibétains sous prétexte de punir les criminels.

L’article 36 de la constitution chinoise garantit la « liberté de religion » mais en pratique, le Conseil d’État de la Chine a révisé l’Ordonnance sur les affaires religieuses afin de contrôler directement celles du Tibet.

L’an passé, les autorités chinoises ont débuté la démolition de l’institut Larung Gar. Il en a résulté l’expulsion forcée de moines et nonnes, afin d’atteindre l’objectif de 5 000 résidents, partant de 10 000 avant la démolition. Ceux qui ont été expulsés ont été obligés de signer un document par lequel ils s’engagent à ne pas revenir à l’institut ni à continuer leur pratique dans d’autres congrégations monastiques de leur région d’origine. De manière similaire, près d’un millier de nonnes ont été chassées de l’institut Yarchen Gar. La situation s’apparente à une résurgence de la Révolution culturelle au Tibet.

Pour les Tibétains et les bouddhistes, cette année a débuté avec la tenue, avec succès, en Inde, de la 34ème initiation de Kalachakra par Sa Sainteté le Dalaï Lama. Néanmoins, les autorités chinoises avaient qualifié les enseignements de Kalachakra par Sa Sainteté le Dalaï Lama « d’illégaux”. Des restrictions de voyage ont été imposées aux Tibétains pour les empêcher de se rendre aux enseignements. A leur retour, ils ont dû répondre à des interrogatoires, leurs passeports ont été déchirés ou jetés, et ils ont été placés sous étroite surveillance avec des limitations de droits de circuler.

Alors que des millions de citoyens chinois munis de passeports peuvent voyager librement sur la planète, les Tibétains, incluant les membres du Parti communiste, se voient refuser l’obtention de passeports et font face à des limitations de voyage, y compris pour des raisons médicales ou d’études, sans compter évidemment les motifs de pèlerinage. Un blogueur tibétain a écrit : “Obtenir un passeport pour un Tibétain est plus difficile que de parvenir au paradis« .

Ceci est vrai non seulement pour voyager hors du Tibet, mais au Tibet aussi, des mesures rigoureuses s’appliquent pour restreindre la circulation depuis le Kham et l’Amdo jusqu’à Lhassa, la capitale, même si l’objet du voyage est de rendre visite à des proches ou de faire un pèlerinage. Même entre les provinces tibétaines, de sévères limitations sont imposées aux Tibétains, localement, comme lors des récentes fêtes de la lampe au beurre du monastère de Kumbum et de la danse annuelle Cham du monastère Takstang Lhamo Kirti.

Méprisant ouvertement les sentiments tibétains, une semaine avant les congés du nouvel an chinois, le gouvernement régional de la soi-disante « Région Autonome du Tibet » a rendu obligatoire l’affichage d’un million de portraits des quatre générations de dirigeants du Parti communiste dans les maisons, écoles et temples.

Nous demandons au gouvernement chinois de cesser sa politique de discrimination ; d’attribuer des documents de voyage aux Tibétains, et de respecter leur liberté de déplacement tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Tibet.

Sur le front environnemental, l’an dernier, le déferlement des exploitations minières à ciel ouvert non réglementées dans les montagnes sacrées de Amchok et de Minyak a rencontré une vague de protestations locales . Vue la gravité de ce cas, les experts des Nations Unies ont interrogé les Chinois sur les impacts environnementaux des exploitations minières d’Amchok. Pour être conformes avec la juridiction internationale sur l’environnement, les activités minières devraient être viables d’un point de vue environnemental, respecter la culture locale et bénéficier aux populations locales sur le plan économique.

L’arrestation et la détention de Tashi Wangchuk, un défenseur des droits à une éducation bilingue, accusé de séparatisme et en attente du verdict, constitue un exemple criant de la violation par la Chine de sa propre Constitution ; celle-ci garantit aux minorités le droit à utiliser et développer leurs langues orales et écrites.

Ces politiques répressives ont amené les Tibétains au Tibet à des mesures désespérées. Tel est le cas de Tashi Rabten, âgé de 33 ans, décédé lors de son auto-immolation en signe de protestation, en décembre dernier.

Le rapport annuel 2016 de la Commission Exécutive du Congrès des Etats-Unis a désigné à nouveau la Chine sur la liste des pays particulièrement préoccupants (PPP). Le rapport 2015-2016 d’Amnesty International a mis en évidence les restrictions croissantes de la part du gouvernement chinois sur les monastères tibétains. Le rapport 2016 de Freedom House a classé le Tibet comme étant le deuxième pire endroit au monde pour les droits politiques et civils, après la Syrie.
Le rapport 2016 de Freedom House mentionne que les autorités chinoises infligent de « graves contraintes aux pratiques religieuses des bouddhistes tibétains, notamment leur vénération du Dalaï Lama en exil« . Le rapport mentionne également « l’imposition de nouvelles directives, depuis novembre 2012, telles la pénalisation du secours à une personne s’auto-immolant, l’annulation préventive de fêtes autorisées, des limitations croissantes sur la pratique religieuse et un plan délibéré de détournement de la doctrine bouddhiste tibétaine et de sélection des chefs religieux« .

Vue la condamnation internationale de la politique de la Chine au Tibet, nous appelons, encore une fois, aux dirigeants chinois à revoir leurs politiques erronées au Tibet et à revenir aux politiques libérales au Tibet initiées par Hu Yaobang. Une résolution de la situation au Tibet peut être atteinte efficacement en souscrivant aux propositions gagnant-gagnant de la Voie Médiane et en reprenant le dialogue avec les représentants de Sa Sainteté le Dalaï Lama, tel que réitéré par le gouvernement américain et le Parlement européen.

La vision du Kashag « Cinq-Cinquante » s’inspire de la maxime de Sa Sainteté, celle « d’espérer le meilleur et se préparer au pire’. Ce plan vise à résoudre la question du Tibet dans les prochaines cinq années, par l’Approche de la Voie Médiane, tout en s’assurant que l’Administration centrale tibétaine puisse survivre, se renforcer et se soutenir afin de porter la lutte pour la liberté au Tibet pendant les cinquante prochaines années.

Depuis l’exil, l’Administration Centrale tibétaine (CTA) consacre toute son énergie à renforcer les fondations sociales du combat politique tibétain. En décembre 2016, Sa Sainteté le Dalaï Lama a conféré la distinction historique de Geshema à 20 nonnes tibétaines. Cette année, le Kashag a rendu publique la version révisée de la « Politique d’autonomisation des femmes tibétaines » et l’organisation, par la suite, de la première « Conférence sur l’autonomie des femmes tibétaines« . De telles actions visent à concrétiser la vision de Sa Sainteté selon laquelle les femmes tibétaines contribuent à un leadership global et pacifique au XXIème siècle. Le Kashag a désigné le 12 mars comme « Journée des femmes tibétaines« .

Alors que la communauté tibétaine en exil est un modèle de succès et que le mouvement non-violent des Tibétains continue à inspirer d’autres mouvements mondiaux, il existe toujours une frange du groupe Dholgyal qui, prétextant la liberté de religion et d’expression, continue à dénigrer les réalisations de Sa Sainteté le Dalaï Lama et décrédibilise la CTA. Ce groupe et ses membres sont devenus des pions dans le jeu de domination du gouvernement chinois. Tout en réfutant leurs insinuations malveillantes, nous les exhortons à changer de trajectoire et revenir sur le droit chemin.

Afin de davantage mobiliser l’ensemble du mouvement tibétain, le Kashag considère 2017 comme une année de campagne. L’an 2018 marquera les 60 ans du premier pas en exil des Tibétains. Nous observerons 2018 comme une année pour exprimer notre gratitude et profonde reconnaissance aux gouvernements et aux peuples du monde entier, particulièrement de l’Inde, pour leur soutien indéfectible au cours du demi-siècle écoulé.

Nous remercions la Fondation Nationale pour la Démocratie, une organisation à but non lucratif financée par le Congrès américain, pour avoir présenté une citation de reconnaissance aux institutions démocratiques de la CTA telles qu’envisagées par Sa Sainteté le Dalaï Lama. Nous remercions également l’USAID pour sa certification d’appréciation du système de santé tibétain.

Nous remercions les gouvernements, dirigeants, parlementaires, groupes de soutien au Tibet et toutes les personnes éprises de liberté à travers le monde, pour leur soutien à la juste cause du Tibet. Nous les remercions de nous pousser à aller de l’avant et à surmonter les défis inévitables sur notre voie. Je tiens à remercier les parlementaires du Japon, du Canada et du Royaume-Uni de m’avoir accueilli et de leur soutien à la cause du Tibet. Leur appui envoie un message d’espoir et d’encouragement au Tibet.

Au cours de la prière de longue vie qu’il fit le dernier jour du Kalachakra, Sa Sainteté a réaffirmé son engagement à vivre au-delà de 100 ans. J’exprime, au nom de tous les Tibétains, notre sincère gratitude à Sa Sainteté le grand 14ème Dalaï Lama pour ce merveilleux engagement. En même temps, j’enjoins chaque Tibétain à prendre en considération les conseils de Sa Sainteté et d’acquérir un karma collectif. En gardant notre unité comme primordiale, nous devons nous débarrasser de nos appartenances régionales et sectaires.

Enfin, nous prions pour une longue vie à notre dirigeant bien-aimé Sa Sainteté le Dalaï Lama. Que tous ses vœux soient exaucés ! Que la cause non-violente du Tibet l’emporte, pour une réunion heureuse avec les Tibétains de notre pays !

les écritures en usage dans la région. »



NYARONG ( TIBET) : Pema Gyaltsen, Tibétain de 24 ans s’auto-immole.

An undated picture of Pegyal/TibetNet

 
Pema Gyaltsen, connu sous le nom de Pegyal, dans sa famille et par ses amis, âgé  de 24 ans,  s’est auto-immolé par le feu, ce samedi 18 mars 2017, à Nyarong, dans la provine tibétaine du Kham ; ceci porte le nombre des ces immolations à 147 depuis 2009.
Selon le site officiel de l’ Administration  Centrale Tibétaine – soit le Gouvernement Tibétain en Exil –  Pegyal,  s’est auto-immolé près du  Monastère de  Tsokha à Nyarong aux environs de 16 heures, ce 18 mars 2017.
La police chinoise  en patrouille est immédiatement arrivée sur les lieux et s’est saisie du corps de  Pegyal. Une vidéo, prise par un proche de l’endroit où  Pegyal s’est auto-immolé en signe de protestation, est vite apparue sur Internet et circule sur les réseaux sociaux.Personne ne sait si Pegyal a succombé à ses brûlures ou s’il est encore en vie. En ce moment précis personne ne peut indiquer  ce qu’il advient de lui.Cette auto-immolation de Pegyal marque la seconde  protestation de ce genre par un Tibétain à Nyarong. Kalsang Wangdu, âgé de 18 ans  moine du Monastère Retsokha Aryaling, s ‘était lui aussi auto-immolé en signe de protestation près du Monastère à Nyarong le 29 février 2016, l’ année passée donc. Le même jour avait vu aussi l’auto -immolation d’un jeune Tibétain exilé, Dorjee Tseringà  Herbertpur.Traduction France Tibet

Photo de Pegyal non datée

Chine: un Tibétain s’immole par le feu

Une exilée tibétaine lors d'une manifestation devant l'ambassade de Chine à New Delhi, le 10 mars 2017, pour commémorer le soulèvement anti-chinois de 1959 / AFP

Une exilée tibétaine lors d’une manifestation devant l’ambassade de Chine à New Delhi, le 10 mars 2017, pour commémorer le soulèvement anti-chinois de 1959 / AFP

Un Tibétain de 24 ans s’est immolé par le feu dans le sud-ouest de la Chine, le premier en 2017, ont annoncé le gouvernement tibétain en exil et une association, disant ignorer si l’homme était mort ou non des suites de ses brûlures.

L’homme, un célibataire du nom de Pema Gyaltsen, a tenté de mettre fin à ses jours samedi à l’extérieur d’un temple bouddhiste à Xinlong (Nyarong en tibétain), dans la province du Sichuan, a rapporté sur son site internet le gouvernement tibétain en exil en Inde.

« Il a appelé au retour du dalaï lama et pour la liberté au Tibet », selon la même source.

Interrogée lundi par l’AFP, la police de Xinlong a dit n’être pas en mesure de confirmer ces informations.

Selon le gouvernement tibétain en exil, il s’agit du premier cas d’immolation par le feu cette année et du 146e depuis que des Tibétains ont commencé à recourir en 2009 à ce mode de protestation contre la présence chinoise au Tibet. Le dernier événement de ce type remontait à décembre 2016.

« L’homme semblait encore en vie lorsqu’il a été emmené par la police », selon l’association Free Tibet, qui a dit n’avoir aucune information sur son état de santé du fait des restrictions aux communications intervenues sur place à la suite du drame.

D’après le gouvernement en exil, une dizaine de proches de Pema Gyaltsen ont été frappés et placés en détention par la police locale après avoir demandé à voir la victime.

Le drame est survenu une semaine après l’anniversaire, le 10 mars, du soulèvement de Lhassa de 1959 contre la présence chinoise au Tibet, qui devait se solder par le départ en exil du dalaï lama, le chef spirituel tibétain.

http://www.la-croix.com/Monde/Chine-Tibetain-immole-2017-03-20-1300833273


HONTE en Suisse, aux ordres (?) qui a expulsé la première Tibétaine, immédiatement emprisonnée loin de Kathmandu…

Yangdon Chora­sherpa est en prison au Népal depuis son expulsion de Suisse.

La première Tibétaine expulsée et arrêtée

La Suisse a expulsé Yangdon Chorasherpa vers le Népal, affirmant qu’elle ne risquait rien. Elle a été arrêtée dès son arrivée et emprisonnée à Dolakha.

Yangdon Chora­sherpa est en prison au Népal depuis son expulsion de Suisse.

Le Népal est devenu une destination difficile pour les exilés tibétains, car la Chine y a nettement accru son influence. Et les autorités ont pris l’habitude de déplacer au loin les réfugiés arrêtés, car le centre de rétention de Katmandou est scruté de près par les organisations de défense des droits de l’homme.

Selon l’Association des Jeunes Tibétains en Europe, dont le siège est à Zurich, le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) savait parfaitement ce qu’il faisait lorsqu’il a décidé d’expulser la jeune femme dans ce pays.

Son procès a été reporté

A peine Yangdon Chora­sherpa avait-elle posé le pied à Katmandou le 1er février qu’elle a été arrêtée alors que les autorités suisses lui avaient assuré qu’elle ne risquait rien. Elle a quitté sa prison de Dolakha la semaine passée pour se rendre à Katmandou en vue de son procès.

La justice népalaise lui reproche d’avoir voyagé avec un passeport acquis illégalement et d’avoir falsifié son certificat de citoyenneté. Ce que Yangdon Chora­sherpa avait reconnu devant les collaborateurs du SEM. Et qui a motivé son expulsion de Suisse.

Alors que ce genre de procédure se boucle normalement par une amende et une peine de deux semaines de prison au Népal, le procès de la jeune femme a été interrompu et elle a été ramenée à Dolakha. Raison invoquée : il manquait des documents.

Inquiétude à Dolakha

Yangdon Chora­sherpa est toujours en prison, à la plus grande inquiétude de ses amis, comme le souligne Sonam Palmo Brunner, vice-présidente de l’Association des Jeunes Tibétains en Europe. Elle a de temps à autre accès à son téléphone portable avec lequel elle envoie des images de son lieu de détention.

La jeune femme est isolée à Dolakha où nul Tibétain ne peut lui venir en aide et lui apporter des objets de première nécessité ou de la nourriture. «Ils ont trop peur d’avoir des problèmes», explique Sonam Palmo Brunner. La diaspora tibétaine dans le pays n’a en effet aucun papier et ne dispose de quasiment aucun droit.

Demande de réadmission

L’aide suisse aux réfugiés peine également à localiser Yangdon Chorasherpa, reconnaît son porte-parole Stefan Frey. «Une fois de plus, les autorités helvétiques ont expulsé une personne dans un pays où elle est exposée à de grands dangers», regrette-t-il. Il espère une intervention du SEM auprès des autorités népalaises pour une procédure en bonne et due forme.

Le SEM explique que la représentation suisse au Népal est en contact avec les personnes appropriées pour trouver une solution rapide. Mais il refuse de s’exprimer sur le cas de Yangdon Chora­sherpa. Un avocat a en effet déposé au nom de la jeune femme une demande de réadmission qui est toujours pendante. Raison pour laquelle le SEM garde le silence. (nxp)

Créé: 22.03.2017, 12h53


TOULOUSE et l’ Accueil des étrangers : La LDH dénonce « une maltraitance institutionnalisée »….

La LDH 31 organise un rassemblement mardi 21 mars 2017 à 12h30 devant la préfecture de Haute-Garonne. (photo : Tania Mesthé)

 Suite à l’expulsion de Sonam, vers l’ Italie, pieds et mains menottés, il ya un mois, nous suivons avec intérêt la situation  à Toulouse et sommes dans l’attente des résultats de la réunion du vendredi 17 mars 2017, entre Monsieur le Préfet et la LDH.

La Ligue des Droits de l’Homme organise un rassemblement, mardi 21 mars à 12 h 30, pour remettre au préfet un rapport sur les mauvaises conditions d’accueil des étrangers.

La préfecture de Toulouse est dans le collimateur de la Ligue des Droits de l’Homme. Dans une étude menée de janvier à juin 2016, avec l’aide d’autres associations et de chercheurs de l’université Jean-Jaurès et du Cnrs, cette dernière dénonce les conditions d’accueil des étrangers. Son rapport, basé sur le traitement de 445 questionnaires remplis par des personnes présentes dans la file d’attente matinale à la préfecture, fait état d’« une maltraitance institutionnalisée ».

La plupart des principes dont se prévaut la préfecture à travers le label Qualipref 2.0 sont bafoués, explique ainsi Daniel Welzer-Lang, membre de la Ligue et professeur de sociologie à Toulouse-II.

Avec les autres sondeurs, il a pu constater « un traitement inégalitaire et aléatoire des dossiers », « des pratiques sans déontologie ni éthique », « une sous-formation du personnel à l’accueil », et bien d’autres manquements qui expliquent pourquoi la LDH 31 appelle à un rassemblement devant la préfecture, mardi 21 mars 2017, à 12 h 30. Une manifestation qui doit être suivie d’un rendez-vous avec le secrétaire général des services de la préfecture.

Mauvaises conditions d’accueil et demandes « illégales »

Comme le pointe le rapport de l’association, les problèmes que rencontre le public étranger pourraient être aisément atténués :

73,3% des personnes dans la queue le matin sont issues de nos anciennes colonies ; 47% des personnes sont en renouvellement de papiers, et parmi ceux et celles-ci, 66%  ont déjà obtenu leurs papiers à la préfecture de Toulouse.

La file d’attente pourrait donc être considérablement réduite en facilitant le traitement du renouvellement des cartes de séjour. Surtout que les conditions d’attente sont loin d’être optimales. « Il y a eu des progrès, parce qu’avant les gens arrivaient à minuit ou 1 heure du matin, et maintenant, elles attendent à 7 heures », reconnaît Daniel Welzer-Lang. « Mais on voit toujours des gens âgés obligés de s’asseoir sur les marches parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement et quand il pleut, il n’y a pas d’auvent pour abriter les gens. »

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Autre problème, une fois cette attente passée, le public fait face à un système « kafkaïen » :

Il y a des papiers qui ne sont pas demandés sur Internet et qui le sont au guichet, ou on leur demande le passeport alors que ce n’est pas nécessaire et il y a même des demandes illégales, qui ne respectent pas le secret médical, car on demande aux gens quelles maladies ils ont.

La LDH 31 a déjà alerté la responsable du service qualité de la préfecture, en février, mais faute d’avoir pu obtenir un rendez-vous, elle réclame désormais la suspension du label Qualipref 2.0 par l’Association Française de Normalisation (Afnor). L’association, qui a saisi le défenseur des Droits dans cette affaire, demande aussi à ce qu’un véritable « Comité des usagers » soit mis en place à la préfecture.

La préfecture remet en question la pertinence du rapport

De leur côté, les services de l’État s’insurgent contre ces critiques :

Ce document n’a fait l’objet d’aucun échange préparatoire et contradictoire entre la Ligue des Droits de l’Homme et la préfecture. Il compte de nombreuses allégations, très générales et non argumentées qui mettent en cause de façon inacceptable et globale le travail de fonctionnaires animés par le service de l’intérêt général.

Pour la préfecture, le rapport de la LDH n’est même pas pertinent, puisque les 445 questionnaires traités ne représentent que « 0,4% du total de personnes reçues à la préfecture ». Elle précise d’ailleurs que le service des étrangers « reçoit chaque année plus de 110 000 personnes » et délivre ou renouvelle « à titre définitif ou provisoire plus de 53 000 titres par an. » Et d’ajouter :

La qualité des procédures fait l’objet d’un contrôle permanent effectué par un organisme de certification indépendant de l’administration. Quant aux procédures administratives en matière de droit des étrangers, elles sont soumises au contrôle du juge administratif et du juge judiciaire.

Malgré tout, le préfet souhaite « agir dans la transparence » et a déjà proposé un rendez-vous aux représentants de la Ligue des Droits de l’Homme, vendredi 17 mars, pour « présenter son rapport et bâtir, pour l’avenir, un dialogue constructif et responsable qui dépasse les clivages idéologiques ». Du côté de la LDH 31, Daniel Welzer-Lang parle plutôt de « pressions » et de « menace de porter plainte » de la part de la préfecture qui « fait tout pour que le rapport ne sorte pas ».

Publié le : 21/03/2017 à 07:18

 


Nettoyage de printemps sur l’Everest par une expédition franco-népalaise

 Une expédition franco-népalaise va ramasser de mi-avril à mi-mai des déchets abandonnés sur les pentes de l’Everest et souhaite alerter sur l’absence de filière de recyclage et de traitement des ordures au Népal, un pays de 30 millions d’habitants.

« Un sherpa missionné l’an dernier a évalué à 4 à 5 tonnes la masse de déchets entre le camp de base et le camp 4 à près de 8.000 mètres » sur l’itinéraire côté népalais, a expliqué vendredi à l’AFP Gérard Clermidy, le président de l’association Montagne et Partage qui a mis sur pied le projet baptisé « Everest Green ».

Sur les flancs du plus haut sommet du monde (8.848 m), « les pratiques sont devenues plus vertueuses mais, suite à l’avalanche mortelle de 2014 au dessus du camp de base et au tremblement de terre en 2015, beaucoup de matériel a été abandonné dans la précipitation », a expliqué le dirigeant.

Un sherpa népalais collecte des déchets abandonnés par des alpinistes sur les pentes de l’Everest à 8.000 mètres d’altitude, le 23 mai 2010 / © AFP/Archives / NAMGYAL SHERPA

« Il y aussi de vieux déchets qui ressortent après des années » sous l’action des glaciers et des avalanches, a-t-il ajouté avant son départ pour Katmandou.

Bouteilles d’oxygène, cordes, tentes, cartouches de gaz, piles, nourriture, canettes, conserves, vêtements, plastique, etc… vont être collectés dans des sacs de jute par dix sherpas d’altitude expérimentés.

Des sherpas népalais redescendent des déchets abandonnés par des alpinistes et ramassés sur les pentes de l’Everest à 8.000 mètres d’altitude, le 26 mai 2010 / © AFP/Archives / NAMGYAL SHERPA

Au camp de base (5.535 m), où cinq Népalais assureront la logistique pour toute l’équipe qui comprend quatre Français, un tri sera effectué.

« Contrairement à de précédentes opérations de collecte sur l’Everest, nous voulons nous assurer que les déchets ne vont pas finir dans un vallon ou dans la plus grosse décharge du pays, près de Katmandou », a confié Gérard Clermidy qui s’alarme des impacts sanitaires de ces pratiques.

Les déchets triés seront redescendus avec des yaks à Namche Bazar, où une partie sera brûlée. Le reste (ferraille, plastique, piles) partira à Katmandou par avion. Là, une filière locale compactera les bouteilles en plastique, envoyées ensuite en Inde. Les objets en métal partiront eux directement en camion en Inde pour être recyclés. Les piles seront ramenées en France.

« Avec cette opération, nous voulons non seulement sensibiliser sur le problème des déchets au pied des hauts sommets, mais nous voulons surtout alerter sur la situation catastrophique du Népal dans ce domaine », explique Gérard Clermidy. « Au delà des belles images de montagne, ce pays touristique n’a aucune usine de traitement et tout est déposé dans des décharges à ciel ouvert qui finissent par polluer les sols », déplore-t-il

 Image :

Un sherpa népalais ramasse des déchets abandonnés par des alpinistes sur les pentes de l’Everest à 8.000 mètres d’altitude, le 23 mai 2010 / © AFP/Archives / NAMGYAL SHERPA

(©AFP / 25 mars 2017 16h04)


4 Mars 2017

"Disparition" forcée des intellectuels au Tibet : le cas de Tsawa Danyuk

jeudi 2 mars 2017 par Rédaction , Monique Dorizon

Neuf ans après qu’un écrivain tibétain ait disparu au Sichuan dans un contexte de manifestations importantes contre le régime chinois, les membres de la famille de Tsawa Danyuk croient maintenant qu’il peut être mort.

Tsawa Danyuk, également appelé Lodroe Palden, a disparu en avril 2008 après avoir posté un message sur son journal en ligne disant qu’il était harcelé par des agents de la sécurité chinoise.
"Après ce dernier message, nous n’avons jamais rien su de lui ou sur lui", a déclaré un membre de la famille proche. "Je pense que nous pouvons maintenant supposer qu’il a quitté ce monde", a-t-il dit.

Originaire de la région de Tsawagong, préfecture de Chamdo [1], Tsawa Danyuk a disparu dans le comté de Dzoege [2], après avoir écrit son dernier message.

"Il y a trois ans, afin de satisfaire mon désir de parler un peu sur certains sujets, j’ai dû quitter mes parents, mes frères et sœurs, mes enseignants et même le pays de ma naissance", a déclaré Tsawa Danyuk, dont les écrits sur des sujets sensibles ont contrarié non seulement les autorités chinoises, mais aussi les membres du clergé bouddhiste tibétain.
"Maintenant, en me déplaçant dans cette terre inconnue, des officiers militaires dotés d’armes modernes me frappent la tête", écrivait-il.
"N’ai-je vraiment pas le droit de rester vivant sur cette planète ? Je ne comprends pas".

Après avoir perdu le contact avec Tsawa Danyuk en 2008, des membres proches de la famille et un ami ont commencé à le rechercher, allant dans près de 50 comtés dans le Gansu, le Sichuan, le Qinghai et la "Région Autonome du Tibet".
"Nous sommes même allés dans les prisons et les postes de police, sans résultat", a-t-il dit. "Enfin, notre recherche nous a conduit à une maison près du monastère de Dzoege, où il avait loué une chambre à un vieux Tibétain, et nous y avons trouvé de vieux vêtements, des ustensiles, une radio portable à ondes courtes et quelques livres. L’ordinateur portable de Tsawa Danyuk, sur lequel il avait écrit un livre portant sur l’histoire tibétaine, était porté disparu", dit-il.

Un ami proche de Tsawa Danyuk, qui avait gardé un contact étroit avec lui au cours des ans, a appelé l’écrivain disparu "un homme qui « ose se manifester quand il s’agit de défier le dogme »".
"Il était inconscient des conséquences possibles de sa pensée ouverte et critique sur la politique et la religion", affirme la source nommée Karma.

Source : Radio Free Asia, 24 février 2017.

 

4 Mars 2017

La Chine accélère la construction de la deuxième ligne de chemin de fer au Tibet

Le 17 février la Chine a annoncé que la construction de la ligne de chemin de fer Sichuan-Tibet a été accélérée depuis le début de l’année. Cette ligne sera la deuxième à être mise en place, la ligne Qinghai-Tibet ayant été inaugurée en 2006.

Décrivant les 1900 kilomètres « de cette route du ciel » comme étant un « gigantesque grand huit », le chinadaily.com.cn, a déclaré le 17 septembre, que cette ligne, une fois terminée, ne descendrait pas à moins de 3000 mètres d’altitude en partant du haut plateau tibétain et en traversant une grande diversité de paysages, avant d’arriver à Chengdu, la capitale de la province du Sichuan.

L’article stipule que le début de l’année, la section de la construction de la ligne entre Chengdu et la ville de Ya’an bat son plein avec 26 ponts et 7 tunnels contruits.

Il indique également que les ouvriers construisant le tunnel numéro 2 de Jin Jiguan, un tunnel d’environs 2 kilomètres traversant la montagne Jin Jiguan dans la ville de Ya’an, ont travaillé 24/24h par roulement afin de finir la construction à temps.

La Chine a annoncé précédemment que ce projet de 216 milliards de yuan serait terminé en 2025.

 

4 Mars 2017

La presse officielle chinoise encense le revirement suisse sur la question tibétaine

La police suisse réprime les manifestants tibétains lors de la visite du Président chinois Xi Jinping à Genève en Janvier 2017.

Dharamsala-le 20 février. Global Times, le porte-parole des autorités chinoises a, dans un article publié ce jour, chaleureusement accueilli le revirement du Gouvernement suisse concernant sa politique d’accueil des réfugiés tibétains. Cette volte-face juridique oblige les Tibétains à abandonner leur nationalité tibétaine ou leur condition d’apatride, statuts pourtant reconnus jusqu’en juillet 2016, pour se voir imposer  la citoyenneté chinoise.

L’article en question reprenait la vieille antienne des autorités chinoises pour lesquelles le Tibet aurait toujours fait partie intégrante de la Chine et que les groupes séparatistes conduits par le Dalai Lama se sont toujours livrés, en exil, à des activités de nature sécessionniste.

Le Global Times encensait le Gouvernement suisse pour avoir « revu sa position sur le rôle prétendu de ceux-ci » et considérait cette évolution comme inévitable au regard des « disparités affectant la gestion de la crise des réfugiés » dans le monde.

L’article précisait encore qu’« alors même que l’ordre international est en pleine modification, il semble inévitable que Berne revoit et adapte sa politique. À court terme l’Union Européenne devrait être plus encline à camper sur sa position classique en continuant à se faire le chantre du politiquement correct et le champion des valeurs indépassables face aux changements politiques en cours en Grande Bretagne et aux Etats-Unis. Le récent refus de reconnaissance de la citoyenneté tibétaine par les autorités suisse a indubitablement porté un coup aux séparatistes tibétains ainsi qu’à leur prétendu « Gouvernement en exil »  dirigé par le quatorzième Dalai Lama. Puisque leur influence est déclinante, certains pays occidentaux auront à revoir leur utilisation de la question tibétaine comme moyen de pression sur les autorités chinoises lorsque le moine bouddhiste sera mort ».

Le Gouvernement suisse a été amplement critiqué pour avoir placé en détention de pacifiques manifestants tibétains au mois de janvier dernier alors que devait avoir lieu l’allocution du Président Xi Jinping à l’office des Nations Unies de Genève.  Ce revirement affectant la politique migratoire est considéré par les observateurs « comme un acte d’apaisement à l’égard des autorités chinoises ».

Il était également rapporté dans l’article en question que « Le refus de considérer un tibétain en exil comme provenant du « Tibet » ou comme « réfugié » est la conséquence directe d’une coopération diplomatique active construite entre la Chine et la Suisse. Les autorités helvétiques ont probablement dû réaliser qu’elles avaient plus à gagner à instaurer une solide relation bilatérale avec Pékin qu’à soutenir les séparatistes tibétains. Les politiciens occidentaux avaient coutume d’utiliser l’appui apporté au Dalai Lama pour affirmer leur supériorité idéologique. Pourtant, ce sujet pourrait à présent être utilisé  pour compenser l’influence chinoise sur la scène internationale. Plutôt que de minimiser les thématiques se rapportant au Dalai lama, Pékin devrait s’efforcer de trouver des solutions alternatives tout en faisant le nécessaire pour mieux intégrer les groupes ethniques minoritaires puisque la question tibétaine ne disparaîtra pas du simple fait de la mort du Dalai Lama ».

Avec l’approbation  des autorités fédérales helvétiques, un Bureau du Tibet à Genève est en activité depuis 1964 alors même que les premiers réfugiés tibétains ont été accueillis dès 1960 par le Gouvernement suisse. Actuellement, on compte près de quatre mille Tibétains vivant en Suisse , ce qui constitue l’une des plus importantes Communautés en Europe.

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Association Humanitaire exclusivement composée de bénévoles qui vient en aide aux réfugiés tibétains qui mènent la vie de l'exil et du dénuement dans les camps installés depuis 55 ans en INDE et au NEPAL.












 
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