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30 Novembre 2012

TIBET / PARIS / SENAT, 27 novembre 2012 : RESOLUTION afin de promouvoir la coordination politique au sein de l'Union européenne pour des actions cohérentes.

Le 27 novembre 2012

N° 39
SÉNAT

SESSION ORDINAIRE DE 2012-2013
ATTENTION
DOCUMENT PROVISOIRE
Seule l’impression définitive a valeur de texte authentique
RÉSOLUTION EUROPÉENNE
relative à l’action européenne en faveur de la protection des droits des Tibétains.
Est devenue résolution du Sénat, conformément à l’article 73 quinquies, alinéas 4 et 5, du Règlement du Sénat, la résolution adoptée par la commission des affaires étrangères dont la teneur suit :
Voir les numéros :
Sénat : 787 (2011-2012), 91 et 155 (2012-2013).

Le Sénat,
Vu l’article 88-4 de la Constitution,
Vu la résolution 2012/2685 du Parlement européen du 14 juin 2012 sur la situation des droits de l'Homme au Tibet,

Considérant que le respect des droits de l'Homme, ainsi que des libertés de religion et d'association, est l'un des principes fondateurs de l'Union européenne, que sa politique étrangère vise notamment à promouvoir ;

Considérant que le dialogue Union européenne-Chine sur les droits de l'Homme n'a débouché sur aucune amélioration sensible de la situation des droits fondamentaux des Tibétains ;

Considérant que les autorités de la République populaire de Chine (RPC) ont eu un recours disproportionné à la force face aux manifestations de 2008 au Tibet et que, depuis lors, elles imposent des mesures de sécurité contraignantes qui limitent les libertés d'expression, d'association et de religion des Tibétains ;

Considérant que les pourparlers entre les émissaires du Dalaï-Lama et le Gouvernement de la RPC visant à trouver une solution pacifique et mutuellement satisfaisante à la question des droits des Tibétains n'ont débouché sur aucun résultat concret et sont actuellement au point mort ;

Considérant que les principes fixés dans le Mémorandum sur une autonomie réelle pour le peuple tibétain, présenté par les émissaires du Dalaï-Lama à leurs interlocuteurs chinois au mois d'octobre 2008, sont à prendre en compte pour arriver à une solution politique réaliste et durable de la question tibétaine, tenant compte de la nécessité, pour la RPC, de préserver sa souveraineté et son intégrité territoriale et, pour les Tibétains, de jouir d'une réelle autonomie au sein de la RPC ;

Considérant que le processus de démocratisation des institutions tibétaines en exil a franchi récemment une étape décisive, avec le transfert des pouvoirs politiques du Dalaï-Lama au Premier ministre de l'administration centrale tibétaine en exil ;

Demande au Haut Représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, à défaut d'un représentant spécial pour le Tibet, de confier au Représentant spécial de l'Union européenne pour les droits de l'Homme la question tibétaine comme une priorité, avec pour mandat de :

– promouvoir la coordination politique au sein de l'Union européenne pour des actions cohérentes visant à faire progresser les droits humains et les libertés des Tibétains, notamment leur droit à préserver leur identité propre, dans ses aspects religieux, culturels et linguistiques ;

– promouvoir la coordination politique au sein de l'Union européenne pour des actions cohérentes soutenant le dialogue entre le Gouvernement de la RPC et les émissaires du Dalaï‑Lama, dans la perspective d'aboutir à une solution pacifique et mutuellement bénéfique de la question des droits des Tibétains ;

– promouvoir la coordination politique au sein de l'Union européenne pour des actions cohérentes soutenant la communauté tibétaine en exil dans ses efforts, sous la direction de l'administration centrale tibétaine, en faveur du développement des services d'éducation et de santé, de la garantie de moyens d'existence durables à ses membres, ainsi qu'en faveur de la préservation de la culture tibétaine en exil, dans tous ses aspects.

Devenue résolution du Sénat le 27 novembre 2012.

Le Président,
Signé : Jean-Pierre BEL
 

30 Novembre 2012

LUCHU ( TIBET), jeudi 29 novembre 2012 : Troupes militaires renforcées , après la 89 ème immolation en signe de protestation à l'oppression chinoise ... SUITE DE L'ARTICLE SUR TIBET.FR

LUCHU ( TIBET), jeudi 29 novembre 2012 : Tsering Tashi, 89 ème immolation en signe de protestation à l'oppression ...

Breaking: Tibetan man burns self to death, Toll climbs to 89
Phayul[Thursday, November 29, 2012 14:58]

Tibetan self-immolator Tsering Tashi, 31, who passed away in his fiery protest
on November 29, 2012 seen here in an undated photo.

DHARAMSHALA, November 29: In fresh reports coming out of Tibet, a Tibetan man set himself on fire today in Luchu region of eastern Tibet in an apparent protest against China’s continued occupation of Tibet.

Sources have identified the Tibetan as Tsering Tashi, 31, a father of two, from Zamtsa Lotso Dewa region of Luchu.

“Tsering Tashi set himself on fire near the local Chinese government office in Luchu earlier today for the cause of Tibet,” Sonam, a Tibetan monk living in south India told Phayul, citing sources in the region. “Tsering Tashi passed in his fiery protest.” SUITE DE L'ARTICLE SUR TIBET.FR

TIBET, 27 décembre 2012 : La carte actualisée des manifestations et immolations au Tibet. CONSULTER LA CARTE SUR TIBET.FR

29 Novembre 2012

PARIS / TIBET / ASSEMBLEE NATIONALE, 28 novembre 2012 : Lionnel Luca ... question au Gouvernement.

" Les immolations au Tibet"
A ce jour 86 immolations ...

Question posée au Gouvernement de la France par le député Lionnel Luca président du Groupe Tibet à l'Assemblée Nationale ce
mercredi 28 novembre 2012.
Répression au Tibet
M. le président. La parole est à M. Lionnel Luca, pour le groupe de l’Union pour un mouvement populaire.
M. Lionnel Luca. Ma question s’adresse à M. le Premier ministre.
Une immolation en Tunisie a déclenché les révolutions arabes du printemps 2011. Quatre-vingt-six immolations de Tibétains depuis 2011 n’ont pas adouci l’hiver chinois. Voyez la carte des manifestations de désespoir du peuple tibétain. Sept nouvelles immolations de jeunes Tibétains âgés de dix-huit à vingt-neuf ans ont eu lieu ces cinq derniers jours, relayées désormais par des grèves de la faim en signe de solidarité.
Le gouvernement chinois exige de chaque village qu’il s’engage à ce qu’il n’y ait plus d’immolations en son sein. Chaque foyer doit signer une déclaration par laquelle il s’engage en ce sens sous peine d’être arrêté et détenu.
Passée l’euphorie des Jeux olympiques de Pékin de 2008, qui devaient apporter la démocratie en Chine, jamais la répression n’a été aussi terrible à l’encontre de seulement six millions de Tibétains, qui ne réclament que la liberté de culte et la défense de leur culture.
Je rappelle que le Tibet a été annexé militairement par la Chine en 1950 et que deux résolutions de l’ONU ont exigé la libération de son territoire.
Aujourd’hui le dalaï-lama a renoncé à jouer un rôle politique et les dirigeants tibétains élus démocratiquement par leur diaspora ne demandent que l’application de la constitution chinoise qui prévoit une réelle autonomie pour le Tibet.
Le Haut commissaire des Nation unies aux droits de l’homme, Mme Navi Pillay, a demandé que des observateurs indépendants se rendent au Tibet, qui est interdit aux étrangers, y compris à Mme l’Ambassadrice de France en Chine.
À la veille de la célébration, le 10 décembre prochain, de la déclaration universelle des droits de l’homme, rédigée par un Français, le professeur René Cassin, que fait la France, monsieur le Premier ministre, pour rester fidèle à son message universel ? (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

M. le président. La parole est à M. Bernard Cazeneuve, ministre délégué chargé des affaires européennes.

M. Bernard Cazeneuve, ministre délégué chargé des affaires européennes. Je vous remercie, monsieur le député Luca, pour votre question. Vous avez raison de rappeler, comme chaque fois que s’en présente l’occasion dans cet hémicycle, la question essentielle, partout dans le monde, du respect des droits de l’homme.
Vous savez que nous avons, avec la Chine, des relations de franchise, qui sont l’occasion pour nous, chaque fois que c’est possible, de formuler nos interrogations, nos attentes en matière de respect des droits de l’homme. Nous le faisons d’ailleurs à chaque contact diplomatique, à chaque contact au niveau ministériel, avec le souci de faire en sorte que la cause que vous évoquez puisse être comprise. À l’occasion des entretiens qui ont eu lieu récemment entre les autorités françaises et les autorités chinoises, cette question a été évoquée chaque fois que cela a été possible, et elle le sera systématiquement dans les mois qui viennent, chaque fois que l’occasion s’en présentera. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe SRC.)

Source http://tibet.fr

29 Novembre 2012

UN TIBETAIN AGE DE 24 ANS S'IMMOLE ALORS QUE SIMULTANEMENT UNE GREVE DE LA FAIM SE PROPAGE AU TIBET.

Le 28 Novembre 2012 à 9.30.

DHARAMSALA: Des rapports en provenance du Tibet parlent d'un nomade tibétain mort après s'être immolé dans le Nord Est du Tibet ce Mardi portant le nombre d'immolations à 86 dont 23 lors de ce dernier mois.

Kalsang Kyab 24 ans,s'est aspergé de pétrole tout en marchant vers le Bureau officiel de la ville de Kyangtsa en criant des slogans de longue vie pour Sa Sainteté le Dalaï Lama ainsi que pour Kirti Rinpoché. C'est en arrivant devant la porte du bureau qu'il a allumé le feu.
Il a continué à lancer des slogans avant de mourir.

Les Tibétains des environs ont rapporté son corps chez lui où des moines des monastères de Drenpa et Gyalgey ont organisé des prières pour lui, ses voisins l'ont décrit comme une personne douce qui s'occupait à plein temps des troupeaux depuis son enfance.

Avec cette vague d'immolations sans fin, ce sont plus de 60 Tibétains vivants dans différentes régions du Tibet qui ont commencé une grève de la faim par solidarité envers tout ceux qui se sont immolés pour la cause du Tibet ou qui endurent d'insupportables souffrances dues à la répression chinoise.

Cette grève de la faim a débuté ce Lundi au soir et s'est répandue de la capitale du Tibet Lhassa à Drakgo, Jomda, Dzachukha, Tridu, Serthar, Siling, Karze et Chengdu situé dans la province de Sichuan.

Ces grévistes de la Faim viennent de tous horizons tels que des professeurs, des représentants du gouvernement, des écrivains, des moines et des entrepreneurs.

Secretary
Bureau du Tibet
84 Boulevard, Adolphe Pinard
75014 PARIS
 

29 Novembre 2012

Des adolescents gravement blessés à la suite d’une manifestation en Amdo.

Plus d’un millier d’étudiants tibétains de Chabcha, ont mené d’importantes manifestations contre le gouvernement chinois depuis tôt le matin du 26 novembre 2012.
Des témoignages confirmés et des photos montrent des élèves gravement blessés emmenés à l’hôpital après que les forces armées chinoises aient réprimé les manifestants pacifiques. Il s’agit d’étudiants de l’École Chabcha Sorig Lobling.
"Plus d’un millier d’étudiants ont entamé une marche de protestation contre les politiques du gouvernement chinois tôt ce matin dans la région de Tsolho", rapporte Mogru Tenpa, parlementaire tibétain. "Les étudiants ont lancé de nombreux slogans, y compris des appels à la liberté et à l’égalité des nationalités".
Environ deux heures plus tard, les forces armées chinoises ont commencé à réprimer sévèrement les étudiants, dont la plupart sont des adolescents.
"Les forces chinoises ont commencé à battre sévèrement les étudiants, provoquant de nombreux blessés", a déclaré Tenpa. "Selon des sources de la région, quatre étudiants ont été gravement blessés et de nombreux autres ont été hospitalisés". D’autres sources disent que le nombre de blessés pourrait être beaucoup plus élevé.
Actuellement, l’école de Chabcha Sorig Lobling est complètement fermée et les forces de sécurité chinoises ont bouclé la zone.

"Des parents et des Tibétains, à l’extérieur de l’école, ont été empêchés par les forces de sécurité chinoises d’entrer en contact avec les élèves situés à l’intérieur", selon la même source. "Les moyens de communication de la région ont également été affectés suite à la manifestation".

Certains témoignages rapportent que les forces de sécurité chinoises ont tiré à balles réelles lors de la manifestation, mais il est difficile de savoir si les coups de feu ont été tirés sur les étudiants ou en l’air pour disperser les manifestants.
D’autres sources disent que les manifestations de ce matin ont été déclenchées lorsque les responsables locaux chinois ont distribué un document dénonçant les Tibétains s’étant auto-immolés et manquant de respect envers la langue tibétaine.

Sources : Phayul (1) et Phayul (2), 26 novembre 2012 et http://www.tibet-info.net


29 Novembre 2012

LA CHINE PUNIT LES RESPONSABLES D'IMMOLATIONS EN SUPPRIMANT LES AIDES AUX TIBETAINS.

Les autorités de Malho ( Huangnan en chinois ) dans la préfecture Autonome du Qinghai ont annoncé la suppression des aides gouvernementales aux familles des immolés ainsi que l'arrêt de toute aide au développement
concernant les villages dans lesquels ont eu lieu des immolations.
Durant ces trois dernières semaines, 9 Tibétains se sont immolés dans le comté de Rebkong. Le 9 Novembre ce sont, près de 5000 écoliers qui ont organisé une marche pacifique contre l'apathie des autorités chinoises envers l'augmentation des immolations à Rangwo, avant de se retrouver au Monastère de Rangwo.
Le 8 Novembre,ce sont les élèves de l'école du township de Dowa ( comté de Rebkong )qui ont enlevé les drapeaux chinois qui flottaient sur leur école ainsi que sur le bâtiment officiel du township.

Dans une note officielle du 14 Novembre provenant de la Préfecture et du gouvernement du Peuple de Malho, le Parti de la région ainsi que les officiels gouvernementaux ont donné l'ordre strict de punir les immolés eux-mêmes ainsi que leurs familles et, de la même façon, tous ceux qui ont présenté leurs condoléances aux familles concernées ou participé à des prières.

Le TCHRD a même confirmé que cet avis était passé à la télévision locale dans les 2 langues, en Tibétain et en Chinois mais seule la version en Tibétain est accessible au TCHRD.

Le premier point de cet avis établit clairement que tout versement d'aides aux familles dont un des membres se serait immolé, sera supprimé pendant une durée de 3 ans.
A cet égard, tous les officiels concernés ont reçu l'ordre d'appliquer cette mesure de façon extrêmement stricte.
Les fonds de développement des villages dans lesquels aurait eu lieu une immolation, mêmes ceux déjà approuvés auparavant, seront également supprimés pendant cette période de 3 ans.

Dans les régions concernées par ces immolations, le Comité du Comté du Parti Communiste chinois (CPC) va conduire des enquêtes sur la défaillance du Township ou du Leader du village ou de toute personne concernée par le maintien de la stabilité et l'harmonie. Si ils sont jugés coupables, ces leaders de Township, village ou Parti seront passés au crible et ils ne pourront, en aucun cas, recevoir le prix du travailleur modèle dans le futur.
Ils seront relevés de leur poste et remplacés par de nouvelles recrues.
L'avis mentionne également les mesures très sévères qui seront prises, dans le respect des lois et des règlements du Parti et du Gouvernement, à l'encontre des officiels coupables d'incapacité à faire appliquer ces lois.


Le second point précise que des investigations seront menées afin de déterminer si des membres du gouvernement ou du staff se seraient rendus coupables de visites aux familles des immolés, de présentation de condoléances ou de participation à des prières. Les représentants du Comté et du gouvernement du Township ainsi que les comités du Pari Communiste Chinois devront mettre en garde ces personnes quant aux implications liées à de ces comportements. Le Bureau de la Sécurité Publique frappera durement tout contrevenant.

Le troisième point demande aux représentants du parti et du gouvernement de donner des conseils et une conduite à suivre aux moines et aux Tibétains et de les prévenir quant aux conséquences de leur implication dans la visite des maisons des immolés, à la présentation des condoléances et à leur contribution dans l'organisation des prières rituelles.
Si des membres des Comités de surveillance des monastères(MMCS) sont reconnus coupables d'un de ces actes, des représentants du Département du Front Uni des Travailleurs, du Bureau des Affaires Religieuses, et tous les Bureaux concernés puniront ces personnes en fonction des faits qui leur seront reprochés. Si un village ou un Monastère a organisé collectivement la tenue de prières rituelles ou rendu visite aux familles des immolés, alors le village n’aura plus d’aide gouvernementale, et tous les projets déjà prévus seront annulés pendant 3 ans.

Le Quatrième point en appelle à ce qu’une enquête rapide mais sérieuse soit diligentée afin de découvrir si, qui que ce soit, moine ou laïque, aurait contraint des représentants à se rendre à des séances de prières pour les immolés. Le coupable sera puni, en accord avec la loi, après investigation. Si des chefs de village sont déclarés coupables, ils seront relevés de leurs fonctions et interrogés.

Si de hauts dignitaires religieux (ou abbés) membres des Comités d’Organisation Démocratique sont coupables de tels actes, cette note rappelle que les Monastères concernés seront fermés, en accord avec les lois les concernant et des actions seront prises pour purger ces Monastères de leur instabilité. De lourdes peines seront infligées à ceux qui auraient essayé de se constituer en groupe ou association.

Le cinquième point est une menace envers les cadres gouvernementaux de base et les travailleurs qui s’aviseraient de rendre visite aux familles des immolés ou de contribuer aux rituels de prières, acte qui entrainera un renvoi immédiat, suivi d’une enquête et puni. Les cadres du gouvernement et les travailleurs sont tenus de diffuser ces informations importantes telles qu’elles sont décrites dans cette note. Ils sont également tenus d’informer en temps et en heure de toute information leur parvenant à ce sujet.

Dans son introduction, cette note mentionne de constants incidents dans la Préfecture de Malho, les considérant comme un très mauvais exemple portant non seulement atteinte à la stabilité de la Province de Gansu mais également à la Nation dans son ensemble. Comme il est habituel dans les déclarations du gouvernement chinois, la « clique du Dalaï Lama » est évidemment tenue responsable de ces troubles. « la clique du Dalaï Lama », porteurs de robes utilise les immolations pour provoquer des troubles, ajoutant même qu’il pousse les écoliers a manifester à des fins de déstabilisation. Cette note réfute l’appellation de « martyrs » employé par la « clique du Dalaï Lama » afin de nommer les immolés.


Secretary
Bureau du Tibet
84 Boulevard, Adolphe Pinard
75014 PARIS

Source: http://www.tchrd.org/index.php?option=com_content&view=article&id=314:china-
 

28 Novembre 2012

Tibet (TSOLHO), 27-11-2012 : C'est un questionnaire donné aux étudiants qui les ont faits descendre dans la rue.

TCHRD a traduit un questionnaire qui a été distribué aux étudiants de la Sorig Lobling School de Chabcha (Gonche en chinois), district de Serchen, préfecture du Tibet Autonome de Tsolho (Hainan en chinois), province du Qinghai.

Voici une copie des dix questions posées en tibétain aux étudiants :


Les fonctionnaires du gouvernement (ils agissent en application de l'arrêté préfectorale édité le 14-11-2012 disponible en français sur ce lien, Ndt) ont distribué les questionnaires, ont donné la façon d'interpréter le document en insistant sur le besoin de protéger et de maintenir la stabilité dans la région de Tsolho. Ce discours incluait également des allégations et des remarques péjoratives à l'encontre de Sa Sainteté le Dalaï Lama et la soit disant " clique séparatiste du Dalaï", les tenant pour responsables des protestations continuelles dans la région.

Des sources ont informé TCHRD qu'aux moins trois étudiants sont en détention depuis la manifestation d'hier. La police locale a arrêté trois garçons, Wangchen Tsering ( du district de Ba), Mama et un troisième dont nous ne connaissons pas le nom

10 différentes façons de voir la présente situation dans la préfecture de Tsolho :

Sur quoi devrait se baser le développement économique de Tsolho?
Est-ce que la culture tibétaine est protégée et développée?
Est-ce que la protection environnementale et le développement urbain s'opposent ?
L'éducation bilingue induit-elle la détérioration de la langue locale ?
Quelles autorités font tout pour assurer l'égalité des minorités ?
Quelle est la raison derrière les auto-immolations ?
Quels sont les dégâts que causent les protestations publiques illégales ?
Qui se démène en faveur du séparatisme et organise des protestations ?
Dans tous les cas, la politique de liberté des croyances religieuses doivent être correctement appliquée et ce, de façon compréhensible
Dans tous les cas, est-ce qu'on doit se réjouir de la présente atmosphère qui impose l'harmonie ?

Traduction France Tibet

Ten ways of looking at the present situation in Tsolho Prefecture

Economic development in Tsolho should be based on what?
Is Tibetan culture protected and developed?
Are environmental protection and urban construction in opposition to each other?
Does bilingual education mean the deterioration of minority language?
Who in authority is doing anything to ensure the equality of nationalities?
What is the reason behind self-immolation protests?
What harm is caused by illegal public protests?
Who is agitating for separatism and causing unrest?
In any case, the policy of freedom of religious belief must be properly and comprehensively implemented.
In any case, is the present atmosphere of imposed harmony anything to be happy about?

Source France Tibet
 

28 Novembre 2012

Tibet (Ngaba), 27 novembre 2012 : un 86ème tibétain s'est immolé.

La série des Immolations est loin de faiblir, un autre tibétain s'est immolé par le feu aujourd'hui à Ngaba, Tibet oriental.
Kalsang Kyab, 24 ans, s'est immolé par le feu devant un bureau du gouvernement chinois de la ville de Kangtsa, et a crié des slogans souhaitant longue vie à Sa Sainteté le Dalaï Lama et à Kyabje Kirti Rinpoche, l'abbé en exil du monastère de Kirti. Il est mort sur les lieux de l'immolation.
Peu de temps après des tibétains sont venus pour emporter son cadavre dans son village natal. Deux monastères des environs prient pour le défunt.
Nomade, Kalsang avait quitté les alpages pour se rendre dans son village natal, Dowa Mage. Le lendemain il s'est rendu à Kangtsa à 3 km de là pour s'immoler par le feu.

DHARAMSHALA, November 27: The alarming escalation in self-immolation protests in Tibet shows no signs of abating as yet another Tibetan set himself on fire today in Ngaba region of eastern Tibet.



Monks and local Tibetans offering prayers for Kalsang Kyab, who passed away in his self-immolation protest in Kangtsa region of Ngaba, eastern Tibet on November 27, 2012.


Kalsang Kyab, 24, set himself ablaze in front of a Chinese government office in Kangtsa town, raising slogans for the long life of His Holiness the Dalai Lama and Kyabje Kirti Rinpoche, the exiled head of Kirti Monastery. He passed away at the site of his protest.

The Dharamshala based Kirit Monastery in a late night release said Kalsang Kyab carried out his protest at around 6:30 pm (local time).

“Kalsang Kyab doused his body with kerosene as he walked towards the local government office building, raising slogans,” Kirit Monastery said citing sources in the region. “Upon reaching the office building, he then set himself ablaze and continued to raise slogans.”

Shortly afterwards, local Tibetans carried his charred body to his native village, Dowa Mege. At the time of filing this report, monks from two nearby monasteries are reportedly leading a prayer service for the deceased.

Kalsang Kyab left his nomadic pastures yesterday and arrived at his native village. Early this morning he came to Kangtsa town, some 3kms away, to carry out his self-immolation protest.

“Soon after the protest, Chinese security personnel arrived in large numbers in Kangtsa town and have thrown a tight security cordon in the region,” Kirti Monastery said.

Monks and local Tibetans offering prayers for Kalsang Kyab, who passed away in his self-immolation protest in Kangtsa region of Ngaba, eastern Tibet on November 27, 2012.
Kalsang Kyab is survived by his parents and six siblings. Described as gentle natured and a man of few words, he never attended school.

The deepening crisis inside Tibet has witnessed large scale anti-China protests and a series of self-immolations that has now seen 86 Tibetans set themselves on fire, since 2009, demanding freedom and the return of the Dalai Lama from exile.

November alone has reported 24 self-immolations and protests by thousands of Tibetans, including by school students in Chabcha and in Rebkong.

The exile Tibetan administration, earlier this month appealed to the United Nations Human Rights Council to convene a Special Session on Tibet in view of the “desperate and unprecedented spate of self-immolations by Tibetans due to China’s repressive policies and the continued intransigence of the Chinese leadership to the relentless efforts of UNHRC.”

The appeal came a day after the UN rights chief Navi Pillay urged China to “promptly address the longstanding grievances that have led to an alarming escalation in desperate forms of protest, including self-immolations, in Tibetan areas.”
This story has been read 378 times. lien original ici

Source http://tibet.fr

28 Novembre 2012

Sept nouvelles immolations en 5 jours.

Entre le 22 et le 26 novembre, sept nouvelles immolations ont eu lieu dans différentes régions du Tibet : Lubum Tsering, Tamding Kyab, Tamding Dorjee, Sangay Dolma, Wangyal, Kunchok Tsering et Gonpo Tsering.

- Lubum Tsering, 18 ans, s’est immolé le 22 novembre à 16h20 dans la localité de Dowa, Comté de Rebkong.
Selon Sonam, exilé en Inde et ayant des contacts dans la région, "de nombreux Tibétains se sont rassemblés et se sont assurés que son corps ne tombait pas entre les mains des Chinois". "Des moines du monastère de Dowa ont ensuite procédé aux rites et prières pour Lubum Tsering".
Selon la même source, ce sont les restrictions sévères et le déploiement de troupes chinoises dans la région qui ont incité Lubum Tsering à cet acte de sacrifice.
Source : Phayul, 23 novembre 2012.

- Tamding Kyab, 23 ans, s’est immolé le 22 novembre vers 22h00 dans la localité de Luchu, selon le témoignage de Tibétains en exil originaires de la région à Phayul.
"Après avoir récupéré le corps carbonisé de Tamding Kyab, les habitants de la localité ont ramené son corps à sa maison".
"Des moines du monastère proche de Shitsang ont récité des prières à son domicile et ont procédé aux derniers rites funéraires dans la nuit suivante".
Tamding Kyab était un nomade qui avait auparavant été moine au monastère de Shitsang, où son jeune frère étudie aujourd’hui. Tamding avait fréquemment parlé des protestations des Tibétains par les immolations et exprimé son souhait de voir revenir le Dalaï Lama au Tibet.
Source : Phayul, 23 novembre 2012.

- Tamding Dorjee, 29 ans, s’est immolé par le feu devant l’entrée d’un bureau administratif chinois dans la localité de Dhokarmo, dans la "Préfecture Autonome Tibétaine" de Malho
Selon des sources en exil, Tamding Dorjee a lancé des slogans en faveur d’une longue vie au Dalaï Lama, avec les mains jointes alors qu’il était en flammes. Il est décédé sur les lieux mêmes. A la suite de cette immolation, des milliers de Tibétains se sont rassemblés pour offrir des prières et participer aux funérailles qui ont eu lieu plus tard dans la soirée.
Les autorités chinoises ont rapidement coupé toutes les communications dans la région pour essayer (en vain !) d’empêcher la propagation de ces nouvelles.
Source : Phayul, 24 novembre 2012

- Sangay Dolma s’est immolée par le feu le 25 novembre 2012 dans la région de Tsekhog.
Des sources rapportent que la nonne Sangay Dolma est décédée le 25 novembre 2012, à la suite de son immolation devant le bureau du gouvernement chinois à Dhokarmo, dans la région de Tsekhog. L’heure exacte de son immolation n’est pas précisée.
Son couvent est situé près du monastère de Sanggag Mindrol Dhargeyling.
Selon différentes sources, un grand nombre de Tibétains se seraient réunis pour effectuer les derniers rites pour Sangay Dolma. Des prières auraient été dites dans son couvent. On rapporte que Sangay Dolma aurait laissé une note avant son immolation.
Source : Phayul, 26 novembre 2012.

- Wangyal, 20 ans, s’est immolé par le feu le 26 novembre 2012 à Sèrtar.
Selon des témoignages confirmés en provenance du Tibet, un étudiant tibétain du lycée populaire de Sertar s’est immolé par le feu le 26 novembre 2012, manifestant contre la domination de la Chine.
S’adressant à Phayul, Sertha Tsultrim Wozer, Tibétain vivant dans le sud de l’Inde, a déclaré que Wangyal s’était immolé par le feu au centre de la ville de Sertar et avait lancé des slogans demandant le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama.
"Wangyal, martyr, s’est immolé sur l’une des rues principales menant au centre-ville vers 11h20 (heure locale)", a dit Wozer.
"Des témoins oculaires disent que ses mains étaient jointes dans un geste de prière lorsqu’il a couru, lançant des slogans pour le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama et la liberté pour le peuple tibétain".
Wangyal a couru jusqu’à la statue du cheval en or, au milieu de la ville de Sertar puis est tombé à terre.
"Les forces armées chinoises sont immédiatement arrivées sur les lieux de la manifestation et ont emmené Wangyal au loin après avoir éteint les flammes", ajoute la même source. Plus tard, par solidarité, des centaines de Tibétains se sont réunis sur le lieu de l’immolation.
L’état de Wangyal et sa situation ne sont pas encore connus mais des témoins oculaires disent que son corps entier était en flammes et qu’il a dû subir de graves blessures.
Wangyal était orphelin et avait trois frères et une sœur. Il avait auparavant été moine dans le quartier de Taktse à Sertar.
Sources : Phayul et Cental Tibetan Administration, 26 novembre 2012.

- Kunchok Tsering, 18 ans, s’est immolé par le feu le 26 novembre 2012 à Labrang.
Kunchok Tsering est décédé lors d’une auto-immolation de protestation le 26 novembre 2012 dans la région d’Amchok à Labrang.
Ceci s’est déroulé à proximité d’un site minier de la région, au même endroit où Tsering Dhondup, 35 ans, père de trois enfants, est décédé le 20 novembre dernier.
Selon les rapports, les moines du monastère d’Amchok et un grand nombre de Tibétains se sont réunis à la maison du défunt pour offrir des prières.
Kunchok Tsering laisse une épouse, Sangay Tso, 19 ans, et ses parents Phagkyab, 40 ans et Gonpo Tso, 37 ans, et un aïeul.
Source : Phayul 26 novembre 2012.

- Gonpo Tsering, 24 ans, père de trois enfants de moins de six ans, s’est immolé par le feu vers 18h, le 26 novembre devant le hall principal du monastère de Ala Deu-go à Ala, dans la région de Luchu.
"Alors qu’il était en flammes, il a lancé des slogans pour demander la liberté au Tibet, le respect des Droits de l’Homme, et le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama au Tibet".
Gonpo Tsering est décédé sur place des suites de ses brûlures.
Les habitants ont transporté son corps carbonisé à l’intérieur du monastère où les moines et un grand nombre de Tibétains des régions avoisinantes se sont rassemblés, à l’encontre des ordres officiels chinois, pour offrir des prières pour les défunts et exprimer leur solidarité.
Selon des rapports issus de la région, le personnel de sécurité chinois et les forces armées se sont immédiatement déployés dans la région.
Gonpo Tsering avait une femme, et trois enfants. Ses parents sont encore en vie.

Source http://www.tibet-info.net


27 Novembre 2012

Tibet, 26 novembre 2012 : 3 immolations, 1 manifestation, beaucoup de violence.

Mauvais début de semaine, le Dalaï Lama a les larmes aux yeux. Il y a décidément des jours où il ne fait pas bon se lever... mais ignorer les mauvaises nouvelles n'est pas la solution (n'est-ce pas, messieurs les politiques...).

Donc, aujourd'hui Phayul nous annonce 3 immolations à la suite, ce qui monte le total des auto-immolations à 84. Se sont suicidés : un jeune homme de 18 ans, Kunchok Tsering, une nonne, Sangay Dolma et un étudiant d'une vingtaine d'années et orphelin, Wangyal. Le corps de ce dernier a été emporté par les autorités chinoises dans un endroit tenu secret.
Il n'y a qu'à lire les autorités chinoises (en lisant l'Arrêté d'urgence publié par les autorités chinoises) pour comprendre que l'escalade de la violence (alors que les Tibétains respectent les préceptes de désobéissance civile (le terme de non-violence est une traduction incorrecte)) d'autant plus que cet Arrêté en 5 points (à lire ici en français) renforce encore plus les mesures de répressions dans un langage aveugle et ambigu : les tibétains sont considérés ignorants et par conséquent il faudrait les rééduquer et dans le même temps il faudrait les punir avec fermeté. Interdire les rites funéraires, les condoléances n'est que pure provocation qui comme nous le voyons n'apporte aucune paix au Tibet, bien au contraire !
Source http://tibet.fr

27 Novembre 2012

Tibet: Violences lors d'une manifestation de lycéens.

Un millier de lycéens tibétains ont manifesté le 26 novembre au petit matin à Chabcha, dans la région de Tsolho (en chinois, dans la ville de Gonghe, préfecture de Hainan, province du Qinghai), selon le site d'informations tibétain en exil Phayul. La police armée est intervenue et plusieurs manifestants ont été blessés, dont quatre grièvement, indique le site sur la foi de témoignages et d'images reçues.

Les élèves de la Chabcha Sorig Lobling School scandaient des slogans en faveur de la liberté et de l'égalité entre nationalités, a précisé un parlementaire tibétain en exil en Inde, citant des témoignages en provenance du Tibet. Au bout de deux heures, la police a commencé à frapper les manifestants sans avoir été provoquée.

Selon d'autres sources citées par le site, les protestations ont été déclenchées en réaction à la distribution d'un texte des autorités chinoises dénonçant le suicide par immolation de Tibétains et manquant de respect pour la langue tibétaine.

Plus de 80 Tibétains se sont immolés par le feu en signe de protestation contre la politique chinoise au Tibet depuis 2009.

Le 9 novembre, plusieurs milliers de collégiens avaient manifesté dans les rues de Rongwo, dans la préfecture de Rebkong, district de Malho (en chinois préfecture de Tongren, district de Huangnan, au Qinghai).

Source: http://www.courrierinternational.com/breve/2012/11/26/violences-lors-d-une-manifestation-de-lyceens


26 Novembre 2012

Marche de solidarité pour le Tibet le 25 Novembre 2012 à Paris.



















Source Pascal de France Tibet

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=iUKaASlEbw0#at=27

26 Novembre 2012

Tibet (MALHO), 25 novembre 2012 : Le fameux et honteux arrêté en 5 points traduit.

Ce qui suit est une traduction de l'arrêté rendu public par les autorités chinoises de Malho, préfecture du Tibet Autonome. Publiée le 14 Novembre, cet arrêté a été rendu public à travers la télévision préfectorale de Malho dans quatre comtés incluant celui du Rebkong qui a été le témoin d'une série continuelle d'auto-immolations ce mois-ci (19).

Cet arrêté d'urgence est issu du Département du Travail du Parti de la Préfecture de Huangnan et du Département du Travail du Gouvernement du Peuple de Huangnan à propos de la stabilité sociale qui découle de ces évènements.


Arrêté du 14 novembre 2012, préfecture de Malho

Aux comités du Parti et des Gouvernement du Peuple de chaque comté, au Département du Comité de la Préfecture du Parti, aux agences Préfectorales, aux bureaux provinciaux basés dans la préfecture, aux organisations de Masse et aux branches Armées (de la Police) de la préfecture :

Lors du 18ème congrès du Parti, 6 incidents d'instabilité ont eu lieu après un autre dans la préfecture de Tongren dans le Rebkong. Cela a eu de sérieuses répercussions sur l'harmonie et la stabilité de toute la préfecture et a été une influence négative sur la province et la nation. Les incidents sont clairement liés au groupe du Dalaï, alors qu'il porte la robe de la religion il se sert de l'auto-immolation pour encourager le mécontentement social et inciter au soulèvement des étudiants pour créer le désordre social dans le but de diviser la nation. A cet instant où les hauts, les moyens et les bas fonctionnaires de la préfecture donne toute leur force pour maintenir la stabilité sociale, les masses de certaines zones, moines et laïcs présentent des discours absurdes au hasard, des discours pris au groupe du Dalaï par ignorance, ils croient que les auto-immolés sont des héros, ils vont même présenter leurs condoléances à leur famille et leur donner de l'argent. Ils ont créé un problème et perturbé un ordre social normal. Avec détermination, les responsables de l'application de la politique/administration du comité provincial du Parti, et les responsables du maintien de manière forte de la stabilité sociale et de son apparence à travers toute la préfecture, doivent réprimer/écraser le petit nombre de criminels qui manipulent sans vergogne un peuple qui ne comprend pas les vrais enjeux et l'incitent à s'auto-immoler et à créer des plaintes sociales, doivent établir l'ordre du bien et écraser le désordre, dans le but de maintenir l'harmonie générale et la stabilité dans la préfecture. L'arrêté publié devant l'urgence de la situation se trouve ci-dessous :

UN - Chaque zone, département administratif et bureau doivent prendre des mesures avec célérité pour arrêter les aides d'Etat (selon la politique des aides publiques tel qu'un minimum de revenu puisse soulager la venue d'un désastre, etc.) reçus par les familles des auto-immolés. Aucun arrangement/allocation(?) rétrospectif n'est possible. Tous les projets subventionnés par l'état dans les villages des auto-immolés doivent cesser. Tous les arrangements faits a posteriori doivent être revus et annulés. Le responsable principal (fonctionnaires locaux) de la commune où a eu lieu une auto-immolation doit être inspecter de façon drastique par le comité du Parti du comté. Les leaders de la commune, d'autre gouvernement ou les fonctionnaires (locaux) du Parti ne seront peut-être pas recommandés pour de l'avancement. Les communes où de multiples incidents d'instabilité ont eu lieu ne recevront peut-être pas d'aides de l'Etat pour les trois années à venir. Les responsables locaux de ces communes au niveau du Parti et du gouvernement doivent être remplacés, et les autres employés doivent être « corrigés », les rejets de responsabilité doivent être étudiés, et une attention insuffisante au devoir et aux échecs liés à ces incidents doit être strictement punis conformément à la discipline du Parti.

DEUX - Dans leur localité propre, chaque zone et département (administratifs) doivent rapidement et de manière claire établir s'il y a eu parmi les masses des présentations de condoléances et de donations aux familles des auto-immolés. S'il y a eu des condoléances de présenter, des donations faites les comités du Parti au niveau communal et du comté doivent envoyer un représentant pour mettre fin rapidement à tout cela, les éduquer et expliquer clairement pourquoi ils se trompent et cela pourrait les mener faire de graves conséquences. Les agents de la sécurité publique doivent rapidement prendre des mesures contre ceux qui n'écoutent pas ces conseils et les réprimer/écraser de manière strictes.

TROIS - Les Laïcs et les moines qui présentent leurs condoléances et font des dons doivent recevoir un entraînement correcteur/ une réprimande [sKyon brjod slob gso], et les familles de ceux qui ont organisés cela et agit comme des représentants de l'Etat, et les moines qui sont allés présenter leurs condoléances aux familles doivent voir les aides publiques qu'ils reçoivent supprimées, tels le salaire minimum et l'aide en cas de désastre, etc. Dans le cas de membres du comité de gestion des monastères, ils doivent être rassemblés et ce sont les départements de l'Unité du Front, des Nationalités et de la Religion qui s'occuperont de ces personnes. Là où les villages et les monastères se sont organisés pour la collecte de donations (jusqu'aux « familles des 5 aides ») [ les plus pauvres famille qui ont le droit à 5 différents types d'aides] qui reçoivent toutes ces aides publiques, tels le salaire minimum, l'aide de soutien face aux désastres, etc. verront ces subsides supprimées.
Les villages et les monastères ne pourront peut-être pas profiter des projets sponsorisés par l'Etat pour les trois prochaines années, et ceux qui, à présent, en profitent, les verront obligatoirement supprimés.

QUATRE: Une enquête devra rapidement être mise en place pour les laïcs et les moines qui ont organisés les présentations de condoléances et ont obligés d'autres [personnes] à participer. Et dès que des preuves solides de leurs activités seront accumulées, ils devront face au plus tôt à une procédure légale, et être réprimés/écrasés rapidement et avec force, tel que prévu par la loi. (Les fonctionnaires des villages et des bureaux locaux du Parti) et tout particulièrement les secrétaires du Parti dans les villages et les maires qui sont impliqués doivent être remplacés, leurs responsabilités étudiées et leurs cas confiés à la disciplinaire et organisée Sécurité Publique et aux départements d'inspection pour être punis, et toute violation de la discipline et de la loi gérée avec fermeté. Dans le cas de Lamas et de membres du DMC de monastères impliqués dans de telles activités, leurs monastères devront être fermés tel que prévu par la loi, et une enquête devra être menée, et ceux impliqués dans l'organisation de ces activités punis lourdement.

CINQ : Les fonctionnaires qui ont été reconnus comme avoir méprisé la discipline du Parti et du gouvernement et les lois d'Etat pour présenter leurs condoléances et faire des donations aux familles des auto-immolés doivent démissionner rapidement du service du gouvernement et être amenés aux départements judiciaires pour être jugés tel que prévu par la loi.
Chaque localité, chaque unité et chaque bureau doivent utiliser des différentes méthodes pour publier et faire appliquer cet arrêté, et faire leur rapport au services du Parti au niveau de la préfecture et du gouvernement sur ces sujets de manière prompte. Les agences préfectorales du Parti responsables pour une observation interne doivent gérer ces sujets en collaboration avec les départements du Gouvernement et de la Préfecture, et si l'application est inadéquate, et d'autres incidents d'auto-immolés donnent lieu à des condoléances et des donations, le Parti au niveau préfectoral et gouvernemental tiendront pour responsables de façon stricte leurs fonctionnaires locaux

Préfecture de Huangnan Département du Travail du Parti , le Département du Travail du Peuple de Huangnan
14 Novembre 2012

Source : TCHRD

Traduction France Tibet - http://tibet.fr

26 Novembre 2012

Tibet, 25 novembre 2012 : Cette semaine aura vu 7 tibétains s'immoler par le feu. Total 81.

DHARAMSHALA, 24 Novembre: Un autre tibétains s'est immolé par le feu ce vendredi 23 novembre dans le comté de Tsekhog (Tibet oriental).

Tamding Dorjee, 29 ans, s'est immolé par le feu non loin d'un bureau de l'administration chinoise locale de la ville de Dokarmo, district de Malho aux environs de 18h30 (heure locale).

Selon des sources en exil, Tamding Dorjee a souhaité, les poings fermés, Longue Vie au Dalaï Lama alors que son corps s'embrasait. Il est mort sur place.

A la suite de cette tragédie, des milliers de tibétains se sont rassemblés pour offrir leurs prières et assister aux funérailles qui se sont déroulées plus tard dans la nuit.

Latest reports indicate that local Chinese authorities have cut off Internet and phone lines in an attempt to contain the spread of the news.

Avec l'immolation deTamding Dorjee, 81 Tibétains se sont immolés par le feu au Tibet DEPUIS 2009 pour demander la libération du Tibet et le retour d'exil de Sa Sainteté le Dalaï Lama.

19 Tibétains se sont immolés par le feu pour le seul mois de novembre et 7 pour cette seule semaine. Une véritable escalade !

Cela continue malgré les annonces de restrictions supplémentaires par les autorités chinoises et l'application de la sévère notification en 5 points qui ordonne de punir les auto-immolés, leur famille, leur village et même les personnes qui présentent leurs condoléances et prières aux familles endeuillées.

article original ici Source http://tibet.fr
 

25 Novembre 2012

Chine: Les derniers mots de 19 Tibétains qui se sont immolés par le feu.

[Tous les liens sont en chinois sauf mention contraire.] Entre février 2009 et le 24 novembre 2012, 79 Tibétains se sont immolés [en anglais] en réponse à la politique menée par le gouvernement chinois dans la région autonome du Tibet. Le président du conseil des droits de l’homme des Nations Unies s’est enfin exprimé et a exhorté [en anglais] le gouvernement chinois à entendre les revendications des Tibétains. Malgré tout, le débat sur l’oppression culturelle et religieuse au Tibet, aussi bien que la vague d’auto-immolation des Tibétains continuent d’être censurés à la fois en ligne et hors ligne par le département de la propagande du Parti Communiste Chinois (PCC) [en français], en raison du caractère politique très sensible du sujet.

L’écrivain et dissidente Woeser, qui s’intéresse à la situation des droits de l’homme au Tibet, a collecté 19 des dernières volontés et testaments de Tibétains qui se sont immolés par le feu pour amener les gens à comprendre leurs revendications.

 

Les derniers mots de Nyankar Tashi. Photographie de Woeser.

1. Songye Tsering (桑德才让), une bergère de 24 ans, s’est immolée devant le gouvernement local du comté du Zeku, dans la province du Qinghai le 17 novembre 2012 :

西藏没有自由,达赖喇嘛尊者被禁止返回西藏,班禅喇嘛被监禁在狱中,另有无数个西藏英雄相继自焚牺牲,因此,自己不想活在这个世上,活得也没有意义。…我们是雪狮的儿子,红脸藏人的后代,请铭记雪山的尊严。

Il n’y a pas de liberté au Tibet. Sa Sainteté le Dalaï Lama n’est pas autorisé à rentrer. Le Panchen Lama [le deuxième plus haut rang après le Dalaï Lama] est en prison. De nombreux héros tibétains ont choisi de se sacrifier en s’immolant. Je ne veux plus vivre, ma vie n’a pas de sens… Nous sommes les fils du lion des neiges, les progénitures des Tibétains au visage rouge. S’il vous plaît, rappelez-vous la dignité de la montagne enneigée.

2. Nyankar Tashi (娘尕扎西), 24 ans, s’est immolé le 24 novembre 2012 dans le comté du Tongren, dans la province du Qinghai. Il a laissé une lettre au Dalai Lama, au Panchen Lama et aux six millions de Tibétains :

西藏要自由、要独立。释放班禅仁波切,让嘉瓦仁波切返回家园!我自焚抗议中国政府!父亲扎西南杰为主的人,不要为我悲痛,随佛法,行善事,我的希望是,六百万藏人要学习母语、讲母语,穿藏服,团结一致。

Le Tibet a besoin de liberté et d’indépendance. Libérez le Panchen Lama et laissez le Dalaï Lama retourner à la maison. Je m’immole pour protester contre le gouvernement chinois ! Père, s’il te plait, ne soit pas découragé à cause de moi. J’ai suivi le Bouddha et le Bien. Je souhaite que les six millions de Tibétains apprennent leur langue maternelle, portent les habits tibétains et soient unis.

Portrait de Tingzin. Photographie de Woeser.

3. Tingzin (丹珍措), une bergère de 23 ans vivant avec ses parents et son fils de 6 ans, s’est immolée le 7 novembre 2012 juste avant le 18ème congrès national du PCC, dans la province du Tongren. Elle a laissé ces mots à son père :

阿爸,我们藏人真难啊,连嘉瓦仁波切(尊者达赖喇嘛)的法像都不能供养的话,那是真的没有自由了……

Père, être tibétain est si difficile. Nous ne pouvons même pas prier devant le portrait du Dalaï Lama. Nous n’avons pas de liberté…

4. Lhamo Kyap (拉莫嘉), un berger d'une vingtaine d'années, père de deux petites filles, s’est immolé le 20 octobre 2012 près du temple Bora dans le comté du Xiahe de la province du Gansu. Un de ses amis tibétains rapporte les détails de la dernière conversation qu’il a eu avec lui, le jour de son décès :

拉姆嘉“通过电话对他的一位好友表示,能否到博拉寺接他,而他的朋友回答说,因为自己没有摩托车可能无法接应后,拉姆嘉表示,哦,那没关系,今天下午或许你会听到一个消息。拉姆嘉还对他的好友提问说,中国的十八大会议什么时候召开?并最后叹气说,这中国(藏语:加)真不让我们过一个安心的日子后,挂断了电话。”

Lhamo Kyap a appelé son meilleur ami pour lui demander s’il pouvait passer le prendre pour l’amener au temple Bora. Son ami lui a dit qu’il n’avait pas sa moto avec lui et qu’il n’allait pas pouvoir l’aider cette fois-ci. Lhamo a dit: “C'est pas grave. Peut être qu’aujourd’hui tu devrais écouter les infos. Il a ensuite demandé à son ami s’il savait la date exacte du 18ème congrès national du PCC. Il a soupiré : la Chine ne nous permet pas de vivre en paix. Puis il a raccroché.

5. Dhondup (頓珠), un berger de 61 ans, s’est immolé le 22 octobre 2012 au monastère Labrang, dans le comté du Xiahe de la province du Gansu. D’après Voice of Tibet :

他“经常呼吁拉卜楞寺僧人和当地年轻藏人不要选择自焚,要留住生命,为民族未来事业作出努力和贡献。公开表示自己和老一代人在1958年和1959年期间,曾遭受中共政府的迫害和折磨,因此,他和其他年事已高的老一代人才应该选择自焚等。”

Il avait l’habitude de dire aux autres moines du monastère Labrang et aux jeunes Tibétains de ne pas s’immoler, de vivre leurs vies et de contribuer au futur du Tibet. Il a dit que sa génération avait été poursuivie par le Parti Communiste en 1958 et 1959, et que sa génération devrait choisir de s’immoler.

6. Gudup (古珠), un écrivain tibétain de 43 ans, s’est immolé le 4 octobre 2012 dans le comté de Biru au Tibet. Il a laissé ses derniers mots sur son compte QQ, un réseau social chinois très populaire. En voici un extrait :

达赖喇嘛尊者提倡非暴力中间道路政策,努力争取自治权利,为此境内外600万藏人也一直遵从尊者的教言长期期盼,但中共政府不仅不给予支持和关注,反而提及藏人福祉的人都会遭到监禁和无尽的酷刑折磨,更严重的是污蔑达赖喇嘛,只要不承认西藏是中国的一部分,将会遭到暗杀或失踪,藏人的福祉利益根本置之不理,因此,为了见证和宣传西藏的真实状况,我们要把和平斗争更加激烈化,将自身燃烧呼唤西藏独立之声。

Sa Sainteté le Dalaï Lama milite pour une voix médiane non-violente pour l’autonomie du peuple tibétain. Six millions de Tibétains ont suivi l’enseignement de Sa Sainteté. Mais le PCC ne montre aucun signe de soutien. Au contraire, ils arrêtent et torturent ceux qui revendiquent les droits des Tibétains. Ils diffament le Dalaï Lama et lorsque quelqu’un ne reconnaît pas le Tibet comme partie intégrante de la Chine, il disparaît ou est assassiné. Le sort des Tibétains leur importe peu. Pour faire connaître au monde entier notre situation au Tibet, nous devons radicaliser nos actions pacifiques et faire entendre nos revendications en enflammant nos corps.

7-8. Tenzin Kedhup (丹增克珠), un berger de 24 ans et ancien moine et Ngawang Norphel (阿旺诺培), 22 ans se sont immolés ensemble avec le drapeau national du Tibet dans le comté du Chindu dans la province du Qinghai le 20 juin 2012. Ils ont laissé ensemble leurs derniers mots :

对我俩来说,没有能力从西藏的宗教和文化上出力,在经济上,也没有帮助西藏人民的能力,所以我俩为了西藏民族,特别是为了达赖喇嘛尊者能够永驻世间并且尽快返回西藏,而选择了自焚的方式。告知和我俩一样的西藏青年们,我们希望而且也相信大家会立誓,永远不在藏人间进行内斗,要团结一致,守护住西藏的民族赤诚。

Nous n’avons pas les capacités pour aider la religion et la culture tibétaine. Nous n’avons pas l’argent nécessaire pour aider les autres Tibétains. Pour l’amour de notre peuple, et en particulier pour le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama au Tibet, nous avons choisi de nous immoler. Nous voulons dire à tous les jeunes Tibétains : croyez en vous, ne vous battez jamais les uns contre les autres, nous devons être unis et protéger notre peuple.

9. Tamding That (旦正塔), un berger de 64 ans, s’est immolé dans le comté de Jainca devant un bureau militaire de la province du Qinghai le 15 juin 2012. Il a laissé un court message :

皈依三宝,
祈愿世界和平。
祈愿尊者达赖喇嘛回归故里。
为了守护西藏国,
我将献身自焚。

Confiance aux trois trésors [Bouddha, les lois bouddhistes et les moines]
Souhait de la paix dans le monde,
Souhait que Sa Sainteté le Dalaï Lama puisse rentrer à la maison,
Protéger l’état tibétain,
Je m’immole pour contribuer [à ce souhait].

Portrait de Rechok. Photographie de Woeser.

10. Rechok (日玖), un berger de 33 ans, père de trois enfants, s’est immolé le 30 mai 2012 près de la Grande Lamaserie de Dzamthang dans la province du Sichuan. Le centre tibétain pour les droits de l’homme a reçu ses derniers mots le 18 août :

祈愿世界和平幸福。为了使尊者达赖喇嘛能够返回西藏,請不要纵容自己恣意地屠宰或交易牲畜,更不要偷盗;藏人要说藏語,不要打架。我愿为一切苦难的有情众生承担痛苦。如果我落到中共当局的手中,請不要反抗抵制。大家要团结一致,学习文化知识,家人不要为我的自焚感到伤心。

Je souhaite la paix et le bonheur dans le monde. S’il vous plaît, ne vous livrez pas à la chasse et à la vente des animaux, ne volez pas pour le retour du Dalaï Lama au Tibet. Les Tibétains devraient parler aux Tibétains et ne devraient pas se combattre entre eux. Je suis prêt à embrasser la douleur et la souffrance de tous les êtres vivants. Si je tombe entre les mains du Parti Communiste Chinois, ne résistez pas. Nous devons être unis et connaître notre culture. Ma famille, ne soyez pas affectée par mon immolation.

11-12. Soinam (索南), 24 ans et Choephak Kyab (曲帕嘉), 25 ans, tous deux étudiants, se sont immolés près de la Grande Lamaserie de Dzamthang, dans la province du Sichuan, à deux endroits différents le 19 avril 2012. Leurs derniers mots ont été publiés sur YouTube. En voici un extrait :

藏民族是有着与众不同的宗教和文化、慈悲和善良、有利他之心的民族,但是,藏民族受到中国的侵略、镇压和欺骗。我们是为了藏民族没有基本人权的痛苦和实现世界和平而点火自焚的,我们藏民族没有最基本人权的痛苦比我俩自焚的痛苦还要大。

Les Tibétains ont une religion et une culture très différentes. Notre nation croit en l’amour et en la compassion, au respect pour les autres. Cependant, le Tibet a été envahi, réprimé et trompé par la Chine. Nous nous immolons par détresse, pour l’absence de nos droits les plus basiques, ainsi que pour la paix dans le monde. La souffrance des Tibétains, privés de leurs droits, est plus grande que notre auto-immolation.

13. Sobha Rinpoche (江白益西), un Tibétain exilé de 27 ans du comté de Dawu dans la province du Sichuan s’est immolé à Delhi pour manifester contre la visite du président chinois en Inde, le 26 mars 2012. Ci-dessous un extrait de ses dernières volontés :

同胞们,为未来幸福和前景我们要有尊严和骨气。尊严是一个民族的灵魂,是寻找正义的勇气,更是未来幸福的向导。同胞们,寻求与全球民众同等的幸福,必须要牢记尊严,大事小事都要付出努力,总而言之,尊严是辨别是非的智慧;

自由是所有生命物的幸福所在,失去自由、像是在风中的酥 油灯,像是六百万藏人的趋向,如果三区藏人能够团结力量必会取得成果,请不要失去信心;

Mes frères tibétains, pour un avenir heureux, nous avons besoin de dignité et de courage. La dignité, l’essence même d’une nationalité, le courage pour la justice, sont la boussole qui nous mèneront à un avenir heureux. Mes frères tibétains, pour trouver le même bonheur qui est partagé par toutes les personnes de ce monde, nous devons nous rappeler notre dignité et faire des efforts dans tous les domaines. La dignité est la sagesse qui permet de distinguer le bien du mal.

La liberté est le chemin vers le bonheur pour tous les êtres vivants. Sans liberté, nous sommes comme une flamme de bougie dans le vent, le destin de six millions de Tibétains. Si les Tibétains des trois régions autonomes peuvent être unis, nous aurons gagné une première victoire. S’il vous plaît, ne perdez pas votre foi.

14. Tsering Kyi (才讓吉), une étudiante de 19 ans, s’est immolé dans un marché du comté de Maqu dans la province du Gansu, le 3 mars 2012. D’après le récit d'un reporter :

一月初,才让吉在与她的一个亲戚谈到一连串的自焚事件时表示,她很理解他们为什么要这样做。‘没有人可以像这样继续生活下去。’

En Janvier dernier, Tsering Kyi a discuté de l’auto-immolation avec un des membres de sa famille. Elle a dit qu’elle comprenait pourquoi ces gens ont choisi de le faire : “Personne ne mérite de vivre de cette façon”.

15. Nya Drul (朗卓), un étudiant de 18 ans, s’est immolé le 19 février 2012 dans le comté de Camtang dans la province du Sichuan. Il a écrit ses dernières volontés sous la forme d’un poème :

昂起你坚强的头,为朗卓之尊严。
我那厚恩的父母、亲爱的兄弟及亲属,我即将要离世。
为恩惠无量的藏人,我将点燃躯体。
藏民族的儿女们,我的希望就是,你们要团结一致。
若你是藏人要穿藏装,并要讲藏语,勿忘自己是藏人;
若是藏人要有慈悲之心,要爱戴父母,要民族团结,要怜悯旁生,珍惜动物生命。

Je garde la tête haute, pour ma dignité.
Mes parents, à qui je dois l’amour le plus profond, mon frère adoré et ma famille, je dois quitter ce monde.
Pour mes frères tibétains compatissants, je vais mettre le feu à mon corps.
Mon souhait pour les fils et les filles des Tibétains, est que vous soyez unis.
Si vous êtes tibétain, vous devez porter les habits tibétains et parler le tibétain. N’oubliez pas que vous êtes tibétain.
Si les Tibétains sont compatissants, aimez vos parents et soyez unis. Chérissez la vie de chaque être vivant et de chaque animal.

16. Sobha Rinpoche (索巴仁波切), 42 ans, s’est immolé sur une place du comté de Gade dans la province du Qinghai le 8 janvier 2012. Ses derniers mots, disponibles ici, réaffirment sa foi religieuse :

如佛陀当年舍身饲虎一般,其他牺牲的藏人同胞也是如我一般,为了真理和自由而舍生取义。

Comme Bouddha qui a donné son corps pour nourrir le tigre, les Tibétains qui donnent leurs vies partagent mon objectif, nous nous sacrifions pour la justice, la vérité et la liberté.

17. Tenzin Phuntsog (丁増朋措), un paysan de 41 ans et ancien moine, s’est immolé devant l'administration du comté de Qamdo au Tibet, le 1er décembre 2011. Il a laissé quatre messages. Ci-dessous, le dernier d’entre eux :

想到整个西藏和今年噶玛寺的苦难,我无法继续活下去空等。

Quand je pense au Tibet et à la souffrance qu'on connait au monastère Karma, je ne peux pas continuer ma vie comme si de rien n’était.

18. Phuntsog (彭措), un moine de 19 ans du temple Gulden, s’est immolé dans le comté de Ngawa dans la province du Sichuan, le 16 mars 2011. D’après un entretien avec les autres moines du temple, voici ce qu’il leur a dit :

我无法继续忍受心中的痛苦,2011年3月16日我将向世人表现一点迹象。

Je ne peux supporter la souffrance dans mon coeur. Je laisserai derrière moi quelques traces le 16 mars 2011.

19. Tapey (扎白), un moine de 20 ans du temple Gulden, s’est immolé le 27 février 2009 dans le comté de Ngawa dans la province du Sichuan. D’après un article publié le 2 juin 2012 [en anglais] dans le New York Times, Tapey a écrit qu’il se suiciderait si le gouvernement stoppait une importante cérémonie religieuse, le même jour.


25 Novembre 2012

Conférence "Tibet : créer pour subsister", 29 nov. 2012, Paris.

Conférence "Tibet : créer pour subsister"Dans le cadre de la parution du n°31
de la revue "Monde chinois, nouvelle Asie",
l’Institut Choiseul et la Chaire des Études chinoises contemporaines de l’Institut Catholique de Paris organisent une conférence :

"Tibet : créer pour résister"

Jeudi 29 novembre 2012 de 18 h à 20 h

Collège de France - Salle Lévi-Strauss
52 rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris

avec comme intervenants :

- Katia Buffetrille, ethnologue et tibétologue - Chercheure, École pratique des hautes études (EPHE)
- Lama Jaab, doctorant, université d’Oxford
- Emmanuel Lincot, rédacteur en chef, "Monde chinois, nouvelle Asie", Directeur de la Chaire des études chinoises contemporaines (CECC), Catholic University of Paris
- Françoise Robin, tibétologue - Professeur, Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO)

Conférence gratuite et ouverte au public
Inscription obligatoire à : communication@choiseul.info

Source www.tibet-info.net


25 Novembre 2012

L’appel du premier ministre tibétain à une journée de solidarité mondiale pour le Tibet reçu en France.

Lobsang Sangay, le premier ministre tibétain élu au suffrage universel de la diaspora tibétaine, a appelé a faire du 10 décembre une journée de solidarité mondiale pour le Tibet où la tension avec les autorités chinoises entraîne une vague d’immolations et de manifestations sans précédent. Son message est suivi en France d'une marche à Paris le 25 novembre, et d'une campagne de lettres adressées aux élus de la République.

Lobsang Sangay a déclaré : « le 10 décembre, journée du prix Nobel de la Paix, qui coïncide aussi avec la Journée mondiale des droits humains, nous appelons tous les Tibétains à observer une « Journée mondiale de solidarité pour le Tibet » et exhortons toutes les associations solidaires des Tibétains à mener des campagnes ». Le premier ministre tibétain a déclaré que la récente escalade d’immolations et de manifestations de Tibétains au Tibet envoient un « message clair aux Tibétains en exil, au gouvernement chinois et au monde » indiquant que la situation au Tibet est devenu insupportable sous la domination chinoise. Depuis 2009, 78 Tibétains se sont immolés par le feu, appelant à la liberté au Tibet et au retour du Dalaï-lama dans son Tibet natal.

En France, la Communauté Tibétaine de France et l’association Etudiants pour un Tibet libre lancent un appel pour une marche citoyenne de solidarité avec les Tibétains, dimanche 25 novembre 2012 à 14h00 au Trocadéro. L’itinéraire de la « Marche de solidarité » ira du parvis des droits de l’homme (Trocadéro) à l’Ambassade de la République populaire de la Chine à Paris.

Des associations solidaires des Tibétains interpellent les Parlementaires. Elles leurs demandent de recevoir le premier ministre Lobsang Sangay et de l’entendre et proposent à chacun de rejoindre ce mouvement et d’écrire à leurs élus (députés, sénateurs et députés européens). La lettre rappelle que depuis 2009, près de 80 Tibétains, hommes et femmes de tous âges, à travers le Tibet se sont immolés par le feu. Depuis les manifestations de 2008 au Tibet, où plus de 400 Tibétains trouvèrent la mort, la répression exercée par un régime de type colonial et brutal s’est encore durcie au Tibet. Quand ils manifestent, les Tibétains risquent leur vie. Certains préfèrent s’immoler, une forme ultime, désespérée, de non-violence. Dans les messages qu’ils laissent dans leurs cris, ils demandent la liberté pour le Tibet, le respect de leurs droits fondamentaux et le retour du Dalaï-lama, toujours interdit de séjour au Tibet comme en Chine. Relayant leurs appels urgents, il est demandé aux parlementaires de prendre une initiative pour promouvoir la démocratie et le dialogue : faire en sorte que le Représentant démocratiquement élu de la diaspora tibétaine, Lobsang Sangay, soit invité par la Commission des Affaires étrangères de votre assemblée, comme l’a été en 1998 le 14ème Dalaï-lama, et entendu lors d’une audition afin qu’il puisse apporter aux élus toutes les informations sur la politique pratiquée au Tibet par le gouvernement chinois et imposé au peuple tibétain. De telles auditions pourraient également être demandées au Parlement Européen.

Source www.agoravox.fr

25 Novembre 2012

Plus qu'un jumelage, un parrainage pour dénoncer l'oppression chinoise au Tibet.

Les couleurs du Tibet trônent désormais sous le panneau d'entrée de ville. Hier matin, les élus ont inauguré une plaque portant le nom de la ville tibétaine de Tsongdu que Nieppe parraine. Un acte symbolique pour dénoncer l'oppression chinoise au pays du Dalaï Lama.

Lien: http://www.nieppe.fr/+La-ville-de-Nieppe-parraine+.html

25 Novembre 2012

Un autre Tibétain s’immole par le feu.

Pékin — Un Tibétain est mort après s’être immolé par le feu dans la province de Qinghai, dans le nord-ouest de la Chine, a rapporté vendredi l’agence de presse officielle Chine nouvelle.

Libong Tsering, 19 ans, a commis son geste désespéré jeudi après-midi dans le comté de Tongren, selon l’agence. Deux jours plus tôt, l’agence de presse avait rapporté que deux gardiens de troupeaux tibétains s’étaient aussi immolés par le feu. Ce plus récent suicide porte à au moins 78 le nombre de Tibétains qui se sont immolés par le feu depuis 2009, en signe de protestation contre la domination chinoise dans les régions tibétaines. La plupart des manifestants se sont aspergés d’essence et se sont immolés par le feu après avoir crié des slogans appelant à l’indépendance du Tibet et demandant la bénédiction du dalaï- lama.

La Chine accuse le dalaï-lama d’encourager ces immolations, que le gouvernement chinois semble incapable d’arrêter malgré le renforcement de la sécurité et un important réseau d’espionnage dans les régions tibétaines. Par ailleurs, Taïwan, dont les relations avec la Chine se sont nettement améliorées ces dernières années, a interdit une visite du dalaï lama sur son territoire, une décision qui a provoqué l’indignation de l’association qui l’avait invité.

Source www.ledevoir.com


23 Novembre 2012

Tibet, 22 novembre 2012 : les villages des auto-immolés punis par les autorités chinoises.
Lire l'article en anglais sur tibet.fr

SHITSANG ( TIBET ) / DHARAMSHALA, 23 novembre 2012 : Breaking: Another self-immolation rocks Tibet, Toll reaches 80 - Phayul

DHARAMSHALA, November 23 - 2012 : Breaking: Another self-immolation rocks Tibet, Toll reaches 80 - Phayul



22 Novembre 2012

Assemblée Internationale des Groupes de Soutien au Tibet, 16-18 nov. 2012, Dharamsala.

Environ 200 représentants de divers Groupes de Soutien au Tibet, politiques et médias se sont rassemblés le 16 novembre au matin pour l’ouverture d’un "Special International Meeting of Tibet Support Groups" dans la salle Dekyi Tsering, au sein de l’école du T.C.V. à Dharamsala.

La réunion a été organisée par "Core Group for Tibetan Cause-India" et facilitée par le D.I.I.R. (Department of Informations and International Relations) de l’Administration Centrale Tibétaine.

Comme annoncé dans le communiqué de presse distribué par le D.I.I.R. la semaine dernière, cette assemblée réunissant plus de 200 membres de Groupes issus de 43 pays dans le monde va tenter de répondre à l’urgence de la situation au Tibet aujourd’hui.

En effet, le nombre d’auto-immolations (78 à ce jour) ne cessant de croître ces derniers temps, cette réunion ‘d’urgence’ va explorer les moyens de renforcer l’appui de la communauté internationale afin de presser le gouvernement chinois à arrêter toute politique répressive à l’intérieur du pays qui pousse les Tibétains à s’auto-immoler en signe de protestation.

En ouverture de la session, une minute de silence a été observée en mémoire de ceux qui ont sacrifié leurs vies pour le Tibet. Le directeur de "Core Group for Tibetan Cause, India", le Dr N K Trikha, a ensuite ouvert la session de travail, rappelant la situation "critique et urgente" du Tibet, et "le besoin impératif pour les groupes de soutien de se réunir afin de coordonner leurs efforts en faveur du Tibet".

Espoir et solidarité

Le Sikyiong Lobsang Sangay a ensuite tenu à remercier toutes les personnes qui sont venues du monde entier pour participer à cette assemblée, insistant sur l’importance d’une telle réunion au vu de la situation. "En réunissant ainsi tous les groupes de soutien au Tibet, c’est un message fort que nous voulons adresser à Pékin, le message que nous sommes de plus en plus unis, de plus en plus forts, et que la question du Tibet demeure intacte et vivante".
"Tous ensemble, nous pouvons unir nos efforts et faire de la cause tibétaine un enjeu diplomatique majeur de l’année 2013".
Concluant que "cette réunion peut et doit donner de l’espoir aux Tibétains au Tibet, leur montrant ainsi que leurs voix sont écoutées et entendues".
Le samedi 17 novembre, les représentants des groupes de soutien ont pu rencontrer Sa Sainteté le Dalai Lama en audience privée.

Pendant ces 3 jours, les groupes de soutien ont travaillé ensemble sur une stratégie qui a abouti dimanche 18 novembre à un plan d’action commun à tous les groupes. Le but est de renouveler l’engagement d’un travail commun, en coopération avec les organisations tibétaines et les défenseurs des Droits de l’Homme chinois dans le monde, et ce dans la recherche d’une solution politique à la question du Tibet.
Le dimanche matin, une ébauche du plan d’action a été présentée au public et aux médias. En voici un résumé :

1. Développer la résistance tibétaine

a. Pousser les gouvernements à établir un forum intergouvernemental pour développer un plan d’action en réponse aux auto-immolations avant la fin de l’année 2013.
Cette campagne a pour but de faire prendre conscience de la situation au grand public et à faire pression sur les gouvernements grâce à un soutien de la part des leaders d’opinions et parlementaires.
Pour faire pression sur les gouvernements, la tactique consiste à organiser des journées de lobbying et de plaidoyers dans les ministères, dans les forums internationaux et à les relier aux ambassades basées à Pékin. Ces actions seront soutenues par une campagne de communication sur les auto-immolations. Nous allons collaborer avec un plus grand nombre de médias en organisant des rassemblements et d’autres événements qui lanceront un appel aux médias locaux et grand public via une stratégie axée sur les médias sociaux.

b. Développer Lhakar dans 25 pays de plus avant la fin de l’année 2013, et renforcer le mouvement où cela existe déjà.
Encourager les Groupes de Soutien, les associations tibétaines et les centres bouddhistes à rejoindre le mouvement Lhakar. Pour ce faire, il faudra mettre en place des présentations, des ateliers à l’attention des organisations clés, rechercher le soutien de célébrités, parlementaires et autres. Les actions recommandées vont inclure une utilisation soutenue des réseaux sociaux, vidéos en ligne, flash mobs et événements culturels.

2. Établir un soutien politique pour le Tibet.

a. Stopper la réélection de la Chine au Conseil des Droits de l’Homme à l’ONU avant novembre 2013.
En ciblant les Ambassadeurs des Nations Unies, cette campagne va créer un soutien électoral de la part des sociétés civiles et parlementaires pour un ‘non vote’ de principe à l’encontre de la réélection de la Chine au Conseil des Droits de l’Homme. Des journées de lobbying et pressions des électeurs sur les parlementaires, création d’un bulletin scolaire, écriture de lettres et actions en ligne constitueront les tactiques à appliquer. Cette campagne sera considérée comme un succès malgré la probable réélection de la Chine, et ce parce que cela va certainement créer une prise de conscience de la part du grand public et une couverture des médias de l’épouvantable compte rendu des Droits de l’Homme en Chine, et va permettre au mouvement de se rallier à d’autres Organisations pour la défense des droits humains.

b. Créer un réseau des 8 gouvernements dont le pays est tributaire de l’eau du Tibet pour décembre 2013.
Cette campagne va cibler les ministères de l’environnement et les nations que sont l’Inde, le Pakistan, la Birmanie, le Bangladesh, le Laos, le Cambodge, le Vietnam et la Thaïlande. En travaillant en collaboration avec INPaT [4], le bureau lié à l’environnement du DIIR et les associations tibétaines, cette campagne va rallier les parlementaires, les ONG environnementales et les communautés locales concernées dans un effort pour créer ce forum.
Les actions à mettre en place seraient la prise de conscience dans les forums internationaux, en faisant pression sur les parlements nationaux et pourquoi pas mettre en place une conférence.

Quelques témoignages recueillis sur place témoignent de l’espoir de chaque participant.
- Greg Walton est un représentant irlandais. Pour lui, ces 3 jours à travailler dans le même but ont été ‘très positifs, et nous avons l’espoir que ça pourra faire la différence. Nous espérons que la situation va évoluer assez vite mais nous pensons aussi au travail à fournir à long terme.’

- Tsering Dhondup, secrétaire du Bureau du Tibet en France avance que "c’est toujours une très bonne expérience de travailler avec des personnes venant du monde entier, avec différentes cultures et différents parcours, savoir ce qu’ils font dans leur pays pour le Tibet. Et comme l’a dit le Sikiyong Lobsang Sangay, l’année 2013 devra mettre la question du Tibet sur la table de chaque gouvernement".

L’espoir est sur toutes les lèvres. Que ce soit à court ou à long terme, les participants à la conférence espèrent que le travail fourni ensemble sera bénéfique à la lutte pour que la situation s’améliore au Tibet.

Source : Carole, correspondant à Dharamsala, 20 novembre 2012,
Dharamsala – Dekyi Tsering Hall, Upper TCV.
Source www.tibet-info.net


22 Novembre 2012

TIBET (Rebkong), 20 novembre 2012 : Des immolés avaient écrit des lettres.

Nous avons appris que deux Tibétains qui se sont récemment immolés par le feu dans le Rebkong (région administrée par la Chine qu'elle nomme Qinghai) avait écrit des lettres.

Selon nos sources ayant des contacts dans cette région, Chagmo Kyi, 26 ans a laissé derrière des lettres écrites en chinois et en tibétain avant de s'immoler par le feu samedi. Dans ses lettres, Chagmo Kyi exprime le souhait que toutes les nationalités soient traitées avec équité. De plus elle appelle le nouveau leader chinois, Xi Jinping, à rencontrer le Dalaï Lama. Le mot paix était aussi écrit sur la feuille de papier.

Nyingkar Tashi, 24 ans, qui a péri à la suiute de son immolation le 12 novembre, avait écrit une lettre détaillant les raisons de son geste. Dans sa lettre, Tashi appelle expressément tous les Tibétains à s'unir, à apprendre et parler le tibétain, et à demander la liberté pour le Tibet.

“Je m'immole par le feu pour protester contre le gouvernement chinois (...). Sa Sainteté le Dalaï Lama, le Panchen Lama et 6 millions de personnes ont besoin de liberté. Le Tibet a besoin de son indépendance, a écrit Tashi."

78 Tibétains se sont immolés par le feu depuis février 2009 à travers les différentes régions du Tibet. Parmi mis ceux-ci 64 tibétains sont morts.

Traduction France Tibet - http://tibet.fr - Lu sur Voice of America, le lien ici
 

21 Novembre 2012

TIBET (Amchok), 20 novembre 2012 : Une nouvelle immolation par le feu, total 78.

20 novembre 2012: Une nouvelle alarmante nous venant du Tibet, un tibétains s'est immolé par le feu aujourd'hui à Amchok, Tibet Oriental. Il semble s'agir d'une nouvelle protestation contre la colonisation chinoise.
Tsering Dhondup, 34 ans, s'est immolé à proximité de mines de Labrang Sangchu aux alentours de 8h30, heure locale. Il est mort sur place à la suite de ses blessure. Il laisse derrière lui ses deux enfants, sa femme et ses deux parents.

Des tibétains l'ayant connu, décrivent un homme agréable, avec un profond sentiment d'appartenance à la culture tibétaine, montrant également de l'intérêt pour le bien-être du peuple tibétain.

D'après les derniers témoignages, des moines ont commencé à se rassembler pour lui présenter leur respect.

L'immolation de Tsering Dhondup s'inscrit dans l'escalade de ces actes. Déjà 16 tibétains se sont immolés pour le seul mois de novembre.

Cela touche grandement le gouvernement en Exil, qui appelle toujours à l'arrêt de telles protestations extrêmes. Pour autant, le gouvernement ne peut que constater que la politique chinoise est responsable de cette révolution de flammes.

France Tibet - Phayul - November 20, 2012 16:43

Népal, 20 novembre 2012, Les réfugiés tibétains n'ont pas le droit de mener des actions politiques.

Selon le Premier Ministre et le Ministre des Affaires Etrangères du Népal, les réfugiés n'ont pas le droit de mener des activités politiques...

... un peu d'explication pour juger : Le Népal, de par sa loi du sol, aurait du nationaliser tous les tibétains nés sur le sol Népalais. Mais cela ne s'est pas passé ainsi, et ce bien avant ce présent gouvernement. De ce fait les Tibétains n'ont pas accès à la propriété... ni au droit d'expression apparemment. (La France aussi tente de remettre en cause le droit du sol )

deuxième point, statut quo sur les droits des réfugiés, sur toute la zone Asie, ces droits écrits par l'Occident sont rejeté sur le fait des particularités de ces nations. Par exemple, L'Inde considère que les musulmans chassés par les extrêmistes hindous sont des réfugiés, techniques ils n'ont pas passés de frontières d'Etats, donc chartes existantes ne le voient pas de cet oeil. Bref Statut quo pour tout le monde. Le statut quo arrange en autre la corruption. Retour au Népal, les Tibétains qui veulent des papiers administratifs doit fort souvent obtempérer au dessous de table.

Autre Indice; lors des manifestations tibétaine de 2008 à Kathmandou, on pouvait voir un chinois derrière le rideau de CRS locaux.

TIBET ( Amchok), 20 novembre 2012 : Manifestation à la suite de l'immolation de Tsering Dhondup.

A la suite de l'immolation, mardi, d'un homme à l'entrée d'un site minier chinois pour protester contre le pouvoir de Pékin, les autorités chinoises ont dressé un plan de sécurité sur toute une ville tibétaine de la province de Gansu et ont appelé les habitants à lutter contre le "séparatisme".

D'après nos sources, vers 8h30, Tsering Dondhub, 34 ans, père de deux enfants s'est immolé par le feu à proximité d'une mine de la ville d'Amchok dans le comté de Sangchu (Xiahe en chinois).

"Maintenant, la zone d'Amchok est envahie par la police chinoise et il est difficile pour les tibétains de se rendre au service de prière et aux funérailles, déclara un habitant de la zone à RFA sous conditions d'anonymat.
Toutefois le cadavre de Tsering Dondhup est avec les siens.
"Il y a plusieurs de véhicules de la police chinoise dans la zone, continua-t-il. " Un des véhicules déployait une grande bannière où il était écrit en chinois et en tibétain avec une encre rouge "Combattez le Séparatisme", ajouta-t-il".

La Chine dénonce souvent le leader spirituel tibétain en exil de "séparatiste" à la recherche de l'indépendance du Tibet, des accusations que le Dalaï Lama à maintes fois nier.
Les manifestants tibétains ont régulièrement demander le retour d'exil du Dalaï Lama, un exil qui date de l'échec de l'insurrection de 1959.

dévot et aimable,

différentes sources tibétaines en exil avec des contacts dans cette région nous décrivent Tsering Dhondup comme un homme connu pour son "aimable caractère" et sa dévotion pour la cause tibétaine.

Sa mère s'appelle Drukmo Tso et son père Lubum Gyal. Il laisse derrière lui sa femme, Tamdin Tso, et ses deux enfants.

"A ce moment même, les moines du monastère d'Amchok font des prières pour le défunt et un grand nombre de tibétains se sont rassemblés pour exprimer leur solidarité et leur respect pour ce sacrifice, nous informa une autre source."
Tsering est le 78ème tibétain à s'immoler par le feu pour protester contre la politique de la Chine depuis la vague de protestations audacieuses qui eut lieu en février 2009. Il est le 4ème en 4 jours.
Les immolations de tibétains vivant dans les régions chinoises ont augmenté ces dernières semaines et tout particulièrement lors du 18ème congrès du Parti Unique au pouvoir qui annonça la semaine dernière le nouveau gouvernement pour la décennie à venir.

Traduction France Tibet - http://tibet.fr - Lu sur RFA.org, lien original ici
 

20 Novembre 2012

Journées portes ouvertes à la Maison du Tibet, les 14, 15 et 16 déc. 2012, Paris.

La Maison du Tibet organise trois journées portes ouvertes dans les locaux du Bureau du Tibet à Paris.
Vendredi 14, Samedi 15 et dimanche 16 décembre 2012 de 10h à 17h

Vous pourrez découvrir l’artisanat tibétain confectionné par les membres de la communauté tibétaine en Inde ou au Népal (bijoux, encens, bols chantant, huile de massage, thé, livres, CD, DVD …).

L’ensemble des bénéfices récoltés lors de ce week-end contribuera à soutenir la cause non violente du gouvernement tibétain en exil.

(Pensez à vos achats de Noël autour d’un thé dans une ambiance conviviale !).
Parlez-en autour de vous et venez nombreux !

Bureau du Tibet
84 boulevard Adolphe Pinard
75014 Paris
Tél. 01 46 56 22 66
Tibetparis4@orange.fr

Métro : ligne 13, station : Porte de Vanves
Tramway : ligne 3, station : Didot
Vélib : une station Vélib se trouve juste 10 mètres plus loin sur le Bd. Adolphe Pinard
Véhicule : Intersection du boulevard Adolphe Pinard et de l’avenue Georges Lafenestre (prolongée par la rue V. Hugo à Malakoff). Parking tout autour...

Source www.tibet-info.net


20 Novembre 2012

Tibet (Rebkong), 19 novembre 2012 : Un jeune homme tibétain s'immole par le feu...

Wanchen Norbu est le 77ème tibétains à s'immoler par le feu. Il est mort non loin du monastère Kangtsa Ganden Choeling dans le comté de Yadzi (Xunhua Salar en chinois).
"Alors qu'il brûlait il appelait au retour du Dalaï Lama au Tibet, la libération du Panchen Lama et la liberté des Tibetains, raconta à RFA une personne souhaitant rester anonyme."

Il laisse derrière lui ses parents, Tenzi et Khandro Tso.

Une seconde source a confirmé l'immolation, ajoutant que Norbu avait été présent lors d'un rassemblement de prière, le 8 novembre, pour d'autres tibétains qui avaient péris dans les flammes pour protester contre le pouvoir chinois.

"Il avait été très sensible aux personnes âgées qui s'étaient évanouies dans la peine, dit la source"

llur sur RFA.org , lien original ici. Source http://tibet.fr

Tibet (Rebkong), 18 novembre 2012 : Une deuxième immolation ce week-end + carte.

Dharamsala, 18 novembre: De nouveaux témoignages nous rapportent la mort d'un autre Tibétain à la suite d'une auto-immolation. Il est mort hier soir dans ce qui semble être une protestation contre le pouvoir chinois.

Dans la ville de Dokar Mo, Sangdag Tsering, 24 ans, s'est immolé par le feu face un bureau officiel de l'administration chinoise vers 19h, heure locale. Il laisse derrière lui un fils âgé de 3 ans.
Son auto-immolation a eu lieu seulement quelques heures après celle de Chagmo Kyi.
Phayul a été informé plus tôt dans la journée que les autorités chinoises avait dispersé un large rassemblement de Tibétains et ont donné des interdictions quant aux visites aux familles des immolés, même pour transmettre leur condoléances.
D'autres ordres assurent que les monastères qui ne suivront pas le décret se verront fermés.

"Le martyre Sangdag Tsering s'est immolé par le feu plus tard dans la soirée à l'endroit même où la rassemblement avait eu lieu, nous rapporta Dorjee Wangchuk, un tibétain en exil citant ses sources sur place.
Les soldats chinois ont accouru pour éteindre les flammes mais l'immolé est mort de la suite de ses blessures.
"Des moines des deux monastères alentours et des milliers de Tibétains se sont à nouveau rassembler ses les lieux et ont transporté le corps vers le site de crémation appelé Gonshul Sangag Mindrol Dhargeyling, nous précisa Wangchuk."
Il ajouta également que Sangdag Tsering avait auparavant exprimé sa frustration quant au manque de liberté au Tibet, l'absence de Sa Sainteté le Dalaï Lama et la vague continuelle d'auto-immolations.

Il y a environ une semaine, il avait écrit un court poème sur la loyauté au Tibet et l'avait envoyé par e-mail à ses amis.
Les deux derniers vers disaient ceci : " hommes courageux des montagnes enneigées, n'oubliez pas votre loyauté envers le Tibet."
Sangdag Tsering avait une femme de 24 ans et un fils de 3 ans.

"Le martyre Sangdag Tsering s'est immolé par le feu plus tard dans la soirée à l'endroit même où la rassemblement avait eu lieu, nous rapporta Dorjee Wangchuk, un tibétain en exil citant ses sources sur place.
Les soldats chinois ont accouru pour éteindre les flammes mais l'immolé est mort de la suite de ses blessures.
"Des moines des deux monastères alentours et des milliers de Tibétains se sont à nouveau rassembler ses les lieux et ont transporté le corps vers le site de crémation appelé Gonshul Sangag Mindrol Dhargeyling, nous précisa Wangchuk."
Il ajouta également que Sangdag Tsering avait auparavant exprimé sa frustration quant au manque de liberté au Tibet, l'absence de Sa Sainteté le Dalaï Lama et la vague continuelle d'auto-immolations.

Il y a environ une semaine, il avait écrit un court poème sur la loyauté au Tibet et l'avait envoyé par e-mail à ses amis.
Les deux derniers vers disaient ceci : " hommes courageux des montagnes enneigées, n'oubliez pas votre loyauté envers le Tibet."
Ses parents, sa femme de 24 ans et son fils survivent à Sangdag Tsering.

Sangdag Tsering is survived by his parents, his wife Phagmo Tso, 24, and their son.

L'escalade alarmante d'auto-immolations continue, pas moins de 14 Tibétains se sont immolés pour le seul mois de novembre, dont 9 dans la région du Rebkong. Un total de 76 Tibétains se sont immolés depuis 2009 pour la liberté et le retour d'exil de Sa Sainteté le Dalaï Lama.
Ce dernier s'est adressé hier à une assemblée d'activistes Tibétain à Dharamshala et qualifia la situation du Tibet de "sérieuse."
"Que le gouvernement chinois soit d'accord ou non, il y a des problèmes et ces problèmes ne sont bons ni pour les Tibétains ni pour les peuples chinois. En conséquence, nous devons trouvons une solution basé sur une compréhension et un respect mutuels, dit le leader spirituel tibétain."

Et il prévint : "l'utilisation de la force n'obtiendra jamais de résultats satisfaisants.

Traduction France Tibet.
lien original ici
télécharger la nouvelle carte des immolations : http://www.rangzen.net/downloads/Map_TsampaRevolution_20121117_EN_XXL.jpg
 

17 Novembre 2012

Tibet ( Rebkong), 17 novembre 2012 : une mère de deux enfants s'immole par le feu.

Des témoignages du Tibet confirment qu'une mère deux enfants est morte dans les flammes pour apparemment protester contre la colonisation du Tibet par la Chine.

Chagmo Kyi, originaire du village de Meypa Khagya, région du Rebkong (Qinghai en chinois, Tibet oriental). Cela c'est passé vers 16h, heure locale. Elle aurait 27 ans et mère de 2 enfants.
D'après une association des droits de l'homme basée, le Centre Tibétain pour la Démocratie et les Droits de l'Homme, Chagmo Kyi est morte sur place. Par la suite son corps a été emmené au monastère de Rongwo où des milliers de Tibétains se sont rassemblés pour offrir leurs prières.

"Vers 19h, heure locale, son cadavre a été emmené sur le lieu de crémation derrière le monastère, rapporte TCHRD. "Sur ces lieux, un grand nombre de Tibétains ont récité haut et fort les Mantras de Mani et des prières spécifiques liées à sa Sainteté le Dalaï Lama. Les moines étaient entrain d'organiser la cérémonie."

Des sources diverses ont appris à Phayul qu'un large contingent de militaires chinois a été déployé dans la région, une initiative politique qui augmente encore plus les tensions. De strictes restrictions des déplacements des Tibétains dans la région du Rebkong ont été décidée, là où huit auto-immolations ont eu lieu au mois de Novembre. La semaine dernière, des milliers de Tibétains, y compris des étudiants, ont participé à d'impressionnantes manifestations et protestations pour demander le respect de leurs droits et le retour d'exil de Sa Sainteté le Dalaï Lama.

L'escalade alarmante des auto-immolations au Tibet, qui ont commencé en 2009, fait grimper leur nombre à 75.

Dans sa déclaration inaugurale lors d'une réunion spéciale des activistes tibétains à Dharamshala, le Dr Lobsang Sangay, premier ministre élu par les tibétains en exil, accuse "l'occupation du Tibet par la Chine, l'échec de sa politique, incluant la marginalisation économique, la destruction environnementale, la sinisation, et le déni de liberté religieuse" comme les raisons des immolations.

Il a également nié les accusations du gouvernement chinois tel que le gouvernement en exil est l'instigateur de ces protestations. Ces accusations sont "absolument sans fondement."

Traduction France Tibet. Sources PHAYUL et TIBET.FR
 

17 Novembre 2012

Message de Nalanda



A notre famille et nos amis,

 

Peut-être en avez-vous eu entendu parler, mais nous avons à vous faire part de très tristes nouvelles.

Notre frère Tonden s'est tué ici au Monastère Nalanda à 17:00 hier (15 Novembre).

 

Le vénérable Tonden avait 28 ans, de nationalité britannique et vivait au monastère depuis cinq ans. Il n'a laissé aucun message, rien n'indiquait qu'il était sur le point d'accomplir un tel acte.

 

Il semble qu'il ait versé une boîte d'essence sur son corps avant d'y mettre le feu. Les premières personnes accourues sur les lieux et les services de secours furent malheureusement dans l'incapacité de le sauver malgré leurs efforts. Dans l'état actuel de l'enquête, il n'est pas possible de déterminer avec certitude ce qui l'a mené à un tel acte extrême.

 

Nos pensées et prières vont à la famille de Tonden et nous travaillons en étroite collaboration avec eux pour réaliser leurs souhaits.

 

Le Vén. Roger nous a envoyé un courriel nous informant que Rinpotché avait fait des offrandes et adressé une demande de prières à Sa Sainteté le Dalaï-lama, ce pour quoi nous lui en sommes très reconnaissants. Rinpotché a aussi immédiatement demandé au Monastère Séra Djé en Inde de faire une pouja spécialement pour Tonden.

 

Aussi d'autres vénérables enseignants de Portland, Londres et Paris ont fait des prières et des dédicaces. Guéshé Londen de l'Institut Vajra Yogini est venu immédiatement à Nalanda à la demande de notre abbé, Guéshé Jamphel, qui était encore à Barcelone. Les moines et la communauté ont immédiatement suivi les instructions de Lama Zopa Rinpotché et Guéshé Jamphel et ont fait une Pouja à Tara, un Lama Tcheupa et une Pouja du Bouddha de la Médecine. De plus le lendemain, nous avons fait une Gourou Pouja, et plus tard dans la journée Guéshé Jamphel est arrivé et a donné des conseils et des encouragements à la communauté avant de commencer une Pouja du Bouddha de la Médecine.

 

Nous sommes touchés par les incroyables courriels de soutien et des appels téléphoniques que nous recevons de partout dans le monde de la part de nombreux frères et sœurs de Dharma. Nous allons essayer de vous tenir au courant de toutes nouvelles informations, y compris des dispositions qui sont décidées.

 

Nous vous remercions d'inclure Tonden et sa famille dans vos prières et pensées.

 

Nos remerciements vont à nos Vénérables Professeurs qui nous montrent le Dharma et nous soutiennent continuellement et aisément ; nos remerciements spéciaux aussi à François et Violet (les Directeurs de l'Institut Vajra Yogini pour leur aide avec la Presse et d'autres dispositions pratiques), à Rosette et Anton (des amis du monastère qui sont psychothérapeutes).

Tendar, Director

http://www.nalanda-monastery.eu/


17 Novembre 2012

Labastide-Saint-Georges. Le moine bouddhiste s'immole par le feu.

Briton becomes first Western Tibetan Buddhist monk to die from self-immolation. THE TELEGRAPH



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Le drame a été découvert vers 16 h 50, hier après-midi. Un moine bouddhiste s'est immolé par le feu dans le jardin du monastère de Nalanda, à Labastide-Saint-Georges. Il se serait versé un bidon d'essence sur la tête avant d'y mettre le feu. Les pompiers et le Samu de Lavaur appelés sur les lieux n'ont pu que constater le décès de ce ressortissant britannique, âgé de 38 ans. Il était en séjour spirituel depuis 5 ans dans le Tarn. «Il n'y a pas de témoin direct de son geste. Ce sont des personnes de son environnement qui l'ont retrouvé un peu avant 17 heures», précise le colonel Pierre Bouquin, qui commande le groupement de gendarmerie du Tarn. Le parquet de Castres a été avisé.

La gendarmerie a envoyé sur place des effectifs de la brigade territoriale de Lavaur mais aussi la cellule d'identification criminelle. Ces techniciens du groupement, basés à Albi, devront «vérifier s'il s'agit bien d'un acte d'auto-agression».

Reste à savoir si le geste de ce Britannique revêt la même connotation politique que celui, régulièrement choisi par des moines tibétains pour protester contre l'occupation chinoise au Tibet (lire ci-contre).

Joint hier soir, le vénérable Losang Tendar, directeur du monastère, «n'a pas souhaité faire de commentaires» sur cet événement, du moins dans l'immédiat.

Niché dans la campagne du Vaurais, sur les berges de l'Agout, le monastère bouddhique de Nalanda est établi depuis 1981 à Labastide-Saint-Georges. Il reçoit des moines mais aussi des laïcs. Au fil des années, ce lieu spirituel a pris de l'importance jusqu'à réunir près de 50 résidants, représentant une vingtaine de nationalités. Ce sont des bénévoles, pour la plupart, qui entretiennent ce monastère, grâce à des dons reçus du monde entier.

Le bouddhisme est bien ancré dans la région de Lavaur, avec l'institut Vajra Yogini, centre d'étude et de méditation du bouddhisme tibétain installé à Marzens.


L'immolation : un geste politique au Tibet

En l'état actuel de l'enquête, on ignore les motivations qui ont conduit le moine de Nalanda à s'auto-immoler. A-t-il voulu, par cette manière brutale, témoigner de sa solidarité envers le peuple tibétain ? Ce qui est sûr, c'est que le phénomène d'immolation par le feu est fréquent au Tibet. Dans l'ensemble des régions de peuplement tibétain, on en a recensé plus de 70 en deux ans. Rien qu'en 2011, une douzaine de moines bouddhistes avaient choisi de s'immoler pour protester contre l'occupation du Tibet par la Chine. Ces suicides, qui ont souvent lieu en public, inquiètent d'autant plus les autorités chinoises qu'ils génèrent des troubles parmi la population. Les moines qui s'immolent n'ignorent pas que les règles bouddhistes proscrivent toute violence faite à un être vivant, soi-même inclus, mais par ce geste désespéré, ils envoient sans doute un message plus politique que spirituel… et une pierre dans le jardin du régime chinois.
Source http://www.touche-pas-a-mon-tibet.com/blog/labastide-saint-georges-le-moine-bouddhiste-s-immole-par-le-feu.html


17 Novembre 2012

Tibet, 16 novembre 2012 : black out total sur les moyens de communication lors du congrès.

On assiste à un "blackout" total sur toutes les communications, mesures restrictives chinoises imposées par un contrôle implacable pour éviter toute fuite d'informations hors du pays, pendant la nomination du nouveau dirigeant Chinois.

Alors que Xi Jinping venait d'être élu comme le nouveau dirigeant du Parti Communiste chinois, et nommé Président de la Commission militaire du Parti, on apprend que deux Tibétains viennent de s'immoler par le feu en s'élevant contre l'occupation violente de leur pays. On apprend qu'une jeune femme de 23ans, Tingzin Dolma, est décédée après son immolation, aux environs de midi (heure locale), d'après le monastere du Vvllage de Goge, dans le conté de Rebkong, au Tibet oriental.

Un Tibétain de 18 ans s'est immolé par le feu à Luchu, conté de Rebkong, vers 11h du matin, aujourd'hui même..
Aucun autre détail n'a pu filtrer ni être confirmé en raison de restrictions draconiennes sur tout le réseau des communications, dans le conté de Rebkong, qu'elles soient téléphoniques ou par internet, tout est bloqué pour une période de plusieurs jours.

La directrice de Free-Tibet, Stéphanie Brigden, nous fait part de ceci :

"Il semblerait qu'il soit primordial pour la Chine, de s'assurer qu'aucune allusion ne soit émise sur une quelconque instabilité pendant toute la durée des cérémonies concernant les nominations des nouveaux dirigeants, d'où les contrôles drastiques pour bloquer les communications vers Rebkong ou depuis Rebkong. Rebkong, où six Tibétains ont choisi de s'immoler par le feu et où des milliers de Tibétains ont convergé dans les rues pour protester énergiquement, ceci depuis le tout début du 18 ème Congrès, la semaine dernière.
" Les dirigeants du monde entier doivent s'exprimer clairement et à voix haute au nom des Tibétains qui sont en train de manifester pour leur liberté, osant faire front, face à la Chine toute puissante."

Traduction France Tibet / I.V. Source TIBET.FR

Tibet (Rangzen) 16 novembre 2012 : Nouvelle carte des dernières immolations.

L'association Rangzen Alliance publie régulièrement les cartes des immolations,
la dernière représente les 11 dernières immolations qui se sont passées du 4 au 15 novembre 2012.

vous pouvez la télécharger sur ce lien :
http://www.rangzen.net/downloads/Map_TsampaRevolution_20121115_EN_XXL.jpg
 

16 Novembre 2012







16 Novembre 2012

Tibet (Rebkong), 15 novembre 2012 : deux immolations de tibétains ce jour, un adolescent et une jeune femme.

AFP :" Un adolescent tibétain âgé de 14 ans s'est immolé par le feu, jeudi 15 novembre, dans le nord-ouest de la Chine, seulement quelques minutes après l'annonce de la nomination de Xi Jinping comme numéro un du régime communiste chinois, a annoncé l'agence Chine nouvelle.

"Selon des responsables locaux, cités par l'agence officielle, le jeune Karpongya s'est transformé en torche humaine à environ 12 h 10 locales (5 h 10 à Paris) à Gartse, dans le district de Tongren de la province du Qinghai. Lundi, deux Tibétains s'étaient immolés dans la même région. Mercredi, des milliers de Tibétains se sont rassemblés à Tongren pour prier pour les deux hommes, a rapporté l'ONG International Campaign for Tibet.
"

Et à Midi Tangzin Dolma, 23 ans, s'est immolée par le feu dans la même région (Rebkong en Tibétain). Dès que Tibétains des environs de la ville de Tsemo ont appris la triste nouvelle ils ont commencé à se rassembler.

Phayul[Thursday, November 15, 2012 20:09]
article original ici

Appel officiel des Tibétains au nouveau gouvernement chinois, 15 novembre 2012. Suite sur TIBET.FR

Tibet, 15 novembre 2015 : Les tibétains accueillent le nouveau gouvernement chinois par des protestations. Suite sur TIBET.FR

16 Novembre 2012

Vous pouvez revoir l'émission "Envoyé spécial" sur les immolés du Tibet.



CLIQUEZ SUR L'IMAGE

15 Novembre 2012

A ne pas manquer ce soir sur France 2



"Les immolés du Tibet"

http://envoye-special.france2.fr/accueil.html

A ce jour, 57 (63*) personnes se sont immolées au Tibet, dont une quarantaine depuis janvier 2012. Les immolations concernent essentiellement de jeunes moines et nonnes bouddhistes d'une vingtaine d'années. Pourquoi cette vague d'immolations ? Que se passe-t-il dans cette région sous domination chinoise ?
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Nov.15, 2012, on French TV channel FRANCE 2 ("Envoyé spécial" programm) - "The sacrificed of TIBE
T: Until this day, 57 (63 *) persons sacrificed themselves in the Tibet, of which about forty since January, 2012. The immolations concern esse
ntially young monks and Buddhist nuns of about twenty years. Why this wave of immolations? What happens in this region under Chinese domination?"
*04 November
http://envoye-special.france2.fr/accueil.html


14 Novembre 2012



13 Novembre 2012

Le silence embarrassé du dalaï-lama sur les immolations.

Vaines exhortations. Les appels de Dharamsala, la "capitale" du Tibet en exil, n’ont pas été entendus. Depuis que la vague des immolations par le feu a pris de l’ampleur au Tibet au fil de l’année 2012 – le chiffre se monte à soixante-douze – les dirigeants de la diaspora ont échoué à dissuader les Tibétains de l’intérieur de recourir à ces sacrifice suprêmes. "Nous les décourageons de recourir à tout acte radical, y compris aux immolations par le feu", explique au Monde Lobsang Sangay, le nouveau chef du gouvernement en exil à Dharamsala qui a hérité en 2011 de l’autorité politique du dalaï-lama.

Les suicides n’en continuent pas moins à un rythme soutenu, illustrant à leur manière le peu d’emprise dont disposent les chefs politiques de la communauté en exil sur l’évolution de la situation au Tibet.

Dans cette affaire, le dalaï-lama, qui demeure très écouté [il a conservé sa fonction de guide spirituel bien qu’ayant pris sa "retraite politique"], a opté de son côté pour un silence absolu. "C’est un sujet très sensible, dit-on au bureau de Sa sainteté à Dharamsala. Quoi qu’il dise, les Chinois l’attaqueront. S’il approuve les suicides, ils l’accuseront de violer les traditions du bouddhisme. S’il les dénonce, les Tibétains le suivront sûrement et les immolations pourraient cesser, ce qui conduira alors les Chinois à y voir la preuve a posteriori qu’il avait inspiré la vague initiale de suicides". "On préfère donc se taire".

A Dharamsala, on insiste sur le caractère spontané de l’actuelle vague de protestation. "Ces immolations sont des gestes solitaires, personne ne les coordonne, il n’y a aucune force extérieure qui manipule les émotions", souligne Dicki Chhoyang, la ministre des relations internationales du gouvernement-en-exil. "Nous ne sommes certes pas écoutés, ajoute-t-elle. Mais nous alertons la communauté internationale sur les raisons qui inspirent aux Tibétains un tel désespoir, à savoir la répression au Tibet".

source : Le Monde Fr : http://www.lemonde.fr/asie-pacifiqu...

Immolations : le dalaï-lama déplore les critiques de Pékin à son égard.

AFP : Le dalaï-lama a accusé, lundi 12 novembre, alors qu’il se trouvait au Japon, où il effectuait un voyage de douze jours, les autorités chinoises de ne pas être "sérieuses" face à la vague actuelle d’immolations de Tibétains, estimant qu’elles se contentaient de le critiquer.

"Le gouvernement chinois devrait enquêter sur la cause [de ces immolations]. La Chine ne s’occupe pas sérieusement [de cette situation] et essaye d’y mettre fin rien qu’en me critiquant", a déclaré le dirigeant spirituel tibétain, dont les propos sont rapportés en japonais par l’agence de presse Kyodo.

Depuis l’ouverture jeudi, sous très haute sécurité, du congrès du Parti communiste chinois à Pékin, qui doit passer le relais du président Hu Jintao à Xi Jinping, au moins six Tibétains se sont suicidés. Au total, quelque 70 Tibétains ont tenté de s’immoler par le feu depuis février 2009, et 54 sont morts des suites de leurs brûlures, selon le gouvernement tibétain, en exil en Inde depuis la fuite du dalaï-lama en 1959.

DANGEREUX "SÉPARATISTE"

"La clique du dalaï-lama sacrifie des vies pour parvenir à ses objectifs politiques cachés", avait affirmé sans surprise vendredi Luosang Jiangcun, un délégué tibétain au congrès du PCC, reprenant sans changer un iota la ligne officielle.

Vénéré par les Tibétains et Prix Nobel de la paix en 1989, le dalaï-lama demande une autonomie réelle pour le Toit du monde, mais il reste considéré par Pékin comme un dangereux "séparatiste". La semaine dernière, il avait déjà égratigné le gouvernement chinois en dénonçant "la censure et les brutalités" pour faire taire les voix discordantes en Chine. Il avait également appelé les futurs dirigeants chinois à changer de méthodes.
Source www.tibetan.fr


13 Novembre 2012

Tibet (Qinghai), 12 novembre 2012: Une deuxième immolation aujourd'hui.



Dans la ville de Dowa, ce lundi, un second tibétain s'est immolé par le feu. Il s'agit de Nyingchag Bum, 16 ans. Cela s'est passé devant un bâtiment officiel du gouvernement chinois vers 19h, selon des sources tibétaines.


“Un grand nombre de tibétains étaient présents", dit Dorjee Wangchuk, un exilé tibétain citant ses sources dans la région de l'immolation

“ Son corps [celui de [Nyingchag Bum’s] a été emmené dans le monastère local, et plusieurs milliers de tibétains se sont rassemblés pour le pleurer et prier pour lui."

Nyingchag Bum, Le plus âgé de sa fratrie laisse derrière lui son père, Sangchug, 44 ans, et sa mère, Tsering Tso, 38 ans.

“Dans les villages et les villes du Rebkong, les officiels chinois ont prévenu que les tibétains ne devaient pas se rassembler en grand nombre, et les forces de sécurité sont encore plus grandes.”

“Toutes les connections et les lignes téléphoniques de la ville de Dowa et ses alentours ont été déconnectées, et les tibétains craignent une sévère répression, ajoute Wanchuk."

lien original sur rfa.org ici


REBKONG ( TIBET ), lundi 12 novembre 2012 : Une 71ème immolation ... le désespoir face à la terreur .


En réponse à nos questions, Tsering Woeser, qui vit normalement à Pékin mais a été « exilée » pour quelques jours au Tibet, le temps du 18e Congrès du Parti communiste chinois (PCC), nous indique que cette photo est celle de l’immolation d’un moine, qui s’est produite ce lundi à 15h15 heure locale, c’est-à-dire à peine deux heures avant que la photo soit postée.

Elle nous indique que cette immolation, la huitième en l’espace de huit jours, s’est déroulée à Rebkong, une préfecture autonome tibétaine située sur le plateau du Qinghai, à l’extérieur de la Région autonome du Tibet.

Si cette image est choquante, c’est d’abord par le geste désespéré de ce moine, qui s’ajoute à une liste de plus de 70 immolations en deux ans dans l’ensemble des régions de peuplement tibétain (Région autonome du Tibet, Sichuan, Gansu Qinghai, Yunnan), mais c’est aussi par la présence de ces moines tout autour, qui semblent observer sans bouger.

Tsering Woeser nous indique que les moines récitent les mantras, formules rituelles sacrées du bouddhisme tibétain, pour accompagner l’âme de celui qui est en train de mourir.
Non-assistance

Cette non-assistance à l’un d’eux qui a choisi de mourir pour attirer l’attention sur la cause des Tibétains face au rouleau compresseur chinois est bouleversante pour un esprit occidental.

Elle illustre à quel point ce mouvement est ancré dans les traditions du bouddhisme tibétain, sa foi en la réincarnation, et à quel point ce mouvement de sacrifices est soutenu par la communauté tibétaine, en particulier sa composante religieuse.

Ces morts sacrificielles pointent un doigt accusateur en direction de Pékin et de ce Parti communiste chinois, rationaliste et matérialiste, qui a comme principal atout sa force économique et le nombre.

Capture d’écran de la page Twitter de Tsering Woeser

A noter au passage que les Tibétains, longtemps absents des réseaux sociaux qui ont transformé l’activisme politique en Chine depuis quelques années, ont appris à utiliser la force des images et des réseaux pour faire connaître leur cause.

Tsoering Woeser, une Tibétaine mariée à un intellectuel chinois Han, est sans doute la plus expérimentée sur ces réseaux pour faire connaître le désespoir tibétain.

Source HTTP://TIBET.FR
 

12 Novembre 2012

Chine: l'ombre du Tibet plane sur le congrès du Parti communiste

11 novembre 2012 à 12:07


Une tibétaine en exil rend hommage aux Tibétains qui se sont immolés par le feu, à Dharamshala le 8 novembre 2012: (Photo Strdel. AFP)

L'ombre du Tibet plane sur le congrès du Parti communiste chinois (PCC), Pékin se voyant confronté à une vague d'immolations par le feu à laquelle il répond en resserrant encore son étau sur les régions où la domination chinoise est contestée.

Depuis l'ouverture jeudi, sous très haute sécurité, du congrès du PCC qui doit passer le relais du président Hu Jintao à Xi Jinping, au moins six Tibétains se sont suicidés.

Une escalade d'actes désespérés sans précédent depuis les violentes émeutes anti-chinoises de 2008 à Lhassa, la capitale tibétaine, et qui fait suite à une série d'immolations de près de 70 Tibétains, en majorité des moines bouddhistes, depuis mars 2011 dans les zones tibétaines chinoises.

La coïncidence avec le congrès du PC ne doit rien au hasard. Interrogé par l'AFP, un porte-parole du gouvernement tibétain en exil à Dharamsala, en Inde, a confirmé que cette accélération était bien liée au congrès à Pékin.

Un message fort

"Les immolations visent à adresser un message fort au nouveau leadership qui participe au congrès. Les nouveaux dirigeants doivent montrer qu'ils ont la volonté politique et la sagesse de résoudre le problème du Tibet", a déclaré Lobsang Choedak.

Le dernier Tibétain à se tuer en mettant le feu à ses vêtements n'avait que 18 ans. Gonpo Tsering s'est immolé samedi devant un monastère de la province du Gansu (nord-ouest), a rapporté Chine nouvelle, l'agence officielle chinoise qui passe généralement sous silence ces suicides.

Le jeune homme est le septième Tibétain à s'être transformé en torche humaine en une semaine.

Les autorités redoutent plus que tout une immolation au coeur de Pékin et des extincteurs d'incendie ont été disposés sur la place Tiananmen, où sont réunis les délégués du congrès au Palais du Peuple. La probabilité est cependant faible qu'un Tibétain puisse accéder à ce site névralgique, vu les multiples contrôles.

Présence policière renforcée

Dans les régions tibétaines chinoises, où la presse étrangère est interdite d'accès, les policiers ont renforcé leur présence et leurs patrouilles, selon des organisations de défense des Tibétains.

C'est le cas notamment dans la ville de Tongren, dans la province du Qinghai (nord-ouest de la Chine), où des milliers de protestataires se sont rassemblés jeudi.

"Il y a beaucoup de policiers dans les rues. Ils ont augmenté les patrouilles et ils sont là 24 heures sur 24", a raconté à l'AFP un commerçant de la ville au téléphone, en demandant l'anonymat. La police de Tongren, jointe par l'AFP, s'est refusée à tout commentaire.

Ces actes désespérés pour protester contre la tutelle chinoise mettent à mal le thème de la "société harmonieuse" cher au président Hu Jintao. Celui-ci, dans son discours devant les 2.300 délégués du congrès, a promis des efforts en faveur des "réformes politiques" et de la "démocratie populaire".

Un délégué tibétain au congrès a, sans surprise, rappelé vendredi la position chinoise sur les immolations, sans changer d'un iota la ligne officielle: le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains, encouragerait les immolations, selon Pékin.

"La clique du dalaï lama sacrifie des vies pour parvenir à ses objectifs politiques cachés", a déclaré Luosang Jiangcun.

Vénéré par les Tibétains et prix Nobel de la paix en 1989, le dalaï lama demande une autonomie réelle pour le Toit du monde, mais reste considéré par Pékin comme un dangereux "séparatiste".

Il vit en exil à Dharamsala et s'est déjà déclaré opposé à ces actes extrêmes, qui vont à l'encontre du caractère sacré de la vie selon les préceptes bouddhistes.

Ces suicides publics sont un phénomène nouveau illustrant, selon les ONG, le désespoir face à la répression.

La situation évolue désormais dans les zones tibétaines selon un "cercle vicieux", estime Tsering Shakya, un expert du Tibet à l'Université de Colombie-Britannique (Canada).

"Quelle que soit l'ampleur des manifestations de Tibétains et quel que soit le nombre d'immolations, la nouvelle direction chinoise ne fera aucune concession", a-t-il déclaré à l'AFP.
 

11 Novembre 2012


Brutale disparition à Katmandou du militant pro-tibétain Francis Longavesne

Pris d’un malaise alors qu’il se trouvait chez des amis à Katmandou, le militant pro-tibétain et pour les droits de l’homme, Francis Longavesne a été terrassé par une crise cardiaque jeudi soir. Le décés a été immédiat et les secours n’ont pu rien faire.

Cette triste nouvelle a été annoncée par la présidente de l’association France-Tibert dont faisait partie entre autres le militant car outre les réfugiés tibétains en Inde et au Népal, il s’occupait de la population des Dardes au Ladakh. Habitant dans le Nord, Francis Longavesne n’hésitait jamais à se déplacer pour participer à une manifestation en faveur du Tibet ou pour venir prêter main forte à un autre groupe de soutien au Tibet. Malgré ses fréquents déplacements en Inde et au Népal pour ses affaires ou pour ses actions humanitaires.

« Comme je vous le disais hier vendredi après avoir appris son décès par Geneviève sa femme, Francis, son énergie, et son amitié vont nous manquer » écrit la présidente de l’APACT de Pau, Denise Campet.

« Nous perdons un grand ami sincere des peuples himalayens puisque ses actions allaient autant vers les refugies tibetains de Nepal et de l’Inde que vers les populations indigenes en difficulté et bien d’autres actions encore dont les Campagnes « drapeaux » et » Parrainages » qu’il conduisait tambour battant « , écrit Marcelle Roux.

« C’est une grande perte pour la défense des droits de l’homme au Tibet et plus largement pour tous les peuples d’Himalaya. Je suis particulièrement bouleversée par cette nouvelle, écrit Lydia Labertrandie car lundi 5 novembre, la veille de son départ, nous avions eu de longues conversations téléphoniques au sujet de l’action de parrainages de villes du Tibet. Lors de la réunion du Bureau du Tibet à Paris le 27 octobre, il avait été convenu de travailler ensemble plus étroitement, il devait mettre à notre disposition ses collections personnelles pour nos expositions. »

11 Novembre 2012



TIBET, 10 novembre 2012 : un jeune Tibétain de 18 ans s'immole par le feu.

(AFP) - Un jeune Tibétain s'est immolé par le feu samedi devant un monastère dans le nord-ouest de la Chine, a annoncé l'agence officielle Chine Nouvelle, citant des responsables locaux.

Le jeune Gonpo Tsering, âgé de 18 ans, est le 17ème Tibétain à s'immoler par le feu depuis une semaine, alors qu'est réuni à Pékin le 18e congrès du Parti communiste chinois, à l'issue duquel doivent être désignés les nouveaux dirigeants du pays.

Le jeune homme est mort après s'être immolé samedi à 14H00 (06H00 GMT) à Hezuo dans la préfecture tibétaine autonome de Gannan, selon Chine Nouvelle.

Près de 70 personnes, en majorité des moines bouddhistes, se sont immolées par le feu ou ont tenté de le faire depuis le début de mars 2011 dans les zones tibétaines chinoises. La plupart sont décédées.

Interrogé par l'AFP, le porte-parole du gouvernement tibétain en exil a affirmé que la récente accélération de la fréquence des immolations était bien liée au congrès du régime communiste à Pékin.

"Les immolations visent à adresser un message fort au nouveau leadership qui participe au congrès. Les nouveaux dirigeants doivent montrer qu'ils ont la volonté politique et la sagesse de résoudre le problème du Tibet", a déclaré Lobsang Choedak.

La Chine affirme avoir "libéré pacifiquement" le Tibet et amélioré le sort de sa population en finançant le développement économique de cette région pauvre et isolée.

Mais de nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Han, l'ethnie ultra-majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture.

La Chine affirme avoir "libéré pacifiquement" le Tibet et amélioré le sort de sa population en finançant le développement économique de cette région pauvre et isolée.

Mais de nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Han, l'ethnie ultra-majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture.

NOUVELLE CARTE DES IMMOLATIONS SUR TIBET.FR

Pékin resserre l’étau sur le Tibet. LIRE L'article

10 Novembre 2012

Elle s’appelait Tamding Tso, et elle avait 23 ans. Mercredi dernier, à la veille de l’ouverture du XVIIIe Congrès du Parti communiste chinois à Pékin, cette jeune femme tibétaine s’est immolée dans l’Amdo, une des régions de peuplement tibétain de Chine.

Tamding Tso, 23 ans, s’est immolée le 7 novembre 2012 (via Twitter)

En quelques jours, pas moins de cinq Tibétains se sont immolés, portant le nombre de suppliciés à au moins 69 en quelque deux ans, dont une partie sont décédés avant que les secours n’arrivent.

Sans doute pour tenter d’attirer l’attention au moment où le monde a les yeux fixés sur la transition à la tête du Parti communiste chinois, les protestations se multiplient. Cette semaine également, une spectaculaire manifestation d’étudiants a été signalée à Rebgong, sur le plateau du Qinghai.


Manifestation d’étudiants tibétains (via Twitter)

Ces protestations silencieuses et individuelles dans le cas des immolations, collectives dans les cas, plus rares car plus réprimées, de manifestations de masse, se déroulent dans la quasi-indifférence du reste du monde, qui ne veut pas avoir l’air de s’ingérer dans les « affaires intérieures » chinoises. Indifférence, aussi, de la société chinoise, y compris auprès de ceux, activistes et intellectuels, qui critiquent le pouvoir de Pékin sur d’autres questions, sociales, environnementales, politiques...

Rouleau compresseur chinois

Les Tibétains constituent une goutte d’eau de quelques millions de personnes dans l’océan d’1,3 milliard de Chinois, et sont de surcroît dispersés entre la région autonome du Tibet, dont la capitale est Lhassa, et des régions de peuplement tibétain dans les provinces à majorité chinoise Han environnantes, le Sichuan, le Qinghai, le Gansu et le Yunnan.

Leur protestation vise d’abord et surtout le rouleau compresseur chinois qui s’abat sur les zones tibétaines, avec sa modernité matérialiste qui vient secouer une société très traditionnelle, mais aussi noyer sous un peuplement Han une population en passe de devenir minoritaire.

Vendredi soir, le Festival du cinéma indépendant chinois Shadows, dont Rue89 est partenaire, s’ouvrait sur un film tibétain, « Old Dog », tourné sans autorisation sur le plateau du Qinghai par Pema Tseden, l’un des premiers cinéastes tibétains, formé à l’Institut du cinéma de Pékin.

Ce film, qui sortira en salle en France au premier trimestre 2013, est une magnifique parabole sur l’irruption du matérialisme dans cette société nomade et bouddhiste, autour du sort de vieux chiens devenus l’enjeu de trafiquants pour les Chinois de la côte Est.

La fin tragique, que je ne vous révèlerai pas, résume à la fois la violence et l’impuissance, que ressentent aujourd’hui de nombreux Tibétains, comme l’a souligné vendredi soir la tibétologue Françoise Robin, professeur à Langues orientales.

En écho à l’expression poétique et symbolique du film, les protestations sourdes qui nous parviennent du Tibet sont tout aussi violentes.

Ces immolations d’hommes, mais aussi de jeunes femmes et même d’adolescents comme ce jeune moinillon de 15 ans nommé Dorjee, mort cette semaine au Sichuan, sont un acte d’accusation permanent.


Immolation le 7 novembre (via Twitter)

Cette série ininterrompue d’immolations place même le dalaï-lama, le leader spirituel des Tibétains qui vit en exil en Inde, dans une position inconfortable. Il refuse d’encourager ces suicides de jeunes gens, mais ne peut les condamner sous peine d’être incompris par les Tibétains de l’intérieur qui auraient le sentiment d’être abandonnés par cet homme qui incarne, avec ses contradictions, le seul espoir d’un peuple qui se sent disparaître.

Pouvoir inflexible

Le pouvoir chinois est jusqu’ici resté inflexible. Hu Jintao, dont l’ascension au poste suprême s’est en partie jouée sur la répression d’un mouvement de protestation alors qu’il était le chef du Parti au Tibet dans les années 80, est resté intraitable après les événements violents de Lhassa et d’autres régions tibétaines en 2008.

Il avait d’autant plus les coudées franches pour réprimer sans états d’âme que la plupart des victimes des violences de Lhassa, au printemps 2008, étaient des Chinois Han, souvent des commerçants ou ouvriers venus s’installer au Tibet, attirés par les opportunités économiques.

Très peu de Chinois Han sympathisent avec les revendications tibétaines, même si le bouddhisme tibétain a un pouvoir d’attraction certain, et très ancien, sur l’élite chinoise. Mais personne ne peut envisager d’affaiblir la Chine dans ses frontières actuelles, surtout tant que l’objectif de réunification de toute la « famille chinoise » n’est pas achevé avec Taiwan... L’éloignement, le manque d’informations sur ces régions difficiles d’accès à la presse, ajoutent à l’isolement.

Le poids économique de la Chine explique pour sa part le silence du reste du monde. Le dernier à avoir sympathisé ouvertement avec la cause tibétaine fut Nicolas Sarkozy en 2008, et les Chinois le lui ont fait payer chèrement. Jean-Marc Ayrault, qui avait accueilli le dalaï-lama en sa mairie de Nantes en 2008 en déclarant que son combat était « juste », se garde bien de s’exprimer sur ce sujet aujourd’hui.

Tant que les Tibétains n’auront pas trouvé de relais au sein de l’intelligentsia chinoise, au-delà d’un petit cercle autour de la poétesse Woeser, mariée à un intellectuel Han, le sort des Tibétains sera comme celui du « vieux chien » du film, condamné par le poids de l’économie et de la realpolitik.


10 Novembre 2012

La position de l’Administration Centrale Tibétaine concernant les immolations au Tibet.

Samedi 10 novembre 2012, par Communauté Tibétaine // Documentation

L’Administration Centrale Tibétaine a rejeté les vagues accusations des autorités chinoises selon lesquelles, "le gouvernement tibétain en exile serait derrière les événements des immolations" qui se propagent dans les differentes régions du Tibet.

Le gouvernement tibétain en exile a fait connaître sa position par la voix de son Premier Ministre, Sikyong Lobsang Sangay et il a affirmé qu’il revient aux autorités du Parti communist chinois à la fois les critiques et la solution des problèmes liés aux auto-immolations des Tibétains qui rejettent l’occupation chinoise du Tibet.

Mr. Sikyong Lobsang a invité les délégation chinoises ainsi que les enquêteurs indépendants répresentant la Communauté Internationale à se rendre à Dharamsala afin d’enquêter dans les différents départements du gouvernement tibétain.

Le résultat d’une telle enquête internationale dira la vérité sur qui est responsable des auto-immolations des Tibétains dans le Tibet occupé.

Le Premier Ministre du Tibet a affirmé que "nous avons la ferme conviction que l’arrêt des répressions chinoises au Tibet, mettra fin aux cycles des auto-immolations des Tibétains au Tibet. a-t-il affirmé, Dr. Sangay.


10 Novembre 2012

Tibet : Refus des pots de vin entraine l’arrestation de monsieur Dhonue

Samedi 10 novembre 2012, par Communauté Tibétaine // Actualités

Monsieur Dhonue a été arrêté par la police chinoise, suit à son refus des pots de vin offerts par les autorités chinoises locales concernant l’auto-immolation de sa femme Dolkar Tso.

Les autorités chinoises lui ont proposé une somme d’argent conséquente contre sa signature sur un document préétabli, sur lequel écrit "que Me Dolkar Tso s’est immolée suite à une dispute familiale non en signe de protestation contre l’occupation chinoise du Tibet".

Mais Dhonue a refusé d’accepter avec le courage et la dignité de telle humiliation pour satisfaire le besoin de la propaganda chinoise qui cherche à déformer la nature de l’acte de la protestation du defunte Dolkar Tso.

En octobre dernier, la famille de monsieur Sangay Gyatso qui s’est immolé avait vu se proposer de la somme de 158,599 dollars américains par les autorités chinoises de la Préfecture autonome tibétaine de Tsoe pour effectuer une fausse déclaration sur la raison pour laquelle Sangay Gyatso s’est immolé.

La famille du défunt s’est refusé avec la dignité de telle manoeuvre politique chinoise et l’argent n’achète pas tout chez les Tibétains.

Les Tibétains préfèrent la Liberté plutôt que la domination chinoise au Tibet. Ils ont raison et la liberté n’a pas de prix chiffrable en monnaie.


10 Novembre 2012

PEKIN / LHAAS, 9 novembre 2012 : La Chine renforce la sécurité au Tibet après des manifestations.

Vendredi 9 Novembre 2012, 12h43
Les autorités chinoises ont resserré encore leur étau sur les régions tibétaines, face à une vague de suicides de Tibétains qui vient mettre à mal le thème de la « société harmonieuse » mise en avant au congrès du Parti communiste, ont rapporté vendredi des habitants et des ONG. En 48 heures, six Tibétains se sont immolés par le feu ou ont tenté de le faire dans les régions tibétaines chinoises, selon le gouvernement tibétain en exil dans la ville indienne de Dharamsala. Le dernier geste désespéré a eu lieu jeudi, jour de l’ouverture à Pékin du 18e congrès du Parti communiste chinois, à l’issue duquel doivent être désignés les nouveaux dirigeants du pays.
Source LESOIR.BE

Tibet. Immolations: "ils offrent leur corps en offrande".

Depuis mars 2011, près de 70 Tibétains se sont immolés par le feu. Pourquoi ces sacrifices ? Interview de Katia Buffetrille, ethnologue et tibétologue à l'École pratique des hautes études. Lire l'article

REBKONG ( TIBET ) 9 novembre 2012 : Manifestations de Tibétains à la suite des immolations.





Des pompiers anti-immolations à Pékin

Des pompiers anti-immolations à Pékin

© Reuters

Le 18e Congrès du parti communiste chinois à Pékin est entouré d'innombrables mesures de sécurité de la part des autorités. Dernier exemple en date, l'installation de pompiers sur la place Tienanmen pour prévenir toute immolation, relevé par le journal américain Washington Post.

En 48 heures, six Tibétains se sont immolés par le feu ou ont tenté de le faire dans les régions tibétaines chinoises, selon le gouvernement tibétain en exil dans la ville indienne de Dharamsala.

Le dernier geste désespéré a eu lieu jeudi, jour de l''ouverture à Pékin du 18e congrès du Parti communiste chinois, à l'issue duquel doivent être désignés les nouveaux dirigeants du pays.











 

Suite sur TIBET.FR


9 Novembre 2012

Chine ./ Tibet : plus de 60 immolations ...

Chine: pour dénoncer l'oppression, six Tibétains tentent de s'immoler
Par LEXPRESS.fr, publié le 08/11/2012 à 11:45, mis à jour à 11:59
Six Tibétains ont tenté de s'immoler par le feu en Chine, pour protester contre l'oppression du Parti dans la région annexée. Tandis que la communauté internationale a les yeux tournés vers la seconde puissance mondiale, pour l'ouverture de son 18e Congrès.
Au moins six Tibétains ont tenté de s'immoler par le feu mercredi en Chine, au moment de l'ouverture du congrès du PC chinois qui doit désigner les nouveaux dirigeants du pays, selon le gouvernement tibétain en exilen Dharamsala, en Inde.
Trois des immolations se sont produits dans la préfecture d'Aba, dépendant de la province du Sichuan (sud-ouest), un des principaux foyers de la contestation tibétaine, tandis que le quatrième a eu lieu dans la préfecture de Huangnan, rattachée à la province de Qinhai (nord-ouest).
"Les immolations au Tibet sont un appel au sentiment humain de la communauté internationale, du gouvernement chinois et du peuple chinois, pour qu'ils entendent leur cri de désespoir", a souligné la secrétaire tibétaine.
Une contestation réprimée par la Chine

Près de 60 personnes, en majorité des moines bouddhistes, se sont immolées par le feu ou ont tenté de le faire depuis début mars 2011 dans les zones tibétaines chinoises.
De nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Han, l'ethnie ultra-majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture.
Le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains, a appelé cette semaine les futurs dirigeants chinois à changer de méthodes et à faire cesser "la censure et les brutalités".
De son côté, la Chine a immédiatement exprimé son "mécontentement", arguant que "L'immense majorité des gens dans les régions tibétaines (chinoises) sont satisfaits de leurs conditions de vie actuelles". Elle défend avoir "libéré pacifiquement" le Tibet et amélioré le développement économique de cette région pauvre et isolée.
Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les droits de l'Homme, Navi Pillay, a appelé Pékin à répondre d'urgence aux frustrations des Tibétains, évoquant "des détentions et des disparitions", "l'usage excessif de la force" et "la répression des droits culturels des Tibérains".

video
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/chine-pour-denoncer-l-oppression-sixtibetains-tentent-de-s-immoler_1184652.html

TIBET, 8 novembre 2012 : 5 Immolations de jeunes tibétains en une seule journée. Lire l'article en anglais sur http://tibet.fr

GOMANG / NGABA ( TIBET), 7 novembre 2012 : First triple self-immolation protest in Tibet: Lire l'article en anglais sur http://tibet.fr

7 Novembre 2012

Chengdu (Sichuan), 6 novembre 2012 : un moine activiste porté disparu après avoir été interrogé par la police.

Inquiétudes pour la sécurité de Jampa
Jampa a été interrogé par la police de nombreuses fois
On ne sait pas où ni comment va ce moine de Machu, accusé pour avoir envoyé des informations à l'étranger et suspecté d'être un activiste politique. Et ce, depuis sa dernière mise en détention à 2h30 heure locale le vendredi 26 octobre 2012.
Torture :
Jampa, 38 ans, issu de la province de Gansu, moine du monastère Mayul Namten Choekor Long à Chengdu, s'est fait interrogé par la police à de multiples reprises, y compris au sujet de son téléphone et sa carte sim.
Le 30 mars 2012, Jampa a été mis en détention 9 jours, il fut interrogé, battu, puis du payer une amende lors de sa sortie.

KARDZE (Sichuan) - 6 novembre 2012 : 5 moines condamnés à des peines de prison ferme pour implication dans une manifestation.

Dharamshala, 6 novembre : 5 moines du monastère de Drango, dans la région de Kardze (Tibet oriental) ont été condamnés de 6 à 7 ans de prison pour leur soi-disante implication dans les manifestation anti-chinoises qui ont eu lieu plus tôt dans l'année.
Un groupe de droit de l'homme de Dharamshala, le Centre Tibétain pour les Droits de l'Homme et la Démocratie ( TCHRD ) publia la nouvelle aujourd'hui, précisant que la condamnation vient plusieurs mois après détentions arbitraires et disparition.
Source http://tibet.fr

6 Novembre 2012

Dorjee Lhundrup s’immole par le feu à Rebkong le 4 novembre 2012.

Dorjee Lhundrup, un jeune Tibétain, s’est immolé par le feu le 4 novembre 2012 près du monastère de Rongwo, à Rebkong, nouveau cas d’une longue série pour protester contre l’administration chinoise, ont annoncé deux organisations de défense des droits des Tibétains.
Depuis 2009, 63 autres Tibétains ont choisi le même sort, dont sept en une semaine fin octobre, marquant une escalade du mouvement de protestation.

Dorjee Lhundrup est mort peu après s’être immolé par le feu, à Rebkong, selon l’ONG International Campaign for Tibet. L’organisation, qui a son siège aux Etats-Unis, évoque des photos du corps et cite des Tibétains en exil en contact avec ceux de Chine.
Des forces de sécurité ont été déployées après l’immolation et les déplacements des habitants ont été restreints, a déclaré l’organisation Free Tibet, installée en Grande-Bretagne, en citant des Tibétains de la région.
Selon cette ONG, qui utilise une orthographe différente pour le nom de la victime, Dorje Lungdup, le jeune homme était âgé de 25 ans.

De nombreuses personnes se sont rassemblées à l’endroit où Dorjee s’était immolé, rejoints peu après par de nombreux moines. Ils ont protégé le corps de la police chinoise et l’ont amené au monastère où des moines et des laïcs ont prié pour lui. Son père a prononcé quelques paroles et de nombreuses personnes pleuraient.

Dorjee a été incinéré sur la colline derrière le monastère. Traditionnellement, seuls les grands lamas sont incinérés à cet endroit, mais Sonam Dargye, qui s’était immolé le 17 mars 2012 dans la même localité y avait également été incinéré. Quelques jours avant Sonam Dargye, un autre Tibétain, Jamyang Palden, s’était également immolé à Rebkong le 14 mars 2012.

Dorjee Lhundrup était le père de deux enfants, une fille de 2 ans et un garçon de 4 ans.

Sources : AFP, International Campaign for Tibet, Free Tibet, 4 novembre 2012 et www.tibet-info.net


6 Novembre 2012

Chine: le Dalaï Lama et l'ONU mettent la pression sur la question du Tibet.

Le leader des Tibétains en exil, le dalaï lama, exhorte la Chine au changement d'attitude
Le dalaï lama dénonce lundi au Japon "la censure et les brutalités" pour faire taire les voix discordantes en Chine et appelle les futurs dirigeants du pays à changer de méthodes. Mais la Chine se raidit: elle a réagi négativement à un autre appel, lancé par l'ONU. La question du Tibet reste un tabou.

"L'ère Hu Jintao est finie. Xi Jinping va devenir président. Je pense qu'il n'y a pas d'alternative sauf s'il y a un changement politique", a déclaré le leader spirituel tibétain à Yokohama, au troisième jour d'une visite de douze jours au Japon.


A partir de jeudi, réuni en congrès à Pékin, le parti communiste chinois va se choisir un nouveau chef pour les dix prochaines années. Un poste qui, sauf coup de théâtre, reviendra à l'actuel vice-président, Xi Jinping.

Le futur président n'aura "pas d'autre choix" que d'accepter le changement dans les années à venir, a ajouté le prix Nobel de la paix, aujourd'hui âgé de 77 ans.

"Hu Jintao avait commencé à bâtir une société harmonieuse et stable. Mais pour avoir une société stable, il faut réduire le fossé entre riches et pauvres. Et vous avez besoin d'une justice indépendante, d'une presse libre et de l'état de droit", a encore déclaré le dalaï lama.

La question tibétaine irrite toujours autant Pékin

Loin de répondre à l'appel du dalaï lama, Pékin choisit plutôt de rendre coup pour coup. Ainsi, la Chine a exprimé lundi son "vif mécontentement" après que le Haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'Homme a appelé Pékin à répondre d'urgence aux frustrations des Tibétains, dont plusieurs se sont immolés par le feu ces derniers jours.

"Nous avons fait part de notre vif mécontentement et de notre opposition ferme à ce soi-disant communiqué sur le Tibet", a déclaré Hong Lei, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. "L'immense majorité des gens dans les régions tibétaines (chinoises) sont satisfaits de leurs conditions de vie actuelles", a-t-il ajouté. Navi Pillay, Haut Commissaire des Nations Unies pour les droits de l'Homme, s'est déclarée vendredi préoccupée "par les accusations continuelles de violences à l'encontre de Tibétains cherchant à exercer leurs droits fondamentaux à la liberté d'expression, d'association et de religion". Dans un communiqué, elle avait relevé "les informations sur des détentions et des disparitions, sur l'usage excessif de la force contre des manifestants pacifiques et la répression des droits culturels des Tibétains". "Il faut faire plus pour protéger les droits de l'Homme et empêcher les violations", avait déclaré Navi Pillay, appelant Pékin "à respecter le droit de rassemblement pacifique et d'expression, et à libérer toutes les personnes détenues pour avoir simplement exercé ce droit".

La "libération pacifique" toujours contestée par les Tibétains

La Chine affirme avoir "libéré pacifiquement" le Tibet et amélioré le sort de sa population en finançant le développement économique de cette région pauvre et isolée. Mais de nombreux Tibétains considèrent qu'il s'agit d'une occupation et ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Han, l'ethnie ultra-majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture. Près de soixante personnes, en majorité des moines bouddhistes, se sont immolées par le feu ou ont tenté de le faire depuis début mars 2011 dans les zones tibétaines.

RTBF avec agences

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_chine-le-dalai-lama-et-l-onu-mettent-la-pression-sur-la-question-du-tibet?id=7868743

Le dalaï-lama dénonce "censure et brutalités"

Le Monde.fr avec AFP | 05.11.2012 à 11h04

Le leader spirituel tibétain a appelé les futurs dirigeants de la deuxième puissance mondiale à changer de méthodes.

Le dalaï-lama a dénoncé lundi 5 novembre au Japon "la censure et les brutalités" pour faire taire les voix discordantes en Chine et appelé les futurs dirigeants du pays à changer de méthodes. "L'ère Hu Jintao est finie. Xi Jinping va devenir président. Je pense qu'il n'y a pas d'alternative sauf s'il y a un changement politique", a déclaré le leader spirituel tibétain à Yokohama, au troisième jour d'une visite de douze jours au Japon.

A partir de jeudi, réuni en congrès à Pékin, le Parti communiste chinois va se choisir un nouveau chef pour les dix prochaines années. Un poste qui, sauf coup de théâtre, reviendra à l'actuel vice-président, Xi Jinping.

"PAS D'AUTRE CHOIX"

Le futur président n'aura "pas d'autre choix" que d'accepter le changement dans les années à venir, a ajouté le Prix Nobel de la paix, aujourd'hui âgé de 77 ans. "Hu Jintao avait commencé à bâtir une société harmonieuse et stable. Mais pour avoir une société stable, il faut réduire le fossé entre riches et pauvres. Et vous avez besoin d'une justice indépendante, d'une presse libre et de l'Etat de droit", a encore déclaré le dalaï-lama.

Tenzin Gyatso, qui a renoncé en 2011 à son rôle politique de chef du mouvement des Tibétains en exil pour n'assurer plus qu'un rôle spirituel, se rend fréquemment au Japon où il compte de nombreux fidèles

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2012/11/05/chine-le-dalai-lama-denonce-censure-et-brutalites_1785719_3216.html

La Chine réfute les commentaires des Nations unies sur le Tibet

ONU

Copyright © Chine Nouvelle (Xinhua) - Li Xiang, le 05-11-2012

Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a réfuté lundi les accusations concernant le Tibet de Mme Navanethem Pillay, haut commissaire des Nations unies pour lesdroits de l'Homme, et l'a appelée à arrêter de proférer des remarques interférant avec les affaires intérieures de la Chine.

"Nous sommes mécontents de et nous opposons fermement à l'annonce du haut commissaire", a indiqué Hong Lei, concernant les remarques faites par Mme Pillay vendredi, appelant la Chine à résoudre les questions de non respect des droits de l'Homme au Tibet.

M. Hong a déclaré lors d'une conférence de presse régulière que les Tibétains jouissaient du développement économique, de la stabilité sociale et d'une vie stable, et que leurs droitsreligieux, politiques, économiques et culturels étaient garantis.

Quant aux incidents des personnes qui s'étaient immolées par le feu dans les zones tibétaines chinoises, M. Hong a indiqué que la clique du dalaï lama avait bruyamment encouragé ces activités allant à l'encontre des lois de la Chine et de la doctrine religieuse.

Il a ajouté que la Chine espère que le haut commissaire aura une position objective, équilibrée et neutre, et cessera de faire des remarques interférant avec ses affaires intérieures.

Selon le porte-parole, la population dans les zones tibétaines est satisfaite de la situation actuelle. Il a souligné que la Chine s'oppose à tout ingérence de gouvernement étranger et d'organisation ou personne étrangère dans ses affaires intérieures, et ce, sous quelque forme que ce soit.

http://www.chine-informations.com/actualite/la-chine-refute-les-commentaires-des-nations-unies-sur-le-tibet_48622.html

Un militant pour la liberté du Tibet commet un acte d’auto-immolation

05.11.2012- Voix de la Russie

Les activistes qui militent pour la liberté du Tibet, rapportent qu'un homme a commis un acte d'auto-immolation dans la province de Qinghai au Nord-ouest de la Chine, où résident de nombreux Tibétains ethniques et des musulmans chinois. Le militant aurait 25 ans et serait père de deux enfants, selon les activistes.

Environ 60 Tibétains ont organisé des actes d'auto-immolation pour protester contre la pression croissante du régime chinois dans cette région.

http://french.ruvr.ru/2012_11_05/93493972/
Source http://tibet.fr

5 Novembre 2012

TIBET - 4 novembre 2012 : (in)justice chinoise : Un moine tibétain condamné sur des charges inconnues et 5 moines toujours disparus.

Dharamshala, 4 novembre : Un mois après son arrestation, un moine tibétain du monastère de Nyatso Zilkar a été condamné à un an de prison par une court de justice chinoise, mais nous ne connaissons pas qu'elles charges ont été retenue contre.

Tenzin Sherab, 28 ans, a été arrêté le 1er octobre à Zatoe, région de Tridu (Kyigudo, Tibet oriental).

Lobsang Sangyal, un moine vivant dans le sud de l'Inde a déclaré a Phayul que la condamnation a eu lieu sans la présence de la famille de Tenzin. Elle a été informé du verdict par téléphone, mais la raison n'a pas été donnée. De plus, des officiels locaux ont précisé à la famille qu'elle ne pourra pas rendre visite à Tenzin avant février.

Il est largement accepté que Tenzin a été arrêté en relation aux manifestations pacifiques qui animèrent la région en février de cette année. 400 moines avaient participé, il n'y eut pas d'arrestation sur le moment mais plus tard 3 moines ont été condamnés. Puis, en septembre, les militaires chinois ont occupé le monastère. Ils ont blessés gravement 12 moines et arrêté de façon arbitraire 5 autres moines.
A ce jour nous ne savons toujours pas ce qu'il est advenu de Sonam Sherab, Lobsang Jinpa, Tsultrim Kalsang, Ngawang Monlam et Sonam Yignyen.

Visite de l'ambassadeur US Gary Locke au Tibet suite aux 57 immolations.

Après une visite dans le Ngaba, Locke rompt le silence sur le Tibet et exhorte le gouvernement chinois à réexaminer sa politique.

Dharamsala, mardi 30 octobre. L’ambassadeur des Etats-Unis en Chine est sorti de son silence à propos de la vague croissante d’immolations au Tibet et a exhorté le gouvernement chinois à réexaminer les mesures qui ont conduit à une telle situation.

Les commentaires de Gary Locke ont fait suite aux sept nouvelles immolations par le feu de Tibétains qui réclamaient le retour d’exil de Sa Sainteté le dalaï-lama et la liberté au Tibet, au cours de ce qui fut la semaine la plus meurtrière.

« Nous implorons les Chinois d’organiser une véritable rencontre avec les représentants du peuple tibétain pour se pencher sur la situation actuelle et réexaminer certaines des mesures qui ont abouti à plus de restrictions et à la violence des auto-immolations », a déclaré Locke. Il s’est exprimé lundi, depuis Pékin, sur un forum en ligne.

Le mois dernier, l’ambassadeur qui se rendait dans la région de Ngaba pour un voyage d’affaires en avait profité pour visiter – en toute sécurité, puisqu’à 160 kilomètres à l’est de la ville de Ngaba, épicentre de la vague persistante d’immolations – deux monastères tibétains près de Zungchu.

Qualifiant les immolations de « très regrettables », Locke a aussi exhorté le gouvernement chinois à respecter la religion, la langue et la culture du peuple tibétain. « Personne ne souhaite être confronté à ce genre d’actions ou de personnes qui sont forcées de recourir à pareils actes. Trop de morts. »

Un peu plus tôt dans le mois, au cours d’une conférence de presse organisée à Washington, la porte-parole du département d’Etat américain, Victoria Nuland, avait évoqué la visite de Locke. Elle avait déclaré que Locke avait rencontré des fonctionnaires et des résidents dans le Ngaba, et qu’il avait visité des villages et des monastères bouddhistes pour en savoir un peu plus sur le mode de vie des Tibétains.

Elle avait poursuivi en exprimant une nouvelle fois « la sérieuse inquiétude » du gouvernement américain face au nombre croissant d’immolations, et en exhortant à un « meilleur dialogue » entre la Chine et le Tibet.

« Nous sommes très préoccupés par les auto-immolations au Tibet et par les griefs sous-jacents du peuple tibétain. Et nous avons constamment encouragé le dialogue entre le gouvernement chinois et le peuple tibétain, au vu de ces griefs », a déclaré Victoria Nuland aux journalistes.

Soixante-deux Tibétains se sont immolés par le feu depuis 2009, à l’intérieur du Tibet, réclamant le retour de Sa Sainteté le dalaï-lama et la liberté au Tibet.

L’administration centrale du Tibet, basée à Dharamsala, a exprimé sa « profonde préoccupation » face au chiffre croissant des immolations et a instamment réclamé au gouvernement chinois de se pencher sur les causes sous-jacentes à ces immolations par le feu.

Le gouvernement du Tibet en exil continue à pousser la communauté internationale à prendre « des mesures concrètes » pour obliger le gouvernement chinois à trouver une solution durable à la crise au Tibet, tout en renouvelant son appel aux Tibétains de l’intérieur de ne pas avoir recours à des actions radicales.

Traduction France Tibet / FM Source http://tibet.fr

4 Novembre 2012

TV France2 - Jeudi 15 novembre à 20h45 Envoyé spécial- reportage sur les immolations au Tibet

Envoyé spécial jeudi 15 novembre à 20h45
Magazine de reportages (90mn)
Animé par : Guilaine Chenu et Françoise Joly

synopsis:
Au sommaire : Constructions illégales en pleine expansion. Chaque année en France, des milliers d'habitations sont bâties hors de toute réglementation. - Les immolés du Tibet. A ce jour, 57 personnes se sont immolées au Tibet, dont une quarantaine depuis janvier 2012.
 

4 Novembre 2012

Un Tibétain est mort après s'être immolé par le feu dimanche.

PEKIN (Sipa-AP) -- Un Tibétain est mort après s'être immolé par le feu dimanche pour protester contre l'occupation chinoise dans cette région de l'Himalaya, a déclaré le gouvernement tibétain en exil.
Le gouvernement en exil, basé à Dharamsala, en Inde, a déclaré que l'homme s'était immolé par le feu dimanche matin dans le monastère de Tongren dans la province de Qinghai dans l'ouest de la Chine.
Sur son site internet, une photo montrait un corps brûlé entouré par les moines.
D'après l'organisation Free Tibet, une ONG basée à Londres, une soixantaine de Tibétains se sont immolés par le feu depuis mars 2011 pour s'opposer à la présence chinoise, et nombre d'entre eux réclament le retour de leur chef spirituel en exil, le dalaï-lama. Le gouvernement chinois a confirmé certaines immolations, mais pas toutes.
La police offre par ailleurs une récompense de 50.000 yuans (5.930 euros) à tout informateur qui pourra fournir des renseignements sur les projets d'immolation de certains Tibétains. Lien PHAYUL.COM


Des associations pro-tibétaines appellent les Parlementaires à réagir.

Préoccupés par la situation au Tibet, plusieurs associations demandent aux parlementaires de recevoir M. Lobsang Sangay et de l’entendre.
Elles proposent à chaque association de rejoindre ce mouvement et d’envoyer à leurs élus (députés, sénateurs et députés européens) cette lettre ou de s’en inspirer.

Monsieur le Député,

Depuis ces derniers mois, plus de 60 Tibétains, hommes et femmes de tous âges, à travers le Tibet et en exil, se sont immolés par le feu.
Sont-ils fous, suicidaires ou terroristes comme le prétendent les autorités chinoises ?

Ces Tibétains offrent leur corps et leur propre vie pour que l’ensemble de la communauté tibétaine n’ait plus à souffrir de la situation coloniale qui règne au Tibet.
Avec leurs derniers souffles, ils demandent la liberté pour leur pays et le respect de leurs droits fondamentaux.
Pour enfin y parvenir, ils s’adressent non seulement au peuple chinois mais également au reste du monde.

Relayant leur appel urgent, nous vous demandons de prendre une initiative qui aurait du sens : faire en sorte que le Représentant démocratiquement élu du Tibet, Monsieur Lobsang Sangay, soit invité par la Commission des Affaires étrangères de votre assemblée, comme l’a été en son temps le XIVème Dalaï Lama et entendu lors d’une audition afin qu’il puisse apporter aux élus toutes les informations sur la situation intolérable que le gouvernement chinois impose au peuple tibétain
De telles auditions devraient également être organisées devant le Parlement Européen.

Recevoir les représentants démocratiquement élus d’une région ou la démocratie est déniée, réprimée, les entendre, les questionner, et témoigner en connaissance de cause devant l’opinion mondiale, notamment à l’ONU, c’est à ce jour, le meilleur moyen dont nous disposions pour aller dans la voie de la justice.

Dans cette attente, veuillez agréer, Monsieur le Député, nos sincères salutations.

Premières signatures :
- Monique Dorizon, Tibet Lib,
- Judith Caris-Namgyal, association Jampa,
- Jean-Paul Ribes, Comité de Soutien au Peuple Tibétain,
- Alexis, Tenam, Étudiants pour un Tibet Libre - France
 


3 Novembre 2012

L'ONU lance un appel à la Chine.

Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les droits de l'Homme, Navi Pillay, a appelé aujourd'hui la Chine à répondre d'urgence aux frustrations des Tibétains qui ont conduit à une multiplication inquiétante des immolations par le feu.

Dans un communiqué elle se déclare préoccupée "par les accusations continuelles de violences à l'encontre de Tibétains cherchant à exercer leurs droits fondamentaux à la liberté d'expression, d'association et de religion" et relève "les informations sur des détentions et des disparitions, sur l'usage excessif de la force contre des manifestants pacifiques et la répression des droits culturels des Tibérains".

'J'ai eu plusieurs échanges avec le gouvernement chinois sur ces questions mais il faut faire plus pour protéger les droits de l'Homme et empêcher les violations", déclare Navi Pillay. "J'appelle le gouvernement à respecter le droit de rassemblement pacifique et d'expression et à libérer toutes les personnes détenues pour avoir simplement exercé ce droit", ajoute la Haut Commissaire.

Elle appelle également les Tibétains à renoncer à des formes extrêmes de manifestation comme les immolations par le feu et demande à leurs dirigeants religieux de les en dissuader. Elle réitère également ses demandes au gouvernement chinois pour que les experts de l'ONU puissent librement visiter la région, rappelant que douze demandes dans ce sens sont restées sans réponse. Une soixantaine de Tibétains se sont immolés par le feu depuis 2009, dont sept la semaine dernière.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/11/02/97001-20121102FILWWW00352-tibet-l-onu-lance-un-appel-a-la-chine.php

La Chine considère comme une ingérence la visite à Ngaba de l’Ambassadeur américain.

Le média officiel chinois Global Times a critiqué l’Ambassadeur américain Gary Locke pour son détour non programmé en septembre 2012 dans un canton tibétain de la "Préfecture autonome tibétaine et qiang de Ngaba", au cours d’une visite officielle à Chengdu, le qualifiant d’ingérence américaine dans les affaires intérieures de la Chine.
"Vu la position de Locke, son comportement a toujours le soutien du gouvernement américain, et la motivation de sa visite à Ngaba ne peut pas être considérée comme purement personnelle", allègue un commentaire dans le "Global Times", édition internationale en langue anglaise du "Quotidien du peuple", porte-parole du Parti chinois, le 31 octobre 2012.
"Les États-Unis ont toujours exhorté la Chine à se préoccuper de la question des Droits de l’Homme dans les zones tibétaines, et utilisant cela, ils essaient de s’immiscer dans les affaires intérieures de la Chine", selon le texte. Celui-ci a noté que Locke a visité les monastères du canton de Zungchu après une série d’auto-immolations de Tibétains dans la Préfecture.
"Les immolations se sont déroulées là depuis février 2009, et, par conséquent, cela a été médiatisé comme foyer de protestation contre le gouvernement central", affirme le texte.
Reconnaissant que le Dalaï Lama jouit d’un fort soutien public aux États-Unis, le texte fait valoir que Washington l’utilise et adopte une approche flexible à l’égard de la question du Tibet en fonction de ses propres besoins politiques. Il soutient que, au début des années 1970, les États-Unis ont apporté un soutien beaucoup moins important à ce qu’il a appelé "le groupe du Dalaï", quand ils cherchaient à établir des relations diplomatiques avec la Chine alors que, dans les années 1980, lorsque les relations sino-américaines se sont progressivement normalisées, ils ont fréquemment soulevé cette question.
Le texte reconnaît que la Chine a déjà utilisé beaucoup de ressources diplomatiques pour la question du Tibet et poursuit : "Tant que la stratégie des États-Unis envers la Chine ne changera pas, les activités visant à « l’indépendance du Tibet » continueront d’exister".
Le texte ne reconnaît aucune erreur ou lacune de la part du gouvernement chinois dont les politiques ont vu les Tibétains tomber dans un profond désespoir, traduites par plus de 60 immolations depuis février 2009.
Source : Tibetan Review, 1er novembre 2012.
http://www.tibet-info.net/www/La-Chine-considere-comme-une.html#.UJPIsmeJJ3c
Source http://tibet.fr

1er Novembre 2012

Matthieu Ricard, moine du bonheur et scientifique de la méditation.

Il se définit comme l'homme le plus heureux que la science ait eu à analyser: à considérer le sourire serein du Français Matthieu Ricard, généticien moléculaire devenu moine tibétain, on est tenté de le croire.
Photo - Université du Wisconsin/AFP - Jeff Miller Par Frankie TAGGART - http://www.laprovence.com

UPPER DOLPA (Népal) (AFP ) - Il se définit comme l'homme le plus heureux que la science ait eu à analyser: à considérer le sourire serein du Français Matthieu Ricard, généticien moléculaire devenu moine tibétain, on est tenté de le croire.
Ce confident du dalaï lama, qui a tout abandonné pour aller vivre dans un ermitage himalayen, explique avec passion pourquoi la méditation peut modifier le fonctionnement du cerveau et susciter le bonheur, exactement de la même façon qu'on soulève des poids pour travailler ses muscles.
"C'est un magnifique domaine de recherche parce que cela montre que la méditation n'est pas simplement un état de béatitude sous un manguier mais que cela change complètement le cerveau et donc ce que nous sommes", dit-il à l'AFP, robe grenat volant au vent.
Selon ce globe-trotter, fils du philosophe Jean-François Revel, n'importe qui peut être heureux: il s'agit juste d'une question d'entraînement.
Voici quatre ans, le neuroscientifique Richard Davidson a branché 256 capteurs sur le crâne de Matthieu Ricard à l'université du Wisconsin, dans le cadre de recherches pratiquées sur des centaines d'adeptes avancés de la méditation.
Les scanners ont montré que lorsqu'il méditait, le cerveau du moine produisait un niveau d'ondes "gamma", liées à la conscience, l'attention, l'apprentissage et la mémoire "jamais relevées auparavant dans la littérature de la neuroscience", selon le témoignage de M. Davidson.

Aptitude "anormale" au bonheur
L'imagerie médicale a aussi montré une suractivité de son cortex préfrontal gauche par rapport à son homologue droit, lui donnant une aptitude "anormale" au bonheur et une réduction de la propension à la négativité, selon les chercheurs.
Les recherches sur ce phénomène, connues sous le nom de "plasticité neuronale", en sont à leurs balbutiements et Matthieu Ricard a été l'un des tous premiers à participer à ces expériences scientifiques.
Depuis 2000, il fait partie du "Mind and Life Institute", qui facilite les rencontres entre la science et le bouddhisme.
"Cela fait douze ans que nous recherchons les effets cérébraux de la méditation à court et long terme sur l'attention, la compassion, l'équilibre émotionnel", explique le moine âgé de 66 ans, à l'occasion d'une fête religieuse à Upper Dolpa, une région reculée du Népal.
"Nous avons trouvé des résultats remarquables avec des personnes pratiquant la méditation depuis longtemps mais aussi avec des gens qui méditaient 20 minutes depuis trois semaines, ce qui est bien-sûr plus adapté à nos modes de vie modernes".
M. Ricard, aujourd'hui l'un des universitaires religieux les plus connus en Occident, n'a pas toujours marché sur le chemin de l'illumination bouddhiste.
Il grandit parmi les personnalités et les idées les plus créatives des milieux intellectuels parisiens, entouré d'un père libertaire et d'une mère artiste-peintre, Yahne Le Toumelin, spécialiste de l'aquarelle abstraite.
"Nous avions à déjeuner des lauréats de prix Nobel. C'était fantastique. Certains étaient magnifiques mais d'autres pouvaient être difficiles".

La fin de la tranquillité
Mais lorsqu'il obtient son doctorat en génétique cellulaire à l'institut Pasteur, en 1972, il en a soupé des débats autour de la table et a déjà entrepris un voyage à Darjeeling, dans le nord-est de l'Inde, lors de vacances.
Fuyant une vie privée et une carrière, il s'installe ensuite en Inde pour étudier le bouddhisme. Vingt-six ans plus tard, la célébrité vient à lui grâce à son livre d'entretien avec son père, "Le moine et le philosophe".
"C'était la fin de la tranquillité parce que ce fut un best-seller. J'ai été soudain projeté dans le monde occidental. J'ai ensuite écrit d'autres dialogues avec des scientifiques et tout ça a commencé à prendre de l'ampleur".
"Je me suis vraiment impliqué dans la recherche scientifique et la science de la méditation".
Figure incontournable du monastère Shechen à Katmandou, où il vit, il partage son temps entre méditation, recherche scientifique et voyages avec le dalaï lama, qu'il accompagne depuis 1989 dans les pays francophones en tant que conseiller et interprète.
Pour lui, le bouddhisme tente de révéler "le mécanisme du bonheur et de la souffrance. C'est une science de l'esprit", juge-t-il.

Source http://www.laprovence.com

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