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21 Novembre 2016

TOKYO : Comme à Oulan Bator, des politiques savent résister au dictak de Pékin…

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« Je promets de continuer à soutenir le Tibet et le faire de mon mieux pour changer la situation au Tibet dans lequel sont tous opprimés. »
– Shinzo Abe, un ancien premier ministre du Japon

21 Novembre 2016

ULAN BATOR : A la rencontre du Dalaï Lama,12 000 fidèles ont bravé la grogne de Pékin …et des températures polaires : moins 30 degrés

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La Mongolie a carrément snobé le très strict interdit chinois  et accueilli le Dalai Lama à l’invitation d’un des plus grands monastères.

Le leader spiritual  est arrivé en Mongole pour une visite de 4 jours, bien que Pékin ait mis en garde la Mongolie à l’encontre de cete visite du Dalaï Lama, qualifie de séparatiste et de réfugié politique.

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Le leader tibétain exilé, que la Chine accuse de  fomenté des troubles dans la région, arrivait du Japon ce vendredi dans la soirée et était acceuilli à l’aéroport par d’ importants officiels gouvernementaux.

Les grands Maîtres bouddhistes des monastères de Mongolie, l »Ambassadeur de l’Inde, ou le leader des Tibétains vit en exil, étaient présents pour l’accueil à l’ aéroport.

Le programme du Dalaï Lama va se dérouler au sein du Monastère Gaden Thekchen Choeling, le plus grand des monastères de Mongolie, ce samedi. Le leader spirituel tibétain visitera aussi  le Monastère de  Kalkha Jetsun Dampa, le neuvième chef de la Communauté Bouddhiste de Mongolie, selon Radio Free Asia.

Quelques jours plutôt, la Chine s’était fortement opposée à cette visite en Mongolie déclarant que cela affecterait les relations bilatérales. “Nous demandons très énergiquement à la Mongolie, dans le but de maintenir l’ image générale d’un développement stable des liens bilateraux, de restez sincèrement fidèle à son engagement sur des questions relatives au Tibet, de ne pas autoriser cette visite du Dalaï Lama et de ne fournir  aucune forme de soutien ni accomodements au groupe duDalai Lama,”  déclare Geng Shuang, le porte parole du Ministère des Affaires Etrangères.

les relations avec la  Chine sont cruciales la Mongolie à prédominence for the predominance bouddhiste qui regarde vers  Pékin pour le commerce et les investissements. Cependant, le leadership, de Mongolie incluant le Président, le Premier ministre et le Porte parole du Parlement ont déclaré apporter leur soutien à l’ invitation faite par les  monastères au leader spirituel.

C’est l’ habitude pour la Chine de s’ opposer aux visites du Dalai Lamadans n’ importe quel pays annonçant que le moine pourrait développer une propagande anti-chinoise et un  programme séparatiste.  Cependant, le Dalaï Lama maintient qu’il ne souhaite qu’ une autonomie significative pour le Tibet.


21 Novembre 2016

LARUNG GAR / TREK MAGAZINE RELAIE L’APPEL URGENT POUR LE MONASTERE

Larung Trek

 APPEL AUX VOYAGEURS , TOURISTES et  HIMALYISTES, même amoureux du Tibet ou de la Chine, ne pourrions pas envisager de ne plus rejoindre ces destinations, tant que cette barbarie n’aura pas cessé – note de la rédaction de France Tibet-.

Agissons ! La Chine veut détruire le monastère tibétain de Larung Gar

Perché à plus de 4000 mètres d’altitude, à flanc de colline, Larung Gar est un véritable trésor architectural et humain que le gouvernement chinois a entrepris de détruire, malgré l’élan de soutien de la communauté internationale. Des milliers de moines, nonnes et étudiants risquent aujourd’hui l’expulsion.

Le site de Larung Gar, comté de Serthar, province du Sichuan. © Franck Charton

Le site de Larung Gar, comté de Serthar, province du Sichuan. © Franck Charton

Une ordonnance de démolition lancée le 20 juillet 2016 vise en effet à réduire les effectifs de Larung Gar de 50% et à expulser au moins la moitié de ses 10 000 résidents, avant la fin de septembre 2017. Environ 3000 moines et nonnes ont déjà été expulsés et plus de 1000 habitations monastiques détruitespar les bulldozers.

Une destruction programmée

Depuis 2001, c’est la troisième démolition de cet Institut, la plus grande institution bouddhiste tibétaine au monde. Selon les organisations non gouvernementales impliquées dans la défense de Droits de l’Homme, ces premières séries de démolitions et d’expulsions avaient causé une détresse généralisée parmi les Tibétains. Le choc était tel que certains se sont suicidés, tandis que d’autres sont devenus psychologiquement fragiles. Quinze ans plus tard, les faits se reproduisent.

Une ordonnance de démolition et d’expulsion

Une ordonnance de démolition a été publiée par les autorités chinoises. Elle définit une à une les différentes étapes de la démolition des résidences monastiques et l’expulsion de milliers de moines, moniales et pratiquants laïques. Dans le cadre des plans émanant de l’administration locale, une série de déménagements forcés et de vastes travaux de démolition sont mis en œuvre, afin de réduire le nombre de résidents du complexe moastique de 10 0000 à 5 000 personnes, d’ici septembre 2017. Environ 3000 moines et nonnes ont déjà été expulsés de Larung Gar, et environ 1000 habitations détruites.

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Larung Gar, avant le début des destructions © Franck Charton.

« Les téléphones et les médias sociaux sont étroitement surveillés par les autorités » relate Radio Free Asia. « Personne n’est autorisé à s’approcher des zones détruites ou à prendre des photos ou des vidéos des activités de démolition qui s’y déroulent« . 

Les dirigeants monastiques ont exhorté les moines et les nonnes de l’institut à ne pas résister à la destruction de leurs maisons. Bien qu’il n’y ait eu aucune réelle protestation jusqu’à ce jour, les autorités chinoises ne prennent aucun risque. Les forces armées ont entre-temps été postées sur le site et dans les comtés voisins. Si ce vaste plan n’est pas respecté par les résidents de Larung Gar, les autorités chinoises ont affirmé que des punitions sévères seront imposées. Il s’agit notamment d’expulser des personnes supplémentaires, voire même de détruire Larung Gar dans son intégralité.

Le plus grand centre bouddhiste au monde

Cette incroyable académie, créée en 1980 par le maître Khenpo Jigme Phuntsok (membre de la secte Nyingmapa plus couramment appelée Bonnets rouges), est l’un des plus impressionnants centres bouddhistes au monde. En 1987, le 10e Panchen Lama bénit l’Institut et lui donna son nom actuel de « Sertar Larung Gar Ngarig Nangten Lobling ». Son ambition ? Faire de Larung Gar « une oasis spirituelle », avec la volonté de créer le plus grand Centre d’études bouddhistes non sectaire, dans le monde.

L'institut bouddhiste de Larung Gar. © Franck Charton

L’institut bouddhiste de Larung Gar. © Franck Charton

Larung Gar, situé aux confins du Sichuan dans le comté de Serthar, au nord de la préfecture autonome tibétaine de Garze, caché au milieu des hauts plateaux tibétains, était jusqu’au début des années 1980 une vallée inhabitée. En quelques années seulement, cette ville est devenue l’une des plus grandes et influentes « universités » bouddhistes au monde. Malgré une situation géographique particulière, ce foyer a évolué grâce à quelques disciples. Aujourd’hui, il s’agit de la plus grande « colonie bouddhiste » : un immense campement religieux (un gar), regroupant un institut et un monastère, ainsi qu’un lacis de ruelles bordées de milliers de maisonnettes monastiques sans confort où peuvent cohabiter près de 40 000 personnes, dont 10 000 nonnes et moines, malgré la forte pression du gouvernement chinois, depuis 2001.

Yachen Gar également visé

L’arrêté de démolition vise également un autre lieu symbolique, celui de Yachen Gar (ou Yarchen Gar). Des images et des vidéos récentes attestent également qu’un arrêté de destruction similaire a été délivré pour cette ville, située dans le comté de Pelyul (en chinois, Baiyu) dans la préfecture autonome du Tibet de Garze. En 2001, Yachen Gar a dû faire face à des destructions partielles, tout comme Larung Gar.

Yachen Gar

Ces photos récentes montrent des logements détruits par les résidents eux-mêmes avant l’arrivée des équipes de démolition à Yachen Gar, afin de sauver leurs effets personnels. Source : France Tibet.

145 immolations depuis 2009

Au Tibet, la religion est étroitement contrôlée par une politique élaborée, faite de lois répressives, de règlements et de campagnes d’endoctrinement assurés par le Gouvernement de Xi Jinping. Face à cette sinisation, les Tibétains sont poussés à l’exaspération et au désespoir, voire à l’ultime geste de l’auto-immolation. Ces dernières années, plus d’une centaine de Tibétains se sont immolés par le feu (le chiffre s’élève même à 145 selon SaveTibet. Un geste de désespoir pour dénoncer la répression chinoise. Une répression qui prend la forme d’un « génocide culturel » selon le Dalaï Lama, lui-même. « Ce phénomène consiste à organiser la colonisation des régions tibétaines par des Hans (92% de la population chinoise, ndlr), une infiltration qui passe par la religion. »

De nombreuses pressions ont été exercées par les autorités pour forcer les expulsions : réquisition des résidences avec cadenas aux portes, signature de documents officiels acceptant l’abandon de leur maison et le retour dans leur ville d’origine, sous peine de représailles violentes. Arrestation, torture, emprisonnement, incitation monétaire à certains religieux afin qu’ils partent … Tous ceux qui ont été forcés de quitter Larung Gar doivent subir également une « réeducation patriotique » pendant six mois, dès leur arrivée dans leurs localités d’origine. Certains d’entre eux sont également soumis à des périodes de détention forcées, allant jusqu’à un an et demi, selon des sources anonymes de Radio Free Asia (RFA).

Egalement, selon une source locale de Radio Free Asia, les autorités qui supervisent la destruction de Larung Gar ont annulé le festival religieux annuel appelé Dechen Shingdrup ou « Accomplishing the Pure Land of Great Bliss ». Ce festival de huit jours commence le 18e jour du neuvième mois du calendrier lunaire tibétain ; cette date tombe, cette année, le 17 novembre. De ce fait, les autorités ont interdit tous les rassemblements publics. Les moines et nonnes sont donc forcés de rester dans leurs chambres pour prier en privé.

Comprendre et aller plus loin

Le reportage « Tibet, la Chine à l’assaut du bouddhistme, au Larung Gar de Serthar », diffusée par Arte (12 mn, 2011)

• Livre « Les Tibétains« , de Marie-Florence Bennes, éditions Ateliers Henry Dougier, 2016.

« Immolations au Tibet. La honte du monde », par Tsering Woeser, poétesse tibétaine renommée, essayiste.

Le guide des monastères du bouddhisme tibétain, par Franck Charton, Trek magazine n°171, septembre-octobre 2016.

Agir contre la destruction de Larung Gar

Quelques sites d’ONG et médias de défense de droits de l’homme et luttant contre la sinisation actuelle du Tibet : Radio Free Asia, Human Rights Watch, freetibet.org, savetibet.org, tibet.fr, standwithlarunggar.org

• Change.org a mis en place une pétition pour sauver Larung Gar. Elle sera adressée aux Nations Unie

Introduction to Tibet, sur le site de l’ONG Free Tibet pour comprendre pourquoi et comment le Tibet est aujourd’hui l’une des sociétés les plus réprimées et les plus fermées du monde.


21 Novembre 2016

OULAN BATOR – Mongolie – / SCIEZ – France – : Même combat pour Pékin … chantage et menaces sournoises

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Alors que le Dalaï Lama, suite à son récent séjour d’enseignements au Japon, se dirige vers Oulan Bator , capitale de la Mongolie ( ex Mongolie soviétique ), Pékin s’insurge …

C’est d’ailleurs le contraire qui serait étonnant … Voici dans la presse chinoise en France :

Tibet : la Chine exhorte la Mongolie à revenir sur ses engagements
 

La Chine exhorte la Mongolie à honorer ses engagements sur la question du Tibet, en prenant comme point de départ le développement sain et stable des relations sino-mongoles, a déclaré la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang, en réponse à la visite du 14e Dalaï Lama en Mongolie.

Le 14e Dalaï Lama n’est autre qu’un exilé politique complotant pour séparer le Tibet de la Chine, et qui colporte de longue date un sécessionnisme anti-chinois sous couvert de religion, a-t-elle dénoncé.

 

http://french.cri.cn/621/2016/11/18/661s497927.htm

  2016-11-18 20:52:14  cri

Nos associations de défense des Droits de l’ Homme au Tibet ne sont que trop habituées à cette situation et à cette hantise de la présence du Dalaï Lama ou des défenseurs des droits de l’Homme engagés pour le Tibet, ce qui enrage Xi, tout comme ses prédécesseurs : « séparatiste »« loup dans une robe de moine », sécessionniste » … liste non exhaustive des mots doux pékinois ...

Oulan Bator ( Mongolie )…il s’agit d’une invitation formulée par des sociétés bouddhistes et les rencontres prévues n’ont aucun caractère politique …mais Pékin a peur.

Sciez ( Haute Savoie ) : simple cérémonie à caractère culturel pour le le 20ème anniversaire de l’Association Objectif Tibet mais Pékin construit lui-même la rumeur de la présence du Dalaï Lama …Pékin a peur.

 

A nous défenseurs de la juste cause du Tibet de rester vigilants, de ne pas céder à ces intimidations.

Rappelons ici le discours qu’ a tenu Jean Luc Bidal, Maire de Sciez, lors de la cérémonie  d’ Anniversaire du 6 novembre 2016 :

     » Il y a quelques semaines mon adjoint au tourisme, qui malheureusement ne peut être là aujourd’hui, a reçu le Consul de Chine accompagné du Vice-Consul, qui tout sourire dehors lui ont dit : « Vous savez que ce n’est pas bien ce que vous faites, le Tibet c’est chinois et donc les affaires tibétaines ne doivent en aucun cas vous regarder. De plus nous vous rappelons que la France n’a pas intérêt à se montrer hostile à la Chine pour de nombreuses raisons, d’ailleurs nous avons un accord sur ce sujet avec votre gouvernement. »

Ce fait, qu’en dehors de ce que cela peut provoquer, signifie beaucoup de choses pour moi : d’abord que, un, c’est une vraie dictature car seules les dictatures n’arrivent pas à conceptualiser ce qu’est une vraie démocratie, en deux que des dictatures croient qu’on peut rendre un peuple heureux en l’empêchant de penser et que de trois seuls les dictateurs peuvent croire qu’on rend un peuple heureux en lui imposant sa peur.

Je me suis dit que cela suffit et justifie amplement que vous le combattiez vous les militants des associations et qu’il faudra essayer dans les années à venir à augmenter ce combat juste car s’il ne l’était pas tout le monde s’en moquerait.

Il est réjouissant d’un certain côté d’assurer ce combat car quand on est « l’Empire du Milieu » qui a peur d’une petite commune qui fait une petite cérémonie, ça veut dire que ce grand pays est très fragile et que cette institution que l’on dit communiste n’aurait pas ce comportement envers une diaspora exilée plus ou moins nombreuse. « 

Mais ce fut une visite vraiment contre – productive : Monsieur le Maire a fait fi de ces propos chinois intimidants. D’ailleurs ne serait-ce pas ingérence chinoise dans les affaires françaises ?

Monsieur le Maire a également fermement repoussé des pressions françaises, plus ou moins parisiennes, mais téléguidées par Pékin…

Mais oui !… tant il est vrai que nous rencontrons souvent, au cours de nos nombreuses actions, des interlocuteurs, élus ou simples citoyens, inféodés aux sirènes et au business chinois ; ou caressés dans le sens du poil par d’habiles manipulateurs des Instituts Confucius ; ou simplement futurs touristes frileux, craignant de ne pas obtenir un jour ou l’autre un visa pour Pékin ou le Tibet …

Que des bonnes raisons !

Alors ? Ne courbons pas l’échine, en tant que  Français et citoyens conscients que la France se doit d’ être à la hauteur de sa réputation : « France – Pays des droits de l’ Homme ».

Il faudra bien un jour que les édiles chinoises considèrent que leur dictature, même de marché, n’est pas le modèle unique de gouvernance sur cette Planète ; que tôt ou tard, la peine de mort systématique et la répression barbare devront faire place au respect des droits fondamentaux  ; que les représentants officiels – ambassadeurs et consuls – installés et goûtant les plaisirs de nos démocraties, s’ habituent à dialoguer avec des démocrates et à laisser de côté leur arrogance et leur propagande savamment distillée.

Notre détermination ?

                                                     NE PAS BAISSER LES BRAS

                                                              NEVER GIVE UP  

Rédaction France Tibet

 Image :

Oulan Bator : La foule salue le Dalaï Lama à son arrivée

Sciez : Devant le drapeau du TIBET, Monsieur Jean Luc Bidal, Maire de Sciez, entouré de Tibétains venus du Bureau du Tibet de Genève et de la Suisse voisine, pour ce 20ème anniversaire de l’Association Objectif Tibet, organisé par Jean Claude Perréard son Président.


21 Novembre 1945

URGENT APPEL AUX DONS : Sécheresse en Inde, des centaines de familles tibétaines sous la menace d’une crise économique sans précédent

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Dharamshala le 11 novembre : Les cinq grandes colonies tibétaines en Inde du Sud ont récemment été frappées par une sécheresse sans précédent dans la région, ravageant plus de 2387 hectares de récoltes sur pied dans les cinq plus grandes communautés tibétaines.

L’ensemble des agriculteurs tibétains saisis par cette sécheresse, qui a causé une perte quasi-totale des cultures, sont menacés, ainsi que des centaines de familles tibétaines, d’une crise économique sans précédent.

« Nous sommes confrontés à l’affaire la plus grave de mauvaise récolte jamais enregistrée dans l’histoire tibétaine en exil. Toutes les cinq grandes colonies tibétaines ont été saisies par une sécheresse sévère. Cependant, nous avons commencé à émettre des appels à nos soutiens étrangers, les bureaux du Tibet autour du monde et  tibétains colonies en Inde, au Népal et au Bhoutan pour une aide d’urgence. Nous assurons tous les agriculteurs touchés que le ministère fera de son mieux et toutes les mesures nécessaires seront prises pour assurer une indemnisation face à ses pertes « , a déclaré M. Chemi Rigdzin Secrétaire du Département Intérieur.

Le ministère se concentre sur la collecte de secours et sur les solutions permettant de verser les compensations au plus tôt, at-il ajouté.

Les agriculteurs qui ont subi des pertes de 50 % des cultures ou plus seraient indemnisés et les agriculteurs admissibles seraient indemnisés selon les règles et les règlements du Fonds de secours en cas de catastrophe.

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L’appel de l’Administration Centrale Tibétaine

« Je voudrais attirer votre attention sur la récente très mauvaise récolte subie par les agriculteurs tibétains vivant dans les cinq principaux campements de réfugiés tibétains du sud de l’Inde, à savoir Dhondenling Kollegatl, Rabgayling Hunsur, Lugsam & Delar à Bylakuppe et Doeguling Mundgod. Ces tragiques mauvaises récoltes sont attribuées principalement à des précipitations inexistantes ou insuffisantes ainsi que le manque de poinrs d’eau pour irriguer les champs ; en conséquence, la récolte de cette année a échoué de façon irrémédiable.

Après avoir effectué une évaluation des pertes et des dommages sur le total des 12 000 surfaces de cultures de riz et de maïs cultivées par nos agriculteurs, nous constatons que nos agriculteurs ont souffert d’une perte moyenne de 75% de leurs cultures équivalant à environ 411 000 €.

Outre le travail intensif et rigoureux que les agriculteurs tibétains de la région ont consacré à la culture des champs, les activités agricoles étant leur principale source de revenus, le manque de récolte de cette année les laissent dans une plus grande misère  et une incapacité de rembourser les prêts engagés auprès des banques locales et des sociétés coopératives pour les achats de semences, engrais et autres intrants agricoles.

Je demande donc instamment et sincèrement à tous les amis du Tibet et à tous les amis du monde entier d’envisager de faire des dons pour le compte de votre organisation ou individuellement afin de faire preuve de solidarité et de soutenir nos agriculteurs dans leur situation en les aidant à rembourser une partie de leurs diverses dettes.

Voici les détails de notre compte bancaire pour le transfert de fonds :

Pour les donateurs étranger :
Bank Account Details :
Central Tibetan Relief Committee
FC. Account No. 105510953-22
State Bank of India, Dharamsala
Bank Code : 0634
Bank Swift code : SBININBB277

Si vous avez besoin de plus d’informations sur l’ampleur de la situation, s’il vous plaît contactez-nous sur l’adresse e-mail ci-dessous. Nous espérons qu’il y aura une réponse massive à cet appel d’urgence. »

Chhimey Rigzen
Secrétaire du Département Intérieur, agriculture coopérative


21 Novembre 2016

LARUNG GAR ( TIBET) : L’inhumanité de Pékin ne connaît pas de limites : portes cadenassées pour forcer l’exode …

Porte condamnée du sanctuaire de Larung Gar-Photo non datée. Cliché transmis par un auditeur de Radio Free Asia (RFA).

Une source rapporte que les moines et nonnes de l’Académie Bouddhiste de Larung Gar au Sichuan, précédemment menacés d’expulsion, se voient désormais interdire l’accès à leurs appartements sans possibilité de récupérer leurs effets personnels avant éviction.

Alors même que le pouvoir chinois continue à mettre tout en œuvre pour réduire la taille des installations de Larung Gar, une source a déclaré au département Tibet de Radio Free Asia que de nouveaux procédés étaient dorénavant expérimentés par les autorités.

S’exprimant sous la condition de l’anonymat, un informateur a en effet confié que « les autorités condamnent les portes des quartiers d’habitation des moines et des nonnes lorsque ceux-ci sont en classe, hors du monastère ou partis faire des achats », « ainsi lorsqu’ils reviennent, ils se voient dans l’impossibilité de pénétrer dans les lieux».

Toujours selon cet informateur, les autorités chinoises ont prévenu que toute personne tentant de forcer les cadenas, numérotés et peints en rouge, se rendra coupable de violation de la loi et sera traitée en conséquence. « Ainsi menacés, nombre de moines et nonnes doivent, dans le désespoir, partir sans même avoir le temps de rassembler leurs maigres possessions ».

Beaucoup de Chinois d’ethnie Han et de Tibétains étudient au sein du vaste sanctuaire de Larung Gar, l’un des plus grands et des plus réputés de tous les centres d’études du Bouddhisme tibétain, fondé en 1980 par le guide spirituel, désormais décédé, Khempo Jigme Phuntsok,

L’ordre de réduire de moitié le nombre de résidents du temple et de le porter à un maximum de 5000 personnes « émane des plus hautes autorités ». Le Président chinois Xi Jinping lui-même s’intéresserait à la question, si l’on en croit des informations précédemment transmises à RFA.

Des milliers de religieux sont d’ores et déjà partis et des centaines ont été déplacés au moyen de bus pour la seule journée du 30 octobre ; « actuellement, des groupes de nonnes et de moines se voient chaque jour contraints au départ ».

Bien que les autorités affirment que ceux qui quittent Larung Gar ne font que retourner volontairement dans leur famille en plein accord avec les objectifs fixés par les autorités chinoises, il a été confié à RFA que « l’intimidation et la force sont utilisées pour les contraindre à partir » et que « moines et nonnes sont également avertis que leurs familles subiront les conséquences d’un échec dans la mise en œuvre du plan gouvernemental ».

Couvert par Kunsung Tenzin pour le département Tibet de Radio Free Asia.

Traduit par Dorjee Dumdul. Rédigé en anglais par  Richard Finney.
Traduit de l’anglais par Éric Pegorer pour France-Tibet.


13 Novembre 2016

PEKIN / BRATISLAVA : la réprimande pour la Slovaquie… suite à la rencontre entre le Président slovaque Andrej Kiska et le Dalai Lama

Rencontre de Sa Sainteté le Dalaï Lama avec le président de la Slovaquie Andrej Kiska à Bratislava, Slovaquie le 16 Octobre, 2016. (Photo / Jeremy Russell / OHHDL)

Suite à l’entrevue entre le Président slovaque Andrej Kiska et le Dalai Lama le 16 octobre dernier, les accords bilatéraux entre la Chine et la Slovaquie semblent compromis .

Un entretien du Premier ministre chinois Li Keqiang et du Premier ministre slovaque Robert Fico, aux rênes de l’union européenne jusqu’à la fin de l’année, était prévu en parallèle de la 5ème rencontre des pays de l’Europe centrale et de l’est avec la Chine (CECC).

Cependant, d’après l’agence de presse SITA, Li Keqiang a fait faux bond à son homologue slovaque. Li a toutefois maintenu ses rendez vous avec ses autres contreparties le 5 novembre pour des discussions centrées sur le commerce.

Malgré l’annulation de la rencontre les deux parties ont tout de même échangé leurs points de vue.

Le Gouvernement chinois s’était opposé à la rencontre entre le Président Kiska et le Dalai Lama considérant celle ci comme une remise en cause de la politique d’un Etat chinois uni.

Le Premier ministre slovaque a répondu qu’il était dommage que cette rencontre ait été interprétée de la sorte. En effet le Président Kiska , homme d’affaire millionnaire et philantrope devenu homme politique, considère cette rencontre comme étant d’ordre privé.

Le désir d’entretenir de fortes relations d’affaires avec la Chine demeure. Le Ministère de l’Economie slovaque déclare un chiffre d’affaires avec la Chine de plus de 6 milliards (6,7 milliards) l’année dernière. La Chine connait un grand excédant commercial grâce à ses politiques hautement protectionnistes et n’a pas révélé sa position vis à vis de la Slovaquie.


13 Novembre 2016

Les personnes expulsées de Larung Gar sont forcées d’assister à des classes de « rééducation politique », dès leur retour dans leurs villes d’origine

Political-Re-education

Un instructeur chinois mène une classe politique de rééducation patriotique pour les personnes expulsées de Larung Gar – une photo non datée.

Les moines et les nonnes expulsés de l’Académie bouddhiste de Larung Gar, située au Sichuan, sont soumis à des mois de « rééducation politique » après leur retour dans leurs villes d’origine. Pour certains, ils seront ciblés pour des périodes de détention allant jusqu’à un an et demi, selon les sources tibétaines.

Un groupe d’environ 100 personnes originaires de Larung Gar ont été envoyées en août, pendant deux mois, dans le comté du Sud-Est de Nyungtri (en chinois : Linzhi), relate un résident de cette zone au service tibétain de RFA.

«La réhabilitation de ces moines et nonnes déplacés, exige l’étude des politiques chinoises et de ses règlements, quant au Tibet» ajoute une source anonyme de Radio Free Asia.

Les classes, qui sont conduites en tibétain avec l’aide de rétroprojecteurs, font aussi la promotion de l’attention que la Chine apporte dans son programme pour l’assistance aux nomades tibétains et aux fermiers.

La plupart des personnes inscrites à ces classes, sont maintenant retournées dans leurs maisons familiales, mais pour certains, le programme continue toujours, confie à nouveau la source.

Les fonctionnaires chinois de Serthar, du Comté de Larung Gar, avaient demandé l’aide des autorités de la préfecture autonome du Tibet, pour faciliter le retour au Tibet des moines et moniales expulsés, dont certains ont été informés, qu’ils seraient autorisés à revenir à Larung Gar « après un certain temps  », a-t-il dit.

Pendant ce temps, environ 300 moines et nonnes renvoyés en septembre dans le Comté de Riwoche (Leiwuqi) et de Sershul (Shiqu) Comté du Sichuan, ont reçu l’ordre de faire un rapport à la police, dès leur retour.

« Par la suite, ils ont été mis en détention pour rééducation patriotique », confirmait cette même source.

Parlant séparément, une autre source tibétaine a confirmé que les classes politiques étaient tenues à travers toute la région.

« Tous ceux qui ont été forcés de quitter Serthar doivent subir une rééducation patriotique pendant environ six mois à l’arrivée dans leurs localités d’origine », dit-il.

Environ 3000 moines et nonnes ont déjà été expulsés de Larung Gar et environ 1000 habitations détruites. Les autorités cherchent à réduire la population du complexe tentaculaire d’environ la moitié à un niveau maximum de 5000 l’année prochaine, selon des sources.

Rapporté par Sonam Wangdu et Lhuboom pour le service tibétain de RFA. Traduit par Dorjee Damdul. Rédigé en anglais par Richard Finney.


13 Novembre 2016

Taiwan modifie la loi afin de pouvoir accueillir davantage d’exilés tibétains

L’ Assemblée législative (Yuan) de Taïwan a approuvé un amendement à l’Immigration Act, ce 1er novembre 2016, pour garantir un permis de résidence aux ressortissants apatrides du Tibet, arrivés du Népal ou d’Inde avant le 29 juin de cette année, selon l’agence taïwanaise d’informations CNA.

L’Agence Nationale de l’Immigration se doit donc d’accorder un permis de résidence aux Tibétains n’ayant pas de nationalité, entrés dans le pays avant le 29 juin dernier et ne peut pas les forcer à quitter le pays une fois que leur identité a été confirmée par la Commission des affaires tibétaines et mongoles.

Avant cet amendement de la loi, seuls les  Tibétains apatrides arrivés à Taiwan depuis l’Inde et le Népal entre le 21 mai 1999 et le 31 décembre 2008, étaient autorisés à rester sur le sol du pays. Le législateur Kolas Yotaka, du partie démocrate progressiste, qui a proposé l’amendement, estime que ce dernier devrait permettre à au moins 16 apatrides d’obtenir un permis de résidence et un permis de travail.

Dans le même temps, Chiu E-ling, Secrétaire générale de l’Association Taïwanaise pour les Droits de l’Homme déclarait que les Tibétains mariés à des Taïwanaises devaient faire face à encore plus de difficultés que ceux dont les épouses sont Chinoises ou venues d’ailleurs dans le monde. Elle a appelé à de nouvelles révisions des lois règles existantes, rapporte taipetimes.com, le 1er novembre dernier.

TibetanReview.net;  Novembre 2016, traduit par François Gremaud pour France-Tibet.


11 Novembre 2016

La Chine proteste contre la rencontre entre le Parlement du Royaume Uni et le Premier ministre Lobsang Sangay

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La Chine a fustigé le Royaume Uni pour avoir permis une rencontre entre le Premier ministre du Gouvernement tibétain en exil, Lobsang Sangay et John Bercow, le Président de la Chambre des Communes, déclarant qu’il devait éviter de prendre des mesures qui nuiraient à la coopération bilatérale entre la Chine et le Royaume Uni.

« La Chine est opposée à cet acte du Président de la Chambre des Communes qui met en péril les intérêts essentiels de la Chine, » a déclaré la porte-parole du Ministère des affaires étrangères chinois.

La rencontre a eu lieu le 1er novembre.

« Le soi-disant Gouvernement en exil a été formé par des séparatistes qui ont fui le Tibet suite à un coup d’état raté en 1959 et n’a aucune légitimité ou reconnaissance internationale, » a-t-elle ajouté.

« La Chine s’oppose fortement à Lobsang Sangay et à tout autre acte séparatiste dans n’importe quel pays et s’oppose également à tout contact entre ces séparatistes et des officiels étrangers. »

« Nous exhortons le Royaume Uni à honorer leur promesse et à éviter de porter préjudice aux relations entre le Royaume Uni et la Chine. »

La Chine s’oppose systématiquement à toute rencontre entre des dignitaires étrangers et le leader spirituel tibétain, le Dalaï Lama et ses associés.

Durant le soulèvement tibétain de 1959, le Dalaï Lama s’est exilé en Inde, où il vit actuellement. Il a depuis voyagé dans le monde entier, prônant le bien-être des Tibétains.

La Chine règne sur le Tibet depuis les années 1950, mais de nombreux bouddhistes tibétains accusent Beijing d’opprimer leur religion et leur culture. La Chine dément.


11 Novembre 2016

INTERPOL : « TOUS AUX ABRIS… » Le Chinois Meng Hongwei à la tête de l’organisation

interpol

 
 
ALERTE MAXIMUM  Chinois dissidents, Ouighours , Tibétains, Falung Gong et séparatistes de tout poil…
Un Chinois a pour la première fois été élu à la présidence d’Interpol, une décision potentiellement controversée.
L’assemblée générale d’Interpol a nommé le Chinois Meng Hongwei à la tête de l’organisation. Il remplacera Mireille Ballestrazzi.

L’élection jeudi du vice-ministre chinois de la Sécurité publique Meng Hongwei est controversée en raison de la campagne chinoise pour traquer des fugitifs à l’étranger.

Meng Hongwei a été choisi pour succéder à la patronne de la police judiciaire française, Mireille Ballestrazzi, lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisation de coopération policière organisée sur l’île indonésienne de Bali, a annoncé Interpol.

Cette nomination pourrait faciliter les efforts de la Chine pour traquer de nombreuses personnes soupçonnées de corruption ou d’infractions à caractère économique et réfugiées à l’étranger. Depuis son arrivée au pouvoir fin 2012, le président Xi Jinping a engagé une campagne anti-corruption.
Purges déguisées
Mais certains observateurs soupçonnent qu’elle serve de purge déguisée au sein même du Parti communiste chinois. Un de ses volets, l’opération Skynet, vise à rapatrier des suspects de corruption ayant fui à l’étranger. L’agence de presse Chine nouvelle rapportait fin septembre que 409 suspects avaient déjà été ramenés au pays.Cette campagne a soulevé des réserves de certains pays accusant la Chine d’agir en secret sur leur sol. D’autres encore rechignent à expulser des suspects vers un pays accusé par certaines organisations de ne pas respecter les règles du procès équitable.

Dissidents ouïghours visés 

«Cette nomination est inquiétante, car la Chine a longtemps utilisé (…) Interpol pour arrêter des dissidents et des réfugiés à l’étranger», a déclaré William Nee, spécialiste de la Chine à Amnesty International.

«Il est arrivé que la Chine abuse du système Interpol pour viser des dissidents ouïghours qui, à notre connaissance, n’avaient rien fait de répréhensible selon les standards internationaux.» Basée à Lyon, l’organisation Interpol permet notamment de favoriser les échanges entre les polices de ses 190 pays membres. (afp/nxp)

(Créé: 10.11.2016, 09h52)
Meng Hongwei 孟宏伟
Vice-Minister, Ministry of Public Security; Deputy Director, State Oceanic Administration; Director, Maritime Police Bureau
Born: 1953
Birthplace: Heilongjiang Province, Harbin City
AT-A-GLANCE
BIOGRAPHY

Biography Highlight

Meng Hongwei, male, Han nationality, is a native of Harbin City, Heilongjiang Province. He was born in 1953, entered the work force in 1972, and joined the CPC in 1975. He graduated from Law Department of Beijing University with a Bachelor Degree in Law, and from Central South University with a Master Degree. He is Vice-Minister of the Ministry of Public Security since 2004.

View complete biography »
Recent Career Data

2013— Deputy Director, State Oceanic Administration
2013— Director, Maritime Police Bureau
2004— Deputy Director, Chinese People’s Armed Police Force
2004— Director, Interpol, National Central Bureau of China
2004— Member, Ministry of Public Security CPC, Party Committee
2004— Vice-Minister, Ministry of Public Security


11 Novembre 2016

LARUNG GAR / PARIS : Et si la France se réveillait …? Question de Lionnel Luca

Political-Re-education

Assemblée Nationale 

Question n° 2016-45-00042 :

M. Lionnel Luca attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur la politique menée par la République Populaire de Chine à l’égard du Tibet. Franchissant un pas supplémentaire, les autorités chinoises viennent de prendre un arrêté de démolition visant des milliers de demeures monastiques, et l’expulsion de moines et pratiquants laïcs à l’institut Bouddhiste de Larung Gar, haut lieu du bouddhisme Tibétain, à l’Est du Tibet. La France s’honorerait à dénoncer cette escalade dans la persécution d’un peuple qui n’aspire qu’à garder son identité. Il lui demande par conséquent de bien vouloir lui indiquer la position de la France sur ce dossier et les mesures qu’il entend prendre afin de dénoncer ces persécutions.

 La destruction de la Cité monastique de Larung Gar se poursuit sur ordre … sans que Pékin n’en soit inquiété.

Se pourrait-il que Messieurs François Hollande et Jean Marc Ayrault soient en mesure de répondre à la question que vient de poser, à ce sujet, le député Lionnel Luca, vice président du Groupe d’Etudes sur le Tibet à l’ Assemblée Nationale ?

Qu’attendons nous ?  de préférence une réponse sensée … une véritable prise de position et une action significative envers le Gouvernement chinois et plus jamais les réponses stéréotypées reçues successivement.

Il s’agit bien de « persécutions «  ainsi que le dénonce Lionnel Luca : persécutions physiques, puisque ces expulsions se poursuivent alors que le Tibet connaît en hiver des températures extrêmes ; persécutions morales tant par la fureur de ces destructions que par l’obligation de subir la dite « rééducation patriotique ».

Alors ??  Quelle réaction de la France – Pays des droits de l’ homme – tel qu’entendu si souvent… Il est temps de le prouver …

Illustration : Un instructeur chinois conduit une classe de rééducation politique pour des religieux de Larung Gar expulsés . (Photo courtesy: RFA)

source des informations relatives à Larung Gar : Tibetan Review

 

11 Novembre 2016

LARUNG GAR : EXODE obligé, suite aux expulsions forcées de la cité monastique …

exode laurung gar (1)

Sans aucun souci d’ humanité et encore moins de respect des droits fondamentaux parmi lesquels la liberté de religion, le Gouvernement chinois  a cadenassé de nombreuses cellules de nonnes et de moines, les forçant ainsi, pour ceux dont les habitations n’avaient pas encore été démolies, à quitter les lieux et regagner leur région d’origine.

nonne demenage

Pas encore satisfaits par ces mesures barbares, les autorités exigent la signature de documents certifiant le non retour dans ces lieux. Pour d’autres religieux c’est un autre enfer : la  « rééducation patriotique »  immédiate dans les locaux de l’armée.

« Dès septembre 1000 moines et nonnes ont été expulsés de l’Académie Bouddhiste de Larung Gar à Serta. Ce nombre comprend  400  religieux venus  de la région Golok du Comté de l’ Amdo, 300 de Yulshul County dans leKham, ainsi que 300 autres du Kham Riwoche  du Comté de  Chamdo, » selon une source tibétaine en exil qui a pu informer l’ONG : Tibet Post International (TPI), citant des contacts dans la région.

Certaines informations précisent qu’un grand nombre de religieux expulsés ont été arrêtés et retenus par la police chinoise alors qu’ils repartaient vers leurs régions d’origine : Kham Riwoche, le Comté de Chamdo, et l’ Est du Tibet,  sans que l’on sache leur exacte place de détention.

 » De la même manière, plusieurs arrestations se sont produites dans le Comté Dza Sershul  sur leur chemin de retour vers leurs provinces d’origine. Selon la même source, qui souhaite garder l’anonymat, il est tout à fait probable que ces religieux soient également soumis à des sessions de « rééducation patriotique », dont il est facile d’imaginer l’intransigeance.

Rappelons aussi que sur le haut Plateau du Tibet, l’ hiver caractérisé par des températures extrêmes et des conditions de circulation difficiles, peut débuter fin septembre et qu’il peut neiger encore en avril et mai…

Tibet-Patriotic-Re-education-Konpo-2016

 source : https://www.facebook.com/310.tibet.taiwan/

 

11 Novembre 2016

Selon le Sikyong, la politique de la Chine évoluera, et le Tibet finira par accéder aux libertés fondamentales

Mardi 1er novembre 2016

Londres – « Au cours des cinquante prochaines années, il est tout à fait certain que la société civile et les milieux politiques chinois évolueront et que nous finirons par avoir accès aux libertés fondamentales, »  a déclaré le Sikyong  Lobsang Sangay devant la Communauté tibétaine réunie à Londres, capitale du Royaume-Uni.

Le dirigeant démocratiquement élu du peuple tibétain, le Sikyong Lobsang Sangay, s’est adressé à la Communauté tibétaine de Grande Bretagne le 30 octobre dernier, au cours de sa visite au Royaume-Uni.

La rencontre, qui s’est déroulée à l’Université de Londres, a rassemblé d’anciens membres de l’Administration Centrale Tibétaine, des représentants des associations tibétaines locales et des membres de la Communauté tibétaine.

S’adressant aux Tibétains venus en grand nombre, le Sikyong a tenu à remercier les enseignants de la London School of Tibetan Language and Culture pour leur contribution  inestimable à la préservation de la langue, des cultures et des traditions du Tibet, même face à l’adversité.

« La survie du mouvement tibétain est la preuve du succès de notre mouvement. La politique des  » cinq-cinquante «  voulue par le Kashag exige de nous un effort accru dans notre lutte pour obtenir une véritable autonomie dans les cinq ans à venir, tout en définissant des stratégies pour entretenir et renforcer le mouvement tibétain au cours des prochaines cinquante années, » a rappelé le Sikyong avant d’ajouter que la politique de la Voie du Milieu, mise en place  par Sa Sainteté le Dalaï Lama, avait gagné  respect, admiration  et  soutien chez les dirigeants politiques, y compris le Président Barack Obama.

La stratégie des cinq ans vise à instaurer un véritable dialogue avec la Chine afin de résoudre la question tibétaine sur la base de l’Approche de la Voie du Milieu. Toutefois, si cela ne s’avère pas possible au terme de ces cinq ans, l’Administration Centrale Tibétaine continuera à entretenir et à renforcer le mouvement tibétain conformément à la stratégie des la Au cours de ces cinquante prochaines années, il est tout à fait certain que la société civile et les milieux politiques chinois évolueront, et que nous aurons accès aux libertés fondamentales, » a ajouté le Sikyong.

Le Sikyong a rappelé les conseils et les directives donnés par Sa Sainteté lors d’une audience privée accordée aux membres du Kashag le 28 octobre. « Au cours de cette audience, Sa Sainteté a insisté sur l’importance de la préservation de la langue tibétaine et de la promotion de la connaissance du bouddhisme tibétain parmi les Tibétains, tout particulièrement les laïcs et les enfants. »

Le Sikyong a en outre informé l’assistance des initiatives et des réalisations des sept principaux départements de l’Administration Centrale Tibétaine, y compris les mises à jour sur la préparation du 34ème Kalachakra, organisé par l’ACT.  » En ce qui concerne la préparation de ce 34ème Kalachakra, il est primordial de veiller à la sécurité de Sa Sainteté le Dalaï Lama, et au bien-être des fidèles. L’ACT aidera également financièrement des familles et des jeunes tibétains démunis, ainsi que des personnes invalides, pour leur permettre d’assister aux enseignements à Bodh Gaya cette année. »

Après sa prise de parole, le Sikyong a visité la London School of Tibetan Language and Culture, et s’est entretenu avec de jeunes Tibétains sur l’importance d’apprendre et de préserver sa langue et sa culture. L’école est dirigée par le Tibet House Trust de Londres. Elle compte 45 élèves et trois enseignants volontaires. Un comité de parents assure le bon fonctionnement de l’école.

Au programme de cette visite au Royaume-Uni sont aussi prévues des conférences  à l’Université de Westminster, au Merton College et à l’Oxford Union.

 

11 Novembre 2016

Chengdu-Lhassa : Avancées de la construction de la seconde ligne de chemin de fer

le train

 

Le 24 octobre 2016, la Chine a annoncé que la première étape de la construction de la dernière section de la deuxième ligne de chemin de fer allant de la Chine au Tibet serait achevée à la fin de ce mois-ci.
Cela se présentera sous la forme d’un rapport d’étude de pré-faisabilité du tronçon Kangding [
1] – Nyingchi [2] de la ligne Sichuan-Tibet, a rapporté le service d’information en ligne chinois Tibet News citant la China Railway Eryuan Engineering Co . Ltd.

Historiquement, Dhartsedo (Kangding) est la principale ville tibétaine d’échanges commerciaux sur la frontière avec la Chine.

L’article dit qu’il s’agit du dernier, mais aussi du segment le plus long et le plus difficile de la ligne de chemin de fer Sichuan-Tibet. Ce segment a été inscrit au plan 2018 de construction par la Commission du développement et de la réforme nationale de la Chine ; une période de construction de sept ans et demi est prévue.

La ligne de chemin de fer Sichuan-Tibet part de la ville de Chengdu, capitale de la province du Sichuan, et passe par Ya’an avant d’arriver à Kangding, puis continue vers Chamdo [3], Nyingchi [2], Lhoka [4] avant d’atteindre Lhassa, capitale du Tibet.
La longueur totale de la ligne serait de 1 838 kilomètres, y compris la voie principale nouvellement construite qui représente 1 738 kilomètres.
L’investissement total a été estimé à 216,6 milliards de yuans (29,2 milliards d’euros environ).

Le nouveau chemin de fer devrait raccourcir le temps de trajet entre Chengdu et Lhassa. Il passerait de 43 heures et 7 minutes à l’heure actuelle à 13 heures et serait emprunté par plus de cinq millions de personnes.
Le chemin de fer aura une importance à la fois économique et stratégique, est-il suggéré dans l’article, affirmant que le chemin de fer Sichuan-Tibet allait intégrer le Tibet à la ceinture économique du fleuve Yangtze et serait aussi un passage terrestre express de la Chine vers l’Asie du Sud.

L’article rappelle que le chemin de fer Sichuan-Tibet a été construit par étapes : la construction de la portion de Chengdu à Ya’an a commencé à la fin de 2014, et celle de Lhassa à Nyingchi en juin 2015. Le dossier d’étude de faisabilité du tronçon de Ya’an à Kangding (Dhartsedo) a été terminé en janvier 2016.

Source : Tibetan Review, 25 octobre 2016.

Monique Dorizon

http://www.tibet-info.net/www/Avancees-de-la-construction-de-la.html#.WCH5qdXhCM8

Articles complémentaires sur la voie ferrée au Tibet
- « 
La voie ferrée menace le lac Koko Nor« , du 13/11/2006 ;
- « 
Chemin de fer Qinghai-Tibet : d’importants gisements découverts le long de la ligne« , du 31/01/23007 ;
- « 
Voie ferrée Qinghai-Lhassa : l’impact de cette ligne selon le Dalaï Lama« , du 01/02/2007 ;
- « 
« Le Tibet dans un tunnel »« , du 01/03/2007 ;
- « 
Extension du chemin de fer de Lhassa à Shigatsé« , du 27/09/2010 ;
- « 
Prévisions d’un fort développement de l’activité ferroviaire au Tibet« , du 08/07/2012 ;
- « 
« Ils nous traitent comme des animaux », par Tashi Rabten« , du 14/02/2013 ;
- « 
De nouvelles lignes de chemin de fer au Tibet ?« , du 20/03/2015.

 

11 Novembre 2016

SCIEZ / HAUTE SAVOIE : En dépit des menaces chinoises…et des « conseils écairés » de quelques Parlementaires français, le drapeau du Tibet flotte sur le chaudron savoyard !

Sciez mairie

 

 » Le maire de Sciez provoque la colère des autorités chinoises

  La présidente de France-Tibet a salué la réaction du maire comme étant « significative et exemplaire ».


Sciez BT

Monsieur Dawa représentant du Bureau du Tibet de Genève entouré de Madame Tenzin Wangmo de Lausanne et de Monsieur le maire de Sciez, Jean-Luc Bidal

Apprenant que le premier magistrat de Sciez allait mettre le drapeau tibétain devant la mairie lors du 20e anniversaire de l’association Objectif Tibet, une délégation chinoise, consul et vice-consul en poste à Lyon a prétexté un rendez-vous dans le cadre du tourisme pour intimer au maire, Jean-Luc Bidal de ne pas hisser le drapeau tibétain, lui rappelant fermement que le Tibet n’était qu’une province chinoise, et que l’initiative pourrait être lourde de conséquences…

Une rumeur concernant une éventuelle venue du Dalaï-lama pour le vingtième anniversaire de l’association n’aurait fait qu’aggraver le courroux des autorités chinoises.

La réaction du maire ne s’est pas fait attendre, accélérant même les travaux pour la mise en place des mâts de drapeaux. La cérémonie de pavoisement programmée pour samedi, 17 h, devant la mairie n’ayant pu avoir lieu en raison des fortes intempéries, c’est au CAS que furent hissées les couleurs tibétaines devant la présidente de France-Tibet Marcelle Roux, de Ngodup Dorjee, directeur du bureau du Tibet de Genève et du président de l’association Jean-Claude Perréard. L’hymne national tibétain fut alors chanté par tous les participants.

Sciez A

« Je ne suis pas homme à courber l’échine, a déclaré Jean-Luc Bidal. C’est hors de question ! Je suis attaché aux libertés, aucune n’est respectée là-bas et qu’en plus on vient me menacer ? Pour moi, ça veut dire que j’ai doublement raison de soutenir le peuple tibétain. Je pense que d’ici une année ou un peu plus, on tentera de faire venir à Sciez le Dalaï-Lama avec le soutien du Bureau du Tibet de Genève et d’associations concernées. J’ai de l’estime pour les Chinois, mais là, je pense que les officiels ont tort. » Notons que l’édile a été contacté par plusieurs députés qui ont tenté de le faire changer d’avis, arguant le fait de bonnes relations avec la Chine, notamment commerciales…

« C’est énorme, réconfortant, ça grandit notre engagement, souligne de son côté le président d’Objectif Tibet. Ce qui est étonnant est le fait que grâce à cette pression, ils ont au contraire créé une réaction très favorable pour nous. Nous sommes dans un pays démocratique et nous ne pouvons pas être aux ordres d’un autre pays. J’ai mis beaucoup de personnes au courant et j’ai en retour reçu énormément de mails félicitant le maire de Sciez pour son courage et ses valeurs. » La présidente de France-Tibet a salué la réaction du maire comme étant « significative et exemplaire ».

Depuis des années le peuple tibétain résiste comme il le peut à la domination chinoise, ni les tortures et autres souffrances n’entame leur pacifisme.

Eric Mytnik

dans Le Messager (Communiqué de pressse)

L’association ‘ Objectif Tibet’ a fêté ses 20 ans à Sciez

Le Tibet était à l’honneur ce week-end avec l’association Objectif Tibet, dont c’était le 20ème anniversaire. Animations gratuites pour tous, expositions, artisanat, conférences et films furent organisés à cette occasion. Samedi en fin d’après-midi, une cérémonie officielle fut organisée devant le drapeau tibétain avec le maire de Sciez Jean-Luc Bidal. Un acte fort et symbolique effectué en présence de Ngodup Dorjee, directeur du Bureau du Tibet de Genève et de Marcelle Roux, présidente de France-Tibet.

Sciez ensemble
Les responsables d’ Objectif Tibet Jean Claude et Marie Perréard  et deux intervenantes invitées pour témoigner Tenzin Wangmo et Marcelle Roux 
D’autres photos des deux journées sur :

Jean-Luc Bidal n’est pas un Pékin moyen

par Serge Coste, Jeudi 3 novembre 2016

SCIEZ-SUR-LÉMAN La petite commune lacustre défie l’ immense Empire du Milieu sur la question du Tibet
On ne la lui fait pas au maire de Sciez! Le LR Jean-Luc Bidal n’a pas vraiment apprécié qu’une délégation diplomatique formée de la consule de Chine et de son vice-consul déboule dans sa commune pour lui indiquer comment censurer le vingtième anniversaire de l’association « Objectif Tibet », ces samedi 5 et dimanche 6 novembre. Entré en résistance, l’édile prévoit même de chanter l’ hymne tibétain ce week-end. Récit d’un morceau de bravoure …

Le maire LR de Sciez-sur-Léman. Jenn-Luc Bidnl. ne vient pas de se faire des amis du coté de l’Empire de Milieu. Le consulat de Chine l’a pourtant averti avec une courtoise fermeté – : pavoiser la mairie de sa commune aux couleurs du Tibet, ce week-end. à l’occasion du vingtième annniversaire de l’association « Ohjectif Tibet », serait« très mal vu» par les autorités de son pays. Et la mise en garde n’a pas été dite sur le ton de la plaisenterie. A peine avait-ils connaissance de la fête en préparation, la semaine dernière, que la consule de Chine et le vice-consul en personne quittaient leur représentation

diplomatique lyonnaise pour débouler illico dans la petite commune chablaisienne.

Officiellement, le duo était en Haute-Savoie dans le cadre d’une escapade touristique. Il a d’ailleurs cumulé les rendez-vous, ce jour-là, avec les mairies d’Evian, Bossey et Chamonix, soit tous deux qui avaient, un jour où l’autre, pris la défense du Tibet. Un hasard sans doute. Mais lors de l’entrevue avec le directeur de l’office de tourisme et maire adjoint de Sciez, Huber Démolis, les « visiteurs » se sont montrés un tantinet moins avenants au moment d’évoquer la manifestation à venir. Une fête pour célébrer la province himalayenne, pourquoi pas ? Mais sans drapeau tibétain ! Car « le Tibet n’est pas indépendant » ont fait valoir les diplomates allant même jusqu’à demander si « le Dalaï-Lama en personne sera là ? » Puis de répéter, au cas où le message ne serait pas bien passé que : – « le Tibet fait toujours parie de la Chine ». L’association organisatrice en sait quelque chose puisque c’est justement pour dénoncer cette « occupation » qu’ « Objectif Tibet » a été créée, il y a 20 ans. Alors ?

TRÈS MAL VU

Pas question de céder! Le premier édile Scièzois, avec qui les émissaires de Pekin avaient tenté de prendre rendez-vous avant leur venue, n’a que modérément apprécié cette tentative d’ingérence chinoise dans les affaire communales. Le placide Jean-Luc Bidal se serait même fâché tout rouge, au point de décréter que « non seulement on mettra le drapeau du Tibet sur le fronton de la mairie mais en plus, on chantera l’hymne tibétain ».

Une cérémonie a aussitôt été programmé pour ce samedi 5 novembre à 17 heures, devant la mairie de Sciez. A cette occasion, l’intransigeant Jean-Luc Bidal mettra le drapeau tibétain sur la mairie, en présence du directeur du Bureau du Tibet de Genève, Ngodup Dorjee, de la présidente de « France-Tibet » et d’une foule d’autres personnalités, précisent les organisateurs. Aux dernières nouvelles, le maire n’a pas poussé la fronde jusqu’à inviter le Dalaï-Lama, pour faire bonne mesure, mais l’idée y était. Et puis, Tenzin Gyatso (le petit nom du Dalaï-Lama) ne sera peut-être pas là, mais les esprits ( et surtout les regards) pourront toujours s’élever pour admirer la montgolfière « Mini Tashi » venue spécialement de Montpellier pour « Portez haut les couleurs du Tibet dans le ciel de Sciez ».

Le week-end sera également émaillé de diverses animations. Exposition (visible jusqu’au 12 novembre à la bibliothèque), atelier « cerfs-volants aux couleurs du Tibet », conférences, films (« Tibet d’hier et d’aujourd’hui » « une journée d’école des enfants tibétains réfugiés en Inde », «  Sonsta jeunes pousses tibétains »), santals d’artisanat ou encore grands mots croisés sur le Tibet émailleront la journée du samedi 5 novembre. Alors que le dimanche 6 novembre à partir de 12h laissera place à un grand repas de solidarité organisé par l’association « AfricaSciez » au profit d’ « Objectif Tibet », suivi de chants et danses tibétains par la communauté tibétaine de Genève.

Sûr qu’avec tout ça, les autorités chinois ne vont pas rire. Même pas jaune…

 

5 Novembre 2016

L’ Allemagne refuse de se faire manger par la Chine

Merkel A

 

L’Allemagne refuse de se faire manger par la Chine
En quatre jours, Berlin a bloqué des opérations chinoises visant le rachat de deux sociétés allemandes. Provoquant l’ire de Pékin.
Ouest France (La Baule / Guérande)
3 Nov 2016
Julie CATEAU.
Incident diplomatique entre l’Alle – magne et la Chine. Mardi, le ministre du Commerce chinois, Gao Hucheng, a annulé à la dernière minute le discours qu’il devait prononcer avec son homologue allemand, Sigmar Gabriel, pour l’ouverture d’une réunion de travail à Pékin.

Le 24 octobre, l’Allemagne a retiré l’autorisation d’une OPA chinoise sur Aixtron, un équipementier de semiremorques. Le 27, elle a refusé le rachat d’une filiale de la société d’éclairage Osram. Une offensive étonnante car les relations étaient jusqu’alors bienveillantes entre les deux géants industriels. C’est que l’Allemagne craint de voir ses pépites « made in Germany » basculer les unes après les autres dans le giron de la Chine. Entre janvier et octobre, l’empire du Milieu a placé 11 milliards d’euros dans des entreprises allemandes, un nouveau record.

Un rapport inéquitable

L’Allemagne déplore des relations inéquitables. « On a un marché européen facile d’accès et de fortes restrictions à l’entrée du marché chinois », explique Philippe Le Corre, spécialiste de la Chine. Une entreprise étrangère ne peut posséder plus de 50 % d’une société chinoise quand les entreprises chinoises, d’État, acquièrent une entreprise entière. « L’Union européenne doit être plus vigilante, notamment sur les secteurs stratégiques. C’est le bon moment pour taper du poing sur la table », estime Philippe Le Corre.

Pour le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, en visite en Chine en début de se- maine, « il ne faut pas avoir peur des investissements étrangers, mais il faudrait que nos propres investissements ne soient pas entravés. » Pékin espère que ces refus resteront « une exception » car « ce serait une mauvaise chose pour les perspectives du commerce entre les deux pays » .

Les investissements chinois en Europe ont bondi de 44 % en 2015. Parmi les dernières acquisitions : l’aéroport de Toulouse et le club de football de l’Olympique lyonnais.

image : La chancelière fédérale Angela Merkel et le premier ministre chinois Li …bundesregierung.de

 

5 Novembre 2016

Barrages chinois : la face cachée d’une politique

Barrage en construction sur le haut Mékong. Photo: Michael Buckley

Le contrôle de la Chine sur “l’or bleu” du plateau tibétain lui a conféré une influence considérable et a rendu sa puissance hydraulique potentielle comparable à la puissance pétrolière de l’Arabie Saoudite.

De plus, le pays du monde qui a le plus de barrages, pour les deux-tiers d’entre eux situés sur le plateau tibétain, est encore engagé dans un processus qui en construira davantage pour satisfaire les besoins en énergie grandissants de son secteur industriel. À l’heure actuelle, il y a en Chine plus de 87 000 barrages et au cours des 10 dernières années le pays a mis en place une capacité hydro-électrique supérieure à celle du reste du monde. Ce qui signifie que la Chine continue de jouer un rôle prépondérant dans le développement hydro-électrique mondial.

En outre, les banques et les entreprises chinoises investissent  maintenant dans les plus grands projets de barrages du monde. Dès août 2012 les banques et les entreprises étaient parties prenantes dans presque 308 projets de barrages dans 70 pays différents. Aujourd’hui la compagnie d’état  Sinohydro Corporation est la plus importante firme hydro-électrique du monde et la Banque Chinoise d’Import-Export (China Exim Bank) s’est avérée être le plus gros investisseur en matière de barrages de grande taille.

À quel prix la Chine se développe-t-elle?

À propos du débat en cours sur l’impact écologique de ces barrages, Mark Tercek, PDG de Nature Conservancy a déclaré : « Les défenseurs de l’environnement ont, pour la plupart d’entre eux, horreur des grands barrages, même si ces derniers fournissent une énergie propre. »

Malheureusement, ces barrages ne sont pas synonymes « d’énergie propre » comme l’affirme Tercek. En réalité, les barrages sont l’un des facteurs déterminants des changements climatiques.

D’après Ivan Lima et un certain nombre d’experts de l’Institut National pour la Recherche Spatiale (INPE), les grands barrages du globe dégagent 104 millions de tonnes métriques de méthane chaque année, ce qui implique que les émissions de méthane provenant des barrages sont responsables d’au moins 4% du réchauffement planétaire causé par des activités humaines.

Si l’on considère le cas du Mékong, les autorités chinoises affirment que les barrages construits dans la partie supérieure du fleuve auraient un impact environnemental positif. Ils assurent qu’au cours de la saison humide, les barrages permettront non seulement de contrôler les inondations et l’érosion des berges, mais surtout de fournir une énergie propre. À l’inverse, le lâcher des eaux au cours de l’été permettra de remédier au manque d’eau pendant la saison sèche.

On peut construire des barrages sur une rivière dans des proportions acceptables sur le plan environnemental. Mais ce que la Chine est en train de faire dépasse des proportions raisonnables. Pourtant, les Chinois refusent d’admettre que le développement de l’énergie hydro-électrique altère l’hydrologie des rivières car elle force les variations du débit en réduisant et retardant le débit en saison humide et en l’augmentant en saison sèche. Ceci impacte les écosystèmes et la vie des populations qui dépendent du débit naturel des rivières. De plus ces fluctuations sont provoquées en fonction de l’augmentation ou de la diminution de la demande en électricité.

Par ailleurs, le contrôle du flux des inondations a un autre effet pervers. Les inondations saisonnières sont déterminantes pour l’agriculture et la pêche car les crues fertilisent les sols et y déposent des sédiments. Les nutriments apportés stimulent la chaîne alimentaire et enrichissent les sols, ce qui a pour conséquence de promouvoir l’agriculture et la pêche. En conséquence, les barrages construits sur le Mékong ont provoqué des pertes considérables pour les populations qui dépendent du fleuve pour survivre.

D’autre part, les barrages construits sur le cours supérieur du Mékong sont situés dans des zones sismiques à haut risque. Pourtant, les régulations chinoises stipulent que les barrages sont conçus pour résister à l’activité sismique. Si une catastrophe survenait, les grands barrages construits sur le cours supérieur du fleuve ne résisteraient pas, et on assisterait à un «effet domino », qui déclencherait la destruction en cascade des barrages situés en aval.

En 2012, un rapport de Probe International a révélé que « 98,6% de ces barrages et 99,7% de la capacité de production électrique de la Chine de l’Ouest seront situés dans des zones présentant un risque sismique de modéré à très fort ».

Adrian Moon, un géologue qui  étudie l’activité sismique sur le plateau tibétain, le Sud-Est du Tibet et l’Ouest du Sichuan depuis 2009, soutient que « Dans une région comme le Sud-Est du Tibet, avec une géologie aussi complexe et des lignes de failles, on ne peut pas prétendre que parce que rien ne s’est produit dans le passé cela veut dire qu’il n’arrivera rien dans le futur. »

La Chine a fait la sourde oreille à ces avertissements et poursuit sa politique frénétique de construction de barrages sur le plateau, c’est à dire 6 barrages hydro-électriques géants sur le Lancang (le Mékong) plus un projet de barrage de grande taille sur le fleuve Rumei (ou Rongmei en tibétain) qui, une fois achevé, sera le deuxième plus haut du monde, avec une hauteur de 315 mètres.

Plus de barrages au Tibet que dans le reste du monde.

En mars de cette année la Chine a révélé son plan de développement pour les cinq prochaines années. Selon son 13ème Plan Quinquennal, la Chine est parvenue à dépasser l’Union Européenne en matière d’investissement dans des énergies propres au cours des 5 années passées et elle a pour objectif de dominer le marché des technologies propres en Chine et à l’étranger pour les 5 années à venir.

La question se pose donc : l’énergie hydro-électrique telle qu’elle est présentée dans le 13ème Plan Quinquennal peut-elle être considérée comme une énergie propre ?

Si tel est le cas on assistera à une escalade de la construction de barrages sur le plateau tibétain plus que dans n’importe quelle parties du monde ?

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L’impact des barrages chinois sur les pays riverains

Le contrôle du Tibet par la Chine confère à celle-ci un privilège particulier, celui d’être le pays riverain de la plupart des grands fleuves d’Asie, et Pékin exploite cette position avantageuse dans le jeu de la diplomatie aquatique.

Depuis fin 2015, les pays riverains du fleuve Lancang-Mékong ont connu des sécheresses importantes et le gouvernement chinois en impute la responsabilité au phénomène El Nino comme il le fait fréquemment pour détourner les reproches qui pourraient être faits aux barrages.

Afin de démontrer son influence sur les pays riverains  et de lutter contre la sécheresse dans le delta du Mékong  la Chine a donc annoncé le lâcher des réserves d’eau d’urgence de la station hydro-électrique de Jinghong en avril et mai 2016. Cet exemple nous permet d’observer que Pékin avait déjà affirmé sa domination sur le Mékong et que les pays en aval sont donc dépendants du bon vouloir et de la charité de la Chine pour une ressource d’importance vitale.

De même, le géo stratège Brahma Chellaney a lui aussi montré comment la Chine pouvait utiliser son influence pour dissuader les pays en aval de remettre en question ses intérêts régionaux à une plus grande échelle, rapportant que « les petits pays en aval d’Asie du centre et du Sud-Est n’utilisent plus qu’un langage codé pour exprimer leurs préoccupations quant aux constructions de barrages en Chine. Par exemple, invoquer la transparence est devenu un moyen détourné de faire référence à la Chine, que ces petits pays se lassent d’appeler par son nom. »

L’un des exemples les plus récents de ce bras de fer où la Chine exploite son avantage en tant que pays riverain en amont, est l’arrêt du projet pharaonique de construction d’un barrage à Myitsone (Birmanie) sur le fleuve Irrawady. Une fois achevé, ce barrage permettra à la Chine d’importer 90% de la production électrique, privant la population birmane de tout profit, et ceci en dépit du fait que la Birmanie souffre de coupures d’électricité quotidiennes.

Avec le nouveau gouvernement au pouvoir en Birmanie, la décision de relancer le projet incombe aux hauts responsables, en particulier Aung San Suu Kyi. Si elle décidait de relancer le projet, cela ternirait gravement l’image d’une direction politique qui se veut sans taches et pourrait même soulever des mouvements de protestation dans le pays.

La Chine ne cesse d’exercer des pressions sur la Birmanie en lui proposant trois options pour l’avenir du barrage.

D’après la Chine, la Birmanie a la possibilité de revenir sur le projet de barrage en lui versant $800 millions à titre de compensation, ou bien de relancer le travail sur le projet et de recevoir un revenu de $500 millions une fois qu’il sera achevé, ou encore de ne rien faire et de devoir payer un intérêt de $50 millions aussi longtemps que les travaux seront suspendus.

De plus, la plupart des rivières birmanes ont leur source sur le plateau tibétain, une arme que la Chine pourrait bien utiliser pour faire pression sur le nouveau gouvernement. Avec son poids diplomatique et économique, Pékin a plongé La NDL (National League for Democracy) dans un profond dilemme. D’une part, le gouvernement birman a son propre peuple qui proteste contre le projet de barrage, et d’autre part,  le gouvernement chinois qui exerce des pressions pour que le projet reprenne.

Par ailleurs, les pays voisins, comme l’Inde et le Népal, se disent préoccupés par les catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes au Tibet : avalanches glaciaires, coulées de boues, glissements de terrains, crues soudaines des rivières où ont été construits des barrages et tremblements de terre.

Quand on les interroge sur les inondations venues du Tibet, les représentants indiens de la Commission Centrale de l’Eau expriment leurs craintes d’une inondation venue du Tibet mais ils sont plus encore concernés par la construction de barrages sur les fleuves tibétains « Si leurs eaux sont lâchées en plus grande quantité, elles peuvent provoquer des inondations et si nous n’avons pas de réservoirs du côté indien, cela risque de causer des ravages, » a déclaré le président de la commission Ghanashyam Jha à la BBC.

Considérant l’impact de cette orgie de barrages sur le plateau tibétain et dans les pays voisins, cet article est une tentative pour mettre en lumière l’importance pour les pays d’Asie du Sud de se solidariser afin de trouver des solutions durables, respectueuses de l’environnement et efficaces en terme de coût au lieu de continuer à collaborer à la poursuite des constructions de barrages.

Il n’est pas de droit sans responsabilité, et pour représenter un pouvoir asiatique responsable en tant que pays d’amont sur un fleuve international, la Chine a donc le devoir d’autoriser une évaluation indépendante, exhaustive et réaliste des risques encourus si l’on poursuit l’extension des barrages au Tibet et alentour. Les conclusions des experts devront être accessibles aux populations concernées et les pays en aval devront être pris en considération, le gouvernement chinois devant alors prendre les mesures qui s’imposent.
*Dechen Palmo est chercheur associé au Tibet Policy Institute. Les opinions exprimées ici ne reflètent pas nécessairement celles de l’Institut.

 

5 Novembre 2016

KIRTI (Tibet) : Dans ce Monastère rebelle, cérémonie d’inauguration sous haute surveillance

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Samedi 15 octobre a eu lieu l’inauguration d’une luxueuse résidence pour l’abbé du monastère insurgé de Kirti. Monastère qui a été le théâtre de maintes manifestations contre l’autorité chinoise ainsi que de plusieurs auto immolations.

Aucune mention n’a été faite de l’abbé dans les invitations écrites sur ordre de la police qui a étroitement surveillé la cérémonie dans cette province du Sud Ouest du Sichuan.

La cérémonie dédiée à Kirti Rinpoche ,actuellement exilé à Dharamsala en Inde, a duré 4 jours et a attiré des centaines de participants. Conformément à la tradition la cérémonie n’a comporté aucun élément culturel comme la danse ou le chant.

Le prétexte officiel de la célébration a lui été changé pour l’inauguration d’une bibliothèque voisine afin de ne pas provoquer la colère des autorités chinoises. Les mêmes qui en 2011 avaient emporté de force des centaines de moines pour une “rééducation politique” brutalisant et emprisonnant les personnes tentant de leur venir en aide.

Les forces de l’ordre en uniforme et en civil ont observées la cérémonie. Malgré les efforts des autorités chinoises pour limiter la participation à l’événement plusieurs centaines de représentants d’autres monastères et de la communauté musulmane ont assistés aux festivités. Et ceux qui ne pouvaient participer en personne ont tenu à signaler leur soutien par écrit.

 

5 Novembre 2016

Un moine dans un état critique : la police chinoise de nouveau impliquée.

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Lobsang Tsultrim, un moine bouddhiste du monastère de Kirti dans la province de Nagba au nord-est du Tibet. Photo : TPI

Jeudi 20 octobre 2016-18h34 Yeshe Choesang pour le Tibet Post International

D’après une source parfaitement informée se confiant jeudi à TPI sous couvert de l’anonymat, Tsultrim criait des slogans tels que « Longue vie à sa sainteté le Dalai Lama » ou « Liberté pour le Tibet » lorsque la police chinoise, arrivée sur place, se mit immédiatement à le frapper.

La même source indiquait encore que lorsque Tsultrim est arrivé à hauteur du Collège en Langue Tibétaine il a été autoritairement interrompu par la police chinoise et qu’il se trouverait maintenant dans un « état critique ». Une photographie prise peu avant les faits dans les environs montre le moine manifestant seul, brandissant un portrait de sa sainteté le Dalai Lama et vêtu d’une écharpe traditionnelle.

Toujours d’après cette source, Tsultrim aurait été emmené en urgence à l’hôpital de Nagba le jour suivant, après avoir été sévèrement frappé et torturé lors de sa garde à vue. De nombreuses forces de sécurité ont été déployées dans les rues de la ville de Nagba et dans les environs à la suite de son acte de protestation. La source a ensuite précisé que les autorités chinoises locales avaient imposé un contrôle strict aux déplacements des tibétains, y compris à ceux des moines.

Les arrestations et détentions arbitraires se sont accrues en même temps que s’intensifiaient, de manière inhabituelle, les mesures de surveillance étatique sur la région. Des rapports affirment que Pékin tente d’isoler le Tibet du reste du monde et que d’interminables peines de prison ainsi que des actes de torture sont infligés aux tibétains pour avoir relayé des informations relatives à des actes de protestation, y compris des auto-immolations.

Des centaines de tibétains parmi lesquels des écrivains, des blogueurs, des chanteurs et des défenseurs de la cause environnementale ont été arbitrairement détenu ou sont encore emprisonnés depuis 2008, après avoir exprimé leur opinion ou partagé avec le reste du monde des informations sur la situation au Tibet, fournissant ainsi de nouvelles preuves d’une répression généralisée de la liberté d’expression au Tibet.

Des actions sporadiques défiant l’ordre répressif chinois et réclamant « la liberté au Tibet » et « le retour de sa sainteté le Dalai Lama au Tibet» ont continué à être menées après l’immense vague de protestation qui a balayé la région en 2008. Cent quarante-quatre cas d’auto-immolations destinées à contester la domination chinoise ont ainsi pu être établis avec certitude depuis 2009.

Qualifiée par Pékin de « libération pacifique », l’invasion du Tibet par la Chine communiste a débuté en 1949. Depuis lors, sur six millions de tibétains plus d’un million deux cent mille ont été tués et six mille monastères ont été détruits. Les viols, les meurtres, les actes de torture, les emprisonnements arbitraires, les traitements cruels, inhumains et dégradants ont été infligés aux tibétains sur leur terre. Pourtant, les autorités chinoises continuent d’affirmer que « la Chine a libéré pacifiquement le Tibet » et que les tibétains vivent dans « paradis socialiste maoïste ».
Dernière mise à jour (vendredi21 octobre 2016 à 19h31)

 

5 Novembre 2016

« Depuis Larung Gar », Woesel Nyima

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Traduction d’un texte en prose en trois parties intitulé « Depuis Larung Gar » posté sur WeChat le 5 octobre 2016 et retiré ou supprimé depuis.

Comme les autorités locales l’avaient annoncé en début d’année dans une mise en demeure intitulée  » Rectifications concernant les obligations de l’Institut bouddhiste du monastère de Larung Gar », à compter du 30 septembre 2017 la population du camp devra être ramenée à 5 000 personnes.

 

Selon les comptes rendus des médias les démolitions ont commencé à Larung Gar et se poursuivent avec l’expulsion de moines et moniales.

Ce texte en prose décrit de manière poétique la réalité de ceux qui y vivent et reflète le lien affectif qui les unit à Larung Gar.

La démolition des maisons

Aujourd’hui, le soleil, masqué par la poussière, projette ses ombres noires. Hier les voleurs ont détruit la lune et déclenché partout des pluies de larmes. Les démons, ont déployé la main de la sorcellerie et emporté cette année, ces mois, et nos nuits. Les ruines des maisons abattues peuplent nos rêves lugubres. La douleur brûlante dans nos membres engourdis est pareille à celle des cheveux qu’on arrache, ou bien à celle d’une opération. La décapitation n’est pas la pendaison, mais voir détruire ce que l’on a construit est une douleur qui nous consume. C’est l’argent économisé par nos parents, c’est le sang et les larmes de nos amis qui ont fait sortir ces minuscules ermitages de terre, et c’est là où nous avons médité et où les enseignements nous ont été transmis. Ils sont tout juste grands pour contenir les textes sacrés et nos sacs de tsampa (farine d’orge grillée). Les machines creusent, et les hommes démolissent les habitations des nonnes. La poussière masque le soleil. Des garçons, la tête recouverte, bloquent la route et prennent des photos. Beaucoup sont hébétés, certains parlent au téléphone. Du bois déchiqueté et des bouteilles d’eau en plastique jonchent les pentes des collines recouvertes par la poussière. Images et vidéos sont comme des millions de bulles, rouges du sang de notre cœur. De funestes images remplissent chaque recoin des nuages et des cimes. L’écho des cris s’attarde sur le rebord des fenêtres, dans l’encadrement des portes et dans l’encoignure des maisons. Haches et autres outils grondent tels des tigres en colère. Des groupes, Chinois et Tibétains pêle-mêle, chantent l’hymne national tandis que la poussière des toits qui s’écroulent, et des morceaux de tapis déchiquetés luttent avec leur visage. Des émotions par centaines s’accrochent à l’abri éphémère tandis que l’on tente de réparer quelques objets brisés. Même si cette année sombre et ces mois lugubres finissent par s’estomper, pourrons-nous jamais oublier ce qui s’est passé aujourd’hui ? Tant de tristesse et de joie réprimées, pourtant n’est-ce pas là la pire torture que ce monde puisse nous infliger ? Les ordres émanant d’en-haut et les lois venues d’en-bas sont pareils aux humeurs des démons et des carnivores. Les rêves présents en nous sont infinis, comme les plaines d’Achen. Le fracas des messagers n’y est autre que celui des chevaux dont les sabots volent au-dessus des fleurs. Des rêves de maisons détruites emplissent chacune de nos nuits. On ne peut échapper au fardeau d’un discours plus lourd que les montagnes. Les grands Saints dotés du pouvoir de tolérance refusent de se laisser ébranler par l’agitation de ces cœurs futiles. Avec la compréhension de la nature du monde et l’écoute des lamas vient l’acceptation que les choses sont ce qu’elles sont. Une étude en profondeur des turbulences de l’histoire dévoile d’autres cas où ce que d’aucuns avaient construit, d’autres l’ont détruit. Prenons ceci comme un exemple des enseignements de nos maîtres. Quant à moi, je n’ai d’autres réflexions que celles exprimées ici.

Les larmes d’adieu

Des monceaux de soucis s’accumulent au tréfonds du cœur et en ses confins, mais de vérité, aucune. Les larmes submergent notre mémoire. Les bulldozers détruisent les logements des moines. Nos frères et nos sœurs sont emportés par de gigantesques tourbillons, pareils à des fleurs riantes frappées par la sécheresse. La souffrance étouffe la douceur de la poésie. Une pluie de soucis se répand au plus profond de notre cœur. De pesantes douleurs accablent nos épaules. Nos souvenirs sont étouffés sous la couche de poussière qui recouvre nos cœurs. La souffrance de ce monde est sans fin. Les slogans appelant à la liberté pendent jusqu’au sol, tels des rideaux. Ce mot majestueux, ‘égalité, se meurt comme le soleil couchant. Le feu consume la maxime ‘Au service du peuple’ comme une peau de chien factice. Elle est devenue vide de sens, et a fait naître un océan de larmes suffisamment grand pour que l’univers s’y noie. La tristesse des récits remplit montagnes et vallées. Que ceux qui nous protègent entendent nos prières venues des profondeurs de notre cœur. Nous, les humbles, ne sommes pas autorisés à demeurer en ce lieu. Nos bicoques ne peuvent s’enraciner à flan de colline. Les puissants, eux, dorment dans des maisons installées à travers le monde, sur les cinq continents. Les étudiants sont arrachés de force à leurs maîtres. Le bouddhisme est décapité, arrachés ses mantra sacrés. Le péché qui consiste à en détruire un à un les préceptes sacrés est un symbole fort de la rupture de la loi du karma. Nous nous sommes abreuvés ensemble au nectar infini du dharma du Bouddha. Nous avons appris, contemplé et médité côte à côte. Nous avons reçu les enseignements, débattu, et composé avec la peur. Frères et sœurs dans le dharma. Ne les laissons pas briser les nœuds sacrés qui nous unissent. Ne les laissons pas réduire en cendres nos vœux les plus chers. Ne les laissons pas détruire les piliers de notre vie. Ne les laissons pas trancher les rayons d’or de nos aspirations. Et ne les laissons pas étouffer les trois enseignements. Gardons vivants dans nos cœurs les leçons sacrées de nos maîtres. Mettons en pratique les enseignements que nous avons reçus afin d’accumuler de grands mérites. Frères et sœurs dans le dharma, vous qui êtes jetés dehors par la force, je vous en prie, ne soyez pas tristes. Ceux d’entre nous autorisés à rester n’abandonneront pas. La vérité est de notre côté. Priez pour qu’un jour nous soyons réunis afin que le dharma s’épanouisse. Nous vous disons adieu, des larmes au fond du cœur, et l’image de la tristesse à l’esprit. Nous transcrirons le triste ballet de l’année et des mois écoulés. Que les trois joyaux vous protègent, frères et sœurs dans le dharma.

Des temps sombres

Les discours funestes tenus par ceux d’en-haut sont vérité ultime pour ceux d’en-bas. Ceux d’en-haut font du bruit avec leur bouche et roulent des yeux, et cela devient un plan d’action pour ceux d’en-bas. Ainsi cette course en tous sens finit-elle par détruire le progrès. Rien d’étonnant à ce qu’ils en arrivent à l’autodestruction évoquée dans les six poisons. Une accusation infondée nous cause mille chagrins. Le vent emporte la fleur factice comme une fausse peau de chien. Un arc-en-ciel de vérité illumine les replis de la philosophie. Sur un chemin au-dessus des nuages, la connaissance prend son essor, et lorsque les combattants de la vérité franchissent une rivière limpide, l’éclat du soleil irradie en une multitude de directions. Faites preuve de bienveillance et de compassion envers ceux dégoulinant de haine, envers les malfaisants, et ceux qui affichent sourires et mines hypocrites. Nous les connaissons , ceux qui nourrissent la haine au fond de leur cœur et qui usent de leur pouvoir pour nous faire du mal. Je ne suis qu’un être humain ordinaire qui cherche à dénoncer mais n’a aucun pouvoir. Je suis pour vous une source d’irritation, mais peut-être aussi une source de guérison. Ma famille n’est-elle pas la vôtre ? Si oui, cela ne revient-il pas à se couper sa propre tête ? Votre chemin n’est-il pas le mien ? Ne servons-nous pas le même maître ? Nous détruire n’équivaut-il pas à vous détruire vous-mêmes ? J’écris ces lignes en secret. Selon le principe de l’impermanence, ce n’est que naturel. Si nous considérons le remous des évènements de ce monde, c’en est un bon exemple. Mais sur la base des droits fondamentaux, c’est une indéniable torture. Quelle que soit la manière dont on envisage les choses, tout cela est bien inquiétant aux yeux des gens simples. Il s’est produit de nombreux bouleversements ces derniers temps, plus effrayant les uns que les autres. Mais à la lecture de notre histoire à l’époque impériale, rien qui ne soit choquant. Il semble presque naturel que toute tête dépassant du lot soit tranchée. Néanmoins, plus je réfléchis à ces quelques préceptes, plus il me semble nécessaire de s’y accrocher comme la mort à un cadavre.

 

1er Novembre 2016

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