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Octobre 2012
31 Octobre 2012

"Dans le train pour Lhassa", raconté par l’écrivaine Woeser.

Le train de la ligne Qinghai-Tibet est rempli de touristes allant au Tibet, venus de tous les coins de la Chine, chantant d’anciennes chansons comme "On the train to Lhassa" ("Dans le train pour Lhassa").
Un préposé originaire de la province de Hubei me demande, inquiet : "Quelle est la situation à Lhassa, sur le plan de la sécurité ?"
Je lui réponds : "C’est très sûr, pour vous (Chinois han)", en insistant lourdement sur le "vous".
Quelques jeunes assis près de nous, parlant avec l’accent pékinois, entendent cala et m’interrogent. "Il y a l’armée, la police et des officiers en civil qui arpentent les rues", leur dis-je.
Le préposé du train est plutôt subtil, et demande : "Est-ce que les Tibétains se sentent vraiment gênés ?".
Un autre jeune s’immisce dans la discussion : "Est-ce que cela a un lien avec ces Tibétains qui se sont immolés ?".
Ainsi, certains sont au courant des immolations de Tibétains, malgré le silence assourdissant du Parti sur le sujet. Les organes du Parti à tous les niveaux empêchent les gens d’en parler ouvertement.

Je les regarde, comme s’il s’agissait d’étrangers venus d’un autre pays : "Ce ne sont pas des incidents isolés", dis-je, "Plus de 50 Tibétains se sont immolés, à travers toute la région tibétaine et même certains en exil".
Quelqu’un poursuit en posant une question : "Pourquoi veulent-ils s’immoler par le feu ?". Mais les autres s’éloignent déjà, détournant la tête pour regarder le paysage.
J’ai bien conscience de la barrière de la langue, bien que nous parlions tous le chinois. Je me fais la réflexion que ces derniers temps, l’immolation n’est guère une tragédie rare, mais alors qu’une culture différente peut comprendre pourquoi une personne veut s’immoler pour des raisons propres, ils ne peuvent voir pourquoi quelqu’un le ferait au nom de tout un groupe ethnique. Mais j’aurais aimé en dire un peu plus sur ce point, et leur parler des dernières paroles murmurées par certains des Tibétains qui se sont immolés.
Peut-être que certains ne veulent pas en entendre davantage. Aller au Tibet en vacances est le rêve de beaucoup de Chinois, et peut-être... qu’ils veulent juste y aller et profiter des dix jours de repos qu’ils ont prudemment économisés, et qu’ils attendent de griffonner "Untel et Unetelle étaient ici" à chacune de leur destination touristique. Ils sont principalement intéressés par le paysage et les "sites touristiques tibétains" sélectionnés par avance par leur voyagiste. Peu leur importe la population locale, qui n’a rien à voir avec les attractions touristiques, comme les Tibétains qui s’immolent par le feu.

L’Illumination de Bouddha nous enseigne que tous les êtres vivants sont égaux. Mais en réalité, il y a un monde de différence ; particulièrement entre différents groupes ethniques.
Quand notre train, rempli de tant d’êtres vivants, arrive à la gare de Lhassa, la majorité des passagers non-Tibétains peuvent circuler librement, tout excités d’aller dans les différents quartiers de Lhassa, et semblent tout à fait désinvoltes, y compris ceux souffrant immédiatement du mal d’altitude.
La douzaine environ de passagers Tibétains, en revanche, est arrêtée par la police armée et leurs cartes d’identité sont vérifiées avec un dispositif similaire à ceux utilisés pour passer les cartes de crédit. Au moment de tendre ma carte, je suis arrêtée par ces mots : "Woeser, restez derrière !".
Que peuvent faire les Tibétains arrêtés ? Nous sommes tous emmenés au poste de police près de la gare. Je ne peux pas m’empêcher de penser à tous ces Tibétains de Lhassa envoyés en "classes d’études" pour lavage de cerveau après avoir voyagé en Inde au début de l’année pour suivre les enseignements du Dalaï Lama.
Étaient-ils aussi nerveux que moi à cet instant, quand la police est venue les chercher chez eux, ou les a interceptés sur le chemin du retour ?

Deux jeunes Tibétains du sud de la province du Qinghai doivent être renvoyés chez eux le lendemain, parce qu’ils n’ont pas de "permis d’entrer au Tibet". La police a peu de respect pour les requêtes des Tibétains, leur répétant qu’un "permis d’entrer au Tibet" doit être délivré par le service de la police du canton ou d’un échelon supérieur.
Ce qui est vraiment très drôle, c’est qu’une des jeunes femmes, qui ressemblait un peu à une Chinoise, explique à la police qu’elle est en fait une fausse Tibétaine, ce qui les surprend, et ils lui demandent pourquoi. Elle dit qu’elle a changé sa nationalité de han pour la tibétaine, afin de bénéficier de la discrimination positive offerte aux minorités ethniques pour accéder à l’Université. "C’est maintenant un supplice pour moi", dit-elle, en reconnaissant qu’elle le regrette amèrement.

Les cartes d’identité des Tibétains qui ont leur "permis d’entrer au Tibet" sont photocopiées et on leur demande de communiquer l’adresse à laquelle ils séjourneront à Lhassa, la raison de leur séjour et leur identité, ainsi que la signature de leur nom et l’ajout de leurs empreintes digitales à l’encre rouge sang.
Je n’ai pas de "Permis d’entrer au Tibet", mais en tant que personne spéciale interdite de séjour à Pékin pendant la durée du 18ème Congrès du Parti, on me prend également mes empreintes digitales.
Quand les deux jeunes (du Qinghai) et moi-même sommes finalement autorisés à quitter le poste de police et à entrer dans Lhassa, je les entends se dire, la voix entrecoupée de sanglots : " Qui aurait pu croire qu’il était si difficile pour des Tibétains d’entrer à Lhassa ? ".

Sources : Radio Free Asia, 16 octobre 2012 et www.tibet-info.net

La priorité actuelle est de prendre en considération les doléances plutôt que de récompenser la délation.

L’Administration Centrale Tibétaine condamne fermement l’offre récente faite par les autorités chinoises d’une rémunération pour toute personne donnant des informations sur de possibles immolations prochaines.

L’Administration Centrale Tibétaine a appelé de façon pressante les Tibétains à ne pas en arriver à des extrémités telles que les immolations, et les efforts actuels des Chinois à offrir des rémunérations financières ne cherchent pas la cause derrière ces immolations mais reflètent plutôt le manque total de compréhension des autorités quant à la situation au Tibet. Avec 59 immolations depuis 2009, la nécessité actuelle serait, pour les dirigeants chinois, de prendre des mesures pratiques et concrètes afin d’aborder les problèmes de fond qui amènent les Tibétains à de telles extrémités.

Aujourd’hui, Lhamo Tseten, 24 ans,s’est immolé en face de la base militaire ainsi que de la cour de justice locale à Amchok dans le comté de Sangchu au Nord-Est du Tibet à 14h30 locale, il est le 4ème Tibétain de Sangchu à s’être immolé en moins de 7 jours.

Ses parents , sa jeune femme ainsi que sa petite fille de 2 ans lu ont survécu.

Tous les immolés ont appelé au retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama au Tibet ainsi qu’à la liberté pour les tibétains.

Sources : Administration Centrale Tibétaine, Bureau du Tibet Paris, 26 octobre 2012 et www.tibet-info.net


29 Octobre 2012

LHASSA (Tibet) - 28 octobre 2012 : 2 cousins se sont immolés jeudi dernier au nord de Lhassa.

Deux cousins tibétains se sont immolés par le feu jeudi dans la région de Lhassa, l'ex-capitale du Tibet annexé par la Chine, le septième cas dans la région en une semaine, a annoncé dimanche l'organisation de défense des Tibétains Free Tibet.

Les deux hommes, Tsepo, 20 ans et Tenzin, 25 ans, ont appelé à l'indépendance du Tibet en s'immolant devant un bâtiment gouvernemental dans leur village, au nord de la capitale régionale, Lhassa, selon l'organisation basée à Londres. Un des cousins est décédé durant son transport à l'hôpital mais le sort du second n'était pas immédiatement connu, a précisé Free Tibet dans un communiqué. De nombreux Tibétains dénoncent la répression visant selon eux leur religion et leur culture ainsi que l'installation massive des Hans, l'ethnie majoritaire en Chine, dans les régions traditionnellement tibétaines.

Depuis deux ans, plus de cinquante Tibétains se sont immolés par le feu pour dénoncer l'occupation du Tibet. La réponse des autorités chinoises, extrêmement sourcilleuses sur la question du Tibet, a été de renforcer les contrôles sur les monastères, épicentres de la contestation, et d'appeler à la délation en espérant faire cesser le phénomène. La communauté internationale reste particulièrement discrète sur ces immolations.

QINGHAI, 26 octobre 2012 : un officier de police tibétain viré pour refus d'obéissance.

Selon un Tibétain en exil, dans la province du Qinghai, un chef tibétain de la police a été licencié pour ne pas avoir réussir à trouver et arrêter des manifestants contre le pouvoir chinois. Ce faisant il est devenu de facto une célébrité parmi la communauté tibétaine et désormais il conseille les tibétains pour l'organisation de futures manifestations.

Paltop, chef de police dans la ville de Pema, département du Golog (Guoluo en mandarin), a été licencié le 1er juillet, 3 mois après avoir reçu l'ordre de surveiller les tibétains qui ont menés, en début d'année, une série de manifestations.

"Après avoir appris cela, les représentants des monastères locaux et les habitants des environs ont rendu visite à l'ex-chef de police Paltop pour lui offrir, en soutien, de l'argent et des khatas (écharpes traditionnelles de soie), déclara Tsangyang Gyatso, un tibétain en exil.

Paltop a été également invité au monastère de Akyong Jonang à Pema, où on l'a honoré avec des khatas et des aides financières pour compenser la perte de son travail.
"Il en a alors profité pour prodiguer des conseils sur la manière d'organiser une manifestations tout en respectant la loi, ajouta Gyatso en citant ses contacts sur place."

Chaleureux adieux
Le 1er août, Paltop s'est rendu dans sa ville natale de Darlag, accompagné par environ 300 véhicules de supporters "qui lui ont faits de très chaleureux adieux."

"Paltop portait l'habit traditionnel et s'arrêta en un lieu, Chagtse, connu pour son importance religieuse, situé à une trentaine de kilomètres de Pema. Là-bas il brûla de l'encens et s'adressa à la foule
Il expliqua que son limogeage était lié à l'intérêt des autorités chinoises quant aux manifestations tibétains dans la région du Golog.

"Du 18 au 29 janvier de cette année, les tibétains du Golog ont organisés des manifestations pour un Tibet Libre, le retour du [leader spirituel en exil ] le Dalaï Lama et la libération des prisonniers politiques.
"La police chinoise arrêta sur place plusieurs manifestants tibétains, puis publia une circulaire ordonnant l'arrestation de quiconque était impliqué."

Paltop refusa "et en conséquence, la Chine ne put mettre la main sur qui que ce soit" sauf les quelques tibétains arrêtés le jour J.

"Les autorités locales et provinciales ont donné trois mois à Paltop pour faire plus d'arrestation et l'ont menacé de le démettre de ses fonctions s'il échouait, nous déclara Gyatso.
"Comme il refusa, il fut licencié."

Des remises en question personnelles

Robbie Barnett, Directeur du programme d'Etudes du Tibétain Moderne à l'université de Columbia, a décrit l'action de Paltop comme peu fréquente dans le système de la police au Tibet, dans un monde où les promotions et les salaires dépendent de la lutte active contre l'opposition politique.
Barnet dit que dans le privé, beaucoup sont mal à l'aise avec leur devoir
Il semble qu'il ait beaucoup de doute sur ce qui est fait, mais pas d'idée sur une potentielle pratique alternative. Hormis la peur, c'est une autre raison qui pourrait laisser les gens sans réaction.
"Ce n'est pas un système qui favorise le débat, précisa Barnett."

Reported by Chakmo Tso for RFA’s Tibetan service. Translated by Rigdhen Dolma. Written in English with additional reporting by Richard Finney.
Traduction France Tibet

Copyright © 1998-2011 Radio Free Asia. All rights reserved. Source http://tibet.fr

28 Octobre 2012

Petite carte postale de Mainpat...
Les enfants de l'école primaire CST de Mainpat. Reconnaissez votre filleul ou filleule!




28 Octobre 2012

Pour les aventuriers sportifs !



28 Octobre 2012

SANGCHU (TIBET), 26 octobre 2012 : un jeune homme de 21 ans est le 60ème tibétain à s'immoler.

Dharamsala, 25 Octobre: Selon les témoignages, deux Tibétains se sont immolés par le feu dans deux incidents séparés dans le comté de Sangchu qui a déjà vu 5 Tibétains s'immoler.
Lhamo Tseten, 24 ans, s'est immolé à proximité du canton de Amchok à 14h30 PM (heure locale) dans l'Amdo, Tibet oriental. Il a succombé à ses blessures surplace. Ajam Amchok, un tibétain éxilé en Inde du Sud avec des contacts dans la région, a déclaré: "Lhamo Tseten a crié à plusieurs reprises un slogan pour réclamer le retour d'exil de Sa Sainteté le Dalaï Lama." Lhamo laisse son épouse Tsering Lhamo et sa fille de deux ans, Nyingmo Kyi. Il était le fils de Namchuk Tsering, 49 ans et Sungdue Kyi. Ajam cite des témoins disant que la sécurité chinoise et les forces armées sont arrivées immédiatement sur le site de l'immolation, mais les Tibétains locaux se sont rassemblés autour du corps pour empêcher les forces chinoises de prendre le corps. Son corps carbonisé est actuellement avec les membres de la famille.
"Suite à l'auto-immolation, un grand nombre de contingents des forces armées et de la police de sécurité chinoises ont été déployées dans la région. La situation en Amchok est décrite comme sous tension et sous haute surveillance, a déclaré Ajam".

Un autre tibétain, Tsephag Kyab, 21 ans, s'est immolé par le feu à 20 heures (heure locale) dans la même région. Le corps carbonisé de Tsephag Kyab est au sein de sa famille. Il était le fils de Lumo Jam.

L'aggravation de la crise au Tibet a connu de grandes manifestations contre le pouvoir chinois et une série d'immolations qui ont fait 60 morts depuis 2009, pour demander un Tibet Libre et le retour d'exil du Dalaï Lama.

Traduction France Tibet, lien original ici

27 Octobre 2012

SANGCHU ( TIBRT ) 26 octobre 2012 : Un jeune homme s'immole par le feu...

Dharamsala : Aujourd'hui, 14h30, heure locale, Lhamo Tseten, 24 ans, s'est immolée par le feu en face d'une base militaire et d'une Cour de justice locale à Amchok, comté de Sangchu, nord-est du Tibet. Il est le 4ème tibétain de la région à s'immoler en moins de 7 jours.
Lhamo Tseten était marié et avait une fille de 2 ans.
Depuis 2009, 59 Tibétains se sont immolés par le feu pour protester contre la politique d'échec de la Chine menée au Tibet et pour demander le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama au Tibet.
Source http://tibet.fr

26 Octobre 2012

Des primes pour trouver les instigateurs des immolations.

La police chinoise a annoncé le 24 octobre 2012 qu’elle offrait des primes pouvant aller jusqu’à 25 000 euros pour toute information sur les "instigateurs cachés" à l’origine de la vague d’immolations dans les régions tibétaines.
Des affiches incitant à la délation sont apparues dans la "Préfecture Autonome Tibétaine de Gannan" suite à plusieurs immolations dans cette zone ces dernières semaines.
"Quiconque rapportera et informera les autorités judiciaires sur des personnes planifiant, incitant ou poussant d’autres à s’auto-immoler recevra une prime de 50 000 yuans" (6 150 euros), selon des copies de ces avis officiels postés sur internet.
Et "quiconque informera correctement sur les instigateurs cachés à l’origine des quatre incidents d’auto-immolations qui ont déjà eu lieu recevra 200 000 yuans" (24 600 euros).

La police de la préfecture de Gannan a confirmé à l’AFP avoir affiché ces appels à la délation ainsi que les primes offertes. La police affirme garantir la sécurité physique des dénonciateurs, et fournit quatre numéros de téléphone.
Dans les commentaires sur le site du Tibet Times, un Tibétain redonne clairement les 4 numéros de téléphone et invite tous les Tibétains de l’exil à les assaillir d’appels en disant en tibétain ou en chinois : "Tibet Libre" et "Laissez le Dalaï Lama rentrer au Tibet". Ces 4 numéros sont : 00 86 1529 366 90 11, 00 86 1529 366 90 12, 00 86 9416 69 62 71, 00 86 9416 69 62 72.
Près de 60 Tibétains, pour beaucoup des moines et des nonnes, se sont immolés ou ont tenté de le faire depuis février 2009 en Chine, les derniers cas se produisant près du monastère de Labrang au Gansu.

Source : AFP, Courrier International, Tibet Times (avec photo de l’affiche), 25 octobre 2012 et www.tibet-info.net


25 Octobre 2012

Trains partant du Xinjiang ou du Tibet vers Beijing, 24 octobre 2012 : renforcement des contrôles de papiers.

Les voyageurs qui prennent le train en direction de Beijing, du Xinjiang ou du Tibet, devront se munir de leur pièce d'identité, ont signalées les Nouvelles du soir de Qianjiang, basées à Hangzhou.
Depuis le 23 octobre, les passagers qui prennent le train en direction de la capitale, de la région autonome ouïgoure du Xinjiang et de la région autonome du Tibet doivent passer par le contrôle des identités avant l'embarquement, selon le Bureau ferroviaire de Shanghai.
Les autorités des chemins de fer chinois ont introduit un système de nom réel pour enrayer le trafic de billets qui sévit depuis des années à l'occasion de la ruée des déplacements de la Fête du Printemps, exigeant que tous les acheteurs de billets de train enregistrent leurs noms et présentent une pièce d'identité avant de monter dans les trains.
Enrailler la fraude sur ces lignes de trains est un objectif en soit, peut-être, toutefois que la vérification des identités ne se fassent que dans un sens de quoi mettre la puce à l'oreille alors que la répression ne faiblit pas; loin de là ni au Tibet, ni au Turkestan Oriental (Xinjiang) et que le 18ème Congrès du Parti [communiste chinois] se rapproche.
Source http://tibet.fr

24 Octobre 2012

Dorjee Rinchen s’immole par le feu à Sangchu le 23 octobre 2012.

Selon des sources provenant de l’intérieur du Tibet, Dorjee Rinchen, originaire du quartier de Sayue, canton de Sangchu, âgé de 57 ou 58 ans, s’est immolé par le feu vers 16h30 (heure locale), le 23 octobre 2012 près du camp de l’armée chinoise.
Dorjee Rinchen est décédé sur le lieu de son acte.

Son corps a été emmené par les habitants du lieu à sa ville d’origine après que des prières aient été faites et que des hommages lui aient été rendus par les Tibétains et les moines du monastère de Labrang.
"Les Tibétains ont refusé de donner son corps aux autorités chinoises et ils ont emmené son corps chez lui. En marque de respect, ils se sont tous rassemblés pour rendre hommage à Dorjee Rinchen et ont offert des écharpes traditionnelles (khatags) à son corps" selon des sources du Tibet.

La situation est encore tendue parmi la population locale attristée alors que la Chine a déployé des forces militaires armées en grand nombre à proximité du quartier de Sayue et autour.
A la suite de l’immolation, une petite bagarre a éclaté sur le lieu de la manifestation entre les autorités chinoises et les habitants.

Les lignes téléphoniques et la connexion à Internet dans la région ont soudainement été bloquées après l’immolation.
De même, c’est à Sangchu que Lhamo Kyab et Dhondup se sont immolés par le feu samedi et lundi derniers.

Sources : The Tibet Post International, Phayul , 23 octobre 2012 et www.tibet-info.net mais aussi sur le site de International Campaign for Tibet. (photos de l'immolation de Dorjee Rinchen)

Voir l’article et la carte récapitulative des immolations.


23 Octobre 2012

Dhondup s’immole par le feu à Labrang le 22/10/2012.

Dondhup, un Tibétain de 60 ans environ, s’est immolé par le feu lundi 22 octobre à 9h47 (heure locale) à Labrang, au nord-est du Tibet, dans le canton de Sangchu selon des sources à l’intérieur du pays, deux jours après le même geste désespéré d’un autre Tibétain à proximité de ce haut lieu du bouddhisme.
Des sources au Tibet en contact avec la communauté en exil rapportent que "les forces de sécurité chinoises seraient arrivées sur place en peu de temps, essayant d’éteindre les flammes et l’auraient ensuite transporté loin des regards"
"A ce moment-là, il n’était pas sûr qu’il soit encore en vie" indique Lhachab Jinpa, un officiel du mouvement tibétain Gu-Chu-Sum, l’organisation des prisonniers politiques en exil.
Les sources rapportent que "Dondhup se serait immolé au monastère de Labrang, dans le canton de Sangchu, lançant des slogans contre le gouvernement chinois. Les forces de sécurité chinoises, postées près du monastère ont accouru vers lui et ont essayé d’éteindre les flammes".
Sur une photo prise sur place le 22 octobre 2012, on peut voir Dhondup, allongé sur le sol, le corps en train de brûler après s’être immolé. L’image reçue du Tibet quelques heures après l’auto-immolation montre Dondhup grièvement blessé. Ce suicide a été confirmé par l’association International Campaign for Tibet (ICT), dans un courriel à l’AFP.

Dondhup est la dernière personne à avoir suivi cette forme de protestation symbolique qui sévit au Tibet depuis 2009 et qui a aujourd’hui atteint le nombre de 57.

Sources : AFP, Carole, correspondant local à Dharamsala, et associations citées dans l’article.
Photo (attention !) de l’immolation de Dhondup sur Phayul

- Lire également cet article intéressant sur Franceculture.fr

Source www.tibet-info.net


21 Octobre 2012

Répression sur le monastère de Boeyag près de Chamdo.

Plus de 70 moines ont été forcés de quitter leur habit religieux et d’autres battus dans un monastère tibétain et ont vu leur cours de religion et groupes d’étude interdits, en punition des actions contestant la domination chinoise, selon des sources tibétaines.

La répression au monastère Boeyag dans le quartier de Menda, canton de Chamdo [1], dans la "Région Autonome du Tibet", s’est développée depuis que deux moines ont été arrêtés en mars 2012 pour avoir dirigé des prières pour les Tibétains s’étant immolés par le feu [2], rapporte un résident de la région au service de RFA en tibétain.

Le sort de Jamyang Yeshe – maître de chant du monastère - et d’un moine nommé Drubgyu, demeure encore inconnu près de huit mois après leur placement en détention, a indiqué la source, s’exprimant sous couvert d’anonymat.
"Les deux moines ont été accusés d’avoir fait des prières pour les personnes qui se sont immolées et pour la longue vie du Dalaï Lama".
"Ils ont également été accusés d’enseigner "illégalement" le bouddhisme aux laïcs à l’extérieur du monastère et de promouvoir l’étude intensive de la langue tibétaine, devenue de plus en plus populaire dans la région", poursuit cette source.

Plus de 70 moines ont été forcés de retourner à la vie civile, et se voient interdits de retourner à la vie monastique. Maintenant les moines restants ne sont plus autorisés à s’absenter plus de 3 jours du monastère, ce qui peut leur poser de graves problèmes. Dans un cas, Thoega Rinpoche, âgé de 64 ans, et qui était l’un des professeurs principaux du monastère n’a pas eu l’autorisation de quitter le monastère pour suivre un traitement médical après être tombé malade, et il est décédé le 16 août.

Le monastère et les maisons avoisinantes sont obligées d’afficher des posters avec le drapeau chinois ou des portraits des dirigeants communistes de différentes générations. Ne pas avoir de telles affiches est considéré comme une violation de la loi.

Sources : Radio Free Asia, 19 octobre 2012 et www.tibet-info.net

GANSU ( Chine), 20 octobre 2012 : 56 eme et nouvelle immolation d'un Tibétain dans une province chinoise.

Un Tibétain s'est immolé par le feu dans le nord-ouest de la Chine pour protester contre la répression exercée par Pékin dans sa région, a rapporté dimanche une organisation de défense des Tibétains. Ce décès porte à près de 56 ( ndr*) le nombre de suicides par le feu depuis février 2009.

Lhamo Kyeb, 27 ans, s'est tué samedi, près d'un monastère, dans le village de Bhora, situé dans la province chinoise de Gansu, selon un communiqué publié par l'organisation Free Tibet.
Il a mis le feu à ses vêtements avant de courir vers le monastère, indique l'organisation, citant un témoin. Les forces de sécurité ont tenté d'étouffer les flammes. Le jeune homme criait des slogans réclamant le retour au Tibet du Dalai Lama, en exil en Inde.
Quelque 50 victimes*
Depuis février 2009, les ONG ont répertorié près de 60 immolations ou tentatives d'immolations de Tibétains en Chine, dont près de 50 mortelles.

La grande majorité de ces immolations ont eu lieu depuis mars 2011 dans les régions tibétaines des provinces du Sichuan (sud-ouest), du Qinghai et du Gansu (nord-ouest).

La Chine affirme avoir "libéré pacifiquement" le Tibet et amélioré le sort de sa population en fournissant des fonds pour le développement économique de cette région pauvre et isolée.

Mais de nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Hans, l'ethnie fortement majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture.


20 Octobre 2012

L’Ambassadeur des Etats-Unis en Chine a visité le Tibet.

Le Département d’État a révélé que l’Ambassadeur des États-Unis en Chine avait visité le mois dernier la région de Ngaba au Tibet oriental, qui reste l’épicentre de la vague actuelle des immolations au Tibet.

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Gary Locke à Ngaba
© Edward Wong

L’Ambassadeur Gary Locke a visité la région de Ngaba en septembre 2012 dans le cadre d’un vaste voyage à Chongqing et dans la province du Sichuan, a déclaré aux journalistes la porte-parole du Département d’Etat, Victoria Nuland, lors d’une conférence de presse, mardi 16 octobre 2012.

Victoria Nuland a précisé que Gary Locke avait rencontré des représentants du gouvernement et des habitants de Ngaba et visité des villages et des monastères bouddhistes.
"Quand il était à Ngaba, il a rencontré un certain nombre de résidents locaux, y compris des Tibétains. Il a également visité des villages et des monastères pour en apprendre davantage sur la façon dont les Tibétains vivent, travaillent et pour avoir une chance de parler avec eux", a déclaré Victoria Nuland.
Elle a rappelé la "grave préoccupation" des États-Unis par rapport à l’augmentation du nombre d’ immolations et a exhorté à un "meilleur dialogue" entre la Chine et le Tibet.

"Nous sommes très inquiets à propos des immolations au Tibet et des griefs sous-jacents du peuple tibétain. Et nous avons toujours appelé au dialogue entre le gouvernement chinois et le peuple tibétain au vu de ces griefs", a déclaré Victoria Nuland aux journalistes.

Ngaba abrite le monastère de Kirti, où des immolations ont débuté en février 2009. Depuis lors, 55 Tibétains se sont immolés par le feu pour exiger la liberté au Tibet et le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama de l’exil.

Sikyong Dr Lobsang Sangay a soutenu que le "blâme ainsi que la solution" pour les manifestations par auto-immolation appartiennent au gouvernement chinois.
"Nous avons découragé des mesures drastiques, y compris les auto-immolations, mais malheureusement, les Tibétains semblent dire que c’est la seule forme de protestation restante, parce que toutes les autres formes de protestation ont des conséquences similaires - vous êtes arrêté, torturé et mourrez souvent", a déclaré le Dr Sangay aux journalistes.

Au début de ce mois-ci, un journaliste australien de l’Australian Broadcasting Corporation, ayant réussi à accéder à l’est du Tibet, a déclaré que toutes les villes du Tibet qu’il a vues "grouillaient de présence policière".

Après avoir été chassé, capturé, et escorté hors du Tibet, le journaliste a résumé sa brève visite en disant : "Derrière nous, c’est la peur, le ressentiment et la tragédie, ainsi que des politiques gouvernementales ne montrant aucun signe de réussite auprès des Tibétains".

Sources : Phayul, 17 octobre 2012 et www.tibet-info.net

Nouveaux avertissements des autorités chinoises à la veille de changements politiques majeurs en Chine.

Avant que la Chine n’opère un changement de dirigeants début novembre 2012, les autorités chinoises du Tibet oriental ont émis de nouveaux avis renforçant l’interdiction des photos de Sa Sainteté le Dalaï Lama et du matériel prônant "l’indépendance du Tibet".

Le document public daté du 17 septembre 2012 a été signalé dans la localité de Rongwo, dans la région de Rebkong, au Tibet oriental.
Cette année la région a connu deux auto-immolations et un certain nombre de grandes manifestations contre le gouvernement chinois.

Selon High Peaks, Pure Earth, site Web qui a traduit la note, le message politique du document public, attirant l’attention sur des questions telles que "la division du pays", est rédigé sur un ton de préoccupation sociale, émettant par exemple des avertissements sur la mort subite à la suite d’épuisement après avoir passé trop de temps sur Internet.
Dans cet avis, les autorités chinoises déclarent que la "campagne spéciale" visant les activités illégales est menée dans le but de créer un "environnement social et culturel stable et harmonieux afin de veiller à la bonne organisation du 18ème Congrès du Parti".

Le document en trois points commence avec le renforcement de l’interdiction de vendre des photos, des vidéos et des livres du Dalaï Lama et des produits parlant de l’indépendance du Tibet.
"Les différentes entreprises culturelles et unités d’exploitation sur le marché culturel ont interdiction stricte de vendre des photos du Dalaï Lama, ou des vidéos, photos, livres, écrits, tentures et tout autre objet incitant à diviser le pays, parlant de l’indépendance du Tibet ou de diffuser des messages obscènes, pornographiques et vulgaires", stipule cet avis.
"En particulier, il leur est interdit d’imprimer les photos et les écrits ci-dessus mentionnés sans autorisation".

Le document avertit ensuite les propriétaires de cafés Internet de ne pas ouvrir au-delà des heures d’ouverture, ou de fermer leurs portes et fenêtres pendant les heures d’ouverture.
Les autorités ont en outre averti que les personnes opérant illégalement seraient sévèrement punies.

Sources : Phayul, 18 octobre 2012 et www.tibet-info.net


19 Octobre 2012

« L’art comme acte de résistance » Le Tibet s’invite à Pau. Article par Caroline Pain (Caroline, bientôt 19ans, Pau. Études d'Histoire. Aime ouvrir grands les yeux et les oreilles, la spontanéité, capturer en photos, la danse et le chocolat. Remercie Le Monde pour lui donner sa chance parmi 68 autres jeunes). Blog: http://carolinepain.blog.lemonde.fr/

Du 25 Septembre au 7 Octobre s’est tenu à Pau la semaine du Tibet. Cet événement organisé par l’Association Paloise Pour l’Art et la Culture Tibétaine (APACT) a eu lieu à la fois au cinéma d’art et d’essai de la ville Le Méliès et à la MJC du Laü. Denise Campet, la présidente de l’association explique comment la semaine a été organisée. Chaque année, au début du mois d’Octobre l’association met en place plusieurs évènements dans la ville de Pau, à l’occasion de la fête annuelle de l’APACT pour rappeler l’envahissement du Tibet en octobre 1950.

"Devant l'idée d'un tel casting nous avons bien sûr accepté!"

Cette année, ils ont choisi de projeter le film « Drapchi » d’Arvind Iyer, film présenté aux festivals de Stuttgart, de Delhi et qui sera présenté en octobre à celui de Varsovie puis celui du Caire . Cela a été suivi d’un débat avec Namgyal Lhamo, l’actrice principale du film et chanteuse tibétaine mondialement connue, Gyaltsen Drölkar ex-prisonnière de Drapchi, Guen Tenzin Penpa moine tibétain, et Marie Holzman sinologue, écrivain et professeur d'université à Paris. Le film n’était diffusé qu’une seule fois à l’occasion de cette soirée exceptionnelle, il ne restait pas un seul siège de libre dans la salle. Après le film, nombreux ont été les spectateurs qui ont voulu poser des questions aux différents intervenants, le moine Guen Tenzin Penpa qui jouait le rôle de traducteur et malgré son français imprécis, a pu retransmettre les paroles de Gyaltsen Drölkar, notamment.

Denise Campet explique en fait que le parcours pour amener le film au Méliès a été long, mais fructueux au final. Ce film lui avait semblé intéressant d’une part parce qu'il a été fait par un réalisateur Indien de Bollywood, ce qui suscite donc un intérêt, et d’autre part parce que l’actrice principale, surnommée « Le rossignol du Tibet », jouait dans un film indien. Finalement, c’est le film en lui même qui lui a plu : sa façon de suggérer les choses sans vraiment les montrer, de faire ressentir la peur au spectateur grâce, paradoxalement, à des belles images. Par ailleurs, elle savait, connaissant le public du Méliès, qu’il aurait un impact et qu’il ferait réfléchir les gens qui viendraient. Elle raconte ensuite une anecdote loin d’être anodine : Iceberg Nine films, société de production basée à Bombay qui cherche à développer le cinéma d’art indépendant, a pris en charge en totalité la venue de l’actrice, expliquant qu’ils avaient été sensibilisé à ce que faisait l’association et que c’était leur manière d’ajouter une pierre à l’édifice.
Parallèlement, Marie Holzman a contacté Mme. Campet pour lui parler du livre « L’insoumise de Lhassa ». Allier le film et le livre n’était donc pas l’idée de départ, mais devant l’idée « d’un tel casting », dit Denise Campet, « nous avons bien sûr accepté ! ». Par ces deux œuvres, l’équipe qui a réalisé le film, et l’écrivaine tibétaine, ont cherché à sensibiliser le public par autre chose que du voyeurisme : l’idée était plutôt de suggérer.

Durant le reste de la semaine ne sont tenues plusieurs expositions d’art tibétain à la MJC de Laü, ainsi que la projection d’un autre film « Tibet in songs », et la performance de plusieurs chanteurs tibétains, suivies de conférences et de repas traditionnels.

Nommer cette semaine « L’art comme acte de résistance » fait écho à la volonté des tibétains d’exprimer leur souffrance et la sinisation par le biais de films, de peintures, de chants et de poésie.

En 1985, ils étaient cinq à la création de l’APACT, ils sont aujourd’hui plus de 500.

En ce qui concerne l’histoire de l’association, Denise Campet l’a créée après plusieurs voyages avec des amis au Ladakh (région de l’extrême Nord indien de l'État indien du Jammu-et-Cachemire surnommée “le Petit Tibet”). La bas, lors de leurs voyages ils ont été vraiment touchés par l’hospitalité tibétaine, «par leur sourires et l’amour qu’ils nous donnaient sans rien attendre en échange. » raconte t’elle, « Et vous savez, les Tibétains vous invitent toujours à prendre un thé, même s’ils n’ont qu’un seul verre et qu’ils doivent le laver après que chacun ait bu.» C’est donc dans le but de leur rendre ce qu’ils leur avaient donné qu’elle a eu l’idée de créer une association. Elle a alors rencontré un maître spirituel tibétain qui lui a dit que ceux qui avaient vraiment besoin d’aide étaient les réfugiés tibétains des camps de Mainpat en Inde. En 1985, ils étaient cinq à la création de l’APACT, ils sont aujourd’hui plus de 500. L’idée de faire une fête annuelle est donc venue naturellement, d’abord dans le but de récolter de l’argent pour pouvoir agir au Tibet, notamment en parrainant des réfugiés ; cette année la fête a rapporté 4000Euros et 1400 Euros de dons. Le second but de l’association, qui a une importance tout aussi grande, est d’informer sur l’art et la culture tibétains. Denise Campet raconte que malgré l’affluence aux évènements organisés, elle est souvent attristée de se rendre compte que beaucoup de gens ne connaissent rien de la situation actuelle. C’est pour cela qu’elle continue à faire de telles manifestations, pour faire prendre conscience aux gens de cette situation.

A la recherche d'une issue.
Vient alors dans la conversation LA question : Les gens qui font des dons à l’association sont-ils toujours aussi motivés qu’au début ? Continuent-ils à y croire ? Elle admet alors que même s’il y a un renouveau régulier, certains se lassent, ne voient pas d’issue.
« Et vous, vous en voyez une ? » Question suivie d’un court silence, puis « Si la Chine se démocratise, un assouplissement serait alors possible » Elle explique alors qu’il existe en Chine des intellectuels et des démocrates qui comprennent bien que le Tibet ne veut pas l’indépendance, mais l’autonomie : pouvoir pratiquer librement leur religion, parler leur langue, récupérer leur terres, respecter l’environnement etc.

Leur culture est leur arme.

Mais la situation est toujours la même pour le moment. Le Tibet est même considéré comme une colonie : des Chinois sont envoyés la bas pour y vivre, alors qu’on empêche les Tibétains d’être nomades comme ils l’étaient traditionnellement, on les enferme dans des campements, et se passe alors ce qui s’est passé pour d’autres civilisations tels que les Amérindiens : l’alcoolisme, la violence se développent. C’est en tuant la culture tibétaine que le Gouvernement chinois a une emprise sur ce peuple, parce que leur culture est leur arme. Finalement Denise Campet insiste sur la transmission de la culture au sein même du peuple tibétain, elle explique que cette culture est principalement orale et donc quelque part amenée à s’éteindre si personne ne l’écrit. C’est ce qu’elle a conseillé à des jeunes étudiants parrainés par l’association « Je les ai encouragés à poser des questions aux anciens, de les enregistrer ou d’écrire les traditions, les contes et les légendes qui leur ont été transmis, sinon tout va se perdre ! »

Ce qui nous amène donc à parler du parrainage : depuis la naissance de l’association a été mis en place ce système qui fait que grâce aux dons, des enfants, des étudiants et des vieillards peuvent être parrainés, et donc aidés au quotidien. Cette ancienne professeure de mathématiques connaît l’importance de l’éducation et elle explique que les jeunes Tibétains meurent d’envie de faire des études, pour pouvoir défendre leurs droits et continuer à se battre.

« - Comment trouvez-vous l’énergie de continuer ?

- En rencontrant des Tibétains exilés, en voyant et en sentant leur force intérieure, et en s’intéressant à leur culture. Je n’aurai pas la prétention de dire que nous allons faire changer la Chine ! Mais je suis persuadée que tant qu’on parlera du Tibet, aux politiques, aux jeunes, à tout le monde, tant qu’on en parlera, le Tibet ne sera pas perdu. »

Et à la question « comment pensez-vous que les Tibétains, eux, gardent espoir ? » Denise Campet raconte alors que c’est d’abord leur force intérieure qui vient de leur foi qui les pousse à continuer. En effet, les religions comme le Bouddhisme prônent une philosophie de paix, de confiance, de respect des autres et surtout de persévérance. Elle ajoute ensuite que les jeunes générations sont beaucoup plus unies que les anciennes ce qui permet une cohésion plus importante.
« Bien sûr, explique t’elle, certains Tibétains en exil mette cette cause de côté pour gagner de l’argent, faire leur vie. On observe depuis une dizaine d’année une divergence de valeurs : certains préfèrent vivre privés de leur culture et avec de l’argent, et d’autres vivent pour leur culture et leur combat. Cette divergence vient souvent du fait que certains ont vécu l’oppression et d’autres ne font que l’imaginer. »

Elle évoque alors la Flamme de la Vérité. Cette flamme doit faire un parcours à travers le monde et a été lancée par Parlement tibétain en exil le 6 juillet 2012, date anniversaire du Dalaï lama. Elle est allée aux Etats-Unis, en Australie, et va traverser plus de 22 pays Européens. Au fil du parcours de la Flamme une pétition sera proposée dans le but de la remettre à l’ONU le 10 Décembre, journée des droits de l’Homme. A Pau plus de 200 personnes ont signé cette pétition.

Il est évident que nombreux sont les articles qui ont été publiés sur ce sujet. Mais il est important, comme le disait Denise Campet lors de l’interview, d’abord de transmettre ce message autrement qu’en relatant le nombre d’immolations de moines (bien que ce soit important) mais plutôt en montrant comment les Tibétains luttent pacifiquement par leur culture, et ensuite, il est important de continuer à en parler, « car tant qu’on parlera du Tibet, il ne sera pas perdu. »


18 Octobre 2012

Amdo, Tibet - 18 octobre 2012 : Interdiction renforcée des photos du Dalaï Lama.


A Public Notice From Amdo Banning Photos of the Dalai Lama

Dans le but de créer un environnement social et culturel harmonieux et stable pour assurer la réussite attendue du 18ème congrès du Parti, nous avons décidé de mener une campagne spéciale pour réguler la place du marché culturel de la région de Rongwo, en accord avec le document officiel numéro 2 au sujet de la répression de la pornographie et des manifestations illégales telles que stipulées par la préfecture de Malho en 2012 et dans le document officiel numéro 88 publié par le bureau du comté de Rebkong. Ainsi, nous vous informons des sujets suivants :

1. Les différentes entreprises et unités culturelles opérant sur la place du marché culturel sont strictement interdites de vendre des photos du Dalaï Lama, ou des vidéo, des images, des livres, des écrits, des tentures et autres objets incitant la sécession du pays, faisant la publicité de l'indépendance du Tibet ou de répandre des messages obscènes, pornographiques, vulgaires. En particulier, ils sont interdits d'imprimer les photos et les écrits sus-mentionnées sans autorisation
The various cultural enterprises and operating units in the cultural marketplace are strictly forbidden to sell the photos of the Dalai Lama, or videos, pictures, books, writings, hangings and other objects inciting to split the country, publicising Tibetan independence or spreading obscene, pornographic and vulgar messages. In particular, they are forbidden to print the aforementioned photos and writings without authorisation.

2. Les différents propriétaires de cybercafés doivent se soumettre de façon stricte au règlement concernant la gérance des cybercafés, interdisant les enfants d'entrer dans un cybercafé et vérifiant la carte d'identité de leurs clients. Ils doivent arrêter de fournir des cartes communes ou des cartes d'identifications à leurs cliensts. Ni sont autorisés d'ouvrir leur café en dehors des heures d'ouverture ou de fermer leurs fenêtres ou leurs portes s'ils sont ouverts.Ilss devraient aussi renforcer leur bon sens sécuritaire, rappeler à leurs clients le temps qu'ils ont passé sur Internet et strictement prévenir les clients de la mort soudaine dûe à une extrême fatigue.

Tsoe, Chine - 17 ocotbre 2012 : 4 moines arrêtés en lien avec une immolation.

Les autorités chinoises ont incarcéré quatre moines tibétains issus d'un monastère de Tso dans la province de Gansu ( Hezuo en chinois), scène de deux immolations par le feu il y a presque deux semaines contre le pouvoir chinois.
3 moines ont été pris mercredi dernier dans le monastère de Dolkar, sous haute surveillance depuis depuis le 6 octobre, jour où 'un père de deux enfants, Sangay Gyatso s'est donné la mort devant un bâtiment du gouvernement.

"Aujourd'hui, un gigantesque contingent de la police armée est soudainement arrivé au monastère pour arrêter Jigme Gyatso, le caissier; Kalsang Gyatso, le comptable et un autre moine appelé Kunchok Gyatso, nous a révélé une source tibétaine. "Ils ont été emportés hors de leur chambre, continua-t-elle."

Le quatrième moine a été arrêté quelques jours plus tôt.

Les quatre [moines] ont été arrêtés pour leur participation à la prise en charge du corps de Sangay Gyatso et avoir pris des photos du corps.
"Après la mort de Sangay Gyatso ; un gigantesque contingent de la police armée chinoise a été déployée pour imposer une surveillance sévère du monastère. La police entrait dans le monastère et a interroger tout les moines, nous précise la source."

Une autre source du Tibet dit que des officiels chinois ont approché la famille de Sangay Gyatso et ont offert 1 million de yuan (122 169 euros) s'ils confessaient et signaient un document stipulant qu'il était mort après une dispute familiale et non pour protester contre le pouvoir chinois."
... Une affirmation qui ne pouvait pas être vérifiée.

La mort de Sangay Gyatso a été suivie par une autre immolation par le feu samedi dernier pour les mêmes raisons, dans la même région
voire l'article en question ici
lu sur www.rfa.org, lien original ici

WASHINGTON, DC, 12 octobre 2012 : Une Commission du Congrès américain dénonce l’attitude du gouvernement chinois vis-à-vis du Tibet.

Un nouveau rapport publié par le Congrès des États-Unis déclare que l’utilisation croissante de mesures répressives par le gouvernement chinois et l’échec du processus de dialogue sino-tibétain [1], au point mort, coïncident avec le nombre croissant d’immolations de Tibétains.
La "Congressional-Executive Commission on China" (CECC) montre dans son rapport pour l’année 2012 en matière de Droits de l’Homme et d’exercice du droit en Chine, publié mercredi 10 octobre 2012, qu’au cours de l’année passée, la fréquence du recours à l’auto-immolation par les Tibétains a été "fortement accélérée" du fait du gouvernement chinois qui refuse d’accepter son échec politique au Tibet.
"Le Parti et le gouvernement ne se sont pas montrés disposés à considérer les demandes des Tibétains avec un esprit constructif et à se sentir responsables du rejet par les Tibétains des politiques chinoises, et ont géré la crise comme étant une menace pour la sécurité nationale et la stabilité sociale plutôt que comme un échec politique", dit le rapport.
Le rapport note que la situation de la liberté religieuse au Tibet a "fortement diminué" l’année dernière, le gouvernement chinois initiant des "mesures sans précédent" pour renforcer le contrôle du Parti.
"L’analyse de la Commission a démontré une corrélation apparente entre l’auto-immolation monastique et l’augmentation de la répression gouvernementale et du Parti communiste chinois sur la liberté de religion dans les monastères bouddhistes tibétains et les couvents", a déclaré la CECC.
"Le Parti communiste chinois et le gouvernement ont mis sur pied deux mesures sans précédent pour renforcer davantage le contrôle de la religion bouddhiste tibétaine et des institutions monastiques et les transformer en entités donnant la priorité à la loyauté envers le Parti et au patriotisme envers la Chine, tout en cherchant à mettre un terme à l’influence du Dalaï Lama sur les Tibétains".
Le rapport indique que la première étape fut le 20 octobre 2011, l’ouverture de l’Institut théologique du bouddhisme tibétain qui vise à "établir un ordre normal du bouddhisme tibétain, et à résister à l’infiltration religieuse de la clique du Dalaï Lama" et la deuxième mesure sans précédent, lancée en novembre 2011 et achevée en février 2012, a été la création d’un Comité de gestion du monastère (MMC) dirigé par les cadres du Parti et des fonctionnaires gouvernementaux dans tous les 1 787 monastères de la "Région Autonome du Tibet".
"Les MMC, en termes de statut et de fonction, sont plus intrusifs et répressifs que les Comités de surveillance et d’évaluation des foules (MSAC) mis en place dans la Province du Qinghai par des dispositions réglementaires prises au niveau préfectoral pour le domaine du bouddhisme tibétain", est-il noté dans le rapport. "Les MSAC ne sont pas entièrement dirigés par des responsables du Parti et du gouvernement, les membres ne gèrent pas directement les affaires monastiques, et ils ne résident pas tous dans une institution monastique".
La CECC a déclaré que le processus de dialogue formel entre les représentants du Dalaï Lama d’une part, et le Parti communiste chinois et des fonctionnaires du gouvernement d’autre part, est demeuré au point mort depuis le neuvième round en janvier 2010 [2], ce qui en fait le plus long intervalle depuis la reprise des contacts en 2002.
"Zhu Weiqun, Directeur adjoint du Département de Travail du Front Uni du Parti, Directeur du Bureau général du Parti du groupe central de coordination pour les affaires du Tibet, et principal interlocuteur des envoyés du Dalaï Lama, a réitéré les positions du Parti visant à empêcher les Tibétains d’assurer la protection de leur culture, langue, religion, et environnement, et au lieu de cela fait pression sur le Dalaï Lama pour qu’il soutienne les positions du Parti sur l’histoire du Tibet et les relations de la Chine avec Taïwan", indique le rapport.
Dans une déclaration faite à l’occasion de la publication du rapport, Chris Smith, membre du Congrès, Président de la Commission, et le Sénateur Sherrod Brown, Co-président de la Commission, ont précisé que l’une des principales conclusions pour cette année a été "la frustration visible et l’impatience bien fondée" que le peuple chinois exprime au sujet de son propre manque de droits fondamentaux.
"Dans l’ensemble des 19 points de notre rapport, nous avons observé que les citoyens chinois de toutes sortes, prennent souvent de grands risques pour exiger les Droits de l’Homme, l’État de droit, des pratiques de travail équitables, et la responsabilisation de leurs dirigeants".
Le rapport recommande que le Congrès américain et le Président pressent la Chine de ratifier immédiatement le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, de renforcer l’état de droit, la transparence et le dialogue avec les minorités ethniques, sans conditions préalables.
Source : Phayul, 12 octobre 2012.

Un Tibétain s'immole par le feu dans le nord-ouest de la Chine.

Le grand-père d'une personnalité bouddhiste du Tibet s'est immolé par le feu dans le nord-ouest de la Chine pour protester contre la répression exercée par Pékin dans sa région, ont rapporté dimanche 14 octobre des organisations de défense des Tibétains.

Tamdin Dorjee est mort après avoir incendié ses vêtements près d'un monastère dans la province chinoise du Gansu, selon les ONG Free Tibet et International Campaign for Tibet. L'homme, âgé de 52 ans, était le grand-père du 7e Gungthang Rinpoche, considéré par les bouddhistes tibétains comme étant la réincarnation d'un important maître bouddhiste.
45 IMMOLATIONS MORTELLES
Ce cas porte à 55 le nombre d'immolations ou de tentatives d'immolations de Tibétains en Chine depuis février 2009, dont 45 mortelles, selon les ONG. La grande majorité de ces immolations ont eu lieu depuis mars 2011 dans les régions tibétaines des provinces du Sichuan (sud-ouest), du Qinghai et du Gansu (nord-ouest).
La Chine affirme avoir "libéré pacifiquement" le Tibet et amélioré le sort de sa population en fournissant des fonds pour le développement économique de cette région pauvre et isolée. Mais de nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Hans, l'ethnie fortement majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture.
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2012/10/14/un-tibetain-s-immole-par-le-feu-dans-le-nord-ouest-de-la-chine_1775208_3216.html

Source http://tibet.fr

13 Octobre 2012

Voici les liens des petits films sur la Fête de l'Apact

Cérémonie d'ouverture de la fête de l'APACT 2012.

Réalisation du Mandala des 21 Taras par Guen Penpa à la fête de l'APACT.

soirée musicale à la fête de l'APACT 2012.

Loten Namling à la fête de l'Apact 2012.

Cérémonie de destruction du Mandala des 21 Taras (1ère partie) par Guen Penpa.

Cérémonie de destruction du Mandala des 21 Taras (2ieme partie) par Guen Penpa.


13 Octobre 2012

Possible libération en 2013 de Lobsang Tenzin, le plus ancien prisonnier politique tibétain.

Lobsang Tenzin, un prisonnier politique tibétain qui a passé 24 ans en prison, devrait être libéré en 2013 si les autorités de la prison concluent qu’il a fait preuve de "bonne conduite" durant son incarcération, selon des informations reçues par le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy [1].

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Lobsang Tenzin

Lobsang Tenzin, le plus ancien prisonnier politique connu au Tibet, purge une peine de prison à vie dans la prison de Chushul [2], près de Lhassa.
Le TCHRD avait précédemment rapporté que Lobsang Tenzin serait libéré cette année. Mais des sources ont récemment informé le TCHRD que cela devrait se faire en 2013, à condition que son comportement en prison soit considéré comme "bon" par les autorités.

Lobsang Tenzin a été arrêté le 5 mars 1988, lors d’une manifestation contre le pouvoir chinois à Lhassa. À l’époque, il était âgé de 24 ans environ et étudiait à l’Université du Tibet à Lhassa. Dans un verdict controversé, il a été condamné à mort avec un sursis de deux ans, pour avoir causé la mort d’un policier décédé après être tombé d’une fenêtre. En 1991, suite à la pression forte et soutenue de la communauté internationale, après avoir passé trois ans dans la prison de Drapchi à Lhassa, la condamnation à mort de Lobsang Tenzin a été ramenée à la prison à vie. Les analystes ont souligné que la police avait fait un usage disproportionné de la force, tirant au hasard sur les manifestants lors des affrontements ayant eu lieu au cours de la manifestation du 5 mars 1988. La fusillade répondait à l’envoi d’une seule pierre contre la police.
Le 31 mars 1991, un gardien de prison a surpris Lobsang Tenzin et un autre détenu, Tenpa Wangdrak, alors qu’ils tentaient de remettre une lettre à l’Ambassadeur américain en Chine de l’époque, M. James R. Lilley, en visite à la prison de Drapchi. La lettre contenait une liste de prisonniers ayant été torturés et des informations sur les méthodes de torture utilisées dans les prisons. Tous deux ont été brutalement battus et mis au secret pendant trois semaines environ. Plus tard, ils ont été secrètement transférés à la prison de haute sécurité de Powo Tramo, située dans la région de Kongpo, au Tibet oriental.

À une date inconnue, Lobsang Tenzin a de nouveau été transféré de la prison de Powo Tramo à la prison de Chushul, où il est encore emprisonné à ce jour. En 1994, des témoignages ont affirmé que la condamnation de Lobsang avait été réduite à 18 ans pour "bonne conduite".
Depuis ces dernières années, Lobsang souffre de diabète, ce qui a provoqué des complications rénales ; sa vision est faible, et des problèmes de dos lui rendent difficile la position droite. Son état de santé s’est détérioré au fil des ans, ce qui signifie qu’on ne lui a pas apporté l’aide médicale adéquate en temps utile. Il est maintenant âgé de 48 ans environ.

Source : TCHRD, 10 octobre 2012 et suite de l'article sur TIBET INFO


12 Octobre 2012

Fête de l'Apact 2012 mise en ligne des photos.
Merci aux intervenants, bénévoles et au public qui une fois de plus a répondu présent.

Cérémonie d'ouverture de la fête (au premier plan Guen Penpa, Gyaltsen Drölkar et Denise Campet)







Magnifique mandala des 21 taras réalisé lors de la fête pour le Tibet à Pau par Guen Tenzin Penpa











Petit moment de détente...



Young Dung Tsering (Poète et Calligraphe), Nina Ninio (traductrice) et Loten Namling (musicien)



Accueil, stands et boutiques.



















Young Dung Tsering et Kalsang Dickyi (artiste peintre)













Conférences et Concert



Remise d'une Kata à Marie Holzman (sinologue et écrivain)

















Un très grand merci à nos bénévoles de l'ombre dans les cuisines qui ont préparé
250 repas et plusieurs centaines de Momos...
























Vente aux enchères du tableau de Kalsang Dickyi





Destruction du Mandala par Guen Penpa


















Dimanche soir ! fin de la fête et dernier diner des bénévoles , animé par un infatigable Loten Namling...






12 Octobre 2012

Le développement touristique accélère la fonte des glaciers au Tibet.

Mis à part le changement climatique, le tourisme contribue à la régression continue et rapide de la limite des neiges sur le célèbre Mont Meili, Préfecture de Dechen, dans la région du Kham, selon le site officiel usa.chinadaily.com.cn en date du 9 octobre 2012.

En particulier, le glacier Mingyong, l’un des 13 glaciers de la montagne enneigée, qui fait maintenant partie de la Province chinoise du Yunnan, a reculé d’environ 50 mètres entre 1994 et 2002, selon le rapport cité du bureau météorologique du Canton de Dechen. En 2006, le glacier a reculé de 200 mètres, et il a encore diminué, poursuit le rapport.

Le rapport indique que, hormis le réchauffement climatique, l’augmentation des visiteurs a davantage de conséquences sur les glaciers de montagne sensibles à l’environnement.
Le gouvernement chinois continue cependant à fixer des objectifs de visites touristiques toujours plus élevés afin d’accroître les recettes et le développement.
Le rapport note que la montagne a attiré près de 22 000 touristes pendant la récente période de vacances de 8 jours pour la Fête de la mi-automne et la fête nationale qui a pris fin le 7 octobre 2012, en augmentation de 10 % par rapport à l’an dernier.

Il cite également les propos de Li Qiang, officiel chargé de la montagne, disant que le nombre de touristes visitant le Mont Meili avait atteint un record en 2007, atteignant 600 000.
Le rapport cite également Wang Ping, professeur de sciences géographiques à l’Université normale du Yunnan, disant : "La fonte des glaciers peut se poursuivre à la suite de causes naturelles. Mais une telle tendance peut être ralentie par la réduction de l’impact des activités humaines".

Sources : Tibetan Review, 10 octobre 2012 et www.tibet-info.net


11 Octobre 2012

Nouveau reportage vidéo du Tibet sur ​​la situation là-bas

Suivez ce lien: http://www.abc.net.au/7.30/content/2012/s3607238.htm

Secretary
Bureau du Tibet
84 Boulevard, Adolphe Pinard
75014 PARIS
 

8 Octobre 2012

Tibet, 7 octobre 2012 : 54ème immolation : soit 3 en une semaine.

Trois Tibétains se sont immolés par le feu en huit jours en Chine pour protester contre la répression exercée par Pékin dans leur région, rapporte Radio Free Asia (RFA), citant des sources à l'intérieur du Tibet.

Ces trois nouveaux cas portent à 54 le nombre d'immolations ou de tentatives d'immolations de Tibétains en Chine depuis février 2009, dont 44 mortelles, selon la radio. La grande majorité de ces immolations ont eu lieu depuis mars 2011 dans les régions tibétaines des provinces du Sichuan (sud-ouest), du Qinghai et du Gansu (nord-ouest).
Sangay Gyatso, un homme âgé de 27 ans, «s'est immolé par le feu peu après midi (sedi) près d'un stupa sur le terrain du monastère de Dokar» dans la préfecture tibétaine de Kanlho (Gannan en chinois) au Gansu, selon une source non identifiée citée par le service en tibétain de RFA.
Les sources de la radio en Chine ont fourni des photos du corps carbonisé de Sangay Gyatso publiées sur son site internet en chinois, dont l'authenticité n'a pas pu être vérifiée. Aucune confirmation de ce décès n'a pu être obtenue auprès des autorités locales.

Ecrivain de la liberté


Samedi, l'ONG International Campaign for Tibet (ICT) avait rapporté l'immolation par le feu jeudi de l'écrivain tibétain Gudrub, âgé de 42 ans, dans le district de Nagchu, à l'intérieur de la région autonome du Tibet. Gudrub avait appelé à la liberté pour le Tibet et au retour du dalaï lama, le chef spirituel des Tibétains en exil depuis 1959, selon ICT.
La mort de Gudrub survient après une autre immolation le 29 septembre d'un Tibétain âgé de 27 ans appelé Yangdang, dans le district de Dzato de la province du Qinghai (nord-ouest), également rapportée par ICT.

La Chine affirme avoir «libéré pacifiquement» le Tibet et amélioré le sort de sa population en fournissant des fonds pour le développement économique de cette région pauvre et isolée. Mais de nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Hans, l'ethnie fortement majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture.
Source HTTP://TIBET.FR

Fête de l'Apact 2012

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"Tibet: l'Art comme acte de résistance"

15h : Cérémonie d’inauguration par Guen Penpa, Gyaltsen Drölkar et Loten Namling


16H projection du film "Tibet in song"



Fête de l'Apact 2012

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"Tibet: l'Art comme acte de résistance"







Cinéma LE MELIES le 3 Octobre 2012





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Les Fêtes précédentes - 2007 - 2008 - 2009 - 2010 - 2011

Septembre 2012

Information Mainpat.

Le représentant de Mainpat change, C'est maintenant Mr Kalden Norbu à la place de Mr Tsering Wangchuk.

"En 1984, Denise Puntsok Drolma rencontrait pour la 1ère fois, SE Beru Khyentse Rinpoche. Il lui exposait en détails le dénuement dans lequel vivaient certains réfugiés tibétains et particulièrement ceux de Mainpat dans l’état du Madhya Pradesh." LIRE LA SUITE

5 Octobre 2012

Fête de l'Apact 2012

Consécration et début du Mandala de Tara Blanche









Soiré Melies et signature du livre "L'insoumise de Lhassa"





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2 Octobre 2012




 

Dimanche 30 septembre 2012 s’est déroulé la cérémonie de parrainage de 6 villes tibétaines par 6 villes du Comminges en présence de Mme Jetsun Pema, M Ngodup Dorjee représentant pour l’Europe du Dalaï Lama et du gouvernement tibétain en exil, Gueshe Lobsang Tengye, Gueshe Loten, M Jean Louis Halioua maire de Salles sur Garonne, instigateur du programme de parrainage, de Mme Marcelle Roux, présidente de France Tibet qui coordonne ce projet, des maires des 6 villes M Bernard Bros, M Jean Louis Seguela, Mme Evelyne Delavergne, M Gérard Carrère, M Henri Devie, M Philippe Bedel et des représentants d’associations oeuvrant pour le Tibet.

Carbonne parraine Nagartse, Lavelanet en Comminges parraine Narthang, Gensac sur Garonne parraine Gadong, Mailholas parraine Dorjeling,Latrape parraine Riwoche, Bax parraine Rong.

Bernard Bros adjoint au maire de Carbonne a rappelé l’intransigeance de la Chine, que les frontières du Tibet étaient actuellement fermées et l’importance de la connaissance et de l’échange des cultures.

Mme Jetsun Pema a souligné combien elle avait été touchée par l’accueil chaleureux des 6 communes. Elle a aussi rappelé que le projet de parrainage avait débuté il y a 2 ans et qu’actuellement 56 villes françaises parrainaient 56 villes tibétaines. Elle a tenu à rappeler que le projet avait vu le jour sous l’impulsion de Gueshe Tengye la de l’institut Vajra Yogini de Marzens, de M Jean Louis Halioua maire de Salle sur Garonne et de Marcelle Roux présidente de France Tibet. Elle pense que c’est un projet excellent pour promouvoir la cause tibétaine. Elle espère que les maires et les habitants de ces communes essaieront d’établir un contact réel avec le Tibet et les tibétains en exil. Elle sait combien il est difficile d’obtenir un visa, mais comme elle le rappelle « N’abandonnez jamais ». Au Tibet il n’y a pas de liberté et les temps sont très difficiles. Il est donc très important que les tibétains du Tibet sachent qu’ils ont des amis dans un monde libre.

M Ngodup Dorjee a remercié pour toutes les visites qui avaient été organisées : écoles, musée, château, ferme etc.. qui permettaient de voir comment vivre de façon harmonieuse. Au Tibet la situation se détériore :

-destruction de l’environnement

-violence

-pas de liberté religieuse. Actuellement les monastères doivent mettre des photos des dirigeants chinois Mao Tse Toung ou Deng Xiaoping à côté des images de Bouddha

-pas de respect des droits humains

-pas de liberté de déplacement

-surexploitation des ressources

-assèchement des rivières par construction anarchique de barrages

-pollution

-sinisation des villes. Ainsi Shigatse qui compte 92000 habitants est peuplée de seulement 30000 tibétains

-obligation de parler chinois. Demander à parler tibétain est considéré comme un acte séparatiste

-il a rappelé les 52 immolations par le feu et les raisons de ces gestes désespérés : la demande de Liberté et le retour du Dalaï Lama au Tibet.

Il a conclu devant un public très ému : Le Tibet est sous la loi martiale, c’est l’enfer.

Jean Louis Halioua a informé de la formation du collectif des maires et promis d’agir au niveau du Parlement européen, de l’Assemblée Nationale, de la Présidence de la République.

Marcelle Roux a cité le Dalaï Lama :

« Je demande à tous les centres bouddhistes de ne pas seulement prier mais de défendre aussi la cause du Tibet. Le Bouddhisme est un long fleuve dont la source est au Tibet. Si la source se tarit le fleuve disparaît »

Elle a aussi repris cette phrase de Claude Levenson

« En défendant les libertés au Tibet, ce sont nos libertés que nous défendons »

La journée s’est terminée par un repas et un échange culturel « Tibétain- Occitan »











1er Octobre 2012

Yungdung s’immole par le feu le 29 septembre 2012 à Dzatoe.

Selon les informations recueillies par le TYC, SFT et TWA, un jeune homme nommé Yungdung, 27 ans, natif de Toegey, Karma Sham, Chamdo et résidant à Dzatoe, s’est immolé le 29 septembre 2012, portant à 52 le nombre d’immolations dans le pays.

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Soutien à Yungdun, Dharamsala
© Tibet-info, Carole

Les organisations locales ont invité la population de McLeod Ganj à venir témoigner leur soutien à la communauté tibétaine et à rendre hommage à la dernière victime.

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Soutien à Yungdun, Dharamsala
© Tibet-info, Carole

Selon les témoignages, le jeune homme, vêtu du costume traditionnel tibétain, appelait à "l’indépendance du Tibet, au retour de SS le Dalaï Lama ainsi que de SS le Karmapa". Des riverains, propriétaires de magasins chinois ont ensuite essayé d’éteindre les flammes en l’aspergeant d’eau. Les forces de l’ordre chinoises seraient alors intervenues, emmenant le jeune homme loin des regards. Transporté à l’hôpital, le jeune homme n’aurait alors cessé de répéter "Tibet… Tibet… Tibet…" quand un docteur lui aurait demandé son nom.
Son état de santé et le lieu où il se trouve restent inconnus mais des informations reçues ce matin (30 sept.) disent qu’il aurait succombé à ses blessures.

L’immolation de Yungdrun coïncide avec un festival culturel organisé par le Parti Communiste Chinois ce jour-là. Il pourrait aussi y avoir un lien entre cette dernière immolation et la colère de la population locale depuis la réalisation d’un film par les autorités chinoises, encourageant les Tibétains résidant sur place à être représentés comme ‘heureux’ sous la domination chinoise.

La présence militaire sur place a depuis considérablement augmenté et la situation reste tendue et critique dans cette partie du Tibet.

Un autre rebondissement vient porter à 42 le nombre de décès suite à des immolations dans le pays. En effet, le 14 mars 2012, Jamyang Palden, un moine de Rebkong dans la région de l’Amdo, s’était immolé. Il a finalement succombé à ses blessures le 29 septembre 2012.

Selon le communiqué de presse distribué par le Tibetan Youth Congress, la Tibetan Woman Association et Students for a Free Tibet : "La répression brutale du gouvernement chinois au Tibet conduit les Tibétains à l’immolation".

Sources : Carole, correspondant à Dharamsala, et Tibetan Youth Congress, Students for a Free Tibet, Tibetan Women Association, 30 septembre 2012 et WWW.TIBET-INFO.NET

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