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Octobre 2015
30 Octobre 2015

Visite d’Etat en Chine, pour François Hollande, avant COP 21, à l’invitation de son homologue Xi Jinping.

François Hollande doit effectuer une visite d’Etat en Chine les 2 et 3 novembre, a annoncé hier la présidence française, dans l’optique de la conférence de l’ONU sur le climat. Le président français avait annoncé en septembre qu’il se rendrait en Chine afin de «lancer avec le président Xi Jinping un appel pour que nous puissions réussir la conférence sur le climat», qui se tient du 30 novembre au 11 décembre à Paris.

François Hollande avait souligné l’importance cruciale de la Chine, pays parmi les plus peuplés mais aussi les plus pollués, «pour faire en sorte que d’autres pays puissent suivre l’exemple chinois». La 21e conférence sur le climat de l’ONU (COP21) doit donner naissance au premier accord engageant 195 pays dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, pour parvenir à contenir le réchauffement sous la barre des +2°. Sinon, les experts prédisent une multiplication des événements météorologiques extrêmes, une accélération dramatique de la fonte des glaciers ou de la montée du niveau des océans.

Point positif : l’implication de la Chine au plus haut niveau – contrairement à la conférence de Copenhague en 2009 – qui est considérée comme un facteur de réussite par tous les observateurs pour la conférence de Paris. Malgré quatre rounds de pourparlers, les diplomates chargés d’élaborer un texte de négociation pour la conférence ont néanmoins accouché à Bonn d’un document peu clair et les politiques vont devoir rapidement entrer en scène s’ils veulent parvenir à un accord en décembre.


30 Octobre 2015

Jeudi 29 octobre, des dignitaires bouddhistes du monde entier, dont le dalaï lama, ont lancé un appel en faveur d’un accord « ambitieux et efficace » pour limiter le réchauffement climatique lors de la COP21.

 

 

30/10/15 – 15 H 50

AVEC CET ARTICLE

À un mois de l’ouverture de la COP21, le 30 novembre à Paris, des dignitaires bouddhistes du monde entier, parmi lesquels le dalaï lama, ont lancé un appel en faveur d’un accord « ambitieux et efficace » pour limiter le réchauffement climatique lors de la prochaine conférence de Paris sur le climat (COP21).

« Nous sommes à un carrefour où notre survie et celle d’autres espèces sont en jeu en fonction de ce que nous déciderons », écrivent les signataires de cette « Déclaration bouddhiste sur les changements climatiques à l’attention des dirigeants du monde », datée de jeudi 29 octobre.

Cet appel est signé de 15 dignitaires originaires essentiellement d’Asie, mais également de France et des États-Unis.

« Ensemble, l’humanité doit agir sur les causes de cette crise environnementale, qui est provoquée par notre recours aux énergies fossiles, par des modèles de consommation non durables, par une prise de conscience insuffisante et par un manque de préoccupation quant aux conséquences de nos actions. »

UN COMMUNIQUÉ « SANS PRÉCÉDENT »

« C’est la première fois qu’autant de sommités bouddhistes s’unissent sur un sujet mondial pour parler d’une seule voix », a précisé le Collectif bouddhiste mondial sur le changement climatique (GBCCC) au sujet de ce communiqué « sans précédent ».

Les signataires invoquent la croyance bouddhiste de la « coproduction conditionnée » selon laquelle toute chose de l’univers est interdépendante.

« Comprendre cette causalité interdépendante et les conséquences de nos actions est capital pour réduire notre impact sur l’environnement », écrivent-ils.

« Les dignitaires bouddhistes en parlent depuis des décennies », poursuivent-ils. « Mais le quotidien peut facilement nous faire oublier que nos vies sont inextricablement liées au monde naturel, au travers de chaque respiration que nous prenons, de l’eau que nous buvons et de la nourriture que nous mangeons. »

SORTIE DES ÉNERGIES FOSSILES ET RÉCHAUFFEMENT LIMITÉ À 1,5 DEGRÉ

« Par manque de perspicacité, nous détruisons le système vital même dont nous -et tout autre être vivant- dépendons pour notre survie. »

La déclaration exhorte la conférence de Paris à amorcer la sortie des énergies fossiles vers un modèle « à 100% renouvelable ».

Elle demande également qu’elle fasse en sorte que la hausse globale des températures ne dépasse pas 1,5 degré par rapport aux niveaux pré-industriels, ce qui est « technologiquement et économiquement faisable ».

G.V. avec AFP


30 Octobre 2015

La Chine exige des fonctionnaires le monopole des renseignements dans la campagne anti-séparatisme au Tibet

(TibetanReview.net, 23 octobre 2015) – Dans sa quête sans fin pour éliminer toutes les apparences de faiblesse et s’assurer d’ une loyauté sans partage à tous les niveaux, le patron du Parti Communiste de  Chine dans la Région autonome du Tibet déclarait, le 22 octobre, que tous les fonctionnaires employés à tous les niveaux, se doivent de constituer  une « forteresse » contre le séparatisme et de travailler pour assurer le monopole du Parti Communiste sur l’information, rapportait Reuters ce 22 octobre. Il affirmait  également que la lutte contre le séparatisme s’était déjà intensifiée en Chine.

Écrivant dans le People’s Daily, véritable parti porte-parole du Parti, M. Chen Quanguo déclare  aussi qu’il n’y a « rien de plus nocif que le chaos », que la stabilité de la Chine dans son ensemble repose sur la stabilité et la sécurité du Tibet.

Il poursuivait en précisant qu’un élément central de cet objectif  était de former et de promouvoir un noyau de haut calibre, de  Tibétains fidèles et de fonctionnaires chinois qui sera basé dans chaque Comté et village de la région.

Chen affirme que la «sécurité idéologique » du Tibet a besoin du Parti pour contrôler l’opinion publique, les médias et Internet, et chaque maison, dans chaque village doit être en mesure de regarder les programmes sur les chaînes de la télévision monopolisée par le Parti ou d’écouter des émissions sur les ondes des stations de radio.

Exceptionnellement, le rapport évoqué par Chen n’a fait aucune mention directe relative au dalaï-lama, mais seulement  signalé la « lutte contre le séparatisme a été sensiblement renforcée ». (tibet.fr)


30 Octobre 2015

Tashi, Tibétain de 31 ans, arrêté pour avoir proclamé pacifiquement un appel pour la « Liberté du Tibet ».

Dharamshala — Tashi, Tibétain de 31 ans et père de quatre enfants, deux fils et deux filles, a été arrêté par les autorités chinoises de Ngaba, au nord-est du Tibet, pour l’organisation d’une manifestation pacifique contre la domination chinoise, alors qu’il en criait des slogans appelant à la liberté au Tibet et le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama.

« Tashi, un homme de 31 ans a été retenu par la police chinoise le 26 octobre, dans les minutes qui ont suivi le début de sa marche de protestation dans la rue du chef-lieu, » déclarait  Kanyak Tsering, moine du monastère de Kirti Dharamshala.

« Tashi a parcouru les principales rue de la ville de Ngaba, tenant un portrait de sa Sainteté le Dalaï Lama et scandant  des slogans pour réclamer : « liberté au Tibet » et « retour de sa Sainteté le Dalaï Lama, » selon le Ven Tsering .

« Les autorités chinoises sont arrivées sur le lieux quelques minutes après et l’ont arrêté. Les conditions de sa en garde à vue restent inconnues  » selon le moine qui s’exprime sous couvert de l’anonymat.

Tashi, originaire du village n°5 de la ville de Meruma, comté de Ngaba dans l’Amdo, région du nord-est du Tibet Tibet (Ch: le comté de Aba, tibétaine et Qiang préfecture autonome du Nord-Ouest de la Province du Sichuan). « Avec Sa femme  s’appelle  Kalpe,  ils ont quatre enfants : deux fils et deux filles. »

La peur se développe dans le Comte de Ngaba du Tibet car des dizaines de Tibétains, y compris des moines et des femmes, ont été arrêtés et ont disparu au cours des récents mois.

Plus tôt ce mois-ci, les autorités chinoises ont arrêté un moine tibétain de 15 ans pour une manifestation  pacifique identique, alors qu’il criait aussi   des slogans appelant à la « liberté au Tibet » et au retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama. »

La situation de Ngaba a empiré avec la Campagne de « rééducation patriotique », étant donné que les protestations pacifiques ont balayé la plupart des régions du Tibet en 2008.

De nombreux Tibétains sont arrêtés arbitrairement, sévèrement battus et emprisonnés par les forces de polices chinoises, pour la mise en scène de manifestations pacifiques et leurs appels en faveur des droits de l’homme, y compris la liberté religieuse.

Toutes les communications, incluant les lignes Internet dans le Comté et les régions avoisinantes sont strictement réglementées et souvent bloquées, à l’exception des institutions et des bureaux du Gouvernement chinois.

Les Tibétains restent sous surveillance  étroite en raison du nombre croissant de policiers chinois et de la recrudescence des points de contrôle de sécurité et des équipes d’officiels gouvernementaux qui surveillent , suivant tous leurs mouvements et activités…

La liste des Tibétains arrêtés et détenus par les forces de police et de sécurité chinoises pour l’organisation de manifestations pacifiques en faveur de la liberté au Tibet et le retour de sa Sainteté le Dalaï Lama, croît constamment ces derniers mois. Cette tendance est clairement en contradiction avec récent livre blanc de la Chine, qui affirme que le Tibet a atteint son « âge d’or (tibet.fr)


30 Octobre 2015

PARIS et BRIANCON : LE TIBET au cinéma … dès le 30 octobre

Un invité  » le Vietnam  » et quinze films au total pour vous permettre d’aborder  la plupart des thèmes utiles pour mieux connaître la situation des Tibétains : la colonisation, la sédentarisation forcée des nomades, les différentes générations de l’exil …

LE VIETNAM, INVITÉ AU 3 ÈME FESTIVAL DU FILM TIBÉTAIN, AU CINÉMA LA CLE

PARIS : 3ÈME FESTIVAL DU FILM TIBÉTAIN, 30-31 OCT. 2015

les 30 et 31 octobre
au cinéma La Clef
34, rue Daubenton, 75005 Paris.

Entrée gratuite (Places limitées – merci de réserver)

Pour les détails, merci de consulter notre site :

Paris : http://www.tibet.fr/agenda/le-vietnam-invite-au-3eme-festival-du-film-tibetain-au-cinema-la-clef/

 

BRIANÇON attention dans plusieurs salles …

LUNDI 2 NOVEMBRE à 20h30 – Eden Studio 6,00€

 

 

 “Föllmis’ Destiny”  de Céline Moulys 2009 – 90mn

JEUDI 5 NOVEMBRE à 20h30- Eden studio 6,00€

 

 

  “Sontsa, jeunes pousses tibétaines” de Christiane Ballan 2005-2015 – 70mn

VENDREDI 6 NOVEMBRE  a 21h00 – MJC Grande Salle 6,00€

“Le toit du monde à l’heure zéro – Le dalaï-lama, et après ?”  (ARTE) de Christian Pähler, Lilian Dammann   2015 – 52mn

DIMANCHE 8 NOVEMBRE à 20h00 – Éden Studio Tarif Cinéma

“Enfances Nomades” de Christophe Boula 2014 – 93mn

 MARDI 10 NOVEMBRE à 20h30 – Foyer Culturel de L’Argentiere – la -Bessée  Entrée libre

 

 

“Kailash, le chemin vers Olmo Lungring”  de Fulvio Mariani 2015 –120mn

plus de détails  :

http://www.tibet.fr/agenda/semaine-cinematographique-imagin-tibet/


30 Octobre 2015

Libération de Kelsang Sonam, Tibétain de 39 ans, écrivain emprisonné depuis neuf ans…

Kelsang Sonam, Tibétain de 39  ans, écrivain emprisonné depuis neuf ans pour « conduite séparatiste », vient d’être libéré d’une prison de Xining  après avoir servi neuf ans de la sentence de 10 ans et demi annoncés lors de la condamnation.

DHARAMSHALA, October 29:

Kelsang with Dolma Kyab/Photo:Arik Gyurmey

Kelsang Sonam, de son nom de plume  Gangpel Bodpa,  avait été arrêté et condamné en 2006 pour le crime défini comme « divulgation de secrets d »Etat »  à des étrangers, dont des  » forces séparatistes  » en exil.
Selon Arig Gyurmey, Tibétain poète vivant ici, Kelsang Sonam avait lui aussi été emprisonné pour avoir aidé un autre Tibétain, également écrivain et prisonnier politique, Dolma Kyaben, en  sortant une de ses lettres de prison.

Le lettres écrites par Kyab étaient toutes destinées à des organisations telles que les Nations Unies et contenaient des  appels pour obtenir de l’aide de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies.
Kyab y précisait qu’il avait été emprisonné pour avoir exprimé ses idées dans un manuscrit non publié.
Confirmant son retour, Gyurmey explique : “Kelsang a rejoint son domicile dans le Comté de Dholha, après avoir été conduit par deux officiers  judiciaires du Comté, depuis Xining, dans la matinée. Cependant ce transport s’est produit dans le secret.”

Ses parents, ses proches et les habitants du village  s’étaient rassemblés en grand nombre pour l’attendre. Mais impossible pour cette assemblée de l’accueillir, comme  souhaité, car les officiels  avaient emprunté un chemin détourné, trompant ainsi l’attente pour l’accueil envisagé.

Gyurmey précise que Dolma Kyab a rendu visite à Kelsang à son domicile le mercredi.

Dolma Kyab, 39 ans, était libéré le 8 octobre après avoir passé plus de dix ans en geôle pour avoir mis en danger la sécurité de l’Etat dans un manuscrit non publié  “Himalaya on Stir”, compilation de 57 chapitres écrits sur des sujets variés tels que la démocratie,  la souveraineté du Tibet, le Tibet  sous le communisme,  le colonialisme, la religion et les croyances . (tibet.fr)


30 Octobre 2015

Népal : six mois après le séisme, pourquoi la reconstruction est difficile


 ASIEINTERVIEW – Le 25 avril, le petit pays himalayen était frappé par un terrible tremblement de terre. Interrogé par 

Jérôme Edou, Français installé au Népal depuis plus de vingt ans, dirige l’agence de randonnée Base Camp Trek. Il vient de publier le livre Chroniques de Katmandou (Edition des Trois Platanes).

MYTF1News : Six mois après la catastrophe du 25 avril, quelle est la situation globale au Népal ?
Jérôme Edou : Les jours qui suivent un tel séisme, il y a généralement une période d’exaltation. Les gens se félicitent d’être vivants, des survivants sont découverts, la solidarité s’installe. Et puis ça retombe. C’est ce qu’il s’est passé Népal, d’autant plus que la mousson est arrivée quelques jours après le tremblement de terre, pour trois mois. Certes, à Katmandou,  tous les débris ont été enlevés et déblayés. Il n’y a plus vraiment de traces des destructions en elles-mêmes. Mais la reconstruction se fait attendre.

 

 

MYTF1News : Pourquoi ?

J.E. : Tous les projets à but collectif (écoles, dispensaires…) doivent obtenir l’aval d’une entité gouvernementale dédiée. Or, en raison de la  mise en place de la nouvelle Constitution (ndlr : entrée en vigueur cet été) et de la lenteur administrative, celle-ci n’a pas encore été créée. En attendant son feu vert, il est interdit de lancer ce type de projets. C’est par exemple arrivé à des amis d’une association franco-népalaise.  C’est également via cette entité que doivent transiter les 4,5 milliards d’euros promis par les donateurs internationaux. Des fonds qui n’ont donc pas encore pu être versés aux destinataires.

« Dans le Langtang, certains villages sont abandonnés »

 

 

MYTF1News : Et concernant la reconstruction des maisons particulières ?

J.E. :Sur ce point, le problème provient de l’argent : les gens n’en ont pas pour acheter les matériaux nécessaires (briques, ciment…). Dans un premier temps, ils ont simplement reçu 150 euros en urgence. Un argent parfois difficile à récupérer dans les zones rurales puisqu’il fallait se rendre dans le chef-lieu de district. A terme, lorsque l’entité chargée de la reconstruction fonctionnera, ils recevront 1800 euros supplémentaires.
En attendant, à Katmandou, les sinistrés rafistolent leur maison de bric et de broc comme ils peuvent, sans norme anti-sismique. Elles peuvent s’effondrer d’un moment à l’autre. Pour ne rien arranger, une pénurie de fuel en raison du blocage de la frontière avec l’Inde par les Madhesis, une ethnie mécontente de la nouvelle Constitution, entraîne une flambée générale des prix.
Ajoutez à cela le fait qu’il est difficile de construire quelque chose pendant la mousson, qui s’est terminée fin août, et l’hiver, qui débutera début décembre, et vous comprendrez facilement que beaucoup d’habitants de la capitale continuent à vivre sous des tentes ou sous des abris en tôle ondulée. Cela devait être provisoire. Mais cette situation a tendance à perdurer.

 

 

MYTF1News : Quelles nouvelles proviennent des villages reculés les plus proches de l’épicentre ?

J.E. : Tout d’abord, une bonne nouvelle. Ils ont tous été atteints et approvisionnés (eau, nourriture, médicaments…) grâce à une structure mise en place par le Programme alimentaire mondial et la Croix-Rouge.  Mais comme à Katmandou, du point de vue reconstruction, tout est à plat avec des réparations plus ou moins précaires. Et dans les communes qui dépendaient du tourisme, comme dans le Langtang, il ne se passe plus grand-chose. Les villageois qui profitaient le plus financièrement des treks et qui avaient donc de l’argent en réserve ont préféré venir sur Katmandou.

70% de baisse pour les agences de randonnée »

 

 

MYTF1News : Justement, question tourisme, quelle est la situation, notamment pour les agences de randonnée comme la vôtre ? Nous sommes normalement en pleine saison des treks.

J.E. : Nous enregistrons une baisse de 70% de nos réservations. Je pense que c’est à peu près le même ratio pour nos confrères. Thamel, le quartier touristique de Katmandou, est vide. Il y a simplement deux ou trois étrangers dans les restaurants. C’est évidemment dramatique pour les gens qui vivent du tourisme au jour le jour et pour les guides indépendants.  C’est aussi très compliqué dans les campagnes situées sur les chemins des treks, où les revenus du tourisme dépassent parfois les 50%.

 

 

MYTF1News : Pourtant, en dehors du Langtang et d’une partie du tour du Manaslu, les grands itinéraires de trek comme les Annapurnas et l’Everest sont praticables.

J.E. : Tout à  fait. D’ailleurs, dans un premier temps, nous avons eu beaucoup de réservations de gens qui connaissaient déjà le Népal. Dans un élan de solidarité, ils sont revenus pour, par exemple, aller faire une randonnée dans la région de leur guide précédent. Rappelons que le Népal est l’un des pays où les touristes reviennent le plus une seconde fois. Cependant, il faut savoir que le tourisme culturel, géré par les grands tour-opérateurs, représente environ la moitié du secteur. Là, tout est annulé, ou presque.

« L’image du Népal n’est pas touchée, les voyages sont simplement reportés »

 

 

MYTF1News : A votre avis, cette baisse de fréquentation provient-elle de la peur d’un nouveau séisme ?

J.E. : Non. L’image du Népal en elle-même n’a pas été touchée. Je n’ai quasiment pas reçu de messages de personnes me demandant s’il était sûr de venir.  Les gens qui avaient l’intention de venir ont simplement reporté leur projet. S’ils hésitaient par exemple entre Bali et le Népal, il ont choisi Bali en se disant « on ira au Népal plus tard ».
Quoi qu’il en soit, tout ceci a une autre conséquence indirecte : alors qu’on espérait que la reconstruction pourrait faire revenir les Népalais qui travaillent en étant exploités sur les chantiers du Qatar, c’est le contraire qui se produit : les jeunes qui n’ont plus de travail ont tendance à prendre le chemin de Doha.

 

 

MYTF1News : Pour en revenir au tourisme culturel, quelle est la situation sur les sites historiques détruits, comme le Durbar Square de Katmandou ?

 

 

J.E. : Cette partie est gérée par l’Unesco. Les spécialistes sont déjà sur place. La reconstruction ne devrait pas poser de problèmes particuliers. Mais pour les Népalais, plus que les temples proprement dits -ils avaient déjà été détruits et reconstruits plusieurs fois par le passé-, ce qui compte, c’est le lieu où ils se dressent. Les Durbar Squares de Katmandou ou Patan représentent la vie, l’offrande aux divinités. 

« Les Népalais gardent leur humour »

 MYTF1News : Plus globalement, comment se comportent les Népalais, que l’on dit très résilients ?
J.E. :
Comme d’habitude, ils ont une attitude extraordinaire. Il y a quelques jours, je suis allé dans l’un des régions rurales les plus touchées. Franchement, en dehors du fait que des abris de tôle ont remplacé les maisons de brique, il est impossible de savoir qu’il y a eu un séisme il y a six mois. Les gens vivent normalement –ou du moins essayent de le faire-, sans se plaindre, sont vaillants et continuent à avoir leur sens de l’humour si spécial et si agréable. C’est vraiment hallucinant.

Lire aussi dans le JDD:

« Six mois après le séisme, le Népal qu’on n’attendait pas »

J’EN REVIENS – A chaque retour de reportage, les grands reporters du service étranger duJournal du Dimanche vous livrent leur carnet de bord personnel et les coulisses de ce qu’ils ont vu et entendu sur le terrain. Cette semaine, Camille Neveux revient du Népal, six mois après le séisme aux 9.000 morts.

Ecole au NépalA Dolaka, 363 écoles ont été touchées et plus de 1.600 classes détruites, comme celle-ci. (Plan International/Owen Raggett)

La question était simple, mais je n’y ai pas répondu sur le coup. « Que vous attendiez-vous à trouver six mois après le séisme? », me demande l’équipe de l’ONG Plan International, que le JDD a suivi une semaine au Népal. Voici, après coup, la réponse de ce à quoi… je ne m’attendais pas.

Je ne m’attendais pas à trouver dans ce pays « land-locked« , un des plus pauvres d’Asie, sans accès à la mer, coincé entre ses deux puissants voisins indiens et chinois, un besoin si vital d’être connecté. Nous avons essuyé pendant ce reportage des pluies diluviennes, d’ordinaire inexistantes à cette période de l’année. Des trombes d’eau assommaient régulièrement les toits en tôle des baraquements. Les abris de fortune ne comprenaient ni eau ni électricité, une seule ampoule assurant l’éclairage via un générateur de fortune. Les villageois déplacés, eux, avaient les yeux rivés sur leur téléphone portable… Leur première préoccupation, avant même de pouvoir rétablir une électricité digne de ce nom dans leur maison.

Lire aussi : Six mois après le séisme, le Népal abandonné

« How R U sister? »

Certains prenaient des photos, d’autres surfaient sur Internet ou chattaient sur les réseaux sociaux. Dans chaque abri de fortune ou presque, trônait un smartphone sur un bout de bois, attendant d’être chargé entre une boite de thé et un ours en peluche… De Katmandou à Dolakha, rester connecté n’est pourtant pas simple : la connexion 3G saute régulièrement, le wifi est quasi inexistant. Recharger sa batterie demande une grande patience. Debaki Phuyal, 23 ans, suivait avant le séisme des cours en sciences de l’éducation par correspondance. Son ordinateur a été écrasé dans l’effondrement de sa maison. Son plus grand souhait? Pouvoir le réparer – le coût est de 10.000 roupies, soit 100 dollars – afin de se reconnecter à Internet et de reprendre ses études en ligne… Une semaine après notre retour, Debaki réussit à engager la conversation sur le chat Facebook de son téléphone, dans un langage universel. « How R U sister? »

Au milieu des décombres encore visibles, je ne m’attendais pas à être autant surprise par les réactions post-catastrophe des Népalais. Des réactions si proches de celles que l’on peut trouver en France ou dans d’autres pays occidentaux. Dans le camp de déplacés de Dolakha, aux confins du pays, où vit la communauté indigène Thami adepte du chamanisme, la souffrance et le tabou face au deuil restent les mêmes. On retrouve chez Ram Kaji Thami le regard vitreux et déchirant d’un père qui a perdu la chair de sa chair, luttant pour tomber du bon côté du fil.

Chez les villageois, la même gêne mâtinée d’une maladresse bienveillante lorsque celui-ci évoque le terrible jour où sa vie a basculé. Chez Jiten Bahadun Thami, la sublimation de la colère, transformant un jeune garçon de 25 ans en futur leader politique remonté contre l’inaction du gouvernement népalais après le séisme…

Je ne m’attendais pas à rencontrer des militantes féministes, menant une bataille de velours dans une société immensément machiste, où les mariages forcés sont encore légion. Assises pieds nus dans la terre autour d’un feu, les femmes de Dolakha défient les tabous en évoquant la vasectomie, la pilule, le planning familial. Les distributions de kits d’hygiènes féminines réalisées par l’ONG Plan International, comprenant des serviettes périodiques, ont été l’occasion d’aller un peu plus loin dans les débats. La jeune Debaki Phuyal a pris la tête d’un groupe de 25 personnes (hommes et femmes) chargé de reconstruire son village. Brinda KC, directrice d’une école primaire dans le district, se bat dur comme fer pour la reconstruction de son établissement tout en élevant seule ses deux filles, brillantes étudiantes à l’université…

Je ne m’attendais pas à finir chaque interview sur la même phrase : « Le plus important, c’est que mon enfant ait une éducation. » Toutes les personnes interrogées, hommes et femmes confondus, toutes ont placé l’éducation de leurs enfants comme priorité absolue, celles pour laquelle ils sont prêts à se saigner, alors que le chômage explose et que des milliers d’écoles se sont effondrées dans le séisme. « Une nouvelle génération est en train d’éclore, assure l’ONG, qui va changer les choses. Revenez voir… »

« Le plus important, c’est l’éducation »

http://www.lejdd.fr/International/Asie/Six-mois-apres-le-seisme-le-Nepal-qu-on-n-attendait-pas-757183

30 Octobre 2015

« Quand le Panchen Lama fut kidnappé » par Eric Sémard

Date de parution : 1er octobre 2015
ISBN : 978-2-3674-0322-9
160 pages
éditions Scrinéo

Cette intrigue est librement inspirée d’un fait réel : le rapt du jeune Panchen Lama de six ans en 1995 par les autorités chinoises. Nul ne sait aujourd’hui ce que ce « plus jeune prisonnier politique au monde » est devenu… Juin 2001 : un garçon de 12 ans est enfermé depuis six ans par les Chinois dans une propriété près de Pékin. Il n’a aucun contact avec l’extérieur. Les Chinois lui font croire qu’ils le protègent, qu’il est recherché par des ennemis tibétains. Mais la vérité est toute autre… Il s’appelle Guendun Tcheukyi Nyima et il est le onzième Panchen Lama, la réincarnation de l’une des deux plus hautes autorités religieuses du Tibet (avec le Dalaï Lama). Les Chinois l’ont kidnappé six ans plus tôt pour le remplacer par un autre enfant, un « Panchen Lama fantoche » qu’ils manipulent à leur guise. Commence alors une fuite qui mènera le garçon vers son destin.


30 Octobre 2015

Lettres d’exil : Ni chèvre ni mouton par Tenzin Nyingjey

Le Courrier International N°1303 de la semaine dernière était consacré aux exilés, à ces milliers de personnes qui aujourd’hui ont fui leur pays contraints et forcés, ils racontent à travers cette édition un déracinement sans fin.

Le Tibétain Tenzin Nyingjey, lui, est un exilé sans pays. Né en 1978, peu avant que Deng Xiaoping prononce la phrase devenue fameuse : “Tout est discutable au Tibet, sauf l’indépendance”, ce militant tibétain vit aujourd’hui à Dharamsala. C’est après cette sentence, dit Tenzin Nyingjey, que “nous avons commencé à abandonner notre lutte pour la liberté” et à appartenir à “une génération cassée”.

Témoignage

Publié le 26 mars 2014 dans le Tibet Times Dharamsala

Et maintenant, que faire ? Voici ce que je pense quand je réfléchis à la lutte pour la liberté du Tibet. Les manifestations, c’est fait. La guerre : faite. Les études : en cours. Les pourparlers de paix : menés. Les déclarations pour la cause tibétaine en direction des pays démocratiques étrangers : lancées. Les vies : perdues en nombre.

On a fait tout ce qui était envisageable. Mais la situation au Tibet va de mal en pis. Au Tibet, les Chinois sont de plus en plus nombreux. En exil, les Tibétains sont de plus en plus nombreux. Au Tibet comme en exil, les ni-chèvres ni-moutons [personnes dont l’identité est diluée] sont de plus en plus nombreux. En exil, j’ai perdu la passion. A Dharamsala, capitale de l’exil, j’ai perdu la passion. Même arrivé dans le paradis américain, j’ai perdu la passion. Je n’ai pas envie de partir pour le Tibet enneigé sous l’impérialisme chinois communiste. Et de toute façon je ne peux pas y retourner.

Mon lieu de naissance, c’est l’Inde. Mes parents sont venus du Tibet. Mon lieu de vie actuel : les Etats-Unis. Où je serai demain : aucune idée. Quand je réfléchis bien, parfois, je me sens privé de force vitale.Et voilà : l’essence de l’exil c’est justement la faiblesse. C’est l’impuissance. Je suis fier d’avoir discuté avec des savants du monde entier, des écrivains, des leaders ou qui en ont l’apparence. Mais quand un quidam me demande dans la rue “d’où viens-tu ?”, je suis incapable de trouver une réponse. Cette question réduit en quelques secondes à néant la fierté et la force que je tire de longues années d’étude de l’histoire et de la culture des Tibétains.

“L’espoir est la perte des Tibétains. La suspicion est la perte des Chinois.” Quand on vit en exil, on est bien obligé de nourrir de l’espoir, même si cet espoir doit être anéanti. J’espère que les Etats-Unis vont bâtir l’indépendance tibétaine. J’espère que l’Inde va bâtir l’indépendance tibétaine. J’espère que la Chine va se désagréger. J’espère que la Chine va se démocratiser.

De toute manière, les dirigeants tibétains ne peuvent pas se déplacer au même titre que les dirigeants du monde entier. Les écrivains tibétains, les commerçants tibétains, les Miss Tibet ne peuvent pas faire jeu égal avec leurs homologues du monde entier. Le drapeau tibétain ne peut pas être hissé au même titre que les drapeaux du monde entier. Un quidam tibétain ne peut pas rivaliser avec un quidam citoyen d’un pays normal.

Je fais comme si j’étais fier et fort, mais parfois j’ai honte. D’autres fois, je me sens fier quand je pense qu’on est les plus forts de tous les réfugiés sur terre. Parfois j’ai honte d’être un réfugié déraciné.

Parfois je me console en faisant semblant de croire que je suis un citoyen du monde parce que, étant réfugié, je me suis intégré dans telle ou telle culture. Mais quand quelqu’un qui n’est pas tibétain me demande : “D’où viens tu ?”, tout ça me semble ridicule.

Et puis, par moments je me console en me racontant que j’appartiens au peuple des carnivores au visage rouge [locution figée utilisée par les Tibétains pour se décrire], qui descend des empereurs tibétains. A d’autres moments, je me console en me racontant que je suis un Tibétain cool qui aime la paix et qui vient du Tibet, paradis de la religion. Quand on me demande si j’ai de la haine et de la rancoeur envers le Parti communiste chinois, je réponds, magnanime : “Non, pas vraiment. Ce sont des êtres humains eux aussi, ils sont les victimes des trois poisons de leurs émotions négatives. Ils me font de la peine, les pauvres.” Mais, en fait, le PC a envahi le Tibet et fait main basse sur lui. Il a massacré les Tibétains et continue à le faire. Il m’a forcé à l’errance en exil, et j’en passe. Alors j’ai honte de n’avoir ni haine ni rancoeur ou de faire semblant de ne pas en avoir.

Y a-t-il quelque chose de spécial à faire ? Je lis des livres, je regarde quelques films, je récite quelques mani [mantras tibétain], je prie, je

fais des circumambulations [rite bouddhiste]. Je me fâche avec les militants pour la voie du milieu [partisans d’une véritable autonomie pour le Tibet, préconisée par le dalaï-lama] et ceux en faveur de l’indépendance. Je me donne du mal pour atteindre la très prisée Amérique.

Je manifeste un peu, je fais un peu la grève de la faim. J’avale quelques bières. Je drague quelques filles. J’organise quelques soirées. Je danse comme un Occidental. Je fais un peu de commerce. J’écris quelques bouts de textes, de poèmes. Je participe à des débats. Je joue aux dés. Bref, je m’amuse. Ainsi s’écoule une vie ordinaire.

Mais au Tibet les Chinois sont de plus en plus nombreux. En exil, les Tibétains sont de plus en plus nombreux. J’ai de l’argent, de la nourriture, de la boisson, des vêtements à volonté. Je parle tibétain, anglais, hindi, chinois, allemand, et encore d’autres langues. Mais je ne suis ni homme ni chien. Ni chèvre ni mouton. Ni tibétain ni chinois. Je ne suis ni en haut ni en bas. Ni ici ni là-bas. Je suis tombé dans une sorte de bardo éternel.

Tenzin Nyingjey


30 Octobre 2015

Le Tibetan Children Village – le très réputé TCV – fête son 55ème anniversaire

Dharamshala le 23 octobre : Le TCV – école du Tibetan Children Village – vient de célébrer  vendredi dernier, le 55ème anniversaire de sa création :  étudiants et personnels participaient à un défilé festif sous le regard enthousiaste du public local tibétain.

Les invités d’honneur de cette journée le 17ème Gyalwang Karmapa, Ogyen Trinley Dorje, le porte-parole du Parlement tibétain en exil, Penpa Tsering,  le Kalon (ministre) de la religion et de la culture Pema Chinjor veillant sur le déroulement des festivités. D’autres invités étaient présents comme les lauréats du Prix des 20 ans du TCV, des sponsors et  la promotion des élèves du TCV de 1990.

Le directeur du TCV, Tsewang Yeshi,  déclarait  que le TCV dédiait cette année 2015 à Sa Sainteté le Dalaï Lama et a intégré plusieurs initiatives dans le cursus pour faire valoir cette gratitude.

S’adressant au public de quelques milliers de personnes, Penpa Tsering a rappelé au personnel, ainsi qu’aux étudiants , de garder le sens de la responsabilité et du devoir envers la cause tibétaine. Il a déclaré que « chacun d’entre vous, aussi bien étudiants que personnels dans cet établissement qui a eu des débuts très humbles ne doit pas oublier ses devoirs et se devra d’ apporter sa contribution, avec son sens de la responsabilité, dans tout ce dans quoi il sera impliqué ».

« Si un ancien élève du TCV supporte financièrement le coût de la scolarité de quelques étudiants, ce qui est totalement faisable, c’est le TCV tout entier qui deviendra durable et indépendant » a t-il ajouté.

Les célébrations vont durer jusqu’au 25 octobre avec la rencontre sportive de l’école samedi, un déjeuner sera organisé pour les anciens élèves du TCV (promotion 1990) et une association pour les anciens élèves du TCV de Dharamshala (TCVA A Dhasa) fêtera l’automne dimanche à la TCV de Mc Leod.

La TCV est l’une des plus anciennes et des plus grandes écoles tibétaines créer pour réhabiliter et éduquer les enfants pauvres ainsi que les enfants des nouveaux exilés tibétains en Inde qui ont été affectés à des travaux tels que la construction des routes stratégiques de hautes altitudes allant de Shimla à la frontière tibétaine du Ladakh.

Le lycée du TCV s’occupe seul de près de 1700 étudiants aujourd’hui et comptabilise 7 autres divisions en Inde et autour de l’Inde. (tibet.fr)


30 Octobre 2015

Chengdu : Pema Rigdzin, Tibétain producteur de musique, libéré après 11 mois de prison

Les autorités de la province du Sichuan ont libéré de prison vendredi, Pema Rigdzin, musicien tibétain après avoir purgé près de 11 mois d’une peine de plus de deux ans pour avoir produit des chansons patriotiques tibétaines interdites, selon les sources.

Le producteur Pema Rigdzin, âgé de 46 ans, a été libéré de son centre de détention dans la capitale du Sichuan, Chengdu. Il est retourné à son domicile de Ngaba (Aba) la préfecture autonome tibétaine de la province en grande pompe, nous indique Sonam, un Tibétain vivant en Europe, citant des sources locales.

« Il a été accueilli par ses parents et ses amis à son retour à Ngaba » … « Une fête de bienvenue a été également organisée à l’hôtel local … avec plusieurs chanteurs tibétains présents. »

Les raisons de la libération de Rigdzin avant d’avoir purgé l’intégralité de sa peine ne sont pas connues pour le moment.

Détenu le 6 mai 2013 et soumis à des interrogatoires pendant plus d’un an, Rigdzin a été condamné par le tribunal populaire intermédiaire chinois de Chengdu à deux ans et six mois de prison et une amende de 50.000 yuans (7130 €) pour avoir produit un DVD « politiquement sensibles » le 26 novembre 2014.

Parmi les chansons présentes sur le DVD, il a produit «En mémoire du Tibet» et «Larmes», qui ont toutes deux été interdites.

Rigdzin, ancien moine, a cessé de chanter en 2008 et a consacré la plupart de son temps à la production de films et de chansons dans un studio de Chengdu.

Des sources ont déclaré à RFA l’an dernier que les autorités avaient menacé à plusieurs reprises de fermer son atelier avant sa détention.

Le tribunal de Chengdu a convoqué Rigdzin le même jour qu’un chanteur populaire, Kalsang Yarphel, 40 ans, condamné lui à quatre ans de prison pour avoir organisé des concerts tibétains et chanter des chansons portant des thèmes politiques tels que «Tibétain »,  « Le Lama » (faisant bien évidemment référence au Dalaï Lama) « Nous devrions apprendre le tibétain » et « Nous devons nous unir »

Depuis 2008, la Chine a emprisonné des dizaines d’écrivains tibétains, d’artistes, de chanteurs et d’enseignants pour avoir fait valoir les droits identitaires et linguistiques nationales et culturelles des tibétains.

Kalsang Yarphel avait été placé en détention dans la capitale régionale du Tibet, Lhassa le 14 juillet 2013, après qu’il ait aidé à l’organisation d’un festival de musique dans la région de Lhassa appelée Khawai Metok, ou « Fleur de neige », dans lequel il a chanté une chanson intitulée « Compagnons du  Tibétains » indique Lhamo Kyab, ancien prisonnier politique, à RFA.

La chanson, qui appelle les Tibétains à apprendre et à parler tibétain et à « construire le courage» et de penser au « chemin de l’avenir « du Tibet a été jugée subversive par les autorités chinoises, qui ont ouvert une enquête et interrogé Yarphel à plusieurs reprises avant de finalement le mettre en détention.

Une base de fans solide

Populaire depuis l’enfance pour sa belle voix, Yarphel avaient construit une solide base de fans parmi les Tibétains au cours des années et avait distribué de nombreux enregistrements effectués lors de concerts organisés à la fois par le Gesouvernement et par des organismes privés.

Le Centre tibétain pour les droits de l’homme et la démocratie basé en Inde à Dharamsala (TCHRD) a indiqué que les autorités chinoises avaient interdit la vente d’enregistrement DVD des concerts Khawai Metok auxquels Yarphel participait. Mais des copies avaient déjà été largement distribuées dans les zones tibétaines de la Chine (Qinghai, Gansu, Sichuan, Yunnan).

Parmi les autres chanteurs tibétains toujours en détention citons :Lolo, Pema Tinley, Chakdor, Shawo Tashi, Ugyen Tenzin, Achok Phulshung, Choksal, Trinley Tsekar et Gonpo Tenzin. Tous ont été détenus depuis 2012, certains déjà jugés et condamnés à des peines de prison allant jusqu’à six ans.

Une des chanson d’un des chanteurs emprisonnés, Lolo dont nous vous avions parlé,

« Levez le drapeau tibétain, enfants de la Terre des Neiges »

a été perçu comme un défi direct à l’autorité chinoise. (tibet.fr)


30 Octobre 2015

Le neveu de Tenzin Delek Rinpoche témoigne devant le Parlement Européen

Bruxelles, le 22 octobre 2015 : Le neveu de Tenzin Delek Rinpoche a demandé aujourd’hui qu’une enquête soit menée sur la mort de son oncle dans une prison chinoise lors de son témoignage devant la Sous commission des droits de l’homme du Parlement européen, concernant la situation des droits de l’homme au Tibet.

Tenzin Delek Rinpoche est mort dans de mystérieuses circonstances à la prison de Chuandong près de Chengdu le 12 juillet 2015. Sa famille affirme qu’il a été assassiné en prison, intentionnellement ou par négligence.

Lobsang Tsering, qui a été élevé par Tenzin Delek Rinpoche, déclare que son oncle « a été condamné à perpétuité pour un crime qu’il n’a jamais commis. » Son état de santé était extrêmement mauvais et des soins médicaux lui ont été refusés. Il a continué jusqu’à sa mort à nier les faits dont il était accusé.

Tenzin Delek Rinpoche était un important prisonnier politique tibétain et une figure spirituelle respectée. Il a consacré sa vie à sa communauté afin de préserver la culture bouddhique tibétaine, la langue et l’environnement, en particulier parmi les populations rurales pauvres.

« Mon oncle a été persécuté pour son soutien à Sa Sainteté le Dalaï Lama » déclare Lobsang Tsering.

Après avoir passé 5 ans a étudier le bouddhisme tibétain en Inde, Tenzin Delek Rinpoche est retourné dans sa région d’origine à Lithang dans l’est du Tibet en 1987. A son retour, il a construit 7 monastères et a supervisé la construction d’une maison de retraite, de cliniques et d’écoles pour les orphelins et les enfants loin de leur famille.

« Mon oncle était un défenseur des droits sociaux, culturels, économiques et religieux des résidents locaux. Il a contesté les projets de déforestation à la charge des communautés locales » nous apprend Lobsang Tsering.

Les autorités locales chinoises haïssaient la vénération dont les Tibétains faisaient preuve envers Tenzin Delek Rinpoche.

Les autorités chinoises l’ont arrêté, ainsi que son préposé Lobsang Dhondup, le 7 avril 2002. Ils ont été accusés d’être impliqués dans l’explosion d’une bombe à Chengdu. Tenzin Delek Rinpoche a été détenu au secret pendant 8 mois.

Lobsang Dhondup a été exécuté le 23 janvier 2033 et la peine de Rinpoche a été commuée en prison à perpétuité le 24 janvier 2005.

« Au nom de ma famille reconnaissante, je souhaite remercier le Parlement Européen pour votre intérêt et votre soutien » a déclaré Lobsang Tsering pendant son témoignage.

Le Parlement a adopté plusieurs résolutions exprimant son intérêt au sujet de  l’arrestation de Tenzin Delek Rinpoche, de son état de santé et a demandé sa libération aux autorités chinoises.

Les officiels de la prison chinoise ont incinéré son corps le 16 juillet, contre les souhaits de la famille et des étudiants de Tenzin Delek Rinpoche. Les cendres ont été jetées dans la rivière voisine privant ainsi la famille des rituels bouddhiques funéraires.

Suite à la mort de Tenzin Delek Rinpoche, sa sœur et sa nièce ont été détenues pendant presque 15 jours sans aucune charge et ont plus tard été relâchées. Aujourd’hui, elles continuent de vivre sous l’étroite surveillance des autorités chinoises.

Lobsang Tsering rapporte que la mort mystérieuse de son oncle dans cette prison chinoise met en lumière la torture et les horribles conditions de détention auxquelles sont confrontés les prisonniers politiques tibétains lorsqu’ils sont détenus par les autorités chinoises.
« Les Tibétains sont arrêtés pour des actes pacifiques tels qu’appeler au retour du Dalaï Lama » témoigne t-il. « Il n’y a pas de liberté de mouvement pour les Tibétains, on assiste à la criminalisation de manifestants pacifiques, de leur famille et parfois de villages entiers. »

Au nom de sa famille, Lobsang Tsering a exhorté le Parlement Européen à demander immédiatement une enquête pour déterminer si Tenzin Delek Rinpoche et les autres Tibétains qui sont morts dans les prisons chinoises, sont morts intentionnellement ou par négligence.

Il a appelé à la liberté religieuse au Tibet et a demandé que le Tibétain soit la langue utilisée dans les écoles à la place de la langue chinoise. Il a également appelé à ce que les nomades tibétains ne soient plus contraints à la sédentarisation.

Lobsang Tsering a aussi demandé la reprise du dialogue entre le Gouvernement chinois et les représentants de Sa Sainteté le Dalaï Lama. (tibet.fr)


30 Octobre 2015

Cinquante ans après la création de la Région Autonome du Tibet, il est temps d’accorder une véritable autonomie au Tibet.

Courant septembre, Pékin a marqué le cinquantième anniversaire de la fondation de la Région Autonome du Tibet par une grande manifestation à Lhassa destinée à réaffirmer sa mainmise sur le Tibet. La proposition du Dalaï Lama de renouveler l’accord sur le principe d’autonomie a été rejetée avec force en début d’année au prétexte qu’il s’agissait là d’une ruse pour obtenir l’indépendance. Pékin campe, coûte que coûte, sur sa position d’unité contrainte comme étant la seule option, et a déclaré que l’autonomie du Tibet était une réussite. Ce qui soulève deux questions : d’abord, quel aspect de l’autonomie les Tibétains contestent-ils ? Et ensuite, pourquoi une véritable autonomie est-elle plus que jamais la solution pour les relations sino-tibétaines ?

Pour commencer, il faut admettre que considérer l’autonomie comme un droit légal est fallacieux dans la mesure où le concept d’autonomie ne figure ni dans les lois internationales ni dans les lois constitutionnelles. Les normes internationales sont invariablement le mètre-étalon à l’aune duquel se mesure l’allégation par un Etat qu’il a accordé l’autonomie à l’une de ses minorités. Le Professeur Hurst Hannum, personnalité éminente en matière d’autonomie et d’autodétermination, a désigné comme critère le fait qu’un territoire pleinement autonome doit posséder un corps législatif élu, ainsi que des pouvoirs exécutif et judiciaire indépendants. Les termes déterminants sont ici « pouvoirs indépendants ». Sous le système autoritaire chinois, à l’administration centralisée, le transfert des responsabilités à des Gouvernements minoritaires est étouffé par un défaut structurel. Pour l’autorité centrale, qui jouit d’une emprise très étendue, il est hors de question d’accorder des pouvoirs indépendants dans le cadre d’une autonomie régionale.

Deuxièmement, le droit de participer au Gouvernement est prévu dans les lois chinoises, et bien établi dans les lois internationales. Pourtant, dans la loi comme dans la pratique, les minorités ethniques ont bien peu d’opportunités, en Chine, de participer au Gouvernement de manière significative. Le contrôle excessif exercé par le pouvoir sur ses régions à minorités, y compris au Tibet, est discriminatoire à la base. C’est une évidence quand on sait que le Congrès National du Peuple ajoute un niveau d’approbation supplémentaire au pouvoir législatif dans les régions à minorités ethniques, alors que dans les provinces Han, les assemblées législatives se contentent d’un rapport. Cette condition signifie que les lois adoptées par les Gouvernements régionaux minoritaires sont sans objet. L’ordonnance constitutionnelle imposant au Parti de faire respecter l’unité détruit l’autonomie dans toutes ses nuances. L’absence de droits collectifs d’importance combinée à la discrimination politique et à la marginalisation des Gouvernements régionaux réduit à néant les affirmations de la Chine selon lesquelles les droits politiques seraient garantis. L’exercice par le Parti d’un contrôle politique draconien sur l’état tout entier laisse peu d’espace pour une véritable auto-gouvernance.

Troisièmement, l’aspiration d’une large majorité des Tibétains à une plus grande autonomie, implique avoir le dernier mot sur tout ce qui touche à leur vie, sans droit de veto de la part de Pékin, sauf en cas de danger pour l’intégrité territoriale. Force est de reconnaître que les Tibétains sont bien représentés au Gouvernement, au niveau central comme au niveau local ; cependant, il est également vrai qu’une représentation sans pouvoir est vide de sens. En Chine, les Tibétains, en tant que minorité, comptent pour moins de un pour cent de la population, mais ils occupent plus d’un quart du territoire. Donc la question fondamentale est de savoir si on leur a donné suffisamment de pouvoir pour qu’ils puissent perpétuer leurs valeurs en toute sécurité. La résistance tibétaine conteste régulièrement les injustices liées au racisme chinois, qu’il soit encouragé par l’Etat ou par la société. Au cours de ses recherches sur les questions raciales en Chine, le Professeur Grey Tuttle, de l’Université de Columbia, a découvert un racisme profondément enraciné. Dans la mesure où le nationalisme racial a joué un rôle crucial dans la consolidation du pouvoir exercé par Pékin sur le Tibet, la ligne politique dure de l’autorité centrale est l’expression de préjugés ethniques et d’un racisme profonds, ancrés au cœur de la société chinoise contemporaine.

Une autonomie fondée sur des principes moraux se devrait d’être accordée au cas par cas, d’être adaptée aux besoins du groupe au sein de l’Etat, et de s’inscrire dans le contexte d’une histoire séculaire complexe. Dans l’extrême-ouest de la Chine, l’histoire montre bien l’inféodation et l’intégration du Tibet à la Chine impériale, celui-ci ayant ensuite été inclus dans l’Etat par le Parti Communiste en vertu de la doctrine marxiste-léniniste sur la nationalité.

L’accord bilatéral de 1951 – qui s’apparente à un traité – garantissait l’autonomie du Tibet à l’intérieur de la République Populaire. Reprenant la promesse purement tactique faite par le Parti Communiste en 1931 d’accorder au Tibet le droit de faire sécession, l’accord en 17 points a été déclaré, unilatéralement, caduc. Puis sont arrivées des politiques destructrices pour le Tibet, tels le Grand Bond en Avant et la Révolution Culturelle. Indépendamment de la volte-face de Pékin sur l’Accord en 17 points, il demeure toujours la base légale de l’autonomie du Tibet au sein de la Chine.

Au cours de ces dernières années, il y a eu toute une série d’indices allant dans le sens d’une réévaluation des politiques préférentielles de la Chine en matière de minorités. Depuis plus d’une décennie, les gourus de la politique jouissant d’une certaine influence à Pékin, comme Ma Rong et Hu Angang, ont plaidé en faveur de l’abandon des politiques visant à utiliser l’ingénierie sociale pour amener, de fait, les Tibétains à devenir Chinois. Zhu Weiqun, principal interlocuteur auprès des envoyés du Dalaï Lama, a soutenu ce genre de réformes en 2012. Dans un Etat à la politique prévisible comme l’est la Chine, il est couramment admis que ce soutien peut laisser présager une politique d’action positive auprès des minorités. Il est cependant tout à fait douteux que cela suffise à faire disparaître les questions ethniques. Au cœur de l’enjeu, se trouvent la paix et la justice.

De nos jours, la Chine est une puissance reconnue. Le paysage politique international est tout à fait différent de ce qu’il était à l’époque de la création de la République Populaire en 1949. Aucun observateur sensé n’irait croire que les Tibétains posent un réel danger pour l’intégrité territoriale de la Chine. En dépit des polémiques présentant les Tibétains qui s’immolent comme des psychotiques, l’Etat devrait accepter d’entendre que la vague incessante d’auto-immolations est un appel au changement. La Chine peut y parvenir si elle respecte le droit à la différence des Tibétains. Pour sa propre image dans le monde, pour son autorité morale et pour sa légitimité, Pékin se doit de mettre un terme à des décennies de négociations sur l’auto-détermination du peuple tibétain. Quand le Dalaï Lama, maintenant octogénaire, sortira de scène, ni Pékin ni la nouvelle génération de dirigeants tibétains ne seront en mesure d’enrayer le spectre du nationalisme, ce qui pourrait attiser un conflit mutuellement destructeur.

Tenzin Norgay est un membre éminent du Tibet Policy Institute. C’est un spécialiste des relations entre l’Etat et les minorités, ainsi que des négociations sino-tibétaines. (tibet.fr)


25 Octobre 2015

Lobsang Sangay remporte les élections préliminaires haut la main

La commission électorale locale de Dharamsala a annoncé jeudi le décompte final des voix des élections préliminaires pour le premier ministre tibétain (appelé aussi Sikyong).Le résultat du suffrage voit le docteur Lobsang Sangay gagnant avec une grande marge, suivi par Penpa Tsering, Lukar Jam et Tashi Wangdu.
Cependant Sangay a perdu face au président sortant dans le bureau de vote de Ghangchen Kyishong, le siège de sa propre administration, où une grande partie du personnel de l’administration centrale tibétaine avaient voté.

Sonam Dorjee, agent de l’administration de Dharamsala, qui dirige également la commission électorale locale a annoncé que Lobsang Sangay menait le décompte final avec 2648 votes, Penpa Tsering avec 1816 votes, Lukar Jam avec 271 et Tashi Wangdu avec 143.
Expliquant le fonctionnement des dix bureaux de vote de Dharamsala, siège du gouvernement en exil et la demeure de sa sainteté le Dalaï-lama , il a déclaré que : « Le nombre total d’électeurs inscrits autour de la zone est d’environ 11.300. De cela, seulement 5117 personnes ont voté lors de l’élection préliminaire.  »
Il a aussi précisé qu’il y avait environ 150 cas de votes invalides, qui étaient dus à des erreurs de remplissage ou d’informations insuffisantes dans le formulaire de vote :
« Il y avait un cas de vote blanc et de nombreux bulletins de vote gribouillés et réécrits qui ont tous été considéré comme invalides » a-t’il ajouté.

Le comité de comptage se compose de deux membres et un superviseur chacun des quatre différents secteurs ainsi que quatre membres de la commission électorale locale, y compris son chef, pour un total de 16.

Le dernier décompte donne :

Lobsang Sangay 22,063
Penpa Tsering 8,111
Tashi Wangdu 1,360
Lukar Jam 1,295
Tashi Topgyal 28
Gyari Dolma 23
Samdhong Rinpoche 9

Chiffres non officiels publiés par le Tibet Sun
(tibet.fr)


25 Octobre 2015

Un Étudiant tibétain emprisonné pour un renouvellement tardif de son permis de séjour

Dharamsala, le 17 Octobre: ​​Dans un incident rare, la police du district de Kangra a emprisonné un étudiant tibétain de l’école TCV Gopalpur le mois dernier pour avoir omis de renouveler son certificat d’enregistrement (RC), un document fourni à tous les réfugiés tibétains en Inde, qui exige un renouvellement annuel, ainsi que l’enregistrement à l’arrivée et au départ de chaque district.

Cela fait presque un mois depuis que Phuntsok, un neuvième étudiant standard de Gopalpur TCV School a été arrêté le 22 Septembre pour un renouvellement tardif de son RC et détenu au poste de police Kotwali Bazar.

Le malheureux incident est survenu lorsque le jeune Phuntsok de 18 ans, dont le RC avait six mois de retard pour le renouvellement, a été signalé aux autorités supérieures du bureau local d’enregistrement des étrangers.

Son école a travaillé sans relâche pour sa libération, même après le premier refus de libération sous caution.

Parlant à Phayul, Phuntsok Tashi, le directeur de l’école, a déclaré qu’il était regrettable de le voir pris dans les tirs croisés entre la police et les quelques Tibétains s’étant mal comportés. Avant l’arrestation, il y a eu quelques incidents de disputes verbales entre les Tibétains et les fonctionnaires du Bureau des obligations familiales qui auraient conduit à une réglementation plus stricte. De plus, il y a eu une autre arrestation d’une femme tibétaine qui était en retard de plusieurs années pour le renouvellement de son RC.

Le directeur a assuré que l’étudiant est en bonne santé, mais que sa principale préoccupation est de gâcher ses études. « Depuis qu’il est étudiant, mon seul souci immédiat pour lui est ses études. L’examen final est bientôt et nous essayons par tous les moyens à notre disposition de le faire libérer ».

Le principal semblait confiant quand il a rappelé un incident similaire qui a eu lieu en 2013 à Mandi, où l’affaire a été réglée par le ministère des Affaires intérieures (HMO) à la demande du ministre de l’Intérieur du gouvernement tibétain en exil, Dolma Gyari.

Après l’incident, le Département de la sécurité a distribué des circulaires du 23 Septembre à tous les agents d’établissement tibétains dans le district de Kangra et tous les sept départements du CTA exhortant tous les Tibétains à se conformer à la loi et à renouveler leurs RC 15 jours avant la date d’expiration.

Citant le contenu principal des circulaires, Kunga Tashi, porte-parole du Département de la sécurité a déclaré, «Nous avions reçu une plainte officielle auprès du bureau de la Kangra SP le 30 mai, 2014, disant qu’il y a de nombreux incidents où les Tibétains sous-estiment l’importance de la RC et le prennent à la légère. De plus, de nombreux Tibétains ne renouvellent pas leurs CR à temps, ce qui est contre la loi ». (tibet.fr)


25 Octobre 2015

Rencontre : Un petit-déjeuner avec Matthieu Ricard, le moine bouddhiste, humanitaire et photographe


Matthieu Ricard, le moine Bouddhiste, humanitaire et photographe vient de publier un livre de photo « Visages de paix, terres de sérénité », en noir et blanc qui nous transporte dans les plus beaux endroits de l’Inde, du Népal, du Bouthan et du Tibet où il a passé et passe encore sa vie.

Des paysages mais aussi des visages. Des visages souriants, des visages « miroir de l’âme »…Des photos sans artifice pour raconter simplement ce qui est : les grands maîtres, les nomades, la nature…
Aujourd’hui sans maison, sans attache, toujours au service d’autrui, à 70 ans, Matthieu Ricard continue de parcourir le monde, de prendre des photos dans l’Himalaya, de donner des conférences sur le « bonheur », et de s’investir pour son association Karuna-Shéchèn, qui a accompli à ce jour plus de 140 projets dans le domaine de la santé et de l’éducation.
De passage à Paris il nous a accueillis pour prendre un petit déjeuner avec lui et nous raconter un bout de son histoire.
Une rencontre qui fait du bien. Tout simplement.

Interview, morceaux choisis…

  • Depuis quand prenez-vous des photos ? Et comment les prenez-vous ?

 

Depuis l’âge de 12 ans. J’avais reçu à Noël un appareil photo bas de gamme mais j’étais fier comme Artaban. J’allais dans un square photographier des reflets dans une flaque d’eau. Et tout le monde disait : « Matthieu c’est vraiment pas la peine de lui demander de prendre des photos il ne photographie que des fleurs et des flaques d’eau ! Pour les photos de famille c’est zéro ! A chaque retour de vacances on est sûr qu’on ne sera pas sur la photo ! »

Plus tard, à l’âge de16 ans, j’ai rencontré André Fatras, l’un des pionniers de la photo animalière en France. A l’époque il n’avait pas un sou ; il travaillait avec des films périmés. C’est lui qui m’a tout appris.

Ensuite je suis parti en Indes et j’ai eu une progression très linéaire. Pendant vingt ans j’ai vécu avec l’équivalent de 50 euros par mois, par conséquent je prenais très peu de photos. J’achetais quatre à cinq rouleaux de pellicules qu’il fallait ensuite envoyer à Bombay dans le seul labo qui développait le kodachrome. Puis j’attendais encore trois mois en espérant que le petit paquet qu’on me renverrait ne se perde pas en route. J’avoue, c’était pour moi des moments d’excitation intense !

Au Tibet, en 1985, après avoir vécu au Bhoutan j’assistais à des scènes de vie fabuleuses mais je prenais très peu de photos. J’essayais simplement d’assurer le coup. Je me souviens d’une mission où dans une vallée mille chevaux nous attendaient. C’était absolument incroyable.

Et puis un jour, à New York, on me présente un éditeur spécialiste de la photo à qui on dit regarde : « c’est le mec qui débarque de l’Himalaya ! » Au départ il ne s’intéressait pas du tout à moi, et quand il a vu les photos, il a dit : « Ok. On publie un livre ! » C’était mon premier livre : « l’Esprit du Tibet ». C’est à partir de là que je suis devenu photographe !

Bien plus tard, Yann Arthus-Bertrand m’a converti au numérique. Il m’a dit : « écoute c’est aussi bon que l’argentique, tu peux aller ! » Ce que j’ai fait.

  • Vous photographiez beaucoup les visages ? C’est ce qui vous intéresse le plus ?

Je ne suis pas un spécialiste des portraits. S’il y a un beau visage devant moi j’ai envie de le prendre en photo. Et si c’est un paysage, je m’arrête, et j’essaie de le saisir. Ce qui m’intéresse, c’est le monde dans lequel je vis, les grands Maîtres et tous ceux qui les entourent : les moines, les nomades, les fidèles, la nature.

Quand vous êtes immergé dans ce monde de l’Himalaya, c’est un tout. Cartier Bresson disait : « Je ne prends pas des photos ; je suis pris par mes photos » ! C’est exactement ça !

  • Et sur les visages vous privilégiez les sourires semble-t-il ?

Pour photographier quelqu’un il y a plusieurs écoles. Par exemple quand Steve McCurry venait au Tibet, il choisissait des personnes et les faisait poser sur un fond noir en leur demandant de regarder tranquillement la caméra. Pour ces Tibétains, les photos ne pouvaient donc être que « sérieuses », car pour eux, c’est l’image que l’on met plus tard dans un cadre pour représenter toute la famille. C’est donc une affaire très sérieuse !

Moi j’ai plutôt envie de montrer ce que sont ces hommes, ces femmes et ces enfants au naturel. Et, à vrai dire, ils sont tout le temps en train de rigoler. Sourire, c’est leur vraie nature.

Enfin j’avoue, ce qui me plait surtout, c’est voir un visage qui s’illumine ! C’est sentir cette joie qui est là. Cette joie qui vient aussi du plaisir d’être ensemble.

  • Quand même, des sourires, de la sérénité et de beaux paysages c’est comme ça que vous voyez le monde ? C’est un parti pris ?

Oui ! Disons que c’est pour rétablir l’équilibre ! Je pense d’ailleurs que cela correspond davantage à la réalité. Contrairement à tout ce que l’on peut lire ou entendre dans les journaux, que font la plupart du temps les 7 milliards d’êtres humains qui vivent sur cette planète ? Eh bien ils se comportent de manière sympatrique, gentille… Donc si moi je représente 95 % de l’humanité et 5% d’image, je demande qu’on me laisse tranquille avec mes 5% ! Certains me le reprochent mais c’est un faux procès. Oui, je veux montrer la banalité du bien qu’on oubli trop souvent. On nous montre constamment l’extrême, la violence, l’aberrant, le déviant… Or personne ne peut dire que 90 % de l’humanité s’entretue du matin au soir ! C’est faux ! Par exemple, en cinq siècles, la violence a beaucoup diminué en Europe où vous avez 100 fois moins de chances de vous faire tuer aujourd’hui qu’auparavant.

  • Photographier les grands maîtres, c’est plus difficile ?

Non, ça n’est pas plus difficile, d’autant qu’ils se moquent bien du fait qu’on les prenne ou non en photo ! Ils restent absolument impassibles, concentrés et n’ont aucun souci d’égo. De coup, parfois, c’est plutôt moi qui suis un peu gêné !

Evidemment j’ai très envie d’immortaliser certains « moments » mais j’ai aussi très peur de les gâcher en ne profitant pas pleinement de leurs présences. Prendre une photo me semble alors parfois un geste artificiel. Mais c’est aussi pour moi une manière de témoigner de leur incroyable existence.

  • Faites-vous un lien entre la photo et la médiation ?

Je pense que quelqu’un qui est habitué à la médiation, peut, devant un paysage ou devant un visage, rester complément présent sans avoir tout un bavardage mental.

La plupart des artistes sont dans la projection. Moi non. Au contraire, quand je prends une photo, je me vide entièrement pour être le plus disponible possible. Je ne cherche pas le côté « esthétisant ». Non, bien au contraire, je ne cherche rien et m’ouvre entièrement à ce qui est. Avec la plus grande fraicheur.

La méditation aide à se débarrasser des constructions mentales.

Alors en ce sens, oui, on peut dire qu’il y une sorte de lien entre la photo et la médiation.

  •  » depuis le tremblement de terre qui eut lieu au Népal en avril dernier ?

Ces derniers moisnous avons aidé 200 000 personnes dans plus de 500 villages. Nous avons apporté 600 tonnes de riz, des soins médicaux, monté 15 000 tentes… Nous avons aussi une clinique dans laquelle soixante personnes travaillent tous les jours. Nous avons la liste de toutes les maisons, de toutes les familles et de toutes les personnes qui ont été touchées par ce tremblement de terre. Nous savons exactement ce qu’il se passe sur le terrain.

Aujourd’hui, la priorité pour l’association, c’est d’aider à reconstruire les écoles dans des villages qui ont été les plus affectés par le séisme et de développer un programme (éducation, sécurité alimentaire, énergie solaire, prévention du trafic humain) pour aider la population à surmonter ce dernier traumatisme. Il y a beaucoup faire. Nous nous donnons trois ans.

 

Propos recueillis par Caroline de Juglart

Références livre : « Visages de paix, terres de sérénité » aux éditions de La Martinière.

NB : Tous les droits d’auteur des livres de Matthieu Ricard sont reversés à l’association Karuna-Shéchèn.

 


25 Octobre 2015

CONFLANS STE HONORINE : Des centaines de Tibétains réfugiés attendent un toit …

Environ 45 Tibétains, accueillis par l’association la Pierre Blanche, dorment dans des tentes. (LP/Y. F)
Un appel au secours. A l’approche de l’hiver, l’association la Pierre Blanche de Conflans-Sainte-Honorine se mobilise pour les 200 Tibétains, demandeurs d’asile en France, qu’elle accueille. Les bénévoles mettent les bouchées doubles pour leur trouver un toit mais aussi pour les aider à effectuer leurs démarches afin d’obtenir des papiers.
Et il y a d’autant plus urgence que plusieurs dizaines de réfugiés dorment dehors, dans des tentes, plantées sur les bords de Seine. « Actuellement, on parle beaucoup des migrants syriens ou irakiens et on fait beaucoup pour eux. Mais on laisse de côté les Tibétains qui arrivent toujours plus nombreux en France depuis cinq ans », regrette Christian Souchon, le président de la Pierre Blanche, dont le siège est implanté sur la péniche-église « Je sers », amarrée non loin du centre-ville de Conflans.

Il y a des arrivées toutes les semaines. Car, pour les ressortissants tibétains, l’endroit est l’un des principaux points de chute en Ile-de-France. « Alors que beaucoup sont à la rue sur Paris, entre eux le bouche à oreilles fonctionne et de fait ils rejoignent le groupe de Conflans » explique le président. Toutes les pistes sont explorées dans le but de leur dénicher un hébergement au plus vite.

Beaucoup sont répartis dans différents lieux de la région. Une douzaine de familles proches de Conflans offrent une chambre à des femmes et des places d’urgence sont obtenues dans des foyers du département notamment à Gargenville et Porcheville mais aussi à Cergy (Val-d’Oise), Nanterre (Hauts-de-Seine), Corbeil-Essonnes (Essonne), Roissy-en-Brie (Seine-et-Marne) ou encore Paris dans les XIIIe et XVIIIe arrondissements. Une quarantaine occupe également deux maisons de l’association à Andrésy, une commune voisine de Conflans. « Mais près de 45 Tibétains vivent encore sous des tentes », souligne Hugues Fresneau, le coordonnateur de l’association, dont le bureau est installé à l’arrière de la péniche.

Le navire a des allures de fourmilière. Près de 50 bénévoles s’activent dans les cales dotées d’une grande salle à manger mais aussi d’une cuisine centrale où pas moins de 250 repas sont préparés chaque jour. Afin de subvenir aux besoins de cette population en détresse, la Pierre Blanche récolte 1 t de nourriture par jour provenant de la grande distribution.

Les Tibétains mangent sur la péniche où quelque 250 repas sont servis chaque jour et le tout est coordonné par Hugues Fresneau. (LP/Y.F)

Une fois débarrassée, la pièce est transformée en classe. Des enseignants retraités donnent des cours de français aux Tibétains, dans le but de favoriser leur intégration. Sur une table voisine, place aux démarches administratives. Des conseils leur sont donnés pour remplir leurs dossiers de demande d’asile. « Je distribue des vêtements, des médicaments ou encore des couvertures achetés par l’association Graines d’avenir de Véronique Jannot, confie Henriette. La comédienne soutient les Tibétains qui fuient leurs pays parce que leur culture est maltraitée par les autorités chinoises ». De son côté la ville met les bains-douches à la disposition de l’association. « On fait de l’urgence, on a l’impression d’être abandonnés par les pouvoirs publics », soupire Hugues Fresneau.

Lobsang, 27 ans, a quitté le Tibet en octobre 2014 pour rejoindre l’Europe

« AU TIBET, on est privé de notre liberté et on subit des discriminations, j’ai donc choisi de quitter mon pays, raconte Lobsang, un jeune tibétain de 27 ans. Mes parents, mon frère et ma femme sont restés. Aujourd’hui, je n’ai plus de nouvelles d’eux. »

Un soir d’octobre 2014, le jeune fermier a décidé de partir avec un ami, direction l’Europe. Il ne parle pas de passeur mais d’un « guide ». Encore moins d’argent : il précise avoir donné « des bijoux ». « D’une manière générale, les Tibétains restent très discrets, ils ont peur de représailles, explique Christian Souchon, de l’association la Pierre Blanche, qui leur vient en aide. Ils s’engagent à verser une somme qui oscille de 2 500 à 8 000 € à des passeurs, S’ils ne payent pas, ils pensent que des gens peuvent s’en prendre à leurs proches restés au Tibet. »

Lobsang n’a rien oublié. « Nous avons pris la direction du Népal en traversant les montagnes et les forêts de l’Himalaya, raconte-t-il. C’était un parcours du combattant d’une durée de 8 à 10 jours. Il y a l’altitude, des paysages très accidentés mais aussi la peur. Nous marchions uniquement la nuit. Le jour, il y avait le risque d’être arrêtés par les gardes chinois ». Sans bagages et sans papiers, son objectif était d’atteindre Katmandou, la capitale du Népal. « Afin de se reposer, on se cachait la journée dans des grottes pour y dormir et en guise de repas, nous mangions du tsampa, de la farine d’orge grillée, et du beurre », poursuit-il. La frontière passée, il prend un bus qui mettra une nuit pour atteindre la capitale du Népal.

Une fois sur place, Lobsang se réfugie dans un monastère. « J’y suis resté cinq mois, confie le jeune migrant. On m’a donné un travail en cuisine et j’ai pu apprendre l’anglais, la langue pour pouvoir communiquer en Europe. » Pendant ce temps-là, un passeur se charge d’obtenir des faux papiers afin de franchir la douane à l’aéroport. « J’ai pris un avion à destination de la France, tout était réglé par mon guide, précise le jeune homme. Deux jours plus tard et après deux escales je suis arrivé à Paris, mon lieu de rendez-vous était la place Stalingrad. J’ai choisi la France parce que c’est le pays des droits de l’homme et de la liberté. »

Y.F.
«Des gens qui ne posent aucun problème»

Andrésy, le 14 octobre. Patrick et Ghislaine Cassiat entourent Tashi, une ressortissante tibétaine qu’ils accueillent à leur domicile.(LP/Y.F.)

Patrick et Ghislaine, un couple de retraités d’Andrésy, ont fait deux heureuses. Deux Tibétaines se sont installées chez eux depuis un peu plus d’un mois. « Nous voulons éviter qu’elles dorment dehors, mais aussi leur apporter un réconfort moral, explique Patrick, ancien professeur de lycée. Si j’étais dans la même situation, j’aimerais que quelqu’un m’offre un toit. »

Tashi, 35 ans, et Khando, 27 ans, occupent la chambre d’ami, équipée d’une salle de bain et située au rez-de-chaussée de la maison. « Elles sont indépendantes et autonomes, raconte Ghislaine, ex-professionnelle de santé. Elles rentrent et sortent comme elles veulent. » Les deux femmes doivent se rendre régulièrement à la préfecture, à Versailles, dans le cadre de leur demande d’asile. Patrick et Ghislaine ont même ressorti le dictionnaire français-anglais et un livre de grammaire. « Nous leur donnons des cours de français et d’écriture, afin de les motiver et les aider à s’en sortir. »

Tashi et Khando resteront durant la totalité de leurs démarches. « Elles sont serviables et gentilles, elles nous confectionnent même un repas tibétain le dimanche soir, sourit Ghislaine. Ce sont des gens qui ne posent aucun problème. » Le couple se dit ouvert à l’accueil de migrants. « Le comportement est un facteur déterminant », précisent-ils. (tibet.fr)


25 Octobre 2015

LONDRES : Défilés contre la visite du président chinois et arrestations de manifestants tibétains et pro-tibétains

La police de Londres a arrêté mercredi deux Tibétains pour avoir brandi le drapeau national tibétain au passage du président chinois Xi Jinping qui effectue sa première visite d’Etat au Royaume-Uni. La police a également arrêté un militant chinois, un dissident de la place Tiananmen.

Les deux femmes, Sonam, 30 ans et Jamphel Lhamo 33 ans, ont été interceptés avec force et emmenés par les agents de la police sur l’ordre de la Sécurité pour la visite du président chinois.

Militant pour la démocratie chinoise et survivant du massacre de la place Tiananmen, Shao Jiang, qui portait un drapeau tibétain et deux pancartes où l’on pouvait lire «Vérité pour le 4 Juin » et « Massacre en procès » a également été arrêté. Ils ont tous été maintenus en détention provisoire pour la nuit au poste de police.

Le porte-parole de la police a confirmé qu’un homme et deux femmes avaient été arrêtés « pour atteinte à l’ordre public ».
La communauté tibétaine au Royaume-Uni a l’intention de protester devant le Mandarin Oriental Hyde Park, où Xi assistera à une conférence du controversé Institut Confucius. D’autres manifestations ont été prévues à Manchester le 23 Octobre, dernier jour de la visite de Xi au Royaume-Uni. (tibet.fr)


25 Octobre 2015

« Mettre le Tibet au centre des discussions sur les changements climatiques » Appel aux leaders mondiaux lancé par l’Administration Centrale Tibétaine

Il faut mettre le Tibet à l’ordre du jour des prochaines discussions aux Nations Unies sur le Climat (COP21) selon l’Administration centrale tibétaine. En prévision du COP21, l’Administration centrale tibétaine appelle les principaux leaders mondiaux à prendre des mesures urgentes concernant les changements climatiques en commençant par un solide accord mondial sur le climat à Paris.

« Cette planète bleue est notre seule maison et le Tibet en est le toit » a dit le Dalai Lama. « Le plateau Tibétain a besoin d’être protégé, non seulement pour les Tibétains mais pour la santé et la pérennité du monde entier. »

Le plateau tibétain est une région stratégique pour l’environnement. Connu comme le « Toit du Monde », c’est le le plus haut et le plus grand plateau du monde. Sa hauteur moyenne dépasse les 4000 mètres au-dessus du niveau de la mer et il représente une surface de 2,5 millions km2.

« Le plateau tibétain est primordial pour la santé environnementale de la planète », a déclaré M. Lobsang Sangay , qui dirige l’Administration centrale tibétaine. « Un désastre environnemental mondial peut être évité, mais nous devons agir maintenant pour nous assurer que le plateau tibétain et le fragile écosystème du monde soient protégés ».

Pour faire prendre conscience et encourager l’action en faveur du climat pour le Toit du Monde, l’Administration centrale tibétaine a lancé aujourd’hui une action sur les médias et réseaux sociaux qui appelle tous les dirigeants du monde présents au sommet de Paris à s’assurer que le Tibet fasse partie des questions climatiques à l’ordre du jour.

« Le plateau tibétain a besoin d’être protégé et les Tibétains doivent être les gérants de leurs propres terres afin qu’ils puissent prendre soin du Toit du Monde dont dépend la moitié de l’humanité », a affirmé Madame Vandana Shiva, illustre savant et écologiste indienne. « Sa Sainteté tire la sonnette d’alarme pour la santé de la planète et nous avons besoin d’une grand vague de soutien aux actions pour le climat sur le Toit du Monde lors du rassemblement des leaders mondiaux à Paris ».

Avec l’Arctique et l’Antarctique, le plateau tibétain est le « troisième pôle » de la planète. Avec 48 000 glaciers, le plateau Tibétain abrite le troisième stock de glace et la plus large source d’eau douce de la planète. L’étendue de son permafrost et le nombre de ses glaciers font du plateau tibétain la principale source des six plus grands fleuves d’Asie qui fournissent en eau un tiers de la population mondiale.

Le Tibet subit de plus en plus les effets du changement climatique. Le plateau tibétain a vu une hausse des températures d’environ 0.3 degrés Celsius toutes les décennies, ce qui signifie que la température a augmenté de 1.3 degrés Celsius en 50 ans, soit trois fois la moyenne mondiale. Suite de l'article sur tibet.fr http://www.tibet.fr/actualites/mettre-le-tibet-au-centre-des-discussions-sur-les-changements-climatiques/


25 Octobre 2015

La Chine expulse des nonnes, interdit les études bouddhistes et détruit des maisons au Tibet

Les autorités chinoises ont démoli  nombre de maisons appartenant à des Tibétains,  se sont approprié leurs terres, ont interdit les études bouddhistes qui se déroulaient dans un monastère Bön et ont expulsé   une centaine de nonnes de leur nonnerie dans le Comté de Driru  situé à l’est du Tibet, afin de continuer à renforcer le contrôle chinois sur la religion tibétaine et les institutions monastiques.

« Sangye Tashi, un officiel du gouvernement local a visité la commune de Pekar dans le Comté de Driru dela Région Autonome Tibétaine (RAT) pendant 3 jours » précisait ce  9 septembre Tenzin Rabten,  Tibétain exilé   au Tibet Post International (TPI).

Des sources rapportent que « le chef du gouvernement local a expulsé  cent  nonnes tibétaines de la nonnerie Gaden Khachoeling dans la commune de Pekar du omté de Driru, où deux cents nonnes reçoivent leurs enseignements.

«Seulement 49 des  cent  nonnes restantes sont inscrites. Les 51 autres n’ont légalement pas le droit d’étudier et travaillent maintenant dans des boutiques ou des petits hôtels » déclare Rabten.

«Approximativement 26 nonnes ont été expulsées l’année dernière. Aucune nonne âgée de plus de 50 ans n’a été autorisée à rester dans la nonnerie, même si l’une d’elle était déjà inscrite, elles doivent rejoindre des maisons de retraite, » rapporte Rabten, citant des contacts présents dans la région.

«Les  cent nonnes expulsées de la nonnerie ne sont pas autorisées à voyager dans d’autres régions et sont considérées comme illégales » a informé le TPI, ajoutant que « si cela est considéré comme un acte illégal, le chef du village ou les membres de la famille pourraient être passibles d’emprisonnement, ainsi que de se voir interdire la cueillette des caterpillar fungus – « yartsa gundu en tibétain – pour une durée de trois ans ».

« Les officiels locaux ont déclaré durant leur visite du Comté qu’ils avaient déjà adopté  la réglementation selon laquelle « Toute nonne inscrite ayant plus de 50 ans n’est pas autorisée à rester dans la nonnerie », nous apprend un source anonyme.

Ngotsar Phunstokling, un très vieux monastère Bön dans la commune de Pekar a aussi été attaqué par les autorités locales. « Ils ont maintenant interdit l’étude de la philosophie bouddhique, qui préfigure la pratique méditative au monastère, où environ soixante  étudiants reçoivent de hautes études tibétaines » déclare Rabten, ajoutant que « cela cause beaucoup de douleur et de souffrances  parmi les Tibétains qui viennent étudier dont le nombre n’a cessé de grandir durant ces derniers mois ».

« Le monastère a mis en place une classe de philosophie bouddhique, qui obtient un grand succès en invitant des érudits tibétains venant de différentes localités  du Tibet, du Comté de Khyungpo par exemple, » nous apprennent des sources du TPI.

« La fermeture de monastères, d’ écoles et de nonneries n’est pas un fait nouveau dans la région. Une école de médecine tibétain construite dans le même Comté par un moine tibétain  Nyandak, en 2000, a été fermée  par les autorités chinoises en 2007 », rapportent les sources, ajoutant que « c’est aussi parce que l’école enseignait la langue  tibétain eaux jeunes Tibétains. »

« Les terres agricoles de Sentsa ou Yangshoe, d’autres communes du Comté de Driru, appartenant à des Tibétains, ont été saisies, et beaucoup de maisons appartenant à des Tibétains ont été démolies sur les ordres du gouvernement local, » nous informe Rabten, ajoutant que « les familles propriétaires des plus grandes maisons sont sujettes à de sévères critiques. »

Selon une source du TPI, « Le Gouvernement chinois a demandé aux Tibétains de reconstruire leurs maisons selon un modèle standard imposé, ils doivent également payer pour la destruction de leurs maisons.»

Les Tibétains disent que cette politique a pour but d’amener plus de Chinois dans ces régions et de renforcer le conversion du comté tibétain en comté chinois, le tout sous le joli nom de développement économique » rapportent les sources.

« En août cette année, le gouvernement local a ordonné à tous les Tibétains de porter des vêtements avec de la fourrure d’animaux sauvages et de participer au festival de courses de chevaux dans la commune de Yanshoe. Mais les Tibétains n’ont pas répondu à cet appel. En réponse, les autorités chinoise les ont forcés à porter des habits en fourrure lors du festival. » ajoute Rabten.

«Tashi, originaire du Comté de Chamdo, est responsable de la crise actuelle, ensemble avec Damchoe Rinchen, chef de la commune de Yangshoe,  ils ont averti les Tibétains que s’ils ne respectaient pas ce décret, ils seraient emprisonnés et le récolte des caterpillar fungus leur serait interdite»  rapportent  les sources du TPI.

La situation dans le comté de Dritu s’est détériorée avec la campagne de«ré-éducation patriotique» depuis la multiplication de manifestations pacifiques à travers tout le Tibet en 2008.  Les Tibétains sont arbitrairement arrêtés, sévèrement battus  et emprisonnés par les forces de police chinoises pour avoir participé à des manifestations pacifiques ou même pour avoir exprimé leur point de vue en faveur des droits de l’Homme, y compris à propos de la liberté religieuse.

Selon les sources, tous les moyens de communication, y compris Internet dans le comté et les régions alentour sont sévèrement réduits et souvent bloqués, sauf pour les bureaux et les institutions du Gouvernement chinois. (tibet.fr)


19 Octobre 2015

PARIS / SENAT : 66 sénateurs et élus français investis dans la Campagne Mondiale « STAND UP FOR TIBET »


SENAT

PARIS: Les groupes Tibet en France ont annoncé que la campagne EUROPE STANDS WITH TIBET a maintenant atteint un total de soixante-six sénateurs français, députés, maires et membres des conseils municipaux.

M. Tsering Dhondup, secrétaire du Bureau du Tibet, basée à Paris, et M. Vincent Metten (Europe TIC) ont rencontré le groupe parlementaire du Tibet au Sénat hier. Ils ont été reçus par le sénateur Michel Raison, le président du groupe Tibet au Sénat. Le sénateur Raison était l’un des premiers partisans de la campagne. Le sénateur Annick Billon et le sénateur Maurice Antiste ont également promis leur soutien à la campagne hier.

Liste des supporters en France (en cours, Octobre 2015) M. Michel RAISON, Sénateur, Président du Groupe Tibet au Sénat :

M. Christian PALLIER, Mayor of DOMMARTIN
M. Christian MANABLE, Senator, SOMME
Mme. Martine LIGNIERES-CASSOU, Deputy, Pyrenees-Atlantiques
M. Jean LASSALLE, Deputy and Mayor
M. Patrice LAURENT, Mayor of Mourenx
M. Christian LAINE, Mayor of Lescar
M. Guy PHILIPPON, Mayor of Clarac
M. Jean-Pierre DECOOL, Deputy, Boubourg
Mme. Marie BLANDIN, Senator, Nord
M. Francis BASSEMON, Mayor of Boubourg
M. Jean-Yves LALANNE, Mayor of Billere
M. Herve LUCBEREILH, Mayor of Orlon Ste. Marie
M. Jean-Luc LUEZ, Mayor of Bohas-Meyriat-Rignat (with 12 other municipal council members)
M. Luc DESBOIS, Mayor of CIZE
Mme. Ellizabeth LAMERE, Senator, Mayor of De Glerze’
M. Bernard FOURNIER, Senator
Mme Brigitte FOURE, Mayor of Amiens, former MEP
M. Alain HOUPERT, Senator, Cote d’Or
Mme Isabelle GUIRAUD, Mayor of Saint Jean de Vedas, and Vice President of Montpellier Metropolitan
M. Patrick BLOCHE, Deputy, President of the Commission on Culture and Education, National Assembly, and VP of Tibet Group in NA
M. Louis DE BROISSIA, Former Deputy & Senator. Honorary President of Tibet Group in Senat
M. Jean Francois HUMBERT, Former Senator and President of Tibet Group in Senat
M. Jean Marc BRULE, Member of Regional Council, Ile de France
Mme. Elisabeth DUSSART, Mayor, Vers sur Selle
M. Jean CAUWEL, Mayour, Breuteuil
M. Lionel LUCA, Deputy and Mayor, Villeneuve-Loubet (with 25 other municipal council members)
Mme. Annick BILLON, Senate
M. Maurice ANTISTE, Senate
– Report filed by Ven. Thubten Wangchen and Mr. Wangpo Tethong, members of the 15th Tibetan Parliament –

http://europe-stands-with-tibet.org/2015/10/66-senators-deputes-mayors-and-municipal-council-members-in-support-for-tibet/

19 Octobre 2015

LONDRES : Visite d’Etat du Premier chinois … mais absence du Prince Charles au banquet officiel, en raison de son amitié avec le Dalaï Lama

Le Prince Charles sera, selon ses services, « très impliqué » dans la visite d’Etat du président chinois Xi Jinping la semaine prochaine au Royaume-Uni, mais les médias britanniques retenaient surtout mercredi son absence au banquet officiel.

En visite du 20 au 23 octobre, le président chinois et son épouse Peng Liyuan logeront au palais de Buckingham comme le veut la tradition pour les visites d’État, entourées du plus grand faste. Dans ce cadre, l’absence du prince Charles lors du banquet officiel, où le prince William et son épouse Kate sont en revanche attendus, a été très remarquée mercredi lorsque le programme officiel a été dévoilé.

Proche du Dalaï Lama, le prince Charles entretient historiquement des rapports contrariés avec les présidents chinois. Il ne s’est encore jamais rendu en Chine et avait déjà brillé par son absence lors des dîners officiel en l’honneur de Jiang Zemin en 1999 et de Hu Jintao en 2005.

CHARLES ET CAMILLA DOIVENT ACCUEILLIR XI JINPING À LONDRES

La presse britannique n’a aussi pas manqué de rappeler qu’il avait qualifié un jour les leaders chinois d’« épouvantables personnages de cire » dans un de ses carnets qui avait fuité dans les médias. Une porte-parole de Clarence House, la résidence officielle de Charles, a cependant insisté que le prince de Galles et son épouse Camilla seraient « très impliqués dans la visite d’Etat » du président chinois. Charles et Camilla doivent ainsi accueillir M. Xi à l’hôtel Mandarin Oriental, l’accompagner à la cérémonie de bienvenue à la Horse Guards Parade et ensuite déjeuner avec lui et la reine Elizabeth II à Buckingham Palace. Le président est également invité à venir boire le thé à Clarence House.

Le voyage présidentiel de M. Xi s’inscrit justement dans la volonté du gouvernement britannique de restaurer les relations avec la Chine, important partenaire économique du pays. Le ministre des Finances George Osborne s’est d’ailleurs rendu en Chine la semaine dernière, pour une visite de cinq jours au cours de laquelle il a annoncé plusieurs projets économiques visant à renforcer la coopération sino-britannique. Les relations diplomatiques entre les deux pays s’étaient nettement refroidies en 2012 lorsque le Premier ministre David Cameron avait reçu le Dalaï Lama à Londres. (tibet.fr)


19 Octobre 2015

La Commission des États-Unis ne trouve aucune preuve que les Tibétains soient «maîtres de leur pays »

(TibetanReview.net, 11 octobre 2015) – Rejetant les allégations souvent répétées dans les Livres blancs successifs de la Chine sur le fait que les Tibétains étaient devenus maîtres de leur pays sous sa domination, la Commission exécutive du Congrès sur la Chine (CECC) des États-Unis a déclaré le 8 octobre que Pékin est en dénégation continue des droits  des Tibétains pour protéger leur culture, la langue, la religion  et l’environnement. Publiant son rapport annuel pour 2015,  la CECC  déclare  qu’elle n’avait « remarqué aucune preuve au cours de sa période d’observation de 2002 à 2015 que le Parti ou le Gouvernement aurait sollicité l’apport systématique ou représentatif de la population tibétaine sur le développement économique dans les zones autonomes tibétaines de la Chine. »

Le rapport indique que le Gouvernement des États-Unis devrait insister auprès du Gouvernement chinois sur l’importance de respecter et de protéger la culture et la langue tibétaines.

La Chine prétend qu’elle met en œuvre au Tibet un modèle de développement des « caractéristiques chinoises avec des traits tibétains » qui stimule efficacement la croissance économique et le revenu des ménages. Et la CECC a noté des rapports indiquant «des conséquences sans précédent pour le rythme et l’ampleur du développement économique et de l’urbanisation sur le plateau tibétain, et pour  les Tibétains qui y vivent».

Cependant, elle ajoute : « Dans le même temps, les responsables nient les droits des Tibétains pour protéger leur culture, leur langue, leur religion et leur environnement ».

Compte tenu de cette situation, le rapport CECC recommande aux Membres responsables du Congrès américain et de l’administration d’exhorter : « le Gouvernement chinois à reprendre contact avec le Dalaï Lama ou ses représentants et à engager un dialogue sans conditions préalables» et ajoute : « une décision du Gouvernement chinois doit engager un dialogue pour aboutir à un résultat durable et mutuellement bénéfique, pour le Gouvernement et les Tibétains, dialogue qui profiterait à la sécurité locale et régionale dans les prochaines décennies ».

Le rapport appelle également les législateurs américains et le Gouvernement à encourager « le gouvernement chinois à prendre pleinement en compte les points de vue et les préférences des Tibétains lors de la planification des infrastructures, du  développement des ressources naturelles  et des projets d’installation ou de réinstallation dans les zones tibétaines de la Chine.»

Le rapport encourage également le Gouvernement des États-Unis à exhorter la Chine à respecter la liberté de mouvement du peuple tibétain et également à  permettre l’accès au Tibet pour les journalistes internationaux, des représentants d’ONG, de l’ONU et les fonctionnaires du Couvernement américain.

La CECC a été créée par le Congrès en 2000 pour surveiller le respect des normes internationales des droits de l’Homme par la Chine , afin d’ encourager le développement de l’Etat de droit dans la République Populaire de Chine, et pour  établir et maintenir à jour une liste des victimes de violations des droits de l’Homme en Chine. La Commission est composée de neuf Sénateurs, neuf membres de la Chambre des représentants et cinq hauts responsables de l’ Administration nommés par le Président. (tibet.fr)


19 Octobre 2015

La Chine utilise des tactiques d’intimidation pour faire taire ses détracteurs aux Nations-Unies

Genève – Dans un des cafés du complexe des Nations-Unies à Genève, un Tibétain en fuite attendait son tour en début d’année pour raconter à des diplomates comment il avait été emprisonné et torturé chez lui en Chine.

Golog Jigme, moine bouddhiste âgé de 43 ans, s’était évadé d’un centre de détention chinois en 2012 et avait fini par s’enfuir en Suisse. Mais ses poursuivants du Gouvernement chinois n’avaient pas baissé les bras.

Alors que Golog Jigme s’apprêtait à témoigner en mars devant le Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies, un haut diplomate chinois, Zhang Yaojun se trouvait dans le salon bondé à quelques mètres de la table où était assis le moine au crâne rasé vêtu de sa robe safran.

« Zhang m’a tout bonnement pris en photo, » a expliqué Golog Jigme et je lui ai fait signe que non tandis qu’il était debout là, son smartphone à la main. Zhang avait par ce geste violé l’interdiction de prendre des photos dans l’enceinte des Nations-Unies, sauf pour les photographes accrédités.

« A l’époque où je me cachais dans les montagnes, le Gouvernement chinois avait annoncé une récompense de 200 000 yuans (environ 31 000 dollars) en liquide pour quiconque me trouverait, » a raconté le moine. « Peut-être voulait-il cette récompense. »

Zhang a, prétendu plus tard qu’il photographiait seulement le décor et qu’il n’avait pas connaissance de cette interdiction.

La remarque acerbe de Golog Jigme témoigne du côté perturbant de sa rencontre avec Zhang. Selon les diplomates et les activistes occidentaux, cela fait partie d’une campagne d’intimidation, d’obstruction et de harcèlement de la part de la Chine qui vise à faire taire les critiques sur son bilan concernant les droits de l’Homme devant les Nations-Unies.

Genève, site du siège de l’ONU pour les violations des libertés individuelles, est un lieu privilégié pour ces tentatives. La fonction première du Conseil, dont les membres non permanents sont élus par l’Assemblée générale des Nations Unies, est de passer en revue les bilans des droits de l’homme dans les différents pays.

Plus largement, l’attitude de la Chine, ici, est un exemple de sa capacité grandissante à étouffer l’opposition dans l’arène internationale. L’influence du gouvernement communiste dans le monde ne cesse de s’étendre à un moment où celui-ci réprime la contestation interne et prépare une nouvelle loi sur les Organisations non-gouvernementales étrangères opérant en Chine. En juillet, les autorités chinoises ont pris pour cible les avocats et les militants défenseurs des libertés individuelles. 245 d’entre eux ont été arrêtés ou interrogés, selon Amnesty International.

Une des tactiques consiste à photographier et à filmer des opposants comme Golog Jigme. D’autres incluent la pression exercée sur les Nations-Unies pour refuser l’accréditation à des opposants connus, ou remplir les salles de réunions d’officiels et de sympathisants chinois pour faire taire les accusations de violations des droits.

« Nous sommes pleinement conscients de ces problèmes qui, malheureusement, se produisent de façon répétée, et ne sont pas limités à la Chine, » a indiqué Zeid Ra’ ad Al Hussein, Haut Commissaire des Nations-Unies pour les droits de l’homme. Il s’est déclaré « extrêmement inquiet du nombre grandissant de cas de harcèlement ou de représailles à l’encontre de ceux qui coopèrent avec le Conseil des droits de l’homme. »

« Aussi longtemps qu’ils auront le sentiment que le coût politique d’une intimidation est inférieur au bénéfice d’en subir la critique, cette pratique continuera. »

SUITE DE L'ARTICLE SUR TIBET.FR


15 Octobre 2015

Le Congrès de la Jeunesse Tibétaine (TYC) met fin à la grève de la faim suite aux réactions des Nations Unies

New Delhi – Le 11 octobre, le 32ème jour de la grève de la faim entamé par le TYC a officiellement pris fin suite à la réaction des Nations Unies. Dans une lettre au TYC, Ivan Simonovic, secrétaire général adjoint aux droits de l’Homme, a demandé la fin de la grève et a assuré que la voix du peuple tibétain serait entendue.

La lettre a été remise au TYC par Yuri Afanasiev, coordinateur résident des Nations Unies et représentant résident du PNUD en Inde, le président du TYC Tenzing Jigme a déclaré : « C’est une grande victoire pour le peuple tibétain. » Et a ajouté que « le pouvoir des méthodes de résistance non-violente et le fait que quand nous nous rassemblons pour nous battre pour notre pays – nous gagnons, il en ressort clairement une victoire. »

La grève de la faim avait été lancée le 10 septembre et les participants dont trois dirigeants du TYC, Tamdin Hrichoe, Tenzin Wangchuk et Tsewang Dolma, ont été amenés de force à l’hôpital par la police le 30 septembre.

La campagne a rencontré un important soutien et solidarité de beaucoup de Tibétains à travers le monde ainsi que celui des dirigeants Indiens et de membres de la communauté, comme plusieurs membres du parlement indien, des anciens ministres, des activistes sociaux, des organisations étudiantes et des défenseurs du Tibet ont rendu visite aux grévistes de la faim.

TYC a déclaré dans un communiqué de presse que le succès de la grève a inspiré l’ensemble de la nouvelle jeune génération tibétaine, invoquant un sens du renouveau nationaliste et patriotique du mouvement de liberté tibétain. Tamdin Hrichoe ajoute que « le soutien des étudiants, de la jeunesse et des membres de la communauté a été formidable. Ce genre de soutien et d’unité est très important dans notre lutte et il doit continuer pour nous permettre de regagner notre pays. »

Les participants à la grève de la faim ont été amené à l’hôpital pour subir des examens et assurer leurs rétablissements. (tibet.fr)


15 Octobre 2015

Après dix longues années de prison, l’écrivain Dolma Kyab, est libéré.

Selon une source tibétaine, les autorités chinoises ont relâché un Tibétain, jeune  écrivain et professeur d’histoire, après 10 ans et demi d’emprisonnement.

Dolma Kyab, 39 ans, a été relâché le 8 octobre 2015. Il a été chaleureusement accueilli par sa famille et ses amis, nous apprend le Tibet Post International grâce au témoignage d’ Arig Gyurmey, un autre écrivain tibétain vivant en exil.

Dolma Kyab avait été arrêté le 9 mars 2005, à Lhasa au Collège où il enseignait l’histoire et amené au centre de détention du Bureau de la Sécurité publique de la Région Autonome du Tibet (RAT), plus connu sous le nom de Seitru en tibétain.

Après que les protestations et émeutes aient éclaté à Lhassa en 2008, Dolma Kyab avait été déplacé à la prison de Chushul (chinois : Qushi) le 20 mars 2008.

Il était en détention à Seitru en attendant son procès sous l’inculpation de « mise en danger de la Sécurité nationale » et le 16 septembre 2005, était condamné à 10 ans et demi de prison par la Tribunal intermédiaire du peuple de Lhassa pour son manuscrit « Restless Himalayas ». Plus tard, sa famille  faisat appel, appel rejeté le 30 novembre 2005 et la peine de 10 ans et demi était maintenue.

Selon cette déclaration de peine, Dolma Kyab devait être transféré à la prison de Chusul mais les officiels de la prison  refusaient de l’accepter puisqu’ il avait contracté la tuberculose pendant sa détention à Seitru. En mars 2006, il était transféré à Chushul après des soins médicaux.

Passionné par l’écriture, Dolma Kyab a commis un manuscrit écrit en chinois, intitulé Sao dong de Ximalayashan (Restless Himalayas), qui comprend 27 chapitres traitant de différents sujets : la démocratie, la souveraineté du Tibet, le Tibet sous le régime communiste, le colonialisme, la religion et la croyance, etc.

Outre ce manuscrit, il a débuté des écrits sur les aspects géographiques du Tibet, néanmoins relativement courts; il traite de sujets sensibles, tels que la localisation et le nombre de camps militaires chinois dans la RAT sous un nom de plume : Lobsang Kelsang Gyasto.

Dolma Kyab est un écrivain et professeur d’histoire, il est né en 1976 dans le village d’Ari, dans la commune de Qilian, dans la préfecture autonome tibétaine de Tsochang (chinois : Haibei) dans la province du Qinghai. Il reçoit une éducation complète, à l’école primaire locale puis au collège de la commune avant de rejoindre le centre de formation des professeurs en 1995 et exerçant la profession dans un collège dans la commune de Qilian.

Plus tard, il continue ses études à l’université de Beijing et en 2003, il voyagea en Inde pour apprendre l’anglais et l’hindi. Dolma Kyab retourna au Tibet en 2004, où il enseigna l’histoire dans un collège de Lhasa. (tibet.fr)


15 Octobre 2015

Un Tibétain détenu à nouveau après avoir déjà purgé cinq ans

La police chinoise a arrêté un Tibétain  du nom de Samdup Gyatso, début septembre 2015, pour avoir prétendument violé les termes de sa libération de prison car il transportait, lors d’un voyage à l’ouest de la Province du Qinghai, des tracts appelant au retour du chef spirituel en exil le Dalaï Lama, selon les sources.

Samdup Gyatso, la trentaine, avait fini de purger une peine de cinq ans en mai pour avoir manifesté seul devant le temple du Jokhang à Lhassa, capitale du Tibet. Gyatso avait été arrêté début mai 2010, après s’être drapé d’un drapeau tibétain et appelant au retour du Dalaï Lama, à la libération du Panchen Lama, et à la réinstallation des Tibétains expulsés de Kyegudo (en chinois, Yushu) dans la province du Qinghai à la suite d’un tremblement de terre dévastateur.

Après avoir purgé une peine de cinq ans dans la prison de Drapchi à Lhassa, les autorités ont escorté Gyatso dans sa ville natale,  Serthang, dans le Comté de Dashi (Haiyan), au Qinghai. « Il lui a été demandé de ne pas voyager à l’extérieur de sa ville natale», a déclaré l’un des parents de Gyatso. Il était constamment sous surveillance policière depuis sa libération. Il souffre d’une maladie rénale qui l’oblige à prendre des médicaments régulièrement.

Les autorités détiennent Gyatso dans la prison du comté de Dashi, a indiqué un de ses parents. » Personne n’a le droit de le voir ou de lui rendre visite « .

Gyatso avait été détenu brièvement détenu en 2009 quand il est retourné au Tibet après avoir passé deux ans en Inde et avait à son retour plusieurs livres écrits par le Dalaï Lama en sa possession. Il a été emprisonné six mois à Lhassa, après quoi il a été détenu pendant trois jours dans le comté de Haiyan et a dû payer une amende de 10.000 yuans (1 380€).

La police chinoise enquête fréquemment et arrête des Tibétains réputés pour être des partisans du Dalaï Lama, que Pékin considère comme un dangereux séparatiste. (tibet.fr)


15 Octobre 2015

La Chine détient un manifestant tibétain de 15 ans, des détails sur d’autres manifestants précédemment détenus nous parviennent

Note de France Tibet : Le black-out qui sévit au Tibet jusqu’à la fin octobre, du fait des commémorations du « 50ème anniversaire de la fondation de la Région Autonome du Tibet », que Pékin souhaite marquer avec fastes – militaires -, ne nous permet pas d’aobtenir beaucoup d’ informations en direct,  comme vous avez sans doute pu le remarquer ces derniers temps.

Les compte rendus d’actions  nous arrivent au compte-gouttes et nous apprenons avec un mois de retard que de nouvelles arrestations ont eu lieu.  Avec le rétablissement des communications, nous craignons que les nouvelles ne soient pas vraiment bonnes dans les jours à venir. La Chine pratique, de manière très radicale, une coupure systématique du courant, réseau et moyens de communications sur des événements sensibles dont elle ne pourrait gérer les débordements, et même s’ils sont assez isolés depuis le début juillet, ceux-ci sont de plus en plus nombreux.

Les forces de sécurité chinoises viennent d’arrêter, à nouveau arbitrairement,   un moine tibétain du monastère de Kirti dans le comté de Ngaba, de la province tibétaine de l’Amdo.

Lobsang Jamyang, 15 ans, a été arrêté vers 16 h, heure locale, le 13 septembre 2015, tandis qu’il effectuait une manifestation pacifique seul le long de la route principale de la ville du Comté de Ngaba.

« Lobsang Jamyang a crié des slogans appelant à la liberté du Tibet et au retour du Dalaï Lama, tandis qu’il marchait de Pawo Sranglam (Route des Martyrs) à la route principale de Ngaba », déclarait une source ayant des contacts proches à Ngaba. Arrêté quelques minutes après le début de sa protestation , il a été emmené vers une destination inconnue. Son lieu de détention et son état actuel restent inconnus.

Les Tibétains locaux font référence au tronçon de route qui mène à la route principale de la ville du Comté de Ngaba comme « Pawo Sranglam » depuis que Tapey,  moine au monastère de Kirti, s’ y soit immolé le 27 février 2009 : première immolation au Tibet.

Depuis, un certain nombre d’immolations et autres manifestations pacifiques  se sont succédées sur cette Route des Martyrs.

Lobsang Jamyang , fils de M. et Mme Choephel Tsomo de la famille Bhachoetsang, est né et a grandi au village nomade n° 2 de la ville de Meruma dans le Comté de Ngaba.  Dès son jeune âge, il est devenu moine au monastère de Kirti. Au moment de son arrestation, il était en classe élémentaire du cours de bouddhisme.
TCHRD (le centre tibétain pour les droits de l’Homme et la Démocratie) a également identifié deux manifestants qui ont été arrêtés aux alentours de midi le 10 septembre dans la ville du Comté de Ngaba. Les manifestants, Thinley et Lobsang, avaient organisé une manifestation pacifique contre la domination chinoise en appelant à « la liberté au Tibet » et à « longue vie du Dalaï Lama ». Les deux sont détenus dans un lieu inconnu et leur famille et amis n’ont aucune information sur leur état.

Une photo obtenue par TCHRD montre Thinley et Lobsang brandissant des portraits du Dalaï Lama. Bien que leurs âges exacts restent inconnus pour le moment, la photo des garçons montre un âge ressemblant à un début d’adolescence.

TCHRD a signalé plus tôt ​​la détention de Thinley et Lobsang, mais n’a pas pu confirmer leurs identités. En raison de la forte présence de la police armée et du système de surveillance sophistiqué dans la région de Ngaba, il est devenu plus facile pour les autorités de se saisir des manifestants tibétains avec ou sans la connaissance de témoins. De nombreuses détentions et arrestations arbitraires de Tibétains ne sont pas signalées ou restent inconnues en raison de la crainte de représailles. De plus, le fait de partager des informations sur les violations des droits de l’ Homme avec les étrangers est devenu un crime.

Thinley est le fils de la famille Tsuritsang et Lobsang est le fils de la famille Tsitoetsang. Les deux familles appartiennent au village de Soruma du canton de Choejema du Comté de Ngaba.

La situation reste tendue à Ngaba avec le déploiement de forces de sécurité supplémentaires au cours du mois passé. Depuis le 10 septembre, toutes les lignes Internet dans le comté de Ngaba sont bloquées, sauf pour les bureaux et les institutions gouvernementales. (tibet.fr)

 


8 Octobre 2015

LHASSA : Un musée des sciences naturelles au Tibet bientôt ouvert

LHASSA, 1er octobre (Xinhua) — Le premier musée des sciences naturelles du Tibet, par ailleurs plus grand musée de la région autonome au sud-ouest du pays, est entré dans une phase de tests de fonctionnement, ce jeudi, ont déclaré les autorités locales.

Le musée, d’une superficie de 30.000 mètres carrés, fruit d’un investissement de plus de 400 millions de yuans (63 millions de dollars), dispose de deux salles d’expositions, l’une relative aux sciences naturelles et l’autre, dédiée aux technologies modernes, selon Gang Qing, chef du département régional des sciences et des technologies.

Des appareils interactifs ont été installés pour que les visiteurs puissent expérimenter, presque « en vrai », les merveilles naturelles du Tibet, telles que le Plateau du Qinghai-Tibet et le canyon du Yarlung Tsangpo, a-t-il indiqué.

Le musée sera bientôt ouvert au public.


8 Octobre 2015

Le Premier Ministre Lobsang Sangay annonce officiellement sa candidature aux élections de 2016

Dharamshala, le 5 octobre : Lobsang Sangey, l’actuel Premier Ministre du gouvernement tibétain en exil, connu officiellement sous le nom d’Administration Centrale Tibétain (TCA), a annoncé publiquement lundi sa candidature au plus haut au poste du gouvernement tibétain en exil aux élections de 2016.

Rappelant ses 3 principes directeurs –unité, innovation et autonomie, le diplômé de Harvard a exprimé son souhait d’une réelle autonomie grâce à la voie médiane, d’une politique de l’administration en exil tourné vers le futur et du retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama au Tibet.

Se référant à ce qu’il appelle « Le Tibet : 5 et 50 » il a déclaré « Si nous devons rester en exil pendant encore 50 ans, nos efforts d’élaboration de politiques et de plans pendant les 5 prochaines années doivent être les mêmes pour les 50 prochaines années. Par conséquent, nous devons survivre, renforcer, poursuivre et aboutir afin d’acquérir une réelle autonomie par le biais de la voie médiane, ce qui est la priorité de notre agenda politique. »

Parlant pour la première fois aux médias en tant que candidat aux élections de 2016, Lobsang Sangay a répondu aux questions concernant son mandant en tant que Sikyong et les allégations contre lui concernant l’annulation du 34ème Kalachakra, l’acquisition d’une maison aux États-Unis et l’attribution qui lui a été faite d’un prix honorifique par l’assemblée tibétaine locale de Mundgod durant sa visite dans le sud de l’Inde.

Quand il lui a été demandé ce que son cabinet (Kashag) avait fait jusqu’à présent pour faire progresser le processus de dialogue entre la Chine et le Tibet, en comparaison aux neuf visites des émissaires du Dalaï Lama en Chine durant le mandat de son prédécesseur, il répond « Contrairement aux tentatives passées, nous entretenons un dialogue avec la Chine sans émissaires spéciaux. Nos efforts et relations sont sur un pied d’égalité avec eux, si ce n’est meilleures qu’avant. »

« Nous sommes prêts, dès que la Chine le voudra, avec nos propositions pour une réelle autonomie, cela dépend maintenant de la volonté des leaders chinois s’ils veulent avancer dans ce sens ou non. »

Il a également apprécié le fait que Barack Obama encourage le président chinois Xi Jingping à engager un dialogue avec le Dalaï Lama, et l’impact direct que cela a pu sur la politique d’effort constant de son administration. (tibet.fr)


4 Octobre 2015

Grève de la faim du TYC, Tsewang Dolma hospitalisée


Nous venons d’apprendre, que la nuit dernière à 23h21, Tsewang Dolma, une des grévistes de la faim du Tibetan Young Congress, dont nous vous parlions il y a quelques jours, a dû être hospitalisée après 22 jours sans nourriture. Elle a été escortée par la police jusqu’à un hôpital de Delhi.

Les trois Tibétains – Tsewang Dolma, Tamdin Hrichoe, et Tenzin Wangchuk – tous trois membres du Congrès de la Jeunesse Tibétaine (Tibetan Youth Congress), ont commencé leur grève de la faim le 10 Septembre 2015.

Le père de Dolma a combattu contre les Chinois quand le Tibet a été envahi par l’Armée Populaire de Libération.

« Ma grève de la faim n’est pas difficile comparée aux atrocités que subissent les Tibétains, chaque jour, sous l’occupation chinoise, » avait déclaré Dolma dans une interview récente.

Les musicien du groupe de rock indien ParikramaBipul Chettri et d’autres amis avaient réalisé un concert pour sensibiliser le public à cette campagne de grève de la faim et afin de montrer leur solidarité avec les grévistes.

Maneka Gandhi, Ministre indienne des Femmes et du Développement de l’enfant, vient de s’adresser aux Nations Unies exprimant sa solidarité avec le mouvement. La Député canadienne membre du Nouveau Parti Démocratique de l’Ontario a également exprimé sa solidarité dans un courrier où elle exhorte les Nations-Unies à soulever la question du Tibet lors de son Assemblée générale, exhorte la Chine à répondre aux demandes des immolés, exhorte la Chine à donner la preuve que le 11ème Panchen Lama Gendun Choekyi Nyima est vivant, et demande qu’une délégation d’enquête des Nations Unies soit diligentée pour évaluer la situation critique actuelle au Tibet et pour finir cette députée exhorte la Chine à libérer tous les prisonniers politiques.

Au 19 ème jour de cette grève de la faim, seulement 13 membres du Parlement Tibétain, sur 42 au total ont trouvé le temps de visiter les grévistes. Ce nombre choque le TYC car presque tout les parlementaires sont passés par New Delhi sur leur chemin vers le Parlement tibétain à Dharamsala où se tenait sa dernière session pendant les jours de grève de la faim.

Tibetan Youth Congress est outré que les Nations Unies n’aient toujours pas répondu aux cris du Peuple tibétain. « Les Nations Unies ont ignoré les préoccupations du Peuple tibétain depuis trop longtemps. Par conséquent, nous demandons aux Tibétains et à nos soutiens d’agir » peut-on lire sur l’un des tweets du Tibetan Youth Congress exhortant les Tibétains et leurs sympathisants à appeler le Bureau des Nations Unies et à exprimer leur indignation. (tibet.fr)

Vous pouvez toujours signer la pétition AVAAZ  en cliquant ici

 


4 Octobre 2015

Audincourt parraine un village au Tibet

Dans le cadre de la manifestation Faites la Paix, la ville d’Audincourt s’est engagée à parrainer le village de Lhobasha au Tibet !

Ne pas être confrontés directement au monde lointain et aux tragédies qui s’y produisent permet de conserver une certaine idée du bonheur mais dans chaque pays du monde, les hommes et les femmes aspirent à plus de paix, de compréhension et de liberté. Un proverbe tibétain dit :  » bavardage est écume sur l’eau, action est goutte d’or ». La municipalité d’Audincourt a donc souhaité samedi 26 septembre, privilégier l’action à la parole et aller au-delà de l’écume. Afin de s’inscrire dans un soutien constructif au peuple tibétain qui lutte pour sa survie et la préservation de sa culture, le conseil municipal d’Audincourt a décidé de parrainer le village de Lhobasha, au Tibet.

A cette occasion, nous avons invité Ama Adhe, une militante tibétaine qui représente le combat de la vérité contre le mensonge, de la non-violence contre la violence, de la démocratie contre un régime autoritaire, de la justice contre l’injustice et de la liberté contre la privation de liberté. Ama Adhe est selon ses propres mots « la voix qui se souvient de tous ceux qui n’ont pas survécu ». Malheureusement, elle n’a pu être parmi nous pour célébrer ce parrainage et nous adresse un message lourd de sens, visible sur cette vidéo.

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Pour en savoir plus, Ama Adhe a passé un peu plus d’un tiers de sa vie en prison. La fervente militante, a passé 27 ans en captivité pour avoir participé à des manifestations contre l’invasion chinoise du Tibet. Elle a déjà publié un livre sur sa terrible épreuve intitulée «La voix qui se souvient: l’histoire de la lutte d’une femme pour le Tibet Libre », et décrit l’expérience comme étant «pire que l’enfer».

Né dans le village de Ghortsa, Nyarong, Kham, Ama Adhe était une épouse et mère avant que son mari décède à l’âge de 26 ans, en 1958. Dans une récente interview, elle décrit son mari comme une «sorte de trublion» pour leurs oppresseurs chinois et croit qu’il a été empoisonné. Peu de temps après cette tragédie, sa sœur a été arrêté par les autorités chinoises avant d’être publiquement humiliée et exécutée sur une place publique afin « de donner l’exemple » à d’autres rebelles.

Plusieurs mois après, elle a été arrêtée aux côtés de 300 autres femmes pour avoir protesté, elle a décrit la période comme le «pire moment» dans le pays.De tous les prisonniers, quatre seulement ont survécu à l’épreuve, 296 sont morts en captivité. Elle décrit le supplice subi:

« On m’a emmené dans huit prisons différentes au Tibet et la Chine au cours de ma période d’emprisonnement. Le moment le plus difficile était les trois premières années de prison à Inganse. Nous n’avions pas à manger, juste du maïs écrasé dans beaucoup d’eau. Beaucoup de gens sont morts de faim.Nous avons mangé les semelles de nos chaussures. Nous avions tellement faim.  »

Quand elle a finalement été libéré, le monde avait changé, ce ne fut pas le Tibet qu’elle avait vécu et aimé. Son fils était mort et sa fille était une étrangère.  Adhe admis initialement se sentir plus proche de ses codétenus. Deux ans après sa libération en 1987, elle a fui au Népal avant d’atteindre Dharamsala, en Inde l’année d’après, où elle est restée depuis.

Elle décrit sa détermination à propager son récit, elle a dit: « Quand je rencontré Sa Sainteté (le Dalaï Lama), il m’a dit que vous ne devez pas mentir ou être en colère envers les Chinois. Vous avez seulement besoin de dire la vérité, et cette seule vérité qui nous soutiendra « .

L’histoire de Adhe est d’une grande détermination et la force, mais beaucoup d’autres dans sa situation ne sont pas aussi chanceux et les changements doivent se produire. Lorsqu’on lui a demandé comment elle a survécu, elle répond que c’était grâce à la prière quotidienne. Actuellement, elle réside toujours à Dharamsala. Le traitement et les conditions subies par les prisonniers par le gouvernement chinois sont atroces et inhumains. Des centaines sont détenus dans la misère et la torture est répandue selon des témoignages de prisonniers ex-politiques. Nous ne pouvons estimer combien sont morts pour leur voix légitime pour la liberté. (tibet.fr)


4 Octobre 2015

Réponse cinglante d’Hillary Clinton à Xi sur l’autonomisation des femmes

DHARAMSHALA, le 28 septembre.

La déclaration du Président chinois Xi Jinping hier à la Conférence Pékin +20 organisée à l’initiative d’ONU Femmes sur le thème de l’autonomisation des femmes et de l’égalité entre les sexes, a fait l’objet de critiques de la part des observateurs et des politiques. Les plus virulentes sont venues de la sénatrice Hillary Clinton qui a qualifié l’initiative de Xi de ‘scandaleuse’.

Lors de sa première visite d’état aux USA, le Président chinois Xi Jinping, a co-présidé hier la Conférence Pékin+20 organisée par ONU Femmes, entité des Nations Unies pour l’autonomisation des femmes et l’égalité entre les sexes.

Au cours de cette réunion qui a marqué le 20ème anniversaire de l’historique quatrième Conférence mondiale sur les Femmes qui s’était tenue en 1995 à  Pékin, Xi a affirmé, « Comme le peuple chinois mène une vie heureuse, chaque femme en Chine a la possibilité d’atteindre l’excellence dans sa vie et de réaliser ses rêves. La Chine œuvrera pour faire d’une meilleure égalité homme-femme un principe de base de sa politique gouvernementale, pour permettre aux femmes de jouer pleinement leur rôle « d’autre moitié du ciel », et pour les soutenir dans la réalisation de leurs rêves et de leurs aspirations tant dans leur carrière professionnelle que dans leur vie personnelle. »

La Sénatrice américaine Hillary Clinton, qui est aussi candidate à l’élection présidentielle, a critiqué cette initiative sans le jargon diplomatique habituel. Selon son tweet, -Xi accueillant une conférence sur les droits des femmes alors qu’il persécute les féministes? Une honte #FreeThe20.

La candidate du Parti Démocrate à la présidentielle a fait entendre clairement son sentiment sur l’arrestation à Pékin, en mars, de cinq militantes qui dénonçaient le harcèlement sexuel, et qui en dépit de leur libération, continuent d’être étroitement surveillées par le gouvernement. La campagne FreeThe20 dénonce le sort de 20 prisonnières politiques et exige leur libération immédiate.

Dhadon Sharling, plus jeune membre du 15ème Parlement tibétain en exil et ex membre exécutive de l’Association des Femmes Tibétaines, a déclaré à Phayul que Xi Jinping ne devrait pas emprisonner des femmes au simple motif d’avoir exprimé leur opinion au lieu de s’en tenir au discours ambiant. « Plutôt que d’inscrire son souci de l’égalité des sexes et son engagement dans des programmes de développement pour les femmes parmi ses priorités en matière de politique extérieure, Xi Jinping aurait dû les intégrer à la politique intérieure de la Chine et s’assurer de leur mise en œuvre. Un rapport de recherche publié par l’Association des Femmes Tibétaines (2013) soutient que le statut des femmes au Tibet reflète de manière évidente l’échec de la Chine à tenir ses engagements nationaux et internationaux.

« Vingt ans après la Conférence Pékin 95 sur les femmes, la politique de planning familial de la Chine, la répression accentuée envers les militantes, ainsi que les comptes-rendus d’emprisonnement et de torture des activistes femmes, tout cela pointe du doigt les violations flagrantes des libertés individuelles en Chine et ses mauvais résultats en matière de droits des femmes et d’égalité des sexes. En conséquence, nous attendons de Xi, en tant que dirigeant responsable, qu’il corrige d’abord la situation au niveau national, et qu’il fasse part ensuite de ses engagements mondiaux. » (tibet.fr)

Parmi les 143 Tibétains qui se sont immolés à ce jour 26 étaient des femmes.


4 Octobre 2015

Première semaine de grève de la faim pour les membres du Congrès de la Jeunesse Tibétaine

DHARAMSHALA, le 17 september : Alors que trois membres du comité de direction de la plus grande Organisation Non Gouvernementale de défense des Tibétains en exil entament leur huitième jour de grève de la faim, des signes d’épuisement et de faiblesse frappent déjà.

S’adressant à Phayul depuis l’observatoire astronomique Jantar Mantar de New Delhi, où les activistes se trouvent sans s’alimenter depuis le dix septembre, Ngawang Lobsang, secrétaire adjoint du Congrès de la Jeunesse Tibétaine -TYC- a fait part de son inquiétude quant à l’état de santé de ses collègues après leur première semaine de jeûne : «Simplement boire de l’eau leur est devenu difficile. Et même si des infirmières surveillent leurs fonctions vitales, leur état général se détériore lentement. Ils souffrent de nausées et de vomissements après s’être hydratés et depuis peu, ils annoncent souffrir de douleurs »

Ngwawang Lobsang  déclarait que le Consulat américain de New Delhi avait invité  la semaine dernière, le président du Congrès de la Jeunesse Tibétaine, ainsi que d’autres décisionnaires de l’ONG : « Nous y sommes allés lundi dernier et avons eu une discussion franche à propos de la situation au  Tibet et d’autres problèmes. Nous avons été chaleureusement accueillis et nos griefs et nos demandes ont été entendus par la plus haute fonction »

Le CJT a aussi démarré une pétition en ligne sur awaaz.org, pétition  adressée au Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki Moon  l’exhortant à une intervention immédiate dans la situation critique au Tibet, la suite d’auto-immolations qui ont appelé au retour du Dalai Lama ainsi que signalé  les inquiétudes quant à sa sécurité.

La pétition, signée jusque ici par 2 267 personnes déclare : « Les Nations Unies ne peuvent plus rester muettes sur le problème du Tibet. Le Tibet brûle et nous pressons les Nations Unies pour une intervention immédiate. Nous espérons qu’ils feront ce qui est juste ».

Le CJT a organisé plusieurs grèves de la faim par le passé dans plusieurs villes y compris New Delhi. C’est là que Thupten Ngodup, un ancien membre des forces spéciales des frontières de l’Union Indienne et volontaire pour une grève de la faim de l’ONG, s’était immolé le 27 avril 1998 alors que la police tentait d’évacuer par la force les protestataires de l’observatoire Jantar Mantar, suite à une visite de hauts gradés de l’armée chinoise dans la capitale indienne. Il  décédait deux jours plus tard à l’hôpital Ram Manohar Lohia. (tibet.fr)

Pétition AVAZZ en ligne

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