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Septembre 2012
30 Septembre 2012

Fête de l'Apact 2012. Voici des photos de la MJC décorée.



Photos de l'expo que l'on peut visiter à la MJC du Lau.








30 Septembre 2012

Fête de l'Apact information

Voici les dernières nouvelles et informations.
1- L'expo photos"Art contemporain tibétain" est en place à la MJC du Lau. Il n'y aura tous les tableaux de Kalsang Dickyi qu'à partir de lundi prochain, 1er octobre et les thankas seront exposées à partir du 3 octobre. Les heures d'ouverture sont celles de la MJC du Lau

2- Ce week end nous seront présents à Lavaur pour la venue de Mme Jetsun Pema et le parrainage des villes tibétaines. Demain soir vendredi 28 septembre, nous aurons un stand APACT à Lavaur lors de la soirée sur l'éducation.

3- Mercredi 3 octobre Guen Tenzin Penpa commencera la réalisation du mandala de Tara Blanche dans le hall de la MJC du Lau.

4- Mercredi 3 octobre au soir, à partir de 19h, soirée tibétaine au cinéma le Méliès de Pau "DRAPCHI"
( Drapchi est la prison n°1 à Lhassa). Les tickets d'entrée sont délivrés au cinéma le Meliès.
- Buffet: participation 5 euros, thé gratuit, vente de kapsés
- Signature du livre "L'insoumise de Lhassa" par Gyaltsen Drölkar et Marie Holzman
- Rencontre avec les intervenants: Namgyal Lhamo actrice principale du film et chanteuse tibétaine de renommée internationale, Gyaltsen Drölkar ex-prisonnière de Drapchi, Guen Tenzin Penpa moine du monastère de Gyuto, Marie Holzman sinologue écrivain et professeur d'université.
-20h15: Projection en avant première en France, du film Drapchi d'Arvind Iyer, film présenté aux festivals de Stuttgart, de Delhi et qui sera présenté en octobre à celui de Varsovie.
- 21h45: chants du Tibet par Namgyal Lhamo
- Echanges avec les intervenants.
La soirée se terminera aux alentours de 23h.
Venez nombreux nous rejoindre.
Namgyal Lhamo ne pourra pas être présente le week end comme il avait été prévu car elle doit se rendre à Varsovie pour présenter le film.

5- Du 3 au 6 octobre Guen Tenzin Penpa continuera la réalisation du mandala de Tara Blanche à la MJC du Lau

6- Les 6 et 7 octobre: Fête tibétaine à la MJC du Lau: "Tibet, l'art comme acte de résistance". Vous pouvez réserver vos places pour le concert de Loten Namling et Gazom Lhamo, le film "Le Tibet en chansons", les conférences, le diaporama et les repas tibétains au 06 81 13 97 90 .

A bientôt.
Le Tibet a besoin de votre aide et de votre soutien.
Les bénéfices de ces manifestations sont pour nos projets humanitaires dans les camps de réfugiés tibétains de Mainpat en Inde et pour l'école tibétaine de Nyethang au Tibet.
Au plaisir de vous rencontrer
 

30 Septembre 2012

Des photos de la journée vendredi 28 septembre à Lavaur et de la conférence sur l'éducation des enfants tibétains avec Mme Jetsun Pema ex ministre et soeur du Dalaï Lama et M Ngodup Dorjee représentant du Dalaï Lama et du gouvernement en exil pour l'Europe. Journée à l'invitation de l'association les ptits boutains qui va parrainer les enfants handicapés de TCV Chauntra. Merci aux membres de cette jeune association pour leur énergie et leur convivialité. APACT avait été invitée pour tenir un stand et parler plus particulièrement de l'éducation des handicapés à TCV Chauntra. Les dessins ont été réalisés par les élèves du Collège de Lavaur.

















30 Septembre 2012

Samedi 29 septembre matin, APACT avait été invitée à la cérémonie de parrainage de la ville de Shigatse par la ville de Lavaur en présence du maire de Lavaur, de Mme Jetsun Pema, de M Nogdup Dorjee et de la communauté monastique de l'institut Vajra Yogini.
Les enfants de l'école primaire ont chanté un chant de bienvenue.
Cérémonie très émouvante. M le Maire a expliqué les raisons qui ont amené son Conseil Municipal à voter ce parrainage. Mme Jetsun Pema a indiqué aux maires et politiques présents combien ces parrainages sont importants et elle a demandé que des liens soient créés entre Lavaur et Shigatse. M Ngodup Dorjee a parlé de la situation actuelle au Tibet et des 51 immolations. Gueshe Lobsang Tengye a conté la vie d'autrefois à Shigatse, carrefour culturel et commercial. Marcelle Roux a rappelé l'enlèvement du jeune Panchen Lama âgé de 6 ans et dont on est sans nouvelles. Il aurait 22ans. Elle a aussi annoncé le parrainage d'une 55ème ville tibétaine par la ville de Briançon.
La cérémonie s'est terminée par un repas convivial où les diverses associations présentes ont pu échanger des idées pour essayer d'accentuer leur soutien au Tibet.














 

30 Septembre 2012

Samedi 29 septembre après midi APACT était invitée à participer aux parrainages des villes tibétaines de Nagchu et de Khym Zhi Zhang par Marzens et Labastide St Georges.
Les maires des 2 communes ont parlé de leur détermination à soutenir la cause du Tibet.






 

30 Septembre 2012

Le Dalaï Lama entrevoit la possibilité de changements au Tibet.

Le Dalaï Lama, chef spirituel des Tibétains, a évoqué le 27 septembre 2012 dans un entretien à la BBC à Dharamsala la possibilité de changements au Tibet grâce à l’arrivée prochaine d’un nouveau dirigeant à la tête du régime chinois.
"La nouvelle direction doit faire preuve de bon sens et adopter une position plus globale pour servir des intérêts à long terme. Il n’y a pas d’autre voie", a-t-il déclaré.
"N’utiliser que la force, la censure et rester une société fermée est presque suicidaire. A cette aune, je pense qu’il y a la possibilité d’une véritable chance de changement", a-t-il ajouté.

Au cours de leur longue lutte contre l’administration chinoise, les Tibétains ont souvent saisi la moindre occasion pour rester optimistes, et pour certains, le changement à la tête du régime à Pékin offre un regain d’espoir.
L’ascension du vice-président chinois Xi Jinping, appelé selon toute vraisemblance à devenir le numéro un du régime dans quelques semaines, a soulevé nombre de conjectures sur un possible changement de politique concernant le Tibet, qui fut la cible d’une répression militaire en 2008.
L’un des indices d’un éventuel infléchissement de la position de Pékin réside dans le fait que le père de Xi Jinping, Xi Zhongxun, a rencontré le Dalaï Lama à Pékin au début des années 1950, avant la fuite du chef spirituel des Tibétains à la suite de l’échec d’un soulèvement antichinois à Lhassa.

Xi Zhongxun, à l’époque cadre du régime, est ensuite devenu un vice-Premier ministre libéral connu pour être bien disposé à l’égard des minorités et des Tibétains en exil, et les analystes suggèrent qu’il pourrait avoir transmis à son fils cette attitude bienveillante.
"Son père connaissait le Tibet et avait des liens avec le Dalaï Lama", a rappelé le Sikyong du gouvernement tibétain en exil, Lobsang Sangay.
"Reste à savoir si son fils peut être comme son père. Les Tibétains sont toujours pleins d’espoir".

Lobsang Sangay préside jusqu’au 28 sept. une assemblée des représentants des Tibétains en exil dans le monde entier pour redéfinir leur stratégie face à Pékin après la recrudescence d’immolations et de tentatives d’immolation de membres de leur communauté et dans la perspective des changements politiques.

Sources : AFP, 27 septembre 2012 et WWW.TIBET-INFO.NET

 


 

30 Septembre 2012

Les Tibétains en exil veulent relancer leurs campagnes internationales.

Une assemblée de délégués de la communauté tibétaine en exil a solennellement décidé, vendredi 28 septembre, de relancer la mobilisation internationale autour de la cause tibétaine à un moment critique où le désespoir grandissant sur le "Toit du monde" a récemment conduit à une vague suicidaire de 51 immolations (se concluant par 41 morts).

Réunis quatre jours durant à Dharamsala, bourg accroché aux contreforts himalayens d'Inde du Nord, les représentants de la diaspora ont appelé à "revitaliser" un certain nombre de structures vouées aux campagnes internationales, demandant au passage aux Européens de nommer un "coordinateur spécial sur le Tibet" (special coordinator) sur le modèle américain.

Ils ont également mis en garde le gouvernement chinois contre le risque d'une "escalade de la situation au Tibet" dont il "porterait seul la responsabilité".

"IL Y A LA POSSIBILITÉ D'UNE VÉRITABLE CHANCE DE CHANGEMENT"

Ce type de conclave, qui a réuni 400 délégués de la communauté en exil (130 000 personnes contre 6 millions au Tibet sous tutelle chinoise), est assez exceptionnel dans les annales politiques de la diaspora. Il est convoqué en temps de crise. La précédente assemblée de ce genre – et la première – s'était tenue en novembre 2008 dans la foulée des émeutes du printemps à travers le Tibet chinois. Les délégués de la diaspora avaient alors décidé de "suspendre" toute discussion avec le gouvernement chinois tant que celui-ci maintiendrait son attitude d'inflexibilité.

Quatre ans plus tard, la situation est tout aussi bloquée. La révolte contre la "domination chinoise" a laissé place à une épidémie de suicides. "Les immolations par le feu sont la forme suprême de la non-violence", ont estimé vendredi les délégués à Dharamsala. La "non violence", ont-ils rappelé, continuera à inspirer le combat politique des Tibétains.

La période est aussi celle de la transition au plus haut niveau du Parti communiste chinois (PCC) avec l'imminent XVIIIe Congrès (fin octobre) qui marquera l'arrivée aux commandes d'une nouvelle génération de dirigeants. Les Tibétains nourrissent un vague espoir d'un assouplissement de l'attitude du régime sur le dossier tibétain en raison du profil de Xi Jinping, le futur "numéro un" chinois. Le père de celui-ci Xi Zhongxun, un cadre historique du parti, avait rencontré le dalaï-lama en 1954 à Pékin alors qu'il était chef du département de la propagande du PCC.

"Il y a la possibilité d'une véritable chance de changement", a lui-même déclaré jeudi le dalaï-lama à la BBC, une position de principe traditionnelle chez le chef spirituel des Tibétains. A ses yeux, le seul espoir d'un règlement de la crise tient dans une réforme interne au système chinois.

NOUVELLE GARDE POLITIQUE DU TIBET

Enfin, cette assemblée à permis à la nouvelle garde politique du Tibet en exil de s'affirmer à la tête de la communauté. Le Tibet – de "l'intérieur" comme de "l'extérieur" – avait vécu un véritable séisme politique au printemps 2011 quand Tenzin Gyatso, le XIVe dalaï-lama, avait décidé d'abandonner sa fonction de chef politique pour ne conserver que son titre de leader spirituel du bouddhisme tibétain.

En décrétant cette séparation de l'Eglise et de l'Etat, le "Seigneur du Lotus blanc" – l'une de ses appellations – avait fait entrer le Tibet en exil dans une révolution séculière et démocratique. Il a été remplacé dans son magistère politique par Lobsang Sangay, jeune juriste de 44 ans formé à Harvard, élu premier ministre en mars 2011 au suffrage universel au sein de la diaspora.

Jeudi 27 septembre, Lobsang Sangay a été formellement investi du titre de Sikyong (chef politique) au lieu de celui de Kalon Tripa (premier ministre) qu'il détenait jusque-là, un changement de nom qui donne toute la mesure de la transition politique qui vient de s'effectuer au sein de la communauté tibétaine. Il revient désormais à Lobsang Sangay d'incarner la nouvelle phase de lutte autour de la cause tibétaine qu'a appelée de ses vœux vendredi l'assemblée de Dharamsala.


29 Septembre 2012
 


Lavaur. La sœur du dalaï-lama en visite.

Jetsun Pema, «Mère du Tibet», sœur du dalaï-lama, en visite à Lavaur et Marzens. ()

Jetsun Pema, «Mère du Tibet», sœur du dalaï-lama, en visite à Lavaur et Marzens.

Jetsun Pema, sœur cadette du dalaï-lama, sera en visite dans le Vaurais de ce vendredi 28 au dimanche 30 septembre pour une conférence à Lavaur et plusieurs cérémonies officielles de parrainages de villes et villages tibétains dans le Tarn et en Haute-Garonne.

Jetsun Pema est connue comme la «Mère du Tibet» pour sa contribution extraordinaire durant les cinq dernières décennies au bien-être et à l'éducation des enfants tibétains en exil. Présidente des Villages d'Enfants Tibétains de 1964 à 2006, première femme ministre élue du gouvernement tibétain en exil, elle continue à parcourir le monde pour plaider la cause des enfants tibétains.

À l'invitation de l'association vauréenne «Nos P'tits Boutains», Jetsun Pema donnera une conférence sur l'accueil et l'éducation des enfants tibétains réfugiés en Inde, à la Halle aux Grains de Lavaur, aujourd'hui vendredi 28 septembre, à 18h30. Ce même jour, elle visitera également plusieurs écoles de Lavaur. Le samedi 29 septembre, une cérémonie est prévue à la mairie de Lavaur à 10h, en sa présence et celle de Ngodup Dorjee, représentant du dalaï-lama en Europe, pour officialiser le parrainage de la ville tibétaine de Shigatsé par la ville de Lavaur. À 16h30, elle se rendra à Marzens où une autre cérémonie officialisera le parrainage des communes de Nagchu et Kym Zhi Shang par Marzens et Labastide-Saint-Georges. La cérémonie sera suivie par un spectacle de chants et danses traditionnels par la communauté tibétaine de Barcelone. Le dimanche 30 septembre, elle se rendra en Haute-Garonne pour officialiser le parrainage de six communes du sud toulousain. Initiée par l'association «France-Tibet» en 2010, la campagne de parrainage a notamment pour objectif de montrer au gouvernement chinois que la population française s'intéresse au plus haut point au devenir des habitants des diverses communes choisies. La situation au Tibet est plus dramatique que jamais. Face à une situation qui ne cesse d'empirer, les actes d'auto-immolation par le feu se multiplient, 53 depuis mars 2011, dont 42 depuis le début 2012, témoignant de l'ampleur du désespoir du peuple tibétain.
Source LA DEPECHE.FR


28 Septembre 2012

Quelles solutions apporter après les immolations de moines tibétains ?

A Dharmasala, dans le nord de l’Inde le gouvernement tibétain en exil tente de comprendre les raisons de ces gestes déspérés. Depuis 2009, 41 personnes sont mortes. Certains délégués ont avancé une hypothèse évoquant que ces morts étaient la conséquence de la répression des autorités chinoises au Tibet.
Dans une récente interview à une chaîne britannique, le dalaï-lama dit espérer une nouvelle relation entre la Chine et le Tibet. Faisant écho à la probable arrivée à la présidence chinoise de Xi Jinping, l’actuel vice-président, le leader tibétain a rappelé qu’il connaissait le père de ce dernier Xi Zhongxun, ancien cadre du régime et connu pour avoir soutenu les communautés minoritaires vivant dans le pays.
Source EURONEWS

27 Septembre 2012

2ème Assemblée générale de la communauté tibétaine en exil, 25-28 septembre 2012.

432 Tibétains venus de 26 pays à travers le monde se réunissent cette semaine à Dharamsala pour une assemblée extra-ordinaire.
Une assemblée comme celle-ci avait été mise en place juste après les évènements et le soulèvement de 2008.

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Assemblee Generale au sein de l’auditorium du TCV.
© Tibet-info.net, Carole

Organisée par le Kashag et le Parlement tibétain en exil et en accord avec la loi numéro 59 de la Charte des Tibétains en exil, les représentants de la communauté tibétaine en exil vont devoir réfléchir à une nouvelle stratégie à adopter face à la situation critique du Tibet aujourd’hui.

Une situation d’urgence
La tenue d’une telle assemblée répond à la situation d’urgence dans le pays. Dans son discours d’ouverture, Penpa Tsering, porte-parole du Parlement tibétain en exil tient à préciser la raison d’une telle réunion : “la question est de savoir comment et de quelle manière nous, peuple tibétain vivant en exil, pouvons répondre a la situation tragique au Tibet aujourd’hui.

Pendant 4 jours, les discussions vont tourner autour des actions à mener au niveau national et international afin de répondre à l’escalade de la violence et de la répression qui sévit au Tibet.

Selon Penpa Tsering, le porte-parole du Parlement tibétain "La situation est devenue si insupportable que d’après ce que nous savons jusqu’à maintenant, 51 immolations ont eu lieu dans le pays, 41 personnes en sont mortes. D’autres personnes ont été tuées ou sont portées disparues.”
Il ajoute "qu’un état de loi martiale inavoué est toujours à l’œuvre au Tibet", reprochant au gouvernement chinois "d’induire en erreur le peuple chinois et la communauté internationale, camouflant ainsi la situation tragique au Tibet.
En faisant cela, le Tibet ressemble maintenant à une prison, refusant l’accès aux journalistes indépendants, aux organisations gouvernementales et non gouvernementales cherchant à enquêter sur la réelle situation dans le pays.”

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Lobsang Sangay, Penpa Tsering et le Deputy speaker Tenphel.
© Tibet-info.net, Carole

Le Premier Ministre Lobsang Sangay s’est ensuite exprimé en public, réitérant sa position sur de possibles échanges politiques avec le gouvernement chinois, se disant préparé à discuter “n’importe quand, n’importe où”.
Insistant sur le fait que “l’actuelle génération affronte une épreuve qui pourrait voir le Tibet disparaitre de la surface de la terre”, il prévient : “nous devons organiser plus de campagnes en faveur des Tibétains au Tibet.”

Un programme chargé
Les représentants de la communauté tibétaine en exil vont être divisés en 10 groupes, et vont travailler pendant 3 jours (mardi 25 au jeudi 27 sept.) sur des propositions d’actions à mener au niveau international d’abord, puis en Inde et en Asie du sud-est. Les propositions seront ensuite réunies puis étudiées et enfin présentées aux délégués.
La dernière journée va débuter par des prières à l’adresse de Sa Sainteté le Dalaï Lama. Dans l’après-midi, une session plénière de cette 2nde Assemblée va adopter le rapport final et les recommandations résultants des 4 jours de travail.

Source : Carole, correspondant Tibet-info, Auditorium du TCV - Dharamsala, Inde. 26 septembre 2012. www.tibet.info.net


26 Septembre 2012

Le Tibet est devenue "une prison"

Selon le gouvernement tibétain en exil, 51 personnes se sont immolées lors des trois dernières années et 41 d'entre elles ont succombé à leurs brûlures. | AP/Ashwini Bhatia

Le président du Parlement tibétain en exil a accusé, mardi 25 septembre, la Chine d'avoir transformé le Tibet en une gigantesque prison, lors du discours d'ouverture de la plus grande assemblée des représentants de la communauté tibétaine en exil depuis quatre ans.

"Un état de loi martiale inavoué est toujours à l'œuvre au Tibet", a dénoncé Penpa Tsering à l'ouverture du conclave de quatre jours à Dharamsala, une ville du nord de l'Inde où est basé le gouvernement tibétain en exil. La Chine "a transformé le Tibet en un territoire qui ressemble à une prison", a-t-il ajouté.

Quelque quatre cents représentants des Tibétains en exil dans le monde entier se réunissent pour la première fois depuis 2008 pour redéfinir leur stratégie face à l'administration chinoise après la recrudescence d'immolations de membres de leur communauté et dans la perspective de changements politiques à Pékin.

"SITUATION TRAGIQUE"

Selon le gouvernement tibétain en exil, cinquante et une personnes se sont immolées par le feu lors des trois dernières années et quarante et une d'entre elles ont succombé à leurs brûlures. "La question est comment et de quelle manière nous, peuple tibétain vivant en exil, pouvons répondre à la situation tragique au Tibet aujourd'hui", a déclaré M. Tsering. De nombreux Tibétains ont été profondément choqués par les immolations, qui sont à l'opposé de l'enseignement bouddhiste selon lequel la vie est sacrée, et les dirigeants tibétains font face à une pression croissante pour trouver une issue alors même que leur mouvement pour un Tibet libre ne progresse pas.

Lire : Nouvelles immolations et manifestations au Tibet

Le premier ministre et le dalaï-lama, le chef spirituel des Tibétains, ont appelé leur communauté à ne pas s'immoler tout en soulignant que ces actes désespérés étaient le résultat de l'aggravation de la répression chinoise, ce que Pékin dément. La Chine affirme avoir "libéré pacifiquement" le Tibet en 1951 et avoir amélioré le sort de sa population en finançant le développement économique de cette région pauvre et isolée. Mais de nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Han, l'ethnie fortement majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture.

Lire : N'oublions pas le Tibet !

Source WWW.LEMONDE.FR


26 Septembre 2012

Ayrault, l’ami du dalaï-lama, devient le « cher ami » des Chinois.

C’est une « amitié » qui n’était pas acquise : Jean-Marc Ayrault s’est rendu lundi soir à la réception de l’ambassade de Chine pour la fête nationale de la République populaire, un geste rare sinon sans précédent, et s’est vu donner du « cher ami » par l’ambassadeur chinois.

C’était d’autant moins acquis que Jean-Marc Ayrault, en tant que maire de Nantes, avait accueilli en 2008 le dalaï-lama, le leader tibétain, ennemi juré de Pékin, et avait même fait flotter le drapeau tibétain sur l’hôtel de ville de Nantes.

Il avait prononcé des paroles fortes :

« Vous êtes ici chez vous, cher dalaï-lama, dans cette ville symbole de liberté depuis la signature en 1598 par le roi Henri IV de l’Edit de Nantes. […] Votre combat est juste et c’est pourquoi je l’ai toujours soutenu dans mes différentes responsabilités. »

A la nomination de Jean-Marc Ayrault à Matignon, en mai, les observateurs de la scène franco-chinoise s’étaient même interrogés sur la nature des relations Paris-Pékin avec un tel choix, au regard de la crise de nerfs qu’avait provoquée entre les deux pays la rencontre de Nicolas Sarkozy et du leader tibétain en 2008.

Le pragmatisme est assurément à l’ordre du jour, tant du côté français que du côté chinois, pour engager les relations du bon pied. Malgré les tensions nombreuses, sur la Syrie avec le veto chinois à l’ONU, ou économiques avec les bras de fer entre l’Europe et la Chine (photovoltaïque, CO2...) qui risquent de s’envenimer.

Pragmatisme

Mais l’heure est grave. En France, évidemment, où le nouveau gouvernement ne peut ignorer, ou même risquer de provoquer, la deuxième puissance économique mondiale qu’est devenue la Chine. Tout dicte de bonnes relations avec la Chine.

Mais aussi en Chine, où le ralentissement économique, conséquence notamment de la chute de la demande européenne, pousse à la prudence, surtout en cette période de passation de pouvoir au sommet à Pékin. Pas de récidive de la crise de 2008, au cours de laquelle la Chine avait littéralement « puni » la France de Sarkozy pour faire un exemple.


Jean-Marc Ayrault et l’ambassadeur de Chine, lundi soir (Pierre Haski/Rue89)

Alors lundi soir, à la réception chinoise, il n’y en avait que pour « ’l’amitié franco-chinois », illustrée par la présence du Premier ministre, du chef d’état-major général français et, bien sûr, de Valéry Giscard d’Estaing, dont on sait qu’il apprend assidument le mandarin même si personne ne comprend un traître mot lorsqu’il le pratique en public...

Jean-Marc Ayrault a vanté des relations basées sur « le dialogue et la franchise », mais il a gardé le volet franchise pour lui, sans parler du moindre sujet qui pourrait fâcher. Et en retour, l’ambassadeur chinois, Kong Quan, un ancien élève de l’ENA, pas un tendre d’ordinaire, était visiblement ravi de la présence du Premier ministre, à qui il a donné du « cher ami » à plusieurs reprises, avant de lever son verre à l’« amitié franco-chinoise ».

François Hollande se livrera au même exercice d’équilibrisme dans quelques mois, lors de sa première visite officielle en Chine, sans doute début 2013. L’occasion d’une première rencontre avec les hommes qui dirigeront la Chine au cours de la prochaine décennie.

Ça s’appelle la realpolitik, et en temps de crise, nul n’y échappe.

Source WWW.RUE89.COM


25 Septembre 2012

Pau : deux semaines très tibétaines

Le Tibet est à l'honneur à partir de demain. L'APACT, association paloise pour l'art et la culture du Tibet, organise durant une semaine le festival sur la culture de ce pays, et reversera tous les bénéfices à la réalisation de projets humanitaires auprès des réfugiés tibétains en exil.

Une exposition du 25 septembre au 7 octobre. Rendez-vous à la M.J.C du Laü (81 avenue du Loup) pour une exposition d'oeuvres d'artistes tibétains (entrée libre) et du 4 au 7 octobre pour assister à la réalisation d'un mandala.

Cérémonie, film et repas tibétain le samedi 6 octobre. Rendez-vous de nouveau à la M.J.C du Laü, pour la cérémonie d'inauguration par Gueshe Dakpa, Guen Penpa, Gyaltsen Drölkar et Loten Namling à 15h. Suivie, à 16h, de la projection du film "Tibet in song" de Ngawang Choephel, puis d'une conférence sur la force de résistance des jeunes artistes tibétains. Participation : 7€. A partir de 19h repas tibétain (adulte : 15€, moins de 12 ans : 6€). Et à 21h, soirée musicale (15€). Tarifs spéciaux pour le repas avec la soirée musicale. Adultes : 24€, enfants : 10€

Conférences, repas et vente aux enchères le dimanche 7 octobre. Toujours à la M.J.C du Laü, rendez-vous à 10h30 pour la conférence "L'Art du Bonheur" par Gueshe Tsondu Dakpa, enseignant de philosophie au centre Kalachakra de Paris (7€).

A partir de 12h30 : repas tibétain (adulte : 15€, moins de 12 ans : 6€). A 15h, conférences (7€) sur le "Retour du Tibet" : diaporama et témoignages de Michèle Autha et Pierre Barthès sur leur voyage au Tibet.

17h : Vente aux enchères du tableau de Kalsang Dickyi (mise à prix 200€) et tirage de la tombola (1€/ticket). Et à 17h45, la destruction du mandala.
Source LAREPUBLIQUESDESPYRENEES.FR


22 Septembre 2012

Les coulisses de la Fête.
Un grand merci à nos bénévoles pour ces Kapsés qui comme chaque année auront un trés grand succés.







22 Septembre 2012

Le Parlement tibétain Modifie le titre officiel Kalon Tripa à Sikyong.

20 Septembre 2012 , Dharamsala : Le 15e Parlement tibétain en exil a modifié le titre officiel de Kalon Tripa à Sikyong (le chef politique du Tibet) à l’article 19 de la Charte des Tibétains en exil et des articles pertinents.

Cette modification importante charte a été transmise à la session du parlement par Kalon Ngodup Dongchung, et qui a été approuvé à l’unanimité après en avoir délibéré par les membres du Parlement.

Suite à la dévolution de l’autorité politique par sa Sainteté le Dalaï Lama à démocratiquement élu Dr. Lobsang Sangay, Sa Sainteté le Dalaï Lama a dit le 8 Août 2011 qui il a été remise au dirigeant politique qu’il a hérité de Tagdra Rinpoché au Dr Lobsang Sangay, le premier démocratiquement élu Sikyong ou le chef politique du Tibet.
Source http://tibetan.fr


21 Septembre 2012

LHASSA, 19 septembre 2012 : Un moine tué "accidentellement" par la police.

Il a été ordonné à la famille du moine de taire les faits.

D'après nos source, un moine Tibétain est mort à Lhassa dans ce que la police locale appelle un tir accidentel, bien que cette dernière a plus tard demandé à la famille de taire le meurtre et d'empêcher la nouvelle de se répandre.
Sonam Dorjé, 40 ans, s'était rendu à Lhassa pour des raisons médicales et se trouvait à proximité du poste de police, cette dernière se situant à deux pas du centre de soin n°1 dans le district de Konchu. Une source locale réclamant l'anonymat nous déclara que c'était en lieu que le 6 septembre il reçut une balle dans le dos.
Le moine, originaire du monastère de Ganden, "a reçu la balle dans région du coeur et a été emmené en urgence à l'hôpital de Lhassa. Mais il était trop tard."

"Accident"

Plus tard, la police admit que des officiers en poste à proximité du centre de soin ont accidentellement tiré sur Dorje. A la suite du tir, il a été ordonné aux témoins, sous la menace, de ne pas parler de l'incident, sinon ils seraient envoyés en détention.

Les moines du monastère de Ganden ont réclamé le corps mais les autorités ont refusé. Le corps a été remis le lendemain à la famille habitant le comté de Maldro Gongkar.
Le village natal de Sonam Dorje était Bang-nga, dans la préfecture de Lhasa. Ses parents avaient tous deux 77 ans, nous a-t-on précisé.

"Les membres de la famille de Dorje ont reçu quelque chose en compensation mais ont été ordonné de dire que leur fils était décédé d'une maladie, et non d'une balle."

Sonam Dorje in an undated photo.



Reportage du service tibétain de RFA. Traduit en anglais par Karma Dorjee. Ecrit en anglais par Richard Finney.
Traduction française par France Tibet

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20 Septembre 2012

Le Tibet de nouveau fermé aux touristes étrangers.

Après avoir fortement durci les règles et la procédure d’obtention des permis pour voyager au Tibet, la Chine a de nouveau fermé la région aux voyageurs étrangers non-chinois, à partir du 1er septembre 2012, a rapporté travelweekly.com le 13 septembre, citant plusieurs voyagistes.

Quelques mois plus tôt, la Chine avait demandé un permis plus exigeant pour voyager au Tibet. Il fallait que les gens se déplacent dans un groupe de cinq ou plus, et qu’ils soient tous du même pays.
Mais à partir du 1er septembre, la Chine a cessé de délivrer de nouveaux permis pour voyager au Tibet pour les visiteurs étrangers, et il n’y a aucun moyen de savoir combien de temps la restriction demeurera ou pourquoi elle a été mise en place.
"À l’heure actuelle, la Chine ne permet pas à n’importe qui d’entrer", dit Will Weber, co-fondateur et co-directeur de "Journeys International", qui a emmené des voyageurs au Tibet depuis 1986.

Selon Anita Capitain, directrice de "Greaves Tours", la Chine a mis cette même interdiction l’année dernière pendant une durée d’un mois. Will Weber a dit que jusqu’à nouvel ordre, "Journeys International" ne prenait pas de réservation pour le Tibet et avait retiré la destination de son site Web. Son agence a commencé à offrir des alternatives telles que la province du Yunnan en Chine, le Ladakh, l’Inde, et les hautes vallées himalayennes du Népal et du Bhoutan où "le bouddhisme tibétain continue de prospérer sans restriction liée à l’oppression ou au contrôle du gouvernement".

L’article reprend les propos d’Abercrombie & Kent, disant qu’une partie de Rongbuk, route du camp de base de l’Everest au Tibet, avait été fermé aux touristes jusqu’à nouvel ordre.

Sources : Tibetan Review, 15 septembre 2012, travelweekly.com, 13 septembre 2012 et www.tibet-info.net


19 Septembre 2012

LHASSA ( Tibet ), 13 septembre 2012 : Une nouvelle ère de ségrégation raciale, par Woeser.

Outre les checkpoints mis en place autour du Potala, de la vieille ville et dans les monastères, des défenses se sont dressées sur différents niveaux, dans les aéroports, les gares et les autoroutes. Les personnes qui n'habitent pas Lhassa et qui n'ont pas toute une série de papiers et de certificats "ne peuvent pas entrer dans Lhassa à moins qu' elles aient des ailes", comme l'a exprimé un touriste chinois Han.

Tout ceci est à mettre en relation avec le 27 mai (2012, NDT), quand deux Tibétains de l'Amdo se sont immolés par le feu à Lhassa. En réponse, les autorités locales ont mené des fouilles sur une large échelle et ont procédé à l'évacuation de Tibétains; il ne s'agissait pas seulement des Tibétains de Gansu, du Qinghai, du Sichuan ou du Yunnan ( hors Région Autonome du Tibet, NDT) mais également de ceux de Chamdo, de Nagchu, de Shigatse, Ngari, Nyintri.74

Même les Tibétains des 7 comtés gouvernés par Lhassa (Damzhung, Tölung Dechen, Chushur, Meldro Gungkar, Taktsé, Nyemo and Lhündrup) qui ont résidé à Lhassa pendant de nombreuses années, possèdent des appartements, travaillent, dont les enfants vont à l'école, etc., même ces Tibétains doivent se dépêcher d'obtenir un permis de résidence temporaire. S'ils n'arrivent pas à en obtenir un, il leur est demandé de retourner dans leur ville natale. En effet, ces 7 comtés gouvernés par Lhassa ne sont pas considérés comme parties prenantes de Lhassa.

En résumé, toute personne non lhassaïte mais qui veut se rendre à Lhassa doit passer par toutes sortes de procédures administratives comme autant d'obstacle ou bien elle sera arrêtée et renvoyée vers son lieu de naissance. D'après témoignage, la majeure partie de la population doit se procurer 5 documents différents incluant : 1- une copie de tous les documents nécessaires et des lettres de garantie des hôtels et des propriétaires, 2- Un certificat produit par son comité de quartier, 3- Leur hukou (sorte de livret de famille) et une lettre introductive provenant de sa ville natale incluant une garantie de casier judiciaire vierge, 4- Sa Carte d'Identité, 5- Un permis temporaire de résidence en Lhassa. De plus, les nonnes et moines doivent produire un certificat monacal. Hormis la carte d'identité ou le certificat monacal, tous ces documents sont extrêmement difficiles à obtenir.

Toutefois, si une personne n'est pas tibétaine, elle peut prendre l'avion, le train, conduire une voiture, une moto, elle peut même marcher dans Lhasa sans trouble, aucun.
Bien sûr, toute personne ne possédant pas un passeport chinois, se sont déjà vu refusé l'entrée sur le territoire tibétain. Si l'on cherche "Lhasa" sur Weibo, on ne trouvera que des chinois de toute la Chine se rendant joyeusement à Lhassa pour se divertir. Un petit chien, baptisé "Xiao Sa" est vraiment très connu sur ce réseau social car il s'est joint à des cyclistes chinois et les a suivi jusque dans les rues de Lhasa. C'est pourquoi des Tibétains, amers, ont écrit sur Weibo : "Lhassa vous souhaite la bienvenue, mais elle n'accueille pas les Tibétains."

De fait, Barkhor et le vieux Lhasa ont déjà sombré dans un triste mais criard spectacle. Les touristes, chinois et enjoués, se sont tous déplacés pour voir un spectacle, de la même façon que la zone du désastre sismique a été transformée en région touristique par des touristes pervers aux penchants pour "le tourisme des désastres". La police militaire, omnisciente, tient un rôle prédominant dans ce spectacle en jouant le rôle du boucher ou du gardien de prison. Qu'en est-il des Tibétains ? Peu importe s'ils sont, silencieux, des pèlerins prostrés ou des moines qui s'enferment dans le temple du Jhokang, cette réticence sans voix est une forme de résistance cachée et muette, mais c'est également une des plus grande forme d'accusation.

Quelques tibétains ont décrit sur Weibo l'amère expérience de leur famille : "Mon neveu tibétain, 19 ans, pédalait sur la route de Qinghai avec trois de ses camarades de classe chinois, mais quand ils sont arrivés dans la ville de Umatang (comté de Damzhung), ces amis purent passer tandis qu'il fut stoppé car il était tibétain. Seul un certificat provenant du comté ou d'une administration supérieure aurait pu l'autoriser à entrer dans Lhassa. J'ai passé plusieurs appels pour me renseigner et me rendre compte que si les non-lhassaïtes tibétains veulent un travail, faire du commerce ou rendre visite à leur famille, ils auront besoin de tout une batterie de certificats et de garanties. Sinon, une fois le délai écoulé, ils seront directement renvoyés vers leur ville natale. Les mesures antiterroristes qui divisent les minorités ethniques sont facilement mises en place quand il y a peu de personnes (visées), mais comment ça se passe quand il y en a bien plus?"

Ceci rappelle la politique d'antisémitisme mise en application par les nazis pendant la Deuxième Guerre Mondiale. De fait, les Tibétains, sarcastiques, ont déjà commencé a dénommé Lhassa comme "un district juif sous administration nazie". Au sujet de l'Histoire qui se répète, "l'élimination des juifs" à cette époque et "l'élimination des Tibétains" aujourd'hui a mené beaucoup de jeunes tibétains à répandre sur Weibo la phrase qui suit : "Tout comme les juifs avaient dit, leur écusson jaune cousu sur leur poitrine, : "Nous sommes sans défense et sans armes, mais dans le vaste monde, personne n'est assez brave pour venir à notre secours."

Depuis de nombreuses années, les non lhassaïtes, sans distinction de leur culture, leur religion, leur pratique économique, ont toujours été une part importante de la structure sociale de Lhassa. Les marchands de l'Amdo, du Kham, de Changthang et des autres régions du Tibet ont toujours commercé avec Lhassa, les moines ont toujours fait le pèlerinage de Lhassa, se rendant, selon la tradition d'hospitalité, dans l'un de ses trois principaux monastères pour étudier. Par tradition, Lhassa a toujours été considéré comme le centre, elle a toujours été la terre sacrée que tout Tibétain rêve de voir; mais aujourd'hui, Lhassa est devenue un lieu qui " élimine" les Tibétains.

Il nous est impossible d'imaginer l'étendue de "l'élimination des Tibétain" et quel niveau elle va atteindre. Mais ce qui est certain, c'est que cela va conduire à un exceptionnel dénuement de la société dans son ensemble. Et qui remplira l'incroyable vide créé ainsi ? Tout juste trois jours après le 27 mai, les médias officiels du Tibet ont annoncé que les autorités locales vont mettre en place une politique préférentielle qui attirera au Tibet les diplômés universitaires de toute la Chine... tout ce que cela signifie n'a guère besoin d'explication.

20 Juin 2012,
Woeser

Traduction France Tibet

et un bonus : une interview de Woeser datant de ce mois-ci : SUIVEZ CE LIEN

19 Septembre 2012

TIBET - 18 septembre 2012 : 10 moines tibétains écopent de peines de prison.

Neuf Tibétains du comté de Themchen ont récemment été condamnés à des peines de prisons. Les neuf Tibétains, tous des moines originaires du monastère de Bongtak à l'exception d'un laïque de la région, ont été arrêtés en février de cette année lors d'une descente répressive de la police chinoise suite à l'auto-immolation du moine Damchoe Sangpo.
Lors de ce mouvement répressif, 20 moines avaient été arrêtés avant d'être relâchés un par un tandis que neuf d'entre eux étaient toujours en détention jusqu'à leur jugement par une court de Themchen dont les acteurs sont inconnus.

Suite à l'auto-immolation de Damchoe Sangpo, moine étudiant, une répression longue d'un mois s'est abattue sur le monastère de Bongtak. Depuis, le monastère et les habitants alentours subissent toujours des problèmes face aux forces de l'ordre qui maintiennent, croit-on, une surveillance constante, ce qui rend la vie des tibétains plus difficile.

Les neuf tibétains ont reçu des peines de prison allant de 1 à 12 mois.


Quant au moine Shonu, un moine du monastère de Drango, il a écopé d'une peine de 18 mois dans la prison de Mianyang (au Sichuan), a-t-on appris récemment, pour des raisons inconnues à ce jour. Avant cela, rien n'avait été entendu de Shonu, 42 ans, depuis son arrestation en février.

traduction France Tibet.

18 Septembre 2012

Dhondup Wangchen lauréat du "Prix international de la Liberté de la Presse" 2012.

Dhondup Wangchen, autodidacte, réalisateur d’un documentaire, fait partie des lauréats des "Prix internationaux de la Liberté de la presse" remis par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), reconnaissance annuelle des reportages courageux.

Le cinéaste tibétain emprisonné est l’un des quatre journalistes reconnus par le groupe mondial pour la liberté de la presse pour avoir "au péril de leur vie et de leur liberté révélé les abus de pouvoir et les violations des Droits de l’Homme".
Le CPJ, dans un communiqué annonçant le nom des gagnants, a déclaré que ces journalistes ont fait face à de "sévères représailles dans leur travail, y compris les agressions, les menaces et actes de torture".
"Wangchen purge une peine de prison de six ans à la suite de son documentaire sur la vie tibétaine sous domination chinoise", a dit le CPJ.

Dhondup Wangchen a conçu et tourné le film "Leaving Fear Behind" (en tibétain : "Jigdrel") dépeignant la vie au Tibet avant les Jeux olympiques de Pékin en 2008. Il a été arrêté le 26 mars 2008, pour avoir filmé des interviews avec des Tibétains ordinaires donnant leur point de vue sur les Jeux olympiques de Pékin, le Dalaï Lama et les politiques du gouvernement chinois menées au Tibet.
Peu de temps après la sortie clandestine de son film à l’étranger, Dhondup Wangchen a disparu, placé en détention.
Dhondup Wangchen a été condamné à six ans de prison pour "subversion" le 28 décembre 2009 à la suite d’un procès secret. En janvier 2010, il s’est vu refuser l’appel de cette décision.
En prison, Dhondup Wangchen a contracté l’hépatite B, et il est en mauvaise santé.

Le percutant documentaire de Dhondup Wangchen a été projeté dans plus de 30 pays. Sa femme Lhamo Tso voyage à l’étranger et fait campagne pour la libération de son mari.
"Nous sommes inspirés par ces journalistes qui ont payé un prix élevé pour leur dévouement durable à la vérité", a déclaré le Directeur du CPJ, Joël Simon. "Azimjon Askarov (autre lauréat) et Dhondup Wangchen ont été effectivement arrêtés et emprisonnés pour leurs reportages critiques, nous n’aurons de cesse qu’ils soient libres".

Tous les gagnants seront honorés lors du dîner de gala annuel du CPJ à New York, le 20 novembre 2012, un événement auquel Dhondup Wangchen n’assistera certainement pas.

Sources : Phayul, 14 septembre 2012 et www.tibet-info.net

Intervention Tibet Lib :
- sur Tibet-info.net
- sur le blog Tibet Lib

Parrainage par les villes de St Pol de Léon (29) et Beire le Châtel (21) et Tibet Post

Voir également le site officiel du film


18 Septembre 2012

Arrivée de la Flamme de la Vérité à Mainpat.




Arrivée au monastère du Camp 2.












Loten responsable du Camp 2 de Mainpat







Tashi Wangdu et le nouveau représentant Kalden Norbu


15 Septembre 2012

Expansion touristique dans la "Région Autonome du Tibet"

Avec 7 millions de Chinois et de touristes étrangers ayant visité la "Région Autonome du Tibet" (TAR), de janvier à août 2012, la Chine s’attend à un record de plus de 10 millions de touristes ayant visité cette région d’ici la fin de l’année.
"Ces touristes rapporteront un chiffre d’affaires de 12 milliards de yuans (1,47 milliard d’euros environ), soit 17 % du Produit intérieur brut de la région", annonce l’agence de presse officielle Xinhua le 3 septembre 2012, citant Yu Yungui, Chef du Comité du Parti communiste du bureau de tourisme de la région.

Le nombre de touristes pour la période janvier-août 2012 a représenté une progression de 25 % par rapport à l’année précédente, et les recettes du tourisme au cours de la même période, 7,5 milliards de yuans (900 millions d’euros environ), représentent une augmentation de 30 % de date à date.

Le nombre total de touristes ayant visité le Tibet l’année dernière serait de plus de 8,69 millions ; les recettes du tourisme de 9,7 milliards de yuans (1,19 milliard d’euros environ).
La Chine a pour objectif d’attirer au Tibet 15 millions de touristes par an en 2015.

Source : Tibetan Review, 5 septembre 2012, citant Xinhua, 3 septembre 2012.


12 Septembre 2012

Témoignage sur Chime Gonpo, ex-prisonnier politique.

Chime Gonpo, prisonnier politique tibétain libéré l’an dernier après avoir purgé une peine de trois ans, est en mauvaise santé, souffrant de multiples complications médicales, a rapporté sa nièce, Nyidon, dans une récente interview au Centre Tibétain pour les Droits de l’Homme et la Démocratie

Né dans le district de Kora, Canton de Kardzé, Nyidon a fui en Inde avec une mission primordiale : "raconter l’histoire de mon oncle au monde", alors que la Chine continue de maintenir un couvercle hermétique sur les informations venant du Tibet.

Chime Gonpo, maintenant âgé de 41 ans, a été arrêté le 18 mars 2008 pour avoir manifesté pacifiquement contre le gouvernement chinois dans le Canton de Kardzé.
Vers 2 heures du matin (heure locale) le 18 mars 2008, Gonpo avec dix autres Tibétains ont manifesté, demandant le retour du Dalaï Lama de l’exil, la liberté au Tibet, et la libération de tous les prisonniers politiques du Tibet, y compris le XIe Panchen Lama, Gedhun Choekyi Nyima.
Quelques minutes après la manifestation, la police armée locale est arrivée et a frappé les manifestants avant de les emmener, selon la nièce de Chime Gonpo, Nyidon, arrivée en Inde en août 2012.

Après son arrestation violente par la police armée le 18 mars 2008, le lieu d’enfermement de Chime Gonpo était resté inconnu pendant un an et trois mois. En dépit des efforts constants de membres de sa famille pour trouver des informations sur sa détention, Chime Gonpo avait "disparu".
"Je me souviens de ma grand-mère (la mère de Chime Gonpo) criant son nom, en disant des prières, puis éclatant en sanglots pensant qu’il pourrait déjà être mort", a raconté Nyidon.
L’emprisonnement de Chime Gonpo dans la prison de Mianyang a conduit à la détérioration rapide de la santé de sa mère.
De nombreuses autres personnes, dont certaines que Nyidon connaissait personnellement, ont également été condamnées en même temps que son oncle. Nyiga, 50 ans, du canton de Sershul, a été condamné à huit ans. Goga, 45 ans, originaire du même village que Nyidon, a été condamné à trois ans de prison. Un autre homme, un ami de Nyiga et Goga, dont Nyidon ne se souvient pas du nom, a été condamné à sept ans.
"Tout ce qu’ils ont fait pour obtenir ces lourdes peines était d’organiser des manifestations pacifiques", a déclaré Nyidon. "Mon oncle est un homme de conscience, il ne ferait de mal à personne".

Une semaine après la sortie de Chime Gonpo, le 17 mars 2011, sa famille, notamment sa vieille mère, a commencé à remarquer d’importants changements dans son état de santé. "Mon oncle a commencé à perdre du poids et son corps est devenu de plus en plus foncé de jour en jour", rapporte Nyidon lors de son entretien au TCHRD. La famille a immédiatement emmené Chime Gonpo dans trois hôpitaux différents à Chengdu, mais les médecins n’ont pas pu faire de diagnostic. Gonpo a ensuite été emmené dans un hôpital de Pékin, où une hépatite et des maladies rénales ont été diagnostiquées.
Nyidon dit que sa famille avait bien pris conscience que la santé défaillante de Gonpo, un homme "en bonne santé et énergique" avant d’aller en prison, était due aux coups et tortures qu’il avait subis pendant ses trois ans de prison.
Un peu plus tard, à la suite de l’amélioration de son état, la famille de Chime Gonpo l’a ramené à la maison. Cependant, même si Chime Gonpo était en convalescence à son domicile, la police locale a continué à effectuer des visites hebdomadaires, lui posant toutes sortes de questions et vérifiant qu’il n’était pas allé quelque part à leur insu.
Le fait que Chime Gonpo ait purgé sa peine ne comptait pas ; lui-même et sa famille ont continué à être sous la surveillance des responsables de la sécurité, leurs mouvements et activités constamment surveillés et contrôlés. La famille de Chime Gonpo a dû demander l’autorisation à la police locale et à d’autres bureaux gouvernementaux pour emmener Chime Gonpo subir un traitement médical à Chengdu et Pékin.
"Il est habituel que les membres de la famille et les proches d’un ancien prisonnier politique aient à faire face à de nombreuses difficultés de la part de la police et d’autres responsables gouvernementaux", a déclaré Nyidon.

Avant de quitter sa ville natale pour Lhassa en avril 2012, Nyidon a dû obtenir la permission de cinq bureaux différents du canton et du district, y compris du poste de police local, du Bureau de sécurité publique (PSB) et des bureaux gouvernementaux. Afin de ne pas attirer les soupçons, elle leur a dit qu’elle partait pour un pèlerinage à Lhassa.
Nyidon a quitté son village en avril 2012, atteint le Népal en mai de la même année, et elle est arrivée en Inde en août. Comme pour chaque membre de la famille ou parent d’anciens prisonniers politiques au Tibet, les vies de Nyidon et des membres de la famille ont été bouleversées depuis l’arrestation de Chime Gonpo.

Sources : TCHRD, 11 septembre 2012 et www.tibet-info.net

15 ans d’éducation chinoise obligatoire pour les Tibétains.

La Chine a déclaré le 6 septembre que, comme la grande majorité des parents tibétains n’avaient d’autre choix que d’envoyer leurs enfants dans les monastères pour y devenir moine ou leur apprendre à élever du bétail, tous les enfants de la "Région Autonome du Tibet" (TAR) pourraient désormais profiter de 15 années d’éducation gratuite, de la maternelle à l’école secondaire de deuxième cycle. Le problème, cependant, est que cette éducation, en commençant par le niveau pré-élémentaire, sera donnée entièrement en chinois, le tibétain sera alors enseigné en tant que matière linguistique.
L’agence de presse officielle Xinhua a déclaré qu’il s’agissait d’un privilège particulier accordé aux enfants du Tibet alors que, dans le reste de la République populaire de Chine, il n’y a que neuf années de programme d’éducation obligatoire.

L’article cite un porte-parole du Département de l’éducation de la "Région Autonome du Tibet" disant que le programme a concerné les jardins d’enfants en milieu rural depuis l’année dernière et sera étendu cette année afin d’inclure les écoles maternelles publiques des villes, amenant 38 000 enfants supplémentaires dans le cadre du soi-disant programme d’éducation bilingue.

"Le gouvernement fait activement pression pour l’éducation préscolaire bilingue. Dans les écoles maternelles, les enfants tibétains vont apprendre leur propre langue tout en étant formés à communiquer en mandarin", a affirmé le porte-parole du gouvernement de la "Région Autonome du Tibet".

De nombreux Tibétains refusent d’envoyer leurs enfants dans les écoles publiques chinoises car elles donnent une faible priorité à l’éducation tibétaine et ignorent totalement l’enseignement de la culture tibétaine, tout en cherchant à leur laver le cerveau afin de penser comme le chinois communiste. En conséquence, seulement 35% des enfants d’âge préscolaire de la "Région autonome du Tibet" - 41 700 enfants - ont été inscrits dans les écoles maternelles l’an dernier, comme le souligne l’article.

Le nouveau programme obligatoire devrait répandre à grande échelle l’enseignement du chinois pour les enfants tibétains, le gouvernement de la "Région autonome du Tibet" s’engageant à augmenter le taux de 60% en 2015. L’article cite les propos du porte-parole du gouvernement de la "Région autonome du Tibet" précisant que pour cette seule année, 217 écoles maternelles seraient construites ou rénovées pour accueillir les effectifs plus nombreux.

Pourtant, ce que "éducation gratuite" veut dire n’est pas très clair. Le rapport a cité une certaine "Tsepal", dont la fille est inscrite à la maternelle expérimentale de Lhassa, disant qu’elle payait seulement pour chaque semestre 1 200 yuans (148 € environ) pour les repas et les frais de transport, en baisse par rapport aux quelques 2 800 yuans (345 € environ) de l’année dernière.

L’article note que pendant des siècles, l’école laïque pour le peuple avait du mal à s’installer au Tibet, où les monastères avaient joué un rôle clé dans la société de la région majoritairement bouddhiste.
Maintenant, l’inscription dans les monastères du Tibet est gravement compromise puisque le gouvernement chinois a fixé des limites sur le nombre d’inscriptions ainsi qu’une limite d’âge et l’exigence de permis de plusieurs organismes gouvernementaux et bureaux avant de solliciter l’inscription.

Sources : Tibetan Review, 8 septembre 2012 et www.tibet-info.net


11 Septembre 2012

Tibet Lib : intervention pour Yonten Gyatso.

Yonten Gyatso (en chinois : Yundeng Jiacuo 云登加措) était âgé de 37 ans au moment de son arrestation. Ce moine a tenu différents postes à responsabilité au monastère de Khashi Gyephel Samtenling situé dans le Canton de Ngaba.
Yonten Gyatso a été arrêté le 18 octobre 2011 dans son monastère. Après cette arrestation soudaine, Yonten Gyatso a été remis aux officiers locaux du Bureau des Secrets d’État de la ville de Chengdu.
Au Centre de détention du quartier de Bhugang (ou dans un centre de détention non officiel, appelé aussi "prison noire") de la ville de Chengdu, Yonten Gyatso a été battu et torturé par des agents du Bureau local des Secrets d’État. Les sévices et les tortures subis en détention étaient si graves qu’il a, à plusieurs reprises, envisagé de se suicider pour y échapper.
Pendant des mois, les proches et la famille n’ont rien su de ce qu’il était advenu de lui, ni où il se trouvait.

Le 18 juin 2012, Yonten Gyatso a été jugé par la Cour populaire intermédiaire de la Préfecture de Ngaba et condamné à 7 ans de prison pour avoir transmis à l’étranger des photos de la nonne Tenzin Wangmo après son immolation, le 17 octobre 2011, ainsi que des informations relatives à cette immolation.
Ce n’est que le 21 août 2012 que sa famille et le réseau "Reporters sans frontières", auquel il contribuait, l’ont appris.

D’autres charges sont portées contre lui, notamment d’avoir "depuis 2008, partagé de l’information sur des événements politiques survenus au Tibet, en tentant de téléphoner à des organismes des Nations-unies".
Ainsi, Yonten Gyatso aurait envoyé des informations, considérées par le gouvernement chinois comme "secrets d’État", au Conseil des Droits de l’Homme des Nations-unies sur la situation politique au Tibet depuis les manifestations de 2008.

Yonten Gyatso purge sa peine dans la prison de Mianyang dans la Province du Sichuan.

Yonten Gyatso était un éducateur de premier plan, un défenseur des Droits de l’Homme et un leader communautaire à Ngaba.
A la tête de la "Société d’Éducation de Khashi", il avait l’habitude de mener des campagnes afin d’enseigner la religion, la langue, la culture et les traditions tibétaines. Lors de ses interventions auprès de la population locale et des étudiants, il mettait l’accent sur la promotion et la préservation de l’unité entre les Tibétains et reprenait souvent des passages des enseignements et discours du Dalaï Lama.

La photo de Yonten Gyatso et son nom en idéogrammes chinois (à mentionner dans vos courriers) se trouvent sur le site de Tibet Lib.

Proposition de lettre en français à adresser aux différentes autorités : sur TIBET.INFO.NET


10 Septembre 2012

Kardze (Sichuan - Chine) - 7 septembre 2012 : une mineure frappée et condamnée à 3 ans de prison.

La court de justice chinoise a condamné une adolescente qui a appelé à la liberté du Tibet.


Courtesy of a citizen journalist,Jigme Dolma in an undated photo.

Des tibétains nous ont appris qu'une adolescente tibétaine qui avait été sévèrement battue pour avoir protesté seule dans une région sous tension habitée par les Tibétains devra rester 3 ans en prison.

Jigme Dolma, 17 ans, a été condamnée le 25 août pour avoir protesté à Kardze (Ganzi en chinois), province du Sichuan, contre le régime chinois. La nouvelle de la décision de justice chinoise n'a franchit les frontières que le 6 septembre.

“Les détails sur les lieux de sa détention sont toujours inconnus, nous rapporta un moine tibétain exilé ayant des contact dans la région.

Témoignant sous condition d'anonymat une seconde source d'information précisa qu'il s'agissait de la Court Populaire Intermédiaire de Kardze qui décida de la peine. Ensuite, l'adolescente fut transférée plus loin en Chine (loin des zones tibétaines), mais les responsables du système judiciaire ont refusé de donner le lieu exact.

Les parents de Jigme Dolma ont été autorisés à voir leur fille une seule fois lorsqu'elle était encore à Kardze.

“Elle a été accusée pour ses actions de séparatiste, nous rapporta notre source."

Brochures et Slogans

Jigme Dolma s'était rendue le 24 juin dans le centre de Kardze sans informer ses parents. Depuis un pont situé au niveau d'un carrefour elle avait lancé ses brochures appelant au retour du Dalaï Lama et à la libération des prisonniers politiques. Quand elle arriva dans le centre même de la ville, elle fut maîtrisée, emportée et battue par la police.
Des parents la retrouvèrent à l'hôpital le 28 juin gravement blessée avec un bras dans une attelle.

Un autre membre de la famille de Jigme Dolma était une activiste pro-Tibet : la nonne Traga avait participé aux manifestations de 2008 et fut emprisonnée 1 an et demi pour cette raison.

Traduction France Tibet http://tibet.fr

10 Septembre 2012

Les Tibétains exhibent des photos du Dalaï Lama lors de l’intronisation d’un tulkou.

Dans un grand mouvement de défiance, des Tibétains célébrant l’intronisation d’un chef religieux local ont fait étalage de grandes photographies du Dalaï Lama dans un canton tibétain de la région du Kham, province actuelle chinoise du Sichuan, rapportent des sources tibétaines.
"Le 1er septembre 2012, une cérémonie d’intronisation pour le tulkou de Dudul Lingpa a été organisée au monastère de Changkar dans la subdivision Lingkha Shi du canton de Batang, Préfecture de Kardzé", raconte à Radio Free Asia (RFA) un résident de la région tibétaine, s’exprimant sous couvert d’anonymat.

Plusieurs milliers de Tibétains, dont beaucoup sur des motos, ont pris part à la cérémonie d’accueil du jeune lama, a indiqué la source, ajoutant : "Beaucoup ont mis d’énormes photos du Dalaï Lama sur leurs motos et ont défilé ainsi lors de la cérémonie".
Parmi les photographies prises et envoyées à RFA, l’une d’entre elles montre une voiture portant le drapeau national tibétain interdit sur son capot.
Un rapport daté du 4 septembre sur le site de Tibet express note que bien que les habitants de Lingkha Shi vivent dans le Canton de Batang, ils sont également à proximité de la ville de Kardzé, le site des nombreuses manifestations contestant la domination chinoise.
A Lingkha Shi même, plus de 20 Tibétains ont été arrêtés en 2009 pour avoir protesté contre l’exploitation minière chinoise dans la région, dont un, Tsultrim Choephel, a été battu à mort par la police, indique Tibet Express, citant des sources de la région. Et le 19 avril 2012, un moine nommé Petruk, 23 ans, a été arrêté par la police et tué pendant sa détention, indique aussi Tibet Express.

Sources : Radio Free Asia, 4 septembre 2012 et www.tibet-info.net


9 Septembre 2012

Aprés Barcelone et Toulouse, arrivée de la Flamme de la Vérité à Paris à la Pagode de Vincennes (voir le sujet du 26 Aout 2012).
Le Vénérable Thubten Wangchen est arrivé à Paris le 8 Septembre et souhaite une mobilisation importante des militants et sympathisants pour le Tibet avec la Campagne "FLAMME DE LA VERITE". Cette Campagne rencontre un vif succès depuis son démarrage ce dimanche 2 Septembre à Barcelone. A voir les magnifiques et encourageantes photos d'une véritable mobilisation sur https://www.dropbox.com/sh/055d0g9l6kh2ql9/xnMyTI9u-P

Paris 8 Septembre 2012

Thupten Gyatso Président de la communauté Tibétaine de France et l'actrice Véronique Jannot












Toulouse 7 Septembre 2012












 
Le Vénérable Thubten Wangchen vient de quitter les 2 monastères militants de Vajra Yogini et de Nalanda, près de Toulouse, qui je le rappelle, parrainent avec leurs villes d'accueil, 2 Communes du Tibet. Le Vénérable Lama nous demande de vous remercier pour votre soutien indéfectible pour le Tibet et d'avoir une pensée pour les 52 Tibétains qui se sont immolés ces derniers 18 mois.
SUITE DU PROGRAMME
 
le dimanche 9 Septembre à 14 h 00 est organisée une campagne de signatures,Place du Trocadéro.
le lundi 10 Septembre, dans l'après-midi (pas d'information sur l'horaire précis à ce moment, mais probablement vers 14 h ou 15 h) un rassemblement est prévu pour une marche du Trocadéro jusqu'à l'ambassade de Chine.
7 SEPTEMBER TOULOUSE FRANCE
8,9,10, SEPTEMBER PARIS FRANCE
11,12,13 SEPTEMBER LONDON ENGLAND
14,15 SEPTEMBER DUBLIN IRELAND
16 SEPTEMBER LONDON ENGLAND
17,18 SEPTEMBER LUXEMBOURG LUXEMBOURG
19,20,21,22 SEPTEMBER BRUSSEL BELGIUM
23,24 SEPTEMBER FRANKFURT GERMANY
25,26 SEPTEMBER AMSTERDAM NETHERLANDS
27,28 SEPTEMBER HAMBURG GERMANY
29,30 SEPTEMBER COPENHAGEN DENMARK
1,2 OCTOBER STOCKHOLM.

Sources et infos sur: www.phayul.com www.tibet-info.net www.tibet.fr

9 Septembre 2012



<<< SIGNEZ LA PETITION >>>

Communiqué des associations France Tibet et Bouddhaline
Merci pour cette adhésion ...
7 septembre 2012.... à 10 h ce matin ;.. 9500 participants à cette Campagne ..à 22h30 ce soir : 11 633
5 septembre à midi.. plus de 5500 signatures; à 19h plus de 7000!!
Merci pour nos amis du Tibet
4 septembre 2012... à minuit ... Plus de 1000 signatures ce jour
4 septembre : Persévérons ... Le cap des 3000 signatures vient d'être franchi
2 septembre 2012, ce sont 2856 signatures ..., soit plus de 350 nouveaux signataires depuis le 8 août 2012..
Monsieur Jean Musy, musicien, interprète et compositeur, Madame Irène Frain, ambassadrice de l'AET*, écrivain, viennent de rejoindre cette Campagne et nous les en remercions.
Merci de votre persévérance ... Le 14 juillet 2012, au soir ...le cap des 2000 signataires était franchi!
Mais les nouvelles de plus en plus dramatiques nous parviennent du Tibet, avec maintenant plus de cinquante immolations.Ne baissons pas les bras. Nous devons encore progresser.
Merci de faire parvenir à vos listes d'amis ...
15 août 2012 : Des signataires des Etats Unis, de l'Inde, d'Espagne, de Taïwan, de Guadeloupe... participent.
Le compositeur Jean-Michel Oberland, les actrices Jeanne Moreau, Jane Birkin, Evelyne Dress et bien d'autres personnalités viennent d'apporter leur soutien à la défense des Tibétains.
Nous les en remercions chaleureusement.
* Aide à l'Enfance Tibétaine : association de Parrainage d'enfants tibétains orphelins engagée avec les Tibetan Children Villages ( TCV)


9 Septembre 2012
 

Campagne de“Parrainage de Communes du Tibet”
Au 8 septembre 2012, 53 Municipalités Européennes parrainent 53 Communes du Tibet.
La dernière Municipalité française à parrainer une Commune du Tibet s'appelant Dorje Ling est Mailholas(31310)
Le point commun intéressant à noter concernant ces 2 communes Française et Tibétaine est le fait qu'elles ont subies, via leur édifice religieux, des déprédations importantes.
Au Tibet, ce furent les troupes Communistes qui, dans les années 60 durant la révolution dite Culturelle, ont partiellement détruit le Monastère de Dorjeling et 40 années plus tard, c'est un groupe de jeunes gens"en perdition" qui a partiellement détruit le Prieuré de Mailholas. Dans les 2 situations, le comportement "barbare" de ces groupes de personnes a pu être gommé avec la reconstruction des édifices... la volonté des habitants de défendre le Patrimoine de ces 2 cités nous montre ici l'importance d'une telle Campagne. L'homme, dans son Humanité, parvient à effacer les cicatrices du temps...

1- Salles Sur Garonne(31390) - Jean-Louis Halioua / Lhatse

2- Beckerich - Luxembourg - Camille Gira / Gyama

3- Crest (26400)- Hervé Mariton / Lithang

4- Brouckerque(59630)- Jean-Pierre Decool / Siling

5- Bray-Dunes(59123)- Claude Marteel / Kardze

6- Coudekerque-Branche(59210)- David Bailleul / Dhartsedo

7- Sisteron(04200) – Daniel Spagnou / Nyingtri

8- Dieffenthal(67650) - Charles Andrea/ Jaqung

9- Pezens(11170)- Jean-Pierre Botsen / Dingri

10- Lugagnan(65100) - Jacques Garrot / Lhokha

11- Bourgtheroulde Infreville(27520) - Bruno Questel / Samye

12- Saint Laurent du Var(06700) - Henri Revel /Taktser

13- Divonne-Les-Bains(01220) - Etienne Blanc / Kyirong

14- L'Argentière-la-Bessée(05120) - Joël Giraud/ Shethongmon

15- Lamothe-Goas(32500)- Alain Scudellaro / Tsang Lukner Shakar

16- St Genés Champanelle(63122) - Roger Gardes / Dromo

17- Festes et St André(11300) - Daniel Bord / Tadruk

18- Paris XI(75011) – Patrick Bloche / Lhassa

19 –Manduel(30129) - Marie-Louise Sabatier/ Gyantse

20 - Créon (33670) - Jean-Marie Darmian / Ruthok

21 - Valouse (26110) - Patrick Liévaux / Shag Rongpo

22 - Plouray (56770) - Michel Morvant / Tsari

23 – Lans-en-Vercors (38250) - Jean-Paul Gouttenoire / Jomda

24 – La Chapelle-Saint-Ursin (18570) - Yvon Beuchon/Sangchu-Labrang

25 - Soulom (65260) - Xavier Macias / Chongye

26 - Saint-Thomas-en-Royans (26190) – Christian Follut / Jol

27 - Merville (59660) - Jacques Parent /Dzogang

28 - Mourenx (64150) - David Habib/ Tsona

29 – Lavaur (81500) - Bernard Carayon / Shigatse

30 – Izeure (21110) - Catherine Lanterne / Yubeng

31 - Artiguelouve (64230) - Éline Gosset / Nyethang

32 - Digne-Les-Bains (04000) - Serge Gloaguen / Kumbum

33 - Lavelanet-de-Comminges(31220) - Évelyne Delavergne / Narthang

34 - Le Vigan (30120) - Eric Doulcier / Dergé

35 – Bourbourg(59630) - Francis Bassemon / Shalu

36 - Gensac-sur-Garonne(31310) - Henri Devic / Gadong
37 - Bax(31310) - Philippe Bedel / Rong
38 - Carbonne(31390) - Guy Hellé / Nagartse

39 Epinac(71360) - Jean-François Nicolas / Sakya

40 – Amfreville-La-Mi-Voie(76920) – Luc Von Lennep / Phari

41 - Le Cannet-des-Maures(83340) - Jean-Luc Longour / Gyatsa

42 – Latrape(31310) - Jean-Louis Séguela / Riwoche

43 – Sciez (74140) - Jean-Luc Bidal / Gyalthang

44 – Widehem(62630) - Pierre Lequien / Taklung

45 – Nieppe(59850) - Michel Vandevoorde / Tsongdu(Nyalam)

46 – Montbéliard(25200) - Jacques Hélias / Kharta

47 – Marzens(81500) - Didier Jeanjean / Nagchu

48 – Vitrolles(13127) - Loïc Gachon / Tsethang -Yumbu Lakhang

49 - Labastide-Saint-Georges(81500) - Jacques Juan / en cours d’attribution

50 – Bouchemaine(49080) - Anne-Sophie Hocquet de Lajartre / Tashi Dorje – Jhado/ Lac Namso

51 – Sembrancher(1933) – Suisse - Bernard Giovanola / Rongbuk

52 – Beurizot(21350) - Hugues Baudvin /Yerpa

53 – Mailholas(31310) - Gérard Carrère / Dorjeling


7 Septembre 2012

Des moines battus, détenus, lors d’une descente de police au monastère de Nyitso Zilkar.

Dans un contexte d’augmentation de détentions arbitraires de Tibétains par les autorités chinoises, cinq autres moines ont été arrêtés pour des raisons inconnues.
D’après les témoignages reçus par Phayul, cinq moines du monastère de Nyitso Zilkar dans la région de Tawu, ont été arrêtés le 1er septembre 2012 dans le monastère, lors d’une descente surprise d’un grand nombre d’agents de sécurité chinois.

Lobsang Sangyal, un moine vivant dans le sud de l’Inde, ayant des contacts dans la région a identifié les moines arrêtés comme étant Sonam Sherab, 45 ans, Lobsang Jinpa, 30 ans, Tsultrim Kalsang, 25 ans, Ngawang Monlam, 30 ans et Sonam Yignyen, 44 ans.
"Les responsables du monastère ont été informés par les autorités chinoises locales qu’elles allaient venir visiter le monastère de Zilkar pour voir certaines maisons du gouvernement construites après le tremblement de terre qui a frappé la région en 2009", dit Lobsang Sangyal à Phayul.
"Mais au lieu de cela ils sont arrivés avec un grand nombre d’agents de sécurité armés et ont attaqué le monastère". "Une soixantaine de véhicules emplis de forces de police armées sont arrivés et ils ont fouillé le monastère de Nyitso Zilkar, sans aucune explication".
"Les habitants de la région pensent que c’est à cause du rôle du monastère dans la préservation et l’enseignement de la langue tibétaine, la culture et le bouddhisme dans la région" selon des sources en exil parlant au Centre Tibétain pour les Droits de l’Homme et la Démocratie (Tibetan Centre for Human Rights and Democracy - TCHRD).

Lobsang Sangyal ajoute que l’alimentation en électricité du monastère a été coupée et les objets électroniques des moines ont été confisqués.
"Les logements des cinq moines arrêtés ont été perquisitionnés et leurs ordinateurs et CD ont été confisqués", selon la même source. "Quand les autres moines du monastère ont réclamé la libération des personnes arrêtées, eux aussi ont été sévèrement battus par dizaines".
"Au lieu d’écouter les cris et les demandes des moines, ceux-ci ont été tabassés", selon un ancien moine du monastère de Nyitso Zilkar, vivant actuellement en Inde, demandant au TCHRD de présenter ce cas au Conseil des Droits de l’Homme des Nations-unies.

Ce qu’il est advenu des moines arrêtés et leur lieu d’enfermement demeurent inconnus. Lobsang Sangyal ajoute que le monastère de Nyitso Zilkar est actuellement sous surveillance stricte. La Police populaire armée (PAP) patrouille dans les rues près du monastère.

Auparavant, en février de cette année, trois moines de Nyitso Zilkar, Sonam Gyewa, Lobsang Samten, et Lobsang Nyima, ont été arrêtés sur suspicion de leurs rôles dans une manifestation massive qui s’est déroulée dans cette région.
Des milliers de Tibétains de la région avaient manifesté pacifiquement, portant des banderoles réclamant le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama de l’exil et le respect des vies tibétaines; ceci coïncidait avec la veillée de solidarité mondiale du 8 février, appelée par le dirigeant élu du peuple tibétain, le Kalon Tripa, Dr Lobsang Sangay.
Environ 400 moines du monastère de Zilkar avaient mené la marche de protestation vers la ville de Dza Toe, qui plus tard a compté plus d’un millier de personnes.
Les moines ont déployé des banderoles, écrites à l’encre bleue et rouge, symbole des deux divinités protectrices du Tibet, demandant le retour du Dalaï Lama, la libération des prisonniers politiques tibétains dont le XIe Panchen Lama et le respect des vies tibétaines.

Toujours en juin, plus de 800 agents de sécurité chinois ont été déployés dans et autour du monastère de Zilkar et la ville de Dza Toe afin d’empêcher les Tibétains de rendre un dernier hommage à Tenzin Khedup, qui s’est immolé avec Ngawang Norphel, le 20 juin, appelant à l’indépendance du Tibet et à la longue vie de Sa Sainteté le Dalaï Lama.
Cependant, des moines du monastère de Nyitso Zilkar, par centaines, sont allés à l’encontre du texte officiel et ont assisté à la crémation.

Sources : Phayul, 4 septembre 2012, TCHRD, 4 septembre 2012 et www.tibet-info.net


6 Septembre 2012

Des Tibétains rentrant au Tibet refoulés par la police chinoise vers le Népal.

Dans ce qui semble être une tendance croissante, la police des frontières chinoises a expulsé vers le Népal deux groupes de Tibétains qui tentaient de rentrer au Tibet, certains dans l’espoir de se réunir avec des membres de leur famille.
Un groupe de quatre hommes et une femme a été obligé de repasser la frontière du Népal le 23 août 2012, tandis qu’un second groupe de 11 hommes a été renvoyé le 29 août.
Tous avaient été détenus par la police chinoise dans un centre de détention à Shigatsé, au Tibet, après avoir été détenus au passage des frontières avec le Népal à Dram, Nangpa La, et Nyalam.
Six des hommes du second groupe sont mariés et ont des enfants vivant au Tibet. A leur retour au Népal, les deux groupes ont été emmenés au centre d’accueil des réfugiés tibétains à Katmandou avec l’aide de membres des Nations-unies pour les réfugiés. Après un court séjour au centre pour les réfugiés, le groupe de cinq personnes renvoyé au Népal le 23 août a été libéré après avoir payé des amendes et est parti en Inde. L’un d’entre eux, un homme d’affaires, avait quitté le Tibet en début d’année pour assister à des enseignements religieux donnés en Inde par le Dalaï Lama. Les autres - trois hommes et une femme - avaient vécu et étudié en Inde depuis plusieurs années, et tenté de rejoindre leurs parents et familles à l’intérieur du Tibet.

Le groupe de 11 personnes, bien que toutes natives du Canton de Tingri au Tibet, sont désormais apatrides, ayant eu leurs papiers de résidence au Tibet confisqués par la police chinoise à la frontière avec le Népal.

S’exprimant à Radio Free Asia depuis le centre de réfugiés au Népal, l’un des hommes a déclaré que leur retour forcé au Népal avait été une surprise.
"Au début, ils ont gardé notre déportation très secrète. (Les Chinois) ne nous ont rien dit à Tingri ou Shigatsé", a-t-il dit. "Puis, à Nyalam, la police chinoise nous a informés qu’ils exécutaient des ordres officiels provenant de la "Région Autonome du Tibet" demandant de nous renvoyer au Népal".
"Ils ne nous ont donné aucune raison pour confisquer nos papiers d’identité personnels chinois", a déclaré un autre rapatrié. "Ils ont juste dit que ceux-ci ne nous seraient d’aucune utilité".

Les hommes sont maintenant inquiets à l’idée d’essayer à nouveau de traverser la frontière vers le Tibet sans papiers, et ont le sentiment d’avoir été laissés dans l’expectative.

En juin, la police chinoise des frontières avait déjà repoussé vers le Népal un groupe de pèlerins tibétains cherchant à ré-entrer au Tibet, ceci après avoir confisqué leurs permis de résidence tibétains et les avoir détenus pendant une semaine, là encore, à Shigatsé.

Environ 20 000 réfugiés tibétains vivent au Népal, et Pékin est de plus en plus agressif, exhortant Katmandou à restreindre leurs activités et à aider au contrôle des déplacements des Tibétains dans les deux sens à travers la frontière commune.

Sources : Radio Free Asia, 30 août 2012 et www.tibet-info.net

TSOE, Tibet, septembre : Arrestation arbitraire d'un autre moine tibétain .

DHARAMSHALA, 5 Septembre: La répression et les arrestations abritraires de Tibétains au Tibet continuent, un moine du monastère de Bora à Sangchu, Tibet oriental, s'est fait arrêter par la police chinoise sans que de raisons soient données.

Le 28 août, Kalsang Gyatso, 28 ans, a été arrêté sur une place publique dans la ville de Tsoe aux environs de 8h30.

Phayul a reçu des témoignages disant que Kalsang Gyatso et quelques uns de ses amis avaient pris un jour de congès pour finir quelques travaux

Sonam, un tibétain en exil vivant dans le sud de l'Inde, rapporta de témoins dans cette région du Tibet que Gyatso a été arrêter manu militari et mis dans un véhicule de la police, ce que n'a pu empêcher ses amis malgré leur interposition.

“Gyatso’s friends tried to pull him away from the police and even stood in front of the police vehicle but he was taken away,” Sonam said.

La famille du moine arrêtée s'est rendu au poste de police le jour suivant pour obtenir quelques informations, mais n'a pu rien rien savoir.
Source http://tibet.fr

Kardze, Sichuan, 4 septembre 2012 : Des Tibétains osent brandir des photos du Dalaï Lama.

Des Tibétains défient les autorités locales, (bien de leurs semblables se sont fait arrêtés voire torturés pour avoir uniquement caché une de ces photos, NDT) :

Photo fournie gracieusement par un auditeur de RFA
Un Tibétain brandit des photo du Dalai Lama sur sa moto 01-09-2012.
-


5 Septembre 2012

ZILKAR (Tibet Oriental ), 4 septembre 2012 : Tension accrue au Monastère après l'arrestation de 5 moines.

DHARAMSHALA, 4 Septembre : Alors que les détentions arbitraires de tibétains sont en augmentation, 5 moines se sont fait arrêter dans le Tibet oriental, ils sont derrière les barreaux mais aucune charge n'est retenue contre eux.



D'après un témoignage reçu par Phayul, 5 moines du monastère de Nyitso Zilkar, commune Tridu, régio orientale du Tibet, sont dans les geôles chinoises depuis le 1er septembre à la suite d'un raid surprise de la police chinoise venue en nombre.

Lobsang Sangyal, un moine du sud de l'Inde, a des contacts dans cette région et a pu identifier les moines arrêtés, il s'agit de Sonam Sherab, 45 ans, Lobsang Jinpa, 30 ans, Tsultrim Kalsang, 25 ans, Ngawang Monlam, 30 ans, et Sonam Yignyen, 44 ans.

“Les autorités locales chinoises avait informé les responsables du monastère qu'elles viendraient au Monastère de Zilkar pour inspecter certains bâtiments du gouvernement suite au séisme de 2009, rapporta Sangyal à Phayul, mais au lieu d'une inspection elles arrivèrent avec nombres de policiers en arme pour lancer un raid sur le monastère."

Sangyal précisa que l'électricité du monastère a été coupé et le matériel électronique des moines a été confisqué.

“Les cellules des 5 moines arrêtés ont été fouillées et leur ordinateurs et CD ont été confisqués, continua la source de Phayul, qui ajouta, quand d'autres moines ont plaider pour que la police relâche leurs camarades, ils se firent aussi frapper.”

Depuis le 1er septembre nous sommes sans nouvelles des moines et de leurs conditions de détentions et le monastère est sous étroite surveillance.
Source HTTP://TIBET.FR

4 Septembre 2012

New Delhi, Inde - 3 septembre 2012 : sécurité : 3 tibétains en grève de la faim face au ministre chinois de la défense.

Par solidarité pour les tibétains morts par immolation (51 depuis 2009) et le silence diplomatique de la communauté internationale, 3 tibétains ont décidé de mener une grève de la faim illimitée à New-Delhi.

Dhondup Lhadar, Vice-Président, Penpa Tsering, responsables de l'organisation et Jigme Sholpa, responsable culturel du TYC (Tibetan Youth Congress) ont commencé leur grève à midi alors que la sécurité dans la capitale indienne est à sa comble pour la visite de du Ministre chinoise de la Défense.

Quelques heures plus tard les 3 grévistes et leurs compagnons se sont fait arrêtés par la police indienne pour des raisons de sécurité... Une grève de la faim est moins spectaculaire qu'une immolation comme a connu New Delhi lors de la venue de Hu Jintao, mais elle est tout aussi agaçante pour le haute responsable chinois en visite. Rappelons que la Chine, si elle s'est distinguée par ses querelles de territoire avec le Japon et une "alliance" philippino-vietnamienne, elle n'en oublie pas moins son désir ardent pour des territoires indiens (l'Arunachal Pradesh et le Ladhak), son armée est d'ailleurs postée face à ceux-ci. On comprend mieux de quelle sécurité il était question hier avec le Ministre chinois de la Défense :

Phayul : 3 grévistes arrêtés - 3 grévistes de la faim
relation houleuse autour de l'Arunachal et du Ladakh
et la Chine conquérante dans les îles la mer autour des iles
Source: http://tibet.fr

" Le Tibet accueillera 10 millions de touristes cette année "selon Xinhua.

La région autonome du Tibet (sud-ouest) devrait accueillir un record de plus de 10 millions de touristes cette année, a prévu lundi Yu Yungui, chef du comité du Parti communiste chinois pour le bureau régional du tourisme.
Les recettes touristiques devraient totaliser 12 milliards de yuans (1,89 milliard de dollars), soit 17% du PIB de la région, a indiqué M. Yu.

Selon lui, plus de 7 millions de touristes chinois et étrangers ont visité le Tibet entre janvier et août, en hausse de 25% en base annuelle. Les recettes touristiques ont augmenté de 30% sur un an pour atteindre 7,5 milliards de yuans au cours des huit derniers mois.

Il a attribué cet essor aux activités touristiques organisées cette année. Environ 300 000 habitants de la région sont employés dans le secteur du tourisme, dont l'actif immobilisé dépasse les 25 milliards de yuans, selon les chiffres du gouvernement.

Le nombre de touristes voyageant au Tibet a enregistré une hausse moyenne annuelle de 30% ces cinq dernières années. L'année dernière, plus de 8,69 millions de personnes ont visité le Tibet, générant 9,7 milliards de yuans de recettes touristiques. Les autorités visent à accueillir annuellement 15 millions de touristes d'ici 2015. Source http://tibet.fr

2 Septembre 2012

Déclaration du Kashag à l'occasion du cinquante-deuxième Journée de la démocratie tibétaine. (kashag)

2 Septembre 2012 Le 52e anniversaire de la Journée de la démocratie tibétaine, je tiens à rendre le Kashag et de ma révérence personnelle de Sa Sainteté le Dalaï Lama

et d'étendre mes salutations cordiales à compatriotes tibétains au Tibet et en exil. Aujourd'hui est un grand jour pour tous les Tibétains. C'est le jour où les exilés tibétains ont bien compris Sa Sainteté le vœu le plus cher du Dalaï Lama à transformer la politique tibétaine dans une démocratie vivante. Depuis l'âge de 16 ans, Sa Sainteté le Dalaï Lama a pris des mesures pour introduire et de consolider la démocratie tibétaine. Ce don précieux de la démocratie sera conservé par tous les Tibétains de la même manière que nous avons précieusement et a embrassé le bouddhisme depuis plus de 1300 ans. Comme le bouddhisme propose libération de la souffrance, de la démocratie permettra au peuple tibétain les moyens de parvenir à la liberté de l'injustice. Nous pouvons être fiers du fait que les Tibétains en exil ont prouvé que le bouddhisme est compatible avec la démocratie. Il est également établi que toutes les grandes traditions religieuses de l'hindouisme, le judaïsme, du christianisme au shintoïsme sont compatibles avec la démocratie. Le printemps arabe a montré que l'islam et la démocratie ne sont pas incompatibles. La question se pose de savoir si le confucianisme peut aussi embrasser la démocratie. Démocraties dynamiques de Taiwan et de la Corée du Sud par exemple prouver que le confucianisme et démocratie sont compatibles. La démocratie n'est donc ni culturelle spécifique, ni développement spécifique, mais universelle. En 1950, à l'âge tendre de 16 ans, Sa Sainteté le Dalaï Lama a été contraint d'assumer le leadership du peuple tibétain à une période critique de l'histoire du Tibet. Quatre ans plus tard, en 1954, Sa Sainteté le Dalaï Lama constitué un comité de réforme, qui a tenu l'un de ses objectifs de l'exemption des agriculteurs pauvres et les indigents Tibétains de lourdes taxes. En 1954, Sa Sainteté le Dalaï Lama a visité la Chine, et deux ans plus tard, en 1956, il s'est rendu en Inde. En comparant les deux gouvernements, il a été beaucoup plus impressionné par le discours robuste au parlement indien que le système politique chinois sous le communisme. Peu après son arrivée en exil en 1959, Sa Sainteté le Dalaï Lama a appelé à des élections parlementaires tibétains. Il était ce jour-là en Septembre 1960, que le premier Parlement tibétain a été inauguré. Dès 1963, nos dirigeants ont adopté la première constitution démocratique du Tibet, qui a même inclus une disposition permettant la destitution de Sa Sainteté le Dalaï Lama. La représentation des femmes a été inclus dès 1963, et la représentation du Bon tradition religieuse en 1977. En 1991, la Charte des Tibétains en exil a été adopté et le Parlement a élargi et constitutionnellement habilité à élire le Kashag. Le Tibet Suprême de Justice de la Commission, créée en 1992, a terminé la création de trois piliers distincts de la démocratie. En 2001, lorsque la première élection directe du Kalon Tripa a eu lieu, Sa Sainteté le Dalaï Lama lui-même a déclaré que la semi-retraite. Puis, en Mars de l'année dernière, en dépit de l'appel persistante par les Tibétains du monde entier, Sa Sainteté le Dalaï Lama dévolue toute son autorité politique pour le chef élu, déclarant l'accomplissement de son «objectif longtemps caressé" d'apporter la démocratie au peuple tibétain . Malgré la résistance à chaque étape de la démocratisation de la politique tibétaine, Sa Sainteté le Dalaï Lama a persisté à guider son peuple vers une véritable démocratie. De cela, il est clair que Sa Sainteté le Dalaï Lama a lui seul la démocratie construite tibétain. Maintenant reconnue et applaudie par les dirigeants du monde entier, Sa Sainteté le Dalaï Lama 60 ans de dévouement total, la motivation sincère et un leadership visionnaire l'a établi comme vrai démocrate dans le monde tibétain. La préciosité de Sa Sainteté le Dalaï Lama contribution à l'égard de la réforme et de la démocratie sera pleinement apprécié par des générations de Tibétains à venir. En reconnaissance de ces efforts, le peuple tibétain offrira une prière de longue vie à Sa Sainteté le Dalaï Lama à l'issue de la deuxième réunion générale spéciale des Tibétains en Septembre. Leaders du monde entier reconnaissent l'accomplissement de la exilés tibétains comme nous l'institut une forme pleinement représentatif de la gouvernance. Dans mes voyages, que Kalon Tripa, j'ai eu le privilège de rencontrer des lauréats du prix Nobel, d'anciens présidents et premiers ministres, des conférenciers du Congrès américain et le Parlement australien, et d'autres dirigeants de plus d'une douzaine de pays. Dans les médias internationaux, ainsi que des indiens et des médias chinois à l'étranger, l'élection de 2011 tibétain a été reconnu comme authentique, crédible et reflète l'universalité de la démocratie. La reconnaissance accordée par les deux leaders mondiaux et les médias a renforcé la légitimité des élus chef de l'Administration centrale tibétaine. Tout aussi important, il a renforcé la capacité du peuple tibétain à poursuivre leur lutte jusqu'à ce que justice soit faite et liberté retrouvée. Alors que nous commémorons cet anniversaire important, nos pensées restent avec nos frères et sœurs au Tibet qui aspirent à la liberté et le retour de son Sainteté le Dalaï Lama dans son pays natal. Sous l'occupation persistante et des politiques d'oppression du gouvernement chinois, 51 Tibétains se sont mis le feu. Malheureusement, 42 sont morts. Le Kashag et le Parlement tibétain sera tenue la deuxième assemblée générale spéciale des Tibétains de Dharamsala à partir de Septembre 25-28. Son ordre du jour principal sera de discuter des voies et moyens de remédier à la situation critique et urgente au Tibet. Pour comprendre les immolations, il est crucial de savoir qu'aucun espace existe au Tibet pour la liberté d'expression et d'autres formes traditionnelles de protestation. Un participant à une simple démonstration pourrait être arrêté, la torture et même la mort. Ces conditions expliquent le nombre terriblement élevé d'auto-immolations au Tibet. C'est une ironie tragique que Sa Sainteté le Dalaï Lama est accessible à des millions de personnes à travers le monde, mais pas à son propre peuple criant pour lui au Tibet. L'Administration centrale tibétaine a lancé des appels répétés cohérentes et à s'abstenir d'accomplir les actes drastiques de l'auto-immolation. Toujours Tibétains continuent de commettre cette forme de protestation - et nous dans l'administration tibétaine reconnaître notre devoir sacré de faire cris des manifestants entendu dans le monde entier à tous ceux qui croient en la justice. Tibétains à travers le monde offrons nos prières à ces Tibétains qui ont succombé à l'auto-immolation et exprimer leur solidarité avec les personnes arrêtées, torturées et emprisonnées, y compris tous les Tibétains au Tibet qui vivent sous un régime répressif. Le Kashag se félicite des déclarations d'intérêt de la communauté internationale . Les parlementaires du monde entier, y compris aux États-Unis, l'Afrique du Sud, la Grande-Bretagne, au Japon, en Australie et dans divers pays d'Europe, ont exprimé leur soutien. Nous nous félicitons de la récente lettre du Congrès américains deux exhortant l'administration américaine actuelle à entreprendre plus forts, mieux coordonnés et plus visibles les efforts diplomatiques internationaux pour résoudre la crise au Tibet. Plus précisément, ils ont encouragé les États-Unis pour accueillir une conférence internationale sur la question du Tibet, et d'établir un groupe de contact entre les nations partenaires des États-Unis à l'ONU comme un moyen efficace d'exprimer le soutien au Tibet. Nous nous félicitons de l'Union européenne pour la première fois rendez-vous de un représentant spécial pour les droits de l'homme. Il s'agit d'une étape importante pour promouvoir les droits de l'homme et de traiter les violations des droits humains au Tibet. Le Kashag salue également le travail des écrivains chinois et des analystes en Chine et à l'extérieur, exprimant leur soutien à la politique de la Voie Médiane. Depuis les manifestations de 2008 au Tibet, ils ont publié des milliers d'articles qui poussent la direction communiste chinois pour résoudre la question du Tibet par le dialogue. De nombreux écrivains chinois et le point intellectuels au gouvernement chinois et ses politiques comme la cause des immolations et le ressentiment croissant de la population tibétaine. Comme célèbre artiste Ai Weiwei a déclaré récemment, «peuple tibétain brûlent eux-mêmes à la mort. Déjà plus de 40 d'entre eux dans les deux dernières années, et personne ne parle. J'aurais honte d'aller à Lhassa (capitale du Tibet). " Bien que nous apprécions l'état de préoccupations et d'autres mesures prises par les différents gouvernements et la communauté internationale, nous pensons qu'une action concrète est nécessaire pour aider à arrêter la tragédie au Tibet . Aujourd'hui, je voudrais profiter de cette occasion pour réitérer l'engagement ferme du Kashag à la politique de la Voie Médiane et au dialogue pour résoudre pacifiquement la question du Tibet. Pour Dharamsala et Pékin, c'est une proposition gagnant-gagnant. Ici, nous saluons également le Secrétaire américain de l'appel récent Etat américaine Hillary Clinton sur le gouvernement chinois à reprendre un dialogue sérieux avec les dirigeants tibétains. Pour continuer le processus de dialogue, le Groupe de travail sur les négociations tibétain se réunira en Décembre 2012 après la nouvelle direction chinoise a pris ses fonctions. L'esprit du Tibet et leur quête de liberté ne peut pas être écrasé par la puissance militaire de la Chine. Dans une récente interview, Sa Sainteté le Dalaï Lama a dit «recours à la force pendant 60 ans a complètement échoué» et l'idée de son leader révolutionnaire de Mao Zedong que le pouvoir vient du canon d'un fusil était «désuète». Si la Chine cherche à devenir une puissance mondiale, les droits des Tibétains doivent être respectées. La Chine doit aussi respecter l'aspiration de son propre peuple et libérer tous les prisonniers politiques, y compris lauréat du prix Nobel et auteur de la Charte 08, M. Liu Xiaobo. Aujourd'hui, en ce 52e anniversaire de la démocratie tibétaine, le Kashag tiens également à exprimer sa gratitude au gouvernement et au peuple de l'Inde depuis de nombreuses années de générosité et d'hospitalité. Nous exprimons notre profonde gratitude aux amis du monde entier pour leur soutien et leur participation active à mettre en lumière et de faire progresser la cause du Tibet. En Novembre, Groupes internationaux de soutien au Tibet va organiser une réunion spéciale pour discuter de la situation critique au Tibet et renforcer le soutien international à la cause tibétaine. Enfin, à mes compatriotes tibétains, c'est le moment pour l'unité et la solidarité exprimée par la des prières, des chants et des dernières volontés de l'auto-immolés les. Nous devons rester vigilants pour contrer la ligne dure efforts des dirigeants chinois pour saper la cause tibétaine. Nous avons jeté des bases solides qui ne fera que se renforcer si l'on suit les trois principes directeurs d'unité, de l'innovation et de l'autonomie. Les Tibétains ont la chance d'être le bénéficiaire de Sa Sainteté le Dalaï Lama vision d'un régime démocratique tibétaine. Ses efforts incessants pour nous amener à ce moment ont contribué à libérer l'énergie dynamique des Tibétains et les a mandatés pour déterminer leur propre avenir. Nous prions pour la vie longue et saine de Sa Sainteté le Dalaï Lama. Que les aspirations de tous les Tibétains à l'intérieur et à l'extérieur du Tibet, être remplies.

TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS SUR TIBET.NET

2 Septembre 2012

Lhassa ressemble à une vaste prison.

Les autorités chinoises ont mis en place un énorme système de sécurité à Lhassa, en y faisant venir de très nombreux policiers et en mettant en place des points de contrôle avec des scanners corporels, tels ceux des aéroports, dans les centres-villes.
"La ville de Lhassa a été transformée en une vaste prison", rapporte une habitante de Lhassa au service en tibétain de Radio Free Asia.

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Barkhor. Place du Jokhang, 2006.
Photo © Mireille Brousset.

"Il y a des policiers partout en groupe de 10 ou plus avec des fusils, des matraques, et des extincteurs". Elle dit aussi que la police a mis en place des contrôles de sécurité pour les piétons à proximité de la zone touristique du marché du Barkhor et le chemin du pèlerinage autour de Temple du Jokhang au centre de la ville.
"Les points pour les contrôles corporels ont été installés à différents endroits, et les Tibétains sont régulièrement analysés et contrôlés", a-t-elle dit, ajoutant que les systèmes de détection corporelle avaient été mis en place autour du Palais du Potala.

Un autre habitant tibétain a déclaré que les Tibétains arrivant de l’extérieur de la ville se sont vu refuser l’entrée de la ville. Cependant, ce traitement n’a pas été étendu aux Chinois hans, qui sont arrivés en nombre dans la région himalayenne depuis l’achèvement du chemin de fer Golmud-Lhassa en 2006.
"Ils arrêtent les Tibétains aux portes de la ville, tandis que les Chinois sont libres d’aller partout où ils veulent et d’entrer à Lhassa quelle que soit leur provenance", a-t-il dit.
"Des villageois tibétains de la région de Lhassa ne peuvent pas entrer par le pont de Yukhu ou Kuru, de sorte que les vraies victimes sont les Tibétains".

Cette même source ajoute que les Tibétains d’autres régions tibétaines plus à l’est (Kham et Amdo tibétains) ont été expulsés de Lhassa et renvoyés chez eux, à moins qu’ils aient pu montrer un permis de séjourner dans la ville.
"Tous ceux qui n’ont pas de permis ont été renvoyés dans leurs villes d’origine", dit l’homme. "Lhassa regorge de Chinois, et les Tibétains ne peuvent pas discuter avec eux".

Il dit aussi que des tensions ethniques bouillonnent sous la surface de l’ordre imposé par les forces de sécurité armées.
"Si un Tibétain est impliqué dans un litige, les Tibétains seront les perdants", a-t-il dit. "Si nous parlons et argumentons avec les Chinois, ils appellent cela de la « politique séparatiste »".
"Nous ne pouvons pas obtenir de services des avocats, et en fait, les avocats chinois ont peur de défendre des affaires tibétaines".

Un troisième résident confirme : "Maintenant, Lhassa et ses environs au Tibet ressemblent vraiment à une vaste prison". "Nous ne pouvons rien faire". Les autorités surveillent tout le trafic téléphonique arrivant à Lhassa en provenance de l’étranger, mais on ne sait pas s’il s’agit d’une mesure temporaire.
"Si des parents vivant dans des pays étrangers appellent les membres de la famille vivant dans la région de Lhassa, cela déclenche un voyant rouge aux poste de surveillance de la police à Lhassa, et la conversation est enregistrée", dit l’homme.

Cependant, certains habitants hans de Lhassa ont déclaré qu’eux aussi étaient soumis à une sécurité renforcée.
"Ils ont mis en place ces scanners de sécurité, et vous devez passer à travers le scanner", a déclaré un travailleur migrant surnommé Yao vivant à Lhassa.
"Ils vérifient également les documents d’identité et ainsi de suite, surtout si vous allez au temple du Jokhang et au Barkhor".

Bien que ce mois-ci soit celui de la célébration de la fête annuelle du yaourt (festival du yaourt, ou Shoton), certains habitants ont dit que la mise sous haute sécurité de la ville ne semble plus être liée à un événement spécifique.
"Ce n’est pas seulement les deux derniers jours", a déclaré une autre femme tibétaine. "C’est tout le temps comme ça".
"C’est très strict, mais c’est comme ça d’habitude ici maintenant, nous en avons pris l’habitude", dit-elle.
"Ils ne vont pas laisser les gens se rassembler dans les rues, et encore moins permettre qu’un (conflit) tibétain-han puisse avoir lieu".
"C’est vérification, vérification, vérification ... Tout le monde doit se soumettre à des contrôles. Ils vous inspectent près du marché du Barkhor avec des machines".

Des rapports récents indiquent que les mesures de sécurité strictes ne sont pas limitées à Lhassa. Les autorités chinoises ont arrêté plus de 1 000 habitants d’un canton du Tibet depuis mars, ciblant les jeunes éduqués principalement impliqués dans la promotion de la renaissance de la langue et de la culture tibétaines. La répression a suivi le déploiement d’un grand nombre de forces de sécurité à Driru, Préfecture de Nagchu, Région autonome du Tibet (TAR).

Sources : Radio Free Asia, 23 août 2012 et TIBET-INFO.NET


2 Septembre 2012

LHASSA ... « Cherche serveurs. Tibétains, ne pas se présenter » .Témoignages dans RUE 89.

Diplômée d’une grande école de commerce où je n’avais rien découvert d’autre que mon désintérêt total pour le « business », je suis allée me réconcilier avec le monde en le parcourant. L’Himalaya m’ayant donné le « goût du Tibet », je me suis inscrite en tibétain aux Langues Orientales. Dix ans plus tard, j’ai consacré une thèse à la nouvelle littérature au Tibet, et j’enseigne maintenant le tibétain. Je passe donc tous les ans deux à trois mois au Tibet « chinois » et y croise des dizaines, des centaines de Tibétains de Chine, la grande majorité, les 95% des Tibétains qui sont restés au pays.

Pour d’évidentes raisons de sécurité, je me contente souvent d’écouter ces rencontres de hasard. Paysans, pasteurs nomades, intellectuels, étudiants, petits commerçants, chômeurs, cadres, retraités, jeunes, vieux, hommes, femmes. Dès qu’ils savent que je parle tibétain, je deviens un déversoir à confidences, trop longtemps gardées en soi dans une société où la méfiance s’est installée partout, depuis longtemps. Depuis deux ans, à Lhassa, je remarque que les Tibétains, des plus miséreux aux plus nantis, sont devenus loquaces, au mépris de leur propre sécurité – je n’interprète pas cela comme un signe de décontraction, mais comme un indice qu’un point de non-retour a été atteint.

Morceaux choisis dans mes carnets de notes – ce florilège est, je crois, assez représentatif de l’ambiance qui règne à Lhassa.

« Notre seul et unique recours, c’est “lui’, là-bas”
Conversation dans un café de la vieille ville, 2007 : quelques matrones, la quarantaine, un caractère bien trempé. Tout commence comme d’habitude par des blagues (“Tu ne veux pas me présenter un riche étranger ? ‘) et rapidement la conversation dévie : Le train, on sait bien pourquoi ils l’ont construit.’ Je reste silencieuse, pour éviter un éventuel piège tendu (on ne sait jamais à qui on a affaire). ‘Pour emporter en Chine tous les minerais qui se trouvent au Tibet.’ Pour ces dames, comme pour presque tous les Tibétains, le Tibet, ce n’est pas la Chine. ‘De toute façon, notre seul et unique recours, c’est lui’, là-bas’ (la dame se tourne vers le sud-ouest, paumes jointes, elle ferme les yeux).

Plus tard, dans un web bar, un jeune amateur de rock me prouve qu’il sait détourner la censure : une photo du dalaï lama s’affiche sur un écran. Un Tibétain un peu terne fait irruption : ‘Vous n’avez pas vu ma casquette ? Il farfouille vaguement et repart aussi sec. Un espion…’ me souffle, blasé, le jeune homme. ‘Il ne fallait pas changer brusquement de conversation, mais continuer comme si de rien n’était.’ J’ai encore bien des choses à apprendre.

Chez un paysan dévot (euphémisme), je découvre, interloquée, le triple portrait de Mao Zedong, Deng Xiaoping et Jiang Zemin. ‘Les Trois Joyaux’, c’est obligatoire, des patrouilles de la police locale viennent vérifier’, explique-t-il, penaud. Les ‘Trois Joyaux’ : terme emprunté au bouddhisme tibétain. L’humour, au Tibet aussi, est la politesse du désespoir.

Dans une salle à manger, une retraitée feuillette avec moi un ouvrage qui renferme des photos de la Révolution culturelle au Tibet. Il est interdit en Chine. Sanglots :

‘Tu vois, ce jeune homme dans ce camion, qui va être exécuté ? Mon jeune frère, 16 ans, a connu ça. Cassé en deux à l’arrière du camion, sa bouche était en sang, on l’avait torturé au préalable. J’ai été obligée d’assister à son exécution, j’ai dû garder les yeux ouverts pendant qu’ils tiraient.’
‘Ressentez-vous de la colère ?

Non, mais la compassion pour ces gens qui n’ont rien compris.’
Je reste encore interloquée. On rétorquera que les Chinois aussi ont beaucoup souffert. Certes. Mais au sujet de Mme Mao, à laquelle le Parti communiste avait imputé une grande partie des dérives de la Révolution culturelle pour mieux dédouaner son mari (et donc le Parti), Simon Leys a fait remarquer : ‘Sans Mao, il n’y aurait pas eu de Madame Mao.’ Pour le paraphraser, ‘sans la Chine, il n’y aurait pas eu de Révolution culturelle au Tibet’.


‘Embauche serveurs et serveuses. Tibétains 30 yuan/jour, Han 50 yuan/jour.’


Un ami me montre la photo qu’il a prise à Lhasa en 2002 d’une agence d’intérim. La vitrine est remplie d’annonces. Sur la plus grosse : ‘Embauche serveurs et serveuses. Tibétains 30 yuan/jour, Han [Chinois] 50 yuan/jour.’ Une autre : ‘Cherche serveurs. Tibétains, ne pas se présenter’. Je m’offusque : est-ce légal ? Rire de mon ami :
‘Légal, illégal, ça veut dire quoi ? Je dois être le seul à avoir pris ce genre d’annonce en photo, personne ne fait attention, c’est devenu tellement normal.’

Une jeune Tibétaine, diplômée d’une université de Canton, m’explique que, fonctionnaire, il lui est interdit d’aller au monastère ou de montrer des signes de dévotion. Levée à cinq heures du matin, elle s’emmitoufle dans un long manteau, chausse des lunettes sombres, se couvre le visage d’un masque à poussière. Elle sort ensuite dans le noir de la nuit pour effectuer des circumambulations du Potala, au mépris de sa carrière.

La litanie pourrait continuer sans fin.


Jeunes, vieux, hommes, femmes, élite et petit peuple ; la quasi-totalité des Tibétains que je croise témoigne de la souffrance de vivre dans une colonie dirigée par un régime intransigeant dont ils ne partagent ni les valeurs, ni la langue, ni la culture, ni l’histoire. Henri Michaux revendiquait avec humour et finesse sa position de barbare en Asie. Le lot quotidien des Tibétains est d’être traités comme des barbares sur leur propre sol.
http://www.rue89.com/2008/08/16/a-lhassa-cherche-serveurs-tibetains-ne-pas-se-presenter

1er Septembre 2012

Appel de l’Administration Centrale Tibétaine à la communauté internationale.

L’Administration Centrale Tibétaine a demandé le 30 août 2012 à la communauté internationale de faire pression sur Pékin pour "mettre fin à la crise" après de nouvelles immolations par le feu de Tibétains pour protester contre la répression.

Deux adolescents se sont immolés par le feu dans la région tibétaine du Kham cette semaine, portant à 52 le nombre de Tibétains s’étant donné la mort ainsi, selon des organisations de défense des Tibétains.
L’administration Centrale Tibétaine, dont le siège se trouve dans la ville de Dharamsala, au nord de l’Inde, a déclaré dans un communiqué être "profondément préoccupée par la situation qui se détériore au Tibet".
Elle a appelé "les gouvernements étrangers à user de leurs bons offices pour que Pékin s’engage à mettre fin à la crise au Tibet, lors de la prochaine réunion de l’Assemblée générale des Nations-unies".

"Au moins 51 Tibétains se sont désormais immolés par le feu pour protester contre la politique de répression menée par le gouvernement chinois", selon le communiqué.

Lobsang Kalsang, 18 ans, un moine bouddhiste et Dhamchoek, 17 ans, un ancien moine, ont été transportés à l’hôpital où ils sont décédés de leurs brûlures après s’être immolés par le feu dans la ville de Ngaba (région tibétaine du Kham, actuelle province chinoise du Sichuan), haut lieu de la contestation contre les autorités chinoises, a-t-on appris le 28 août 2012 auprès d’organisations de défense des Tibétains.

Sources :AFP, Administration Centrale Tibétaine, 30 août 2012 et www.tibet-info.net


1er Septembre 2012

MOLDE ( NORVEGE) 30 août 2012 :Bâillonnés en Chine, des écrivains tibétains trouvent une oreille attentive en Norvège.

DHARAMSHALA, 30 Août : Les plumes censurées au Tibet d'auteurs tibétains trouveront une écoute parmi les écrivains et les visiteurs du très reconnu Festival International de la Littérature de Bjornson à Molde, en Norvège.

Les organisateurs ont déclaré que le festival, qui se tient du 20 août au 2 Septembre, a programmé un événement se centrant sur les affres des écrivains tibétains qui vivent difficilement dans leur propre pays et qui n'ont pas de possibilités de s'exprimer en public.
Chungdak Koren, un membre du Parlement Tibétain en exil et Dechen Pemba, éditrice du site anglophone High Peaks Pure Earth, qui traduit entre autre le blog de Woeser, seront présents lors de cette journée.
Pemba, exilée à Londres et ex-membre de l'administration du gouvernement en exil de Dharamshala, a exprimée sa joie de participer à ce festival.
«J'ai été invitée par les organisateurs pour parler de l'actuelle situation des écrivains tibétains au Tibet et en Chine, dit-elle ». Et elle ajouta :« C'est une opportunité formidable que de parler lors d'un festival de littérature et je suis très reconnaissante envers les organisateurs pour non seulement m'inviter mais aussi pour mettre les écrivains tibétains au devant de la scène. »

Depuis 2008 High Peaks Pure Earth traduit des blogs tibétains et chinois, dont les bloggers, souvent des artistes, ont été détenus en prison pour s'être exprimer librement.
En début de mois, le rapporteur spécial des Etats-Unis en matière de liberté d'expression et d'opinion a rendu une estimation détaillée de la répression chinoise au Tibet à l'encontre des intellectuels tibétains...

Le représentant de Sa Sainteté le Dalaï Lama à Genève, Tseten Samdup a donné à ce rapporteur un dossier exhaustif sur 64 intellectuels tibétains et a précisé l'urgence d'enquêter sur ces cas, y compris, entre autres, sur l'avancée des jugement en cours et sur le droit de visite et d'information des familles.

Dans ce que Samdup appelle la répression la plus sévère sur les artistes et les intellectuels tibétains depuis la révolution culturelle, le représentant du Dalaï Lama précisa qu'au moins 24 intellectuels tibétains, incluant des moines, des laïcs et des femmes, ont reçu des peines de prison allant de quelques mois à la sentence à vie pour s'être exprimer librement.
« Cette nouvelle génération de jeunes tibétains nés et éduqués sous la domination du régime communiste chinois a publié des magazines censurés par l'Etat; ils sont de très bons bloggers emprisonnés pour avoir collecté et échangé de l'information tout aussi bien que pour s'être exprimeé, surtout depuis les évènements de mars 2008, a déclaré Samdup. »

L'administration du gouvernement en exil note qu'on ignore toujours où se trouvent 37 intellectuels tibétains tandis que 12 ont été relâchés à la suite de tortures si excessives qu'ils risquaient de mourir durant leur détention par les autorités chinoises.

En juin de cette année, Catherine Ashton, Haute Représentante des Affaires Etrangères de l'Union européenne, a exprimé au Parlement Européen son inquiétude quant aux croissantes restrictions d'expression des Tibétains par le gouvernement chinois.

Lady Ashton déclarait : « Lors de ces 2 dernières années, un nombre croissant d'intellectuels et de hautes figures culturelles tibétaines se sont vu imposer des poursuites judiciaires pour criminalité ou ont été emprisonnés » et ajouta : « L'Union Européenne s'inquiète des restrictions d'expression de l'identité culturelle tibétaine et de la liberté d'expression au Tibet. »

Le Festival International de Littérature de Bjronson est un événement annuel prestigieux créé en l'honneur du Prix Nobel de Littérature Bjornstjerne Bjornson.

Tashi Delek

Traduction France Tibet /GL ,le 31 août 2012 - http://tibet.fr

1er Septembre 2012

Le serment de Tibétains de protéger des montagnes sacrées de l'exploitation minière menée par des entreprises chinoises.

DHARAMSHALA, 30 aout 2012: Plusieurs jours après la mort d'un manifestant tibétain lors d'une protestation contre l'exploitation minière, des Tibétains de la région de Gade (Est du Tibet) ont mené une manifestation contre les entreprises chinoises d'exploitation d'or du site sacré de la montagne Dringye Ngo Sorma

D'après la radio basée à Washington RFA, des nomades tibétains de la région ont chassé les exploitants d'or et fait le voeux de protéger le site, réputé pour être la demeure d'une divinité locale, y compris au péril de leur vie.

"Ils ont mis le feu aux tentes des exploitants et mis en place des équipes de surveillance 24h/24 autours de la montagne située dans la canton de Gade préfecture de Golog, dans une tentative de maintenir les mineurs d'or à distance", rapporte RFA, citant des sources locales. Ces entreprises minières chinoises sont arrivées au pied de la montagne le 10 aout, alors que les autorités chinoises locales avaient demandé aux Tibétains de ne pas interférer dans les travail des exploitants miniers.
Cependant, les Tibétains de la région continuent de garder cette montagne jour et nuit contre les ordres officiels et ont fait voeux de ne pas laisser "une seule poignée" se faire extraire du sol.

Le 15 aout dernier, alors qu'un millier de Tibétains marchaient vers le site minier de Markham, protestant d'une façon globale contre les exploitations minières, jugées comme une menace environnementale. Les forces de sécurité chinoises avaient usé d'une incroyable violence et fait usage d'armes à feu, faisant un mort et arretant 6 personnes.

Le gouvernement chinois a officiellement plannifié d'intensifier les explorations de reserves minérales du Tibet.

Zhang Qingli, secrétaire du PCC au Tibet a observé une "faible exploration" quant aux "reserves abondantes de minerais au Tibet". "Nous devons accélérer l'exploration pour estimer ce que nous avons, avant de plannifier comment l'utiliser" ajoute-t-il.
En novembre dernier, le département des Territoires et Ressources du Qinghai [province chinoise à laquelle a été ratachée une partie du Tibet historique] a annoncé un plan d'investissement de 18 milliards de Yuan (2.82 milliards de dollars) dans les 5 prochaines années pour exploiter les ressources minérales du Tibet oriental. Le département estime retirer de cette opération 17.9 milliards de Yuan dans les 5 ans en exploitant les ressources en charbon, fer, or, potasse, cuivre, plomb, zinc et cobalt.

Selon les statistiques officielles chinoises le plateau tibétain a les plus larges reserves de chrome et charbon, et parmi les plus grosses reserves inexploitées de fer, or, argent, potasse, pétrole et gaz naturel.

D'après un article de Phayul

Voir le site de la campagne "Stop Mining Tibet" : http://stopminingtibet.com TIBETLIBRE.EKLABLOG.COM


1er Septembre 2012

Relais Flamme de la Vérité sera au Salon de la Culture Tibétaine à la Pagode du Bois de Vincennes.

Jeudi 30 août 2012, par Communauté Tibétaine // Agenda

Dans le cadre du Relais mondial de la Flamme de la Vérité, la Communauté Tibétaine de France et ses Amis va mettre en place une opération de collecte des signatures auprès des citoyens français et nous vous demandons de participer à cette campagne citoyenne en faveur du Tibet en faisant connaître cette initiative autour de vous.

Voici le Communiqué de Presse du Parlement tibétain en exil.

(du 6 juillet au 10 décembre 2012)

Depuis soixante ans la Chine communiste occupe le Tibet de façon brutale et Beijing n’a jamais changé sa politique intransigeante au Tibet. En conséquence, non seulement la Chine exploite les riches ressources naturelles du Tibet mais elle tue, torture, emprisonne et tourmente sans cesse les Tibétains également. Cependant, nous avons sauvegardé notre culture unique, notre tradition spirituelle et notre identité pour lutter pour la vérité.

Depuis 2008, les forces de sécurité chinoises ont réprimé de façon particulièrement sévère les Tibétains, provoquant ainsi de nombreuses morts et d’innombrables tortures.

La situation s’empire chaque jour. Par conséquent, les Tibétains s’immolent les uns après les autres pour demander une résolution pacifique de la question tibétaine, le retour de Sa Sainteté le Dalai Lama au Tibet et pour faire connaître aux Nations Unies et à la communauté internationale les aspirations du peuple tibétain et les profonds chagrins cachés au fond de leurs cœurs. Aujourd’hui le Tibet ressemble à l’enfer sur terre.

Depuis plus d’un mois , le flambeau a voyagé dans 48 régions de l’Inde couvrant une douzaine de pays. Les habitants de l’Inde et les Tibétains qui vivent dans ces endroits ont activement participé au relais et signé l’appel. Nous vous remercions à tous. Le relais se poursuit encore en Inde et nous demandons à chacun de participer quand il passera de votre région.


Pour la Journée de la démocratie tibétaine, le 2 Septembre, une deuxième étape de la Flamme de la Vérité relais débutera en Amérique du Nord, en Europe, en Asie du Sud Est, en Afrique et en Australie. Nos revendications sont les suivantes :

1. Les Nations Unies doivent discuter de la question du Tibet sur la base des résolutions qu’elles ont passées en 1959, 1961 et 1965, et faire des efforts continuels pour appliquer le contenu de ces résolutions

1. Des délégations indépendantes d’investigation doivent être envoyées immédiatement au Tibet pour enquêter sur la crise continuelle au Tibet

1. Les Nations Unies doivent endosser une responsabilité spéciale pour s’assurer que les aspirations essentielles des Tibétains à l’intérieur du Tibet soient réalisées Afin de répondre aux conditions de ces requêtes, des centaines de milliers de signatures seront rassemblées dans différents pays partout dans le monde, l’Inde inclus, que la Flamme de la Vérité aura parcouru. Le relais historique de terminera le 10 décembre avec la remise simultanée de lettres d’appel et de signatures au Siège des Nations Unies à New York, au Conseil des Nations Unies pour les Droits de l’Homme à Genève et au centre d’information des Nations Unies à New Delhi.

Le Comité du Parlement Tibétain en Exil pour le Relais “Flamme de la Vérité”le 22 août 2012 à Dharamsala

Ci-dessous est le lien direct pour signer sur l’internet cette pétition destinée aux Nations-Unis à New York :

https://docs.google.com/spreadsheet...

APACT  
 


Association Humanitaire exclusivement composée de bénévoles qui vient en aide aux réfugiés tibétains qui mènent la vie de l'exil et du dénuement dans les camps installés depuis 57 ans en INDE et au NEPAL.












 
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Association Paloise pour l'Art et la culture du Tibet archives 1986-2008


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"Mainpat 2009" le film


"Mainpat 2011" le film


"Mainpat 2013"


"Le Lion des Neiges"Film documentaire de Claude Le Gallou




PARRAINAGES DE COMMUNES EUROPEENNES AVEC DES COMMUNES TIBETAINES


Hommage à Phurbu Dolma




Beru Khyentse Rinpoche à Pau Aout 2013




Prisonniers Tibétains


Discours de Monsieur Robert BADINTER, Ancien Ministre de la Justice Lors du RASSEMBLEMENT EUROPEEN POUR LE TIBET à PARIS le 14 mars 2015.

 
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