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Rubrique Parrainage


Fête de l'APACT 2018 du 6 et 7 Octobre

PAU - TIBET "Ensemble prenons soin de la terre"

Cliquez sur les images pour consulter le programme








 

Fête du Tibet : les trésors de l’altérité

 

L’Aventure humaine

« Heureux qui comme Ulysse, a fait un beau voyage, – Ou comme celui-là qui conquit la Toison – Et puis s’en est retourné, plein d’usage et raison, – Vivre entre ses parents le reste de son âge! »
Le célèbre vers de Du Bellay, pourrait aisément illustrer le début de l’aventure qui transforma le voyage de cinq amis au Laddakh en un engagement associatif humaniste à travers lequel les bénévoles de l’APACT fondent leur action militante, depuis plus de 30 ans aujourd’hui.

Lorsqu’ils décident de partir en voyage au Laddakh, une région de l’Inde orientale communément appelée « petit Tibet » en raison de la forte population de ressortissants tibétains en exil qu’elle accueille, le groupe d’amis est loin de présager le tournant et la continuité que prendra leur aventure… Leur motivation première se fonde sur la curiosité et la découverte, celle d’une culture, d’un milieu, d’une faune aussi que l’un d’eux projette alors de comparer avec celle qui peuple nos Pyrénées. Mais comme souvent dans les récits de voyage qui nous marquent, c’est par une rencontre que le périple prend un tournant inattendu pour se transformer en véritable aventure humaine.

« Le Laddach s’ouvrait tout juste au tourisme alors, se souvient Denise Campet, l’une des voyageuses du groupe et aujourd’hui présidente de l’APACT. Si c’est la splendeur des paysages qui nous a saisi au premier abord, alliant jardins verdoyants, montagnes ocres et plaines s’étirant à perte de vue, la véritable découverte, le trésor de notre voyage furent les Tibétains eux mêmes. Bien que vivant dans le plus grand dénuement, exilés de leurs pays, dans des camps de réfugiés où leurs possessions matérielles s’avèrent des plus sommaires, ils nous accueillaient avec un indéfectible sourire, aussi radieux et rayonnants que leurs montagnes, empreints d’une sincérité et d’une chaleur humaine palpables. Ils ne semblaient pas malheureux, c’est même tout le contraire et partageaient volontiers avec nous le peu qu’ils possédaient mais aussi et surtout leur culture, leur art de vivre, leur regard sur le monde, leur philosophie de vie… C’est bien là leur plus grande richesse, leur plus précieux trésor et c’est ça que nous essayons de défendre et donner à voir aujourd’hui au sein de l’APACT et avec la fête du Tibet : un patrimoine, une histoire, un peuple aux richesses culturelles et spirituelles inouïes ».

« Résister par ce que l’on est »

Plusieurs voyages au Laddach suivront cette première incursion au cœur des camps de réfugiés tibétains. Les cinq amis, résolument marqués par leurs rencontres, se posent alors la question de la réciprocité de leurs échanges. « Nous avions tellement reçu de ces rencontres, leur hospitalité, leur prévenance, leur réelle générosité, mais qu’avions nous offert en retour ? Comment leur témoigner de notre gratitude ? C’est la question que nous nous sommes tous posés et qui fonda par la suite l’action de l’APACT ».

 « Il faut comprendre la situation et la profonde violence dont sont victimes les tibétains, explique Denise. C’est toujours un déchirement de vivre en exil, d’abandonner son pays, de quitter ceux que l’on aime. Depuis les années 50, c’est l’ensemble du Tibet, de sa spiritualité, de sa culture même qui est menacée d’extinction par le gouvernement chinois. La religion tibétaine est carrément proscrite aujourd’hui au Tibet, tout comme sa langue qu’il est tout simplement interdit de parler, sous peine d’aller en prison à l’instar de Tashi Wangchuk, un tibétain militant pour la cause de son pays et qui est aujourd’hui emprisonné pour avoir défendu le droit de parler sa langue maternelle dans les tribunaux chinois, alors même qu’il suivait les procédures légales du pays. C’est d’une violence inouïe que d’interdire à tout un peuple d’être ce qu’il est, de renier son histoire, sa langue, sa religion, son âme en somme, comme en témoignent les nombreux tibétains qui, désespérés, s’immolent par le feu pour lancer un cri d’alerte au monde ».

Après avoir organisé plusieurs colloques et autres rencontres donnant à voir la culture tibétaine à travers des focus sur les camps de réfugiés au Laddakh, les membres du premier voyage rejoints par d’autres bénévoles sensibles à la cause tibétaine fondent l’APACT, en 1985. Comme son nom l’indique, cette association entièrement constituée de bénévoles a pour premier objet de donner à voir l’art et la culture du Tibet, à travers des rencontres, expositions, diffusions de films, conférences, tables rondes pour lutter contre la politique d’acculturation extrême qu’impose la Chine au Tibet. Pour un Tibétain, le choix est cornélien : rester au pays maternel et subir de plein fouet les exactions et l’omerta imposées par cette politique dictatoriale, avec tout ce que cela comporte de souffrances, ou alors s’exiler, quitter leur patrie afin de rejoindre des camps réfugiés où il reste possible d’être ce qu’ils sont, des Tibétains, avec une langue, une culture, une religion, une philosophie, une spiritualité. Dans les deux cas cependant, les conditions de vie restent matériellement très difficiles et c’est dans le dénuement que la plupart des tibétains vivent aujourd’hui.

La seconde mission de l’APACT, toute aussi importante, consiste en une aide matérielle ciblée aux camps de réfugiés tibétains. « Nous pensions tout naturellement diriger notre aide vers les camps de Laddakh, mais après plusieurs rencontres, dont l’une avec SE Beru Khyentse Rinpoche, un grand moine tibétain, c’est finalement vers la région de Mainpat dans l’état du Madhya Pradesh que nous avons reporté cette action. Une autre association parisienne aidait déjà les camps du Laddakh, à l’inverse des tibétains réfugiés au Mainpat qui ne bénéficiaient d’aucun secours. Mainpat est une zone tribale coupée du monde, protégée par les montagnes, en marge du monde occidental. Le camp regroupe 7 villages tibétains et compte quelques 2000 réfugiés. Très peu connu du reste du monde notamment en raison de sa position géographique, loin de tout axe touristique, ce camp était dans un grand état de pauvreté. Il faisait largement sens d’y établir notre action.

 

Une aide réfléchie

L’aide matérielle apportée par l’association suit une logique cohérente, née d’une analyse méticuleuse de la situation et des enjeux politiques, économiques, géographiques et environnementaux des camps de Mainpat. « Au-delà de l’aide d’urgence, l’idée est de permettre aux réfugiés tibétains d’atteindre une forme d’indépendance et d’auto-suffisance pour, à terme, subvenir eux-mêmes à leurs besoins et défendre leur culture. Les premiers travaux menés permirent d’assainir une source et de construire une pompe à eau, pour donner accès à cette ressource vitale à l’un des camps et lui permettre de développer son agriculture, ce qui fut renforcé par l’achat d’un tracteur et avec lui une première avancée vers l’autarcie alimentaire. Parallèlement à cette action, la construction d’infrastructures scolaires et notre système de parrainage permit d’offrir aux Tibétains de Mainpat des moyens de subsister et d’étudier, la plus efficace des « armes » pour défendre sa culture et forger son devenir.

Le système de parrainage n’est pas de l’assistanat, mais une opportunité offerte aux tibétains de s’épanouir, d’accéder aux études et de défendre leur culture. Il concerne exclusivement les non actifs, étudiants et retraités c’est-à-dire les plus démunis. Ceux qui ne sont plus en âge de travailler représentent la mémoire du peuple et il est essentiel de la protéger, ce à quoi la construction d’hospices et maisons de retraite a en partie répondu. Les jeunes étudiants représentent l’avenir et leur offrir l’accès aux études et à l’épanouissement personnel reste le moyen le plus efficace de répondre à l’ensemble de nos objectifs »

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les résultats de ce programme de parrainage sont porteurs d’espoirs et forcent l’admiration. « Au début de notre intervention, les élèves les plus diplômés ne dépassaient pas le niveau de 4ème ; aujourd’hui c’est plus d’une centaine d’étudiants qui évoluent en licence, master et même doctorat. La fête du Tibet comportera un diaporama montrant le voyage que nous avons organisé à Mainpat avec 23 de nos parrains afin qu’ils rencontrent les Tibétains qu’ils ont aidés et constatent par eux-mêmes les résultats de leur intervention.

Autre cheval de bataille de l’APACT, qui fera d’ailleurs l’objet d’une attention particulière lors de la fête du Tibet cette année : le développement d’une agriculture responsable et organique.

L’agriculture constitue aujourd’hui un enjeu tout à fait crucial au Mainpat et en Inde en général et ce d’un double point de vue, environnemental et économique. Le Tibet regorge de mines de lithium (utilisé dans les composants électroniques des ordinateurs ou des téléphones par exemple) dont l’exploitation est extrêmement polluante et dommageable à court et long terme sur l’écologie locale. Les cultures à proximité sont tout simplement détruites ce qui est une véritable catastrophe écologique et économique pour les populations avoisinantes… C’est pourquoi nous formons les habitants de Mainpat à une agriculture biologique, organique et saine ».

Au-delà des considérations écologiques, c’est aussi une façon pour l’association de s’assurer de la pérennité de l’agriculture mise en place. La permaculture respecte la terre et entretient ses ressources durablement, à l’inverse de ce qui peut se faire ailleurs en Inde, où l’on ne compte plus les cas de suicide d’agriculteurs dont les cultures sont détruites par l’usage intensif de pesticides ou qui, avec la politique de Monsanto (c’est un exemple), ne peuvent même plus utiliser les graines de leurs récoltes, rendues stériles par l’entreprise afin de pourvoir les revendre d’une année sur l’autre.

« Là où c’est une grande victoire, c’est que ce modèle d’agriculture mis en place à Mainpat rayonne largement au-delà de ses frontières. Beaucoup de paysans Indiens, notamment ceux des régions plus au sud s’intéressent de près à la permaculture et à ses nombreux avantages. Avec une action, nous répondons ainsi à de multiples objectifs : une indépendance économique et alimentaire, une pérennité écologique mais aussi un « rayonnement » culturel des tibétains de Mainpat dont le savoir-faire agricole se diffuse et avec lui une partie de leur culture. »

 

La fête du Tibet, une histoire de rencontres

La fête du Tibet est ouverte à tout le monde. Elle a pour objet de rassembler les gens autour de la culture du Tibet qu’elle donne à voir dans toutes ses composantes, culturelle, spirituelle, artistique et politique. Elle permet en outre de rendre compte, via des témoignages, des diaporamas et des rencontres, des fruits de l’action de l’APACT dans la région de Mainpat.

Plusieurs temps forts sont ainsi proposés. L’ouverture de l’évènement reprend une tradition tibétaine. Après un discours inaugural, on jette en l’air une poignée de farine en accompagnant ce geste d’une prière en tibétain : « les démons sont vaincus, les dieux sont vainqueurs », une façon très immersive d’impliquer le public présent mais aussi de rassembler. « Je pense que c’est ce lien social qui fait parfois cruellement défaut en France alors qu’il est pourtant essentiel au bien être de chacun. C’est aussi le sens de cette fête du Tibet que de réunir les gens, de créer des ponts entre les cultures mais aussi entre les personnes tout simplement. Je me souviens d’une année où cinq Syriennes de passage s’étaient arrêtées, curieuses de ce qui leur était montré. Elles posaient beaucoup de questions et étaient reparties enrichies de la culture qu’elles avaient en grande partie découverte mais aussi des rencontres qu’elles avaient faites. C’est pour cela que ça fait particulièrement sens de voir cet évènement se dérouler au Laü, une maison qui se fonde sur ce principe aussi banal qu’essentiel à tous : le faire ensemble. »

Plusieurs temps seront proposés lors de ce week-end tibétain au Laü, avec notamment en ouverture la diffusion de films suivie d’une conférence animée par Marie Holzman, une sinologue parlant le mandarin. « Une façon de sortir du manichéisme stérile – le gentil Tibet contre la méchante Chine- qui ne mène à rien en terme de perspectives à construire » s’amuse Denise. Le samedi soir fera honneur à l’Inde, pays d’accueil des réfugiés, avec un spectacle de danse indienne et un repas reprenant la gastronomie du pays.

Tout au long du Week-end, le public pourra aussi assister à l’élaboration d’un « Mandala », réalisé par un moine tibétain. Il s’agit d’un dessin réalisé avec du sable et dont l’élaboration demande beaucoup de patiente et de minutie. La tradition veut qu’on le détruise une fois fini, ce qui marque aussi la fin de la fête du Tibet. « C’est un métaphore de l’aspect éphémère de toute chose et du cycle de la vie, constitué d’une alternance de vie et de mort » explique Denise.

La fête du Tibet : quand l’autre nous relie

« Le bout du chemin ne se voit qu’à la fin » écrit le célèbre voyageur et écrivain Hérodote à qui l’on attribue la paternité de l’Histoire. Dans son Enquête, œuvre de toute une vie, il parcourt et arpente l’ensemble de l’Oikoumène, le monde connu à la recherche du sens de l’Histoire et de ce qui mérite d’être retenu. A l’inverse d’Homère et des mentalités grecques qui font de la guerre le seul sujet digne d’être narré et retenu par l’Histoire, Hérodote propose à ses lecteurs de quitter leurs représentations communes pour s’ouvrir aux autres, c’est-à-dire de découvrir et s’émerveiller des « trésors de l’altérité » que sont les cultures, coutumes, arts de vivre, histoires, religions, philosophies autres que la sienne… Là résident les trésors du monde, les « toisons d’or » qu’il offre à son lecteur, pour peu qu’il accepte d’être curieux et de s’en émerveiller…

C’est précisément l’un de ces trésors que vous offre la Fête du Tibet. Toujours dans l’Enquête d’Hérodote, les peuples résistent à des conquérants qui veulent les assimiler dans leurs empires en niant leur culture et leur Histoire. Diffuser la culture du Tibet, rencontrer les tibétains, célébrer le plaisir de la rencontre et du partage, c’est encore la meilleure façon de résister au regard conquérant nous disent Hérodote et l’APACT mais aussi de profiter des « trésors de l’altérité » qu’offre le monde à qui sait cueillir ses fruits.

Tous les bénéfices engendrés par l’APACT lors de l’évènement sont bien sûr entièrement réinvestis dans leurs projets, parfaitement fléchés et transparents. Plus de 500 membres contribuent aujourd’hui à la pérennité de leur action à Mainpat. Que vous soyez simplement curieux de la culture tibétaine ancestrale ou que vous ayez envie de vivre des rencontres qui vous marqueront à n’en pas douter, le Laü vous invite chaleureusement à venir enrichir ce moment de votre présence.

A bientôt au Laü… et au Tibet ? 

Article de Julien


http://www.mjcdulau.fr/


 

Succès de la fête du Tibet à Pau : des fonds récoltés pour aider les réfugiés


 

La république des Pyrénées publié le 8 octobre 2018 à 20h01.

Malgré la pluie de dimanche, la Fête du Tibet a tenu toutes ses promesses et les soutiens étaient au rendez-vous, samedi et dimanche, à la MJC du Laü. 

Pour l'Association Paloise pour l'Art et la Culture du Tibet (APACT) et sa présidente, Denise Campet, les bénéfices récoltés (environ 5000 euros) serviront à soutenir nos projets dans le camp de réfugiés tibétains de Mainpat( Inde). Nous pourrons ainsi soutenir la cantine scolaire, mais aussi apporter un mieux vivre à l'hospice des vieillards, ainsi que le financement de quelques projets en agriculture biologique."

Depuis sa création il y a 33 ans, l'association paloise apporte son soutien à ce camp de réfugiés qui accueille 1200 personnes, réparties en sept villages sur un peu plus de 25 km2. Les temps forts de cette nouvelle fête du Tibet ont mobilisé beaucoup de monde.

Ce fut notamment le cas samedi, après l'inauguration traditionnelle, avec les films et la conférence sur les droits de l'Homme au Tibet, ou encore durant la soirée avec le repas indien et le spectacle de la compagnie Mozaïka. Autre satisfaction : l'association a enregistré de nouveaux adhérents et parrainages.


Danses indienne avec le groupe Mozaïka











Réalisation du Mandala de protection et la cérémonie de dissolution











Cliquez sur ce lien pour la suite des photos https://apact64.wixsite.com/apact

Résultat de la Tombola




29 et 30 Septembre 2018

Namtso, visages du Tibet


Urgence parrainages 8 Novembre 2018


A partir du mois de mars 2018 les frais de scolarité des élèves de TCV sont passés de 42 à 45€ ou de 45 à 55€/mois (TCV Selakui)

Liste des parrainages très urgents (mise à jour le 13/10/2018)

Bébé en vert
Elèves de la maternelle à la terminale en rouge
Elèves de TCV en orange                                                                                                   
Etudiants en bleu
Personne âgée et Nonne en noir

Cliquez sur les tableaux pour les agrandir






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Pour toute demande de renseignements ou pour indiquer votre choix cliquez sur une des 2 adresses mails suivantes

Contact: info@apactpau.fr -  apactpau@free.fr - 

Téléphone: (+33) 05 59 32 70 79  ou 06 81 13 97 90
                                                                                                    
Adresse: APACT Pau                              Permanence:   Maison de la Montagne             
                2 rue Louis Barthou                                          Cité des Pyrénées, 2ème étage
                64140 BILLERE                                               29 bis rue Berlioz
                FRANCE                                                           PAU
                                                                                           
Mardi de 15h30 à 19 h

 Siège Social: MJC du Laü, 81 Avenue du Loup - PAU


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Actualités

8 Novembre 2018

NGABA ( TIBET ) : Immolation d’ un jeune Tibétain, Dhorlo …

Dernière minute :

Un jeune Tibétain, du nom de Dhorbo, se serait immolé, ce 4 novembre 2018, dans la ville rebelle de Ngaba en Amdo, située dans l’Est du Tibet.

Il aurait lancé plusieurs slogans appelant à la longue vie du Dalaï Lama, leader exilé des Tibétains, ainsi que pour son retour au Tibet tandis qu’il succombait.


8 Novembre 2018

Larung Gar : festival bouddhiste interdit pour la 3ème année de suite

Interdiction pour les résidents de Larung Gar de célébrer le Festival bouddhiste.

Larung Gar est considéré comme la plus vaste institution du bouddhisme tibétain dans le monde.

Chaque année depuis 2016, les autorités chinoises interdisent aux résidents de l’Institut bouddhiste de Larung Gar de se rassembler pour la célébration du Detchen Shingdrup, un des plus importants festivals bouddhistes.

Larung Gar est situé dans la région de Serthar à l’est du Tibet. Il a été l’objet de la répression chinoise ces dernières années : programme de démolition et de déplacements forcés, au cours desquels des milliers de résidents ont été contraints de partir. C’est la troisième année de suite que les célébrations du Detchen Shingdrup sont interdites.

La notification officielle a été signifiée le 16 octobre par le Comité directeur du Monastère de Larung Gar, le Comité officiel de l’Institut bouddhiste de Serthar et le Bureau des Affaires religieuses et ethniques de la Région du Serthar. Une traduction a été réalisée par notre partenaire Tibet Watch. La notification statuait que le festival ne se déroulerait pas au monastère. Les moines qui vivent dans le monastère ont reçu l’autorisation de chanter pendant cette période. Toutefois  » les moines et les autres pratiquants religieux d’autres monastères sont interdits de visite à Larung Gar « .

Les maisons de Larung Gar

Detchen Shingdrup se déroule le vingt-deuxième jour de la neuvième lune chaque année. Il dure huit jours et commémore le jour où, selon les textes bouddhistes, Bouddha est descendu du paradis sur la terre.

Les années précédentes, les autorités avaient interdit les rassemblements pour célébrer le festival, invoquant des raisons de sécurité à cause de la surpopulation et des travaux de construction. Les résidents auraient, selon nos sources, prié dans leur chambre.

Cependant, les touristes chinois ont été autorisés à visiter le site toute l’année.

La notification des autorités locales du 16 octobre 2018

Plus de 4 800 moines, nonnes et étudiants ont été forcés de quitter Larung Gar entre juillet 2016 et le milieu de l’année 2017. Ces mesures faisaient partie d’un plan des autorités locales et du gouvernement central de Chine pour réduire drastiquement le nombre de résidents. 4 700 logements ont été détruits durant cette période.

Beaucoup de résidents ont été forcés de partir et de signer des documents promettant qu’ils ne retourneraient pas à Larung Gar.

Des grilles de sécurité ont été depuis installées et les résidents qui restent ont l’obligation de passer à travers des détecteurs de métaux  et de faire viser leur carte de résidence. Les autorités ont tenté de réduire la diffusion des informations depuis Larung Gar, en conséquence Free Tibet a dû recourir à des images-satellite du site avant et après les démolitions de 2016 et 2017. Les images montraient que les logements avaient été démolis pour élargir les routes et créer de nouvelles voies d’accès, alors que l’on pouvait observer  hôtels et parkings autour du site.

Au vu des images, on peut penser que la principale raison des démolitions, des déplacements de populations, des restrictions, a été motivée par la nécessité de faciliter l’accès à Larung Gar pour les touristes, aux frais des moines et des nonnes résidents.


28 Octobre 2018

CHOJE ( TIBET) : Sur un chantier d’ installation de panneaux solaires, des Tibétains agressés par des ouvriers chinois

Notons, que cette fois, la police chinoise arrête uniquement d’autres Chinois

Des ouvriers chinois  en charge de l’installation de panneaux solaires ont attaqué un groupe de Tibétains manifestant contre des intrusions sur leurs terres de pâturage. Un véhicule a avancé sur un Tibétain qui a pu s’accrocher au capot, le laissant blessé quelques mètres plus loin.

L’attaque a eu lieu le 11 octobre [ 2018 ], dans le village de Choeje du comté de Chabcha (Gonghe en chinois), au Qinghai.
« Les entrepreneurs chinois devaient transporter de lourdes machines à travers les pâturages tibétains pour rejoindre le site de Choeten Thang, les autochtones tibétains demandaient une compensation financière ou un  accord signé, selon une source anonyme. »

«  Quand les chinois refusèrent, la rixe commença. »

Dans une vidéo relatant ces heurts envoyée à RFA, on peut voir un  Tibétain qui, tentant d’arrêter les travaux en signe de protestation, se retrouve plaqué contre le pick-up d’un travailleur, s’accroche au capot tandis que le véhicule accélère.

Plus tard, un ouvrier chinois approche l’homme étendu inconscient et lui assène un coup de pied dans la tête tandis que d’autres ouvriers passaient à tabac les Tibétains qui voulaient secourir le blessé.

« Quand un plus grand nombre  de Tibétains s’ est approché pour s’opposer, la police chinoise est arrivée sur les lieux. Les travaux sont pour le moment suspendus. »

Une seconde source ajoute que deux Tibétains ont été blessés et que plusieurs ouvriers chinois ont été  embarqués en garde-à-vue par la police chinoise.

« Nous n’avons pas de nouvelles de ces derniers. »

Les projets de développement chinois dans les zones tibétaines ont souvent mené à une opposition de la part des Tibétains qui accusent les entreprises chinoises et les autorités locales de ne pas saisir les terres dans les règles et de ne pas respecter la vie locale..

Beaucoup d’oppositions mènent à une répression violente, l’incarcération des organisateurs et une intense pression sur les habitants pour les obliger à accepter les projets du gouvernement.

Reportage Lhuboom pour RFA’s Tibetan Service


28 Octobre 2018

Les véhicules non-respectueux de l'environnement bannis du camp de base de l’Everest

A partir de 2019, les véhicules de transport touristique non-respectueux de l'environnement seront bannis du camp de base du mont Everest (appelé Qomolangma en chinois), dans le cadre d'une campagne environnementale menée par le gouvernement d'un comté tibétain.

Les habitants locaux vivant au-dessous du seuil de pauvreté seront employés en tant que guides touristiques et chauffeurs de nouveaux buggys électriques, a rapporté samedi le journal China Tibet Online, citant le gouvernement du comté de Tingri, de la préfecture de Shigatsé, dans la région autonome du Tibet (sud-ouest de la Chine).

« Cela contribuera à réduire la pollution dans la région et à augmenter les revenus des habitants », a déclaré Wangqiong, chef adjoint du comté de Tingri.

« Cette zone a un environnement fragile et ses conditions naturelles ont des capacités de traitement des ordures et des eaux usées limitées. Elle doit donc être gérée avec beaucoup de soin ».

Plus de 100 000 personnes, dont 40 000 alpinistes et randonneurs, ont visité le camp de base de l'Everest et ses environs en 2017, a rapporté l'agence de presse Xinhua en mars.

Quelque 2,26 tonnes de selles humaines, une tonne d’équipements d’alpinisme et 5,24 tonnes de déchets ménagers ont été retirées du plus haut sommet du monde depuis avril.

Près de 8 tonnes supplémentaires de déchets ont été ramassées entre 5200 et 6500 mètres d'altitude.

Une entreprise de nettoyage professionnelle a été embauchée pour entretenir la zone et chaque visiteur recevra des sacs poubelles pour promouvoir le nettoyage, a fait savoir Wangqiong au site d’informations.

Des buggys électriques sont utilisées dans plusieurs endroits pittoresques de la Chine pour réduire les émissions, a indiqué dimanche au Global Times Zhang Shangzheng, doyen du département de gestion du tourisme de l'université d'Anhui.

« Si le gouvernement local choisit de charger des batteries pour résoudre le problème d'alimentation, elles devront être soigneusement installées à des endroits qui n'influencent pas l'eau et n'endommagent pas le magnifique paysage », a-t-il déclaré.


28 Octobre 2018

Prisons chinoises : la torture aura eu raison de Shonu Palden, 41 ans, prisonnier politique décédé fin septembre

Shonu Palden alité suite à ses blessures causées par la torture. Photo/TCHRD

Dharamsala: L’ancien prisonnier politique, Shonu Palden, 41 ans, est mort le 30 septembre 2018, après s’être battu contre une longue maladie contractée, suite à des tortures subies en détention.

Shonu Palden s’est fait arrêté le 18 juin 2012 pour avoir participer aux protestations de 2008. Il a été incarcéré deux mois, sans  contact avec l’extérieur dans le centre de détention du Comté de Machu, préfecture de Kanlho (Gannan en chinois) dans la province de Gansu, traditionnellement le territoire Amdo du Tibet. Condamné à deux ans et 9 mois de prison pour avoir mener les manifestations dans le comté de Machu, il fut  libéré avant la fin de sa peine le 24 juillet 2013 avec de multiples problèmes de santé.

Ses problèmes de santé faisaient suite aux blessures causées par la torture subie lors de ses deux premiers mois de détention. Il ne pouvait pas joindre et informer qui que ce soit pendant cette période. Les personnes ainsi détenues n’ont accès ni à un avocat, ni à un médecin et subissent souvent des interrogatoires musclés accompagnés de séances de torture.

Shonu Palden est resté plus deux mois incarcéré dans ces conditions, soumis à de terribles tortures qui ont provoquées de graves blessures non soignées sur le moment. A sa libération, Shonu Palden subit deux importantes opérations et dû resté longtemps alité. Le traitement médical délivré sur le tard ne put que soulager quelque peu sa douleur, mais … Shonu Palden a été déclaré décédé le 30 septembre 2018. Il avait 41 ans.

Shonu Palden laisse derrière lui sa femme, ses deux filles Namgyal Dolma, 10 ans, Tashi Dolma, 5 ans et son fils Tenzin Kunkyab, 8 ans.


12 Octobre 2018

PEKIN : Tenzin Nyima, est le deuxième Tibétain à remporter le Prix «Sing ! Chine», l’émission de téléréalité, saison 3, chantée en Chine

  Suite de l'article sur TIBET.FR

8 Octobre 2018

L'administration Tibétaine en exil a décidé que le thème de cette année serait celui du remerciement. Nous avons donc composé cette chanson afin d'exprimer notre reconnaissance envers le gouvernement et le peuple français pour son soutien à la cause tibétaine.




Cliquez sur la photo pour voir le clip.


8 Octobre 2018

PAU / APACT : «Ensemble prenons soin de la Terre» thématique de la 32ème fête tibétaine, ce week-end, à la MJC de Laü…

« Nous voulons attirer l’attention sur les problèmes environnementaux, particulièrement catastrophiques au Tibet : eau, exploitation des ressources… C’est grave pour la Chine, l’Asie du Sud-Est et la planète entière », explique Denise Campet.
image : La fête du Tibet, lors de l’inauguration traditionnelle, en 2017.

L’association Apact (association paloise pour l’art et la culture du Tibet) a vu le jour il y a 33 ans. Traditionnellement, elle organise chaque année, la fête du Tibet, le premier week-end d’octobre. « Cette date de célébration est immuable, car nous commémorons ainsi la date de l’envahissement du Tibet par les Chinois, le 7 octobre 1950 », précise Denise Campet, présidente de l’Apact.

En mars dernier, la présidente a, une nouvelle fois, rencontré le Dalaï Lama, en Inde. Il l’a chargée de poursuivre sa mission d’information sur la situation politique et sociale au Tibet. De nombreuses animations sont au programme à la MJC du Laü, samedi et dimanche, pour célébrer l’événement.

Un programme varié

Lancement, samedi à 14h30, avec une inauguration traditionnelle ; à 15h30 : projections des films « Brahmapoutre » et « Le Yack », puis conférence « Tibet en danger et menaces sur l’Asie du Sud-Est », par Marie Holzman, sinologue et en présence d’un réfugié Tibétain ; à 18 heures : atelier méditation guidée ; 20h30 : repas-spectacle soirée bollywood, avec la troupe Mozaïka.

Dimanche, la journée démarrera doucement, à 10h30, par une introduction à la méditation et pratique, puis à 12h30, un buffet avec diffusion d’un diaporama, à 15 heures, le diaporama « Mainpat », la réussite de quatre générations et à 17 heures, destruction du mandala.

► MJC du Laü, 81 avenue du Loup. Infos au 06 81 13 97 90


8  Octobre 2018

DANGER AU TIBET : « L’ altitude vous dis-je ».. ! ou comment l’ Ambassadeur de Chine aux Etats Unis cultive l’art de se payer la tête des universitaires et étudiants..

Il est de plus en plus difficile, pour les universitaires et les journalistes, de se rendre au Tibet ou dans la région autonome musulmane du nord du pays.

image : Cui Tiankai, ambassadeur chinois aux États-Unis, à Washington D.C., le 24 juin 2015 | Chris Kleponis / AFP

La Chine est «ouverte aux étudiants américains, aux professeurs, journalistes et universitaires. Bien sûr, dans certains endroits comme le Tibet, à cause de la très haute altitude et du climat, cela pourrait être très difficile», a-t-il déclaré au journaliste Steve Inskeep. Circonspect, celui-ci a demandé plus d’explications, estimant que «les journalistes et chercheurs américains sont capables de s’en accommoder», étant donné qu’«aux États-Unis aussi, il y a des endroits en altitude».

Mais pour l’ambassadeur, «tout le monde ne peut pas s’habituer rapidement à un tel climat et de telles conditions naturelles. Même les Chinois. […] Nous devons aussi protéger l’environnement local. Nous devons avoir des limites sur le nombre de personnes qui visitent chaque année*».

Repéré par Nina Pareja —  — mis à jour le 5 octobre 2018 à 12h57

* Touristes en Chine 


8 Octobre 2018

Eviction forcée de neuf villages tibétains

Pour faire place à l’exploitation minière, les autorités chinoises ont ordonné le déplacement des villageois tibétains de leurs terres riches en ressources naturelles.

D’après une source locale et anonyme, neuf villages sont concernés par ce déplacement de population dans la préfecture de Chamdo (Changdu en chinois) dans le comté de Ganjo (Gongjue) qui devra être achevé d’ici la fin de l’année. Gonjo est dans la région autonome du Tibet, à l’extrême est, en frontière avec le Sichuan.

« Les noms des villages sont Chaka, Pallo, Yasha, Deb le haut, Deb le bas, Chulsum et Garnyi. » Les villageois seront replacés à Meldro Gongkar et Toelung dans la préfecture de Lhassa et à Loka, plus à l’ouest.

« Les villageois tibétains pensent que les autorités locales chinoises de Gonjo veulent construire une centrale électrique et ont des projets miniers, c’est pourquoi ils sont expulsés de leurs terres ancestrales, » ajouta la source.

« Certains Tibétains de Gonjo vendent leur bétail ou amènent leurs bêtes à la boucherie pour préparation leur migration forcée. »

Gonjo est connu pour sa richesse en ressources naturelles, dont le cordyceps, le fameux ver-champignon prisé pour ses vertus médicinales.

D’après le recensement de 2012, Gonjo représente 40 000 habitants mais le nombre de personnes concernées par le déplacement n’a pas été précisé..

« Selon les conditions du déplacement ordonné par la Chine, les villageois pourront cueillir le cordyceps pendant les vingt prochaines années. »

Ce déplacement forcé de population est le dernier d’une série d’habitants expulsés de Gonjo et d’autres régions, avec plusieurs villageois relocalisés à Nyingtri dans la préfecture de Kongpo.

En mai 2015, les autorités chinoises ont réprimé des villageois tibétains qui protestaient contre des projets miniers sur la montagne sacrée de Gonjo, laissant des blessés graves et ayant arrêté un nombre inconnu de personnes.

La reprise de la construction de la route devant mener à la montagne de Mini a eu lieu le 2 avril, après le dressage d’un barrage en 2017 des locaux pour s’opposer au projet chinois.

Les zones tibétaines sont devenues une importante source de minéraux pour la croissance chinoise et les projets miniers ont souvent conduit à l’opposition des Tibétains qui accusent les entreprises chinoises de polluer l’environnement et de violer des sites sacrés.

Reported by Dawa Dolma for RFA’s Tibetan Service. Translated by Dorjee Damdul. Written in English by Richard Finney.

A map showing the location of Gonjo county in Tibet’s Chamdo prefecture.


8 Octobre 2018

WASHINGTON / PEKIN  : le Congrès propose une loi de réciprocité de voyage au Tibet

La Chambre du Comité Judiciaire, le 25 juillet 2018 traitant de la loi de réciprocité d’accès au Tibet

La Chambre des Représentants des Etats-Unis a écrit mardi une proposition de loi qui refusera l’entrée sur le territoire américain aux fonctionnaires chinois qui interdisent les citoyens américains de visiter la région autonome du Tibet, décision prise suite à l’insistance des Tibétains américains auprès du Congrès.

La loi de réciprocité d’accès au Tibet a pour but pour cette région sous répression et isolée, de permettre l’ accès aux diplomates états-uniens, aux travailleurs des ONG, aux journalistes enquêtant sur le mépris des droits humains et à  toute autre personne à laquelle les autorités chinoises interdisent de voyager librement.

« Aujourd’hui est un grand jour pour les droits de l’Homme, » annonce Jim McGovern,

Gouverneur et membre de la Commission des Droits de l’Homme ;Tom Lantos, ajoutant : «  Si la Chine veut que ses citoyens et ses représentants voyagent librement aux Etats-Unis, les Américains, y compris les Tibétains américains, devront alors pouvoir voyager librement en Chine, même au Tibet, et ce dès maintenant. »

Il y a environ 70 ans, le Tibet, pays auparavant indépendant, était envahi et intégré dans la Chine tandis que les forces militaires poussaient le Dalaï Lama et 80 000 Tibétains à s’exiler en Inde. Les autorités chinoises maintiennent toujours un contrôle très sévère sur cette région, réprimant les activités politiques des Tibétains ainsi que leurs liberté d’expression en tant qu’ethnie avec une religion propre, et en soumettant les Tibétains à la persécution, aux tortures,  aux incarcérations et aux exécutions extra-judiciaires.

 Ileana Ros-Lehtinen, membre du Congrès, déclare que ce projet de loi est important en tant que moyen de soutien des Tibétains mais aussi pour répondre à « l’hostilité » chinoise envers les Etats-Unis.

« La tactique chinoise d’intimidation de la politique états-unienne à propos du Tibet m’inquiète de plus en plus. Avec cette proposition de loi, nous envoyons un message clair : nous ne laisserons pas sans réponse le traitement immoral, injuste et déstabilisant des Tibétains [infligé] par Pékin, » déclarait -elle lors de sa prise de parole. « Dans le cadre de leur relation avec Pékin, les Etats-Unis doivent rendre prioritaire la situation du Tibet , et je suis vraiment satisfaite que cet important projet de loi aille cette direction, » ajouta-t-elle

Nancy Pelosi, représentante de la  Maison de la Démocratie, a soutenu mercredi ce projet de loi au sein du Congrès.

« Nous sommes très fiers, c’est une importante marche en avant pour le futur de la liberté, de la dignité et de la prospérité du peuple tibétain, » déclarait-elle

Mardi, l’association International Campaign for Tibet (ICT), basée à Washington, faisait remarquer dans un communiqué que les Américains peuvent seulement voyager dans les zones contrôlées par les autorités chinoises tandis que les citoyens chinois sont libres de voyager partout aux Etats-Unis.

« La validation de la loi de réciprocité d’accès au Tibet est un indicateur de l’attention que le Congrès porte au traitement du Peuple   du Tibet [infligé] par la Chine, » nota Matteo Meccaci, président d’ICT.

« C’est un message fort des Etats-Unis qui met la pression sur le Gouvernement chinois afin qu’il ouvre les frontières du Tibet au monde et montre que sa propagande ne fonctionne pas, » ajouta-t-il.

Le sénateur Marco Rubio, co-sponsor de la version sénatoriale de la proposition de loi, a tweetté mercredi que le sénateur Tammy Baldwin et lui même « travaillaient dur afin que cette loi arrive sur le bureau de Donald Trump d’ici la fin de l’année. »


 

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Association Humanitaire exclusivement composée de bénévoles qui vient en aide aux réfugiés tibétains qui mènent la vie de l'exil et du dénuement dans les camps installés depuis 57 ans en INDE et au NEPAL.












 
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Discours de Monsieur Robert BADINTER, Ancien Ministre de la Justice Lors du RASSEMBLEMENT EUROPEEN POUR LE TIBET à PARIS le 14 mars 2015.

 
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