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Prisonniers Tibétains

Prisonniers Tibétains


 

Washul Dotruk

Washul Dotruk, 51 ans, habitait le township de Dungda, Comté de Pema (ch : Banma), Préfecture de Golog (Guolo), Province du Qinghai.
Il a été arrêté pour s’être impliqué le 3 décembre 2012 dans l’immolation du moine Lobsang Gendun en tentant d’empêcher la police de s’emparer du corps de son ami.
Plus tard, avec d’autres Tibétains, il a emmené le corps de Lobsang Gendun au monastère de Pema pour que les rituels funéraires soient faits.
Il a été arrêté par la police deux jours après cette immolation, puis, à une date inconnue, condamné à 10 ans de prison par un tribunal de Huzhou, situé près de la capitale provinciale Zilling (Xining).
Précédemment, en 2008, Washul Dotruk avait été détenu pendant plusieurs mois pour avoir « mené des manifestations tibétaines contre les autorités chinoises », déplacé de prison en prison jusqu’à Golog avant d’être libéré.
Le père de Washul Dotruk s’appelle Trabum, il est âgé de 84 ans et sa mère, Shigemu, aurait plus de 80 ans. En août 2015, des informations sont parvenues faisant état de sa mauvaise santé.
Les visites de ses parents, maintenant très âgés, ne sont pas autorisées. Précédemment, ceux-ci n’ont obtenu qu’une seule visite, il y a quelques années.
Un de ses proches a pu lui rendre visite au début de cette année. Washul Dotruk était très faible et souffrait d’une blessure à la jambe faite lors de sa détention.

 


Tsultrim Kalsang



 
Tsultrim Kalsang (ch : Chuchen Gesang, 楚臣格桑), âgé de 25 ans au moment de son arrestation, appartient au monastère de Nyatso Zilkar situé dans le Comté de Tridu (ch: Chenduo), Préfecture de Kyegudo (ch: Yushu), Province du Qinghai, région tibétaine du Kham.
Il a été arrêté le 1er septembre 2012 avec 4 autres moines au cours d’une descente des forces de sécurité dans son monastère. Lors de ce raid, de nombreux moines furent battus et des biens personnels appartenant aux moines confisqués.

Contexte : le 8 février 2012, des milliers de personnes de la région de Tridu ont manifesté pacifiquement, portant des banderoles demandant le retour d’exil du Dalaï Lama, le respect des vies tibétaines, la libération des prisonniers politiques, dont le Panchen Lama.
Environ 400 moines du monastère de Nyatso Zilkar, dont Tsultrim Kalsang, avaient mené la manifestation pacifique jusqu’à la ville de Dza Toe.
Mais la manifestation avait été stoppée au passage d’un pont par la police.
A la suite de la manifestation du 8 février 2012, à laquelle Tsultrim Kalsang a pris part, tout comme de nombreux participants, il fut détenu, torturé puis condamné.
Tsultrim Kalsang a passé des mois à l’hôpital à cause des blessures, conséquences des coups et tortures subis pendant sa détention.
Cette région a connu l’immolation en juin 2012 de 2 moines, Ngawang Norphel, 22 ans et Tenzin Khedup, 24 ans.
Tôt le 1er septembre 2012, les fonctionnaires stationnés au monastère avaient reçu un appel téléphonique de la part des fonctionnaires locaux du Comté de Tridu et de la ville de Gatoe Yultso annonçant une «visite» officielle en relation soi-disant avec le tremblement de terre ayant touché la région en 2009 et la reconstruction.
Peu de temps après, l’électricité et tous les moyens de communication ont été coupés.
Vers 10h du matin (heure locale) au moins 20 cars et voitures ont amené plus de 200 membres des forces de sécurité, en tenue anti émeute. Ceux-ci ont très vite entouré le monastère et fouillé les habitations des moines. Ils sont venus chercher 5 moines dont ils connaissaient les noms et sur lesquels ils possédaient des renseignements. Ils ont emmené leurs ordinateurs, imprimantes, CD etc …
«Les forces de police menant le raid étaient si nombreuses qu’elles remplissaient le monastère et semblaient dépasser en nombre les 500 moines du monastère», rapportent des témoins.
 Des cérémonies non autorisées de funérailles de personnes s’étant immolées se déroulent au monastère de Nyatso Zilkar. C’est aussi un lieu de préservation et d’enseignement de la langue et de la culture tibétaines, ainsi que du bouddhisme.

Depuis son arrestation le 1er septembre 2012, l’incertitude sur la situation et l’état de Tsultrim Kalsang fut totale. Son cas a été présenté à plusieurs procureurs qui ont pris le temps de choisir les accusations.
Le 12 juillet 2013, vers 8 heures du matin, il a été condamné à 10 ans de prison par la Cour populaire intermédiaire de Siling pour « homicide volontaire ».
L’«homicide volontaire» est une accusation souvent utilisée par les autorités pour tenter d’empêcher les manifestations par auto-immolation.
Tout comme pour le cas de Lhamo Dorjee, soutenu par Tibet Lib depuis juin 2013,  il est fort probable qu’en plus de sa présence dans les manifestations du 8 février 2012, Tsultrim Kalsang ait été présent lors de l’une ou l’autre des immolations dans la région, notamment la double immolation de juin 2012.
La criminalisation de toute attitude en lien avec l’immolation (marche, dons à la famille, prières pour le défunt …) s’est particulièrement développée ces derniers mois.

Tsultrim Kalsang est devenu moine à l’âge de 10 ans, en 1998. En 2004, à la fin de ses études au monastère de Nyatso Zilkar, il est entré à l’Université monastique de Sera à Lhassa. Là, il a poursuivi ses études bouddhistes pendant plusieurs années. Parmi ses amis étudiants du monastère, il a la réputation d’être le meilleur élève.
Pendant les manifestations s’étant déroulées au Tibet en 2008, la police chinoise l’avait détenu pendant environ 6 mois ; ensuite, il fut obligé de retourner chez lui.
Il a malgré tout poursuivi ses études dans son monastère d’origine et pendant les vacances d’hiver, il était volontaire pour enseigner le bouddhisme tibétain, l’histoire, la grammaire à des centaines d’élèves.
En 2011, il fut nommé Maître de conférences de langue tibétaine au monastère de Nyatso Zilkar ; il a rédigé de nombreux textes d’enseignement scolaire en tibétain.



Trinley Tsekar est un chanteur tibétain, âgé de 22 ans au moment de son arrestation à la fin du mois de novembre 2013 (le 20 ?), dans le Comté de Driru.
Il a été arrêté pour avoir précédemment distribué un DVD qui contenait des chansons évoquant l’identité, la culture et la langue tibétaines.

Trinley Tsekar est un chanteur très connu ayant l’habitude d’exprimer la douleur et la souffrance du peuple tibétain à travers ses propres textes.
Des sources rapportent comment Trinley Tsekar a été arrêté à Driru puis emmené en prison à Nagchu, où il a été mis au secret pendant quelque temps.
Au cours de la 2ème  semaine de décembre 2013, il a été déplacé et incarcéré dans une prison du Comté de Driru.

Un peu plus tard, le 19 décembre 2013, Trinley Tsekar a été condamné à 9 ans de prison et 4 ans de privation de ses droits politiques par la Cour populaire du Comté de Driru, pour « tentative de scission de la nation chinoise » pour ses soi-disant encouragements à manifester contre les activités minières menées dans la montagne sacrée de Naglha Dzamba, dans le Comté de Driru.

Trinley Tsekar aurait aussi été accusé d’entretenir des sentiments anti-gouvernementaux parmi les personnes qui écoutent sa musique.
Ni son lieu d’emprisonnement actuel, ni son état physique et mental ne sont connus.

 



 
Le 19 mars 2015, la police de Rebkhong (Tongren), Préfecture de Malho (Huangnan), Province du Qinghai, Amdo tibétain, a arrêté Shokjang, 31 ans, écrivain et blogueur tibétain très connu. Aucune charge n’a été retenue contre lui.

Shokjang est le nom de plume de Druklo (雪合江), âgé de 31 ans, originaire de Gengya, Comté de Sangchu, Province du Gansu, Amdo tibétain.

Précédemment, alors qu’il était étudiant à l’Université des minorités à Lanzhou, Province du Gansu, et dernièrement, il a écrit plusieurs articles sur la situation du Tibet, notamment l'utilisation et l'abus de la loi et de la sécurité.

Le 16 avril 2010, 16 fonctionnaires du PSB (Bureau de la Sécurité Publique) local, avaient investi la résidence universitaire de l’Université des minorités de Lanzhou et fouillé les chambres des étudiants. Ils avaient confisqué les téléphones portables, les ordinateurs et les livres des étudiants.

Shokjang et son ami Teurang (Tashi Rabten) avaient été arrêtés pour avoir écrit au sujet des manifestations tibétaines de 2008 et les réponses violentes apportées par les forces gouvernementales.
Shokjang était aussi coéditeur avec Tashi Rabten du magazine « Shar Dungri » (« Montagne de neige orientale ») depuis interdit.
Les charges contre eux portaient sur leurs activités dites « séparatistes » et d’incitation à la division. Ils auraient aussi été accusés d’avoir mené une manifestation étudiante et d’avoir eu des contacts avec des écrivains à l’extérieur du pays.

Le 8 mai 2010, après un mois de détention, Shokjang avait  finalement été libéré du Centre de détention de Lanzhou. Cependant, il avait été mis sous surveillance renforcée pour une période de 10 ans. Il lui avait été interdit de se réinscrire à l’Université des Nationalités de Lanzhou et n’avait pas pu passer ses examens terminaux.
Son ami Teurang avait été condamné et avait purgé une peine de quatre ans dans un Centre de détention au Sichuan.
Dans un contexte de forte sécurité policière dans les jours qui ont précédé le 10 mars 2015,  Shokjang avait dénoncé sur son blog les constantes et impressionnantes patrouilles circulant dans les rues, armées jusqu’aux dents, prêtes à tirer.
Shokjang a disparu.  Sa condition et le lieu où il se trouve actuellement demeurent inconnus.

Teurang (Tashi Rabten) écrit : « Mon ami, où que tu sois, je sais que tu es toujours vivant. Quelque soit la situation à laquelle tu dois faire face, je sais que tu ne cesseras pas de dire ce que tu penses. Je sais que tu es un de ceux qui prient sincèrement pour la liberté. »





---- Cas de détention arbitraire ----

Gendhun Choekyi Nyima


 

Gendhun Choekyi Nyima que le Dalaï Lama reconnut comme étant le 11ème Panchen Lama du Tibet et qui a eu 21 ans le 25 avril 2010, a été perdu de vue depuis maintenant 15 ans. Le 17 mai 1995, le jeune Gendhun Choekyi Nyima, âgé de 6 ans, ses parents et son frère furent emmenés à l'aéroport de Nagchu dans le comté de Nagchu par des membres de la police de sécurité et n'ont jamais été revus depuis. 

La République Populaire de Chine a reconnu détenir le jeune Panchen Lama « en vue d'assurer sa sécurité ». L'ambassadeur de Chine Wu Jian auprès des Nations Unies a déclaré qu'il « avait été mis sous la protection du gouvernement à la demande de ses parents ».

   De nombreux représentants des Nations Unies, des délégations gouvernementales, des Organisations non gouvernementales et des personnes privées dans le monde entier ont exprimé leur inquiétude au sujet de la détention ininterrompue du Panchen Lama quand ils en ont eu l'occasion, et demandé aux autorités chinoises de permettre l'accès au jeune garçon à une organisation indépendante qui serait agréée à la fois par le gouvernement chinois et par les Tibétains afin de contrôler son état de santé et ses conditions de vie. L'ancien Haut-Commissaire aux Droits de l'Homme des Nations Unies, Mary Robinson, avait aussi demandé à pouvoir rencontrer le Panchen Lama.

 Les autorités chinoises n'ont pas cessé de refuser l'accès au jeune garçon en déclarant qu'il allait bien et qu'il grandissait comme un enfant de son âge en bonne santé.


 

Adruk Lopoe


Adruk Lopoe (ch. Lubo), est né en 1962 dans le village de Yonru Kharshul, township de Ponkar, Comté de Lithang, Préfecture autonome du Tibet (TAP) de Kardze, Province du Sichuan.

Très tôt, il est entré au monastère de Lithang, est devenu maître de chant (Tib: Omzey) du monastère et maître de discipline (Tib : Geykoe) au Monastère de Yonru Rabgyeling dans le Comté de Lithang.

Faire partie de l'administration d'un monastère est aujourd'hui une position difficile dans le cadre de campagnes politiques répressives. En 1997-1998, au plus fort de la campagne d'« Education patriotique » intitulée « Aimer la religion, aimer le pays » menée par les autorités chinoises dans les couvents et monastères du Tibet, Adruk Lopoe avait alors été nommé Représentant Directeur du Comité d'Organisation Démocratique (DMC) du Monastère de Lithang.

Cependant, Adruk Lopoe a renoncé à ce poste, comprenant parfaitement sa ramification spirituelle et politique contraire à ses vœux, puisqu'il aurait dû dénoncer son chef spirituel, le Dalaï Lama, ainsi que les dissidents politiques dans les monastères.

Adruk Lopoe, très connu et respecté dans la région, est un défenseur engagé de l'éducation de la jeunesse et la lutte contre la déforestation, l'exploitation forestière et les atteintes à la flore et la faune dans la région de Kardze.

Le 1er août, lors de l'arrestation de Ronggye A'drak à la suite de son esclandre, Adruk Lopoe était le meneur du groupe de Tibétains qui a tenté de négocier sa libération avec la police.

Le 21 août au soir, un nombre important de membres du PSB et de la Police Populaire Armée (PAP) a soudainement envahi Dakar Latse, village d'où est originaire Ronggye A'drak et ils ont voulu arrêter quelques uns de ses neveux, dont Adruk Lopoe.

Ne le trouvant pas chez lui, les forces de sécurité ont arbitrairement détenu deux de ses frères, Adruk Gyatso et Adruk Nyima et les ont emmenés de force au Centre de détention local du PSB. Les membres du PSB et de la PAP ont entièrement mis à sac leur maison à la recherche d'un élément permettant de les accuser. Adruk Lopoe, après plusieurs heures, apprenant l'arrestation de ses deux frères, est allé au Bureau du PSB du Comté de Lithang, a dit être la personne recherchée, et a demandé la libération de ses deux frères. Sans répondre à sa demande, l'officier l'a arrêté.

Adruk Nyima et Adruk Gyatso, sévèrement battus, ont été libérés après six heures de détention. La population locale pense que les prises de positions d’Adruk Lopoe peuvent avoir rendu furieuses les autorités.

Cette arrestation est dans la droite ligne de ce qui a été observé au Tibet ces dernières années : la détention de moines tibétains importants, ayant une influence notoire sur la communauté monastique et civile et qui sont connus pour être loyaux envers le Dalaï Lama.

Le 29 octobre 2007, devant la Cour Populaire Intermédiaire de Kardze (ch. Ganzi), Adruk Lopoe a été condamné à 10 ans de prison pour « complicité avec des forces séparatistes étrangères afin de diviser le pays et distribution de pamphlets politiques » pour avoir pris des photos, fait des CD et les avoir transmis à des organisations étrangères. « Certains contenaient des renseignements qui mettaient la sécurité et les intérêts de l'état en danger » selon la Cour.


Gangkye Drubpa Kyab



Gangkye Drubpa Kyab (ch : 朱巴加(), Zhubajia) est à la fois écrivain et professeur depuis de nombreuses années dans la région de Serthar, Province du Sichuan.

Il a rédigé de nombreux ouvrages qui lui ont valu une grande notoriété parmi les Tibétains.

Ses écrits portaient sur l’environnement, la culture tibétaine et l’actualité.
Le 15 février 2012, peu avant minuit, une vingtaine de policiers, menés par le chef de commissariat de Serthar et celui de la section des services secrets, sont venus l’arrêter chez lui.

Sa femme, Wangchuk Lhamo, a réclamé un document officiel autorisant cette arrestation et la fouille de la maison. En vain.

"La police a fouillé la maison mais n’a rien trouvé d’incriminant", rapporte une source en exil.

A la question : "Pourquoi cette arrestation ?", les policiers ont répondu à Wangchuk Lhamo qu’ils avaient à interroger Gangkye Drubpa Kyab au sujet de "quelque chose".

Cette arrestation est à replacer dans la politique de répression des autorités chinoises à l’encontre des intellectuels tibétains, dans un contexte de fermeture du Tibet aux étrangers, et de tension grandissante à la suite de nombreuses immolations et manifestations contre la loi chinoise violemment réprimées par les forces de police.

Le lieu d’enfermement de Gangkye Drubpa Kyab ainsi que les charges exactes portées contre lui (s’il en existe) ne sont pas connus.

La Chine contrevient régulièrement aux textes qu’elle a signés concernant la liberté d’expression, notamment le Pacte International relatif aux Droits civils et politiques mais aussi sa propre Constitution.


Libéré (31/10/2014)

L’écrivain Kalsang Tsultrim condamné à 4 ans de prison pour un message vidéo considéré par les autorités comme « erreur politique »

http://tibetlib.blogspot.fr/2011/03/le-27-juillet-2010-kalsang-tsultrim.html

a été libéré de la prison de Da Sha Ping à Lanzhou (province du Gansu) le 3 octobre 2014 sans autre précision sur sa situation ni sur son état de santé actuel.

KALSANG TSULTRIM



 

Le 27 juillet 2010, Kalsang Tsultrim, plus connu sous son pseudonyme chinois de "Gyitsang Takmig", a été arrêté par la police puis emmené au Centre de détention du Bureau de la Sécurité Publique (PSB) de Dzoege dans la Province de Gansu.

Kalsang Tsultrim, né en 1980, est un moine du monastère de Gyitsang Gaden Choekorling, Comté de Sang-chu (ch : Xiahe) Préfecture autonome tibétaine de Kanlho (ch : Gannan), Province de Gansu, un des lieux les plus agités lors des manifestations du printemps 2008.

A 13 ans, il a rejoint le monastère, puis en 2005 intégré l’Institut bouddhiste de la Province de Gansu, dont il a été diplômé en 2009. Prenant des risques personnels considérables, le 18 juillet 2009, il a réalisé une vidéo puis l’a distribuée à 2 500 exemplaires.
Devant la caméra, il évoque le manque de respect des droits humains des Tibétains, les souffrances, les luttes, les espoirs et lance un appel à l’aide au monde extérieur, notamment aux Nations Unies.

Kalsang Tsultrim a voulu distribuer cette vidéo aussi largement que possible à l’intérieur du Tibet, pour éduquer le public tibétain, imprégné quotidiennement de propagande sponsorisée par le gouvernement.

Kalsang Tsultrim est aussi écrivain. Parmi ses œuvres littéraires figure "Miyul La Phul Ve Sempa" ("Partager les pensées intérieures de mon cœur") un livre illustrant les inquiétudes des Tibétains. Dans son exposé, Kalsang Tsultrim s’oppose au déplacement d’un grand nombre de nomades au nom du "développement", à l’extraction des ressources minérales du Tibet, à la destruction d’un environnement fragile, à la marginalisation économique et l’exclusion sociale des Tibétains, au manque de liberté... Il apporte son soutien au récent mouvement de boycott fermier, et dénonce la détention de milliers de Tibétains à la suite des manifestations de mars 2008.

Kalsang Tsultrim a été libéré le 15 octobre 2010 de la prison de Kanlho, sous réserve de ne pas avoir d’activité politique au cours des 6 prochains mois. Puis, le 16 décembre 2010, il a de nouveau été arrêté. Il a été convoqué au Bureau de la sécurité Publique (PSB) afin d’y être interrogé. Il n’a pas été libéré. Il est maintenu au Centre de détention du PSB de Dzoege.

 

 


 

Karma Tsewang (Khenpo Kartse)

尕玛才, 堪布嘎次

 

est un moine de haut rang (Khenpo) très respecté du monastère de Jhapa (Gongya) Comté de Nangchen, Préfecture de Kyegudo, région tibétaine du Kham, Province du Qinghai.

Il a été arrêté dans la nuit du 6 décembre 2013, à Chengdu, capitale de la Province du Sichuan, par des agents de la sécurité publique travaillant pour la Préfecture de Chamdo (Changdu), Région autonome du Tibet.

Ce moine de 38 ans était très activement engagé dans le travail social et promouvait l’identité nationale et culturelle tibétaine. Depuis un certain temps, il était surveillé par les fonctionnaires locaux.

Il s’était notamment investi dans l’enseignement du tibétain auprès des jeunes et avait participé activement à l’aide humanitaire apportée aux victimes du tremblement de terre en avril 2010 à Kyegudo. Il avait même interviewé des témoins de cette catastrophe et réalisé un film, qui fut ensuite interdit par les autorités.

Selon des sources locales, Karma Tsewang serait soupçonné de participation à des manifestations à Karma (Gama), Préfecture de Chamdo, Région autonome du Tibet.

D’autre part, son avocat, Tang Tianhao, affirme qu’il est détenu car il est soupçonné, par les autorités policières, de « mettre la sécurité nationale en danger », mais les autorités n’ont pas fourni d’informations plus précises sur les raisons de son arrestation.

 Après celle-ci, à plusieurs reprises, à Nangchen, lieu de résidence de Karma Tsewang, des centaines de Tibétains, ont signé une pétition ou organisé des sit-in pacifiques, réclamant des explications aux autorités et sa libération. Sans succès jusqu’à présent.

Le 23 décembre 2013, l’avocat de Karma Tsewang s’est rendu à Chamdo, où est emprisonné Khenpo Kartse, mais la police a refusé qu’il voie son client.

Les autorités de Nangchen, ont averti les proches de Karma Tsewang de ne pas engager d’avocat, faute de quoi ils risqueraient eux-mêmes d’être incarcérés.

Dans une lettre, dont l’authenticité n’a pas été prouvée, datée du 27 décembre 2013, provenant apparemment de sa prison, Karma Tsewang demande de ne pas s’inquiéter pour lui, de rester calme, d’être tolérant et de continuer à vaquer à ses occupations habituelles au lieu de manifester.

Khenpo Kartse est en mauvaise santé, souffrant d’une inflammation du foie.

Karma Tewang est en mauvaise santé, souffrant d’une inflammation du foie. Il n’a pas été autorisé à rencontrer le médecin qui le suivait depuis quelque temps avant son arrestation.

Après 3 mois de détention, et pour la première fois, l’avocat Tang Tianhao a été autorisé à lui rendre visite.

A la suite de cette rencontre, l’avocat a demandé aux autorités que les conditions de détention de Karma Tewang soient améliorées et qu’il soit suivi médicalement de manière régulière, « comme cela est prévu par la loi »  Il est enfermé dans un endroit très froid et sans accès à la lumière naturelle. Il serait aussi mal nourri.

Depuis qu’il est emprisonné, il n’a reçu aucune visite de médecin. Les problèmes de santé pour lesquels il était auparavant régulièrement suivi n’ont reçu aucun traitement.

Son état de santé est devenu désastreux. Il souffre du foie et des poumons, crache du sang, a mal au dos et à la taille.

L’avocat a aussi demandé que Karma Tewang soit autorisé à prendre une douche et qu’il soit transféré dans un endroit du centre de détention où il aurait accès à la lumière du soleil.

Cependant, les policiers de la prison lui ont répondu qu’ils devaient transmettre ses demandes aux « autorités s’occupant de ce cas-là. »

 Karma Tewang est maintenant officiellement accusé d’avoir caché dans son monastère de Jhapa des moines en fuite du monastère de Karma à Chamdo; accusation considérée par l’avocat comme irréaliste.

Celui-ci a rejeté ces charges comme « non compatibles avec la réalité » et a demandé que Karma Tewang soit libéré en raison de sa santé. Les autorités ont refusé, mettant en avant « les aspects de sécurité liés à son cas. »

 


Kunchok Tsephel

Kunchok Tsephel Gopey Tsang est âgé de 40 ans. Fonctionnaire au Ministère de l’Environnement, il a été, en 2005, le fondateur, avec le poète Kyabchen Dedrol d’un site Internet influent, consacré à la littérature et aux arts tibétains, nommé "Lampe à beurre" (www.tibetcm.com).

Au cours des dernières années, ce site a été fermé à plusieurs reprises par les autorités. Kunchok Tsephel est un intellectuel parlant couramment tibétain, anglais et chinois. En 1995, il a déjà connu la détention pour avoir été suspecté d’engagement politique. Torturé, interrogé, il avait protesté de son innocence et avait été libéré sans accusation après 2 mois.

Arrêté aux premières heures du 26 février 2009, veille du Nouvel An tibétain, sa maison fouillée, son ordinateur, son appareil photo ainsi que son téléphone mobile confisqués, il a été détenu sans que sa famille n’en connaisse le lieu.

Celle-ci a été convoquée le 12 novembre 2009 afin d’entendre le verdict du jugement : 15 ans d’emprisonnement, à la suite d’un procès à huis clos mené par la Cour Populaire Intermédiaire de la Préfecture Tibétaine autonome de Kanlho (ch. Gannan) dans la province de Gansu.

Aucun avocat n’a assuré la défense de Kunchok Tsephel. Son lieu de détention actuel n’est pas connu (Langzhou ?)

Les accusations contre Kunchok Tsephel parlent de "secrets d’Etat" et font référence à des contenus de son site Internet.

Les "secrets d’Etat" correspondraient à la transmission d’informations sur les manifestations tibétaines de 2008. Le gouvernement chinois n’a pas besoin de définir ce qui constitue un "secret d’Etat".



LHATEN



 

Depuis septembre 2008, Tibet Lib soutient Dhondup Wangchen.

Dhondup Wangchen, réalisateur amateur, purge actuellement une peine de 6 ans d'emprisonnement pour « subversion » après avoir filmé des Tibétains s'exprimant sur leur vie quotidienne ainsi que sur l'absence de liberté et de droits.

Cette vidéo a été réalisée au printemps 2008, à quelques mois des Jeux olympiques de Pékin. Les images ont été ensuite envoyées clandestinement en Suisse où elles ont été montées pour constituer le film « Leaving fear behind »

Aujourd'hui, c'est pour Lhaten, un des intervenants de ce film que nous pouvons agir.

Lhaten s'est exprimé devant la camera de Dhondup Wangchen :

« La vie est vraiment difficile. Les gens ne le voient pas. De nombreux touristes viennent à Lhassa et le gouvernement chinois leur distille de belles paroles, leur montrant ce qu'il veut bien leur montrer »

Lhaten est un fermier tibétain, âgé d'environ 44 ans, habitant les environs de la ville de Lhassa (Région autonome du Tibet) avec sa femme, Passang Choedon, et leurs 3 enfants.

Il a disparu depuis le 1er novembre 2011.

Ce même jour, vers 15 h, Lhaten a reçu un coup de téléphone d'une enseignante chinoise. Elle lui demandait de venir chercher son fils à l'école primaire du Comté de Taktse.

En arrivant à la porte de l'école, des policiers en civil ont emmené Lhaten dans une voiture noire.

Actuellement, on ne possède aucune information sur l'endroit où il est détenu, ni sur son état de santé.

 

 


LHAMO  KYAB


Lhamo Kyab est une professeure retraitée depuis 2007.
Elle a enseigné pendant 25 ans à l'école primaire de Nagchu (Région autonome du Tibet), notamment les mathématiques, le tibétain et le chinois
Son arrestation par les services secrets a eu lieu à l'été 2008, sa maison fouillée. Accusée d'avoir mené des activités politiques au cours de l'année 2008 (vraisemblablement au printemps, lors des nombreuses manifestations qui se sont développées à travers le Tibet), elle a été emmenée dans un centre de détention inconnu, à Sangyib.
Ce n'est qu'en janvier 2010 qu'elle a été condamnée à 15 ans d'emprisonnement. Son lieu d'incarcération n'est pas connu.
Lhamo Kyab était une professeure très appréciée, non seulement des élèves et de la population, mais aussi des fonctionnaires gouvernementaux.
Elle est passionnée de culture et de traditions tibétaines qu'elle transmettait aux élèves
.



LOBSANG DHARGYE



Depuis le 16 mars dernier, le monastère de Kirti au Sichuan, connaît une répression des plus brutales, menée par les autorités chinoises. Ce jour-là, Phuntsok, jeune moine de ce monastère s’est immolé par le feu. Il voulait ainsi protester contre la répression exercée par les autorités chinoises sur le peuple tibétain, particulièrement depuis les grandes manifestations du printemps 2008.
Alors que le feu dévorait Phuntsok, la police est intervenue pour éteindre les flammes et le battre violemment. Des témoins sont venus le protéger et l’emmener au monastère, puis à l’hôpital. Phuntsok est décédé le lendemain matin.
A la suite du décès de Phuntsok, la réaction des autorités et de la police a été particulièrement brutale. Le monastère de
Kirti a été l’objet de mesures visant à apporter "ordre et stabilité" dans la région et à remettre les moines dans le "droit chemin". Le monastère de Kirti a été mis sous haute surveillance, les chambres des moines fouillées.
Les fonctionnaires y mènent actuellement une politique de "rééducation patriotique" rebaptisée "éducation légale" sur "les lois et règlements du pays ainsi que la discipline et les commandements religieux" Au cours de celle-ci il est demandé aux moines - entre autres choses - de renier le Dalaï Lama.
Des moines, s’opposant aux fonctionnaires qui demandent loyauté à la "mère patrie", sont arrêtés pour "possession d’un esprit pollué ou endoctriné".

C’est dans ce contexte que Lobsang Dhargye a été arrêté puis condamné à 3 ans de prison.
Lobsang Dhargye (en chinois : Luosang Dajie, 洛桑达杰(), 31 ans, a été condamné le 2 mai 2011 par la Cour Populaire intermédiaire du Comté de Ngaba (ch : Aba) au Sichuan.
Très tôt, alors qu’il était enfant, il est devenu moine puis, en 2000, est parti à Lhassa afin d’y étudier la philosophie bouddhiste au monastère de Drepung.
Au cours des événements tibétains du printemps 2008, les caméras de surveillance l’ont repéré en train de manifester.
Il a été arrêté puis détenu dans des lieux différents de la région de Lhassa. Il a ensuite été libéré sous condition et renvoyé dans le Comté de Ngaba, d’où il est originaire. Il a réintégré le monastère de Kirti.
Il a été très étroitement surveillé.
Le 11 avril 2011, lors d’une descente de la police au monastère de Kirti, il a été arrêté dans sa chambre et emmené.
"Le crime pour lequel il a été condamné est que, pendant des séances de "religion patriotique", il a dit ce qu’il pensait devant les fonctionnaires et les soldats" rapporte un habitant de Ngaba.
Aujourd’hui, les charges exactes portées contre lui et son lieu de détention ne sont pas connus.



PALJOR NORBU


 

Le cas de Paljor Norbu (également connu sous la transcription Panjol Norbu) est particulièrement révélateur de la situation répressive au Tibet.
Y compris lorsque l’on est âgé de 81 ans et que votre seule "faute" est d’avoir imprimé des drapeaux tibétains lors des
événements du printemps 2008, à Lhassa.

Paljor Norbu, imprimeur tibétain traditionnel, a été emmené de chez lui, à Lhassa, par la Police Populaire Armée (PAP) le 31 octobre 2008.
Descendant d’une longue lignée familiale d’imprimeurs et d’éditeurs de textes bouddhistes pour les monastères, Paljor Norbu est internationalement connu.
En plus des textes religieux, la boutique imprime depuis des générations des drapeaux de prières, des reproductions populaires, des livres, des tracts et de la littérature traditionnelle.

Paljor Norbu, 81 ans, est suspecté d’avoir imprimé du "matériel interdit" y compris le drapeau tibétain. Il a été jugé en secret en novembre et condamné à 7 ans de prison.

Bien que les autorités n’aient pas rendu publics les détails du verdict, la nature des accusations portées contre
Paljor Norbu et la durée de la peine, laissent à penser qu’il a été jugé pour "incitation au séparatisme" (article 103 de la Loi Pénale)
Paljor Norbu n’a pas pu bénéficier des droits minimums qui doivent être respectés dans les procédures pénales chinoises.
Parmi les violations de ces droits, se trouvent notamment l’absence de notification à sa famille de son arrestation formelle ou de la date du procès, le refus de rendre public le lieu de détention, ainsi que l’absence de représentation de la défense de son choix au tribunal.



SAMDUP GYATSO



Samdup Gyatso (ch : Sangzhu Jiacuo 桑珠加措) * était âgé de 28 ans au moment de son arrestation.
Il fut pendant 4 ans moine au monastère de Jabdrung Gartok, puis est allé étudier en Inde en novembre 2007.

En mars 2008, il a passé un mois au Centre de détention de la police de Shigatse. Puis, à partir de juillet 2009, il a été détenu et emprisonné pendant 6 mois à la prison de Drapchi à Lhassa pour « avoir rapporté de l'Inde des livres contenant des enseignements du Dalaï Lama ». Ceci est considéré comme

« activité séparatiste » par les autorités chinoises.
Libéré, il est retourné dans sa région d'origine, le Comté de Dashi (ch: Haiyan) au Qinghai.
Là, il fut de nouveau arrêté pendant 3 jours.
Une somme de 10 000 yuans (environ 1200 euros) a été payée pour qu'il soit libéré. Par contre, il ne devait pas quitter la région pendant 2 ans.
Après sa libération, il a demandé à son jeune frère résidant en Inde, de lui envoyer secrètement d'autres recueils des enseignements du Dalaï Lama, notamment sur les abattages des animaux. Il a fait distribuer ces livres et a réuni des signatures demandant la libération du Panchen Lama.
Informé de son arrestation proche, Samdup Gyatso est parti à Lhassa.
Le 1er mai 2010, vers 15h20 (heure de Pékin), à un moment de forte affluence, Samdup Gyatso, a mené seul une manifestation devant le temple du Jokhang à Lhassa. Pendant environ 5 minutes, il a crié : « Invitez le Dalaï Lama au Tibet ! » « Libérez le Panchen Lama ! » avant que de nombreux fidèles le rejoignent.
On rapporte qu'il aurait aussi demandé des aides matérielles et financières pour les plus nécessiteuses des communautés nomades de Kyegudo au Sichuan (où un grave tremblement de terre a eu lieu le 14 avril 2010). Il a agité un drapeau tibétain interdit et en portait un autre sur le dos de sa chemise. Sept policiers du Bureau de la Sécurité Publique (PSB) l'ont alors arrêté et emmené dans un véhicule de police.
Le 13 juin 2010, un des ses frères lui a rendu visite à la prison de Drapchi à Lhassa et a constaté qu'il avait été torturé et en très mauvaise santé.
En avril 2012, la famille de Samdup Gyatso a été informée par courrier qu'il avait été condamné le 14 octobre 2011 à 5 ans de prison par la Cour Populaire de Lhassa.
Les charges exactes portées contre lui ne sont pas connues.
Samdup Gyatso est actuellement emprisonné à la prison de Chushul, près de Lhassa.

 

 


 

Tashi Rabten

(ch : Zhaxi Raodeng ou Zhaxi Redan)

扎西绕登(), 扎西热丹

est originaire du Comté de Dzoege (ch. Ruo’ergai) à Ngaba (ch.Aba) dans la province du Sichuan.

Tashi Rabten est à la fois étudiant à l’Université des Minorités du Nord-ouest à Lanzhou, écrivain sous le nom de Te’urang, et journaliste.

Il a fait paraître 1000 exemplaires du livre «Ecrit avec le sang» (Khrag yig) Dans ce livre, publié le 25 janvier 2009, très critique vis-à-vis du gouvernement, il utilise la métaphore de la viande et du sang.Cet ouvrage, qu’il a fait publier à son compte, est un recueil décrivant les événements et manifestation de mars 2008 au Tibet.

Tashi Rabten écrit :“En ces temps singuliers où l’on inflige des coups de fouet à l’âme et à la force vitale, il faut prendre la parole pour dire ce qui doit être dit. Ne pouvant donc rester la bouche close, je laisse ma parole s’écouler. Si on l’interrompt, je suis convaincu que sa valeur en sera accrue d’autant. C’est pourquoi j’ai diffusé entre 2008 et 2009 ce petit livre, qui est plus jeune que moi, comme on procède à une saignée.”

Le gouvernement chinois a stoppé la distribution de ce livre et en a confisqué les exemplaires déjà vendus, l’interdisant à cause de son contenu politique « suspect » Dans les chapitres de ce livre et dans plusieurs articles publiés dans le magazine annuel « Shar Dungri » (« Xiar Dong-ri » : « la Montagne de Neige orientale») de l’Université des Minorités du Nord-ouest de la Chine, Tashi Rabten détaille l’effusion de sang qui s’est produite le 10 mars 2008, quand la police chinoise a réprimé avec violence les manifestants pacifiques. Il développe l’idée que ce sont les fonctionnaires chinois qui sont responsables de la violence et des destructions qui ont suivi.
A la suite des événements du printemps 2008, la police l’a souvent questionné, l’a surveillé étroitement et lui a demandé des comptes sur toutes ses activités.

Tashi Rabten a été une première fois arrêté en juillet 2009 puis libéré le mois suivant.
Le 6 avril 2010 il a été arrêté à nouveau au sein de l’Université des Minorités du Nord ouest à Lanzhou.

Tashi Rabten est détenu depuis lors, sans mise en accusation, dans un centre de détention du Comté de Barkham (ch : Ma’erkang) Préfecture de Ngaba (ch :Aba) dans la Province du Sichuan
Les charges exactes portées contre lui ne sont pas connues.


 

Tenzin Delek Rinpoche

Décédé le 12 Juillet 2015 (lire l'article plus bas)
 

En Chine, la liberté d’expression et la liberté de religion ne sont pas respectées.

 Tenzin Delek Rinpoche, 57 ans, est un lama très respecté dans la région de Lithang, dans la province du Sichuan (centre de la Chine).

En 1978, il avait secrètement rencontré le précédent Panchen Lama afin de lui faire part des tortures infligées par les autorités chinoises aux Tibétains de la région. Il avait aussi averti le gouvernement tibétain en exil des destructions de monastères faites par ces mêmes autorités. En 1982, il rencontra le Dalaï lama à Dharamsala, en Inde, et séjourna six ans dans un monastère au sud du pays. De retour au Tibet en 1987, il a subi une surveillance policière constante pour ses activités politiques et ses contacts avec le

Dalaï lama.

Dans la nuit du 7 avril 2002, des officiers du Bureau de la Sécurité Publique l’ont arrêté ainsi que quatre de ses amis ; tous suspectés d’être impliqués dans l’explosion d’une bombe quelques jours plus tôt sur la place principale de Chengdu.

Le 2 décembre 2002, lors du procès à huis clos qui s’est tenu à Karze, la Cour Populaire Intermédiaire a accusé Tenzin Delek Rinpoche d’avoir participé à l’explosion de la bombe à Chengdu, de "possession illégale d’armes" et de "participation à des activités d’espionnage". Ce qu’il a toujours nié. Au cours du procès, Tenzin Delek Rinpoche aurait crié "Longue vie au Dalaï lama". Il aurait alors été bâillonné et expulsé vers une autre salle du tribunal. Le 5 décembre 2002, il a été condamné à mort avec un sursis de deux ans.

En janvier 2003, Tenzin Delek Rinpoche a enregistré une cassette audio dans laquelle il réaffirme son innocence. Il est parvenu à faire sortir cette cassette de la prison et à la transmettre aux services de Radio Free Asia.

Le 26 janvier 2005, la Haute Cour de la Province du Sichuan a annoncé que Tenzin Delek Rinpoche ne serait pas exécuté mais que sa peine serait commuée en prison à vie. Il demeure emprisonné dans la prison de Chuangdong, dans la province du Sichuan.

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Tenzin Delek Rinpoche, grand maître tibétain est mort, sans recevoir les soins nécessaires, dans une prison chinoise

Le moine populaire tibétain qui purgeait une peine de prison à vie dans la province chinoise du Sichuan est mort dimanche ; son état de santé était très critique ; Tenzin Delek Rinpoche avait une maladie cardiaque grave pour laquelle il n’aurait reçu aucun traitement, selon des sources et des groupes de défense des droits de l’homme.

Tenzin Delek Rinpoché, emprisonné depuis 2002, après ce que les groupes de défense des droits et des pro-Tibétains décrivent comme une condamnation injustifiée sur la base d’allégation d’attentats à l’explosif, est décédé dimanche, avons-nous appris de nos sources. Il était âgé de 65 ans.

« La police chinoise a informé ses parents qu’il était gravement malade et quand ils se sont précipités pour lui rendre visite, on leur a dit qu’il était déjà mort », a déclaré une source au service tibétain de RFA.

Une autre source a indiqué que le corps de Tenzin Delek Rinpoché n’a pas été remis à sa famille après sa mort à 16h00, heure locale.

Deux de ses proches s’étaient rendus à Chengdu, la capitale du Sichuan, durant plus d’une semaine dans l’espoir de visiter le moine malade à la prison de Mianyang, mais la police ne leur avait pas donné l’autorisation de le voir.

PEINE DE MORT

Tenzin Delek Rinpoché,  très respecté par les Tibétains, avait, le 3 avril 2002, été accusé d’implication  d’attentat à l’explosif sur la place centrale de Chengdu et initialement condamné à mort en décembre de cette même année ainsi qu’un autre moine tibétain, Lobsang Dondrub.

Sa condamnation à mort avait été transformée en emprisonnement à vie, mais Lobsang Dondrub avait, lui, été exécuté presque immédiatement, provoquant un tollé de la part des militants des droits de l’homme qui ont mis en doute l’équité du procès.

Human Rights Watch (HRW), ONG basée à New York, deux ans après le procès, avait  conclu dans un rapport que les poursuites judiciaires contre Tenzin Delek Rinpoché constituaient un «vice de procédure » et qu’il n’avait été accusé que pour « freiner ses efforts en vue de promouvoir le bouddhisme tibétain … et son travail destiné à développer les institutions sociales et culturelles tibétaines ».

Les autorités avaient commencé à percevoir Tenzin Delek Rinpoché comme une menace lorsque « sa reconnaissance locale a augmenté et qu’il  contestait avec succès les politiques officielles sur un certain nombre de questions « , a indiqué HRW dans son rapport.

« Dévasté »

Étudiants pour un Tibet libre, a déclaré dimanche qu’il était « dévasté » par sa mort. « Un héros tibétain est mort en prison chinoise » ont-ils indiqué.

« Plus de 13 ans d’emprisonnement injuste et de tortures en prison ont laissé ce grand maître dans un état critique pour lequel il n’a jamais reçu aucun traitement, » a indiqué le groupe.

« Les Tibétains de l’intérieur réclament déjà aux autorités locales de libérer son corps pour organiser des rites religieux bouddhistes. »

Reconnu par le chef spirituel des Tibétains  le Dalaï Lama, comme un lama réincarné dans les années 1980, Tenzin Delek Rinpoché a été un leader de la communauté et un ardent défenseur de la protection et de la préservation de la culture tibétaines,  indiquait International Campaign for Tibet.  (ICT).

Pétition

Plus de 40.000 Tibétains avaient signé leurs noms sur une pétition demandant sa libération, chacun avait, comme il se fait beaucoup en Chine pour des pétitions, ajouté la signature d’une empreinte à l’encre rouge, précise ICT. « Chacun des 40.000 Tibétains signataires savaient qu’ils risquaient leur liberté et peut-être leur vie en prenant la parole pour  Tenzin Delek Rinpoché. »

Les Tibétains avaient également protesté pour sa libération depuis son arrestation en 2002 etnombreux ont été ceux qui furent emprisonnés pour cette action.

Rapporté par Lhuboom et Kalden Lodoe pour le service tibétain de RFA. Traduit par Kalden Lodoe.

Rédigé en anglais par Parameswaran Ponnudurai. Traduit en Français par France-Tibet

Courte biograhie :

Litang Tulku Tenzin Delek Rinpoché (né en 1950 à Litang, dans le Kham au Tibet, Chine, et mort le à Chengdu1) est un lama respecté du bouddhisme tibétainqui a été arrêté par les autorités chinoises sur la base d’allégation d’attentats à la bombe et condamné à mort en décembre 2002. Sa sentence, transformée en peine d’emprisonnement à perpétuité le 26 janvier2005 suscita le scepticisme des Nations unies estimant que Tenzin Delek Rinpoché a été maltraité en prison, et qu’il n’a pas pu bénéficier d’un procès équitable. Les Tibétains de cette région, notamment ses disciples, et les membres de sa famille demandent un procès équitable. Sa libération a été demandée par plusieurs ONG.

 

 


Wangdue


Wangdue est âgé de 41 ans. Il est originaire du district de Dechen, Comté de Taktse, dans la municipalité de Lhassa, "Région Autonome du Tibet". Il est marié et père de deux enfants.

Ancien moine du Jokhang, très engagé dans la lutte contre le Sida, il était employé par l’Institut Burnet, Organisation Non Gouvernementale australienne de recherche et de santé publique, impliquée à Lhassa depuis 2001.
Wangdue travaillait à la prévention contre le Sida auprès des prostituées et dans les écoles des Comtés avoisinants. Son travail dans une ONG et ses contacts avec des étrangers et des Tibétains vivant à l’étranger l’ont vraisemblablement rendu suspect aux yeux du gouvernement chinois.
Ancien prisonnier politique, Wangdue avait été précédemment arrêté le 8 mars 1989 pour son implication dans les manifestations de 1989 à Lhassa. Il avait alors été condamné à 3 ans de rééducation par le travail. Plus tard, sa condamnation avait été prolongée de 4 ans par la Cour Populaire Intermédiaire de Lhassa pour avoir participé à une révolte dans la prison de Sangyip.
Avec 10 autres moines, il avait signé une pétition demandant l’indépendance du Tibet. Libéré en 1995, il n’avait pas été autorisé à réintégrer son monastère, suivant ainsi la loi chinoise pour les moines ayant été condamnés à des peines de prison.
Wangdue a été arrêté chez lui, le 14 mars 2008 à Lhassa, par des membres de la Sécurité Publique (PSB) alors que commençaient des manifestations dans la capitale tibétaine, manifestations auxquelles il n’a pas participé.
Il a été condamné à la prison à vie et privation à vie de ses droits politiques, accusé de "mise en danger de la sécurité de l’Etat" et "espionnage" le 27 octobre 2008 par la Cour Populaire Intermédiaire de Lhassa.
Dans le cadre des manifestations du printemps 2008, il a été accusé de travailler avec des "organisations étrangères". Plus précisément, de travailler pour le Département de la Sécurité du Gouvernement Tibétain en exil, à Dharamsala en Inde. Il a été accusé d’avoir distribué des CDs et des tracts appelant à manifester ("mener un soulèvement populaire au Tibet"). D’après l’accusation, ceux-ci lui auraient été transmis par le Gouvernement tibétain en exil. Ils auraient contenu des informations incitant au "séparatisme". En un mot, ces tracts appelaient à l’indépendance et au respect des droits fondamentaux au Tibet.
Toujours d’après l’accusation, il aurait transmis à l’étranger des informations sur la situation d’alors au Tibet.
L’endroit exact où Wangdue est actuellement détenu n’est pas connu. Il est fort probable qu’il s’agisse de la prison de Qushui où sont enfermés les prisonniers de longues peines.


Yeshi Choedon

 

Cette ancienne travailleuse sociale, âgée d’environ 50 ans, a été condamnée en novembre 2008, par la Cour Populaire Intermédiaire de Lhassa, à 15 ans de prison et 5 ans de privation de ses droits civiques.

Selon le journal officiel communiste "Lhassa Evening News", en relation avec les
événements s’étant déroulés à Lhassa à partir du 14 mars 2008, soi-disant payée par le Département de la Sécurité Publique du Gouvernement Tibétain en exil, Yeshi Choedon aurait transmis des "renseignements et des informations mettant en danger la sécurité de l’Etat et les intérêts nationaux chinois"

Elle a été condamnée pour "espionnage"
Son "crime" est en réalité d’avoir envoyé à l’étranger (en Inde ?) des informations sur la situation et l’évolution des événements au Tibet alors que la région était interdite aux touristes et aux journalistes étrangers.

Yeshi Choedon a été incarcérée à la prison de Qushui, à l’ouest de Lhassa.


 

Yonten Gyatso



Yonten Gyatso (en chinois : Yundeng Jiacuo 云登加措) était âgé de 37 ans au moment de son arrestation. Ce moine a tenu différents postes à responsabilité au monastère de Khashi Gyephel Samtenling situé dans le Canton de Ngaba.

Yonten Gyatso a été arrêté le 18 octobre 2011 dans son monastère. Après cette arrestation soudaine, Yonten Gyatso a été remis aux officiers locaux du Bureau des Secrets d’État de la ville de Chengdu.

Au Centre de détention du quartier de Bhugang (ou dans un centre de détention non officiel, appelé aussi "prison noire") de la ville de Chengdu, Yonten Gyatso a été battu et torturé par des agents du Bureau local des Secrets d’État. Les sévices et les tortures subis en détention étaient si graves qu’il a, à plusieurs reprises, envisagé de se suicider pour y échapper.

Pendant des mois, les proches et la famille n’ont rien su de ce qu’il était advenu de lui, ni où il se trouvait.

Le 18 juin 2012, Yonten Gyatso a été jugé par la Cour populaire intermédiaire de la Préfecture de Ngaba et condamné à 7 ans de prison pour avoir transmis à l’étranger des photos de la nonne Tenzin Wangmo après son immolation, le 17 octobre 2011, ainsi que des informations relatives à cette immolation.

Ce n’est que le 21 août 2012 que sa famille et le réseau "Reporters sans frontières", auquel il contribuait, l’ont appris.

D’autres charges sont portées contre lui, notamment d’avoir "depuis 2008, partagé de l’information sur des événements politiques survenus au Tibet, en tentant de téléphoner à des organismes des Nations-unies".

Ainsi, Yonten Gyatso aurait envoyé des informations, considérées par le gouvernement chinois comme "secrets d’État", au Conseil des Droits de l’Homme des Nations-unies sur la situation politique au Tibet depuis les manifestations de 2008.

Yonten Gyatso purge sa peine dans la prison de Mianyang dans la Province du Sichuan.

Yonten Gyatso était un éducateur de premier plan, un défenseur des Droits de l’Homme et un leader communautaire à Ngaba.

A la tête de la "Société d’Éducation de Khashi", il avait l’habitude de mener des campagnes afin d’enseigner la religion, la langue, la culture et les traditions tibétaines. Lors de ses interventions auprès de la population locale et des étudiants, il mettait l’accent sur la promotion et la préservation de l’unité entre les Tibétains et reprenait souvent des passages des enseignements et discours du Dalaï Lama.











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