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Urgence parrainages 19 Novembre 2017


A partir du mois de mars 2016 les frais de scolarité des élèves de TCV sont passés de 38 à 42€ ou de 45 à 55€/mois (TCV Selakui)

Liste des parrainages très urgents (mise à jour le 20/11/2017)

Bébé en vert
Elèves de la maternelle à la terminale en rouge
Elèves de TCV en orange                                                                                                   
Etudiants en bleu
Personne âgée et Nonne en noir

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Actualités

19 Novembre 2017

PEKIN : Nouveau front dans la Guerre de l’Eau en Asie

Floodwater gushing out of Longtan Dam in China

Durant des décennies, autour des problèmes liés à l’eau, la Chine a mené envers ses voisins une partie de poker à hauts enjeux. Toutefois, en décidant, pour des motivations politiques, de ne pas partager ses informations hydriques avec l’Inde, Pékin  en vient à une véritable escalade d’efforts pour utiliser au maximum son statut hégémonique de grande puissance de l’eau pour asseoir une stratégie faisant pression sur ses voisins.

New Dehli – Cela fait longtemps que la Chine envisage l’eau comme une arme stratégique, de celle que les leaders de ce pays n’ont pas de scrupules à mettre en avant pour parvenir à  leurs fins de politique extérieure. Après avoir pendant des années utiliser sa main mise sur la quasi-totalité des fleuves transfrontaliers de l’Asie en vue de modifier leurs cours, la Chine est désormais en train de pratiquer la rétention d’informations, quant aux données hydriques, comme moyen de pression sur les pays situés en aval, l’Inde en particulier.

Pendant des décennies, la Chine a forcé ses voisins à des parties de poker géopolitique, à forts enjeux, autour de problèmes liés à l’eau. Grâce à son annexion militaire du Tibet et d’autres territoires non-Han appartenant à d’autres ethnies chinoises – des territoires qui comptent pour 60% de sa surface – la Chine s’est constituée une hydro-hégémonie* sans rivale. Elle possède le plus grand nombre de sources de cours fluviaux transfrontaliers qu’aucun autre pays.

Ces dernières années, la Chine a travaillé dur pour exploiter ce statut afin d’augmenter la pression sur ses voisins, construisant sans relâche des barrages en amont des fleuves internationaux. La Chine abrite désormais plus de barrages que le reste des pays du monde réunis, et les constructions se poursuivent, mettant ainsi ses voisins en aval – tout particulièrement les Etats du vulnérable bassin méridional du Mékong, le Népal et le Kazakhstan -.

Jusqu’à ce jour, la Chine a refusé tout traité de partage des eaux avec quelque pays que ce soit. Toutefois, elle se doit de partager quelques données hydrologiques et météorologiques nécessaires aux pays en aval, en prévision des inondations et de la planification des secours en conséquence, en vue de la protection des vies et  de la réduction des pertes matérielles.

Pourtant, cette année, la Chine a décidé de priver l’Inde de telles données, sapant l’efficacité des systèmes d’alerte pendant la saison de la mousson. Avec pour résultats, malgré des précipitations normales dans les territoires du Nord-Est de l’Inde traversés par le Brahmapoutre – venant du Tibet et se dirigeant vers le Bangladesh – cette région a connu des inondations sans précédent

aux conséquences dévastatrices, tout particulièrement dans l’état d’Assam.

La décision de rétention d’informations de la part de la Chine n’est pas seulement cruelle ; elle enfreint également ses obligations internationales. La Chine fait partie des trois seuls pays [ avec le Burundi et la Turquie, NdT ] qui n’ont pas ratifié la Convention de l’ ONU de 1997 sur l’utilisation des cours d’eau non navigables, La Chine avait mis en avant l’ application d’ un accord bilatéral d’ engagement quinquennal  [ avec l’Inde ] qui expirera en 2018, accord

qui stipule le partage journalier des données hydriques et météorologiques de ses trois stations hydrométriques tibétaines sur le Brahmapoutre et ce durant la période à haut risque d’inondations s’étendant du 15 mai au 15 octobre. Un accord similaire a été créé en 2015 concernant le fleuve impétueux qu’est la Sutlej. Ces deux accords ont été décidés suite à des inondations brèves et soudaines qui avaient ravagées de façon répétée les Etats indiens de l’Arunashal Pradesh et de l’Himachal Pradesh, il avait été suspecté des largages d’eau de la Chine depuis ses projets [de barrage] au Tibet.

Contrairement à d’autres pays qui offrent leurs données hydriques à leurs voisins en aval, la Chine facture ce service (la Convention onisienne sur les eaux non-navigables requiert la gratuité du partage d’informations, une règle qui aurait fait partie des raisons de non ratification de la part de la Chine).

Mais c’était un prix que l’Inde avait accepté de payer. Et cette année, comme les années précédentes, l’Inde avait payé le montant fixé. Pour autant elle n’a pas reçu l’objet de son paiement et après quatre mois le Ministère des Affaires étrangères Chinois déclarait que ces stations étaient soit en « modernisation » soit en « rénovation ». Une déclaration fallacieuse : la Chine avait partagé ses données sur le Brahmapoutre avec le Bangladesh

Trois semaines plus tôt, le journal officiel chinois Le Global Times offrait une explication plus plausible : le non transfert d’information a été intentionnel, du fait du supposé non respect du territoire national chinois par l’Inde, quant au territoire reculé du Doklam en Himalaya. Pendant la quasi-totalité de l’été cette dispute a pris la forme d’un face à face militaire

au niveau de la jonction des frontières du Bhoutan, du Tibet et de l’Etat indien du Sikkim.

Mais même avant cette dispute de la mi-juin, la Chine s’agitait devant le boycott indien quant à sa participation au Sommet du 14 et 15 mai qui promouvait le projet « One Belt, One Road ». Le refus de partage de données commença apparemment comme une intention de punir l’Inde pour sa condamnation

du gigantesque projet international chinois comme une entreprise opaque et néocoloniale. L’intention chinoise de rétention d’informations aura ensuite été renforcée par le conflit au Doklam.

Pour la Chine, il semble que les accords internationaux ne soient plus contraignants dès qu’ ils ne conviennent plus à sa politique. Cette interprétation est éclairée par la violation

chinoise du Pacte de 1984 avec le Royaume-Uni par lequel la Chine retrouvait la souveraineté de Hong-Kong en 1997. La Chine déclare qu’en vingt ans, l’accord basé sur la formule « un pays, deux systèmes » a perdu « son sens pratique. »

Si nous inversons les rôles, avec une Chine en aval qui aurait accusé de façon virulente une Inde située en amont pour avoir amplifié des inondations causant mort et destruction en rompant ses obligations internationales. Mais de la même manière que la Chine revendique de façon unilatérale et avec agressivité des territoires maritimes en Asie, elle utilise son contrôle technique des courants fluviaux et la rétention de ses informations hydriques pour amplifier son pouvoir régional.

De fait, la rétention d’informations sur ses données hydriques, malgré un impact fort probable sur une population civile vulnérable, pose un dangereux précédent d’indifférence aux considérations humanitaires. Cela met également en lumière comment la Chine met au goût du jour des outils non-conventionnels de diplomatie coercitive, dont font partie le boycott officieux de marchandises d’un pays donné, l’ arrêt d’exportations stratégiques – telles les terres-rares – et la suspension des voyages de touristes chinois.

En prenant le contrôle des eaux, une ressource vitale pour des millions d’êtres vivants et de leurs moyens de subsistance, la Chine peut faire d’un pays son otage sans même faire feu, ne serait-ce qu’une seule fois. Dans une Asie sous pression hydrique, dompter les ambitions hégémoniques de la Chine devient désormais un des plus grands challenges stratégiques.

* Précision du traducteur : « Les puissances hydro-hégémoniques sont des puissances qui possèdent suffisamment de pouvoir au sein d’un bassin versant pour assurer la direction du contrôle des ressources en eau et agir ainsi comme un leader vis à vis des autres pays riverains du bassin. » réf : Zeitoun M.& Warner J. (2006) : hydro-hégémony : a Framework for Analysis Transboundary Water Conflicts. Water Policy 8 : p 430 – 460

L’auteur, Brahma Chellaney est géostratège, universitaire, essayiste et chroniqueur. Il enseigne au Centre de Sciences Politiques de New-Delhi, est membre de l’ Académie berlinoise Robert Bosch et travaille pour le Centre International d’Etudes sur la Radicalisationau King’s College de Londres.

Article publié le 10 octobre 20017

Traduction France Tibet

 Consultez aussi ….Barrages  en Chine :

https://www.google.fr/search?q=barrages+en+chine+photo&rlz=1C1GGRV_enFR751FR751&tbm=isch&source=iu&pf=m&ictx=1&fir=WClxLoPMpwMMyM%253A%252CGOyhKY6uXgpoYM%252C_&usg=__QUQfWxOCgCpV1WfGFYFU4WQKDyw%3D&sa=X&ved=0ahUKEwiXq-vIjsnXAhWBhRoKHe6-Bk0Q9QEIKDAA#imgrc=T80S5OPmy4h0RM:



19 Novembre 2017

Les ravages subis par le « campement » monastique de Larung Gar dévoilés par des images satellite …

L’ONG Free Tibet, basée à Londres, a publié des images satellite montrant l’état de la cité monastique Larung Gar à la suite des démolitions conduites par les autorités en juillet. Le taille de l’Institut a été fortement réduite.

Les deux images prises par le satellite américain montrent des changements drastiques. Sur la photo la plus récente, on aperçoit seulement quelques vestiges de ce qui fut autrefois l’un des plus grands et des plus importants centres bouddhiques rassemblant près de 10 000 étudiants.

Le rapport joint aux photos, qui s’intitule  » Paradis détruit : campagne chinoise de destruction à Larung Gar  » nous informe qu’après un an d’ expulsions forcées des religieux et de démolitions de leurs cellules, le site a connu d’importants dommages. Plus de 4 800 personnes ont été expulsées et plus de 4 700 bâtiments, surtout des habitations, ont été détruits depuis juillet 2016.

« Les objectifs derrière la destruction de ce site sont l’élimination d’une source d’autorité non voulue par le Parti Communiste Chinois (PCC) et la transformation de cet Institut bouddhique influent en une destination touristique » nous apprend le rapport.

Il apparaît selon le Rapport que ces évictions soient faites pour faciliter le tourisme au Tibet ; il évoque le récit d’un témoin qui dit avoir vu « plus d’une centaine de touristes chinois se balader librement autour du site », alors que des démolitions avaient lieu. Cette même personne témoigne de la construction de grands hôtels dans la ville de Serthar, située à 15 km de l’Institut. Ces hôtels seraient pourvu de réserves en oxygène, pour permettre aux touristes de s’acclimater à l’altitude, Larung Gar se trouvant à 4 200 mètres d’altitude.

La directrice de l’ONG Free Tibet, Eleonor Byrne-Rosengren, déclare que « les tentatives de Pékin de réduire cet important site en une banale destination touristique rend ces destructions encore plus navrantes . Les résidents de Larung gar comprennent et apprécient ce que site représente d’une manière que le PCC ne pourra jamais comprendre.

En cette première journée anniversaire d’action internationale en faveur de Larung Gar, Eleanor exhorte les gouvernement a trouver « le courage pour parler avec Pékin afin que le PCC mette fin à ces destructions irresponsables. »

Le rapport conclut que la pression exercée sur Larung Gar pour rendre le site plus accessible aux touristes au détriment de ses résidents, reflète une politique plus large menée par la Chine pour exploiter la riche culture tibétaine à des fins économiques.


10 Novembre 2017

En ne fournissant pas les données hydriques promises à l’Inde, la Chine cherche-t-elle à resserrer la pression sur l’Inde ?

cet article date du 18 Août 2017, par conséquent la situation au Doklam n’était pas résolue, toutefois il nous semble important de vous le présenter du fait de l’information supplémentaire sur l’eau.

Source : Hindustan Times Updated: 18 Août 2017 23:51 IST

Traduction France Tibet 10 Novembre 2017

 New Delhi

Le manquement chinois survient à la suite du face à face entre les deux armées dans le secteur du Sikkim suite à une tentative d’annexion du territoire de Doklam au Bouthan par la Chine.

Le Ministère des Affaires Etrangères a informé que, malgré un accord bilatéral, lInde n’a pas reçu les informations hydriques de cette année par la Chine. Le Ministère maintient qu’il est « prématuré » de lier les récentes inondations dans le pays avec cette rétention d’informations.

Cette situation survient en toile de fond de l’affrontement toujours en cours entre la Chine et l’Inde à Doklam, dans le secteur du Sikkim.

Le porte-parole du Ministère, Raveesh Kumar, n’a pas non plus confirmé si le Premier Ministre Narendra Modi se rendra en China pour le prochain sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud ). Au sujet du conflit au Doklam, il parla d’un problème sensible, le gouvernement continuera à s’engager à trouver une issue mutuellement acceptable avec la Chine. La paix, continua -t-il, est un pré-requis nécessaire avec la tranquillité pour le développement apaisé des relations bilatérales.

Toutefois, quand interrogé sur la fin de cette confrontation, il répondit :  » Je ne suis pas un astrologue. Je ne peux donc pas prédire. »

A la question de savoir si la Chine a partagé ses données hydrométriques avec l’Inde, dans le contexte des inondations en Assam, le porte-parole a répondu qu’il existait une collaboration d’experts depuis 2006 et qu’il existe deux mémorandum d’entente. Dans ce sens, la Chine s’engage chaque année entre mai et octobre a partagé ses données hydriques sur les fleuves de la Sutlej et du Brahmapoutre. 

 » Cette année, nous n’avons reçu aucune donnée hydrique de la part de la Chine », déclara M. Raveesh Kumar. De plus, continua-t-il, il est prématuré d’établir un lien avec les inondations de l’Assam, des  » raisons techniques » pouvant être à l’origine de cette non-communication.

Il en profita pour affirmer que dans le cadre des inondations du Bihar, l’Inde travaille avec le Népal à l’échelle des techniciens et de l’Etat. 

Au sujet du communiqué japonais à propos de la confrontation du Doklam, M. Kumar a maintenu sa posture diplomatique, disant que la réaction du Japon parle pour elle-même. Le porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères déclara qu’aucun pays ne devrait utiliser des forces de manière unilatérale pour déstabiliser le statut du Doklam.

M. Raveesh Kumar a refusé de donner des détails sur les pourparlers au sujet de ce problème.

De même, refusant de donner des détails sur le face à face des troupes frontalières chinoises et indiennes le 15 Août au Ladakh, M. Le porte-parole a déclaré :  » Ces incidents ne sont dans l’intérêt d’aucun des partis. » Toutefois, il insista sur le fait qu’il ne fallait pas faire de liens avec d’autres événements qui ont lieu dans d’autres secteurs, référence apparente au conflit en Doklam.

Le Doklam est un territoire que se disputent la Chine et le Bouthan, ce dernier étant la raison de l’implication indienne.

« Nous reconnaissons que le Doklam est un territoire que se disputent le Bhoutan et la Chine, lesquels pays sont engagés dans des pourparlers…. Nous prenons en compte le traité qui lie le Bhoutan et l’Inde et motive le déploiement des troupes indiennes, a déclaré Kenji Hiramatsu, ambassadeur japonais en Inde. Le Japon est la première puissance d’importance à parler officiellement au sujet du Doklam.

La semaine dernière, le gouvernement Bhoutanais a réfuté la déclaration du Ministre des Affaires Etrangères chinois annonçant le conflit dans la zone du Doklam, secteur du Sikkim, hors du territoire national Bhoutanais.

Wang Wenli, diplomate chinois de haut rang, directeur général du Département des Affaires aux Frontières et dans les Océans au sein du Ministère des Affaires Etrangères, a déclaré que le Bhoutan avait confié à Pékin « par voie diplomatique que la zone de conflit n’était pas sur son territoire. »

Le porte-parole énonça qu’aucun pays ne devrait utiliser la force pour modifier le statut du Doklam. L’Inde s’oppose à la construction d’une route chinoise en Doklam, projet rejeté aussi par le Bhoutan, car elle y distingue une stratégie pour modifier le statut de cette zone à trois frontières, ce qui implique de façon considérable la sécurité intérieure de l’Inde. L’Inde évoque un accord de 2012 avec la Chine où pour toute modification du statut de cette zone tri-frontalière, le Bhoutan devrait être consulter.

M. le porte-parole ajouta que le Japon salue la volonté du Ministre Indien des Affaires Etrangères, Sushma Swaraj de trouver une solution à ce conflit par la voie diplomatique.

A savoir, si ce conflit au Doklam fait parti d’un plan plus vaste de revendication territoriale, M. Raveesh Kumar répondit qu’il n’est pas si facile d’établir ces liens et certains événements sont interprétés tels qu’ils sont. De son côté, le Japon est tourmenté par la Chine dans la Mer Orientale de Chine pour des revendications de territoires.

Sur une dernière question au sujet du projet chinois « One Belt, One Road », (NdT une volonté de Xi Xiping de faire renaître les anciennes routes de la soie, le journaliste indien ici parle de projet vaniteux, étant donné les conséquences d’encerclement plus grandes pour l’Inde par la superpuissance chinoise et ses alliés ), M. le porte-parole répondit que l’Inde et le Japon échangent beaucoup à ce sujet. Le Japon s’était rendu à la conférence sur OBOR, ( pour en savoir plus : http://www.css.ethz.ch/content/dam/ethz/special-interest/gess/cis/center-for-securities-studies/pdfs/CSSAnalyse195-EN.pdf ) au contraire de l’Inde, cela était toutefois entendu entre alliés. M. Kumar souligna également que le Japon surveillait de près le développement des infrastructures chinoises ( dans le cadre de ce projet ).

Enfin, toujours au sujet de l’OBOR, M. Le Porte Parole du Ministère des Affaires Etrangères a souligné que les deux pays regardaient de près les conditions de prêts, les implications environnementales et le respect des accords internationaux et des lois nationales


10 Novembre 2017

La Chine critique de façon incisive le déplacement d’une Ministre Indienne en Arunashal Pradesh

 
 6 novembre 2017, par l’agence Reuters

Publié par le New York Times

Pékin — Ce lundi, la Chine a critiqué la visite de la Ministre de la Défense de l’Inde en Aranuchal Pradesh, Etat Indien du Nord-Est dont la Chine revendique la propriété. Cette visite, selon le point de vue de Pékin, compliquerait les efforts des deux camps pour maintenir la paix le long d’une frontière disputée.

Cette réaction montre des tensions toujours actives autour de l’Arunachal Pradesh malgré de récentes tentatives pour apaiser la situation.

Ce dimanche, Nirmala Sitharaman, Ministre de la Défense, a passé en revue l’état de préparation de son armée le long de la Ligne Mac Mahon, frontière officielle mais néanmoins disputée par la Chine.

Mme Sitharaman a twitté des photos de sa visite et de sa rencontre avec des officiers de l’Armée Indienne.

La Chine réagit le lendemain par la voix de sa porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères, Hua Chunying :  » Un représentant du gouvernement Indien visitant la frontière sino-indienne en dispute pourrait peut-être rendre la situation encore plus complexe, et cela s’oppose aux efforts des deux partis pour maintenir la paix et la tranquillité de cette région. »

Le Ministère des Affaires Etrangères Indien n’a pas immédiatement répondu à la demande de commentaire. Par le passé, New Dehli avait réagi fermement aux tentatives de revendications chinoises à propos de l’Arunachal Pradesh.

NdT : la réponse du gouvernement Indien a eu lieu ce jeudi 9 Novembre 2017 : L’inde rejète l’objection chinoise quant à la visite de l’Arunashal Pradesh par la Ministre de la Défense Indienne, Nirmala Sitharaman. L’état ( des territoires du Nord-Est) fait en effet partie intégrante de l’Inde, et par voie de conséquence les leaders Indiens sont aussi libres de s’y rendre comme dans n’importe quel autre état indien. « L’Arunashal Pradesh fait partie intégrante de l’Inde et les leaders Indiens ont autant de libertés à se rendre en cet état qu’en tout autre état du pays, déclara le porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères, Raveesh Kumar. » http://www.dailyexcelsior.com/india-rejects-chinas-objection-to-def-mins-visit-to-arunachal/

Ces dernières années, l’Inde et la Chine ont tenté de developper des relations bilatérales mais il persiste une méfiance au sujet de cette frontière.

Mme Hua ajouta:  » nous espérons que l’Inde peut travailler avec la Chine pour maintenir les pourparlers et résoudre le problème frontalier à travers la négociation et créer de bonnes conditions et une bonne atmosphère. »

En Avril de cette année la Chine avait dénoncé la décision indienne d’accueillir en Aruanachal Pradesh le Dalaï Lama, leader spirituel des Tibétains, prévenant que cela pourrait engendrer des effets négatifs sur les relations des deux pays.

La Chine espérait que l’Inde puisse arriver à des compromis pour résoudre ces différences.

Reportage Ben Blanchard; écrit par Aditya Kalra; édité par Sanjeev Miglani et Clarence Fernandez, traduit par France Tibet 


10 Novembre 2017

GUWAHATI ( Inde ) : Les fleuves du Tibet sont prépondérants pour l’avenir de l’Inde du Nord Est et du Bangladesh : un appel à l’action du Président en visite en Assam

 

Le Président Dr Lobsang Sangay de l’Administration Centrale Tibétaine en Exil – CTAE – a inauguré la 5ème Conférence Commémorative de Rabindranath Barthakul à Taj Vivanta, Guwahati le 3 novembre.

Cette conférence annuelle est organisée par la Fondation Balipata dans le cadre des deux journées du Forum 2017 du Sommet Naturenomics de l’Est-Himalayen.

De nombreuses et éminentes personnalités venues d’Assam, parmi lesquelles Shri Tarun Gogol, l’ancien Premier Ministre de l’Assam, et Miss Japon 2016, Priyanka Yoshikawa, ont assisté à cette Conférence.

Dans son discours, le Docteur Lobsang Sangay  décrivait le Tibet comme un chaînon vital pour la survie du monde – en particulier pour l’Inde du Nord Est – dans l’avenir, en raison de sa situation géologique unique en tant que Toit du monde et château d’eau de l’Asie.

Il déclarait qu’une crise de l’eau est imminente en Asie, soulignant que la croissance vertigineuse de la population mondiale n’est pas soutenable, eu égard à la quantité limitée de ressources naturelles telles que l’eau.

« Les scientifiques ont affirmé que la Terre peut faire vivre 7 milliards de personnes. Malheureusement, la population mondiale approche cette année de 8 milliards. Il n’y a pas, pour le moment, assez de terres, d’eau et de forêts pour ce milliard supplémentaire, » ajoutait le Docteur Sangay, prédisant de futures guerres de l’eau dans le futur.

La conséquence de ce déficit hydraulique, ajoutait le Docteur Sangay, c’est que le Plateau tibétain présente un enjeu crucial pour la survie du monde dans la mesure où le Tibet est le point de départ de dix fleuves majeurs en Asie. Il faisait également part de ses appréhensions vis-à-vis de la Chine qui pourrait tenter de monopoliser les ressources hydrauliques du Tibet, ce qui aurait pour conséquence de provoquer une importante pénurie d’eau dans les zones riveraines, comme le Nord Est de l’Inde et le Bangladesh.

Il précisait que la Chine pourrait être forcée de détourner les fleuves du Tibet en direction de ses régions arides du Nord Ouest, où l’eau douce est rare. « La Chine représente 19% de la population du globe, mais détient seulement 12% de ses ressources en eau. Il est donc pratiquement acquis qu’elle pourrait détourner les eaux pures du Tibet pour répondre aux besoins de ses propres habitants, » a-t-il averti.

La Communauté internationale devrait prendre fait et cause pour les Tibétains et confier aux Tibétains la gestion du plateau tibétain. Il a dit que le peuple tibétain, guidé par sa conception bouddhiste dans l’interdépendance, a ainsi vécu en harmonie avec la nature pendant des milliers d’années.

Le Docteur Lobsang Sangay abordait  ensuite la question du réchauffement climatique, et la manière dont il affecte le Plateau du Tibet. « Le Plateau tibétain a quelques unes des plus importantes réserves de permafrost. Avec la hausse des températures sur le plateau, ce permafrost fond, libérant dans l’air que les habitants respirent de dangereuses quantités de gaz tels que du méthane et de l’oxyde de carbone ».

Le Docteur Sangay a aussi souligné un retour en force de l’Asie au 21ème siècle, ainsi que la façon dont l’Inde et la Chine jouent un rôle clé à l’échelle mondiale. Pourtant il notait une importante course aux armements, suscitée par la demande en armes effrénée des pays d’Asie,  ce qui pourrait se traduire par un désastre imminent dans l’avenir.

La Conférence commémorative du Docteur Sangay se terminait  par des spectacles culturels et l’attribution des Baliapara Awards aux protecteurs et militants de la protection environnementale.

Le Public écoutant la 5ème Conférence Commémorative de Rabindranath Barthakul à Taj Vivanta, Guwahati, le 3 novembre 2017.

Le Président Docteur Lobsang Sangay remettant le diplôme récompensant une vie consacrée à Balipara à to Haoki tribhum en reconnaissance de son activité en faveur de la conservation de la vie sauvage.

Des participants posant pour des selfies aux côtés du Président Docteur Lobsang Sangay, 3 Novembre 2017.

Spectacle donné par des artistes à la Conférence Commémorative.

Un militant écologiste japonais pose pour un selfy avec le Président Dr Lobsang Sangay, 3 November 2017.


10 Novembre 2017

L’ ancien Palais du Potala éblouissant de ses vives couleurs après l’annuelle remise à neuf

Aerial footage shows Potala Palace in Tibet with its newly painted red, white and yellow walls

 Comme chaque année, le Palais du Potala, vieux de 1 300 ans, vient de prendre un nouveau look.

La semaine dernière, plus de 300 travailleurs et volontaires ont entrepris de repeindre l’ imposant édifice religieux. Pour ce faire, il a fallu utiliser pas moins de 92 tonnes de peintures lors de cette entreprise annuelle de rénovation.

Over 300 workers and volunteers queued to fill up their barrels with paint during the revamp

Plus de  300 travailleurs et volontaires font la queue afin de remplir de peintures leurs bidons pour participer à l’ opération de rénovation.

Read more: http://www.dailymail.co.uk/news/article-5054003/Workers-repaint-ancient-Potala-Palace-nine-days.html#ixzz4xfzcCOkT
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 Un video aérienne vient de paraître, montrant ce joyau classé à l’ Héritage Mondial de l’ UNESCO, étincelant des ses vives couleurs, rouge et jaune à la fin des 9 jours de chantier.

Pour compléter : http://www.dailymail.co.uk/news/article-5054003/Workers-repaint-ancient-Potala-Palace-nine-days.html#ixzz4xfs46


6 Novembre 2017

Le dictateur Xi s’engage à sévir contre les « séparatistes » au Tibet et au-delà…

« Nous ne permettrons jamais à quiconque, à aucune organisation, ou à aucun parti politique, à tout moment ou sous quelque forme que ce soit, de séparer une partie du territoire chinois de la Chine », a déclaré le président Xi Jinping lors de son discours d’ouverture du 19ème Congrès du Parti Communiste de Chine ( PCC). Une indication de sa politique de fer inchangée pour le Tibet.

Parmi les nombreux territoires et pays sous domination chinoise qui cherchent des changements dans le statu quo, il y a le Tibet, le Xinjiang, Taiwan et Hong Kong. Xi a été particulièrement prolixe lors de ses déplacements  à Taiwan et à Hong Kong, en raison des soulèvements et des appels à l’indépendance durant son premier mandat, bien que sa déclaration soit supposée inclure le Tibet.

« Nous ne permettrons jamais à quiconque, à aucune organisation, ou à aucun parti politique, à tout moment ou sous quelque forme que ce soit, de séparer une partie du territoire chinois de la Chine« ,déclarait Xi Jinping dans son discours de trois heures et demie à la Grande Salle du Peuple de Pékin, ce 19 octobre dernier.

« Nous allons résolument sauvegarder la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale et nous ne tolérerons absolument pas la tragédie que serait une scission du pays. Toute activité visant à diviser la patrie sera fermement combattue par tout le peuple chinois. Nous avons une volonté de fer, assez de foi et une capacité suffisante pour vaincre toute intention d’« indépendance de Taiwan » sous quelque forme que ce soit « , avait rappelé Xi Jinping à Taiwan.

En ce qui concerne Hong Kong, le chef du régime a déclaré: « Nous devons maintenir l’autorité centrale à Hong Kong et garantir l’autonomie de Hong Kong en même temps. Nous devons veiller à ce que la politique «un pays, deux systèmes» ne change pas et ne se déforme pas. » Ilaussi réitérait aussi que tout appel à l’indépendance était hors de question.

Pendant le Congrès du Parti, Xi Jinping a été consacré comme le dirigeant le plus puissant de la Chine depuis Mao Zedong, puisque le Parti a voté, à l’unanimité, l’ ajout d’une nouvelle pensée politique portant le nom de Xi dans la Constitution du Parti Communiste. Depuis la fondation du PCC en 1921, un seul dirigeant, Mao lui-même, a été honoré de cette façon alors qu’il était encore en vie.

Au Tibet, la répression de la corruption au sein du Gouvernement et du Parti pendant son premier mandat de cinq ans a été utilisée comme outil pour consolider son autorité et éliminer ses opposants, provoquer une campagne anti Dalaï-Lama et intensifier sa répression plutôt que de traiter avec les problèmes liés à la corruption.

Les médias chinois ont connu des restrictions croissantes depuis l’arrivée de Xi au pouvoir. Le 2 novembre 2016, Reporters Frontières (RSF), l’ ONG basée à Paris, déclarait que « la Chine reste le premier pays au monde pour la censure, l’autocensure et la suppression des nouvelles et informations librement rapportées ».

RSF a également publié une galerie de 35 prédateurs de la liberté de la presse dans le monde, dont Xi Jinping. Son « kill tally » compte plus de 100 journalistes et blogueurs actuellement emprisonnés.

Les représentants des cinq principales ONG tibétaines, en s’adressant aux membres des médias à Dharamshala, en Inde, le 17 octobre 2017, ont qualifié le président chinois Xi de «dictateur du monde non-libre», avec cinq années d’échec au Tibet.

Ils complétaient ainsi : « Lorsque Xi a été nommé président du Parti communiste chinois, beaucoup de gens dans le monde espéraient un changement positif et l’assouplissement des politiques sévères au Tibet. Mais Xi n’a pas réussi à répondre à ces attentes et à ces espoirs. »


6 Novembre 2017

PEKIN chatouilleux …: « Baisser les bras, courber l’échine »… seraient-ce les premiers pas vers une « collaboration douteuse » de l’éditeur allemand des revues Nature et Scientific American, pour plaire à Pékin?

Devant les menaces des autorités, l’éditeur de la revue Nature a accepté de faire disparaître les articles contenant des références au Tibet ou à Taiwan de son catalogue chinois.

La science va-t-elle devoir apprendre à se taire pour plaire aux dirigeants ombrageux ? Selon le Financial Times, Springer, éditeur allemand des revues Nature et Scientific American, a bloqué l’accès à un certain nombre de ses articles en Chine au motif qu’ils contenaient des références sensibles, telles que “Taiwan”, “Tibet” ou encore “Révolution culturelle”, autant de sujets que Pékin met beaucoup d’efforts à faire disparaître de la mémoire de ses citoyens.

Pour les universitaires, en revanche, la pilule est difficile à avaler. Plusieurs d’entre eux ont pris la parole pour dénoncer l’incapacité de l’Occident à tenir tête aux exigences chinoises. Springer, de son côté, explique avoir simplement voulu sauver l’accès à ses autres contenus. “En ne faisant rien, nous prenions le risque bien réel que tous nos contenus soient bloqués”, explique l’éditeur. Il n’est d’ailleurs pas le seul à plier devant les menaces de Pékin : les Presses universitaires de Cambridge et LexisNexis ont également fait le choix de bloquer l’accès à certains de leurs articles pour les internautes chinois, devant la volonté des autorités locales de “renforcer l’édification morale et idéologique” de leur peuple.

 Image : La Cité Interdite, à Pékin. © HALEY/SIPA

 Image étudiants : https://pbs.twimg.com/news_img/925496064089772032/aVFYONp2?format=jpg&name=orig

 Jeudi 2 novembre 2017 à 11:053

6 Novembre 2017

La Chine prétend être à l’origine du bouddhisme tibétain et cherche sa sinisation

Un chef du Parti Communiste Chinois ( PCC) chargé de traiter avec des groupes de partis non-communistes, des minorités ethniques et des groupes religieux a fait une déclaration extravagante le 21 octobre, s’exprimant en marge de la 19ème session du Congrès National du Parti Communiste Chinois qui s’est tenu à Pékin. Le bouddhisme tibétain était une religion spéciale “née dans notre ancienne Chine”.

Reuters, le 21 octobre, a cité Zhang Yijiong, vice-ministre exécutif du Département du Travail du Front uni du Comité Central du Parti Communiste chinois et qui dirige le groupe de travail du département concerné au Tibet, disant: “C’est une religion chinoise. Elle n’est pas venue de l’extérieur”.

Bien que le bouddhisme ait atteint la Chine beaucoup plus tôt, il est évident que la religion est arrivée au Tibet en provenance de l’Inde, la plupart de ses textes étant des traductions effectuées par d’anciens savants tibétains d’origine indienne.

Mais l’affirmation de Zhang est en accord avec la position défiante de son parti et du Gouvernement selon laquelle les religions en Chine doivent s’adapter à la situation en Chine et doivent être orientées vers la Chine. Zhang a travaillé dans la Région Autonome du Tibet, de 2006 à 2010, en tant que chef adjoint du Parti communiste.

Global Times.cn, qui est dirigé par le porte-parole du Parti chinois, le Quotidien du Peuple, a déclaré lors de la conférence de presse: “Le Département du Travail du Front uni du Comité central du PCC a fourni une orientation active aux religions pour qu’elles puissent s’adapter à la société socialiste …, pour que les religions en Chine doivent être chinoises dans l’orientation”.

Il a également été cité comme affirmant que son département avait fidèlement mis en œuvre les stratégies du Comité Central du PCC sur la gouvernance du Tibet et du Xinjiang et “lutté sans relâche contre le sécessionnisme, qui protège l’unité nationale, la solidarité ethnique et la stabilité sociale ».

Il a ajouté que la Chine guidait la sinisation du Bouddhisme tibétain tout en exprimant l’espoir qu’elle pourrait tirer l’essence de la culture chinoise, “qui répond également aux besoins du développement du Bouddhisme tibétain”.

Le Congrès quinquennal est un rassemblement de 2287 délégués triés sur le volet, représentant 89 millions de membres du parti de 31 provinces et neuf agences de l’Etat – des entreprises publiques à l’Armée populaire de Libération. Mais le soi-disant Congrès n’est rien de plus qu’une cérémonie politique bien préparée, le résultat du rassemblement d’une semaine étant déjà finalisé à l’avance et à huis clos par une poignée de dirigeants.

TibetanReview.net, 22 oct. 2017


6 Novembre 2017

Au moins 7 Tibétains seraient détenus pour avoir tourné et diffusé des vidéos d’auto-immolations en signe de protestation

Capture d’écran d’une vidéo montrant un officier de police éteignant le corps en flammes par auto-immolation de Wangchuk Tseten, le 15 avril 2017

La police chinoise de Yulshul (en chinois :Yushu), une préfecture de la province du Qinghai, a interpellé au moins 7 Tibétains ces dix derniers jours, les accusant d’avoir réalisé et diffusé des enregistrements vidéos de protestations par auto-immolation, ayant eu lieu quelques jours auparavant, comme l’indique le service tibétain de Radio Free Asia (à Washington) le 23 octobre dernier.

Il reste à déterminer quels enregistrements vidéos d’auto-immolation ont été tournés il y a deux ans. Néanmoins tout le monde s’accorde sur un même lieu de tournage dans la préfecture du conté de Tridu (Chenduo). 6 détenus identifiés – Tashi Damdul, Kalsang Gyaltso, Tsering Chophel, Tenzin Namgyal, Choephel et Tsering Norbu – viennent du village Khangra de ce Comté. Et le 7ème, Tsegyam appartiendrait au village Kamyi du même Comté.

L’information relatée par une source au Tibet, s’appuyant sur des témoignages locaux, explique que « les motifs de leurs arrestation et détention proviennent du partage et de la propagation d’une nouvelle vidéo, tournée par ces Tibétains deux ans auparavant, et faisant ressortir les souffrances et l’agonie des Tibétains s’auto-immolant, relayées par WeChat. »

L’information livrée par cette même source ajoute : « les autorités chinoises ont accusé ces Tibétains de contact au -dehors du Tibet via Internet, et les ont inculpés pour des initiatives d’actions illégales. »

En raison du renforcement des mesures de sécurité, y compris toutes formes de communication, aucun renseignement sur les circonstances de détention et le sort de ces détenus tibétains n’est vérifiable.

Les mises en détention auraient été conduites lors d’une vaste opération secrète menée durant le 19ème Congrès quinquennal du Parti Communiste Chinois à Pékin, inauguré le 18 octobre.

Au total, ce sont 150 Tibétains à s’être auto-immolés en signe de protestation sur la plateau du Tibet, depuis Février 2009. Les autorités chinoises ont sanctionné les parents proches, ainsi que les villages et congrégations monastiques dont les auto-immolés étaient issus, pour essayer d’enrayer ces actions.
Pourtant, sporadiquement, de tels actes continuent de se produire sans aucun signe de fléchissement.


6 Novembre 2017

Selon un haut fonctionnaire chinois : « Lincoln aurait approuvé la libération des serfs tibétains par la Chine »

Lors d’une répression en décembre 2011, les Tibétains sont contraints de se prosterner
emmenés par les forces militaires chinoises lourdement armées. Photo: Fichier TPI/Médias

« Si vous regardez la situation tibétaine du point de vue de Lincoln, il aurait approuvé les actions de la Chine abolissant le système de servitude au Tibet ». Tels étaient les propos d’un haut fonctionnaire chinois lors du dernier Congrès du Parti au cours duquel il mettait en garde les responsables étrangers d’éventuelles rencontres avec le chef spirituel tibétain.

Selon des sources, Zhang Yijiong, qui dirige le groupe de travail du Parti Communiste au Tibet, a déclaré aux journalistes qu’il n’y avait aucun prétexte qui leur permettait de rencontrer le Dalaï Lama.

« Même si quelques personnes disent que le Dalaï Lama est une figure religieuse, il n’est pas déclaré en tant que tel dans les parutions officielles, ce n’étaient que des fonctionnaires isolés qui avaient fait ces déclarations qui sont incorrectes. »  déclarait Zhang.

Les fonctionnaires, en leur qualité de représentants officiels, qui participent à toutes les activités liées à l’étranger représentent leur Gouvernement. J’espère donc que les Gouvernements du monde entier parleront et agiront avec prudence et tiendront pleinement compte de leur amitié avec la Chine et de leur respect de la souveraineté chinoise « , a-t-il ajouté.

Zhang était en poste au Tibet de 2006 à 2010 en tant que Vice-Président du Parti Communiste local, a déclaré également que le Bouddhisme tibétain était une religion spéciale née « dans notre ancienne Chine ».

« C’est une religion chinoise. Elle ne vient pas de l’extérieur. » expliquait-il. Une déclaration qui va à l’encontre du fait largement connu et reconnu que Bouddha est né dans l’ Inde ancienne.

Un autre haut fonctionnaire, le ministre de la Supervision Yang Xiaodu, a révélé que le Tibet et les États-Unis avaient beaucoup en commun dans leur histoire des droits de l’Homme.

« Pour les Chinois, Lincoln est un héros pour avoir libéré les esclaves noirs, le point de vue des Chinois et des Américains est le même, c’est une question des droits de l’Homme » nous informe Yang.

Il poursuit : « Au Tibet, nous avons libéré les serfs, et pourquoi nos amis américains ne comprennent-ils pas cela ? C’est aussi une question de droits de l’Homme. Si l’on regarde du point de vue de Lincoln, il aurait approuvé que la Chine fasse tomber le système de servitude au Tibet ».

Le Président Lincoln a publié la Proclamation d’Émancipation des esclaves aux États-Unis en 1863. En 1949 le Tibet fut envahi par l’autoritaire Chine Communiste qui aboutit à 1,2 millions de morts sur un total de 6 millions de Tibétains, à la destruction de plus de 6 000 monastères, à nombre de  Tibétains victimes de meurtres, viols, emprisonnements arbitraires, torture et  traitements cruels, inhumains et dégradants. Pékin continue de nommer cela une « libération pacifique ».


6 Novembre 2017

La Chine a décrété qu’il n’y avait plus d’excuses recevables pour que des dirigeants étrangers rencontrent le Dalaï Lama 

 

Pékin décide de nouvelles règles du jeu, en poursuivant inlassablement ses menaces quant aux rencontres de dirigeants étrangers avec le Dalaï-Lama.

« Les dirigeants étrangers ne peuvent pas penser qu’ils pourront rencontrer un dirigeant spirituel tibétain en exil, tel que le Dalaï-Lama, simplement parce qu’ils le font à titre personnel, car le Dalaï-Lama représente toujours le Gouvernement en exil » , a déclaré un haut responsable chinois.

La Chine considère le Dalaï-Lama, exilé en Inde en 1959, après un soulèvement manqué contre la domination chinoise, comme un dangereux séparatiste.

Le moine, lauréat du prix Nobel de la paix, affirme pourtant depuis des années qu’il recherche simplement une véritable autonomie pour sa patrie himalayenne.

Les visites du Dalaï-Lama à l’étranger rendent à chaque fois furieux le Gouvernement de la Chine et de moins en moins de dirigeants sont prêts à le rencontrer, craignant les conséquences de la colère chinoise, malgré la tentative d’apaisement en affirmant qu’ils le rencontrent à titre personnel. De moins en moins de responsables ont rencontré le 14e Dalaï-lama ces dernières années. « Maintenant, il ne peut souvent que prononcer des discours dans des universités ou mener des activités religieuses », se réjouit Zhang Yijiong, vice-ministre exécutif du Département du Fravail du Front Uni du Comité central du PCC.

Zhang Yijiong, a déclaré aux journalistes en marge du Congrès du Parti qu’il ne pouvait plus y avoir aucune excuse pour rencontrer le Dalaï-Lama.

Selon Zhang Yijiong, la Chine s’oppose à ce que tout Gouvernement étranger ou organisation reçoive le 14e Dalaï Lama, quelles que soient les circonstances. Ce genre de comportement, a-t-il dit, porte atteinte aux sentiments du peuple chinois et témoigne d’un manque de respect envers la souveraineté de la Chine.

« Les fonctionnaires d’un Etat, même dans leurs activités personnelles, qui ont à voir avec la politique internationale, représentent leurs Gouvernements. J’espère donc que les Gouvernements du monde entier parlent et agissent avec prudence et tiennent pleinement compte de leur amitié avec la Chine et de leur respect pour la souveraineté de la Chine « , a-t-il ajouté.

Selon Zhang Yijiong, il n’y a aucun pays dans le monde qui ne protesterait pas contre un Gouvernement étranger recevant un individu qui fait le tour du monde avec l’intention de provoquer une séparation de son pays d’origine.

« Il est donc inévitable que la Chine manifeste sa forte opposition lorsque le 14 ème Dalaï-lama se rend dans des pays étrangers et est même reçu par certains hauts responsables », a dit M. Zhang.

La Chine a pris le contrôle du Tibet en 1950, dans ce qu’elle appelle une «libération pacifique» et fait pression sur les Gouvernements étrangers pour qu’ils évitent de rencontrer le Dalaï-Lama, en utilisant des moyens économiques comme sanctions.

La Chine nie fermement les accusations d’abus de droits de l’Homme au Tibet, affirmant que sa colonisation a apporté la prospérité dans une région reculée et arriérée, et qu’elle respecte pleinement les droits religieux et culturels du peuple tibétain. En réalité ces progrès – infrastructures, économie, développement durable …- profitent surtout à l’ethnie des Hans envoyés vers l’ouest par le Gouvernement chinois à grand renfort de subventions.

La Chine insiste également sur le fait que le Tibet fait partie intégrante de son territoire depuis des siècles.

Cerise sur le gâteau Zhang Yijiong, qui a travaillé au Tibet de 2006 à 2010 en tant que Vice-président du Parti Communiste, a déclaré que le bouddhisme tibétain était une religion spéciale «née dans notre ancienne Chine». « C’est une religion chinoise. Elle n’est pas venue de l’extérieur « , a-t-il dit. De quoi faire bondir les historiens et chercheur-ethnologue.



 
 

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