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Rubrique Parrainage









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Urgence parrainages 17 Septembre 2017

A partir du mois de mars 2016 les frais de scolarité des élèves de TCV passeront de 
38 à 42€ ou de 45 à 55€/mois (TCV Selakui)

Liste des parrainages très urgents (mise à jour le 20/02/2016)

Etudiants en bleu

Elèves de la maternelle à la terminale en rouge

Elèves de TCV en orange

Bébé en vert



Personne âgée et Nonne en noir

 

 

Nom

sexe

âge

situation

Somme/mois

1200

BHODI LHAMO

F

1946

Agée et malade

20€

1224

ANIL (indien)

F

1990

Collège

25€

1230

TSEYANG     

F

1954

Agée et malade

20€

 

1940

TENZIN TSEKYI

F

2013

Maternelle

15€

1931

DECHEN SANGMO

F

1993

Master Sc               infirmière         1ère année/2

40€ en complément

1981

TENZIN YANGZOM

F

2014

Bébé

15 à 20€

11040

PEMA CHOEDON

F

1995

Collège sciences B Sc psychologie  2ème année/3

35 à 40€

11070

TEUNDOUP

M

1940

Agé et malade

20€

Complément

11141

TENZIN TSELHA  Très urgent à remplacer

F

2007

CM1

20€

11210

TENZIN CHIMEY

F

1998

B Sc pharmacie 1ère année

30€ en complément

           
           
           

11370

DAWA PUNTSOK Très urgent à remplacer

M

1995

Collège Bangalore BA                           2ème année/3

20€ en

Complément

11410

KARDO & NYIMA DORJEE

F & M

1945 & 1944

Agés

25€

 

 

 

11430

DARAM SINGH (indien)

M

2006

Maternelle

15€

 

11580

TENZIN GYALPO   Très urgent à remplacer

M

1994

Collège BA Delhi 1ère année

35 à 40€

 

11940

DJAMPHEL CHONZOM

F

1984

HIV mari décédé          Pour ses soins

20€

 

12240

KIRAN (indienne)

F

2003

6ème

18€

 

12240

SINDU (indien)

M

2007

CP

15€

 

12320

TSERING

F

1939

Agée et malade

20 à 25€

 

1…

ADHA et sa femme LHAMO

M&F

1944

Agés et malades

20€

 

1…

ALAY GONPO

M

1947

Agé et malade

20€

 

1…

CHATOR

M

1944

Malade et âgé

20€

 

1…

THINLEY PUNTSOK

M

1938

Agé et malade

20€

 

1…

KHANDO & TENZIN PHUNTSOK            (muet)

F &

M

1934

1975

Agés et malades

20 à 25€

 

 

31..

TENZIN LODOE

M

2007

TCV up

CE2

42€

3186

TENZIN TSEPHAL

F

1994

B Sc 1/3

Physiologie

40€

 

31..

TENZIN TSERING

M

1994

Université Dalaï Lama Bangalore

78€/mois cela peut être 2            parrainages

31…

VINAY KUMAR

M

2005

TCV Chauntra CM2

42€

31..

TENZIN NGADON

F

2014

Bébé, père Karma Tsering

15 à 18€/mois

31..

TENZIN YANGKYAB

M

2002

TCV up          4ème

42€

31480

TENZIN TSETEN          Très urgent à remplacer

M

2009

 

TCV up

CE1

30€

31480

TENZIN GYALTSEN        Très urgent à remplacer

M

2011

Maternelle

30€

 

31…

TANZIN RABGA

M

2007

TCV Chauntra  CE1

42€

31…

TANZIN THAPKE

M

2007

TCV Chauntra CE1

42€

31..

TENZIN PEMA

F

2005

TCV Bylakuppe CM1

42€

31..

TENZIN TSUNGMEY

M

2010

TCV Bylakuppe CP

42€

31..

TENZIN YANGZOM

F

2006

TCV Bylakuppe CM1

42€

31..

THUPTEN JAMPA orphelin

M

2005

TCV Bylakuppe CM2

42€

31..

TENZIN JAMPA      Semi orphelin

M

1998

TCV Gobalpur 2nde

42€

31..

TENZIN DORJEE

M

2003

TCV Gobalpur 5ème

42€

 

34…

Ani TSERING DOLMA

F

 

Nonne

15 à 18€

34..

Ani NGAWANG PALMO

F

1983

Nonne

15 à 18€

34..

Ani NYIGEY SANGMO

F

1981

Nonne

15 à 18€

34..

Ani PALDEN SANGMO

F

 

Nonne

15 à 18€

34..

Ani PEMA DAMCHOE

F

1979

Nonne

15 à 18€

34..

Ani SAMTEN SANGMO

F

 

Nonne

15 à 18€

34…

ANI TSULTRIM

F

 

Nonne

15 à 18€

34…

Ani KUNSANG LHAMO

F

 

Nonne

15 à 18€

34…

ANI TASHI LHAMO

F

 

Nonne

15 à 18€

 

 

 

 

 
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Actualités

17 Septembre 2017

L’équipe nationale des exilés tibétains va jouer dans la Coupe du Monde de Football non affiliée à la FIFA

L’équipe de football tibétaine qui est dirigée par l’Association Nationale de Football Tibétaine , une organisation de tibétains en exil, participera à la prochaine Coupe du Monde de Football non affiliée à la FIFA qui se tiendra à Londres pendant l’été 2018. Elle a reçu une entrée wildcard de la part de la CONIFA, Confédération des Associations Indépendantes de Football.

La CONIFA est une organisation internationale qui regroupe les associations de football qui ne sont pas affiliées à la FIFA et c’est elle qui se charge de l’organisation de la Coupe du Monde.

Cette coupe comprendra 16 équipes issues des 4 continents. Le championnat fera s’opposer une équipe d’Océanie, une équipe pour le nord de l’Amérique, deux d’Afrique, deux d’Asie et cinq d’Europe. Le reste
des équipe seront les précédents champions et ceux qui accueillent le championnat.

C’est l’événement footballistique le plus important au monde hors FIFA et il commencera le 31 mai 2018 pour se terminer le 09 Juin avec la finale.


17 Septembre 2017

FRANCFORT SUR LE MAIN : « Entretien avec le Dalaï Lama » par Marie Holzman

 
Invité par la Tibet House Trust à parler à Francfort sur le Main, du 12 au 14 septembre 2017, dans le contexte d’une réflexion sur une éthique mondiale, le Dalai Lama a pris le temps de rencontrer, en petit comité, une trentaine de personnes sollicitées par les responsables de l’Administration tibétaine en exil. Comme le fait souvent Sa Sainteté le Dalai Lama, la rencontre visait surtout à poursuivre le dialogue avec des membres de la société chinoise, aussi bien Han que Mongols ou Ouighours. Quelques sinisants avaient été également invités, dont j’ai eu la joie de faire partie !

La rencontre s’est déroulée à l’aube dans un endroit surprenant : un hôtel cinq étoiles aménagé dans le château de Kronberg, construit à la fin du XIXème siècle dans le style néogothique pour l’impératrice douairière Victoria de Prusse, et son époux l’empereur Frédéric III. C’est dire si le cadre lourdement chargé de portraits accrochés aux tentures, de lustres, de statues de bronze et de fauteuils damassés se prêtait assez peu à une discussion sur le détachement et la frugalité… L’emploi du temps chargé du Dalai Lama n’a pas permis d’échanger pendant plus d’une heure mais à chaque thème abordé, le Dalai Lama a répondu sans hésiter, avec sérieux, avec à propos et fermeté, tout en ne se départant pas de son humour légendaire.

En introduction, le Dalai Lama a évoqué le rêve d’une Chine qui pourrait s’inventer autour d’une véritable république fédérale où Han, Tibétains, Mongols et Ouighours pourraient cohabiter dans le respect mutuel. Il a évoqué une rencontre avec la chef du mouvement ouighour en exil, Mme Rebiyah Kadeer, peu de temps après son arrivée aux USA, en se souvenant qu’il l’avait convaincue de renoncer à ses idées indépendantistes, trop peu réalistes, pour s’orienter plutôt vers une forme de cohabitation pacifique. Le Dalai Lama affirme que Rebiyah Kadeer a tempéré son discours après cette rencontre.

La première question a été posée par Mme Liao Tianchi, l’actuelle présidente de la branche chinoise du Pen Club International. Elle a évoqué le durcissement du régime de Xi Jinping, les violations des droits de l’homme de plus en plus fréquentes et cruelles et demandé comment, dans un tel contexte, on pouvait encore appliquer la « Voie du Milieu » prônée par Sa Sainteté.

La réponse a été assez détaillée : « D’après moi, Xi Jinping éprouve des idées positives à l’égard du Tibet, mais il s’est heurté à une opposition plus violente que prévu au sein du système communiste lorsqu’il les a émises. Le Bureau Politique va sûrement évoluer après le 19 ème Congrès qui va se tenir en octobre. Nous assisterons peut-être à de grandes transformations. Une génération de leaders plus ouverts, réformistes risque d’arriver au sommet. Dans ce cas-là, la Voie du Milieu pourra aider à résoudre les problèmes au Tibet.
Partout où je vais, j’essaye de rencontrer de jeunes Chinois qui font leurs études à l’étranger, en Amérique, en Australie, partout. Quand ils entrent dans la pièce, ils ont le visage fermé et ne veulent pas se faire photographier à mes côtés. Mais quand l’entretien se termine, ils sourient et courent tous se mettre autour de moi pour la photo.
Il y a sept milliards d’êtres humains sur cette terre, et, parmi eux, la proportion de dirigeants, de dictateurs, est minime. La plupart sont des gens simples, de bonne volonté, et c’est sur eux qu’il faut s’appuyer pour faire évoluer la situation. De toute façon la Chine et le Tibet ont une histoire commune depuis de nombreux siècles. Il est même arrivé qu’à certains moments les Tibétains sont descendus de leur Himalaya pour la Chine et le Tibet ont une histoire commune depuis de nombreux siècles. Il est même arrivé qu’à certains moments les Tibétains sont descendus de leur Himalaya pour subjuguer les Han, comme sous les Tang. Mais, globalement, ces deux peuples ont entretenu des relations fraternelles. Le parti communiste n’est vieux que de 70, 80 ans. Il ne faut pas perdre de vue la perspective du temps long !
Maintenant je me concentre sur ces rencontres avec des Chinois issus de la société civile. J’ai rencontré des Professeurs de l’Université Qinghua, lorsque j’étais à Princeton pour des discussions scientifiques. Qui sait, je serai peut-être invité à parler à l’Université Qinghua à Pékin un jour ?

Nous avons beaucoup à apporter à nos amis chinois. Nous pourrons leur montrer comment nous avons préservé la culture tibétaine, et inviter des Chinois à venir à Dharamsala pour apprendre de nous. Et puis, nous pourrons aussi accueillir des moines bouddhiques, qui sont de plus en plus nombreux en Chine. Nous le ferons sur un terrain neutre, comme à Bodgaya en Inde par exemple. »

Xie Haiming, un Mongol exilé en Allemagne depuis des dizaines d’années a pris la parole en se lamentant : « Les Chinois nous tuent. Ils détruisent notre environnement, nos troupeaux en pratiquant l’extraction minière partout. Nous avons été massacrés en masse et ne pouvons plus nous défendre. J’ai besoin que vous me donniez de l’espoir. »

Le Dalai Lama : « La violence est mauvaise conseillère. Elle mène à la guerre, qui ne résout rien. Il faut choisir d’autres méthodes. Il y a longtemps, Deng Xiaoping a ouvert la voie. Mon frère aîné est allé à Pékin pour le rencontrer. Il a parlé avec lui pendant une heure. Les horreurs du passé ont été évoquées par des Tibétains résidant en Chine. L’un d’eux était ulcéré, mais il a reconnu que s’il se battait avec un Han, à un contre un, il serait vainqueur. En revanche, à un contre mille, il serait massacré. Mon frère lui a dit : « Nous devons chercher à devenir amis avec les Han. Rester ennemis ne mènera nulle part. »  Marie Holzman : Lorsque j’ai évoqué la mort du Prix Nobel de la Paix Liu Xiaobo en juillet dernier puis sa disparition rapide de la surface de la terre avec la dispersion de ses cendres dans la mer, j’ai demandé au Dalai Lama s’il pensait que l’érection de statues de Liu Xiaobo dans des villes diverses, et par exemple Dharamsala, était une bonne idée, il a réfléchi : « Il serait difficile de cerner le sens politique de la présence d’une statue de Liu Xiaobo à Dharamsala. En revanche, ce serait une très bonne idée si les Chinatown du monde pouvaient dresser ces statues dans de nombreux pays. » Enver Can, de la Ilham Tohti Initiative, a également évoqué le décès de Liu Xiaobo pour rappeler que d’autres prisonniers politiques, tels Ilham Tohti, risquaient de connaître le même sort si le monde extérieur ne faisait pas pression sur le PCC en exigeant leur
libération. Le Dalai Lama l’a approuvé avec gravité.

Un moment de détente a été créé par la question d’un jeune homme occidental qui a confié au Dalai Lama son vif désir de parvenir à une certaine sérénité mentale grâce à la méditation, et son regret de progresser si peu.
« J’ai beau être le Dalai Lama, a répondu le chef spirituel, je crois bien que j’ai mis soixante ans à parvenir à calmer mes émotions. Je crois que j’y suis à peu près parvenu, grâce à un travail assidu, long et quotidien. Calmer le mental, développer la sérénité est beaucoup plus difficile que de s’envoler sur une autre planète. Dans un cas, il suffit de faire des recherches scientifiques pendant une dizaine d’années, puis de s’entraîner un peu physiquement, mais dans l’autre, il n’y a aucune fusée qui soit capable d’envoyer votre esprit vers le Nirvana ! Ne renoncez pas. Pratiquez. Soyez patient » a t-il répété à plusieurs reprises au jeune homme bouleversé.

Puis le plus célèbre moine de la planète est parti dans un grand cortège de voitures noires vers Francfort, entouré par quelques dizaines de membres de son entourage, son beau-frère, ses nombreux représentants en Europe, et ses gardes du corps. Images contrastées du Bouddhisme tel qu’il est vécu dans notre monde moderne tourmenté… Marie Holzman, dans le train de retour vers Paris.
*
Construit entre 1889 et 1894 par l’architecte Ernst von Ihne dans le style  néogothique (inspiré du Style Tudor) pour l’impératrice douairière Victoria de Prusse (fille ainée de la reine Victoria du Royaume-Uni), le château porte d’abord le nom de son époux, l’empereur Frédéric III. À la mort de l’impératrice en 1901, le château, son mobilier et tout son contenu passent  en héritage à la dernière fille de la souveraine, la princesse Marguerite de Prusse, qui s’y installe avec son époux, le landgrave Frédéric-Charles de Hesse-Cassel.


17 Septembre 2017

La Chine affirme sa souveraineté sur le Tibet et la mer de Chine Méridionale dans de nouveaux manuels scolaires

La Chine a édité une série de nouveaux manuels scolaires pour les écoles élémentaires et les collèges qui paraitra à partir du mois prochain. Ils permettront à ses enfants de se familiariser avec la notion de « souveraineté nationale.» Les livres décrivent une Chine dont toutes les provinces actuellement occupées ou revendiquées feraient partie de son territoires depuis les temps anciens ceci incluant le Tibet et la mer de Chine méridionale selon un article du 30 août du dailymail.co.uk citant le porte parole de l’État et du parti le People’s Daily.

Les nouveaux manuels couvrent trois sujet principaux incluant la langue et l’histoire de la Chine ainsi qu’une éducation morale et légale. Ils montrent aux étudiants des « faits et documents » utilisés pour légitimer la souveraineté de la Chine sur le Tibet, Taïwan et les îles de la mer de Chine méridionale. Ils incluent aussi des textes sur les héros et les traditions de la révolution ainsi que sur le souhait du peuple chinois de défendre son « territoire national. »

La Chine revendique sa souveraineté sur le Tibet en se refermant au mariage de l’empereur Songsten Gampo avec une princesse de la dynastie chinoise des Tang à la fin du VIIème siècle et à travers une fausse représentation de l’histoire du territoires pendant les siècles où elle est tombée sous la domination des Mongols et des Mandchous.

La Chine revendique aussi tous les territoires de la mer de Chine méridionale et a construit des îles artificiels pour renforcer ses revendications. Se faisant elle a balayé les revendications de Brunei, la Malaisie, les Philippines, le Vietnam et de Taiwan sur les différentes parties de cette mer. Les Philippines avaient par ailleurs gagné un arbitrage international récemment quant à ces questions mais les problèmes dans cette partie du Globe sont loin d’être réglés et restent particulièrement tendus.

En Janvier 2017, le secrétaire d’État américain Rex Tillerson a indiqué que la Chine ne devrait pas avoir accès aux îles qu’elle a construites dans les région. La Chine avait alors répondu dans ses médias d’État que les États-Unis devraient entrer en guerre pour l’empêcher d’y accéder.

Article traduit pour France Tibet depuis l’article du 1 septembre 2017 de Tibetan Review. Retrouvez l’article original en langue anglaise : Tibetan Review


17 Septembre 2017

SUISSE : Retour à la case départ pour 300 tibétains exilés

Le gouvernement suisse aurait demandé à près de 300 Tibétains qu’il avait jugés non éligibles à l’asile politique de quitter d’eux même le pays. Le gouvernement suisse a promis de payer les frais de voyage et de fournir une aide financière de 5 000 francs suisses (environ 4350 euros) à chacun de ces exilés.

La directive du gouvernement suisse aurait été expliquée lors d’une réunion dans la salle de la communauté tibétaine suisse à Zurich le 27 août avec la participation du secrétaire à l’immigration, des représentants de la communauté tibétaine, y compris ceux du Bureau du Tibet à Genève, et des tibétains locaux.

À l’instar d’autres pays européens mais contrairement au Canada et aux Etats Unis, la Suisse ne donne l’asile politique qu’aux tibétains venus directement du Tibet plutôt que d’un pays tiers comme l’Inde ou le Népal, en dépit de leur situation d’apatride dans ces pays.

D’après les responsables de l’immigration, la plupart des tibétains qui arrivent en Suisse ne disposent d’aucun document pour appuyer leur demande d’asile, pas même une simple carte d’identité. Ce qui n’empêche le nombre de migrants d’augmenter chaque année.


17 Septembre 2017

RANGOON : « Comment expliquer la prudence d’Aung San Suu Kyi sur les Rohingyas? » par Arnaud Dubus

media

L’attitude d’Aung San Suu Kyi est depuis longtemps très ambiguë sur la question des Rohingyas, persécutés en Birmanie. Comment expliquer la prudence quasi coupable de celle qui est désormais de facto la dirigeante du gouvernement ? Eléments de réponse, alors que la « dame de Rangoun » est attaquée de toute part pour sa passivité. Même le dalaï-lama, Nobel de la paix au même titre qu’elle, a fait part de son indignation.

De notre correspondant dans la région,

L’exode des Rohingyas musulmans de l’ouest de la Birmanie vers le Bangladesh se poursuit, atteignant au moins 250 000 réfugiés en trois semaines. Face aux condamnations émanant surtout des pays musulmans, des Nations unies et des organisations de protection des droits de l’homme, Aung San Suu Kyi s’est exprimée pour la première fois ce week-end.

La conseillère spéciale birmane a affirmé que son gouvernement protègerait toutes les personnes vivant sur le sol birman, « y compris ceux qui n’en sont pas citoyens ». Mais la dirigeante birmane tarde à prendre des mesures concrètes pour ces populations.

La première raison est qu’elle n’a pas vraiment les mains libres. L’appareil d’Etat est encore en grande partie contrôlé par les militaires. Ils tiennent les ministères de l’Intérieur, de la Défense et des Frontières ; ce sont justement les ministères qui sont en charge de tout ce qui se passe dans l’Etat d’Arakan, dans l’ouest de la Birmanie.

 

La situation actuelle dans cette région frontalière du Bangladesh est considérée comme une question de sécurité nationale, et selon la division des tâches entre la dirigeante birmane et les militaires, seuls ces derniers ont leur mot à dire sur ce sujet. D’où l’extrême prudence d’Aung San Suu Kyi et sa réticence à s’exprimer publiquement sur les Rohingyas.

LA RÉACTION DU DALAÏ-LAMA
«Ceux qui harcèlent certains musulmans devraient se rappeler que Bouddha les aiderait11/09/2017 – par RFIÉcouter

Critiques sur la « dame de Rangoun »

Pourtant, la conseillère spéciale aurait pu en faire beaucoup plus, ne serait-ce qu’en dénonçant clairement les exactions dans l’ouest. C’est d’ailleurs ce que lui reprochent les organisations de protection des droits de l’homme. Elle pourrait utiliser une partie de sa crédibilité politique et de sa popularité pour prendre une position de principe contre les violations des droits dans l’Arakan.

Mais pour elle, cela comporte des risques : d’abord créer des tensions avec les militaires, qui pourraient dès lors s’appuyer sur le ressentiment général des bouddhistes birmans contre les Rohingyas pour l’affaiblir politiquement. Elle risquerait également de se couper de sa base politique.

Dans sa longue lutte pour ramener la démocratie en Birmanie, Aung San Suu Kyi a avant tout été la représentante des Birmans bouddhistes. Les minorités ethniques ne se sentaient pas représentées par elle. En déclarant par exemple que les violations des droits de l’homme dans l’Etat d’Arakan sont des inventions des médias étrangers, elle va dans le sens de ce que pense sa base politique.

Conséquences sur la transition politique

Cette crise a en tout cas des effets très négatifs sur la transition démocratique en Birmanie. D’abord, elle renforce la montée d’un bouddhisme ultra-nationaliste à travers tout le pays. Cet ultra-nationalisme vise en premier lieu les musulmans dans toutes les régions. On commence ainsi à voir des villages qui interdisent l’entrée aux musulmans.

Le boycott économique des musulmans se renforce également, mais même au-delà du clivage bouddhiste-musulman, ce fanatisme bouddhique peut aussi déstabiliser les relations avec les autres minorités ethniques du nord du pays, avec lesquelles le gouvernement a essayé de mettre en place des accords de coopération politique.

Plus largement, la question des Rohingyas focalise maintenant toute l’attention, non seulement à l’intérieur de la Birmanie, mais aussi dans les relations entre la Birmanie et les pays étrangers. Cela ne peut que ralentir et rendre plus difficile la transition démocratique, c’est-à-dire le désengagement progressif des militaires de l’appareil d’Etat.

REPORTAGE AU SUD DU BANGLADESH
La loi sur la citoyenneté birmane de 1982, base d’une discrimination d’Etat envers les Rohingyas
 
 
 Image : La conseillère spéciale birmane Aung San Suu Kyi, lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre indien Narendra Modi,
le 6 septembre 2017.REUTERS/Soe Zeya Tun

17 Septembre 2017

PARIS / RANGOON : L’Union Bouddhiste de France condamne la persécution du peuple Rohingya en Birmanie

Selon l&#039;ONU, plus d&#039;un millier de Rohingyas ont été tués dans des massacres.

L’UBF condamne la persécution du peuple Rohingya

publié le vendredi 8 septembre 2017, par Stanislas Wang-Genh

L’Union Bouddhiste de France condamne les atrocités en cours commises contre le peuple Rohingya. Les principes fondamentaux du bouddhisme excluent tout recours à la violence. Notre fédération déplore les persécutions commises depuis des années contre cette minorité ethnique, et assure à la communauté musulmane dans le monde, de sa solidarité et de son soutien. L’Union Bouddhiste de France invite tous ses membres à s’unir dans la compassion et à dédier leurs cérémonies pour que ce conflit s’apaise au plus vite.

Le pôle présidence de l’UBF

A ce sujet : les dernières informations en date du 10 septembre dans Le Point :: 

Birmanie : le terrible récit des réfugiés rohingyas

Selon des témoignages, de nombreuses personnes ont été tuées à coups de machette dans le village d’Aung Sit Pyin, dans l’État Rakhine, au nord-ouest du pays.

Armés de machettes et de bidons d’essence, ces hommes étaient là pour tuer. Les soldats birmans barraient l’accès à la mosquée. Et les tueries ont alors commencé, racontent des survivants rohingyas. « Ceux qui couraient ont été tués à coups de machette. D’autres sont tombés sous les balles de l’armée », témoigne Master Kamal, un enseignant de 53 ans, l’un des survivants du massacre survenu dans le village d’Aung Sit Pyin, dans l’État Rakhine (nord-ouest de la Birmanie), où l’ONUn’est désormais plus la bienvenue. Deux semaines sont passées, mais les souvenirs horribles restent en mémoire.

17 Septembre 2017

INDE : La Chine étend son influence avec la construction d’une nouvelle route sur le plateau Doklam, frontière du Tibet

DHARAMSALA, le 4 septembre : Un expert chinois en stratégie avertit l’Inde sur leurs intentions de construire plus de routes chinoises, non seulement à Doklam, mais aussi dans les zones frontalières au Tibet et au Xinjiang.

Victor Gao Zhikai, directeur de l’Association Nationale des Etudes Internationales de Chine a déclaré : « l’Inde devra s’habituer au fait que la Chine est le plus grand, le plus efficace et le plus puissant des constructeurs de routes. A Doklam, si la Chine s’appuie sur la partie de l’Inde, le pays aura de bonnes raisons légitimes de contester ».

Il ajoute : « Cependant, si la Chine établit des connexions mutuelles avec les autres pays et la construction d’autres routes sur le côté chinois de la frontière, aucun autre pays n’a le droit de s’interposer. Les routes sont neutres et l’Inde devrait être habituée à une infrastructure chinoise renforcée à Doklam et dans d’autres parties du Tibet ».

Cette tension qui a duré plus de 70 jours se termine avec le Sommet des BRICS à Xiamen, en Chine. C’est le chef de l’Etat chinois Xi Jinping qui a présidé la cérémonie d’ouverture. Le Premier ministre indien Narendra Modi était bien présent. Avant cette rencontre bilatérale, l’Inde a indiqué qu’elle voulait aller de l’avant et laisser derrière elle le problème.

Gao a déclaré que la Chine ne souhaite pas  la guerre. Le déploiement par l’Inde de troupes armées pour interrompre le chantier avait rapidement fait monter la tension.

« La situation aurait pu déclencher une guerre frontalière pour laquelle ni l’Inde, ni la Chine ne pourront contrôler l’ampleur et le développement de tels affrontements. Les deux pays pourraient en subir d’énormes conséquences »,  ajoutéait Gao (ancien interprète du Président chinois Deng Xiaoping).

L’expert chinois a également félicité le Premier Ministre indien d’avoir assisté au Sommet organisé cette année par la Chine. Il a déclaré : « C’est un développement formidable que le Premier ministre de l’Inde ait décidé d’assister au sommet, ce qui est de bon augure pour la solidarité entre les pays BRICS, même si certains d’entre eux ont été confrontés à des difficultés ».


10 Septembre 2017

MULHOUSE : Un jeune Tibétain qui retrouve le sourire

Au square de la Bourse à Mulhouse, proche du Cada où il réside, Tenzin Dekyong (au centre), entouré d’Agnès Charron et du Mulhousien d’origine tibétaine Tennam Khokze, deux de ceux qui ont redonné le sourire au jeune exilé. Photo L’Alsace/F.F.

Ex-moine bouddhiste, le Tibétain Tenzin Dekyong, 25 ans, est demandeur d’asile en France. Par le jeu de l’attribution des places d’hébergement, il est arrivé début août à Mulhouse, sans connaître personne et sans parler français. Premiers jours très durs. Mais grâce au réseau de l’association haut-rhinoise Liberté au Tibet, le jeune homme sort peu à peu de l’isolement.

Quand Agnès Charron, présidente de l’association Liberté au Tibet, arrive, ce matin-là, au Centre d’accueil des demandeurs d’asile (Cada) de la rue Zuber, à Mulhouse, le visage de Tenzin Dekyong – ce sont ses deux prénoms – s’illumine et le jeune Tibétain salue sa visiteuse en la serrant dans ses bras. L’un et l’autre ne se connaissent que depuis la mi-aôut. La barrière de la langue les empêche de se parler sans l’intervention d’un interprète. Mais la complicité entre la militante associative haut-rhinoise et le demandeur d’asile de 25 ans est évidente, tout comme leur joie de se revoir.

Un angoissant voyage

Les circonstances de leur rencontre ? On va y venir. Mais avant, quelques mots du parcours de Tenzin Dekyong. Ce fils d’agriculteurs a grandi dans un village du Kham, région traditionnelle du sud-est du Tibet, aujourd’hui à cheval sur plusieurs entités chinoises (la région autonome du Tibet et les provinces du Sichuan et du Yunnan). Après une scolarité courte, interrompue notamment pour épauler ses parents, le jeune Tibétain entre dans un monastère en 2009, relate-t-il dans un récit de vie préparé dans le cadre de sa demande d’asile. « J’ai commencé à étudier les bases du bouddhisme tibétain […] J’ai reçu la bénédiction du 14e Dalaï-Lama et je suis devenu un véritable moine bouddhiste. J’avais comme projet de m’exiler en Inde. » Mais, poursuit-il, sa demande de passeport est refusée par les autorités chinoises. Tenzin Dekyong proteste. Se sentant en danger, il décide de quitter le pays. Moyennant une forte somme d’argent, un réseau de passeurs lui permettra de gagner l’Europe avec de faux papiers, un voyage qu’il détaille ainsi : départ en avion, le 12 mai dernier, de Chengdu, la capitale de la province chinoise du Sichuan, pour Bangkok ; de là, cap sur Istanbul, via la Malaisie ; traversée en bateau pneumatique de la Turquie vers la Grèce ; vol pour l’Espagne, puis nouvel avion pour arriver, le 22 juin, à Paris. Ces semaines sont très éprouvantes. « J’étais tellement angoissé que je ne trouvais pas le sommeil, je ne dormais que deux heures par jour » , raconte aujourd’hui le jeune homme, arrivé dans l’Hexagone dans un état d’épuisement. « Les premiers jours, je dormais tout le temps » , dit-il en souriant.

« Maintenant, je suis libre »

Quand on lui demande quel était son sentiment en foulant le sol français, Tenzin Dekyong confie : « J’étais très, très content. Je me suis dit : maintenant, je suis libre. » De Paris, l’ex-moine repart tout de suite pour Nancy, avec un autre Tibétain. Là, il loge dans une famille tibétaine et noue des relations avec d’autres compatriotes. Il entame ses démarches de demande d’asile. L’Ofii (l’Office français de l’immigration et de l’intégration) lui trouve une place en Cada. Mais c’est à Mulhouse.

« J’étais très triste »

Tenzin Dekyong arrive au Cada mulhousien de la rue Zuber – qui est géré par l’association Appuis – le 1er août. Dans la Cité du Bollwerk, il ne connaît absolument personne. Il ne peut pas échanger avec l’équipe du Cada et les autres résidents, ne parlant que le tibétain (hormis quelques rudiments de chinois). Ses compagnons nancéiens lui manquent. « J’étais très triste » , résume-t-il pudiquement. Ahmed Lachhab, chef de service adjoint du pôle asile et réfugié d’Appuis, en témoigne lui aussi : « Il était vraiment très mal en arrivant chez nous. Il était tout seul. On ne pouvait pas communiquer. Il voulait repartir à Nancy. La seule chose qu’il savait dire, c’est : “Go Nancy”. »

Le jeune Tibétain est libre de retourner à Nancy. Mais en quittant la place en Cada qui lui a été attribuée à Mulhouse, il s’exposerait à perdre à la fois la petite allocation que l’État verse aux demandeurs d’asile en attente d’une décision et le droit à l’hébergement. « Ce serait ce qu’on appelle un refus d’orientation » , explique Ahmed Lachhab. Alors pour pouvoir faire comprendre à Tenzin Dekyong cet enjeu très important pour lui, mais aussi pour lui permettre de sortir de sa détresse en renouant des contacts dans sa langue, l’équipe du Cada s’est mise en recherche de personnes tibétophones. Elle a pris attache avec l‘association Liberté au Tibet, qui s’est émue de la situation de Tenzin Dekyong et s’est immédiatement mobilisée.

Le jour même, Agnès Charron a invité le jeune demandeur d’asile mulhousien à venir passer le week-end chez elle, à Bennwihr. Par une heureuse coïncidence, elle et son mari recevaient chez eux deux amis népalais. « Ce sont nos guides quand nous allons au Népal et ils sont de l’ethnie sherpa, ils parlent un dialecte tibétophone. » Les deux hommes ont bien volontiers accepté de jouer les interprètes entre Tenzin Dekyong et le couple alsacien. « Ça lui a permis de communiquer pendant ces deux-trois jours. Et on l’a emmené en montagne, dans le massif du Hohneck, avec un repas en ferme-auberge le soir, ça lui a beaucoup plu. »

« On l’a emmené dans le massif du Hohneck, ça lui a beaucoup plu »

La présidente de Liberté au Tibet a aussi adressé un message aux adhérents et sympathisants de l’association pour évoquer la situation de Tenzin Dekyong et lancer cette invitation (toujours d’actualité, ceux qui ont envie d’y faire écho peuvent contacter le Cada au 03.89.51.03.83) : « Si vous avez du temps, merci de lui en consacrer un moment en lui faisant visiter la ville ou la campagne, en passant un moment avec lui, en lui apprenant quelques rudiments de français. Il est impatient de pouvoir s’exprimer et de pouvoir nous comprendre. »

L’initiative a déjà permis à Tenzin Dekyong de visiter le zoo de Mulhouse, par exemple. C’est aussi grâce au réseau de Liberté au Tibet que le jeune homme a pu entrer en contact avec deux autres Tibétains arrivés avant lui à Mulhouse : Nyima Dorjee et Tennam Choezin Khokze (lire ci-dessous) qui a traduit nos échanges avec le nouvel arrivé. « J’ai aussi donné le numéro de téléphone de Tenzin aux Tibétains que je connais, pour qu’ils lui passent de temps en temps un coup de fil, pour l’aider à garder le moral » , complète Agnès Charron.

Ces divers échanges et rencontres ont rapidement adouci le blues de l’ex-moine bouddhiste, qui a retrouvé le sourire. « On a observé une transformation fondamentale, on a vraiment une autre personne ! » , se réjouit Ahmed Lachhab. Aujourd’hui, Tenzin Dekyong n’est plus dans l’optique de quitter Mulhouse, une ville qu’il trouve « très jolie ». Il va débuter des cours de français individuels avec une enseignante retraitée bénévole au Cada. Et s’il obtient un titre de séjour, ce qu’il espère bien sûr de tout cœur, l’ex-moine se mettra en quête d’un emploi. « J’aimerais travailler comme cuisinier. »

 image : Au square de la Bourse à Mulhouse, proche du Cada où il réside, Tenzin Dekyong (au centre), entouré d’Agnès Charron et du Mulhousien d’origine tibétaine Tennam Khokze, deux de ceux qui ont redonné le sourire au jeune exilé. Photo L’Alsace/F.F.


10 Septembre 2017

Des nomades tibétains ont été forcés de quitter leurs pâturages

Dans une zone peuplée de Tibétains au nord ouest de la province du Qinghai, les autorités forcent les éleveurs à abandonner leurs terres de pâtures traditionnelles en leur imposant d’importantes amendes et en menaçant de prison toute personne n’ayant pas quitté les zones interdites, rapportent des sources au Tibet.

Aucune explication n’a été donnée suite à cette injonction de déménager des pâturages de la préfecture de Golog dans le xian de Darlag ou pour justifier l’expulsion d’un autre groupe de nomades de leurs camps d’hiver, selon le témoignage d’une source au service Tibet de la RFA.

« Chez les nomades tibétains, il est d’usage de laisser paître librement le bétail dans les pâturages en été pendant deux mois et 20 jours à la fin du mois de juin ou début juillet, » a ajouté la source de la RFA ,sous couvert d’anonymat.

« Mais cette année, alors qu’ils étaient dans les pâturages, les autorités locales chinoises leur ont ordonnés de quitter les lieux », précise la source.

La date butoir fixée par les autorités était le 23 août, pourtant à cette date certains nomades n’avaient pas quitté les pâturages. »

« De ce fait, les autorités accompagnées des forces de police ont menacé les nomades toujours sur place, pour finalement les forcer à partir en leur infligeant à chacun une amende 1000 yuans (128 euros) ».

Nulle part où aller

Les nomades vivant dans les villages de Horkor et Takor dans le xian de Darlag ont pendant ce temps-là été forcés de déménager, rapporte la source à la RFA.

« Mais ils n’ont nulle part où aller et font maintenant face à un harcèlement constant de la part du pouvoir en place. »

« Ils sont très inquiets à propos de ce qui va leur arriver ensuite, » a t-elle ajouté.

Les nomades tibétains sont à présent bannis de leurs pâturages et ont du déménager « des meilleurs pâtures de tout le plateau tibétain, et particulièrement des préfectures de Yulshul et Golog », a expliqué à la RFA Gabriel Lafitte, spécialiste de l’environnement sur le plateau tibétain.

Les autorités chinoises affirment que la relocalisation des nomades leur offre un apprentissage professionnel et un accès à plus de débouchés, selon Lafitte « En réalité, la relocalisation des nomades leur offre peu d’opportunités d’entrée dans l’économie moderne. »


10 Septembre 2017

PEKIN / GENEVE / ONU : Les intrigues de Pékin dans les couloirs onusiens afin de briser ses opposants…

En janvier, lors de son déplacement à Genève, le président chinois Xi Jinping a affirmé que son pays était déterminé à jouer la carte du multilatéralisme et donc prêt à investir dans le développement des organes onusiens. Un engagement salué par les autorités suisses, l’ONU et la communauté internationale. Seule fausse note à l’époque, le verrouillage sans précédent du Palais des Nations, vidé de ses employés et de ses journalistes accrédités, à la demande de Pékin. Certains y ont vu le syndrome d’un pouvoir habitué à tout contrôler et ne supportant pas la moindre contestation.

A Genève, la montée en puissance de la Chine sur la scène multilatérale suscite beaucoup d’inquiétudes parmi les défenseurs des droits de l’homme. Cet été, plus précisément le 30 juillet, une image a marqué les esprits, celle de Xi Jinping habillé en militaire et passant en revue ses troupes à l’occasion du 90e anniversaire de la fondation de l’Armée de libération du peuple. L’uniforme d’un côté, le costume de VIP de l’autre, mais toujours le même rejet de la tricivara tibétaine.

Morte en prison

La Chine de Xi Jinping est prête à jouer le jeu avec ses partenaires mais à condition que personne ne conteste sa puissance et encore moins sa souveraineté. Les défenseurs des droits de l’homme en ont fait l’amère expérience. Ils craignent que Pékin profite de sa position dominante pour miner les mécanismes de contrôle mis en place par l’ONU. L’organe le plus exposé est le Conseil des droits de l’homme basé à Genève et au sein duquel la Chine occupe un siège.

 L’ONG Human Rights Watch (HRW) vient de publier un rapport très documenté sur ce que les diplomates chinois sont prêts à faire pour étouffer la contestation aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de leur pays, avec un seul objectif: éviter que Genève se transforme en caisse de résonance. L’exemple le plus marquant est celui de Cao Shunli, une militante des droits de l’homme arrêtée à l’aéroport de Pékin le 14 septembre 2013 alors qu’elle se rendait à Genève pour participer à une session du Conseil des droits de l’homme. Une audace qui, dans la Chine de Xi Jinping, lui a été fatale. Elle est décédée un an plus tard en détention.

Genève et son prisme droit-de-l’hommiste font peur à Pékin, qui n’hésite pas à pourchasser ses opposants jusque dans les couloirs du Palais des Nations. Human Rights Watch rapporte plusieurs cas «d’intimidation et de harcèlement de militants dans les locaux de l’ONU». En mars 2014, Ti-Anna Wang, la fille de Wang Bingzhang, un militant des droits de l’homme détenu en Chine, a été traquée par un homme qui l’a photographiée de manière agressive. Même traitement d’intimidation avec les activistes ouïghours. Le 26 avril 2017, Dolkun Isa-un, un activiste bien connu qui fait campagne en Allemagne au nom des Ouïghours, a subi des pressions alors qu’il assistait à un forum sur les questions autochtones.

Lorsqu’il s’agit des Tibétains, Pékin montre ses muscles et sort les crocs. En mars 2016, la conférence-débat à laquelle avait été invité à participer le dalaï-lama a donné lieu à une levée de boucliers inédite. Les organisateurs ont dû renoncer à organiser cet événement dans l’une des salles de conférences du Palais des Nations, l’ONU redoutant des représailles financières. La Chine est devenue le troisième contributeur de l’ONU pour son budget régulier au cours de l’exercice 2016-2017. Le chef des bouddhistes a été finalement accueilli à la Maison de la Paix, quelques centaines de mètres plus loin mais hors du périmètre onusien.

Le renforcement de l’emprise chinoise sur les organes onusiens n’impacte pas seulement les droits de l’homme. En mai dernier, les représentants de Taïwan se sont vus refuser, contrairement aux années précédentes, l’accès aux travaux de l’assemblée générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Une décision de Pékin appliquée avec zèle par la directrice générale Margaret Chan avant qu’elle ne passe le flambeau à Tedros Adhanom Ghebreyesus. Les Taïwanais ne sont guère optimistes pour l’avenir. Ils constatent que pour son premier grand déplacement officiel, le nouveau patron de l’OMS s’est rendu à Pékin.

«Tout se joue ici»

Hors micro, les diplomates occidentaux confessent être pieds et poings liés. Ce qui fait désormais figure d’urgence, c’est le sauvetage du Conseil des droits de l’homme dont la Chine détient un trousseau de clefs. Son rapprochement avec les autres membres du Like Minded Group (1) a considérablement accru son influence et permis à nombre d’initiatives renforçant la protection des droits de l’homme d’échouer. Pour Kenneth Roth, directeur de HRW, Pékin a fait de Genève la plateforme diplomatique d’où «elle déploie ses efforts pour empêcher les critiques sur la question des droits de l’homme». «Ce n’est pas au Conseil de sécurité, ni à l’Assemblée générale que cela se joue. Mais bien ici», insiste-t-il.

Lors d’un briefing de presse, le porte-parole du Ministère chinois des affaires étrangères, Geng Shuang, a répondu lundi que son pays attachait «une grande importance aux droits de l’homme» et qu’il s’était «engagé à les promouvoir et les protéger».

(1) Groupe de pays de «même sensibilité»: Algérie, Bangladesh, Bélarus, Bhoutan, Cuba, Egypte, Inde, Indonésie, Iran, Malaisie, Myanmar, Népal, Pakistan, Philippines, Russie, Sri Lanka, Soudan, Syrie, Venezuela, Vietnam, Zimbabwe.


10 Septembre 2017

CONFLANS STE HONORINE : La Mairie en appelle à l’ Etat pour les Tibétains qui dorment dehors …

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Communiqué de  Soutien aux réfugiés Tibétains de Conflans Ste Honorine.*

Voilà une vue de l’amoncellement de « matériel de couchage » qui est stocké la journée par les Tibétains sous le bâtiment du Pointil. Et, à la tombée de la nuit, plus de 200 personnes s’activent pour trouver une place où installer sa tente et, / ou, son matelas sur les bords de l Oise.

Une soixantaine de réfugiés tibétains dorment sous des tentes à Conflans | Revue de presse Conflans Ste Honorine | Scoop.it

 

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Yvelines : une soixantaine de réfugiés tibétains dorment sous des tentes à Conflans

 Île-de-France & Oise>Yvelines>Conflans-Sainte-Honorine|Yves Fossey|06 septembre 2017, 16h30 | MAJ : 06 septembre 2017, 23h10|3
http://www.leparisien.fr/conflans-sainte-honorine-78700/conflans-une-soixantaine-de-refugies-tibetains-dorment-sous-des-tentes-06-09-2017-7239552.php
Conflans, jeudi dernier. La maire alerte les services de l’Etat pour trouver une solution pour héberger les Tibétains installés dans un campement sur les bords de l’Oise. LP/Y.F.
Yves Fossey
Conflans-Sainte-HonorineTibétainsLa Pierre Blanche

L’association qui les accueille assure un accompagnement social pour environ 300 réfugiés. Mais il n’y a plus de places pour les nouveaux arrivants.

Un camp de Tibétains s’est constitué à Conflans-Sainte-Honorine sur les bords de l’Oise. L’association la Pierre-Blanche qui gère l’hébergement des réfugiés et la mairie sont démunis. Car les arrivées sont toujours plus nombreuses et les différents sites d’accueil affichent complet. Face à ce phénomène, Laurent Brosse, le maire LR, vient d’alerter les services de l’Etat « afin de trouver rapidement une solution de relogement pour les personnes sans toit ».*

Les premiers Tibétains, ayant décidé de fuir leur pays pour échapper aux persécutions chinoises, sont arrivés à Conflans en 2011. Aujourd’hui, l’association, qui œuvre en faveur des démunis, assure un accompagnement social pour environ 300 réfugiés. Une majorité est orientée dans les anciens locaux des Voies Navigables de France, certains sont hébergés dans les navires de l’association et d’autres sont accueillis par des familles volontaires. Mais il n’y a plus de places pour les nouveaux arrivants qui s’installent alors sous des tentes.

Selon une estimation, une soixantaine de Tibétains dorment sous des tentes sur les espaces verts du Pointil au confluent de la Seine et de l’Oise. « La situation n’est plus tenable, souligne Laurent Brosse. Les gens vivent dans des conditions sanitaires alarmantes ». En perspective des mauvais jours et de l’hiver, l’élu prend les devants dans le but d’éviter le pire. « En 2014, les réfugiés dormaient dehors sous le pont de la N 184 sous la pluie et dans le froid », rappelle-t-il. 

60 Tibétains au Pointil

Les infrastructures d’accueil destinées aux réfugiés affichent complet, du coup les Tibétains ont installé un campement sur les terrains du Confluent. LP/Y.F.

L’élu soumet l’idée de placer les réfugiés dans des structures locales réservées par l’Etat pour l’hébergement d’urgence des migrants. « Dans le secteur, la préfecture dispose de chambres dans d’anciens hôtels à Conflans, Achères ou encore Magnanville, détaille Laurent Brosse. Pourquoi ne pas y installer les Tibétains ? ».

La Pierre-Blanche, implantée dans la péniche « Je Sers », confirme la tendance. « Nous constatons un flux important depuis le début de l’été, indique Hugues Fresneau, chargé de la coordination de l’association. Il y a quatre à cinq arrivées par jour ». « Une solution est recherchée, précise Stéphane Grauvogel, le sous-préfet de Saint-Germain-en-Laye. Les Tibétains qui dorment sous les tentes pourraient être accueillis dans une résidence sociale de Saint-Germain où des chambres se sont libérées après le départ des migrants provenant de l’évacuation du camp de la porte de la Chapelle à Paris ».

 

 

  leparisien.fr

A propos  du groupe Soutien aux réfugiés Tibétains de Conflans Ste HonorineCe groupe a été créé en soutien aux 250 à 300 réfugiés Tibétains de Conflans Sainte Honorine dans les Yvelines. Une centaine d’entre eux sont sans abri et dorment sur les quais, à même le sol. Ce groupe rassemble questions, informations, témoignages, idées et suggestions et mobilisations les concernant. Il a pour but de rassembler les forces humaines, politiques et financières pour aider à améliorer l’accueil de ces personnes dans notre commune. Merci pour votre soutien et bienvenus à tous ! 

Henriette Barou sur https://www.facebook.com/groups/307239486316230/


10 Septembre 2017

Neuf villageois ensevelis par un glissement de terrain à Golog, dans la province du Qinghai

(TibetanReview.net, 31 août 2017) Selon l’agence de presse chinoise officielle Xinhua, neuf personnes ont été ensevelies dans un glissement de terrain qui, la semaine dernière,  a frappé un village dans la préfecture tibétaine de Golog, de la province du Qinghai, dans la nuit du 30 août.

Le corps de l’un d’entre eux a été retrouvé tandis que deux autres ont pu être secourus et envoyés à l’hôpital  en raison de leurs blessures.

Le rapport indique également que les recherches se poursuivent pour les six autres villageois.

Le glissement de terrain a eu lieu à 4 heures 30 au village de Sirouquian, du canton de Lajia. Plus de 600 sauveteurs étaient présents sur le site pour rechercher les villageois.
Selon le rapport, environ 90 personnes de 17 fermes et 1200 bovins ont dû être évacués. Une route nationale ainsi qu’une rivière ont été bloqués suite au glissement de terrain.


10 Septembre 2017

TSOGO : Agression injustifiée de la police sur des Tibétains dans le comté de Draggo

DHARAMSHALA, 29 août: on rapporte que la semaine dernière, un groupe de Tibétains en pique-nique a été attaqué sans motif par la police chinoise dans la ville sichuanaise de Tsogo, située dans le comté de Draggo en territoire tibétain occupé. Les victimes, parmi lesquelles on compte une personne âgée, ont subi de graves blessures et on a dû les envoyer en urgence à l’hôpital de Chengdu, capitale de la province.

Le 25 août, un groupe de Tibétains originaire du village de Gorum, comté de Draggo, étaient en train de pique-niquer chez eux quand une trentaine de policiers chinois ont débarqué et agressé les villageois. Certaines sources affirment que les pique-niqueurs ont été encerclés par la police qui leur a demandé de se mettre en ligne avant de commencer à les frapper.

Une source citée par Radio Free Asia a déclaré qu’un“ homme âgé d’environ 70 ans a été blessé si gravement qu’on a dû le transporter d’urgence vers les service de soins intensifs de l’hôpital de Chengdu″ ainsi que d’autres atteints de blessures sérieuses, comme des côtes cassées et des contusions.

Selon Radio Free Asia, dix personnes ont été blessées tandis que d’autres étatient atteintes de lésions plus sévères et devaient être admis dans les hôpitaux locaux pour des soins d’urgence.

Le chef du village, qui se trouvait parmi les pique-niqueurs, a demandé à la police de s’expliquer, mais il a été roué de coups et placé en détention.

Un peu plus tard, selon la même source, les Tibétains ont lancé des recours aux autorités locales pour obtenir des explications quant à l’incident et des copies ont été transmises aux autorités du Sichuan et de la Préfecture Tibétaine Autonome de Kardze (Ganzi). Les autorités n’ont encore fourni aucune explication sur l’évènement.

En février 2016, les autorités chinoises ont annoncé la saisie de toute photo du Dalaï Lama en vente ou en stock par les autorités de ce même comté. Les commerçants qui ne se soumettraient pas à cette mesure à la date indiquée ou n’arrêteraient pas la vente ou l’exposition de ces photos dans leur vitrine seront châtiés, ont déclaré les autorités.


2 Septembre 2017

L’inde se retire d’une zone frontalière avec la Chine

L’Inde et la Chine mettent fin à une confrontation dans l’Himalaya

Pékin accuse des soldats indiens d’avoir pénétré sur son sol à la mi-juin. Lundi, l’Inde a annoncé le désengagement de soldats du Doklam suite à des pourparlers.

Le Monde.fr avec AFP | 

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Une manifestation de soutien envers l’Inde face au conflit avec la Chine concernant le plateau montagneux du Doklam, qui assure la jonction entre les deux pays.

Une manifestation de soutien envers l’Inde face au conflit avec la Chine concernant le plateau montagneux du Doklam, qui assure la jonction entre les deux pays. TSERING TOPGYAL / AP

L’accord met fin à deux mois de confrontation entre l’Inde et la Chine. Les deux pays ont annoncé, lundi 29 août, un désengagement militaire sur un plateau himalayen stratégique, une zone située entre les deux géants asiatiques. Soldats indiens et chinois se faisaient face depuis la mi-juin sur le plateau montagneux du Doklam, qui assure la jonction entre les territoires indiens, chinois et bhoutanais.

New Delhi y avait envoyé des troupes pour former un barrage humain au chantier d’une route militaire chinoise. Lundi matin, l’Inde a annoncé le « désengagement » de soldats du Doklam suite à des pourparlers diplomatiques. Pékin a pour sa part fait état d’un retrait de troupes indiennes et affirmé que les « troupes chinoises poursuivent leurs patrouilles du côté chinois de la frontière ».

Ces communications officielles n’indiquaient pas de manière explicite si les troupes chinoises se retiraient également de la zone de frictions concernée.

 Lire aussi :   Face-à-face tendu entre la Chine et l’Inde au Bhoutan

Mouchoir de poche

Tout a commencé le 16 juin, lorsque des soldats bhoutanais ont aperçu des troupes chinoises équipées de matériel de construction destiné à achever un chantier de route menant au poste frontière indien sur ce qu’ils considèrent être leur territoire. Le petit royaume s’est aussitôt tourné vers son allié et protecteur, l’Inde, dont une garnison est située à deux pas, qui a déployé des hommes sur le terrain. Ces derniers ont alors bloqué physiquement les Chinois, par une bousculade, mais sans armes des deux côtés afin d’éviter l’escalade.

image: http://s1.lemde.fr/image/2017/08/28/534×0/5177593_6_a69e_une-frontiere-du-plateau-montagneux-de-doklam_8cc9aac541fb3f0f88540315707dc4bc.png

Une frontière du plateau montagneux de Doklam, perché dans l’Himalaya, fait l’objet de tensions entre la Chine et l’Inde.

La Chine soutient que la construction de la route se déroule sur son territoire, mais l’Inde et le Bhoutan contestent cette revendication. New Delhi et Thimphou estiment que les travaux se situent en sol bhoutanais. La cause de la dispute tient dans un mouchoir de poche. Pékin place la trijonction de son territoire avec l’Inde et le Bhoutan cinq kilomètres plus au sud que ce que ses deux voisins reconnaissent. C’est dans cette poche montagneuse que se déroulait le face-à-face.

Au-delà de la question de la souveraineté de la zone, une militarisation du plateau du Doklam par la Chine pose un problème stratégique à l’Inde.

En effet, la hauteur n’est située qu’à quelques dizaines de kilomètres du corridor de Siliguri, une étroite bande de terre, surnommée « cou de poulet », qui est la seule jonction territoriale pour New Delhi entre les plaines du nord et ses États du nord-est, constituant par conséquent un point vulnérable sur le plan militaire.

Soldats chinois et indien gardant le poste frontière de Nathu, au nord ouest de l’Etat du Sikkim, en Inde.

Lire aussi dans le Figaro :

La Chine s’est déclarée aujourd’hui « satisfaite » que l’Inde accepte de retirer ses troupes d’une zone frontalière disputée avec le Bhoutan, mettant fin à deux mois de confrontation tendue entre les armées chinoise et indienne.

La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hua Chunying a confirmé que les soldats indiens s’étaient désengagés de cette zone de l’Himalaya, et que les « troupes chinoises poursuivent leurs patrouilles du côté chinois de la frontière ». Situé sur le flanc ouest du Bhoutan et à l’est de l’État indien du Sikkim, cette zone stratégique assure la jonction entre les territoires indien, chinois et bhoutanais.

Les trois nations sont depuis mi-juin dans une confrontation autour du chantier d’une route entrepris par l’armée chinoise sur cette hauteur. La Chine soutient que la construction se déroule sur son territoire, ce que contestent l’Inde et le Bhoutan.

» Lire aussi – L’Inde augmente sa présence militaire à la frontière avec la Chine

L’Inde avait envoyé des soldats former un barrage humain au chantier se déroulant selon elle en territoire bhoutanais. La Chine appelait vertement à leur retrait. Au-delà de la question de la souveraineté de la zone, la présence de l’armée chinoise sur le plateau de Doklam pose un problème stratégique à l’Inde.

En effet, la hauteur n’est située qu’à quelques dizaines de kilomètres du corridor de Siliguri, une étroite bande de terre surnommée « cou de poulet » qui est la seule jonction territoriale pour New Delhi entre les plaines du nord et ses États du nord-est et constitue donc un point vulnérable sur le plan militaire.

 Image : Soldats chinois et indien gardant le poste frontière de Nathu, au nord ouest de l’Etat du Sikkim, en Inde. /

http://www.la-croix.com/Monde/Asie-et-Oceanie/route-chinoise-Bhoutan-viseur-lInde-2017-07-30-1200866568

Diptendu Dutta/Afp


2 Septembre 2017

PEKIN / LHASSA : Crise sur le Toit du Monde …

La répression, la surveillance et la propagande sont orwelliennes. L’argent chinois, les immigrants et les touristes affluent. La lutte pour contrôler la religion se réactive.

John Demont rapporte que la campagne à long terme de la Chine pour assimiler le Tibet est entrée dans une nouvelle étape critique.

Il y avait un scepticisme compréhensible en mars dernier lorsque le radio-reporter chinois de CCTV a déclaré Lhassa : «la ville la plus heureuse de Chine». En 2008, après tout, environ 140 personnes étaient mortes lors des manifestations dans la capitale tibétaine à l’occasion du quarante-neuvième anniversaire de la révolte contre la prise de contrôle chinoise. Depuis lors, 148 moines, religieuses et laïcs tibétains – ainsi que huit Tibétains en exil – se sont immolés pour protester contre la domination chinoise sur leur patrie.

Ce sondage contraste également fortement avec la nouvelle que Freedom House, dans son rapport annuel « Liberté dans le monde », a classé le Tibet comme la deuxième pire place au monde pour les droits politiques et les libertés civiles. Le numéro un était la Syrie.

Au fur et à mesure de la propagande, le sondage sanctionné par le Gouvernement de Pékin semblait douloureusement transparent. Pourtant, il a dit quelque chose qui racontait la stratégie actuelle de Pékin pour étendre sa maîtrise de la vie tibétaine.

« Leur approche est devenue plus sophistiquée », admet Penpa Tsering, le représentant nord-américain du Gouvernement tibétain dans l’exil. Même si l’objectif ultime de la Chine reste le même : «Pour assimiler ou exterminer les Tibétains, en tant que nécessité géopolitique», explique Robert Thurman, professeur d’Études Bouddhistes Indo-Tibétain, à l’Université de Columbia et Président de Tibet House US.

C’est un objectif qui n’a pas vraiment changé depuis 1951, lorsque les armées de Mao Tse-Tung ont envahi le Tibet. La Chine avait depuis longtemps revendiqué la souveraineté sur le Tibet. Maintenant, les communistes ont ajouté la raison supplémentaire de la libérer de ses anciennes formes semi-féodales.

Aujourd’hui, le Tibet est une partie essentielle de l’empire chinois, tant en géopolitique qu’ économique. Il sert de zone tampon entre la Chine d’un côté et l’Inde, le Népal et le Bangladesh de l’autre. C’est une source cruciale d’eau douce pour les milliards de dollars de la Chine. Des richesses minérales existent sous le plateau tibétain tels que le cuivre, l’or, le fer, le mercure, l’uranium et le zinc, ainsi que le pétrole, le gaz naturel et en conséquence les villes, les usines et l’économie chinoises sont en plein essor.

 La prise de pouvoir de la Chine sur le Tibet s’est resserrée, s’est desserrée et resserrée au cours des décennies. Aujourd’hui, le Tibet souffre d’un niveau d’oppression « sans précédent depuis la Révolution culturelle », déclare Robert Barnett, directeur du programme d’Etudes tibétaines modernes à Columbia.

En plus des outils traditionnels de la répression chinoise – les soldats qui se déchaînent systématiquement sur les manifestants pacifiques, les arrestations et les détentions forcées, les camps de rééducation cauchemardesques – les Tibétains sont aujourd’hui confrontés à une présence militaire encore plus grande et à un niveau de sécurité et de surveillance de plus en plus orwellien.

Le résultat, selon Human Rights Watch, est «la diminution de la tolérance par les autorités pour toutes les formes d’expression et de rassemblement …ce (qui) a conduit les autorités à élargir la gamme d’activités et des problèmes, ciblés pour accentuer la répression dans les zones tibétaines, en particulier dans les campagnes.  Comme dans les villes, les autorités chinoises espèrent réduire l’opposition ».

Des exemples de cette approche, que Barnett appelle une «gestion» sophistiquée de la dissidence, abondent. En ciblant leurs familles pour la persécution, la Chine a réduit les activités des militants et des dissidents. Les menaces de punition sévère pour les familles de Tibétains qui s’immolent par le feu ont ralenti le nombre d’auto-immolations.

Il y a trois ans, la Chine a institué un système de surveillance « Grid Management », installant des centaines de cabines de police dans les rues résidentielles. Le système est conçu pour gérer la société tibétaine,  » sans lacunes, sans taches aveugles, sans espaces « , selon les termes mêmes des médias officiels.

Dans la même période, rapporte Human Rights Watch, quelque 21 000 fonctionnaires ont été transférés dans des villages et des monastères dans toute la région autonome du Tibet (TAR). Des milliers de policiers supplémentaires ont été déployés dans les communautés tibétaines, où le «système des ménages à double interlocuteur» exige que le personnel du Parti  sympathise et guide les familles en vue de l’adoption de l’orthodoxie du Parti Communiste Chinois et de l’ amélioration  économique.

Par conséquent, on constate une augmentation de la création d’organisations locales du Parti Communiste, des bureaux gouvernementaux, des postes de police, des patrouilles de sécurité et des organisations politiques, l’ ensemble tout destiné à surveiller la population tibétaine. L’impact a été dramatique : dans le passé, la plupart des prisonniers politiques étaient des religieuses et des moines bouddhistes. Maintenant, les condamnés sont aussi susceptibles d’être des leaders communautaires locaux, des militants de l’environnement, des artistes ou simplement des villageois ordinaires vivant tant bien que mal.

«La surveillance est à un niveau record», déclare Tencho Gyatso, directeur des programmes d’engagement tibétain et d’engagement chinois à la Campagne internationale pour le Tibet.

C’est ce à quoi pense le Dalaï Lama lorsqu’il propose une «voie du milieu» afin d’ assurer la liberté de son peuple – une réelle autonomie au sein de la Chine, ce  qui protègerait  la culture, la religion et l’identité nationale des Tibétains. La réalité aujourd’hui est le contraire : l’expression personnelle culturelle et religieuse est de plus en plus sannihilée dans une société où les caméras gouvernementales et la police civile surveillent les monastères et les places publiques et où l’examen minutieux de l’utilisation de l’Internet et du téléphone mobile est généralisé.

Echapper à la campagne de propagande implacable du Gouvernement chinois est tout aussi difficile. « Le Tibet », dit Burnett, « est un état de propagande avec une lourde garnison militaire en tant que sauvegarde ».

«Le vieux Tibet», était, selon les termes du Parti Communiste Chinois (CCP) tels qu’écrits dans un livre blanc daté de 2015 : « sauvage, cruel et arriéré, comme la société sombre de l’Europe médiévale » avant que les communistes ne s’engagent dans une «libération pacifique» de la région. Maintenant, le PCC veut convaincre le monde que sa prise en main a propulsé le Tibet de l’obscurité vers la lumière.

Principalement, la campagne de propagande actuelle se concentre sur le projet expansif de la Chine pour développer l’économie et prétendument améliorer le niveau de vie des Tibétains. Depuis l’annexion du Tibet, le gouvernement chinois a consacré environ 100 milliards de dollars dans la région, principalement utilisés pour les constructions de routes, de lignes de train, de ponts, d’ aéroports et d’autres infrastructures.

Avec l’argent, les gens sont venus. Les autorités chinoises affirment que la population Han du Tibet compte environ 245 000 personnes, ce que les critiques considèrent comme ridiculement discret. Les Han chinois, touristes et résidents, se sont déversés au Tibet dès la première ligne de train à grande vitesse vers Lhassa ouverte en 2006. ces chiffres devraient exploser dans l’avenir, à mesure que de nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse seront construites.

En l’état actuel, les médias officiels chinois ont signalé que 21 millions de touristes, presque tous en provenance de Chine, ont visité le Tibet au cours des trois premiers trimestres de 2016, contre moins de trois millions de Tibétains indigènes. La stratégie touristique du gouvernement met l’accent sur les éléments laïques de la culture tibétaine et du «tourisme rouge» – la commercialisation de sites ayant une signification révolutionnaire pour le Parti communiste chinois.

Les critiques disent que peu de ces sommes arrivent dans les poches des Tibétains ordinaires. L’industrie naissante du tourisme et la plupart des services dans les villes à forte croissance sont contrôlés par des  Chinois de l’ethnie Han. La plupart des matériaux de construction sont importés de Chine. Dans l’ensemble, la plupart des nouveaux emplois vont aux immigrants chinois, qui représentent maintenant 22% de la population de Lhassa.

« Tout ceci, sur le plan du développement économique n’est que spectacle, façade, maison de cartes », déclare Tencho Gyatso .  » Ce plan n’est pas conçu pour soutenir ce qui est important pour les Tibétains ».

Au lieu de cela,  Tencho Gyatso et d’autres observateurs font valoir que l’afflux d’argent et les immigrants chinois Han marginalisent les Tibétains dans leur propre pays, ce qui rend plus difficile résistance à l’assimilation chinoise. La réinstallation forcée et les modèles de migration naturelle détruisent la vie de centaines de milliers de Tibétains ruraux en les  déplaçant dans les villes en pleine croissance, où ils  seront bientôt dominés par des Chinois, selon l’Institut de politique du Tibet

« Encore  40 ou 50 ans supplémentaires », conclut Penpa Tsering, « et nous pourrions avoir un Tibet avec une population majoritaire de Han ».

Le dynamisme du développement économique nuit également à l’environnement fragile du Tibet. La poussée de l’urbanisation signifie que les pâturages ruraux disparaissent. Les rivières du Tibet – une ressource essentielle pour plus de 1,3 milliard de personnes dans les dix pays les plus densément peuplés du monde – sont endommagées

Le plateau tibétain se réchauffe trois fois plus vite que la moyenne mondiale et, par conséquent, les glaciers fondent à raison de sept pour cent par an, provoquant des glissements de terrain massifs. À cette vitesse, selon Lobsang Sangay, Premier ministre du gouvernement tibétain en exil, les deux tiers des 46 000 glaciers répartis sur le plateau tibétain – la plus grande concentration de glace sur la planète après les pôles Nord et Sud – seront disparus d’ici à 2050, entraînant une libération de carbone qui aura un impact catastrophique sur le changement climatique mondial.

La culture du Tibet n’est pas moins attaquée. Dans un exemple flagrant, la Chine a considérablement réduit l’enseignement de la langue tibétaine dans le cadre de sa volonté d’encourager l’assimilation des Tibétains à la culture Han dominante.

L’agression contre le bouddhisme tibétain, que le Dalai Lama qualifie de «génocide culturel»,s’aggrave encore. Le célèbre palais du Potala à Lhassa, siège traditionnel des Dalai Lamas, a été transformé en un musée touristique avec des gardes laïcs. Les monastères bouddhistes sont strictement contrôlés. Des milliers de bâtiments ont été démolis et les monastères ont été déplacés à Larung Gar et Yachen Gar, deux des plus grands et importants centres d’ études bouddhistes au Tibet, dont la Chine a maintenant pris le contrôle.

La campagne pour diaboliser personnellement le Dalaï Lama est tout aussi implacable. Sa Sainteté, qui a fui le Tibet après le soulèvement avorté en 1959, est ridiculisée par les fonctionnaires chinois comme un «loup dans la robe du moine» et un «séparatiste» visant à séparer le Tibet de la mère patrie chinoise. Ses disciples sont tout aussi dénigrés en tant que «clique de Dalaï Lama».

Les dirigeants étrangers qui rencontrent le Dalaï-Lama gagnent le mépris de Pékin, perspective inquiétante qui renforce le pouvoir économique de la Chine. Beaucoup refusent de le rencontrer, ou ne tiennent que des réunions privées. Les répercussions de  de ce soutien au Dalaï-Lama sont beaucoup plus importantes au Tibet, où la simple possession de son image est passible d’années d’emprisonnement. Plus tôt cette année, les autorités chinoises ont empêché les Tibétains de se rendre aux enseignements du  Kalachakra donnés par le Dalaï Lama en Inde. –  alors que, déjà en 2016, ils n’avaient reçu qu’une fraction des visas qui leur sont en principe accordés pour des voyages à l’ étranger.

Un instrument central de la stratégie de la Chine visant à freiner l’influence mondiale du Dalai Lama est le Panchen Lama nommé par les Chinois, qui est préparé par le gouvernement chinois comme alternative à Sa Sainteté, qui a atteint 83 ans cet été.

En 1995, le Dalai Lama avait désigné un garçon tibétain de six ans vivant au Tibet comme la réincarnation du Panchen Lama, la deuxième personnalité religieuse du Tibet. Trois jours plus tard, le garçon et sa famille ont été enlevés par les autorités chinoises et n’ont jamais été vus ou entendus depuis cette date. À sa place, le gouvernement a installé le fils d’un couple de membres du Parti Communiste, lequel a appelé cette année les moines bouddhistes tibétains à aimer le Parti Communiste.

« La nomination du faux Panchen Lama comme outil politique ne fonctionne pas », déclare Penpa Tsering du gouvernement en exil. Mais le plus grand démonstration de puissance de la Chine est certainement à venir.

Le gouvernement officiellement athée de Pékin a déclaré qu’il trouverait sa propre réincarnation du Dalai-Lama, ce qui aiderait le PCC à consolider son contrôle sur le Tibet. En réponse, Sa Sainteté adéclaré qu’il ne serait pas réincarné dans un territoire contrôlé par la Chine : «La réincarnation n’est pas l’affaire des communistes», a-t-il dit – et, d’ailleurs,il peut ne pas y avoir de réincarnation du tout  du  si telle est la volonté du peuple tibétain.

N’importe qui  peut ne jamais apprécier la taille géopolitique de Tenzin Gyatso, le quatorzième Dalai Lama, vénéré à la fois comme un leader laïc et spirituel et a personnellement installé la tragédie de son peuple dans la conscience globale. Mais il y a d’autres raisons pour lesquelles l’objectif de la  « Voie du Milieu » au sein de l’autonomie culturelle et religieuse pour le Tibet en Chine reste, aux yeux de beaucoup, aussi lointain que jamais.

Tsering considère qu’il est difficile pour le gouvernement tibétain en exil de progresser vers une solution diplomatique face à un gouvernement chinois qui refuse d’ accepter toute négociation avec l’administration tibétaine démocratiquement élue. Pour d’autres observateurs du Tibet, le gouvernement tibétain en exil s’est éloigné stratégiquement en se concentrant davantage sur un gain de compréhension de l’Occident plutôt que sur une tentative de progrès dans l’ouverture avec la Chine.

Même dans la diaspora tibétaine, il y a désaccord sur le meilleur moyen de faire progresser la cause tibétaine, avec des exilés tibétains soutenant la notion d’autonomie de Sa Sainteté tandis que d’autres appellent encore à Rangzen ou à l’indépendance totale.

Robert Thurman, cependant, reste optimiste. La raison, peut-être étonnamment, est Xi Jinping, l’homme qui dirige la Chine, selon le New York Times, «avec une main plus ferme que n’importe quel leader depuis Mao Zedong». Ce pragmatiste politique semble avoir quelque intérêt pour le bouddhisme – du moins par rapport à ses prédécesseurs.

Lorsque le Dalaï-Lama était jeune, il avait passé des mois à Pékin à étudier le chinois et le marxisme. À la fin de ses études, Sa Sainteté a offert une montre à l’un des responsables chinois avec qui il avait passé du temps : Xi Zhongxun, père du leader actuel – qui avait ensuite porté ce cadeau durant de nombreuses années. La mère de Xi Jinping, bouddhiste pratiquante, avait été inhumée avec des rites bouddhistes tibétains complets. Sa femme, une chanteuse folklorique populaire, est également praticienne du bouddhisme tibétain dans un pays où l’intérêt pour la foi augmente.

La «tradition familiale» et le «karma», dit Thurman, peuvent influencer l’attitude de Xi Jinping envers le Tibet. Mais les réalités géopolitiques, plus que tout, pourraient être ce qui pousse la Chine vers une approche plus accommodante. À long terme, la main de fer en Chine au Tibet nuira à la capacité du géant d’utiliser son «soft power».

« Xi Jinping est le premier président chinois qui peut ressentir le pouls du monde et se rendre compte que la Chine a tout à gagner en devenant un interlocuteur  international respecté et puissant, dans un système international harmonieux », explique Thurman.

Jusqu’à présent, il y a eu peu de signes qui montreraient que  Xi soit disposé à remettre en cause le leadership de la ligne dure du PCC sur la «question du Tibet». Mais Thurman pense qu’une ouverture existe pour que Xi adopte une «politique de reins plus souples » concernant le Tibet en tant que leader chinois qui consolide le pouvoir en vue des prochaines années.

La question est, combien de temps le Tibet peut-il attendre? Lors du dernier enseignement de Kalachakra, le Dalaï-Lama a dit, peut-être en plaisanterie, qu’il pourrait vivre encore trente ans.

« Sa Sainteté est convaincue que son approche fonctionnera à long terme », explique Thurman. « Il est juste malade et fatigué d’ une situation qui se développe à si long long terme ».

JOHN DEMONT

 

 16 août, 2017

Image :  Des Tibétains témoins de la scène tentent d’empêcher les soldats chinois de s’emparer du corps d’ un homme, qui en signe de protestation, vient de s’ immoler… Ces Tibétains prennent de grands risques en soustrayant les corps des auto- immolés afin qu’ils puissent recevoir les rituels post-mortem de la tradition bouddhiste.


2 Septembre 2017

PEKIN / LHASSA : Crise sur le Toit du Monde …

https://www.lionsroar.com/crisis-on-the-roof-of-the-world/

http://www.tibet.fr/actualites/pekin-lhassa-crise-toit-monde/




2 Septembre 2017

PARIS : Déclaration de la 4ème Conférence Internationale « Rangzen »

 

Déclaration de la 4ème Conférence Internationale Rangzen

1. Les sympathisants pour l’indépendance du Tibet, du Turkestan Oriental, de la Mongolie du Sud, de Taiwan et les démocrates chinois ; sont d’accord pour allier leurs forces et travailler ensemble collectivement.

2. Durant la conférence, les sympathisants pour l’indépendance du Tibet, du Turkestan Oriental, de la Mongolie du Sud et de Taiwan ont rejeté à l’unanimité la gouvernance chinoise; les démocrates chinois ont affirmé la nécessité de se libérer du parti communiste chinois.

3. Nous devons encourager les futures graines Rangzen, afin de soutenir notre combat jusqu’au moment où les Tibétains et le gouvernement tibétain en exil s’uniront à travailler ensemble pour Rangzen.

4. Nous devons reconnaître que l’appel et la volonté des personnes s’étant immolées – les martyrs tibétains et ceux qui vivent sous l’oppression brutale de la Chine – sont pour notre lutte. Leurs aspirations doivent être mémorisées et largement diffusées sans être modifiées ou atténuées.

5. Depuis la colonisation de la nation tibétaine par la Chine, beaucoup de conflits ont eu lieu du fait que la Chine et l’Inde ont dorénavant à partager une frontière. Récemment les tensions se sont intensifiées entre l’Inde et la Chine. La vraie frontière est entre l’Inde et le Tibet. La Chine n’a aucune légitimité dans ce conflit. Nous affirmons que tant que le Tibet n’aura pas retrouvé son indépendance, ce conflit ne trouvera pas de solution.

Pour conclure, puisse la volonté des martyrs, femmes et hommes tibétains se réalisent, le testament des morts et l’espoir des vivants, que le soleil de la liberté brille bientôt sur le Tibet. Que Sa sainteté le Dalaï-Lama vive une longue vie et que puisse se réaliser tous ses voeux.

4ème Conférence Internationale Rangzen, le 23 août 2017, Paris, France.

Bhod Gyalo! Victoire pour le Tibet !

L’image contient peut-être : 25 personnes, personnes souriantes, personnes debout et intérieur

2 Septembre 2017

LE MANS / ABBAYE DE L’ EPEAU : Des photographies de Matthieu Ricard vendues aux enchères

Depuis la plaine de Jango Thang, à plus de quatre mille mètres d’ altitude, un moine en méditation devant l’ impressionnant glacier du Jomo Lhari (7326m, la montagne la plus élevée du Bhoutan) qui disparaît dans les nuages
Jomolhari, 24,037’ / 7326 m. Climbed by Spencer Chapman (UK) and Sherpa Pasang (Nepal) on 21st May 1937.

Dans le cadre des 34e Journées Européennes du Patrimoine, le 17 septembre prochain, des photographies prises par le moine bouddhiste et fervent défenseur de la cause animale Matthieu Ricard seront proposées aux enchères. Les clichés, issus de l’exposition « Visages de paix, terres de sérénité », seront vendus au profit de l’association humanitaire fondée en 2000 par le moine résidant au Tibet, Karuna Shechen. Des photographies superbes, qui oscillent entre travail artistique et démarche spirituelle…

Au mois de mai dernier sur exponaute, nous vous avions parlé de l’Abbaye Royale de l’Epau, située tout à côté de la ville du Mans. Le monument historique, qui remplit également les fonctions d’espace d’exposition, propose régulièrement des accrochages photographiques et au cours de l’été, un des artistes mis en avant par l’institution ne fut autre que le plus célèbre des moines bouddhistes français, j’ai nommé Matthieu Ricard.

Si celui-ci est célèbre pour sa défense du Tibet, son engagement envers la cause animale et ses actions humanitaires, on sait beaucoup moins que de temps à autres, il revêt la casquette de… photographe ! Une sélection d’une cinquantaine de ses images est présentée au Mans depuis le 24 juin dernier, dans le cadre de l’exposition « Visages de paix, terres de sérénité » et afin de clore en grande pompe cet accrochage, une vente aux enchères de ces tirages sera organisée le dimanche 17 septembre, dans le cadre des Journées du Patrimoine.

MatthieuRICARD

Portrait d’enfant © Matthieu Ricard

Si l’Abbaye royale de l’Épau en est à sa cinquième saison photographique, c’est néanmoins là la première fois que l’institution clôturera son événement culturel par une vente aux enchères ; une saison culturelle qui avait pour thème « La citoyenneté ».  Or, Matthieu Ricard a fondé en 2000 une association humanitaire appelée Karuna Shechen (un nom qui vient du mot sanskrit karuna signifiant compassion et du monastère de Shechen, au Népal), qui s’est donnée pour mission de venir en aide aux populations défavorisées du Népal, du Tibet et d’Inde.

L’intégralité des droits d’auteurs de Matthieu Ricard (qui a publié plusieurs livres, dont des ouvrages de photographie) est reversée à cette association. Et bien évidemment, l’argent collecté à la fin de cette vente aux enchères reviendra donc à Karuna Shechen.

Matthieu Ricard 2

                                              Deux moines sur les rives du lac Yilung Lhatso © Matthieu Ricard

Les photographies de Matthieu Ricard ont toutes été prises au beau milieu de la grandiose région himalayenne, terre des extrêmes et des contrastes. Ne travaillant pas dans un style précis, le moine bouddhiste s’essaie aussi bien au paysage qu’au portrait en passant par le reportage, proche du photojournalisme. Bhoutan, Tibet, Népal, Inde, lacs d’altitude, visages d’enfants, premières lueurs de l’aube sur les quatorze sommets de plus de huit mille mètres… L’œuvre photographique de Ricard est aussi riche que diversifiée, mais il s’en dégage immanquablement une grande impression de sérénité, de paix et de respect de son prochain.

L’accès à la vente aux enchères est libre. Si vous habitez aux alentours du Mans, le rendez-vous est donné le 17 septembre prochain à 15h à l’Abbaye de l’Épau, dans le dortoir des moines. Si vous ne pouvez pas vous déplacer, il est toujours possible de se connecter à la plateforme interencheres.com et d’enchérir directement en ligne

Image : Moine méditant devant le glacier de Jomo Lhari © Matthieu Ricard


20 Aout 2017

La lettre de suicide d’une nonne de Larung Gar confirme la répression religieuse par le gouvernement chinois

 

Dharamshala : Après l’expulsion d’un grand nombre de résidents, les démolitions ont commencé à Larung Gar le 20 juillet 2016. Résidence de milliers de moines et nonnes bouddhistes, Larung Gar, l’institut bouddhiste tibétain mondialement connu, est maintenant sur le point de disparaître.

Pour protester contre les expulsions et démolitions en cours, 3 nonnes tibétaines se sont suicidées l’an dernier. Une lettre laissée par l’une d’elles a enfin été rendue publique.

Tsering Dolma, 20 ans et native de la municipalité de Mewa dans le comté de Khakok, situé dans la province du Sichuan, s’est pendue le 19 juillet dans sa cellule de la résidence pour nonnes de Pema Khando, le quartier des nonnes de Larung Gar. Les lois implacables de la censure chinoise ont empêché toute enquête sur son cas.

Sa lettre de suicide, que Tibet Watch a pu récupérer la semaine dernière, affirme qu’elle se pend à cause de l’angoisse et du malheur provoqués par les démolitions à Larung Gar.

Dans sa lettre de suicide, Tsering Dolma écrit : “Mon cœur est si triste, le gouvernement chinois ne nous autorise pas à pratiquer librement notre religion. Même les tout petits abris ont été détruits. Mieux vaut mourir. »
Selon le TCHRD, la lettre a été fournie au journal Tibet Times, dont le siège est en Inde, par un ancien prisonnier politique tibétain établi en Australie du nom de Shel Gedun Tsering, qui avait contacté des sources au Tibet.
D’autres cas de suicides de nonnes à Larung Gar sont ceux de Rigzin Dolma, qui s’est également pendue le 20 juillet 2016, et de Semgha, qui s’est pendue le même jour que Tsering Dolma. Trois jours plus tôt, le 17 juillet, une autre nonne dont l’identité reste inconnue a survécu à sa tentative de suicide.

Larung Gar est connu pour être le plus grand institut bouddhiste tibétain dans le monde. L’université et le monastère, fondés en 1980, s’étend sur le flanc d’une montagne du comté de Sertar au Tibet oriental, et attire des milliers de moines et de nonnes bouddhistes qui souhaitent y étudier. La destruction de cet institut de renom a commencé le 20 juillet et s’est poursuivie jusqu’en mai 2017. La population de Larung Gar, qui était d’environ 10 000 personnes, a été quasiment divisée par deux l’an dernier.

Publié le 17 août 2017 / Tibet.net


5 Aout 2017

CONSIGNES POUR VOTRE VOYAGE AU TIBET…

Prudence … pour vous qui voyagez mais surtout pour nos amis tibétains vivant au Tibet.


5 Aout 2017

Himalaya : entre l’Inde et la Chine, le torchon brûle…

media

Depuis plus d’un mois, les deux géants asiatiques s’affrontent dans un face-à-face très tendu dans l’Himalaya. En cause, une route que la Chine a commencé de construire sur le territoire du petit royaume du Bhoutan, voisin de l’Inde. Mais comme si ce conflit ne suffisait pas, une autre polémique a éclaté entre les deux pays. Le magazine India Today sort ce lundi 31 juillet avec une couverture qui a déclenché la colère sur les réseaux chinois.

Les internautes chinois fulminent. Le magazine India Today a osé l’impensable : sur sa couverture, l’hebdomadaire publie une carte de la Chine, amputée du Tibet et de Taïwan. Pourtant, Pékin considère le Tibet comme sa province autonome et Taïwan comme une île rebelle censée retourner dans le giron de la Chine sous peu. Cette carte a déclenché la polémique tout comme ce titre moqueur : « Le nouveau poussin de la Chine : comment la Chine achète le Pakistan avec des investissements massifs et pourquoi l’Inde doit s’en inquiéter ».

Le Pakistan est en effet la pièce maîtresse des « nouvelles routes de la soie », ce projet cher à Pékin. Pékin qui compte investir plus de 40 milliards d’euros dans un « Corridor sino-pakistanais » censé relier la Chine à la mer d’Arabie en traversant le Pakistan du nord au sud. La Chine est l’un des premiers bailleurs de fonds et un proche allié d’Islamabad. Une alliance que l’Inde observe avec méfiance.

Les réactions sur les réseaux sociaux chinois.

« Notre pays est plus fort », clame un internaute surnommé Puyaya, soupçonnant l’Inde d’être jalouse. « C’est une mauvaise plaisanterie ; arrêtez votre cirque » commente Bonniu tandis qu’un autre renchérit : « C’est une ruse très naïve qui ne vaut pas la peine qu’on en parle ! » Chenzhimo, lui, se dit convaincu que si Mao Zedong ou Deng Xiaoping étaient encore au pouvoir, ils auraient déjà déclenché une guerre. Un autre internaute, à Canton, résume la polémique ainsi : « L’Inde ne sera jamais un pays puissant puisque son peuple fait des choses si immatures. »

Une censure qui laisse passer bien des choses

Pékin, connu pour avoir mis en place l’une des censures les plus draconiennes dans le monde, laisse librement fleurir ce débat sur la toile. Cette vague anti-indienne pourrait dont être le fruit des vaillants soldats du web qui inondent les réseaux de leurs commentaires patriotiques à la moindre remise en question de la Chine. On les appelle « les petites roses » ou les « xiao fen hong ». C’est une sorte d’armée de l’ombre qui défend la Chine et suit les recommandations du président Xi Jinping qui souhaite que tous les Chinois se chargent d’émettre « une énergie patriotique positive ».

Image Guan/ Le conseiller indien de la sécurité nationale Ajit Doval (à droite), à la septième réunion des représentants de BRICS à Pekin, le 28 juillet 2017.

5 Aout 2017

LEH ( LADACK) : « Les exilés tibétains doivent être la voix des Tibétains du Tibet, » déclare le Dalaï Lama aux étudiants des TCV

Sa Sainteté le Dalaï Lama, guide spirituel des Tibétains, a déclaré que les Tibétains vivant dans le monde libre doivent devenir la voix des Tibétains du Tibet qui ont été bâillonnés sous l’autorité chinoise.

 

DHARAMSHALA, 26 juillet: Le leader spiritual tibétain Sa Sainteté le Dalaï Lama a déclaré que les Tibétains

vivant dans le monde libre doivent devenir la voix des Tibétains du Tibet qui ont été bâillonnés par l’oppression

chinoise.

S’adressant à un public et à des étudiants tibétains au Village des Enfants des Villages Tibétains (TCV) de

Choglamsar mardi dernier, le leader tibétain en exil a déclaré : ″Nous, les Tibétains qui vivons libres en exil,

devons élever nos voix au nom des Tibétains du Tibet, qui sont dans l’impossibilité de s’exprimer. Je n’ai aucune

critique à adresser au peuple chinois dans son ensemble. Je n’ai pas de rancune envers le peuple chinois par

rapport à ce qui nous est arrivé, mais parmi les fonctionnaires chinois de ligne dure, il y en a beaucoup qui sont

rigides et fermés d’esprit. “

Le leader tibétain a affirmé que le gouvernement chinois ne peut contrôler l’esprit des Tibétains par la force.

 

 

“En recourant à toutes sortes de moyens

 

 

pour assujettir les Tibétains, ils ont essayé d’éliminer notre identité. Pourtant, même si les contrôles physiques

parviennent à limiter nos mouvements, ils ne peuvent pas contrôler nos esprits, ″ a réaffirmé le leader spirituel,

âgé de 82 ans.

Le leader spiritual tibétain a aussi rappelé les évènements qui l’ont amené à adopter l’Approche de la Voie du

Milieu à la place de la liberté totale en 1974. Il a déclaré : ″ Dans les premières années de l’exil, nous nous

sommes rapprochés des Nations Unies. Pourtant, Nehru affirmait que nous devrions traiter directement avec la

Chine. Il m’a dit que ni les Nations Unies ni les USA ne partiraient en guerre contre la Chine sur la question

tibétaine. En conséquence, nous avons décidé en 1974 de ne pas faire de l’indépendance notre objectif principal.

Réitérant son implication dans l’Approche de la Voie du Milieu, pour résoudre la question tibétaine,

Le leader tibétain a déclaré que de nombreux intellectuels chinois sont en faveur de l’Approche de la Voie du

Milieu, et parmi eux, le défunt Liu Xiaobo.

Image : Des étudiants participant à un débat philosophique bouddhiste en présence de Sa Sainteté le Dalaï Lama, à l’Ecole

SOS Ladakh des Enfants des Villages Tibétains (TCV) à Leh, le 25 juillet 2017. Photo- Tenzin Choejor OHHDL


5 Aout 2017

Ouverture d’une autoroute sur le permafrost du plateau Qinghai-Tibet

Une autoroute a été ouverte mardi sur le permafrost du plateau Qinghai-Tibet, le plus haut du monde.

Cette section d’autoroute 634,8 km, qui relie le comté de Gonghe à la ville de Yushu, dans la province du Qinghai (nord-ouest de la Chine), a été bâtie à une altitude moyenne de plus de 4 000 mètres.

Près de 36% de la route est construite sur le permafrost, un terrain susceptible de devenir instable en raison des changements de température causés par les véhicules.

Selon Niu Jiangzhong, de la societe Electrical Engineering Co, Ltd du China Railway 12th Bureau Group, une technologie avancée a été développée pour maintenir la surface du sol stable pendant la construction et l’exploitation de l’autoroute.

La construction de la route a demandé plus de six ans et a coûté au total de près de 27 milliards de yuans (3,4 milliards d’euros).

Pour protéger l’environnement local, la végétation a été enlevée pendant la construction et replantée plus tard le long du bord de la route.

La mise en service de cette autoroute permet de raccourcir le temps de trajet entre la capitale provinciale, Xining, et Yushu de 12 à seulement 8 heures.


5 Aout 2017

DHARAMSHALA : 152 ème acte de désespoir avec cette nouvelle immolation à Mac Leo Ganj …

VOT Photo

Après s’être mis le feu à Lhagyal Ri, un lieu de rassemblement des Tibétains qui viennent y prier les déités lors de rituels avec l’ encens et parours de circumambulation – linkor -. cet acte d’une grande violence s’est produit vers 3 heures de l’après midi .

Cette photo d’un corps transporté sur une civière de fortune au travers des buissons, circulant sur  Facebook, semble être celle de la personne qui s’est auto- immolée. Peu de détails au sujet de cet acte : on ne sait  pas ce qu’a pu déclarer ce Tibétain avant ou pendant cet acte. La police est arrivée sur les lieux du drame et les détails qui pourront être donnés seront transmis immédiatement.

Il s’ agit du second acte d’ auto immolation par des Tibétains en exil, cette année. Tenzin Choeying,  Tibétain étudiant de l’ Université Centrale pour les Etudes Tibétaines est décédé le 22 juillet suite à son auto-immolation du 14 juillet.

Selon Tenzin Dorjee, un témoin : “Son corps était déjà en flammes quand je suis arrivé sur les lieux. J’ai appelé à l’aide et quand je me suis rapproché, le feu avait gagné tout le corps et il était impossible de le maîtrise..” Il a immédiatement contacté l’un de ses amis  au Bureau du Tibetan Youth Congress et Dawa Rinchen, l’ officier responsable du Village de Réfugiés Tibétains de Dharamshala, afin de demander de l’aide .

“ Je n’ étais pas dans un état d’esprit propre à prendre aucune photo de cet homme s’auto-immolant ; j’ étais à la fois effrayé et décontenancé ,” ajoute Dorjee .

Sur la scène du drame, la police a trouvé un sac rouge et un parapluie, environ 800 roupies indiennes, le drapeau national du Tibet, ainsi qu’une feuille de papier portant le numéro de téléphone d’un opérateur local. Trois bouteilles de fuel étaient aussi repérées par les policiers.

Selon un autre témoignage, sous couvert d’anonymat, la personne immolée aurait été vue à cet endroit et aurait avalé le kérosène, ajoutant que cet homme avait une apparence jeune et un teint clair.

Phayul Photo: Kunsang Gashon

Bhushi, une résidente du Home des personnes âgées  Lhagyal-ri, qui accomplissait son chemin rituel -parikrama ou circumambulation – dit :“ j’ai entendu quelque chose qui brûlait et quand je me suis retournée, j’ai entendu qu’il criait  « Longue vie au Dalaï Lama ». J’ étais effrayée quand je l’ai vu en feu, je me suis éloignée en courant et en appelant à l’aide ceux qui étaient sur ce chemin de rituels.”

Après que la police ait terminé ses premières investigation, l’ officier TSO Dawa Rinchen déclarait  “ A cet instant précis, nous ne savons pas l’ identifier. A l’évidence pour tous ceux qui se sont trouvés rassemblés sur ce lieu du drame,  il semble bien que ce soit un Tibétain. Aussi nous demandons à tous d’ aider à l’identification de cette personne.”

Statuant sur ce même point,  leDSP Rajendra Kumar ajoutait que le rapport final devrait apporter les éléments post-mortem et que d’ici là rien ne pouvait être décidé.

Image : Phayul Photo: Kunsang Gashon
Dharamshala self-immolator identified as Dhondup
[Monday, July 31, 2017 17:40]
By Tenzin Monlam
Denub/File
Denub/File

Dharamshala, July 31: The man who died due to self immolation on Saturday near Lhagyal-Ri has been identified as Dhondup Denu, also known as Passang Dhondup, a wood painter at Norbulingka Institute. The 48-year old arrived in India in 1991 and had worked from 2012 as a wood painter at Norbulingka institute.

During the initial investigation at the spot of the self-immolation, the police found a red carry bag containing a piece of paper with a name ‘Nyima Gyalpo’ written on it and also a pair of key to his room. The mentioned name (Nyima Gyalpo) speaking to Tibetan media said that the deceased worked under him at Norbulingka’s carpentry section. “He had taken a half day leave from work on Saturday and since had not returned. When we asked his landlord about his whereabouts to confirm the news, he confirmed that he had not seen him for the past two days,” said Nyima Gyalpo.

He identified the handwriting on the piece of paper being of the deceased saying he took the phone number of a cable operator named Sachin as he was moving to a new place.

Dharamshala Tibetan Settlement Officer, Dawa Rinchen along with Norbulingka Officials went to his rented room to confirm if the key found on the spot was indeed his. “Upon entering his room we found various documents of his including Registration Certificate (RC), Green Book, bank documents and documents for RC renewal with his photo. However, we have not found any notes he left behind,” said Dawa Rinchen.

Earlier in the day, the Tibetan Settlement Officer at a press conference expressed his concern over his identification with no information or anybody claiming to know the deceased. According to the law, if a body remains unidentified for more than 72 hours, it would be given to local Municipal Corporation for cremation.

“Now that we he have identified him, the settlement office will receive his body after the police complete its investigations. We would then handover to the authorities of Norbulingka for cremation,” he said.

The deceased from Gyaltse in Shigatse Prefecture of Tibet Autonomous Region (TAR) has been living alone. According to Nyima Gyalpo, he was someone who liked staying alone and did not own a cell phone. However, he was good at his work and loved to read Tibetan books and newspapers.

The Tibetan NGOs – Regional Tibetan Youth Congress, Regional Tibetan Women’s Association and Students for a Free Tibet – jointly organized a candle light vigil for the deceased.



 
 

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