Infos parrainages - 18/01/2012
1- nous avons trouvé un parrain pour Tenzin Lhamo qui faisait partie des cas urgents à parrainer.
2- Les frais scolaires à TCV seront à partir de 2012 de 35 euros/mois.
3- Nous avons trouvé une marraine pour Donkar Choedon qui est scolarisé à TCV Gobalpur
4- Nous avons trouvé un parrainage pour Tenzin Gelek.
28 Janvier 2012
Poème de Loten Namling.

A Train to Karlsruhe
I am in a train to Karlsruhe
Full of sadness
As my brothers and sisters
Spend chilling winter
In the dark cold
Prisons of china
Smell of charred bodies
Hang in the air
Like incense burnt
As an offering to the
Wrathful protectors of Tibet
To wake them from their
Deep Sleep spelled by the
Damned Chinese
Outside the prison barracks
Helpless fathers and mothers
Cry for the release of their children
Closing their eyes in prayers
For the long life of Dalai lama
The only hope they have..
For this life
And the next..
A prison guard comes out
And reluctantly throws
In the crowed
A piece of wrapped cloth
In which lies the ashes of
Their dear ones
The loved ones weep and cry out loud
As they face another assault
This time sporadic bullets fired on them
by the heartless Chinese guards
Many more die
Many more wounded..
The world continues with a
Another ordinary morning
And me sitting in A train
To Karlsruhe...
Full of thoughts
And helplessness...
Frustrations...
om mani pad me hum... |
Dans le train pour Karlsruhe
Grande est ma tristesse
Car mes frères et mes sœurs
Passent l’hiver glacial
Dans les prisons chinoises
Sombres et froides.
L’odeur des corps calcinés
Flotte dans l’air
Comme de l’encens brûlé
En offrande aux
Protecteurs courroucés du Tibet
Pour les éveiller
De leur profond sommeil provoqué
Par les Chinois damnés
A l’extérieur de la prison
Des pères et des mères
Pleurent pour que soient relâchés leurs enfants
Fermant les yeux ils prient
Pour que longtemps vive le Dalai-lama,
Leur seul espoir
Dans cette vie
Et la prochaine.
Un gardien sort
Et lance à contrecoeur
Dans la foule
Un morceau de tissu noué
Où gisent les cendres
De leurs aimés.
Ceux qui les aiment pleurent et s’indignent à voix haute
En affrontant une autre attaque
Cette fois-ci de balles sporadiques qui les visent
Sont tirées par des gardes chinois impitoyables
Beaucoup à nouveau meurent
Beaucoup à nouveau sont blessés.
Le monde continue avec un
Autre matin ordinaire
Et je suis dans un train
En route pour Karlsruhe…
Pensif
Impuissant
Frustré.
Om mani padme hum…
|
28 Janvier 2012
Revue de presse internationale de Thomas Cluzel - France Culture.
Sur le plateau Tibétain où plus personne ne peut sortir ou entrer.
C’est un chapelet … un chapelet de villes de montagne qui coure tout le long des hauts plateaux tibétains … Mais depuis quelques heures le collier s’est brisé … Chacune de ces perles … chaque ville est à présent coupée du monde … Depuis hier précise le GLOBE AND MAIL … plus personne ne peut sortir ou entrer … Sur les routes enneigées ... seules patrouillent aujourd'hui des véhicules de police toujours plus nombreux … Les communications ont été coupées ... verrouillées … Et tous les appels passés sur place sonnent désormais : occupés …
Toute cette semaine ... la préfecture de Ganzi qui borde le Tibet au Sud Ouest de la Chine a connu en effet d'importantes manifestations ... les troubles les plus graves en réalité qu'ait connu la région depuis les émeutes antichinoises du printemps 2008 ... rapporte de son côté le NEW YORK TIMES ... Alors le bilan humain de cette répression reste encore difficile à établir ... Lorsque le site d'information de la communauté tibétaine PHAYUL relate qu'une dizaine de manifestants auraient été tués et une quarantaine d'autres blessés ... les autorités chinoises elles ne reconnaissent que deux morts ... deux émeutiers tués par la police après l'attaque de gangs armés ... une foule violente équipée de couteaux et de bonbonnes de gaz selon l'agence d'Etat Chine Nouvelle ... Selon les rares témoignages recueillis sur place ... des centaines de Tibétains se seraient réunis dans le calme sur la place du centre-ville ... et la police aurait fait usage de gaz lacrymogènes avant de se mettre à tirer dans la foule ... Des Tibétains couraient partout pour se cacher ... Mais certains ne pouvaient pas s'enfuir parce qu'ils avaient été grièvement blessés ... raconte un témoin ... D'autres se souviennent encore que la place était couverte de sang après les coups de feu.
Alors suite à ce nouvel accès de violence ... les Etats-Unis ont exprimé leur inquiétude ... Le premier ministre du gouvernement tibétain en exil a lui exhorté hier la communauté internationale à envoyer une délégation pour enquêter sur ces événements et appelé à une journée de manifestation silencieuse le 8 février prochain en signe de solidarité ... Les tentatives de groupes séparatistes pro-Tibet basés à l’étranger pour travestir la vérité ... et discréditer le gouvernement chinois ne réussiront pas a martelé de son côté le porte-parole de la diplomatie chinoise ... A Lhassa ... capitale de la région autonome du Tibet ... les visages de quatre générations de leaders chinois ont été placardés sur les façades des bâtiments officiels ... Et plus d’un million de drapeaux chinois ont été distribués dans les temples ... et les écoles ...
En pleine effervescence ... le bureau de la représentation tibétaine installé à Genève s’affaire lui aujourd'hui à rendre compte de ces violences ... Et c'est là ... au milieu de cette agitation donc que la journaliste du TEMPS a pu rencontré Rinchen Sengpo ... un moine réfugié qui a quitté les hauts plateaux du Qinghai en 2009 pour échapper à la police chinoise ... Il avait dit-elle envoyé une lettre au président Hu Jintao pour protester contre la fermeture de son école ... dédiée à la transmission de la langue et de la culture tibétaines ... Un geste de trop visiblement pour les autorités chinoises qui ont décidé de l’arrêter ... avant qu'il ne réussisse à s'échapper grâce à l’alerte donnée par un employé tibétain officiant au poste de police local ... Avant de quitter son monastère où il a passé l’essentiel de sa vie ... il est allé rendre visite à l’éminent bouddha ... Le maître et ami lui a donné des pains de farine d’orge pour tenir sur les routes montagneuses avant de lui dire au revoir ... Au terme d’un long périple au Népal ... puis en Inde ... il est arrivé en avril dernier à Genève ... Et depuis ... et bien depuis il attend toujours une réponse à sa demande d’asile politique ... Si je restais au Tibet dit-il ... j’avais deux options ... L’exécution ou la prison à vie ...
Il faut dire que ces derniers événements au Tibet se déroulent alors que 16 moines au moins se sont déjà immolés par le feu au cours des derniers mois ...16 torches humaines pour protester contre l’étouffement de leur liberté de culte par Pékin rappelle de son côté le site de la DEUTSCHE WELLE ... Les moines s’immolent parce que leur vie est devenue un enfer ... raconte encore le moine interrogé dans les colonnes du TEMPS ... Nous sommes traités comme des bêtes dit-il ... et l’au-delà vaut mieux que la torture permanente ...
Alors bien entendu ... ces immolations ne sont pas sans rappeller celles qui ont marqué le début du printemps arabe l'an dernier ... D'où ce billet à lire ce matin sur le site de la communauté tibétaine PHAYUL ... Il y est écrit : les Tibétains sont à l'avant garde de cette vague révolutionnaire ... Au cours des 11 derniers mois ... 16 moines se sont donnés la mort dans les flammes pour protester contre la domination chinoise ... mettant ainsi à nu l'échec colossal du projet colonial de la Chine au Tibet ... Pékin sait aujourd'hui qu'il peut emprisonner les Tibétains ... mais qu'il ne pourra jamais enfermer leurs idées ... leurs paroles ou leurs rêves ... Car même si chacun de nous a été meurtri ... nous avons aussi été inspirés par le courage et le sacrifice inégalé qui a motivé ces actes ... C'est d'ailleurs avec un courage semblable ... il y a tout juste cent ans ... le 26 Mars 1912 que les Tibétains ont formellement déclaré la guerre à la Chine impériale ... mettant fin à l'invasion mandchoue ... Un an plus tard ... le Dalaï Lama déclarait officiellement l'indépendance du Tibet ... Ma croyance en cet avenir est réaffirmée un peu plus chaque jour qui passe ... Les Tibétains sont à nouveau prêts à saisir l'instant qui s'offre à eux ... restaurer notre indépendance ... en prenant notre place légitime dans la communauté des nations souveraines.
27 Janvier 2012
Message du bureau du Tibet.
Alors que les Chinois du monde entiers étaient en train de fêter les deux premiers jours de l'Année du Dragon le 23 et le 24 janvier 2012, la police chinoise a ouvert le feu sur des centaines de tibétains qui manifestaient pacifiquement afin de réclamer les plus simples des droits au Drakgo, Serthar, Ngaba, Gyarong et dans les autres régions tibétaines aux alentours. Six tibétains ont été tués et près de soixante ont été blessé, dont plusieurs sont dans un état grave.
Parce que de tels actes de barbarie tels que celui-là et la répression systématique des tibétains, l'indignation et la colère des tibétains à l'encontre du gouvernement chinois n'a fait que grandir depuis les grands soulèvements de 2008.
Depuis l'invasion du Tibet, le gouvernement chinois a prétendu chercher à bâtir un "paradis socialiste". Toutefois, les droits humains les plus basiques sont refusés aux tibétains, le fragile écosystème est en pleine voie de destruction, la langue et la culture tibétaines sont en train de disparaître, les portraits de Sa Sainteté le Dalaï Lama sont interdits, les tibétains sont écartés des voies économiques. Le Tibet est virtuellement sous les verrous. Les étrangers se sont vu interdire l'accès au Tibet et la région toute entière a été décrétée sous loi martiale.
J'appelle le gouvernement chinois à entendre les cris des manifestants tibétains et de ceux qui se sont immolés par le feu. Vous n'apaiserez pas les véritables indignations du peuple tibétain et ne rétablirez pas une situation stable au Tibet au travers de la violence et du meurtre. La seule façon de résoudre la question tibétaine et d'amener au moins la paix est de respecter les droits du peuple tibétain et d'instaurer un dialogue. En tant que personne profondément attaché au dialogue pacifique, je trouve l'usage de la violence à l'encontre des tibétains absolument inacceptable et un tel acte doit être fermement condamné par tous les peuples de Chine et du monde.
J'appelle la communauté internationale à montrer sa solidarité et à élever la voix afin de soutenir les droits fondamentaux du peuple tibétain en ces temps graves. J'appelle la communauté internationale et les Nations Unies à envoyer une délégation au Tibet, et que l'accès à la région aux médias du monde entier soit autorisé. Les leaders de Beijing doivent savoir qu'assassiner les membres de sa propre famille est en violation claire et net des lois chinoises et internationales, et de tels actes ne feront qu'augmenter les doutes à l'égard de la légitimité morale de la Chine, de même que sa légitimité dans le monde des affaires.
Je veux dire à mes chers frères et sœurs au Tibet que nous entendons vos cris, haut et fort. Nous vous supplions de ne pas succomber au désespoir et de ne pas en venir à de mesures extrêmes. Nous ressentons votre douleur et nous ne permettrons pas que les sacrifices accomplis aient été vains. Vous êtes dans nos cœurs et dans nos prières chaque jour.
Aux Tibétains, je vous demande de ne pas célébrer le Losar (le nouvel an tibétain), qui tombe le 22 février de cette année. Cependant, vous pouvez observer les rites religieux habituels tels que faire brûler de l'encens, aller au temple et faire des offrandes traditionnelles.
Pour montrer notre solidarité avec les tibétains au sein du Tibet, j'appelle les Tibétains et leurs amis du monde entier à manifester le Mercredi 8 Février 2012. Envoyons un message clair au gouvernement chinois et rappelons lui que la violence et le meurtre à l'encontre des tibétains innocents est inacceptable ! Je vous demande à tous d'effectuer ces manifestations dans le calme, en accord avec les lois en vigueur dans vos pays respectifs, et avec dignité.
Une vidéo de cet article est disponible au lien suivant :
http://www.tibetonline.tv
Secretary
Bureau du Tibet
84 Boulevard, Adolphe Pinard
75014 PARIS
26 Janvier 2012
Violences au Sichuan : le Premier ministre tibétain en exil lance un appel à l’aide à la communauté internationale.

C’est un appel en forme de SOS que lance depuis son exil en Inde le Premier ministre tibétain, ce mercredi 25 janvier 2012. Lobsang Sangay exhorte la communauté internationale à intervenir face aux violences meurtrières qui se sont intensifiées cette semaine dans la province séparatiste du Sichuan, dans le sud de la Chine. Les plus graves incidents qu'ait connus cette région tibétaine depuis quatre ans. Selon plusieurs organisations de défense des droits de l'homme, l'intervention de la police chinoise aurait fait au moins trois morts. Pékin reconnaît seulement la mort d'un manifestant mais l'aveu est suffisamment rare.
SUITE DE L'ARTICLE
De nouveaux Tibétains meurent sous les balles de la sécurité chinoise.
Le 24 janvier 2012, au moins cinq Tibétains ont trouvé la mort à la suite des tirs de police, à Serthar, au Tibet oriental. Ceci est survenu quand une foule de Tibétains s’est réunie à Serthar et a commencé à lancer des slogans appelant à l’indépendance du Tibet.
Selon certaines sources de Tibétains en exil ayant des contacts dans cette région, plus de 600 agents de la sécurité chinoise sont arrivés sur le lieu des manifestations et ont commencé à tirer au hasard dans la foule.
Parlant à la radio "
Voice of Tibet" basée à Dharamsala, un Tibétain anonyme a déclaré qu’assurément cinq Tibétains étaient morts et plus de 40 Tibétains gravement blessés.
SUITE DE L'ARTICLE
Human Rights Watch dénonce la politique menée par la Chine au Tibet en 2011
La Chine maintient le Tibet sous haute sécurité et persécute tous les Tibétains qu’elle soupçonne d’être critiques vis-à-vis de ses politiques en tant que "séparatistes", a déclaré l’organisation Human Rights Watch, basée à New York, dans sa dernière
étude annuelle des droits humains dans le monde, publiée le 22 janvier 2012.
SUITE DE L'ARTICLE
25 Janvier 2012
SITUATION AU TIBET
Intervention de M. J-F HUMBERT, Pdt du Groupe d’information sur le Tibet.
Proposition de loi visant à réprimer la contestation de l’existence des génocides reconnus par la loi
mardi 24 janvier 2012 par Rédaction
Lundi 23 janvier 2012
Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre,
Mes chers collègues,
C’est en ma qualité de président du groupe d’information sur le Tibet que je souhaite apporter un éclairage complémentaire à nos débats. Je ne me prononcerai pas de manière définitive sur l’intérêt ou la légitimité des lois dites "mémorielles", ni sur la constitutionnalité d’une incrimination pénale de la contestation de l’existence des génocides. Mon propos est autre. Je veux profiter de l’attention que le Sénat accorde aujourd’hui à la très grave question des génocides, pour rappeler que l’un d’entre eux est en cours aujourd’hui sur les hauts plateaux tibétains.
Je sais que cette affirmation va se heurter à une certaine incrédulité. D’aucuns, s’estimant bien informés, vont me rétorquer que l’oppression exercée par les autorités chinoises sur les Tibétains, aussi pesante soit-elle, ne peut pas être assimilée à un génocide. Et pourtant ! A ceux-là, je répondrai par deux considérations.
Premièrement, il ne faut pas oublier que l’occupation du Tibet par la Chine en 1949 a été suivie par l’élimination physique de centaines de milliers de Tibétains. Le gouvernement tibétain en exil à Dharamsala estime le nombre des victimes à 1,2 million de personnes, sur une population totale qui s’élevait à 5 ou 6 millions. Certes, comme il est d’usage en matière de génocide, son auteur, c’est-à-dire le gouvernement chinois, nie l’ampleur de ce chiffre. Certains universitaires occidentaux l’ont également révisé à la baisse, l’estimant plus proche de 700 000 à 800 000 victimes. Ce qu’il faut retenir, c’est que dans les premières décennies de l’occupation du Tibet, il y a bien eu un début de génocide physique, qui a d’ailleurs été reconnu en 1960 par une commission internationale de juristes.
Deuxièmement, il y a d’autres manières de faire disparaître un peuple que d’éliminer physiquement les hommes et les femmes qui le constituent. Il suffit de le priver de sa langue, de sa culture, et de sa mémoire. C’est la stratégie qui est actuellement mise en œuvre, de manière très consciente et organisée, par les autorités chinoises au Tibet. Derrière l’autonomie de façade et les droits reconnus en théorie aux prétendues "minorités nationales" par la Constitution chinoise, la réalité est celle d’une politique d’assimilation forcée. La langue tibétaine est marginalisée dans l’enseignement et les usages professionnels, la toponymie est systématiquement sinisée, la religion tibétaine est mise sous surveillance et dénigrée. La Chine espère ainsi parvenir à s’incorporer complètement le petit peuple tibétain, de même qu’ont déjà été entièrement assimilés les peuples mandchous et mongols. C’est pourquoi le Dalaï Lama, qui pèse ses mots, évoque un "génocide culturel" en ce qui concerne la politique conduite par Pékin au Tibet.
Quels sont les chances de faire échec à ce génocide culturel ? Nous pouvons, fort heureusement, compter sur l’esprit de résistance du peuple tibétain, qui apparaît indomptable. Soixante ans après l’annexion du Tibet, le soulèvement du printemps 2008 est venu rappeler au monde que les Tibétains n’acceptent toujours pas la tutelle chinoise. Mais la répression est sévère depuis cinq ans, sous un régime de loi martiale qui ne dit pas son nom. Ces dernières années, les immolations par le feu se multiplient, témoignant du degré de désespoir atteint par le peuple tibétain.
C’est maintenant que nous ne pouvons plus fuir nos responsabilités. Rien ne sert de reconnaître les génocides passés, si nous ne nous préoccupons pas de ceux en cours. Le premier combat à mener est d’abord celui de la vérité. Car les auteurs d’un génocide tirent toujours parti du silence des nations. Se taire, c’est être complice. La France et l’Union européenne doivent s’exprimer clairement sur la question du Tibet, et signifier aux autorités de Pékin ce qui leur paraît inacceptable. Alors seulement, dans une deuxième étape, l’étau pourra se desserrer sur le peuple tibétain.
Tel est le témoignage que je voulais porter dans nos débats. La proposition de loi qui nous est soumise soulève sans doute des difficultés d’ordre juridique. Mais que pèsent ces arguties face à la souffrance des peuples ?
Dans un point de presse du 19 janvier, à la question "Quelle est la réaction de la France à la suite de l’immolation de jeunes moines tibétains ?", le Ministère des Affaires étrangères avait répondu :
[...] "la France exprime sa tristesse face à la mort par immolation de jeunes religieux tibétains. Le caractère extrême de leur geste traduit un désespoir profond.
La France est préoccupée par la recrudescence de ces immolations depuis l’automne 2011.
Elle rappelle son attachement à la liberté religieuse et à la préservation de la culture et des traditions tibétaines, ainsi qu’au respect des droits de l’Homme. Elle considère que le dialogue est l’unique voie pour parvenir à une solution durable, respectant pleinement l’identité culturelle et spirituelle tibétaine, dans le cadre de la République populaire de Chine.
Ces messages sont régulièrement rappelés aux autorités chinoises dans le cadre de nos contacts politiques et du dialogue UE-Chine sur les droits de l’Homme".
Source : diplomatie.gouv.fr
24 Janvier 2012
La police ouvre le feu sur des Tibétains : au moins un mort et de nombreux blessés.
Les forces de l’ordre ont ouvert le feu le 23 janvier 2012 sur une manifestation dans la région de Kardzé, faisant au moins un mort et des dizaines de blessés, a annoncé l’ONG Free Tibet.
La fusillade, la plus grave depuis les émeutes antichinoises de 2008 au Tibet, s’est produite à midi dans la province du Sichuan, dans une région tibétaine, selon l’ONG.
Un laïc tibétain, identifié comme
Norpa Yonten, est mort par balle après que les responsables de la sécurité aient réprimé une manifestation dans le comté de Drango. Le corps de Yonten, un résident du comté de Drango, a été emporté au monastère proche de Drango.
Une trentaine d’autres Tibétains ont été blessés par balle, dont un qui a été touché à l’abdomen, selon Free Tibet.
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22 Janvier 2012
La Chine va couper le Tibet du reste du monde.
Le Tibet devra faire face à une nouvelle fermeture au monde extérieur de la mi-février à fin mars prochain.
L’interdiction englobe deux événements importants : le Nouvel an tibétain du 22 au 24 février et l’anniversaire du
soulèvement national tibétain commémoré le 10 mars. Il y a trois ans, le 10 mars 2008, des manifestations avaient conduit à la plus grande vague de soulèvements depuis de nombreuses décennies.
Le jeudi 19 janvier, des agences de voyage de Lhassa ont confirmé l’interdiction pour les voyageurs étrangers. Elles ont été informées d’une interdiction du 20 février au 30 mars 2012 par l’administration du tourisme du gouvernement de Lhassa.
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21 Janvier 2012
Tibet : à Dharamsala, l'espoir d'une civilisation assassinée.
Quand on pense au Tibet, on pense avant tout au Dalaï-Lama, à la méditation et à la paix. Pourtant, le Tibet est un pays en proie à une violente répression, et aujourd'hui encore, des atrocités sont perpétrées. Anne-Sophie, lors de son voyage au Tibet, a entendu et vu des choses effroyables. Elle raconte.
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20 Janvier 2012
La Chine soudoie les Tibétains afin qu’ils célèbrent "Losar", le Nouvel an tibétain.
Le gouvernement chinois tente actuellement de corrompre les Tibétains de l’intérieur afin qu’ils acceptent de célébrer le prochain "Losar", Nouvel An tibétain.
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Losar, Nouvel an tibétain en 2012 : année 2139 du Dragon d’eau.
Le Nouvel an tibétain, appelé (Fête du) Losar, sera célébré le 22 février 2012.
Chine : la mort d’un Tibétain déclenche une manifestation.
La mort d’un Tibétain tué par la police, selon des organisations de défense des Droits de l’Homme, a provoqué une manifestation dans un bourg tibétain de la province chinoise du Gansu, a-t-on rapporté de sources concordantes.
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19 Janvier 2012
Voici le diaporama qui a été réalisé pour la fête de l'Apact au mois d'Octobre 2011, nous y retrouvons le voyage des parrains à Mainpat en Mars 2011, et aussi la visite des écoles comme TCV Dharamsala, Norbulingka, Spiti, chauntra, Patikhul, Manali, Poanta, Selakui, Mussoorie etc...
Selon des témoignages en provenance du Tibet, tôt le matin du samedi 14 janvier 2012, un laïc tibétain s’est immolé par le feu à Ngaba, dans la province du Sichuan. Ceci a déclenché une manifestation de masse, entraînant la mort d’une femme, blessée par balle.
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14 Janvier 2012
La Chine reproche à l’Union européenne et aux Etats-Unis de se préoccuper du Tibet.
Prompte à dénoncer les "
ingérences dans les affaires intérieures de la Chine", le gouvernement chinois ne se prive pas pour critiquer l’Europe. Alors qu’il s’adressait à des fonctionnaires, des chercheurs de renom de certaines institutions, des journalistes et des étudiants de l’Union européenne, lors d’une réunion à Bruxelles, le 12 décembre 2011, Zhu Weiqun, vice-ministre permanent chargé du Département du Travail du Front uni du Comité central du Parti communiste chinois, a demandé : "
Ne faudrait-il pas que l’Union européenne fasse respecter des limites à ses membres quand ceux-ci, sans merci, nuisent aux intérêts des autres pays ainsi qu’à ceux de l’Union européenne ?".
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10 Janvier 2012
"La légitimité du pouvoir chinois s'érode au Tibet" LIRE L'ARTICLE
Une nouvelle, 15ème immolation au Tibet oriental.
Selon des sources en provenance du Tibet, le dimanche 8 janvier 2012, un moine tibétain s’est immolé par le feu dans la ville de Dharlag.
Depuis ces quatre derniers jours, il est le 3ème à s’immoler, et le 15ème depuis mars 2011, protestant contre la domination chinoise au Tibet.
Les sources rapportent que Sonam Wangyal 42 ans, avant de s’immoler par le feu, avait gravi une colline, brûlé de l’encens, prié, et plus tard distribué de nombreux tracts dans lesquels il disait qu’il allait accomplir un acte fatal en faveur du Tibet et du bonheur du peuple tibétain. Il a également dit qu’il le faisait pour commémorer tous les Tibétains morts depuis 2009 pour la restauration de la liberté au Tibet et le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama.
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7 Janvier 2012
Deux nouvelles immolations au Tibet, dans la région de Ngaba.
Selon des informations en provenance de différentes sources, un incident s’est produit le 6 janvier 2012 vers 14h 40 (heure du Tibet) dans la région de Ngaba au Tibet oriental, où précédemment, depuis mars 2011, avaient eu lieu onze cas d’immolation par le feu.
Bien qu’il y ait peu d’informations, des témoignages racontent que les deux personnes, un moine et un laïc, étaient ensemble quand elles se sont mis le feu, dans la ville de Ngaba.
L’organisation britannique "Free Tibet" a déclaré le 6 janvier 2012 dans un
communiqué que "la personne qu’elle croit être un laïc, a été entendue appeler au retour du Dalaï Lama avant que les forces chinoises n’éteignent les flammes et ne l’emmènent.
On ne sait rien de son état ni de l’endroit où il se trouve.
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5 Janvier 2012
Détérioration de l’état de santé de Tenzin Delek Rinpoche.
Les dernières informations en provenance du Tibet concernant Tulku Tenzin Delek, 61 ans, purgeant actuellement une condamnation à perpétuité dans une prison chinoise au Tibet, sont porteuses de sérieuses préoccupations sur sa santé.
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