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Janvier 2013
31 Janvier 2013

Lancement d’une campagne de sensibilisation internationale pour le Tibet.

L’Administration Centrale Tibétaine en exil en Inde a annoncé le 29 janvier 2013 le lancement d’une campagne de sensibilisation internationale de quatre jours visant à faire pression sur la Chine pour tenter de mettre fin aux immolations par le feu au Tibet.
Penpa Tsering, porte-parole du Parlement tibétain en exil basé à Dharamsala, dans le nord de l’Inde, a indiqué que des rassemblements et des meetings étaient prévus dans le cadre de cette campagne qui débute le 30 janvier à New Delhi.
"La situation devient de plus en plus sombre" au Tibet, a déclaré Penpa Tsering au cours d’une conférence de presse commune avec Sikyong Lobsang Sangay, qui en 2011 a hérité du rôle politique du Dalai Lama et a été nommé Premier ministre du gouvernement tibétain en exil.
99 Tibétains se sont immolés par le feu entre 2009 et le 22 janvier de cette année pour protester contre la domination chinoise au Tibet.
"Au lieu de prendre en compte les causes responsables de ces immolations et les raisons pour lesquelles les Tibétains manifestent, le gouvernement chinois a préféré jeter le blâme sur les autres", a déclaré Dr L. Sangay.
"Ils nous ont rendu responsables de la tragédie au Tibet, ce qui est sans fondement puisque le Tibet est sous la domination de la Chine depuis 50 ans", a-t-il ajouté en exhortant les dizaines de milliers de Tibétains en exil en Inde à faire entendre leur voix.

Cette campagne sera également l’occasion de demander aux Nations Unies d’envoyer des observateurs au Tibet, a précisé Dr L. Sangay en insistant sur la détermination de son gouvernement et du Parlement en exil de mettre en relief la "répression des Tibétains au Tibet".

Plus de 5 000 personnes, dont 4 500 Tibétains en Inde, au Népal et au Bhoutan et environ 1 000 supporters indiens de Delhi, de la région NCR et du Ladakh étaient présents à cette cérémonie.
Shri K L. Advani, ancien vice-premier ministre, a honoré la cérémonie en tant qu’invité d’honneur, accompagné de délégués officiels du Parti du Congrès.
Dans ses remarques d’introduction, M. Penpa Tsering, Président du Parlement tibétain en exil a déclaré que cette campagne de masse est "la première de son genre" et qu’elle constitue "un moment historique pour notre combat".
Il a en outre fait remarquer que "si la Chine est sincère dans l’octroi de son autonomie au Tibet, alors le Tibet peut jouer un rôle positif en tant que pont de paix entre les deux pays les plus peuplés d’Asie du Sud - l’Inde et la Chine."

Tout en exprimant sa gratitude au Gouvernement et au peuple indiens, il a demandé aux délégués du Parti du Congrès de "rappeler à la Chine que la résolution de la question du Tibet est dans l’intérêt supérieur du peuple chinois".
Le Sikyong a indiqué dans son discours que la tenue de cette campagne dans la capitale de l’Inde est un "témoignage de l’amour de l’Inde et de sa sympathie pour les Tibétains".
Sikyong L. Sangay a réaffirmé que "la liberté pour les Tibétains et le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama au Tibet" reste la "véritable aspiration des Tibétains au Tibet et le rêve des Tibétains en dehors du Tibet". Dans son raisonnement pour expliquer pourquoi le Tibet mérite attention et soutien, Sikyong L. Sangay a déclaré : "Le Tibet est un catalyseur et un test pour la Chine" et "l’autonomie au Tibet sera le début de la modération pour la Chine".

Sikyong a attribué le succès de la lutte tibétaine à l’Inde, et a exprimé l’espoir que le Tibet puisse être la "success story" de l’Inde . Il a conclu avec une vision que "les Tibétains, un jour, passeront de la terre sainte de l’Inde à la ville sainte de Lhassa avec Sa Sainteté le Dalaï Lama".

Shri LK Advani a partagé quelques extraits de la lettre de Sardar Vallabhbhai Patel du 7 novembre 1950 au sujet du Tibet, adressée au Premier ministre de l’Inde, Pandit Jawaharlal Nehru.
Shri LK Advani a admis avec conviction "qu’une résolution entre la Chine et le Tibet, fera date au 21e siècle". Il a loué ’l’esprit tibétain" et a assuré que "les Tibétains vont voir la lumière du jour". Shri LK Advani a conclu en disant que "tout comme Sa Sainteté le Dalaï Lama se réfère toujours à l’Inde en tant que guru du Tibet, nous espérons parvenir à répondre avec succès à ses attentes".

Mme Priya Dutt a exprimé sa "préoccupation et sa solidarité pour les Tibétains de l’intérieur et a rendu hommage aux 99 vies sacrifiées dans le combat pour retrouver leur identité. Elle a remercié le peuple tibétain pour la présence et la bénédiction de Sa Sainteté le Dalaï Lama en Inde".

Le Dr Hassan Khan a encouragé le peuple tibétain à persévérer et a déclaré que "le jour viendra bientôt pour les Tibétains de rentrer dans leur patrie".
Le Dr EM Sudarsan Natchiappan a assuré l’amour de l’Inde et son soutien à la lutte tibétaine et a déclaré que "les Tibétains ne sont pas seulement voisins de l’Inde, mais aussi ses frères et sœurs".

Sources : AFP, Administration Centrale Tibétaine, 30 janvier 2013 et www.tibet-info.net


31 Janvier 2013

NEW DELHI, 30 janvier au 2 février 2013 : " Campagne de solidarité " par le Kashag, le Parlement tibétain en exil de l’Administration centrale tibétaine.

Le Kashag et le Parlement tibétain en exil de l’Administration centrale tibétaine, basé à Dharamsala, en Inde, organisent une campagne de solidarité envers le peuple tibétain, à Delhi, du 30 janvier au 2 février 2013. L’objectif de cette campagne est d’exprimer sa solidarité envers les Tibétains du Tibet, d’attirer l’attention et d’obtenir un soutien international, compte tenu de la tragédie qui se déroule actuellement au Tibet.

Malgré les recommandations réitérées de l’ACT, et faute de pouvoir recourir à des moyens classiques de protestation, le Tibet a connu une vague d’auto-immolations sans précédent. Depuis 2009, quatre-vingt-dix neuf Tibétains se sont immolés par le feu pour protester contre les mesures répressives du gouvernement chinois au Tibet. Kunchok Kyab est le dernier en date, qui s’est immolé le 22 janvier 2013. Ces Tibétains ont laissé derrière eux des messages en guise de testaments, dans lesquels ils réclamaient la liberté et le retour de Sa Sainteté le dalaï-lama au Tibet. Au lieu de chercher à comprendre les raisons qui ont conduit à ces actes, le gouvernement continue d’accuser Sa Sainteté le dalaï-lama et des forces extérieures.

Le gouvernement chinois a réagi aux immolations par une répression accrue. Il a bouclé les régions rebelles, et interdit l’accès aux journalistes, aux touristes et autres visiteurs du Tibet. De plus, les zones d’insurrection sont maintenant quadrillées par des gardes armés de l’Armée populaire de libération (APL) et par la Police armée populaire (PAP). Il est donc évident que Pékin cherche à contenir les nouvelles formes de résistance en utilisant des mesures toujours plus draconiennes. Des poursuites judiciaires sont menées à l’encontre des familles et des amis suspectés d’une quelconque implication.

Plus de soixante années de politique étrangère – répression politique, assimilation culturelle, déplacement de populations, discrimination raciale, marginalisation économique et éducative et destruction environnementale massive – ont abouti à un génocide grandissant au Tibet.

L’ACT, tout en appréciant les prises de position de certains gouvernements dans le monde, y compris celle des Nations-Unies, déclare que ce n’est pas suffisant et qu’il faut demander à la Chine de renouer pacifiquement le dialogue avec les émissaires de Sa Sainteté le dalaï-lama pour trouver à la question tibétaine une solution satisfaisante pour les deux parties, selon la Voie du Milieu.

L’Administration centrale tibétaine se montre solidaire des Tibétains du Tibet et demande instamment à l’Inde et à la Communauté internationale d’exhorter la Chine à :
* Autoriser les médias, les Nations-Unies et les délégations internationales chargées d’enquête à accéder librement au Tibet et à dresser un rapport sur les causes véritables ayant présidé aux auto-immolations.
* Autoriser les délégations gouvernementales, parlementaires et diplomatiques à se rendre au Tibet afin de se rendre compte des réalités de terrain.
* Revoir sa politique intraitable qui a échoué au Tibet et se pencher sur les véritables griefs du peuple tibétain en résolvant le problème tibétain par le dialogue.

Dr Lobsang Sangay
M. Penpa Tsering

Source http://tibet.fr

31 Janvier 2013

SERA / GANDEN / DREPUNG ( TIBET), 30 janvier 2013 : Des moines de haut rang des trois monastères ont disparu !

DHARAMSALA, le 30 janvier : Parmi les circonstances alarmantes, de plus en plus fréquentes, on apprend que les autorités chinoises ont arrêté certains moines de haut rang, y compris des abbés, des maîtres de chant, appartenant tous aux trois principaux monastères Guélukpa, soit Séra, Ganden et Drépung.

Selon les propos de Sönam, Tibétain résidant en Suisse, ces moines d'un haut rang hiérarchique, 16 en tout, ont disparu suite à une réunion, prétexte organisé par des officiels chinois le 14 janvier, dans la région de Lhassa.
On ignore toujours quel est leur état de santé et où se trouvent les disparus, ce qui provoque une certaine anxiété et une tension extrême dans toute la communauté monastique se trouvant dans les environs de l'ancienne capitale du Tibet.
L' identité des disparus est connue : l' Abbé Jampel Lhaksam, le maître de chant Ngawang; des professeurs : Ngawang Dhonden, Ngawang Pelsang, et Samten, venant du monastère de Drépung, ainsi que
le maître de discipline Migmar, le maître de chant Samten, des professeurs : Ngawang et Tashi Gyaltsen, venant du monastère de Séra. De même Kalden et Lobsang Ngodup, du monastère de Ganden, également d'autres disparus venaient du Tsug-La Khang, Lhündup Yarphel, Tseten Dorjee, Ngawang Lophel.

Tout d'abord, selon quelques spéculations, certains ont pu penser que les moines de haut rang avaient dû être embarqués contre leur volonté, afin de diriger "la campagne de ré-éducation patriotique" dans les monastères de la région proche de Nagchu au Tibet.
Cependant, aucune nouvelle information n'a été donnée.
Depuis la disparition des Abbés et des Professeurs de ces Universités monastiques, le contenu du programme d'enseignement des moines devient un sujet préoccupant.

Selon un rapport portant sur les disparitions forcées au Tibet, intitulé : "Dans l'Air Subtil - Une introduction sur les disparitions forcées au Tibet", communiqué en octobre dernier, on en déduit que ces disparitions deviennent : " monnaie courante et mises au goût du jour" pour tous les Tibétains vivant sous la dictature chinoise.
Alors que se développe un mouvement qui bannit ces disparitions forcées; le gouvernement chinois, durant ces dix dernières années, a largement utilisé le système des disparitions forcées comme un formidable outil afin de supprimer radicalement toute dissidence ou toute critique, par ce moyen de disparition, et tenir au secret des individus, attitude estimée prudente face à une éventuelle "menace" envers "l'unité et la stabilité" de la RPC, selon les informations du TCHRD (ONG des droits de l'homme), basé à Dharamsala.

"Des officiers de sécurité au Tibet, spécialement le Bureau de la Sécurité de l'Etat et la Police Armée du Peuple, font largement usage de disparitions forcées pour terroriser et intimider au plus haut point les personnes subtilisées, et les membres de leur famille, tout autant que la communauté toute entière."

Le Sikyong, Dr Lobsang Sangay, chef élu des Tibétains, en communiquant le document"Pourquoi le Tibet brûle t-il ?", un peu plus tôt cette semaine, a reconnu que la tragique situation actuelle au Tibet est fortement "attisée" par l'attitude de mépris total envers la croyance religieuse, envers les valeurs culturelles et envers les aspirations politiques raisonnables légitimes des Tibétains."

Traduction : ani sherab zangmo. pour France Tibet, le 30 janvier 2013 http://tibet.fr

30 Janvier 2013

Mind and Life XXVI, Esprit, Cerveau et Matière.

Du 17 au 22 janvier, vingt éminents scientifiques et philosophes venus du monde entier se sont retrouvés autour de Sa Sainteté le Dalaï-lama et d’autres hauts érudits tibétains pour une série de dialogues sur la physique quantique, les neurosciences, et la nature de la conscience. En outre, les applications pratiques des méthodes contemplatives dans les milieux cliniques et éducatifs ont été explorées.

Bien que depuis 26 ans de nombreuses rencontres de ce genre se soient déroulées sous l’égide de l’Institut Mind and Life, celle-ci a pris une dimension historique du fait que 8000 moines assistaient à ces dialogues dans la salle principale et le temple principal du monastère de Drépung situé à proximité, où les moines et nonnes suivaient les débats sur de grands écrans et pouvaient poser des questions aux intervenants.

Les dialogues peuvent être vus sur You Tube en recherchant Mind and Life XXVI.

Source http://www.matthieuricard.org/index.php/blog/271_mind_and_life_xxvi/


30 Janvier 2013

TIBET, 28 janvier 2013 : Deux personnes jugées pour incitation à l’immolation.

Deux Tibétains ont été jugés le 26 janvier pour "meurtre avec préméditation", pour leur responsabilité supposée dans une série de suicides par le feu au Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine, a annoncé le quotidien chinois en anglais Global Times [photo ci-contre]. Le verdict n'a pas été annoncé.
Le procès a eu lieu après que les deux hommes ont "avoué qu'ils avaient suscité une série d'immolations par le feu dans la préfecture d'Aba, dans le Sichuan, à population tibétaine, sous l'instruction de la clique du Dalai Lama", précise le Global Times, journal officiel à destination du public étranger.
Selon le quotidien, le moine du monastère de Kirti Lorang Konchok et son neveu Lorang Tsering ont depuis 2009 "incité huit personnes à s'immoler, don trois sont mortes, sous les instructions d'un moine venu d'Inde et faisant partie du groupe du Dalai Lama qui tente de séparer la Région autonome du Tibet de la Chine".
Selon le juge Xiong Huanying du Tribunal intermédiare de la préfecture d'Aba, c'était la première fois à Aba que "les autorités avaient eu des preuves suffisantes que des immolations avaient été ordonnées par des ‘forces de l'étranger'".
Le 12 décembre, une directive conjointe du Tribunal populaire suprême, du Parquet populaire suprême et du ministère de la Sécurité publique intitulée "Avis sur le traitement judiciaire des cas d'immolation dans les régions tibétaine" indiquait que le fait d'inciter ou d'aider autrui à s'immoler serait qualifié de meurtre avec préméditation, selon le quotidien chinois Gannan Ribao.
Depuis 2009, on a décompté 98 cas d'immolations par le feu en signe de protestation contre le pouvoir chinois, d'après le site tibétain en exil Phayul.
http://www.courrierinternational.com/breve/2013/01/28/deux-personnes-jugees-pour-incitation-a-l-immolationChina begins self-immolation trial, Makes more arrests

MADRAS, 28 janvier 2013 : Des membres du Parlement tibétain rencontrent des dirigeants indiens et prennent la parole à l'IIT de Madras.

Des membres du parlement tibétain rencontrent des dirigeants séniors, et prennent la parole à l'IIT de Madras.

DHARAMSALA le 28 Janvier 2013 : Une délégation de Parlementaires Tibétains a effectué une tournée de lobbying dans le sud de l'Inde, puis rencontré de hautes personnalités dans l'état du Tamil Nadu, et ont pu prendre la parole au Centre des Institutions de l'éducation, y compris à l'IIT, à madras.
La délégation parlementaire tibétaine a terminé la dernière étape de sa longue campagne de lobbying à Chennai,au sud de l'Inde à la suite d'efforts couronnés de succès à Bangalore, Hyderabad, Trivandrumainsi qu'à Pondichéry.

Les députés tibétains se sont activés pour une intervention internationale et le soutien du gouvernement indien et de son peuple, en vue d'une résolution pacifique, sur la crise actuelle au Tibet.
Depuis 2009, pratiquement une centaine de Tibétains, reconnus, se sont immolés par le feu en manifestant contre la dictature chinoise tout en en réclamant la liberté et le retour de l'exil de Sa Sainteté le Dalaï Lama.

A Chennai, capitale du Tamil Nadu, les députés tibétains en appelaient au précedent Recteur en chef des élections de l'Inde et au lauréat de Ramon Magsaysay TN Seshan.

La délégation a soumis un mémorandum qui donne une estimation sur la situation tragique au Tibet. Le précédent responsable, énergique, a garanti aux délégués que l'Inde " allait certainement faire tout son possible pour soutenir le Tibet", et ajouta : "La vérité l'emportera et au final, le Tibet retrouvera toute sa magnificence en beauté. Alors, continuons courageusement le combat."

Les six membres du Parlement tibétain ont rencontré un autre ancien membre CEC, TS Krishna Murthy, qui leur fit part de sa désapprobation quant aux manifestations des immolations.
"Mais je suis tout autant inquiet et très préoccupé personnellement à propos de la situation au Tibet", dit Murthy.

Puis les délégués ont invoqué Cho Ramaswamy, un ancien député et journaliste plutôt considéré comme le gouru politique du premier ministre Jayalalitha.
Cho, alors qu'il déclarait son soutien total en faveur du Tibet, fit remarquer l'impuissance de l'Inde, étant amie du Tibet, en considérant ses propres problèmes avec la Chine.
"L'opinion publique doit s'orienter sur le problème du Tibet. A l'avenir, je vais sûrement écrire beaucoup plus sur le Tibet."Assura Cho.

La délégation tibétaine s'est adressée aux étudiants de la prestigieuse Université prestigieuse de Madras, dirigée par Dr Sudarshan Padmanabhan, professeur associé du département section lettres et sciences sociales.

Lobsang Yéshi, parlementaire tibétain et membre de la délégation, s'est adressé aux étudiants en approfondissant le sujet sur la situation actuelle au Tibet, tout spécialement la situation dramatique qui a engendré cette série d'immolations par le feu. Il a ainsi évoqué la répression politique constante exercée par le gouvernement chinois, sans oublier de mentionner la persécution religieuse et l'assimilation culturelle des Tibétains du Tibet,; il expliquait plus en détail plus encore les plans sournois de leur agression démographique au Tibet, de l'éradication forcée des nomades tibétains et des fermiers, de la surexploitation des ressources minérales et de la militarisation accrue du Tibet, tout cela n'ayant qu'un seul but, celui d'anéantir inéluctablement la population tibétaine."

Il a vivement conseillé cette jeunesse de l'Inde, à rester très attentive aux détails de la politique anti-Indienne de la Chine et d'être vigilants quant aux menaces qui pourraient toucher à la sécurité nationale.

Un peu plus tard, les délégués ont été reçus à l'Université de Madras par le Professeur Dr Ramu Manivannan, directeur de la section des sciences politiques.
Dans son discours, Dr Mani, fit succintement allusion à son association de longue date avec la cause tibétaine et à la nécessité d'efforts concertés pour la diffusion d'informations au public Indien, touchant aux problèmes du Tibet.
Il insista également pour que les étudiants tibétains aient à coeur "des buts nationaux" et ne se dispersent pas dans des ambitions personnelles."

Les députés tibétains ont aussi fait appel aux membres de la Commission des droits des droits de l'homme de la Commission d'état des droits de l'homme du Tamil Nadu, àson président Dr K Baskaran, T Rajendran, ADGP et membre Mrs Jayanthi, IAS.

Les délégués ont projeté un documentaire sur la situation actuelle au Tibet et leur ont montré en détail, la crise actuelle des droits de l'homme.
D'après Lobsang Yéshi, les membres présents ont fait part de leurs préoccupations bien réelles sur "les conditions destructives" qui règnent au Tibet et leur assura que le Comité soulèvera le problème du Tibet à chaque réunion nationale."

Traduit par "ani shérab zangmo" pour France Tibet , le 28 janvier 2013

PEKIN / LHASSA, 28 janvier 2013 : Le nouveau président du Tibet s'engage à davantage de réforme.

2013-01-29 18:04:57 xinhua
Losang Jamcan a été élu mardi président de la région autonome du Tibet (sud-ouest) lors d'une session de l'Assemblée populaire régionale.
Précédemment vice-président du gouvernement régional, Losang Jamcan a été élu président lors de la première session de la 10ème Assemblée populaire régionale du Tibet.
Son prédécesseur, Padma Choling, a quant à lui été élu président du Comité permanent de l'actuelle assemblée populaire régionale.
"La réforme et l'ouverture constituent une condition nécessaire à la prospérité du Tibet et de de son peuple", a indiqué Losang Jamcan lors d'une conférence de presse.
"Sans cette politique, le Tibet d'aujourd'hui n'existerait pas, ni la prospérité ni le développement du Tibet de demain", a souligné le nouveau président.
Il s'est également engagé à ce que le gouvernement régional approfondisse la réforme et l'ouverture pour la cause du socialisme à la chinoise.
http://www.20minutes.fr/ledirect/1089743/chine-nomme-nouveau-gouverneur-tibet

Source http://tibet.fr

29 Janvier 2013

CHANGCHUB ( TIBET / QUINGHAI ), 28 janvier 2013 : Nouvelle forme de répression Interdiction des cours aux enfants tibétains par des étudiants tibétain.

Les cours de soutien interdits à l'école du village

Des bénévoles se sont vus interdire l'utilisation de l'école locale pour faire du soutien scolaire, rapporte un habitant sur un site tibétain. L'enseignement de la langue comporte une dimension identitaire qui dérange.
Gendun Chophel | Mila de Changchub | 28 janvier 2013

Des enfants tibétains rentrant de l'école. Leniners/Flickr/cc.
Quelque chose d'incroyable s'est passé récemment dans le village de Changchub, dans la province du Qinghai. Tous les ans, des étudiants originaires du village mettent à profit leurs vacances universitaires d'été et d'hiver pour proposer, de manière bénévole et gratuite, des cours généraux et assurer le soutien scolaire dans les matières générales en tibétain, en chinois et en anglais, à partir des manuels de cours.
Les bénévoles se consacrent très activement, pendant tout un mois, à ces cours à destination des écoliers de primaire et de secondaire. Les villageois pour qui l’éducation est importante, qui se sentent concernés par le sort des générations futures, sont sincèrement comblés. De plus, cela a des conséquences bénéfiques sur la pédagogie utilisée dans l’école du village.
Mais, pour les vacances d'hiver de cette année [sept semaines à compter du 14 janvier], le chef des familles du village et les étudiants d'université - c'est-à-dire ceux qui organisent bénévolement ces cours -, ont eu beau s'adresser aux administrations et aux fonctionnaires concernés, ils se sont entendus répondre qu'il leur était interdit "d'emprunter" les écoles du village de Changchub.
Tout le monde sait bien que les écoles comme celles de Changchub n'ont pas été établies dans le seul but de fournir des salaires à quelques enseignants et aux chefs de quelques administrations. Cependant, les interdictions d'"emprunter" l'école ont mis un point final aux espoirs et aux rêves du village tout entier.
Cela relève-t-il du "pouvoir spécial" en vigueur dans ces zones [il s'agit d'une préfecture dite autonome] ? A moins que Rebkong soit une dictature en matière d'éducation ? Difficile de trancher. Quoi qu'il en soit, les étudiants d'université remplis d'espoir et d'idéaux continuent à faire cours, quatre familles par quatre familles, tournant de maison en maison. Et ainsi, l'école primaire de Changchub n'est plus utilisée que pour ses toilettes. C'est vraiment une nouvelle incroyable.

Parmi les commentaires parus à la suite de ce texte :

• "Cette situation n'est pas spécifique au village de Changchub. L'éducation est confrontée à des problèmes partout dans la région de Rebkong".
• "Un autre problème est que des directeurs d'écoles s'engagent à ne pas autoriser les formations [hors période scolaire], disant que le soutien scolaire fait naître des idées séparatistes. Quelle tristesse !"
TIBET — L’éducation en tibétain, sujet conflictuel
L'enseignement est depuis de longues années un sujet conflictuel dans les régions à population tibétaine. Les revendications contre l'imposition du chinois et en faveur du tibétain ont donné lieu à plusieurs séries de manifestations ces dernières années, en particulier dans la province du Qinghai, qui correspond à la région traditionnelle tibétaine de l'Amdo.
Les initiatives privées en faveur du soutien à la langue tibétaine mises en place un peu partout en Amdo sont interprétées par Pékin comme des revendications identitaires. De plus, des immolations de Tibétains en signe de révolte contre le pouvoir chinois ont eu lieu dans la préfecture de Rebkong (Tongren en chinois). Plusieurs d'entre eux ont laissé des testaments soulignant l'importance de préserver la culture tibétaine. L'enjeu linguistique est donc crucial.

http://www.courrierinternational.com/article/2013/01/28/les-cours-de-soutien-interdits-a-l-ecole-du-village

Source http://tibet.fr

29 Janvier 2013

SERTHA ( TIBET), 26 janvier 2013 : La Chine arrête un jeune Tibétain qui manifestait en solo, à Sertha.

PHAYUL- Lundi 28 Janvier 2013.

DHARAMSALA, le 28 Janvier : Des manifestations contre la dictature chinoise couvent toujours, comme nous l'indique ce communiqué nous informant d'une manifestation en solo, dimanche, effectuée par un jeune moine tibétain, à Sertha, région à l'Est du Tibet.

D'après des informations nous parvenant du centre de nouvelles "Tibet- Express", basé à Dharamsala, on apprend que Phüntsok Jungney, âgé de 20ans, a manifesté hier dans le centre de la ville, tout près de la célèbre" statue du cheval doré", à environ 10h30 du matin (heure locale). Ce communiqué nous informe que Jugney a hurlé des slogans, en manifestant énergiquement contre le gouvernement chinois, tout en lançant en l'air une pleine poignée de tracts. On ignore toujours le contenu de ces tracts.
Très peu de temps après, un certain nombre de Chinois, appartenant au service de sécurité, ont déboulé sur les lieux, puis ont appliqué une cagoule sur la tête de Jugney, et l'ont embarqué sans ménagement.
Par d'autres communiqués, nous apprenons qu'il aurait été sévèrement battu, avant d'être arrêté. Par ces mêmes sources, il est dit que dans toute la région, le service de sécurité s'est considérablement renforcé, celui ci ayant déjà fait face à des manifestations successives.

Jugney a manifesté tout seul, sur le lieu même, où, le 26 Novembre de l'année dernière, Wangyal, un étudiant tibétain, s'est immolé par le feu, tout en scandant des slogans, exprimant avec ferveur son souhait pour le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama au Tibet.
Ce jour là, Wangyal avait joint les mains, comme pour prier, tout en courant et en hurlant ces slogans pour le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama et pour la liberté pour le peuple des Tibétains, tout près de " la statue du cheval doré".

Immédiatement après il fut arrêté par le bataillon de sécurité chinois et l on ignore toujours l'état de santé et le lieu de détention de Wangyal.

En Inde, un formidable rassemblement de milliers d'éxilés Tibétains, est attendu prochainement dans la capitale de New-Delhi, pour une durée de quatre jours en signe de solidarité, en rapport avec ces événements. Le début de ce grand rassemblement est prévu pour le mercredi 30 Janvier.
Conjointement, d'autres actions ont été planifiées par le Cabinet et par le Parlement Tibétain en Exil, en tant que membres actifs de la "campagne mondiale de solidarité avec le Tibet", lancée en décembre 2012. Cet événement à New Delhi, a pour but précis d'exprimer haut et fort la solidarité des Tibétains en exil avec les Tibétains résidant au Tibet, et d'envoyer un message clair pour" éveiller la conscience internationale" sur la situation tragique au Tibet.

Le Sikyong Dr Lobsang Sangay, chef élu des Tibétains, accompagné de nombreux Tibétains dont des ministres de son cabinet et des parlementaires , vont mener ensemble cette campagne, avec l'appui de leur porte -parole, Penpa Tsering.

traduction : "ani sherab zangmo", 27 janvier 2013 -----------

Source http://tibet.fr

27 Janvier 2013


Cliquez sur l'image

Made in Tibet, on August 2012
Young musician, Sonam Tsomo, from Mayul Golok, sings about her life in Tibet.

27 Janvier 2013

Un adolescent Tibétain meurt avant son auto-immolation. Il laisse une note pour le retour du Dalai Lama.

DHARAMSHALA, :26 janvier, dans la région de Luchu (Tibet oriental), un adolescent Tibétain a été retrouvé mort, son corps arrosé de kérosène et des briquets à la main ; on suspecte un empoisonnement.

Le 19 janvier, le corps de Jigjey Kyab, 17 ans, trempé de kérosène et tenant deux briquets, a été retrouvé dans une rue animée du Shigtsang Pungkor (region of Luchu).

« Jigjey Kyab a tenté de s’auto-immoler mais il est apparemment décédé avant de pouvoir se mettre le feu » a déclaré Lhamo Kyab, un ancien prisonnier politique vivant à Dharamsala. « Il a ingéré du poison avant son acte de protestation par auto-immolation afin de s’assurer qu’il ne tomberait pas vivant entre les mains des autorités chinoises.

Précédemment, des Tibétains ayant survécu à leur auto-immolation ont été victimes d’amputations, d’injures, d’interrogations, et de mauvais traitements de la part des médecins et officiels chinois dans les hôpitaux. On demeure sans nouvelles de plus d’une douzaine de Tibétains s’étant auto-immolés.

A l’issue de l’incident, des personnels de la sécurité chinoise locale sont venus interroger la famille du défunt.

Dans une dernière note laissée à son chevet, que des membres de sa famille ont trouvée, Jigjey Kyab appelait les Tibétains à se soulever.

« Je prie pour que mes aspirations soient exaucées. Si vous êtes fils de votre mère, levez-vous. Fils du Pays des Neiges, levez-vous. Chanteurs du Pays des Neiges, levez-vous. Que Sa Sainteté le Dalaï Lama vive des milliers d’éternités. Mon respect va au lion des neiges (symbole du Tibet). Mes prières pour le bonheur au Tibet »

Dans cette note manuscrite rédigée en tibétain et datée du 19 janvier, jour de sa tentative d’auto-immolation, il lançait ensuite un appel émouvant à ses parents.

« Père, Mère, mon espoir est que vous preniez soin de vous. Vous êtes les personnes les plus affectueuses au monde. Je vous récompenserai pour votre gentillesse dans ma prochaine vie ».

Selon la même source, Jigjey Kyab a été incinéré 3jours plus tard, le 22 janvier, après des pressions et avertissements perceptibles des autorités chinoises.

Il laisse son père Dhugkar Kyab, sa mère Dekyi Tso et sa soeur Choekyong Tso.

Les parents de Jigjey Kyab se souviennent de lui comme un garçon obéissant et aux bonnes manières, patriote, et qui soutenait les auto-immolés Tibétains.

Le mois dernier, Pema Dorjee, 23 ans, est mort de son ardente protestation à Luchu, en lançant des slogans pour le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama et pour l’indépendance du Tibet. Quatre immolations ont eu lieu dans la seule région de Luchu.

Depuis 2009, pas moins de 98 Tibétains se sont immolés au Tibet en signe de protestation contre l’occupation chinoise, exigeant la liberté et le retour d’exil de Sa Sainteté le Dalaï Lama.

Source http://tibetan.fr/?Un-adolescent-Tibetain-meurt-avant


26 Janvier 2013

Message du Sikyong Dr Lobsang Sangay pour le Losar 2013.

Appel du Sikyong Dr. Lobsang Sangay aux Tibétains afin qu’ils ne célèbrent pas le Losar de façon festive, mais plutôt religieuse.

C’est avec une profonde douleur que je vous fais part du nombre de Tibétains qui se sont immolés pour protester contre la répression au Tibet, qui a maintenant atteint la centaine. Pendant la seule année 2012, 83 Tibétains se sont immolés dont 28 d’entre eux au cours du seul mois de novembre .
Maintenant, depuis le début de 2013, je suis attristé d’avoir à vous informer que trois Tibétains se sont à nouveau immolés, le dernier d’entre eux étant Kunchok Kyab âgé de 26 ans, il y a tout juste quelques jours. Compte tenu de cette situation tragique continuelle, je demande à mes confrères tibétains, de ne pas fêter le Losar avec les festivités habituelles. Au lieu de cela, comme les vacances tombent cette année le 11 février, je vous demande de vous en tenir aux seules célébrations religieuses comme aller au temple et faire des offrandes. Portez notre vêtement traditionnel (Chuba) pour montrer notre identité et notre tradition. Veuillez prier pour tous ceux qui ont sacrifié leur vie et pour ceux qui continuent à souffrir au Tibet occupé.

L’Administration Centrale Tibétaine (CTA) continue à demander aux Tibétains de ne pas entreprendre d’actions drastiques, et malgré cela les immolations continuent au Tibet. La revendication universelle des Tibétains est le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama et leur propre liberté. Ceci est l’aspiration profonde des Tibétains et il est de notre devoir sacré d’y répondre.
Lors de la
déclaration du 10 mars 2012, nous avions appelé tous les Tibétains et nos amis à faire de l’année 2012 une année dédiée au Tibet. Grâce à ce dévouement, cet appel a été un succès : nous avons vu que des résolutions avaient été adoptées dans l’Union européenne, en France, en Italie et aux États-Unis, ainsi que des déclarations émises par des parlementaires au Brésil, au Japon et dans d’autres nations .
L’Administration Centrale Tibétaine exprime sa profonde reconnaissance à ces Parlementaires, et aux citoyens du monde entier, pour leur soutien. Nous sommes également reconnaissants envers le Haut-Commissaire des Droits de l’Homme des Nations Unies, Human Rights Watch, Amnesty International, Reporters Sans Frontières et Freedom House pour leur vigilance et leurs rapports sur la détérioration de la situation au Tibet.
Continuons à bâtir sur les efforts fructueux de 2012 en nous engageant pleinement en 2013 dans la Campagne de Solidarité avec le Tibet. Le premier événement principal de cette campagne s’est déroulé à New York le 10 décembre 2012 avec la diffusion de la vidéo sur les immolations "Que fait la Chine au Tibet ?".

En Inde, les parlementaires tibétains se rendent en visite dans les capitales des États pour en appeler au soutien des principaux dirigeants.
Du mercredi 30 janvier au 2 février 2013, des milliers de Tibétains vont converger vers Delhi, la capitale de l’Inde pour toute une série d’événements liée à la Campagne. Le 10 mars 2013, les Tibétains des quatre coins de l’Europe se retrouveront à Bruxelles, capitale de l’Europe, pour y célébrer le 54ème anniversaire du soulèvement national tibétain .
J’exhorte toutes les associations tibétaines, tous les groupes de soutien au Tibet, les O.N.G. internationales, les gens de toutes confessions et les amis de la justice à travers le monde à intensifier leurs efforts afin de convaincre leur parlement et leur gouvernement. Demandez au gouvernement chinois qu’il accepte l’envoi d’une délégation ainsi que l’accès des médias au Tibet.
Contactez vos médias locaux et nationaux et encouragez-les à écrire et diffuser ce qui se passe au Tibet.
Mais avant toute chose, s’il vous plait, continuez à conduire cette campagne dans la paix, la légalité et la dignité.

J’exhorte nos frères et sœurs chinois à nous rejoindre en soutenant les aspirations du peuple tibétain. L’Administration Centrale Tibétaine reste engagée dans l’approche de la Voie Médiane pour résoudre pacifiquement l’avenir du Tibet par le dialogue. Les responsabilités ainsi que la solution de la crise actuelle sont entre les mains du gouvernement chinois.

À nos frères et sœurs tibétains au Tibet, nous sommes avec vous à chaque étape du chemin. Les trois principes que sont l’unité, l’innovation et la confiance en soi nous aideront à atteindre notre but qui est le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama au Tibet ainsi que la liberté des Tibétains.

Source : Tibet.net, 24 janvier 2013. Traduction Tibet-info.net www.tibet-info.net


26 Janvier 2013

Losar, Nouvel an tibétain en 2013 : année 2140 du Serpent d’eau.

Le Nouvel an tibétain, appelé (Fête du) Losar, sera célébré le 11 février 2013.
NB La fête du Losar dure plus précisément 3 jours traditionnellement, et sera donc célébrée du 11 au 13 février bien que cette année encore, les Tibétains préfèrent célébrer cet événement d’une façon religieuse plutôt que festive. Voir le message du Sikiong Dr Lobsang Sangay à cette occasion.

Nous entrerons alors dans la 2140ème année du calendrier tibétain, qui est l’année placée sous le signe du Serpent d’eau.

SUITE DE L'ARTICLE SUR TIBET INFO


26 Janvier 2013

Fermeture de classes de tibétain par les autorités du Sichuan.

Les autorités de la province de Sichuan ont interdit les cours de langue et de culture tibétaines enseignés de manière informelle par des bénévoles à des élèves tibétains pendant leur pause hivernale, suscitant la colère des résidents locaux qui avaient cherché à promouvoir l’identité tibétaine nationale et culturelle pour leurs enfants, selon une source locale.

L’interdiction touche au moins un canton de la préfecture de Ngaba, avec des interdictions similaires dans les monastères d’au moins deux Comtés de la Préfecture de Kardzé.

Le programme pour Ngaba avait été lancé l’année dernière dans le canton de Muge Norwa, Comté de Zungchu
"Les Tibétains locaux ont bien accueilli le projet. Mais cette année, malheureusement, les autorités chinoises s’y sont opposées et l’ont arrêté", rapporte un homme à Radio Free Asia, s’exprimant sous couvert d’anonymat.
"Les élèves ont ensuite été rassemblés pour recevoir cet enseignement dans la cour d’une maison privée, mais cela aussi a été arrêté".
"Cela a provoqué un fort ressentiment au sein de la communauté tibétaine, et les participants aux cours sont déçus d’avoir été privés de la possibilité d’apprendre leur langue et leur culture", a-t-il dit.

"Ces cours de langue offerts l’hiver dans le canton de Muge Norwa avaient été « très encourageants »", dit une source à RFA, ajoutant que même les cantons voisins avaient envoyé plus de 100 élèves pour y participer.
"Tous espéraient que le projet se poursuivrait", a-t-il dit. "Maintenant, leurs espoirs ont été brisés".

Sources : Radio Free Asia, 10 janvier 2013 et www.tibet-info.net


25 Janvier 2013

Souscrivez au Blue book.

L’Administration Centrale Tibétaine (CTA) essaie de résoudre la question du Tibet et de préserver la culture tibétaine et ses traditions bouddhistes uniques sur la base de la politique de la "Voie Médiane" initiée par Sa Sainteté le Dalaï Lama, chef spirituel du Tibet. De nombreuses personnes ont fait preuve de solidarité et ont contribué volontairement à la cause tibétaine, ce qui a grandement bénéficié à la cause légitime du Tibet et au soutien de la communauté des réfugiés tibétains en exil.

Le projet de Partenariat de Solidarité pour le Tibet (Blue Book]) est calqué sur le Livre Vert du "Mouvement pour la liberté du Tibet" ayant pour but d’enregistrer les contributions généreuses de nombreuses personnes pour résoudre la question du Tibet. Il a été introduit en 1996 avec le but de recueillir le soutien et la solidarité de personnes de tous horizons pour la cause légitime du Tibet.

Nous avons besoin de votre soutien continu à la cause tibétaine et vous pouvez adhérer volontairement à cette alliance de solidarité comme marque de votre soutien. Un Livre Bleu est délivré à tout membre qui désire contribuer à ce projet afin de symboliser leur solidarité. C’est pourquoi il est appelé projet Blue Book.
Votre générosité sera enregistrée année après année en plaçant des timbres colorés qui portent l’image de différents patrimoines tibétains anciens apposés sur le livre pour la valeur de votre don.

Toutes les recettes de la contribution seront utilisées pour soutenir les divers projets du CTA liés à l’éducation des enfants tibétains, l’amélioration des conditions de vie dans les camps de réfugiés tibétains, en fournissant des soins de santé et d’autres services sociaux.


Pour souscrire au Blue Book

PDF - 4.7 ko

Imprimer et remplir le document ci-joint et l’envoyer avec votre chèque au Bureau du Tibet à Paris ou à Bruxelles

Bureau du Tibet ou Bureau du Tibet
84, boulevard Adolphe Pinard Avenue des Arts, 24
75014 Paris 1000 Bruxelles
Tél. 01 46 56 54 53 Tél. + 32 2 280 4922

BLUE BOOK : Les questions les plus fréquentes (FAQ)

  1. Qu’est ce que le Blue Book ?
    Le Blue Book ou Association de Solidarité pour le Tibet est un projet de l’Administration Centrale Tibétaine qui est la représentation légitime de six millions de Tibétains. Cette initiative a été lancée en 1996 et permet aux amis du Tibet de contribuer financièrement et de façon régulière aux projets éducatifs, culturels et humanitaires de l’Administration Tibétaine. Les détenteurs de Blue Books reçoivent régulièrement des informations sur le Tibet.
    Ceci est le pendant du même projet le "Green Book" qui permet aux Tibétains de contribuer, volontairement à ces mêmes projets.
  2. Quel est le premier objectif du Blue Book.
    Le Blue Book essaie de toucher tous les amis du Tibet du monde entier car leur aide est précieuse afin de résoudre les problèmes du Tibet. Les Tibétains sont engagés dans une lutte sans merci pour la préservation de leur culture et la restauration de leur liberté au Tibet.
    Ces fonds obtenus sont utilisés au soutien de plus de 150 000 réfugiés, la plupart dans le sud de l’Inde. En prenant un Blue Book, vous confirmez votre profond intérêt pour le Tibet et les Tibétains en leur réaffirmant votre solidarité.
  3. Qui peut prendre un Blue Book ?
    N’importe qui à partir de 18 ans.
  4. Comment obtenir un Blue Book ?
    Le Blue Book peut-être demandé par email à la CTA ou obtenu dans les différents Bureaux du Tibet à Bruxelles, Canberra, Genève, Kathmandou, Moscou, New Delhi, New York, Paris, Prétoria, Tokyo ou Taipeï .Veuillez compléter la fiche et la renvoyer accompagnée de 2 photos d’identité au Bureau du Tibet le plus près de votre domicile ou au Bureau du Blue Book à Dharamsala.
  5. Quel est la contribution annuelle au Blue Book ?
    Il n’y a pas de contribution annuelle fixée pour le Blue Book, mais les détenteurs de Blue Book sont encouragés à donner l’équivalent d’une vingtaine d’Euros par an. Les donateurs recevront en échange des timbres colorés représentants différents sites anciens tibétains qui pourront être collés sur les pages de leur Blue Book comme preuve de leur engagement financier. Les personnes qui contribueront à hauteur de 400 € ou plus recevront une "mention spéciale".
  6. A quoi servent ces contributions ?
    Toutes les contributions vont à un fond spécial du Blue Book. Cet argent est utilisé pour différents projets de la CTA comme l’éducation des enfants tibétains, l’entretien des camps de réfugiés ainsi que la santé ou des services divers.
  7. Quel est l’intérêt du Blue Book ?
    La lutte des Tibétains pour leur liberté est basée sur le principe de non-violence, de vérité et de justice, ce qui en fait un choix moral. De fait, en choisissant le Blue Book, vous ne vous contentez pas d’exprimer votre adhésion à ces principes mais avec un peuple qui, à cause de l’occupation du Tibet par la Chine, doit affronter le risque d’extinction. Votre Blue Book est la preuve que vous faites partie de la famille tibétaine au sens large, vous recevrez des informations ainsi que la gratitude de tous les Tibétains.
  8. Est-il possible de se servir du Blue Book pour lever des fonds ?
    La possession du Blue Book indique simplement que vous êtes des amis du Tibet et ne vous autorise en aucun cas à collecter des fonds, ce que nous vous déconseillons vivement.
  9. Est-ce possible de demander un Blue Book par email ?
    Nous faisons en sorte de simplifier le plus possible l’obtention du Blue Book ainsi que votre contribution de cette façon et vous préviendrons dès que cette option sera possible.
  10. Qui contacter pour plus d’information ?
    Pour plus d’informations, merci de contacter : bluebook@tibet.net
  11. Source www.tibet-info.net

24 Janvier 2013

Kunchok Kyab, un Tibétain de 26 ans s'est immolé en protestation contre la politique répressive.

Le 23 Janvier 2013 à 13 h 04.

DHARAMSALA : Kunchok Kyab, un Tibétain de 26 ans s'est immolé en protestation contre la politique répressive menée par la Chine à Bora, Ladang dans l'Est du Tibet dans la région de l'Amdo, il est mort sur le coup.
Il s'est immolé aux environs du Monastère de Bora, à Midi, heure locale hier, le 22 Janvier , cette nouvelle immolation amène le total des immolations à 99 et ce, depuis 2009.Son corps a été emporté par les Autorités chinoises dans un endroit tenu secret.
La femme et le bébé de Kungchok Kyab originaire du village de Gyalring à Bora dans le comté de Ladrang, fils de Dorjee et Rinchen Tso, lui ont survécu.

La sécurité a été renforcée dans toute la région alentour à la suite de cette immolation.De nombreux moines du Monastère de Bora ont été également arrêté et détenu par les responsables de la Sécurité chinoise.

En dépit des appels répétés de l'Administration Centrale Tibétaine à ne pas en arriver à des mesures extrêmes , à ce jour ce sont plus de 99 Tibétains qui se sont immolés en appelant au retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama au Tibet ainsi qu'à la liberté pour les Tibétains du Tibet.

L'Administration Centrale Tibétaine exhorte le gouvernement chinois à revoir sa politique défaillante au Tibet et à répondre aux doléances légitimes du peuple tibétain.

Au vu de la situation critique à l'intérieur du Tibet, le Kashag et le Parlement tibétain en exil de l'Administration Centrale Tibétaine organisent une campagne de solidarité envers le peuple tibétain du 30 Janvier au 2 Février à New Delhi.

http://tibet.net/2013/01/23/26-year-old-tibetan-burns-self-in-protest-toll-reaches-9
26 year old Tibetan Burns Self in Protest, Toll Reaches 99.
Source http://sunyata.xooit.fr/t724-UN-TIBETAIN-DE-26-ANS-S-IMMOLE-EN-PROTESTATION-AU-TIBET-LE-NOMBRE-TOTAL-DES-IMMOLES-ATTEINT-MAINTENANT-99.htm

24 Janvier 2013

Tibet - Reprise de la délivrance des permis.

23-01-2013 Les autorités françaises ont confirmé le 22 janvier 2013 que la délivrance des permis pour le Tibet avait repris. Selon le bureau des affaires étrangères de la région autonome du Tibet, l’accès (au Tibet) est autorisé aux titulaires de passeports étrangers à condition de faire partie d’un groupe de trois personnes minimum et de même nationalité.

Source http://www.routard.com/mag_info/8685/reprise_de_la_delivrance_des_permis.htm

24 Janvier 2013



Sénateur de la Gironde

RETOUR D’UN TIBET EN FEU ET EN CENDRES

Jamais, je n’aurai du croiser ces milliers de pèlerins descendus des plateaux, ni ces centaines de policiers, militaires, pompiers venus de Chine. Pour un motif simple : le Tibet autonome est interdit aux étrangers dans les périodes délicates. L’interdiction peut être levée pour les groupes. Elle peut être très stricte comme en ce mois de novembre, marqué par le 18ème congrès du parti communiste et par une vague d’immolations. Membre du groupe d’amitiés France Tibet, signataire d’une résolution sénatoriale demandant la désignation d’un observateur européen, mon sort semblait réglé.

Par un rebondissement qui demeurera mystérieux, le soir de notre arrivée à Pékin, nous avons obtenu un permis de nous rendre au Tibet « autonome ». Après un jour et une nuit de train, seuls étrangers sur ce chemin de fer qui monte à plus de 5000 mètres d’altitude, nous sommes arrivés à Lhassa.

Le soir même, près du temple de Jokhang, où il y a un an deux jeunes moines ont brûlé vifs, la réalité du Tibet saute aux yeux. Nous sommes dans un pays occupé, surveillé, nié dans son identité. Jamais, je n’ai vu autant de drapeaux rouges accrochés aux maisons, sous peine d’amende. Jamais, je n’ai observé autant de forces de l’ordre. À l’entrée des temples, des portiques électroniques filtrent la population. Dans un panier, le passant se déleste de son briquet, considéré comme une arme de ce peuple qui se brûle pour nous appeler au secours. Depuis 2009, quatre-vingt-un Tibétains se sont transformés en torches vivantes. Une vingtaine en ce seul mois de novembre. Dans le vieux Lhassa, des patrouilles circulent sans cesse, équipées de pistolets mitrailleurs, de boucliers, de bâtons, d’extincteurs, de cerceaux permettant de se saisir de l’immolé. Sur les toits des bâtiments, des soldats veillent avec des jumelles. Dans le monastère de Drepung, haut lieu du bouddhisme et de la révolte, un militaire demande benoîtement : mais qui est ce Bouddha devant lequel il s’est assis ?

La photo, le nom, l’évocation du Dalaï-lama sont punissables, le drapeau du Tibet est interdit. Personne ne doit évoquer publiquement le sort du XIème Panchen-lama, deuxième personnage du bouddhisme tibétain. Kidnappé à l’âge de cinq ans, le plus jeune prisonnier du monde selon le comité des droits de l’enfant de l’ONU, a laissé la place à un moine formé à Pékin.

Soyons précis. Athée et laïc, même si je me sens proche de ce bouddhisme philosophique qui cultive le détachement des illusions, je ne partage pas ce monde de rites, de prescriptions, de règles d’églises qui ont alourdi le message de dépouillement du Bouddha. Je ne me reconnais pas davantage dans la théocratie, installée par les rois mongols, qui a dirigé le Tibet pendant des siècles.

Je ne cacherai pas davantage l’histoire de ces hauts plateaux. La dépendance du Tibet est ancienne. Divisés entre leurs écoles monastiques, les Tibétains ont sollicité tout au long de leur histoire l’appui des autres, insuffisamment attentifs aux questions matérielles, peu soucieux des questions géopolitiques. Ils se sont retrouvés sous la tutelle chinoise en 1951. Plus tard, à 19 ans, le 14ème Dalaï-lama n’avait ni l’expérience ni la formation pour renégocier l’indépendance de son pays avec un Mao Zedong qui l’a propulsé membre de l’assemblée populaire de Chine.

Tout cela est vrai, tous ces faits méritent d’être rappelés. Mais après ? Rien ne justifie ce génocide culturel qui accompagne une volonté d’asservir une région, riche en minerais, y compris l’uranium et source des plus grands fleuves d’Asie.

Qui, en voyant ce peuple qui pleure sans larme, souscrit à la version officielle selon laquelle la Chine aurait libéré pacifiquement le Tibet ? Qui accepte qu’au nom du « progrès social », version grand timonier, les moines aient été envoyés en redressement politique, les monastères démontés, pierre après pierre par les gardes rouges, les dépouilles de grandes figures du bouddhisme jetées dans la rivière, des documents millénaires venus de l’Inde détruits.

Aujourd’hui, Pékin assure que les immolations sont provoquées par le Dalaï-lama et sa clique conservatrice. Et l’acculturation se poursuit : le Potala est relégué au rang de musée, l’enseignement du tibétain est régulièrement remis en cause, des centaines de milliers de Han, ethnie chinoise majoritaire, s’installent, les richesses du sous-sol sont transférées, les déchets nucléaires sont stockés…

Le Tibet brûle et s’éteint. Depuis longtemps. Le Tibet compterait un million d’habitants en moins depuis 1959. Une association américaine en faveur des femmes a fait état de stérilisation et d’avortements forcés. Selon les témoignages recueillis au sein du groupe d’amitié France Tibet, les arrestations sont fréquentes, parfois accompagnées de tortures, sans que jamais le prisonnier politique, souvent un moine, condamné aux travaux forcés, ne bénéficie d’aucun des droits de la défense. Pour certains, le salut passe par un franchissement de l’Himalaya pour rejoindre Dharamsala au nord de l’Inde qui a accueilli le Dalaï-lama en 1959.

Le Tibet disparaît. Pour protester, le prix Nobel de la Paix a été accordé au Dalaï-Lama, les associations en faveur du Tibet multiplient les actions (http://www.tibet.fr, http://www.tibetainsdefrance.com), les Tibétains eux-mêmes tournent des films clandestinement (http://www.leavingfearbehind.com)… Les Nations, soucieuses de conserver de bonnes relations avec l’Etat chinois, sont plus discrètes.

La Chine est une nation digne du plus grand respect. Comme toutes les grandes puissances, elle veille à l’intégrité d’un territoire aussi morcelé que l’ancienne URSS. Elle serait plus grande encore si elle acceptait les différences. Le Tibet constitue une épreuve de vérité pour la nouvelle direction chinoise issue du 18e congrès. Mais aussi pour toutes les démocraties du monde.

Alain Anziani
Sénateur de la Gironde

Source http://www.alainanziani.fr/content/retour-d%E2%80%99un-tibet-en-feu-et-en-cendres


23 Janvier 2013

BORA ( TIBET), 22 janvier 2013 : Le Tibet continue de se consumer , 98ème auto-immolation.

Un jeune Tibétain, Kunchok Kyab, surnommé Kunba, âgé de 23 ans s'est, ce jour, 22 Janvier 2013, immolé par le feu ... (extrait de l'article de Tibet - blog médiapart )

Selon des témoignages, en provenance du Tibet, confirmés par Dharamsala, un jeune Tibétain, Kunchok Kyab, surnommé Kunba, âgé de 23 ans s'est, ce jour, immolé par le feu le 22 Janvier 2013 aux alentours de 12h - heure locale - dans la région de Labrang Bora, dans l'est du Tibet, en signe de protestation contre l' occupation par la Chine du Tibet



Kunchok Kyab, âgé de 23 ans

Fils de Dorji Tseten et de Rinchen Tso, Kunkchok Kyab laisse un bébé de 10 mois et la mère de l'enfant Dorji Tso.

Cet acte d' auto-immolation par le feu, troisième depuis le début de l'année 2013, porte, depuis 2009, à 98 le nombre de Tibétains des deux sexes et de tous âges s'étant donnés la mort par le feu en signe de protestation contre l'occupation chinoise, et, en exigeant le retour au Tibet de Sa Sainteté le Dalaï-Lama.

Le 2 Décembre 2012, un tibétain, Sungdue Kyab s'était immolé par le feu sur une route qui mène au monastère de Bora. Il a survécu à son auto-immolation de protestation et serait actuellement gardé dans un hôpital fortifié à Kanlho.

Malgré les appels répétés de l'administration centrale tibétaine - gouvernement en exil basé en Inde - à s'abstenir de tels actes, malgré ces appels, les immolations de protestation ont persisté .

Le CTA - Central Tibetan Administration - soutient que les immolations " représentent un nouveau seuil de désespoir et de ressentiment tibétain, et une aggravation du cercle vicieux de l'agitation-répression-plus troubles ", tout en attribuant la crise actuelle au Tibet à :

" la répression politique et religieuse, économique, la marginalisation, la discrimination sociale, l'assimilation culturelle et la destruction de l'environnement au Tibet. "

La rupture se poursuit. le Tibet continue à brûler. Le tibétain s'auto-immole par le feu. La femme, âgée, la femme adulte, la jeune femme, adolescente, l'homme, le vieil homme, l' homme adulte, le jeune homme, et le très jeune homme, l'adolescent, tous allument le feu à leur corps et le transforme en un don sacrificiel aux déités du Tibet pour sa protection et sa survie, pour protester contre l'inconduite crasse, et au vu et au su de tous les régimes de la planète, de l'inconduite criminelle et sans vergogne aucune du régime Chinois, du crime contre l'humanité, du génocide à ciel ouvert que commet depuis plus de soixante ans, le régime des maitres à poigne assassine de la Chine voisine.

La vague de protestations enflammées, l'incendie des corps, à l'intérieur du Tibet se poursuivent sans relâche avec des rapports incessants de manifestations d'auto-immolation.

... Dans la région de la région de Bora Sangchu au Tibet oriental.

Sungdue Kyab se serait immolé dans l'après-midi et au beau-milieu de la rue principale de la ville de Bora, près du monastère. La sécurité chinoise est intervenue, éteint le feu trés fourni, et a soustrait le corps à la vue des témoins oculaires présents sur le lieu de la protestation sacrificielle de Sungdue Kyab, et, selon lesquels ce dernier était vivant lorsque le personnel de sécurité chinoise l'a emmené, et conduit dans un hôpital de Tsoe.

Les autorités chinoises sont soupçonnées, si, comme le pensent les témoins, Sungdue Kyab a survécu, de le maintenir en détention. Après la manifestation d'auto-immolation, des moines du monastère de Bora et les Tibétains ont commencé à se préparer à faire route pour gagner Tsoe. Mais elles en furent empêchées par les forces de l'ordre chinoises de Bora, où la situation était restée tendue et conflictuelle.

Le 20 Octobre, Lhamo Kyab, un père de 27 ans de deux enfants, est décédé dans son auto-immolation-sacrificielle par le feu de protestation près du monastère de Bora. Après avoir brandi des slogans exigeant le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama au Tibet.

L'escalade récente des manifestations sacrificielles d'auto-immolation par le feu a porté, pour le seul mois de novembre, au Tibet, le nombre des décès à 28. Depuis le début, en 2009, des vagues de protestations ardentes, 91 Tibétains s'étaient, jusqu'en novembre dernier, auto-immolés au Tibet, exigeant la liberté ainsi que le retour de Sa Sainteté le Dalaï-Lama.

Le mois dernier, la Commissaire des Nations Unies aux Droits de l'Homme, Navi Pillay, dans une déclaration très forte, a exhorté les autorités chinoises à " traiter rapidement les griefs de longue date qui ont conduit à une escalade alarmante des formes désespérées de protestation, y compris les auto-immolations, dans les zones tibétaines . "

Mme Pillay s'est dite dérangée, et, perturbée par des « allégations persistantes de violence contre les Tibétains qui cherchent à exercer leurs droits fondamentaux », et a invité les autorités chinoises à libérer les détenus, et à permettre à des représentants indépendants des droits humains de se rendre librement au Tibet, ainsi que de lever les restrictions faites aux médias quant à leur libre accès au pays des neiges.

S'adressant aux journalistes, le porte-parole de Mme Pillay, Rupert Colville, lors d'une conférence à Genève, a déclaré que les immolations "sont l' illustration, d'à quel point, la situation est grave."

Et de poursuivre, et d'élargir - de façon surprenante - à la fin de son intervention, la portée de son propos :

" Nous ne voyons aucun progrès dans le traitement des problèmes sous-jacents auxquels les Tibétains sont en butte au Tibet , et dans d'autres régions également ».

Sources http://tibet.fr et http://blogs.mediapart.fr/edition/tibet/article/220113/self-immolation-tragique-decompte-sacrificiel

23 Janvier 2013

KIRTI ( TIBET), 22 janvier 2013 : Des peines de 2 à 10 ans de prison pour quatre moines du monastère.

DHARAMSALA :
Il nous a été rapporté en provenance du Tibet qu'une cour de justice chinoise à Barkham dans l'Est du Tibet, région de Ngaba, a condamné quatre moines du Monastère de Kirti à des peines de prison allant de 2 à 10 ans .

Asung, 22 ans a été condamné à 2 ans tandis que Lobsang Senge 19 ans, Yarphel et Namsey 18 ans ont été respectivement condamnés à 2, 6 et 10 ans de prison.

Lobsang Senge, Yarphel et Namsey ont été d'abord arrêtés lors d'un raid nocturne effectué au monastère de Kirti en août 2012. Asung lui, fût arrêté plus tard, le 18 du même mois dans un autre raid de nuit dans ce même monastère, mais lors de leusr arrestations les causes de celles-ci n'ont pas été révélées par les autorités chinoises.

Auparavant, ces mêmes autorités chinoises avaient également placé en détention sans raison apparente, Thubwang Tenzin, un moine de 20 ans ainsi que Rabten, un religieux chargé de l'administration de ce même monastère; ce qui leur est arrivé depuis nous est inconnu.

Le monastère de Kirti est le berceau des immolations des Tibétains en réaction à la violente répression chinoise; le monastère a été placé sous haute surveillance depuis maintenant 2 ans après que de nombreux moines se furent immolés de façon répétitive en protestation contre le Gouvernement chinois.

Des rapports non confirmés suggèrent également que l'arrestation des quatre moines pourrait être une mesure de rétorsion face aux immolations successives de Tempa Dargey, Chimey Palden et Lobsang Lozin, tous moines du même monastère de Kirti qui se sont immolés l'année dernière en appelant au retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama au Tibet ainsi qu'à la liberté pour les Tibétains du Tibet.
Traduction communiquée par le Bureau du Tibet
Secretary
Bureau du Tibet
84 Boulevard, Adolphe Pinard
75014 PARIS
Source http://tibet.fr

23 Janvier 2013

Il y a 100 ans, le Tibet déclarait officiellement son indépendance.

Il y a cent ans tout juste, le 14 février 1913, alors qu’à Lhassa était célébré le Monlam Chenmo (la grande prière), Thubten Gyamtso, le treizième Dalaï Lama, qui venait de regagner le Potala après trois ans d’exil et cinq ans de pérégrination sous la menace mandchoue, prend la parole et dans une déclaration historique réaffirme l’indépendance de la "petite nation" tibétaine.
Dans la même déclaration, il proclame le droit pour tous les cultivateurs d’occuper les terres vacantes et d’en devenir propriétaires, l’obligation pour les fonctionnaires d’être honnêtes et de s’abstenir de toute violence à l’égard de leurs administrés.

Célébrer cet anniversaire de façon marquante est un devoir de sincérité à l’égard de l’histoire et d’amitié pour le peuple tibétain asservi.

Oui , leur pays était bien indépendant lorsqu’il fût agressé, à l’aube des années ’50, par l’Armée Populaire chinoise, puis occupé et colonisé dans les années qui suivirent et cela jusqu’à aujourd’hui.

A l’appel d’Etudiants pour un Tibet Libre, cinq actions sont proposées aux amis du Tibet à l’occasion de ce mercredi 13 février 2013.

  1. Hisser un drapeau tibétain sur votre maison, à votre fenêtre, comme une marque de la souveraineté du Tibet.
  2. Encadrer la proclamation de l’indépendance et l’accrocher à votre mur.
  3. Organiser une cérémonie publique pour hisser le drapeau tibétain et lire la proclamation dans votre ville ou communauté. Filmer les lectures dans différentes langues et à différents endroits (monuments, bâtiments publics, etc..) et les publier sur YouTube.
  4. Imprimer des centaines de copies de la proclamation, les coller dans votre ville et les distribuer au public.
  5. Fournir des copies de la Proclamation aux Nations Unies, et aux ambassades et consulats chinois, etc., et leur faire savoir que les Tibétains proclament une fois de plus leur indépendance.

Nous y joignons nos suggestions
- Arborer sur soi, sur son véhicule, voiture ou scooter, les couleurs tibétaines sous la forme de pin’s, d’autocollants, de drapeaux, les afficher dans son entreprise, son université, son lieu de culte, les associations que l’on fréquente, en expliquant ce que ce jour signifie.

- Adresser à ses élus à l’Assemblée nationale, au Sénat et dans les différentes instances régionales, pin’s et autocollants aux couleurs tibétaines avec une courte lettre d’explication en leur demandant de les arborer visiblement dans leurs assemblées, en signe de solidarité.

- Se réunir pour déjeuner ou pour diner dans les restaurants tibétains, avec des amis tibétains.

- Médiatiser ce jour auprès des relais régionaux (Presse Quotidienne Régionale, télés) ou nationaux par l’envoi de communiqués et de photos et de vidéos expliquant ce que signifie cette date.

Toutes ces actions peuvent être menées seul ou en groupe, dans deux directions : renforcer la mobilisation des élus pour défendre la cause tibétaine et assurer nos amis tibétains de notre soutien

Pin’s, autocollants et drapeaux sont disponibles auprès des boutiques tibétaines ou peuvent être commandés sans tarder sur internet.

Jean-Paul Ribes

Voici quelques adresses où nous avons vérifié qu’ils disposaient de matériel adéquat :

Tibet Art 50 rue Monge 75005 Paris 01 46 33 78 00
Tibet Village Gallery 40 rue Saint-Jacques 75005 Paris 01 44 07 02 69
Trésors du Tibet 27 rue St- Louis-en-l’Ile 75004 Paris 01 43 29 98 88
Trésors du Tibet 38 rue Dauphine 75006 Paris 01 43 29 48 13

Voir une liste plus complète de boutiques et de restaurants tibétains en France.

A l’attention de nos ami(e)s lecteurs hors de France, et plus particulièrement de Belgique, de Suisse et du Canada : si vous connaissez avec certitude l’adresse de boutiques et de restaurants tibétains dans votre pays, merci de nous faire parvenir les coordonnées, que nous publierons volontiers, au moins pour ces 3 pays.

Source http://www.tibet-info.net/www/il-y-a-100-ans-le-Tibet-declarait.html

Texte de la Déclaration d’indépendance du Tibet, 14 février 1913.

Moi, le Dalaï Lama, le plus omniscient détenteur de la foi bouddhiste, dont le titre fut conféré selon les ordres du seigneur Bouddha de la glorieuse terre de l’Inde, je vous parle ainsi :
Je m’adresse à toute la population tibétaine. Le seigneur Bouddha, du glorieux pays de l’Inde, a prophétisé que les réincarnations d’Avalokiteshvara, à travers une succession de dirigeants à partir des premiers rois de la religion jusqu’à aujourd’hui, veilleraient au bien-être du Tibet. Du temps de Gengis Khan et d’Altan Khan, des Mongols, de la dynastie Ming des Chinois et de la dynastie Qing des Mandchous, le Tibet et la Chine ont coopéré sur la base de la relation prêtre et protecteur.
Il y a quelques années, les autorités chinoises au Sichuan et au Yunnan se sont efforcées de coloniser notre pays. Elles amenèrent un grand nombre de troupes à l’intérieur du Tibet sous le prétexte d’assurer la police du commerce.
Par conséquent, j’ai quitté Lhassa avec mes ministres pour la frontière indo-tibétaine, dans l’espoir de clarifier à l’empereur mandchou par télégraphe que la relation existant entre le Tibet et la Chine avait été celle de prêtre et protecteur, qu’elle n’avait pas été fondée sur la subordination de l’un à l’autre. Il n’y avait d’autre choix pour moi que de franchir la frontière, car les troupes chinoises me suivaient avec l’intention de me prendre mort ou vif.
A mon arrivée en Inde, j’ai envoyé plusieurs télégrammes à l’empereur mais sa réponse à mes demandes fut retardée par des fonctionnaires corrompus à Pékin. Pendant ce temps, l’empire mandchou s’est effondré. Les Tibétains furent encouragés à expulser les Chinois du Tibet central. De même, je revenais sans dommage vers mon pays légitime et sacré, et maintenant je suis en train de chasser les restes des troupes chinoises du Do Kham au Tibet Oriental.
Maintenant, l’intention chinoise de coloniser le Tibet, grâce à la relation prêtre et protecteur, s’est évanouie comme un arc-en-ciel dans l’espace. Ayant une fois encore pour nous une période de bonheur et de paix, j’assigne dorénavant à chacun d’entre vous les devoirs suivants à accomplir sans la moindre négligence :
  1. La paix et le bonheur dans le monde ne peuvent être maintenus qu’en sauvegardant le bouddhisme. Ainsi, il est essentiel de sauvegarder toutes les institutions bouddhiques du Tibet, tels les sanctuaires de Jokhang et de Ramoché, Samyé et Tradoug au Tibet méridional …
  2. Les différentes écoles bouddhistes au Tibet doivent être gardées dans leurs formes pures et distinctes. Il faut enseigner, apprendre et méditer le bouddhisme de façon adéquate. A l’exception de certaines personnes désignées, l’administration des monastères est interdite de commerce, de prêts d’argent, de toute affaire liée au cheptel et/ou à l’assujettissement de sujets d’autrui.
  3. Lors de la perception d’impôts ou lorsqu’ils traitent avec les citoyens, les fonctionnaires civils et militaires du gouvernement tibétain doivent accomplir leurs devoirs de manière équitable et honnête, pour le bénéficie du gouvernement, sans nuire aux intérêts des sujets-citoyens. Quelques-uns des officiels du gouvernement en poste au Ngari Korsoum au Tibet occidental, et au Do Kham au Tibet oriental, contraignent leurs sujets-citoyens à acheter les marchandises à un prix élevé et ont imposé des droits de transport excédant la limite autorisée par le gouvernement. Des maisons, des propriétés et des terres appartenant à leurs sujets-citoyens ont été confisquées sous le prétexte d’entorses mineures faites à la loi. Divers châtiments physiques sont bannis : ainsi, l’amputation de membres était pratiquée en guise de punition.
    Dorénavant, des traitements aussi sévères sont interdits.
  4. Le Tibet est un pays riche en ressources naturelles, mais n’est pas aussi avancé scientifiquement que d’autres pays. Nous sommes une petite nation religieuse et indépendante. Pour demeurer dans la course, il nous faut défendre notre pays. En regard des invasions étrangères passées, notre peuple peut avoir à faire face à certaines difficultés dont il ne doit pas faire cas. Afin de sauvegarder et de maintenir l’indépendance de notre pays, tout un chacun doit travailler dur. Nos sujets-citoyens résidant à proximité des frontières doivent être en alerte et tenir le gouvernement informé de tout développement suspect par des messagers spéciaux. Nos sujets ne doivent pas créer d’affrontements majeurs à cause d’incidents mineurs.
  5. Bien que faiblement peuplé, le Tibet est un grand pays (en superficie).
    Certains fonctionnaires et propriétaires fonciers font jalousement obstruction à d’autres désireux de développer des terres vacantes, même si eux n’en font pas autant. Ceux qui manifestent pareilles intentions sont les ennemis de l’État et de notre progrès. À partir de maintenant, nul n’a le droit de faire obstacle à quiconque souhaite cultiver des terres vacantes. Les impôts fonciers ne seront pas collectés avant que trois ans auront passé, après quoi le cultivateur terrien aura à payer des impôts au gouvernement et au seigneur tenancier tous les ans, en proportion du fermage. La terre appartiendra au cultivateur. Vos devoirs vis-à-vis du gouvernement et du peuple auront été accomplis quand vous aurez exécuté tout ce que j’ai dit ici. Cette missive doit être affichée et proclamée dans chaque district du Tibet, et une copie doit-être gardée dans les registres des bureaux de chaque district.
    Palais du Potala,
    Sceau du Dalaï Lama
     

22 Janvier 2013

TIBET,18 janvier 2013 : Dhondup Wangchen, réalisateur du film "Oublier sa peur" subit un transfert de prison et l'isolement.

22 Janvier 2013



22 Janvier 2013

L’extraction minière pollue les rivières et fait disparaître des fermes.

Une mine chinoise pollue les fermes et les prairies du Tibet, faisant partir les éleveurs.
Les opérations minières chinoises sont préjudiciables à l’environnement dans un Comté à l’extérieur de Lhassa, détruisant les champs des agriculteurs et forçant des éleveurs à s’éloigner des zones traditionnelles de pâturage.

Citant des sources locales, un tibétain en exil décrit comme "grave" l’impact sur les forêts locales, les prairies et l’eau potable.
"Les déchets des mines ont été déversés dans la rivière locale, et les activités minières ont pollué l’air", a dit cette source au service tibétain de Radio Free Asia, s’exprimant sous couvert d’anonymat.
"La pollution a entravé la croissance de l’herbe dans la région, et de nombreux animaux sont morts de faim". "De nombreux champs situés à une distance de sept à huit kilomètres de la mine se sont asséchés, et les cultures ne peuvent pas pousser. En conséquence, les Tibétains vivant dans la région ont été forcés de partir à la recherche de meilleurs pâturages", a-t-il dit.

Les activités de cette mine, située près du village de Dun, Municipalité de Khartse, Comté de Lhundrub [1], ont commencé en 2005.
Il est dit que les mineurs chinois extraient "l’or blanc" sur le site, et les Tibétains locaux ont observé au moins 10 camions transportant des matériaux, sortant chaque jour d’un bâtiment au toit bleu construit en 2006.

"Bien des années se sont écoulées depuis".

Les Tibétains locaux ont fait appel à la fois au niveau local et aux autorités supérieures pour répondre à leurs préoccupations, avec, en 2006, une lettre mentionnant la prairie comme "source importante de revenus pour les 3 000 résidents tibétains et nécessaire pour plus de 20 000 têtes de bétail".
"(En outre), différentes espèces d’animaux sauvages et d’oiseaux qui étaient abondants dans la région ont été chassés par l’utilisation fréquente d’explosifs et d’autres types de moyens de démolition", dit cette lettre. "Mais les fonctionnaires ont refusé de parler avec eux".
"Au lieu de cela, les autorités les ont accusés de se livrer à des activités « politiquement motivées » et les ont menacés de suites non spécifiées s’ils continuaient de se plaindre".

"Sur les 10 000 mineurs supposés travailler à la mine, trois seulement sont connus pour être des Tibétains", a dit cette même source, ajoutant : "Les travailleurs chinois ont tous été amenés de Chine".
"Le travail commence chaque année en mars et se poursuit pendant toute l’année, sauf pendant quelques mois au cours de l’hiver", a-t-il dit.

Les activités minières dans les régions tibétaines ont conduit à de fréquentes confrontations avec les Tibétains qui accusent les entreprises chinoises de perturber les sites d’importance spirituelle et de polluer l’environnement en extrayant les richesses locales.

En août 2012, des nomades tibétains ont réussi à éloigner des chercheurs d’or chinois d’une montagne sacrée de la province du Qinghai, en promettant de donner leur vie si nécessaire pour protéger le site, demeure d’un dieu local, selon des sources tibétaines.
Dans le même mois, les forces de sécurité chinoises ont abattu un Tibétain et détenu six autres alors qu’elles dispersaient une foule de 1 000 Tibétains protestant contre la reprise des opérations minières dans le Comté de Markham.

Les médias officiels chinois ont déclaré en 2011 que l’investissement dans l’exploration des ressources minérales dans la "Région Autonome du Tibet" serait accéléré pendant une période de cinq ans. [2]

Le Tibet possède de grandes réserves prouvées et potentielles de gisements vitaux selon l’agence officielle de presse Xinhua.
Les premières études montrent que la "Région Autonome du Tibet" a les plus grandes réserves de cuivre et de chrome de la Chine, alors que la plupart de son fer, or, argent, potassium, pétrole et réserves de gaz naturel restent inexploré, indique le rapport.

Sources Radio Free Asia, 18 janvier 2013 et www.tibet-info.net


21 Janvier 2013

Immolations au Tibet: les nouveaux «martyrs»

Un jeune Tibétain de 28 ans s'est immolé par le feu, ce vendredi 18 janvier, dans la province du Sichuan, pour protester contre la domination chinoise. Depuis 2009, 97 Tibétains se sont immolés. Malgré une répression chinoise de plus en plus rude (qui frappe les familles des personnes concernées), les immolations ont toujours cours dans la quasi-indifférence de la communauté internationale. « Les gouvernements occidentaux sont des plus frileux quand il s’agit de la Chine », estime Katia Buffetrille, ethnologue et tibétologue.

Un article de Paulina Benavente

C'est la deuxième immolation d'un Tibétain en 2013. Vendredi après-midi, un jeune Tibétain de 28 ans identifié sous le nom de Dupchoek s'est immolé par le feu à Drachen, dans la préfecture d'Aba appartenant à la province du Sichuan (Sud-Ouest) pour protester contre la domination chinoise. Le 13 janvier, un jeune Tibétain d'une vingtaine d'années s'était immolé après une manifestation à Xiahe, un comté de la province du Gansu à l'ouest.

Les immolations s'étaient déjà multipliées à l'automne dernier : en octobre 2012, on en dénombrait 10. En novembre : 28. Cette vague d'immolations était survenue après la tenue du Congrès du Parti communiste chinois, qui avait nommé Xi Jinping chef à sa tête, un changement qui n'a lieu en Chine que tous les dix ans. De nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Han, l'ethnie ultra-majoritaire en Chine, dans la région du Tibet, et la répression de leur religion et de leur culture. Pékin réfute ces allégations, estimant que les Tibétains bénéficient d'une liberté de culte.

Durcissement de la répression

En décembre, les immolations avaient quasiment cessé. Un coup d'arrêt que l'ethnologue et tibétologue Katia Buffetrille n'explique pas : « La reprise des immolations se comprend mieux que leur arrêt dans la mesure où rien n'a changé en dehors d'une répression plus intense. Même les Tibétains en exil avec qui j'ai parlé ne l'expliquent pas. Au début, nous avons pensé que c'était à cause de la répression, puisque la police chinoise s'attaque aussi aux familles et aux amis de l'immolé ». Pékin a en effet durci la répression face aux immolations en décembre : toute personne qui serait reconnue coupable d'avoir aidé ou incité un Tibétain à s'immoler par le feu pourra être poursuivie pour « homicide volontaire ».

Depuis février 2009, 97 Tibétains, dont de nombreux moines ou nonnes, ont mis le feu à leurs vêtements et environ 75 sont morts, selon l'ONG Free Tibet et Radio Free Asia, basée aux Etats-Unis. Au départ pratiquée surtout par les moines, l'immolation par le feu est aujourd'hui pratiquée par des laïcs. « Les moines tibétains étaient ceux qui avaient pris en charge la sauvegarde de leur culture, les monastères étant traditionnellement les lieux où était dispensée l'éducation, explique Katia Buffetrille, puis les laïcs ont repris le flambeau. »

Et les immolés sont considérés comme des héros. « Il y a un grand respect pour les gens qui s'immolent, ajoute l'ethnologue, et cela se traduit par la présence de milliers de personnes à leurs funérailles en dépit des interdictions. A Dharamsala, les Tibétains en exil organisent une veillée à la bougie après chaque immolation ainsi que des prières au temple. » Et cette image de « martyr » ne plaît pas aux autorités chinoises : « Le dernier immolé a été incinéré très rapidement pour éviter de grandes funérailles », indique Katia Buffetrille.

Le Dalaï Lama reste silencieux

Malgré cela, le Dalaï Lama reste silencieux face à ces actes. Il est officiellement opposé aux immolations, regrettant que les Tibétains aient recours à de telles actions. « Pourtant, souligne Mme. Buffetrille, le Dalaï Lama a toujours prôné la non-violence de Gandhi qui n'hésitait pas à mener des grèves de la faim qu'il aurait certainement poursuivies jusqu'à la mort s'il n'avait pas obtenu ce qu'il voulait ». Et les Tibétains considèrent l'immolation par le feu comme un moyen non-violent de lutter dans la mesure où il n'y a pas de dommage collatéral.

En mars prochain, Xi Jinping sera désigné président de la République populaire de Chine. Le nouveau numéro 1 chinois voudra-t-il changer le statut du Tibet ? Katia Buffetrille dit ne pas y croire : « Les autorités chinoises veulent garder le pouvoir du Parti unique,et pour elles, la seule politique possible est celle d’une augmentation de la répression. Les Tibétains ne sont pas les seules "minorités" à vouloir le respect de leur culture et de leur identité : les Ouighours et aussi les Mongols connaissent des conditions similaires. »

Et du côté de la communauté internationale ? « Les gouvernements occidentaux sont des plus frileux quand il s’agit de la Chine », résume Katia Buffetrille. « La communauté internationale ne veut pas faire pression, pour ne pas compromettre d’éventuels accords commerciaux et, bien entendu, la Chine table là-dessus », explique l'ethnologue.

Source: http://www.rfi.fr


21 Janvier 2013

Les droits de l'homme au Tibet atteignent leur niveau le plus bas.

Radio Free Asia, 17 janvier 2013.

Un groupe en exil demande instamment à la Chine de protéger les droits de l'homme des tibétains.

Les droits de l’homme pour les Tibétains ont plongé à «leur niveau le plus bas», déclare un groupe en exil dans un rapport jeudi, exhortant les autorités chinoises à libérer les prisonniers politiques tibétains et à enquêter sur les «causes réelles» derrière les protestations par auto-immolation.

La Chine devrait également arrêter les campagnes de propagande contre le chef spirituel tibétain en exil, le Dalaï Lama et permettre aux Tibétains de voyager librement entre la Région Autonome du Tibet et les provinces chinoises voisines, a indiqué le Centre Tibétain pour les Droits de l'Homme et la Démocratie (TCHRD) dans son dernier rapport annuel.

Le groupe basé à Dharamsala en Inde a rassemblé des preuves sur une série de violations des droits de l'homme liées à des arrestations et des détentions arbitraires, à la torture, à la langue et à la culture et aux auto-immolations.

Dans une vague d'incendies qui ont attiré l'attention internationale, 96 Tibétains à ce jour se sont auto-immolés en protestation contre le régime chinois, réclamant la liberté pour les Tibétains et le retour du dalaï-lama. Quatre-vingt-deux de ces immolations ont eu lieu en 2012.

Le TCHRD a demandé instamment aux autorités de s'abstenir de criminaliser les auteurs d’auto-immolation et d’enquêter sur les conditions qui alimentent les protestations, affirmant que les manifestants avaient été «poussés à mettre fin à leur propre vie pour échapper à la répression du gouvernement».

Les prisonniers politiques

Le groupe a attesté de nouveaux cas de prisonniers politiques en 2012, beaucoup d'entre eux faisant partie des arrestations et des détentions arbitraires massives dans le cadre «de mesures de répression majeures» à l’encontre des immolations.

Quelques 269 prisonniers politiques ont été ajoutés à la base de données du groupe, ce qui porte le nombre total de cas confirmés à 988.

Une «majorité écrasante» de cas est liée à des accusations de «fuite de secrets d'État» et de «mise en danger de la sécurité de l'Etat», a déclaré le TCHRD, qui a effectué une surveillance des droits dans la région depuis plus d'une décennie.

De nombreuses autres détentions ne sont pas signalées par les amis et les membres de la famille des détenus par crainte de représailles, a t-il indiqué.

Les contrôles à la frontière

Les autorités ont également renforcé les restrictions sur ceux qui fuient la région, avec des contrôles plus stricts à la frontière avec le Népal pour empêcher plus de Tibétains de fuir vers l'Inde.

Le nombre de Tibétains qui fuient vers l'Inde a «considérablement diminué», avec 374 Tibétains arrivant en Inde en 2012, contre 700 en 2011, selon le rapport.

A l'intérieur de la Région Autonome du Tibet et dans les zones à population Tibétaine des provinces chinoises voisines, le gouvernement chinois a bloqué les voies de communication et empêché les informations sur les violations des droits de l'homme de s'échapper.

«Même l'inaccessible Corée du Nord dispose de plus de présence des médias internationaux que Lhassa la capitale du Tibet,» dit le rapport.

Bien que la région soit restée fermée aux médias indépendants, aux contrôleurs de l'ONU, aux délégations internationales d'enquête, ou aux visiteurs, quelques tibétains ont pu partager des informations sur des violations massives en s’exposant eux-mêmes «à de grands risques personnels », a déclaré le TCHRD.

Lundi, le groupe a présenté un rapport distinct sur la répression religieuse présumée auprès du rapporteur spécial de l'Organisation des Nations Unies sur la liberté de religion ou de conviction au Tibet, l'invitant à visiter la région et à encourager la Chine à protéger les droits de l'homme.

Rapporté par Rachel Vandenbrink.

http://www.rfa.org/english/news/tchrd-01172013170104.html

Tibet Rights Reach ‘New Low’

Tibetan human rights have plunged to “a new low,” an exile group said in a report Thursday, urging Chinese authorities to release Tibetan political prisoners and investigate the “real causes” behind self-immolation protests.

China should also stop propaganda campaigns against exiled Tibetan spiritual leader the Dalai Lama and allow Tibetans to travel freely between the Tibet Autonomous Region and neighboring Chinese provinces, the Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD) said in its latest annual report.
The Dharam
sala, India-based group documented a series of human rights violations linked to arbitrary arrests and detention, torture, language and culture, and self-immolations.

In a wave of burnings that have drawn international attention, 96 Tibetans so far have self-immolated in protests against Chinese rule and calling for freedom for Tibetans and the return of the Dalai Lama. Eighty-two of the self-immolations occurred during 2012.

TCHRD urged authorities to refrain from criminalizing self-immolators and investigate conditions fueling the protests, saying the protesters had been “pushed to end their own lives in order to escape government repression.”

Political prisoners

The group documented new cases of political prisoners during 2012, many of them part of mass arbitrary arrests and detentions in a “major crackdown” on the self-immolations.
Some 269 political prisoners have been added to the group’s database, bringing its total number of confirmed cases to 988.

An “overwhelming number” of the cases are related to charges of “leaking state secrets” and “endangering state security,” said the TCHRD, which has been monitoring rights in the region for over a decade.

Many more detentions go unreported by detainees’ friends and family members for fear of retribution, it said.

Border controls

Authorities have also stepped up restrictions on those fleeing the region with tighter controls on the border with Nepal to prevent more Tibetans from fleeing to India.

The number of Tibetans fleeing to India has “dropped drastically,” with 374 Tibetans arriving in India in 2012, compared to 700 in 2011, the report said.

Inside the Tibet Autonomous Region and Tibetan-populated areas of neighboring Chinese provinces, the Chinese government has blocked communication channels and prevented information about human rights abuses from leaking out.

“Even the inaccessible North Korea boasts more international media presence than the Tibetan capital Lhasa,” the report said.

Although the region remained closed to independent media, U.N. monitors, international fact-finding delegations, or visitors, some Tibetans were able to share information about widespread violations by putting themselves “at great personal risk,” TCHRD said.

On Monday, the group presented a separate report on alleged religious repression to the United Nations’ Special Rapporteur on Freedom of Religion or Belief in Tibet, urging him to visit the region and encourage China to protect human rights.

Reported by Rachel Vandenbrink.
_____
Dans la plupart des pays, les citoyens possèdent la liberté de parole. Mais dans une démocratie, ils possèdent encore la liberté après avoir parlé.
André Guillois

Sunyata
http://sunyat.free.fr
Traduction Pema Dreulkar : dreulkar.pema@gmail.com
pour le site http//:sunyat.free.fr

19 Janvier 2013

DRACHEN / NGABA ( TIBET), 18 janvier 2013 : Tsering Phuntsok s'auto immole devant le poste de police chinois.


La vague d' immolations de protestation au Tibet contre l'occupation chinoise continue et ne montre aucun signe d'affaiblissement . un nouveau témoignage annonce que le 18 Janvier 2013 à 15h15 (heure locale) Tséring Phuntsok c' est immolé en signe de protestation à Drachen un village près de la ville de Ngaba à l' est du Tibet.

Selon le témoignage: "Tsering Phuntsok s'est immolé par le feu devant le poste de police chinoise du village de lDrachen" . "Il est décédé sur les lieux de sa protestation."

"Des membres du personnel de la sécurité chinoise sont arrivés sur les lieux et ont enlevé le corp de Tsering Phuntsok (photo) pour le tranporter jusqu'à Barkham" selon la même source.

Tsering Phuntsok etait marié et père de deux enfants.

Une photo (voir ci dessus) montre le corps carbonisé de Tsering Phuntsok, toujours en feu, couché sur le sol entouré de plusieurs personnes .

Le témoignage rapporte que les moines du monastère de cette région Amchok sont en train d'effectuer un service de prière pour le défunt.

Il s'agit de la seconde immolation de protestation contre l' occupation chinoise au Tibet depuis le début de la nouvelle année 2013. En 2012, 82 Tibétains se sont immolé-e-s au Tibet .

Sources http://tibet.fr et http://www.phayul.com

19 Janvier 2013

Témoignage d'un voyage au Tibet.

Je reviens juste du Tibet avec ma fille de vingt deux ans et je voudrais vous dire mon émotion, la foi des tibétains, leur beauté et leur coeur nous a bouleversés et le joug que les chinois leur inflige me rend si triste et me révolte.

Ce n'est juste pas possible pour moi de ne rien dire ou de ne rien faire et comme Sa Sainteté le Dalaî Lama le dit :

" All...ez au Tibet et voyez beaucoup d'endroits , autant que vous le pouvez; ensuite dites le au monde"

Nous l'avons fait, nous avons vu, c'est vraiment l'enfer et le paradis.

La première chose que nous avons fait en arrivant à Lhassa fut de nous diriger vers le Jokhang. La nuit tombait, beaucoup de tibétains se prosternaient devant l'entrée du temple. Ma fille et moi étions debout, immobiles derrière les pratiquants. Une incroyable émotion m'envahissait, je pleurai et ne pouvais pas arrêter mes larmes. Quand je me suis tournée vers ma fille, je vis son visage recouvert de larmes. Nous nous prîmes alors l'une l'autre dans les bras. Puis , sans réfléchir, je me joignis en prosternations aux tibétains, et une immense ferveur, comme jamais à ce point, m'envahit. Plus rien n'existait excepté ce moment précieux. Je ne sentais ni l'altitude, ni le froid ni la chaleur qui m'envahissait puisque je me suis retrouvée en tee-shirt au bout d'un bon moment. Ce sol noir, froid et poli par des millions de prosternations m'accueillait. Nous étions, quand je repense à ce moment, un seul corps, un seul mouvement, une seule foi, une seule ferveur. Je n'oublierai jamais ce moment ainsi que tout ce qui suivit.

Pour moi, le Tibet est le coeur vibrant du monde, la sagesse incarnée dans un peuple et son pays, un trésor. Rencontrer les tibétains, partager des cérémonies avec eux, se prosterner avec eux, circumambuler autour du Jokhang ou d 'autres Temples avec eux, parler avec eux, réciter des mantras avec eux, visiter les temples et les monastères avec eux, partager des sourires, échanger des regards ou juste les admirer était si incroyable, si profond, si émouvant; Je ne pouvais que prier et pleurer partout où j'ai posé mon front sur des objets sacrés.

Alors que j 'étais au Tibet, je me disais: " Nous pouvons faire quelque chose ! ". Je ne vis pas plus de dix étrangers, si seulement nous étions quelques centaines ou milliers durant la kora le soir à Lhassa durant la la célébration de la commémoration du décès du grand Maître Tsongkhapa, les tibétains verraient que nous sommes avec eux, que nous pouvons bouger pour eux, prier avec eux et espérer avec eux et pour eux. Tous les tibétains qui nous ont vues semblaient si émus de nous voir prier avec eux, je pouvais le voir dans leurs yeux, leurs gestes, la plupart du temps cachés à cause des policiers et caméras partout. Je pouvais sentir dans mon coeur et mon corps nos émotions partagées. Et si des centaines ou même des milliers d'étrangers étaient là, l'armée chinoise et la police verraient des gens d'autres pays prier avec les tibétains, je suis sure que cela ne peut pas ne pas avoir d'effet.

Avant d'aller au Tibet, j'ai dit à mes amis que j'allais essayer d'y aller et certains m'ont dit : " Le Tibet n'est plus le Tibet, il y a tellement de chinois ! " et j'étais fâchée d'entendre de telles choses et je leur disais : " Imagine que tu es tibétain et que le reste du monde pense ainsi et oublie ce pays! " " .Cette terre de Sagesse, je veux y retourner; J'y suis déjà allé en 1989 dans la région de l'Amdo, je veux leur rendre hommage et leur dire comme je les aime et comme je prie pour eux chaque jour et à quel point je suis reconnaissante parce que mon Lama racine Sogyal Rimpoché est tibétain et que je suis ses enseignements , et grâce à cela j'ai la grande chance d'avoir le Dharma dans ma vie depuis plus de quinze ans." Je leur ai dit autant que j'ai pu. Ils étaient touchés, ils ne savaient pas que nous pratiquions dans leur langue, que nous avons de merveilleux temples et que nous sommes des milliers d'étudiants du Dharma.

Je suis sûre que si, régulièrement, des occidentaux allaient au Tibet et disent aux tibétains que nous ne les oublions pas et que nous aussi espérons pour eux, avec eux, qu'un jour ils seront libres, chaque tibétain pourra le dire à dix tibétains et chaque étranger pourra dire comment est le Tibet à dix personnes et chaque personne parlera à dix personnes ou plus, nous arriverions vite à des milliers de personnes.

Durant mes premiers jours au Tibet, quand j'ai vu le train ( 44H de Chengdu en Chine à Lhassa ), les autoroutes, les routes, les ponts, les tunnels et tout ce qui se construit encore et qui dévaste d'ailleurs le paysage et les montagnes, et tous les bâtiments que le gouvernement chinois a construit, et tout l'argent qu'il a dépensé, je pensais qu'ils ne quitteront jamais ce pays, ni ne laisseront ce peuple en paix ! Et quand j'étais dans l'avion pour rentrer en France, je pensais que , dans le passé, les colons occidentaux ont fini par quitter les différents pays qu'ils avaient colonisé, donc il y a toujours de l'espoir. Et si
les tibétains eux-mêmes espèrent, nous devons espérer d'autant plus.

Espérer pour que le peuple tibétain vive décemment, en paix, avec les droits humains pour vivre, prier, penser, manger, travailler et se déplacer en d'autres endroits sur la terre s'ils le désirent. Ils sont en prison dans leur propre pays, Sa Sainteté le Dalai Lama est encore profondément dans leur coeur mais il leur est interdit de parler de lui, ni même de posséder une photo de lui. Ils peuvent être tués pour cela.

Il est aussi très difficile pour les tibétains de trouver un bon travail, les bons jobs sont donnés ou pris par les chinois. La police et l'armée, les caméras et les micros sont partout, sur les toits, dans les rues, même sur les routes à l'extérieur de Lhassa, partout les tibétains sont fouillés et leur identité vérifiée. Des milliers de policiers et des milliers de militaires, surtout pendant les grands rassemblements bouddhistes entourent le peuple. Et c'est tellement indécent parce que ces gens ne sont là que pour prier et les policiers chinois crient partout dans les haut-parleurs, poussant les pélerins, même les personnes âgées et vérifient leur identité comme dans les aeroports et ils sont et nous sommes obligés d'être scanné à chaque fois que nous entrons dans le Barkhor à Lhassa. La police a tellement peur qu'il y ait de nouvelles immolations que personne ne peut avoir un briquet et chaque ruelle autour du Jokhang possede un portique sous lequel il nous faut passer et des militaires sont même habillés avec des tenues argentées contre le feu. Les militaires portent des fusils, des boucliers et scaphandres, c'est la guerre, mais avec seulement un camp armé!

Les tibetains ne peuvent pas faire confiance à leurs voisins, leurs propres amis. Le gouvernement chinois veut les corrompre en leur donnant beaucoup d'argent contre des renseignements sur des tibétains qui seraient contre le gouvernement chinois au Tibet. Il y a de faux moines, de faux pélerins et tellement de terribles choses comme des capteurs de voix au beau milieu de Lhassa et autour des lieux stratégiques.

Les tibetains ont vraiment besoin d'aide et demandent de l'aide, de nous et de nos gouvernements.

Je n'oublierai jamais tout ce que j'ai vu

S'il vous plait, dites à autant de gens que vous pouvez d'aller au Tibet
Je suis tombée en admiration devant ce peuple tibétain pour son courage, sa foi et l'espoir qu'il a . Mais j'ai aussi une horrible sensation de honte à ne rien faire. Et je ressens vraiment profondément que les choses vont changer bientôt dans le pays des neiges. Mais nous devons chacun faire quelque chose, signer les pétitions, demander à notre gouvernement de bouger et informer du mieux que nous pouvons pour ne pas être ignorant et aider le Tibet et les tibétains.

Anouk Simon
Décembre 2012

I just come back from Tibet with my daughter 22 years old and I would like to tell you my émotion. the faith of the tibétans , their beauty and their heart overturned us and the yoke that chinese inflict them makes me so sad and revolt me.
It is just not possible for me to tell nothing or to do nothing and as his holiness the Dalai Lama says:
" Go to Tibet and see many places, as much as you can; ...then tell the world "

We did it, I have seen, it's really hell and heaven .

The first thing I did when I arrived in Lhasa was going to the Jokhang. Night was falling, many Tibetan people were prostrating in front of the entrance of the Temple. My daughter and me were standing behind the practionners. An incredible emotion overcomed me, I was crying and couldn't stop my tears, when I turned my face towards my daughter, her face was full of tears also. Then, without thinking, I began to join the prostrating people, and a huge fervour filled me. . Nothing else was existing except this precious moment. I didn't feel the high altitude or coldness or warmth, this black ground , cold and polished by millions of proternations welcomed me. We were, when I think about this moment, only one body, one movement, one faith, one fervour. I will never forget this and everything that followed .

For me Tibet is the heart of the world, the wisdom incarnated in a country and its people, a treasure ..Meeting Tibetan people, sharing cérémonies with them, prostating with them ,doing the kora with them in Lhassa, speaking with them, reciting mantra with them, visiting temples and monasteries, sharing smiles and glances or just admiring them was so amazing, so profound, so moving , I could only pray and cry everywhere I have been to many holy places I put my head,

As I was there, I was thinking "we can do something" . At that time I saw less than ten foreigners, if we were only hundreds or even thousands during the kora at night in Lhassa for the célébration of the great master Tsongkhapa's death, Tibétan people could see we are with them, we can move for them and pray with them and hope for them. All the Tibétan people who saw us, were so moved to see that we were praying with them , I could see in their eyes and gestures most of the time hidden because of the policemen and caméras everywhere . I could feel in my heart and body our émotions shared. And if hundred or thousand foreigners were there, the chinese army and police would see people from other countries praying with Tibetan people, I am sure this cannot have no effect.

Before going to Tibet, I told my friends that I will try to go there and they told me "Tibet is not Tibet anymore, there is so many chinese ! " and I was angry hearing such things and I said : "just imagine you are Tibetan and the rest of the world thinks like that and forget this country, this land of wisdom, I want to go back again, I have been already in 1989 in Amdo, I want to pay hommage to them and tell them how I love them and pray for them everyday and how I feel grateful because my root lama Sogyal Rimpoché is tibétan and I follow his teachings, and because of this I am so fortunate to have dharma in my life since more than 15 years I told them as much as I could. They were touched, they didn't know that we pratice in Tibétan language, that we have wonderful temples and that we are thousands of dharma students.

I am sure if regularely western people go to tibet and tell people that we don't forget them and that we also hope for them, with them, that one day they will be free, each Tibétan can say to ten Tibétan and each foreigner can tell how is Tibet to ten persons and each person speaks to ten persons or more it will be very quickly thousands of people.

During my first days in Tibet, when I saw the train (44Hours from Chengdu in China to Lhassa), the highways, the roads, the bridges, the tunnels and the buildings that the chinese government did and so much money they have spent, I was thinking that they will never leave this country and let the people in peace, and when I was in the plane going back to France, I was thinking that in the past, western colonizers had to leave the different countries they had colonized , so there is always hope !

Hope for the Tibétan people to live decently, peacefully with human rights of living, praying, thinking, eating, working and moving to other places in the world if they want, they are in jail in their own country, His Holliness the Dalai Lama is still deeply in their heart but they are not allowed to speak about him , not allowed to even have a picture of him, they can be killed for that.

It's also very difficult for tibetan people to find good jobs, the good ones are given or taken by chinese. Police and army , caméras and microphones are everywhere. , on the roofs, in the streets, even on the roads out of Lhassa checking everywhere every Tibetan people. Thousands of policemen and thousands of militaries, especially during the great boudhists events . And it's so indecent because these people are there only to pray and chinese policemen sceam in big speaking-tubes everywhere, pushing the pilgrims even old people and checking the identity like in any airport and they and we are obliged to be scanned each time we enter the Barkhor in Lhassa. Police is so afraid because of the immolations that you cannot have a lighter and each tiny street around the Jokhang Temple has a big scanner porch and some policemen wear silver clothes against fire, militaries were guns, bucklers and helmet, it's a war with only one party.
Tibetan people cannot trust their neighbours, their own friends. Chinese government want to corrupt them and give them a lot of money if they say anything about people against chinese government in Tibet. There is fake monks, fake pilgrims, and so many terrible things like voices hunter in the middle of Lhassa, around the Jokhang Temple.

Tibetan people really need and want help from us and from our governments

I will never forget anything I have seen.

Please tell as much as people you can to go to Tibet:

I am lost in admiration of the Tibetan people, for his courage, his faith and his hope. But I feel also a horrible sense of shame doing nothing. And I really feel deeply that things will change in the Land of snow soon. But we must each of us do something, sign all the pétitions, ask our governments to move, and inform as much as you can not to be ignorant and help Tibet and its people.

Anouk Simon
Nice , France

Décember 2012

Sources http://sunyata.xooit.fr/t717-TEMOIGNAGE-D-UN-VOYAGE-AU-TIBET.htm#p1008 et http://www.tibetmontblanc.org/
 

18 Janvier 2013

Luchu, Tsoe, Gansu (Tibet), 16 janvier 2012 : 15 tibétains arrêtés pour des liens aux immolations.

Les autorités chinoises ont rassemblé des tibétains suspectés d'avoir rendu public des informations liées aux immolations ou d'avoir incités aux suicides.
Des sources tibétains et la police de la province nord-occidentale du Gansu ont séquestré 15 tibétains en relation avec les auto-immolations par le feu, les accusant d'avoir poussé à leurs exécutions et de les avoir rendu public.
8 d'entre eux ont été arrêtés en décembre à Luchu ( Lugu en chinois) et les 7 autres ont récemment été envoyés en garde à vue dans la ville de Tsoe.
Le 20 décembre, la police "s'est engouffrée par surprise" dans le temple de Luchu et recherchèrent la cellule du moine Kalsang Samdrub.
"Deux jours plus tard les autorités chinoises avaient arrêtés le moine âgé de 44 ans. Il était accusé d'entretenir des contacts avec des séparatistes étrangers, déclara Trinley, un tibétain vivant en Inde."
3 jours plus tard, les autorités chinoises ont arrêté 7 villageois car ils auraient envoyés des informations au sujet de l'immolation de Tsering Namgyal à des " forces extérieures hostiles".
Un seul d'entre eux s'est vu libéré, il s'agit du villageois nommé Nyima, mais nous sommes sans nouvelles des 6 autres prisonniers. Ils se nomment Kalsang Samdrub, Lhamo Dorje, Dorje Dondrub, Kalsang Kyab, Kalsang Sonam, Kalsang Namdren, and Sonam Kyi.
Trinley : “Parmi les 7, Kalsang Namdren est le beau-frère de l'auto-immolé. Les autorités soutiennent qu'il a envoyé des informations de l'immolation de Tsering Namgyal à l'étranger.”
Ailleurs, d'après la presse officielle, c'est la police de Gansu qui a mis en détention 7 tibétains, les accusant d'avoir incité Sangye Gyatso, 26 ans, à s'être immolé en octobre.
L'agence de presse Xinhua publie que cette auto-immolation a été "pilotée par des membres important du "Congrès de la Jeunesse Tibétaine" de la clique, au-delà des montagne, du Dalaï-Lama alors que ce dernier à publiquement nier être responsable de complicité la semaine dernière...

Traduction France Tibet - http://tibet.fr - lu sur rfa.org; lien original ici

17 Janvier 2013

La Chine demande aux moines et nonnes de dénoncer la "clique du Dalaï"

Un haut responsable chinois a cherché à raviver les passions en dénonçant ce qu’il a appelé la "clique du Dalaï Lama" lors d’un séminaire avec les représentants tibétains bouddhistes dans la Préfecture de Kardzé.

Yu Zhengsheng , membre du Comité permanent du Bureau politique du Parti communiste chinois (CPC), a également rencontré "des bergers, de pauvres villageois et (rendu visite à) un collège" au cours de sa visite du 6 au 8 janvier, a rapporté Xinhua le 8 janvier.

Au cours du séminaire, Yu a déclaré avoir dit aux moines et nonnes qu’ils devaient faire preuve de patriotisme envers le CPC de la République populaire de Chine en dénonçant la "clique du Dalaï Lama".
"La lutte contre la clique du Dalaï lama doit se poursuivre afin de créer un environnement social et politique favorable au développement économique et à l’amélioration du bien-être", est-il rapporté.

À cet égard, il a voulu que les bouddhistes tibétains soutiennent les efforts du gouvernement chinois pour gérer les monastères.
"Le gouvernement devrait offrir des services publics aux monastères, tout en améliorant leur gestion, ainsi qu’aider le bouddhisme tibétain à correspondre avec la société socialiste", a-t-il poursuivi.

L’article a noté que Kardzé est la première "Préfecture autonome" de "minorité ethnique" mise en place après la fondation de la République populaire de Chine en 1949, mais qu’elle était toujours touchée par la pauvreté.

Sources : Tibetan Review 10 janvier 2013 et www.tibet-info.net


13 Janvier 2013

Sangchu (TIBET), 12 janvier 2012 : Un Jeune tibétain s'est immolé il y a quelques heures.

Dharamshala, 12 janvier 2012 : A Sanchu, dans la région de Kanlho (Tibet oriental), Tsebey, un tibétain de 22 ans, s'est immolé par le feu à 13 heure aujourd'hui. Il est le premier tibétain à s'être immolé par le feu en protestation contre le régime chinois en 2013. Il est mort sur les lieux des faits.
Des tibétains ont emporté le corps dans un lieu sûr avant que la police armée chinois arrive. Un témoin nous a rapporté que que Tsebey a été transporté dans son village, Kenyang.

Malgré des appels répété de l'Administration Centrale du Tibet demandant avec insistance aux Tibétains de ne pas recourir à de telles extrémités, plus de 96 tibétains se sont immolés par le feu depuis 2009 pour demander le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama et un Tibet Libre.



 

13 Janvier 2013

Tibet Lib : intervention pour Golog Jigme.

Golog Jigme (Jigme Gyatso, Jinmei Jiacuo) est né en 1969.
Il appartient au monastère de Labrang Tashikyil dans la province du Gansu, où il est entré à l’âge de 14 ans. Décrit comme un moine de grande intégrité, un travailleur social sincère, Golog Jigme est un militant des Droits de l’Homme. Pendant des années, il a eu à cœur de transmettre aux jeunes générations la langue et la culture tibétaines.

Sa première arrestation a eu lieu en 2006, au retour d’un séjour en Inde pour rencontrer le Dalaï Lama. A son retour, il a été immédiatement détenu, puis libéré après 40 jours, par manque de preuves.
Avec son ami Dhondup Wangchen, il a participé au tournage du documentaire "Leaving fear behind" dans lequel des Tibétains s’exprimaient sur leurs conditions de vie et leurs espoirs à la veille des Jeux Olympiques de 2008 à Pékin.
Depuis, Dhondup Wangchen a été condamné à 6 ans de prison.
Après avoir participé à ce documentaire, Golog Jigme a été arrêté par les autorités chinoises au moins à 3 reprises.

En mars 2008, il a été sévèrement torturé pendant des jours, accusé d’avoir des contacts avec le Dalaï Lama, puis libéré de prison le 15 octobre 2008
Il a été de nouveau emprisonné le 13 mars 2009, libéré le 22 avril 2009. Il aurait ensuite rejoint son monastère de Labrang Tashikyil, le 2 mai 2009.
Il y est demeuré sous liberté surveillée.

Lorsqu’un fort tremblement de terre a touché le Comté de Yushu le 14 avril 2010, Golog Jigme est allé dans la région pour aider au travail de sauvetage.

Le 5 septembre 2012, son logement a été complètement rasé. Les policiers avaient cherché de quoi accuser Golog Jigme, mais rien ne semble avoir été trouvé.

Le 13 septembre 2012, Dhondup Wangchen, son ami, a gagné le "Prix International Press Freedom Awards" attribué par le "Committee to Protect Journalists" basé à New York.

Golog Jigme a disparu depuis le 20 septembre 2012.
Le 28 novembre 2012, le Bureau de la Sécurité Publique de la province du Gansu a émis un mandat contre lui pour meurtre, promettant une récompense de 200 000 yuans (24 550 € environ) aux informateurs.

Le texte officiel affirme que Jigme Gyatso (Golog Jigme) est "soupçonné d’avoir commis un homicide volontaire".

Selon Ajam Amchok, Tibétain vivant dans le sud de l’Inde, citant des sources de la région : "Il ne peut y avoir de base pour cette accusation d’homicide. Jigme Gyatso est un moine tibétain qui a toujours fermement cru en la non-violence".
"De telles allégations de meurtre ont créé de fortes suspicions parmi les Tibétains. Entre autres, que Golog Jigme puisse être décédé en prison après avoir souffert de terribles tortures de la part des gardes". "Les gens croient que les autorités chinoises tentent de jeter le discrédit contre le moine cinéaste tibétain en lançant des accusations montées de toute pièce".

Propositions de lettres à envoyer par voie postale aux autorités :

En anglais :
Dear ……….. (President, Governor)

I am writing to you to voice my concerns regarding the disappearance of Golog Jigme, also known as Jigme Gyatso (Jinmei Jiacuo, 晋美加措), 43 year-old, a monk of Labrang monastery, a Tibetan filmmaker and social activist.

After assisting with the documentary “Leaving fear behind”, he was arrested by Chinese authorities on at least three occasions. Since this time, he has been under strict police surveillance.

On November 28th, 2012, the Public Security Bureau of Gansu Province issued an arrest warrant against him for murder charges, announcing 200 000 Yuan cash reward for the informers.

I am gravely concerned about the safety of Golog Jigme, as his whereabouts and fate remain unknown.

I request that you immediately reveal any information you have regarding the kind of crime of which Golog Jigme is accused. This accusation appears to me completely arbitrary. I demand that his case is suspended until a full and independent inquiry is held. The results must be made public.

Given the urgency of the situation, I call on you to assure that, if he is tried, Golog Jigme has access to legal assistance of his choice and be brought before an impartial, independent, competent and fair tribunal.

Yours sincerely,
Nom, Prénom, Adresse, Signature

En français :
Monsieur le ……… (Président, Gouverneur)

Je vous écris pour vous exprimer mes préoccupations au sujet de la disparition de Golog Jigme, également connu sous le nom de Jigme Gyatso (Jinmei Jiacuo, 晋 美加 措), 43 ans, moine du monastère de Labrang, cinéaste tibétain et acteur social.

Après avoir été assistant pour le documentaire "Leaving Fear Behind", il a été arrêté par les autorités chinoises à au moins trois reprises. Depuis il est sous surveillance policière stricte.

Le 28 novembre, le Bureau de la Sécurité publique de la province du Gansu a émis un mandat d’arrêt contre lui pour des accusations de meurtre, en annonçant 200 000 yuans de récompense pour les informateurs.

Je suis gravement préoccupé(e) par la sécurité de Golog Jigme, alors que sa situation et son sort demeurent inconnus.

Je vous demande de révéler immédiatement toute information que vous avez concernant le genre de crime dont Golog Jigme est accusé. Cette accusation me paraît tout à fait arbitraire. Je demande que l’affaire soit suspendue jusqu’à ce qu’une enquête approfondie et indépendante soit faite. Les résultats doivent être rendus publics.

Compte tenu de l’urgence de la situation, je vous invite à veiller à ce que, au cas où il serait jugé, Golog Jigme ait accès à l’assistance juridique de son choix et soit amené devant un tribunal impartial, indépendant, compétent et équitable.

Cordialement,
Nom, Prénom, Adresse, Signature

Quelques propositions d’autorités auxquelles envoyer vos courriers :
(0,89 € pour un courrier de moins de 20 grammes depuis la France métropolitaine à destination de la Chine)

Monsieur le Président de la Cour Populaire Suprême de la République Populaire de Chine
(President of the Supreme People’s Court of the People’s Republic of China)
Mr.WANG Shengjun Yuanzhang
Zuigao Renmin Fayuan
27 Dongjiaomin Xiang
Dongcheng District
Beijinshi 100745
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)
Monsieur le Gouverneur de la Province du Gansu
(Governor of Gansu Province)
Mr. LIU Weiping
Gansusheng Renmin Zhengfu
1 Zhongyang Guangchang
Chengguanqu
Lanzhoushi 730030
Gansusheng
People’s Republic of China (République Populaire de Chine)

Copies de vos courriers peuvent être envoyées à :

Monsieur l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine
(ou Ambassadeur de Chine dans votre pays)
Mr. KONG Quan
Ambassade de Chine
11, avenue George V
75008 Paris
Monsieur Laurent Fabius (ou Ministre des Affaires Etrangères de votre pays)
Ministère des Affaires Etrangères
37, quai d’Orsay
75007 Paris

Au cas où vous recevriez une réponse à vos courriers, merci de le faire savoir à l’adresse : moniquedorizon@hotmail.com

Suite sur www.tibet-info.net


11 Janvier 2013

LES GANGUES 2 km avant Ferrières route du Soulor

Samedi 12 & Dimanche 13 janvier de 10 à 17h VIDE MAISON
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Venez nombreux! Aidez nous aussi à diffuser

11 Janvier 2013

L'administration tibétaine en exil salue le transfert de l'école.

Dharamsala, Janvier 11: Le Dharamshala base tibétain en exil administration a salué aujourd'hui la décision du gouvernement indien de transférer écoles tibétaines en cours de l'administration des écoles tibétaines centrale au ministère tibétain de l'éducation. Le ministère de l'Éducation de l'Administration centrale tibétaine, dans un communiqué aujourd'hui, déclaré: «Cette décision importante est représentatif de la confiance et de la confiance que le gouvernement de l'Inde a, dans la capacité du CTA pour assurer une éducation de qualité aux enfants tibétains en exil." ministre des finances indien P. Chidambaram, tout en faisant l'annonce, hier, a noté que le mouvement avait pour but de parvenir à une "meilleure orientation" sur les besoins éducatifs des élèves. Sikyong Dr Lobsang Sangay, le chef élu du peuple tibétain, qui sert aussi de la Kalon pour DoE, a exprimé sa gratitude à son «ami Shri Apurva Chandra, le président du CSTC pour l'appuie sans réserve la proposition de transfert dès le début. " "Je saisis également cette occasion pour remercier le ministère des Affaires extérieures, Ministère des Finances, Ministère du Développement des ressources humaines, les gens de l'Inde et en particulier le personnel de les écoles du CSTC qui ont travaillé sans relâche pour l'éducation des enfants tibétains, "Sikyong Sangay a déclaré dans le communiqué. Le DoE en outre engagé à faire «tous les efforts pour réaliser la vision de Sa Sainteté le Dalaï Lama et l'ancien Premier ministre, le Pandit Nehru de nourrir une génération de jeunes tibétains ayant son moderne ainsi que l'enseignement traditionnel. " CSTC a été établie comme une société en 1961 avec l'objectif de mettre en place, la gestion et le fonctionnement des écoles pour l'éducation des enfants de réfugiés tibétains qui ont migré vers l'Inde, tout en préservant la culture tibétaine et du patrimoine et la promotion de la langue tibétaine. Au milieu des inquiétudes croissantes quant à la détérioration progressive de la qualité de l'enseignement et des résultats scolaires dans ces écoles, le DoE a eu l'an dernier a présenté une «proposition de prise de contrôle détaillée" aux autorités indiennes compétentes. L'Indien le gouvernement central s'est engagé à continuer à financer les écoles, même après le transfert complet des écoles, qui est prévue pour se dérouler sur une période de trois ans.Dans le communiqué d'aujourd'hui, DoE Secrétaire Ngodup Tsering "instamment prié toutes les parties prenantes dans le domaine de l'éducation à savoir., les chefs d'établissement, les enseignants, les étudiants, les parents et la communauté à assumer une responsabilité égale à élever le niveau de l'enseignement dans les écoles tibétaines. "Selon le DoE, il ya actuellement 7555 étudiants et environ 761 membres du personnel dans 63 écoles CST tous sur l'Inde.

Source http://www.touche-pas-a-mon-tibet.com/blog/l-administration-tibetaine-en-exil-salue-le-transfert-de-l-ecole-et-s-engage-tous-les-efforts-sur.html

11 Janvier 2013

Un autre regard sur le Tibet.

Chercheurs et spécialistes du Tibet à l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) à l'Ecole pratique des hautes études (EPHE) au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et à l' Université Aix-Marseille, Jean-Luc Achard (CNRS), Anne-Marie Blondeau (EPHE), Katia Buffetrille (EPHE), Mireille Helffer (CNRS), Samten Karmay (CNRS), Fernand Meyer (CNRS), Françoise Pommaret (CNRS), Françoise Robin (INALCO), Nicholas Sihlé (CNRS), Nicolas Tournadre (Université Aix-Marseille) et Françoise Wang-Toutain (CNRS), répondent point par point à la lettre « Les auto-immolations sont antihumaines et antisociales », parue dans Le Monde du 7 janvier, de Xiaojun Wu, conseiller de presse de l’ambassade de Chine à Paris.

Les « éléments nouveaux » de M. Wu n’ont rien de nouveau. La presse chinoise a bien annoncé le 10 décembre 2012 l’arrestation de deux moines du monastère de Kirti, au motif qu’ils auraient incité huit personnes à s’immoler. Toutefois, on ignore comment leurs « aveux » ont été obtenus, si le processus judiciaire a été transparent et si les accusés ont eu droit, comme l’exige la loi, à un avocat de leur choix. De plus, aucune explication n’est apportée concernant l’immolation des 87 autres personnes.

M. Wu semble étonné que les nouvelles sur les immolations soient connues en premier par « le dalaï-lama et son cercle d’affidés ». Or, les exilés ont gardé des contacts avec les membres de leur famille restés sur place. D’autre part, les régions où se déroulent les immolations sont totalement fermées à la presse internationale. Après une immolation, les Tibétains informent en premier leur famille et amis à Dharamsala où se tient la plus grande concentration de Tibétains à l’extérieur du Tibet. Ceci n’est d’ailleurs pas sans danger : le 7 janvier, on a appris la condamnation d’un jeune Tibétain pour transmission d’information à l’étranger.

M. Wu devrait préciser qui sont les « affidés », « partisans » et « suivants » du Dalaï-lama. De plus, ce n’est pas le dalaï-lama qui a affirmé que les immolations sont « la forme suprême de la non-violence », mais des délégués tibétains réunis à Dharamsala en septembre 2012.

M. Wu est-il vraiment sûr que la « libération pacifique » du Tibet a été pacifique ? La brève guerre sino-tibétaine – encore niée par le Parti Communiste Chinois – et la résistance tibétaine sont en effet de plus en plus reconnues et décrites par les historiens chinois référence à Li Jianglin, historienne chinoise née en République Populaire de Chine (R.P.C) : Quand l’oiseau de fer volera : guerre secrète sur le haut Plateau Tibétain de 1956 à 1962 (2012, Lianjing Publishing Press, Taïwan). En outre, affirmer que la population tibétaine a augmenté d’un million paraît bien aventureux dans la mesure où il n’y a pas eu de recensement au temps du Tibet tibétain. Quelles sont ses sources ?

Enfin, si un grand nombre de temples a effectivement été reconstruit, M. Wu se garde bien d’en préciser les raisons. Qui les a détruits ? Que pense-t-il des conditions actuelles de la pratique religieuse, cruciale pour les Tibétains ? Depuis 2011, les monastères sont contrôlés par des comités formés de membres du Parti communiste. La communauté religieuse est soumise depuis près de 20 ans à une « rééducation patriotique » régulière qui vise aussi les laïcs. Quant à l’éducation, M. Wu semble ignorer que le tibétain n’est enseigné dans la Région Autonome du Tibet qu’à l’école primaire, que son remplacement progressif par le chinois dans l’enseignement a été annoncé en 2010 au Qinghai, et que des manuels scolaires en tibétain ont été échangés contre des manuels en chinois (Rebkong ; Chin : Tongren, Qinghai) en mars 2012, donnant lieu à des manifestations pacifiques de professeurs, d’écoliers et d’étudiants.

Source http://mediateur.blog.lemonde.fr/2013/01/11/un-autre-regard-sur-le-tibet/


11 Janvier 2013

Reporters sans frontières demande la libération de trois moines tibétains.

Dans un communiqué du 4 janvier 2013, Reporters sans frontières (RSF) exprime son inquiétude face à la disparition de 3 moines tibétains : Sungrab Gyatso, Yeshe Sangpo, et Draksang. L’organisation exige leur libération.

Les autorités chinoises au Tibet oriental ont arrêté trois moines du monastère de Chamru pour avoir envoyé des informations sur la grande manifestation des étudiants de Chabcha, en novembre 2012.
Le personnel de la sécurité chinoise a arrêté Sungrab Gyatso le 1er décembre, tandis que Draksang et Yeshe Sangpo ont été emmenés de leur monastère deux jours plus tard. Le communiqué note qu’aucune information n’a été fournie sur les conditions et le lieu de détention des moines.

"Cette condamnation et ces mises au secret constituent des mesures radicales mais pourtant régulièrement employées envers des défenseurs des Droits de l’Homme engagés dans la diffusion d’informations que le régime cherche à étouffer. Reporters sans frontières s’indigne de cette pratique, qui prouve bien qu’au delà de censurer les paroles de liberté et de justice, la République Populaire de Chine continue de s’en prendre aux voix qui les portent", a indiqué l’organisation.
"Nous réclamons la libération immédiate des trois moines, Sungrab Gyatso, Yeshi Sangpo et Draksang (…) et l’abandon définitif des charges qui pèsent à leur encontre", a déclaré Reporters sans frontières.

Le 26 novembre, plus d’un millier d’étudiants tibétains de l’école Sorig Lobling de Chabcha ont organisé un rassemblement de grande envergure contre le gouvernement chinois, lançant des slogans appelant à la liberté, à l’égalité des nationalités, la liberté de la langue, le respect de la vérité, et le rétablissement de la gouvernance.
Les forces armées chinoises ont utilisé la force violente pour disperser la manifestation, blessant de nombreux jeunes manifestants et amenant à hospitaliser une vingtaine d’étudiants. L’école a ensuite été totalement fermée et les forces de sécurité chinoises ont interdit aux étudiants de rencontrer leurs parents et leurs proches.

RSF fait remarquer que de nombreux moines tibétains ont été arrêtés et emprisonnés ces derniers mois pour avoir fait circuler les informations sur les manifestations et les cas d’auto-immolation.
Afin de favoriser leur libération, ces trois moines peuvent chacun être parrainés par l’intermédiaire de Tibet Post.

Sources : Reporters sans frontières, 4 janvier 2013 et Phayul, 7 janvier 2013 et www.tibet-info.net


11 Janvier 2013

Le dalaï-lama demande une enquête sur les immolations au Tibet.

Début janvier 2013, le dalaï-lama a une nouvelle fois appelé la Chine à ouvrir une enquête pour déterminer les causes des auto-immolations au Tibet, en réfutant en même temps les allégations de Pékin qui l'accuse d'encourager ces actes.
Près d'une centaine de Tibétains - des moines, mais aussi des paysans, des étudiants, etc. - se sont immolés par le feu depuis 2009, afin de protester contre l'oppression chinoise, réclamer le retour du dalaï-lama et la préservation de leur culture. La Chine a accusé plusieurs fois le dalaï-lama et les groupes tibétains en exil d'inciter les Tibétains à s'immoler, alors que le gouvernement tibétain en exil s'est exprimé à plusieurs reprises contre cette pratique.
Pour le dalaï-lama, qui s'exprimait dimanche 6 janvier sur la chaîne de télévision indienne NDTV, les accusations de Pékin à son encontre sont la preuve de la détresse des leaders chinois qui distillent ces informations à leur population grâce à leur contrôle de l'information et à la censure.
« Il est très difficile aux leaders chinois de fournir des explications [aux immolations] au monde extérieur, et ils restreignent aussi beaucoup l'information sur ce sujet à l'intention de leur propre peuple », a déclaré le dalaï-lama. « Il est temps pour eux de mener une enquête approfondie sur les causes de ces protestations », a-t-il poursuivi.
A la question s'il serait d'accord pour appeler les Tibétains à cesser de s'immoler, il a répondu que « dès le départ » les leaders tibétains en exil n'ont jamais encouragé les immolations. « Mais il faudrait que je sois en mesure de proposer quelque chose aux Tibétains, a-t-il ajouté, or je n'ai rien à proposer ». « Je suis vraiment désolé et je prie. Je ne peux rien faire d'autre », a-t-il conclu.
Le guide spirituel tibétain avait déjà demandé l'ouverture d'une enquête pour élucider les causes qui ont conduit des Tibétains à se donner la mort par immolation en novembre 2012 au Japon.

Source http://www.fait-religieux.com/le_dalai_lama_demande_une_enquete_sur_les_immolations_au_tibet

10 Janvier 2013

L'écrivain Tibétain Gartse Jigme sous les verrous chinois.

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L'écrivain Tibétain Gartse Jigme, moine depuis 1992, du monastère de Garze, et natif de Garze, a été arrêté en toute discrétion et avec la volonté de la part des autorités chinoises que cette arrestation s'effectue dans le plus grand secret, à son domicile, et, aprés l'avoir minutieusement fouillé, au monastère de Gartse à Rebkong, le 1er janvier 2013.

Son premier essai, bsam bzhigs nyul ba'i zin tho, journal de pensées vagabondes, rencontra son public et connut un succès important. En 2003, il obtenait son diplôme en Pharchin - Prajaniparamitra - Ramjampa, et, grand érudit, il acquiert la maitrise des cinq grands textes Bouddhistes.

Des sources indiquent que la raison de son arrestation est en relation avec l'écriture de son dernier livre. Il fut en effet interpellé par les autorités chinoises après qu'il eût complété le second tome btsen poi snying stobs de son livre " Tsengpo's Power of heart " . Le nouveau volume de " Tsengpo's Power of heart " contient 25 chapitres, tous décrivant les auto-immolations par le feu au Tibet, les droits des minorités en Chine, les questions des droits de l'homme au Tibet, la question du Dalaï-lama, ainsi que la question extrêmement sensible et complétement épineuse pour le régime de pékin du Panchen-Lama.

Le Panchen-lama est en effet le deuxième plus haut chef spirituel et dignitaire du bouddhisme tibétain Guélougpa. Guendun Choekyi Nyima, l'actuel Panchen Lama, né le 25 avril 1989 à Lhari dans le district de Nagtchou, est le plus jeune prisonnier politique au monde. Emprisonné à l’âge de 6 ans, en résidence surveillée depuis près de 17 ans, et que personne n’a vu depuis 1995.

Pour les chinois, détenir le Panchen-Lama, et l'éduquer par leurs soins, reviendraient, pensent-ils, à peser sur le choix de la réincarnation du futur Dalaï-lama.

Le désir de lutter pour la liberté se heurte à l’appétence du régime pour la répression. Ce combat est celui d’un troupeau de yacks errants contre des chars évoluant sous le drapeau rouge orné d’étoiles jaunes. Comme au Vietnam ou en Union soviétique, les hommes dotés d’armes ne sont pas voués à vaincre. En tant que Tibétain, je ne cesserai jamais le combat pour les droits de mon peuple. En tant que croyant, je ne critiquerai jamais le chef de ma religion. En tant qu’écrivain, je suis engagé dans le pouvoir de la vérité et de la réalité. C’est le serment de ma vie que je fais à mes compatriotes tibétains. J’écris pour mes frères et sœurs réduits au silence. Gartse Jigme

Les écrivains et intellectuels tibétains ont été, et sont, en permanence, victimes de la répression intense qu'exercent à leur encontre et dans leur entourage, les autorités chinoises, en raison de leurs écrits, de leur propension à l'expression.

Source http://blogs.mediapart.fr/edition/tibet/article/100113/lecrivain-tibetain-gartse-jigme-sous-les-verrous-chinois


10 Janvier 2013

CHINE, 8 Janvier 2013 : beaucoup d'informations pour un seul ministre.

On nous apprend que la Chine veut réformer le système de ses camps de travail(plein d'articles), ainsi le fait que le peuple en a assez de la censure (plein d'articles), mais la Chine lutte contre ses citoyens comme il le fait contre les Tibétains. Il force les journaux à publier la version officielle : la volonté d'en finir avec la censure vient des pays étrangers.
On apprend aussi par une dépêche reuters (reprise par le guardian (ci-dessous) outre-manche et par le figaro et 20minutes dans notre hexagone) que la Chine légalise la détention secrète :
"Un Chinois qui avait fait campagne pour l'ouverture d'une enquête sur la mort suspecte d'un opposant a été emprisonné dans un lieu tenu secret, a déclaré son avocat, au lendemain de l'annonce par Pékin de sa volonté de réformer le système des camps de travail forcé."

Pour autant notre ministre français de l'économie avait bien d'autres chats à fouetter. En effet M. Pierre Moscovici est en voyage en Chine, selon le Nouvel-Obs (ci-dessous), il est en mission de soumission. La France se vend comme une zone franche à la riche Chine. La Chine est riche ? Une dictature est elle une économie riche ? Et d'où provient sa richesse ? Des investissements occidentaux entre autres. Nos riches partent s'enrichir en Chine, là-bas ils paieraient bien des dessous de tables pour échapper aux impôts de nos démocraties, sponsoriseraient le parti unique.

Et maintenant, un ministre français demande solennellement à la Chine d'installer ses usines sur l'hexagone... et des fonds pour maintenir à flots des entreprises française qui pourraient ainsi résister... à la concurrence chinoise ! La France comme le reste du monde libéral n'a plus de politique.

Pour quelles conditions en France ? Temps de travail ? Liberté ? Combien de chinois dans ses usines ? La production de ces usines sera estampillé made in Europe ou made in France.
Demandez au point.fr ce qui est arrivé au célèbre Pirée des grecs :
" La gestion de cette plate-forme a été cédée en 2008 à l'entreprise chinoise Cosco pour 35 ans et un montant de 3,4 milliards d'euros. Les multiples grèves et manifestations des dockers grecs à l'époque n'auront pas pu empêcher la transaction.
Depuis, l'accès à l'embarcadère n° 2 est restreint. "Personne ne sait ce qui s'y passe. Si les Chinois importent des produits illégaux ou des armes, on ne sait rien", confie Giorgos Gogos, secrétaire général de l'Union des dockers. La presse grecque et internationale n'est pas la bienvenue et la compagnie Cosco communique très peu sur ses activités ou ses projets de développement.
"Ils emploient des immigrés clandestins sans papiers, sans assurance, et personne ne les contrôle. Ils travaillent les dimanches, fêtes et jours fériés et ne respectent plus le droit du travail grec. Pour la première fois, c'est la loi chinoise qui s'impose. Le pire, c'est qu'avec Le Pirée les Chinois ont une tête de pont pour s'installer dans le reste de l'Europe", s'insurge Giorgos Gogos. La Chine, septième partenaire commercial de la Grèce, espère devenir le premier d'ici à quelques années et faire de ce port un centre international de commerce. "

Suite de l'article sur tibet.fr

10 Janvier 2013

CHINE, 8 janvier 2013 ; La contestation anti-censure prend de l'ampleur.

Plusieurs célébrités chinoises et des blogueurs en vue ont apporté leur soutien à un journal victime de la censure du régime. Des centaines de manifestants sont descendus ce mardi dans la rue pour exiger le respect de la liberté d'expression.
Les prises de positions en faveur de la liberté d'expression en Chine sont de plus en plus nombreuses. Plusieurs blogueurs célèbres ainsi que des vedettes de l'empire du Milieu ont apporté ces derniers jours leur soutien aux internautes et manifestants mobilisés contre la récente censure dont a été victime un hebdomadaire réformiste.
Certaines des personnalités qui se sont exprimées évitent d'habitude d'intervenir sur des questions politiques, ce qui renforce la portée de leur message.
Ainsi l'actrice Yao Chen, qui compte 32 millions d'abonnés sur son compte de microblog Weibo, l'équivalent chinois de Twitter. La comédienne a posté une photo du logo du Nanfang Zhoumo, le journal censuré, avec la citation suivante de Soljenitsyne: "Une parole de vérité pèse plus que le monde entier". Chen Kun, un acteur suivi par 27 millions d'abonnés, a quant à lui déclaré: "Je ne vais pas mâcher mes mots, je soutiens les amis du Nanfang Zhoumo".
"Il n'y a plus de week-end dans le Sud"
Le Nanfang Zhoumo avait appelé dans un billet du Nouvel an la Chine à des réformes politiques, notamment l'adoption d'une Constitution garantissant véritablement les droits des citoyens. Cet éditorial a été profondément remanié par un responsable de la propagande de la province méridionale du Guangdong, où est basée la publication.

Cette réécriture a déclenché des réactions outrées chez les journalistes de l'hebdomadaire, ainsi que chez leurs confrères dans le pays. "Une main noire a tiré un rideau lourd et opaque, bloquant la clarté et l'air frais. Il n'y a plus de week-end dans le Sud", a écrit dans un microblog Wang Keqin, un journaliste d'investigation réputé, en référence au nom du journal censuré qui signifie "Week-end Sud".

La mobilisation a rapidement dépassé le cadre des salles de rédaction chinoises. Des milliers d'internautes ont pris fait et cause pour le journal. Ils ont exigé l'abolition de la censure, très active pour empêcher toute critique du gouvernement ou mention de la question des droits de l'Homme.

Des centaines de personnes dans la rue

Après le blocage de Twitter en Chine en 2009, plusieurs services chinois de microblogging ont fait leur apparition dans le pays. Ces réseaux sociaux ont vite connu un important succès chez les internautes chinois, dont le nombre dépasse le demi-milliard. Le microblog est devenu en Chine un moyen privilégié pour s'informer et un espace de liberté relative, alors que la presse est sous le contrôle strict des autorités.

Fait plus rare, des centaines de personnes sont descendues dans la rue lundi et ce mardi. Ils ont réclamé le respect de la Constitution qui garantit - seulement en principe - les libertés d'expression et de la presse. "Le gouvernement se sert des médias à ses propres fins", a dénoncé sur place un jeune homme de 24 ans. "Si nous ne sortons pas pour défendre ce journal, alors notre société jouira de moins en moins d'espace de liberté." Plusieurs manifestants portaient des chrysanthèmes en signe de deuil. D'autres cachaient leur visage derrière un masque du célèbre conspirateur anglais Guy Fawkes, devenu le symbole des "Anonymous", un collectif connu pour sa lutte contre les atteintes aux libertés sur Internet.

"Le gouvernement marche sur des oeufs"

"Les médias chinois sont aujourd'hui à un tournant historique. Une mobilisation sans précédent a vu le jour pour dénoncer le couperet des censeurs. Elle démontre que les journalistes chinois, déterminés collectivement, peuvent exercer une pression sur les autorités du pays", a estimé l'ONG Reporters sans frontières.

Le plus célèbre blogueur chinois, Han Han, a fait irruption dans le débat. Il a souhaité "transmettre un peu d'énergie (au Nanfang Zhoumo) pour l'aider à avancer", et a rendu hommage au journal, qui est depuis des années l'un des titres les plus audacieux face au pouvoir chinois.

Les autorités sont désormais dans une situation délicate. Un tour de vis supplémentaire reviendrait à jeter de l'huile sur le feu, selon des analystes. "Le gouvernement marche sur des oeufs. Il doit s'assurer de ne pas envenimer la situation, par exemple en arrêtant des personnes ou en licenciant", a expliqué à l'AFP Doug Young, un professeur de journalisme à l'université Fudan de Shanghai.

Avec AFP
Par LEXPRESS.fr, publié le 08/01/2013 à 15:37, mis à jour à 15:42
lien original ici
Source tibet.fr

10 Janvier 2013

Les autorités chinoises ont confisqué les téléviseurs et l’équipement satellitaire de monastères pour empêcher la circulation de l’information.

Une déclaration faite par l’agence officielle de presse du Qinghai précise que des équipes de recherche ont été envoyées dans plus de 300 monastères, à Malho, où elles ont démantelé l’équipement satellitaire et saisi des téléviseurs, qui, indique le communiqué, ont permis aux moines de se brancher sur des émissions de "lutte anti chinoise".
Les autorités locales chinoises ont également annoncé leur intention de consacrer 8,64 millions de yuans (1,6 million d’€ environ) à l’installation de 50 émetteurs leur permettant de diffuser 70 pour cent des chaînes de télévision de la Préfecture.
La déclaration, publiée en décembre, dit que pour dissuader les immolations, il convient de "guider l’opinion publique sur la question du Dalaï" et de "bloquer les informations préjudiciables venant de l’extérieur", ajoutant : "Les zones agricoles et pastorales de la préfecture se sont reliées à un certain équipement satellitaire pour regarder et écouter les programmes anti chinois de l’étranger". "A ce moment critique pour le maintien de la stabilité sociale dans la préfecture de Huangnan ... (nous devons) renforcer les mesures et mener totalement la bataille particulière contre les auto-immolations".
Lorsqu’on lui a demandé de confirmer le rapport de l’agence Reuters, le gouvernement de la Préfecture de Malho a déclaré : "Nous ne savons rien à ce sujet".

La Chine a dénoncé à plusieurs reprises le Dalaï Lama et les groupes tibétains en exil pour avoir incité à l’auto-immolation au Tibet, alors que l’Administration Centrale tibétaine s’est exprimé à plusieurs reprises contre cette pratique.

Sources : The Tibet Post International, 5 janvier 2013 et www.tibet-info.net


8 Janvier 2013

Les intellectuels chinois sortent de leur silence sur le Tibet.


ls sont une trentaine tous de l'ethnie chinoise Han, sauf un Tibétain à s'être donné rendez-vous dans un lieu secret à Pékin, le 6 décembre, pour rendre hommage aux 95 Tibétains qui se sont immolés depuis 2009, selon l'organisation International Campaign for Tibet. Au mur est épinglé un collage de leurs photos, à côté de celles de plusieurs martyrs chinois de la démocratie. Au-dessus, en grands caractères chinois, on peut lire : "prière pour la dignité et la liberté de la vie".
C'est la première fois qu'un tel événement est organisé dans les milieux de la dissidence chinoise. Hu Jia, qui y a participé et souhaite ne rien cacher de ses activités depuis sa libération de prison en 2011, espère que cela se reproduira. Il connaît tous les risques associés à une telle entreprise : "Si la police secrète est au courant, elle bloquera à coup sûr la réunion et arrêtera l'organisateur", assure le dissident.


Le silence des militants chinois pro-démocratie au sujet du Tibet est dû à la fois à de l'ignorance, de l'indifférence, des préjugés sur la question "ethnique" mais aussi, signale l'écrivain Wang Lixiong, à de la peur. "Tout est très vite effacé sur Internet. Dès qu'on parle du Tibet, on vient frapper à votre porte", souligne-t-il au sujet de la police. Auteur de plusieurs ouvrages sur le Tibet et le dalaï-lama interdits en Chine, Wang Lixiong est marié à la poétesse tibétaine Tsering Woeser. Le couple est étroitement surveillé et régulièrement assigné à résidence à Pékin.

"APPRENDRE À ÉCOUTER ET À COMPRENDRE"

Le silence collectif des Chinois a continué de se briser ce mois-ci grâce à un mini-événement éditorial : le magazine iSun Affairs, lancé en 2011, certes publié à Hongkong mais en mandarin et destiné aux milieux chinois libéraux, a fait pour la première fois sa couverture le 13 décembre sur les immolations, avec la photo de Jamphel Yeshi Tibétain qui s'est immolé en mars à New Delhi en flammes, sous le titre : "Ce Tibet qui souffre."

Chang Ping, ex-journaliste star exilé en Allemagne en 2011, y signe un long éditorial où il rappelle que, lors du soulèvement tibétain de 2008, il avait appelé ses compatriotes chinois à "abandonner leur complexe de supériorité culturelle et à apprendre à écouter et comprendre". "J'aimerais dire une fois de plus qu'il faut commencer par écouter les voix des immolés tibétains afin d'éviter les risques de conflits ethniques", écrit-il. Suit une longue enquête de Wang Lixiong sur le profil des immolés tibétains et leurs testaments.

Autre première, le New York Times, qui met en ligne une version chinoise (bloquée en Chine), a publié, le 12 décembre, une tribune de l'avocat et militant chinois Xu Zhiyong, basé à Pékin. Il y raconte son périple en octobre 2011 auprès de la famille de Nangdrol, un immolé âgé de 18 ans de la région d'Aba, à qui l'avocat a souhaité rendre hommage. Il conclut son récit par les mots suivants :

"Je suis désolé que nous, les Chinois han, soyons restés silencieux au moment où Nangdrol et d'autres Tibétains mouraient au nom de leur liberté. Nous sommes nous aussi des victimes, vivant dans un état d'aliénation, de luttes internes, de haine et de destruction. Nous avons cette terre en partage. C'est notre maison commune, notre responsabilité commune et notre rêve commun. Notre délivrance aussi devra être commune."
Source lemonde.fr


8 Janvier 2013
 

Tibet, 07 janvier 2012 : les arrestations injustes continuent.

Phayul[Monday, January 07, 2013 16:49]
lien original ici

La répression continue autour des immolations, un jeune homme tibétain a été condamné à de la prison pour avoir contacter un journaliste tibétain en exil, et deux moines ont été arrêtés par la police chinoise pour avoir prier pour un tibétain qui s'était immolé par le feu.

Yum Kyab, 25 ans, originaire de Malho (la préfecture qui édita un arrêté préfectoral punissant sévèrement toute personne ayant la moindre relation avec un auto-immolé, NdT), subit sa peine de prison dans la ville de Siling après que la Justice chinoise l'ai condamné dans le secret. La famille du jeune homme ne connaît toujours pas la durée de la peine ni si Yum Kyab se porte bien.
il avait déjà été emprisonné pour détention de photos interdites sur son téléphone portable, il s'agit de photos du Dalaï Lama et et du soulèvement tibétain de Mars 2008 (année des jeux olympiques de Pékin, NdT).
Yum Kyab était la seule personne de sa famille a gagné de l'argent. Il est sculpteur et a deux enfants, Khando Thar et Tsogo.

Quant à eux, les moines sont du monastère de Bido. [Aux yeux des chinois, leur faute est d'avoir] priés pour Wangchen Norbu.
Comme bien d'autres, Tsundu et Gendun Tsultrim, respectivement âgés de 27 et environ 30 ans, s'étaient rendu au domicile de l'immolé le lendemain du drame.

Pour le moment nous ne savons rien de plus à leur sujet.

Traduction France Tibet. http://tibet.fr

6 Janvier 2013

PARIS / PEKIN, mardi et mercredi 9 et 10 janvier 2013 : Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici rencontrera les autorités chinoises.

Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici se rendra en Chine lundi et mardi, à Pékin, où il rencontrera les autorités chinoises ainsi que des représentants de la sphère économique et "les principaux investisseurs chinois", selon un communiqué publié samedi.

M. Moscovici s'exprimera également devant les étudiants de l'université de Renmin.
"Ce déplacement vient ouvrir un dialogue économique étroit et régulier souhaité par Pierre Moscovici avec les actuelles, mais aussi, pour la première fois, avec les futures autorités chinoises", indique le communiqué. Xi Jinping et Li Keqiang, actuels numéro un et deux du régime communiste, doivent remplacer respectivement, en mars, Hu Jintao à la présidence de la République et Wen Jiabao à la tête du gouvernement.

Lors de ses entretiens, le ministre français "insistera sur l'intérêt mutuel de la Chine et de la France à rechercher des partenariats industriels équilibrés, c'est-à-dire créateur d'emplois dans les deux pays". Dans ce cadre, M. Moscovici "défendra l'attractivité de la France et les actions engagées pour renforcer (sa) compétitivité".

En 2011, sur un déficit commercial français total de 70 milliards d'euros, la Chine a représenté 27 milliards, soit 38%, selon Bercy. Lors de ce déplacement, le ministre sera accompagné par des représentants de l'Agence française pour les investissements internationaux (Afii), de la Caisse des dépôts et de Paris Europlace.
Source http://tibet.fr

6 Janvier 2013

"Neige", de Pema Tseden.
"Neige", de Pema Tseden

Il faut encore une fois saluer le travail de Françoise Robin qui, avec une persévérance digne d’éloge, s’emploie à nous donner accès à la littérature tibétaine contemporaine.
Dernière traduction en date, avec le concours de Brigitte Duzan pour les textes en langue chinoise, "Neige" est un recueil de sept nouvelles écrites par Pema Tseden de 1994 à 2011. L’auteur est un écrivain reconnu, aussi bien pour ses ouvrages écrits en mandarin qu’en tibétain, et comme beaucoup de membres de sa génération, manie aussi bien les deux langues. Mais il est encore plus connu pour son œuvre cinématographique, dont le dernier titre "old dog" a été présenté et primé dans de nombreux festivals internationaux.
"Neige" est un livre attachant. Talent narratif, dessin des personnages, émotion, retenue du récit, en sont les principales qualités.

Dans les années ’80, suivre les enseignements de maitres tibétains passait pour une coquetterie exotique et vaine. "C’est une pensée pour Orientaux", entendait-on. De même, il n’est pas rare de voir la culture tibétaine affublée, notamment par les Chinois, de qualificatifs de "folklorique" ou "exotique".
C’est gravement se méprendre sur le caractère universel de cette culture.
Certes elle affirme sa spécificité, par son cadre, voire même le déroulé narratif, la psychologie de ses personnages, l’évocation de traditions culturelles.
Mais ce qui ressort est d’une autre dimension, plus complexe, qui nous rend les personnages proches, bien au-delà de leur différence.

Certains amis du Tibet pourront, à juste titre se poser la question de la possibilité d’une création littéraire dans les conditions politiques et sociales du Tibet d’aujourd’hui.
C’est précisément toute la richesse de l’œuvre de Pema Tseden que de nous décrire ce Tibet partagé entre l’influence grandissante de la Chine et la persistance d’une identité qui tente de survivre sans s’enfermer dans la seule tradition. On pense aux grands auteurs de la littérature maghrébine, souvent en langue française, que furent Kateb Yacine ou Mouloud Feraoun.
C’est ici au lecteur à faire preuve de discernement et de comprendre toute l’ironie de "petite natte" récitant par cœur et d’une seule traite le "servir le peuple" de Mao devant des apparachiks stupéfaits et admiratifs. De même comment faut-il comprendre la transparence absolue du corps des deux "Neige", le garçon et la fille, qui ne cache rien du fonctionnement de leurs organes. Ou encore la lente recherche d’Akhu Thöpa ou l’on voit se dessiner une personnalité multiple, au fur et à mesure des témoignages.
La destruction des stéréotypes, finalement, est le plus sûr moyen de s’approcher et probablement d’aider une culture en mutation. Et c’est aussi la garantie d’un vrai plaisir de lecture.

"Neige", Pema Tseden, Editions Philippe Picquier
175p. 17€50.
ISBN 2.8097.0392.4
Sortie le 4 janvier 2013

Source www.tibet-info.net et traduction Françoise Robin et Brigitte Duzan.


5 Janvier 2013

FRENCH TRANSLATION OF THE TIBETAN PROCLAMATION OF INDEPENDENCE
Reclaim History: 100th Anniversary of 1913
Source: Students for a free Tibet

"Moi, le Dalaï Lama, le plus omniscient détenteur de la foi bouddhiste, dont le titre fut conféré selon les ordres du seigneur Bouddha de la glorieuse terre de l’Inde, je vous parle ainsi:
Je m’adresse à toute la population tibétaine. Le seigneur Bouddha, du glorieux pays de l’Inde, a prophétisé que les réincarnations d’Avalokiteshvara, à travers une succession de dirigeants à partir des premiers rois de la religion jusqu’à aujourd’hui, veilleraient au bien-être du Tibet. Du temps de Gengis Khan et d’Altan Khan, des Mongols, de la dynastie Ming des Chinois et de la dynastie Qing des Mandchous, le Tibet et la Chine ont coopéré sur la base de la relation prêtre et protecteur. Il y a quelques années, les autorités chinoises au Sichuan et au Yunnan se sont efforcées de coloniser notre pays. Elles amenèrent un grand nombre de troupes à l’intérieur du Tibet sous le prétexte d’assurer la police du commerce. Par conséquent, j’ai quitté Lhassa avec mes ministres pour la frontière indo-tibétaine, dans l'espoir de clarifier à l'empereur mandchou par télégraphe que la relation existant entre le Tibet et la Chine avait été celle de prêtre et protecteur, qu’elle n’avait pas été fondée sur la subordination de l’un à l’autre. Il n’y avait d’autre choix pour moi que de franchir la frontière, car les troupes chinoises me suivaient avec l’intention de me prendre mort ou vif.
A mon arrivée en Inde, j’ai envoyé plusieurs télégrammes à l’empereur mais sa réponse à mes demandes fut retardée par des fonctionnaires corrompus à Pékin. Pendant ce temps, l’empire mandchou s’est effondré. Les Tibétains furent encouragés à expulser les Chinois du Tibet central. De même, je revenais sans dommage vers mon pays légitime et sacré, et maintenant je suis en train de chasser les restes des troupes chinoises du Do Kham au Tibet Oriental. Maintenant, l’intention chinoise de coloniser le Tibet, grâce à la relation prêtre et protecteur, s’est évanouie comme un arc en ciel dans l’espace. Ayant une fois encore pour nous une période de bonheur et de paix, j’assigne dorénavant à chacun d’entre vous les devoirs suivants à accomplir sans la moindre négligence :
1. La paix et le bonheur dans le monde ne peuvent être maintenus qu’en sauvegardant le bouddhisme. Ainsi, il est essentiel de sauvegarder toutes les institutions bouddhiques du Tibet, tels les sanctuaires de Jokhang et de Ramoché, Samyé et Tradoug au Tibet méridional …
2. Les différentes écoles bouddhistes au Tibet doivent être gardées dans leurs formes pures et distinctes. Il faut enseigner, apprendre et méditer le bouddhisme de façon adéquat. A l’exception de certaines personnes désignées, l’administration des monastères est interdite de commerce, de prêts d’argent, de toute affaire liée au cheptel et/ou à l’assujettissement de sujets d’autrui.
3. Lors de la perception d’impôts ou lorsqu’ils traitent avec les citoyens, les fonctionnaires civils et militaires du gouvernement tibétain doivent accomplir leurs devoirs de manière équitable et honnête, pour le bénéficie du gouvernement, sans nuire aux intérêts des sujets-citoyens. Quelques-uns des officiels du gouvernement en poste au Ngari Korsoum au Tibet occidental, et au Do Kham au Tibet oriental, contraignent leurs sujets-citoyens à acheter les marchandises à un prix élevé et ont imposé des droits de transport excédant la limite autorisée par le gouvernement. Des maisons, des propriétés et des terres appartenant à leurs sujets-citoyens ont été confisquées sous le prétexte d’entorses mineures faites à la loi. Divers châtiments physiques sont bannis : ainsi, l’amputation de membres était pratiquée en guise de punition. Dorénavant, des traitements aussi sévères sont interdits.
4. Le Tibet est un pays riche en ressources naturelles, mais n’est pas aussi avancé scientifiquement que d’autres pays. Nous sommes une petite nation religieuse et indépendante. Pour demeurer dans la course, il nous faut défendre notre pays. En regard des invasions étrangères passées, notre peuple peut avoir à faire face à certaines difficultés dont il ne doit pas faire cas. Afin de sauvegarder et de maintenir l’indépendance de notre pays, tout un chacun doit travailler dur. Nos sujets-citoyens résidant à proximité des frontières doivent être en alerte et tenir le gouvernement informé de tout développement suspect par des messagers spéciaux. Nos sujets ne doivent pas créer d’affrontements majeurs à cause d’incidents mineurs.
5. Bien que faiblement peuplé, le Tibet est un grand pays (en superficie). Certains fonctionnaires et propriétaires fonciers font jalousement obstruction à d’autres désireux de développer des terres vacantes, même si eux n’en font pas autant. Ceux qui manifestent pareilles intentions sont les ennemis de l’Etat et de notre progrès. À partir de maintenant, nul n’a le droit de faire obstacle à quiconque souhaite cultiver des terres vacantes. Les impôts fonciers ne seront pas collectés avant que trois ans auront passé, après quoi le cultivateur terrien aura à payer des impôts au gouvernement et au seigneur tenancier tous les ans, en proportion du fermage. La terre appartiendra au cultivateur. Vos devoirs vis-à-vis du gouvernement et du peuple auront été accomplis quand vous aurez exécuté tout ce que j’ai dit ici. Cette missive doit être affichée et proclamée dans chaque district du Tibet, et une copie doit-être gardée dans les registres des bureaux de chaque district.
Palais du Potala,
Sceau du Dalaï Lama "

5 Janvier 2013

“Disparition” de trois moines tibétains.

Trois moines tibétains, Sungrab Gyatso, Yeshi Sangpo et Draksang, n’ont donné aucun signe de vie depuis leur placement en détention début décembre 2012, par les autorités chinoises, qui leur reprochent d’avoir transmis des informations sur une manifestation. Un policier et militant pro-démocratie, a quant à lui été condamné à 14 ans de prison.

“ Cette condamnation et ces mises au secret constituent des mesures radicales mais pourtant régulièrement employées envers des défenseurs des droits de l’homme engagés dans la diffusion d’informations que le régime cherche à étouffer. Reporters sans frontières s’indigne de cette pratique, qui prouve bien qu’au delà de censurer les paroles de liberté et de justice, la République populaire de Chine continue de s’en prendre aux voix qui les portent”, a indiqué l’organisation. “Nous réclamons la libération immédiate des trois moines, Sungrab Gyatso, Yeshi Sangpo et Draksang ainsi que du policier Wang Dengchao, et l’abandon définitive des charges qui pèsent à leur encontre”.

Selon le Tibetan Center for Human Rights and Democracy, la police du comté de Chabcha (Ch:Gonghe), situé dans la province du Qinghai, aurait placé les trois moines en détention pour avoir partagé des informations sur la manifestation étudiante du 26 novembre dernier à Chabcha. Les arrestations et condamnations de moines qui ont relayé des informations sur des immolations ou manifestations se sont multipliées ces derniers mois.

Depuis son arrestation, le 1er décembre dernier, par des officiers du Bureau de Sécurité Publique, aucune information n’a été donnée sur les conditions ni même sur le lieu de détention de Sungrab Gyatso.

Les deux autres moines, Yeshi Sangpo, 37 ans, et Draksang, 26 ans, ont eu aussi disparu, le 3 décembre, après s’être rendus pour un interrogatoire au bureau du gouvernement local. La nuit du 2 décembre, un groupe de policiers issus de la Police Armée du Peuple (PAP) s’était rendu au monastère de Khyamru pour procéder à leur arrestation. Mais des moines présents à l’intérieur avaient refusé d’ouvrir les portes, que la PAP avait par la suite verrouillées de l’extérieur. Le lendemain matin, à l’heure de la prière, la PAP a refusé l’accès du monastère aux autres moines, leur suggérant d’adresser leurs plaintes au bureau du gouvernement local. Rapidement, 150 moines se sont mis en route, mais ont été stoppés par des Tibétains craignant une escalade de la violence. Plus tard, un groupe des forces armées spéciales, accompagné d’officiels du régime, s’est rendu sur place. Selon des témoins, ils auraient indiqué détenir une liste de 10 Tibétains en instance d’incarcération, mais ne vouloir pour l’heure qu’uniquement s’entretenir avec Yeshi Sangpo et Draksang. Leurs lieux et conditions de détention demeurent aujourd’hui inconnus.

Dans la ville de Shenzhen, située dans la province du Guangdong, Wang Dengchao (王登朝), un policier de 38 ans, vient d’être condamné à 14 ans de prison. Incarcéré depuis le mois de mars dernier, il est officiellement accusé de “détournement de fonds” et de “crime d’entrave aux affaires officielles”. Il entretenait des liens étroits avec plusieurs blogueurs dissisents, et se rendait régulièrement sur des forums où il postait des messages promouvant la démocratie et dénonçant les systèmes judiciaire et politique chinois.

Photo : Cercueils de moines immolés durant les protestations de février 2012 - Diptendu Dutta (AFP)

Source http://fr.rsf.org/chine-disparition-de-trois-moines-04-01-2013%2C43857.html


4 Janvier 2013

Malgré la sécurité renforcée, une journaliste canadienne réussit à tourner une vidéo au Tibet.

Une journaliste canadienne a été en mesure d’accéder au Tibet alors que la vague d’auto-immolations [1] a conduit à une sécurité renforcée pour empêcher de nouvelles manifestations et la transmission de nouvelles.

La journaliste de la chaîne "Canadian Broadcasting Channel", Catherine Mercier, et son équipe ont rassemblé des images précieuses et des entretiens [2] avec les Tibétains locaux, diffusés le 21 décembre 2012.
Pendant le rapportage, une Tibétaine anonyme, dont le visage était brouillé par crainte de représailles, a déclaré : "Nous serons heureux si le Dalaï lama revient".

"Ce n’est pas une histoire facile à raconter", a déclaré Catherine Mercier dans son reportage.
"La police chinoise est présente ici et nous avons dû nous cacher la plupart du temps. Les gens sont réticents à nous parler car le châtiment est terrible".
"Au monastère de Labrang, les gens ne sont pas prêts à parler devant la caméra, mais hors caméra, ils nous ont dit qu’ils continueront à manifester".
"Habitués à des difficultés extrêmes, ils sont prêts à tout sacrifier, y compris leur vie", a-t-elle conclu.

Sources : The Tibet Post International, 24 décembre 2012 et www.tibet-info.net

[1] Voir l’article et la carte récapitulative des immolations.

[2] Voir la vidéo (attention : des images peuvent choquer)


3 Janvier 2013

Un documentaire des autorités chinoises sur les immolations.

La Chine a intensifié sa propagande sur les immolations au Tibet, avec la sortie d’un documentaire qui prétend "révéler la vérité" sur les manifestations.

Selon Xinhua, l’agence de presse officielle chinoise, le documentaire intitulé "Sur l’auto-immolation dans les régions tibétaines de Ngaba " a été diffusé sur CCTV-4, chaîne internationale destinée aux téléspectateurs d’outre-mer de langue chinoise dans la nuit du dimanche 23 décembre 2012. Le documentaire a été diffusé plus tard, le lundi 24, sur les chaînes de CCTV en anglais, espagnol, français, arabe et russe.

Selon Xinhua, le documentaire contient des entretiens avec les "cerveaux" et "victimes" des immolations et allègue en outre que les moines de la région ont "agi sur ordres envoyés depuis l’étranger".
"Le documentaire indique également que la clique du dalaï ( "clique du dalai" : terme péjoratif généralement utilisé par les autorités chinoises pour désigner le Dalaï Lama et/ou l’Administration Centrale Tibétaine, en exil) a orchestré les immolations dans le but de diviser la Chine", rapporte l’article.

Ces dernières semaines, les journaux chinois gérés par l’État ont consacré un nombre croissant d’éditoriaux, de témoignages et d’articles d’opinion provenant "d’experts" du Tibet, qui visent tous à renforcer la ligne officielle de Pékin afin de rejeter la responsabilité de la crise au Tibet sur les Tibétains en exil.

Le Ministère des Affaires étrangères de la Chine a maintes fois exprimé son opposition et son mécontentement vis-à–vis des appels internationaux à répondre aux doléances du peuple tibétain, les qualifiant "d’intervention grossière dans les affaires intérieures de la Chine".

Plus tôt, le 10 décembre 2012, l’Administration Centrale Tibétaine, basée à Dharamsala, a demandé à Pékin de prouver ses allégations après que les autorités ont arrêté un moine et son neveu et les ont accusés d’être les instigateurs des immolations de huit Tibétains sur les instructions du Dalaï Lama.
"Si la Chine souhaite sincèrement mettre fin aux immolations, au lieu de recourir à un jeu de rejet de la responsabilité, elle devrait permettre un accès sans entrave aux instances internationales dans les régions tibétaines afin d’enquêter sur les causes profondes de ces immolations", dit Sikyong Dr Lobsang Sangay, chef élu du peuple tibétain.

En dépit des appels internationaux répétés à la retenue et au réexamen de ses politiques, la Chine a durci sa position par rapport aux manifestations d’auto-immolation et a annoncé des mesures plus strictes, notamment des accusations de meurtre contre toute personne surprise en train d’aider ou inciter à l’auto-immolation et des récompenses en espèces pour des "révélations sur ces crimes" liées aux manifestations.

La Chine continue de couper le Tibet du reste du monde, alors que la demande internationale à l’accès diplomatique et à la visite de médias étrangers s’est développée au cours des dernières semaines. L’Organisation des Nations Unies, l’Union européenne, les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada ont critiqué la politique chinoise pour l’aggravation de la situation au Tibet et ont exhorté Pékin à autoriser les visites pour enquête dans la région.

Le Dalaï Lama a demandé à plusieurs reprises une "enquête sérieuse" sur les immolations et a constaté que ces manifestations étaient un symptôme de problèmes que les Tibétains n’ont pas créés.

Sources : Phayul, 26 décembre 2012 et www.tibet-info.net


 

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