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28 Novembre 2013

Les Tibétains en exil demandent la libération de Tulku Tenizn Delek, un documentaire est lancé

 

DHARAMSHALA, 25 novembre : Les Tibétains en exil ont pressé la communauté internationale d’agir pour la libération du lama Tibétain de 63 ans, Tulku Tenzin Delek, qui purge actuellement une peine de prison à perpétuité dans une prison chinoise. Tulku et son disciple Lobsang Dhondup ont été condamnés suite à une série d’attentats à la bombe à Kardze.

Un documentaire de 30 minutes sur Tulku, « les temps intrépides de Tulku Tenzin Delek » a été diffusé lors d’un modeste rassemblement auquel ont assisté le député locuteur du parlement tibétain Khenpo Sonam Tenphel, et des membres du Comité pour Tulku Tenzin Delek Rinpoche.

« Bien que la Chine soit d’accord pour promouvoir les droits de l’homme comme demandé par le UNHRC, il nous appartient de voir comment elle y parviendra. Tulku Tenzin Delek n’a rien fait contre la loi chinoise mais il est maintenant en prison depuis plus de 10 ans » dit le député.

Selon le Comité pour Tulku Tenzin Delek Rinpoche, composé de personnes qui l’ont connu, Tulku a demandé à ses disciples et soutiens de continuer à travailler pour sa libération.

« Adressez-vous aux autorités autant que vous le pouvez. Il y a des gens qui font appel pour moi, des gens qui parlent de ma condition qui se détériore. S’il y avait une possibilité de tomber alors je serais déjà tombé. Faites appel et faites campagne, tout ce que vous pouvez » a dit Tulku Tenzin Delek à ses disciples lors d’une visite en prison le 6 novembre.

Tulku Tenzin Delek est un chef religieux hautement vénéré et un franc admirateur et disciple du chef spirituel tibétain en exil le Dalai Lama. Après une série d’explosions en 2002 dans la région du Tibet oriental, les autorités chinoises ont accusé Tulku ainsi que Lobsang Dhondup d’avoir orchestré les attentats.

Lobsang Dhondup a été exécuté sur le champ, après un procès à huis clos, alors que Tulku était également condamné à mort avec un sursis de 2ans. La peine a ensuite été commuée en prison à perpétuité le 26 janvier 2005, après un tollé international. En 2011, des rapports ont révélé que Tulku souffrait d’une maladie cardiaque.

Tulku Tenzin Delek a travaillé pour le bien-être des Tibétains du Tibet oriental. Ses initiatives comprenaient l’amélioration de la santé, de l’éducation et des institutions religieuses. Tulku était aussi un ardent défenseur de l’environnement et avait plaidé pour la conservation de l’environnement face à l’exploitation effrenée des zones tibétaines par la Chine.

version orginale : http://www.phayul.com/news/article....

http://www.tibetan.fr/?Les-Tibetains-en-exil-demandent-la

 

28 Novembre 2013

Zamthang – Un moine Tibétain condamné à 4 ans et demi de prison

DHARAMSHALA, 23 novembre – Selon une source tibétaine en exil, un tribunal chinois du comté tibétain de Zamthang dans la préfecture de Ngaba a condamné un moine Tibétain à 4 ans et demi de prison pour « activités séparatistes ».

Hortsang Tamdin, le moine strict en matière de discipline du monastère de Jonang à Zamthang, a été arrêté le 24 avril dernier pendant la prière annuelle du monastère. Fondé au 13ème siècle, Jonang est une école du bouddhisme tibétain distinct des 4 grandes traditions Gelug, Nyingma, Sakya et Kagyu.

Tamdin a soit disant dirigé des prières et des rituels funéraires pour des immolés Tibétains, dit la source, ajoutant qu’il avait aussi publiquement loué les Tibétains pour la notion d’unité dans les 3 provinces historiques du Tibet. Il les a qualifiés de « grands fils et filles du pays des neiges ».

Tamdin dirigeait une activité bénévole qui fournit de l’assistance financière aux pauvres, aux malades et aux handicapés des environs de Zamthang. Il a souvent voyagé en Chine où plusieurs donateurs l’avaient aidé dans ses missions de bienfaisance.

Selon la même source, il a été accusé d’inciter les foules aux activités « séparatistes » et aussi de « soutenir l’indépendance du Tibet ».

Les autorités chinoises attisent souvent les adeptes du Jonang contre le chef Tibétain en exil le Dalai Lama, disant que Pékin leur donne une meilleure représentation que le gouvernement « séparatiste » en exil.

On ne sait pas dans quel centre de détention ou dans quelle prison Tamdin est actuellement détenu.

version originale : http://www.phayul.com/news/article....

http://www.tibetan.fr/?Zamthang-Un-moine-Tibetain


26 Novembre 2013

Le bouddhisme daté pour la première fois par des archéologues

Des fouilles réalisées à Lumbini, au Népal, sur le lieu de la naissance présumée de Bouddha, ont permis de conclure que la religion bouddhiste y est bien née au VIe siècle avant J.-C.

La découverte de vestiges d'une structure jusqu'alors inconnue sur le site de la naissance de Bouddha, au Népal, a permis pour la première fois de dater scientifiquement sa vie, ainsi que le moment où le bouddhisme a émergé. Des fouilles réalisées sous le temple Maya Devi, à Lumbini, haut-lieu de pèlerinage bouddhiste, ont permis de mettre au jour les vestiges d'une structure de bois. Cette dernière "a scientifiquement pu être datée du VIe siècle avant J.-C.", grâce à des analyses au carbone 14 et par luminescence, a annoncé lundi 25 novembre l'archéologue Robin Coningham, de l'université britannique de Durham.

Cette "découverte majeure" apporte de "nouveaux éléments à un très vieux débat" sur la datation de la vie du Bouddha. Celle-ci n'est connue que par la tradition orale ou via des textes postérieurs à sa vie, qui datent sa naissance au IV ou au VIe siècle avant notre ère. Toutes les traditions font mourir, à l'âge de 80 ans, Bouddha,"l'être éveillé" qui quitte le sommeil de l'ignorance en renonçant aux biens matériels.

Au départ, il y avait bien un arbre

Après trois ans de fouilles et d'analyses, "nous avons la preuve du plus ancien sanctuaire bouddhiste au monde, et la preuve manifeste que ce sanctuaire était consacré autour d'un arbre", affirme l'archéologue. Selon la tradition bouddhiste, Siddharta Gautama, devenu ensuite Bouddha, est né à Lumbini alors que sa mère enceinte, la reine Maya, était en chemin pour se rendre chez ses parents. Elle aurait attrapé les branches d'un arbre au moment de l'accouchement.

Jusqu'à présent, la plus ancienne structure relative au bouddhisme à Lumbini datait du IIIe siècle avant J.-C., au moment où cette religion se répandait sous la protection de l'empereur indien Ashoka. "La continuité très directe qu'illustrent les vestiges de Lumbini reflète le développement du bouddhisme qui a débuté comme un culte local pour se répandre de par le monde", affirment les chercheurs. Aujourd'hui, la religion bouddhiste compte quelque 500 millions de fidèles dans le monde.

http://www.francetvinfo.fr/monde/asie/le-bouddhisme-date-pour-la-premiere-fois-par-des-archeologues_467600.html


25 Novembre 2013

Il est difficile de demander aux immolés de faire autrement : Dalai Lama

DHARAMSHALA, 21 novembre : Le chef spiritual tibétain, le Dalai Lama, a déclaré mercredi que les immolations au Tibet sont une chose triste et qu’il est difficile pour lui de les dissuader. « Je ne peux pas leur demander de faire autrement car je n’a rien à leur offrir » dit le chef tibétain actuellement en tournée au Japon dans son discours devant les 150 législateurs japonais.

Le Nobel 1989 dit que ces évènements sont tristes et qu’ils sont un signe de protestation contre les grandes difficultés rencontrées. « Ces gens sont préparés à abandonner leur vie, ce n’est pas parce qu’ils ont bu ou qu’ils ont des problèmes familiaux ».

Il a appelé les autorités chinoises à enquêter précisément sur la situation pour déterminer les raisons qui ont conduit tant de Tibétains à choisir cette voie.

Depuis 2009, 123 Tibétains se sont immolés au Tibet pour protester contre l’occupation chinoise du Tibet et sa ligne politique dure.

Le leader Tibétain a été invité par les chefs de tous les groupes parlementaires du Japon au National Diet Building de Tokyo. Eriko Yamatani, directeur du Comité des 8 partis politiques et le doyen des parlementaires Takeo Hiranuma ont escorté le leader Tibétain.

Le chef spirituel tibétain a également exprimé sa tristesse à propos de la violence entre musulmans et bouddhistes en Birmanie. « J’ai demandé aux moines bouddhistes là-bas, quand un conflit éclate, de se souvenir du visage du Bouddha. Je suis convaincu que si le Bouddha était là, il offrirait la protection à ces musulmans qui sont menacés ».

http://www.tibetan.fr/?Il-est-difficile-de-demander-aux


25 Novembre 2013

Le Dalai Lama défend le drapeau tibétain au cours d’une rencontre avec des juristes japonais

Le chef spiritual tibétain, le Dalai Lama, a contre-attaqué après les revendications de la Chine à propos de l’utilisation du drapeau tibétain en tant que tentative de séparation du Tibet de la Chine, disant que Mao Zedong lui avait donné son accord personnel pour que le drapeau soit conservé et arboré.

Le Dalai Lama a pris la défense du drapeau tibétain alors qu’il était sur le point de quitter le National Diet Building de Tokyo après avoir parlé au groupe interparlementaires japonais mercredi, selon un compte-rendu sur son site officiel.

Se levant pour partir, le Dalai Lama dont l’attention a été captée par le drapeau tibétain mis en place à côté de sa table, a dit qu’il voudrait raconter une histoire aux juristes japonais. Au cours d’une de ses rencontres avec le président Mao Zedong à Pékin en 1954, Mao a lui demandé s’il avait un drapeau tibétain avec lui. Lorsqu’il a répondu avec prudence par l’affirmative, Mao a rétorqué : « Bien, vous devez le hisser à côté du drapeau national ».

« C’est pourquoi, aujourd’hui, malgré les partisans de la ligne dure à Pékin qui affirment que le drapeau tibétain est un symbole “séparatiste”, Sa Sainteté a le sentiment d’avoir l’autorisation personnelle de Mao de le garder et de l’arborer » dit le rapport.

Le Dalai Lama a fui le Tibet après l’échec d’une une tentative de soulèvement contre la domination chinoise en 1959. Il a ensuite fondé un gouvernement en exil après s’être vu offrir l’asile en Inde. Depuis, il est l’image et le symbole de la lutte tibétaine pour la liberté.

Bien qu’il réfute constamment chercher l’indépendance du Tibet, le Dalai Lama continue d’être diffamé par les dirigeants chinois, qui le qualifient de « séparatiste » et de « loup dans des habits de moine ».

Symbole

La remarque du Dalai Lama à Tokyo a fait suite à plusieurs rapports ces dernières semaines faisant état de Tibétains résistant à des campagnes de Pékin qui leur ordonne de hisser le drapeau chinois sur leurs maisons, sur les monastères, ou sur les centres communautaires fondés par le gouvernement.

Des semaines de protestions le mois dernier dans le comté de Driru (en chinois Biru), dans la Région Autonome du Tibet, par des villageois qui refusaient de hisser les drapeaux et les ont jetés dans la rivière, ont déclenché des mesures de répression au cours desquelles la police à tiré sur des foules non armées.

Le drapeau tibétain était un symbole militaire au Tibet, introduit par le 13ème Dalai Lama en 1912 et utilisé comme tel jusqu’en 1959. Il aurait été dessiné avec l’aide d’un prêtre japonais.

Le drapeau continue à être utilisé par les Tibétains et les groupes en exil comme une bannière pour la recherche d’une plus grande liberté.

Des manifestations sporadiques défiant la domination de Pékin continuent d’avoir lieu dans les régions de peuplement tibétain de Chine depuis que de grandes protestations ont balayé la région en 2008.

Selon le compte-rendu sur le site web du Dalai Lama, il n’a eu le temps de répondre qu’à une question lors de la rencontre avec les juristes japonais et elle portait sur les protestations par auto-immolation des Tibétains contre la domination chinoise.

Le Dalai Lama a répondu que les protestations par le feu étaient « tristes ». Il a dit qu’en raison des « grandes difficultés » rencontrées par les Tibétains, « ces gens sont préparés à abandonner leur vie ».

“Ce n’est pas parce qu’ils ont bu ou qu’ils ont des problèmes familiaux” a t’il dit en réponse aux revendications des autorités chinoises.

Le Dalai Lama a dit qu’il lui était difficile de demander aux Tibétains d’ « agir autrement » car il n’avait « rien à leur offrir ». "C’est aux autorités chinoises d’enquêter en profondeur sur la situation afin de déterminer pourquoi tant de personnes au Tibet ont choisi cette voie ».

Il a dit qu’il était triste que parmi ceux qui avaient choisi de s’immoler figuraient de jeunes mères de famille.

123 Tibétains en Chine se sont immolés en signe de protestation, demandant la liberté au Tibet.

La dernière immolation date du 11 novembre, dans le comté de Pema (Banma) dans la province du Qinghai, Préfecture tibétaine autonome de Golog (Guoluo).

Service tibétain de RFA. Ecrit en anglais par Parameswaran Ponnudurai.

http://www.tibetan.fr/?Le-Dalai-Lama-defend-le-drapeau


25 Novembre 2013

La réunion annuelle inter-associative - Mardi 10 Dec 2013

La réunion annuelle inter-associative, en présence de Mr Ngodup Dorjee, représentant de Sa Sainteté le Dalaï Lama à Bruxelles et d’un membre du Kashag, se tiendra le :

Mardi 10 décembre 2013

Salle Olympe de Gouges (entrée libre)

15 rue Merlin

75011 Paris

14 h 00 à 16 h 30 – Réunion – débat, questions/réponses

17 h 00 – Célébration de 24eme anniversaire de la remise du prix Nobel de la Paix décerné au S.S. le DalaÏ Lama en décembre 1989 animée par un spectacle de chants, danses … :

Entree libre à 17 heure

Organisateur :

Bureau du Tibet

Communauté tibétaine en France

Si vous êtes intéressés, merci de vous inscrire (pour La reunion) :

Tsering Dhondup 01 46 56 54 53 tibetoffice@orange.fr

ou Christiane tibetparis5@yahoo.fr

Secretary Bureau du Tibet 84 Boulevard, Adolphe Pinard 75014 PARIS

http://www.tibetan.fr/?La-reunion-annuelle-inter


25 Novembre 2013

Pourquoi le bouddhisme nous attire - Frédéric Lenoir

Le bouddhisme et les Français 

En Occident, la France est le pays où le bouddhisme a pris l’essor le plus spectaculaire. Pourtant, si le nombre de ses sympathisants ne cesse de croître, ses pratiquants se limitent à quelques milliers. Un des nombreux paradoxes que tente d’expliquer Frédéric Lenoir dans son livre, Le Bouddhisme en France (Fayard). Son enquête – sans doute la plus fouillée menée auprès de tous ceux que touche le bouddhisme – a nécessité sept ans de travail. Au cœur de sa réflexion : les individus. D’où viennent-ils ? Pourquoi le sourire du Bouddha les a-t-il séduits ? Quels bénéfices tirent-ils de leur pratique ? Le bouddhisme peut rénover en profondeur nos systèmes de croyances, explique l’auteur. 

Psychologies : Peut-on mesurer l’ampleur prise par le bouddhisme en France, ainsi que le nombre réel de pratiquants et sympathisants ? 

Frédéric Lenoir : Si l’on excepte les deux à trois cent mille réfugiés du Sud-Est asiatique, c’est très difficile. La première chose à faire est d’établir diverses catégories de personnes plus ou moins impliquées dans le bouddhisme. J’ai donc été amené à distinguer sept grandes familles de bouddhistes français par ordre d’implication croissante. Les " sympathisants " représentent, d’après le sondage le plus récent, environ cinq millions de personnes. Ce sont, pour la plupart, des gens qui s’intéressent au bouddhisme, se sentent en affinité avec le dalaï-lama ou tel aspect des enseignements du Bouddha, mais ne sont pas impliqués dans une pratique. 

Ensuite, ce que j’appelle les " proches " représentent entre cent et cent cinquante mille personnes à travers trois groupes très divers : les chrétiens qui pratiquent la méditation zen dans un contexte explicitement chrétien ; les bricoleurs spirituels qui ont appris à méditer, mais qui font leur propre religion en kit sans se sentir engagés dans le bouddhisme ; des intellectuels, le plus souvent agnostiques, qui se sentent très proches de la philosophie bouddhiste. 

Enfin, il y a la catégorie des gens les plus impliqués et qui fréquentent les centres de méditation, que j’appelle les " pratiquants ". On peut les classer en trois catégories : les distants, les fidèles et les assidus. Ils représentent au total entre dix et quinze mille personnes en France, ce qui est finalement très peu. 

Vu le petit nombre de pratiquants réels, ne peut-on parler d’une aura plus que d’une implantation du bouddhisme ? Pourquoi jouit-il d’une si bonne image en France ? 

Il y a effectivement une distorsion spectaculaire entre sa notoriété et le nombre d’individus qu’il touche en profondeur. Cet écart tient beaucoup à la médiatisation survenue en France depuis 1993. Les médias se sont emparés du bouddhisme, qui progressait discrètement dans l’Hexagone depuis une trentaine d’années, le présentant comme une sorte de sympathique alternative au catholicisme intolérant du pape et à l’intégrisme religieux qui inquiète. Cela dit, les raisons de l’intérêt croissant des Français pour le message du Bouddha n’est pas sans fondement. Il apparaît ainsi à beaucoup, à l’inverse du catholicisme, comme parfaitement compatible avec le monde moderne. 

En quoi le bouddhisme, pourtant plus ancien que le catholicisme, est-il si moderne ? 

Cette image de modernité tient à plusieurs facteurs. Tout d’abord le caractère non dogmatique des enseignements du Bouddha, lequel affirmait que chacun de ses disciples ne doit suivre ses préceptes qu’après les avoir lui-même éprouvés. L’expérience individuelle est donc au cœur du bouddhisme. A l’inverse, le catholicisme apparaît comme un discours dogmatique sur ce qu’il faut croire et ne pas croire, faire et ne pas faire. 
D’autre part, la philosophie et les techniques du bouddhisme élaborées au cours des siècles, notamment dans la tradition tibétaine, intéressent des scientifiques qui travaillent sur l’esprit humain ou des psychologues qui travaillent sur les émotions. Le bouddhisme constitue une véritable science du sujet qui n’existe pas en Occident. Les Occidentaux ont privilégié l’action sur le monde et la connaissance des phénomènes extérieurs, tandis que les sages bouddhistes ont appris à observer, dans une démarche quasi scientifique, l’esprit, la psychologie, le corps humain. En ce domaine, ils ont beaucoup à nous apprendre. 

L’image personnelle du dalaï-lama explique-t-elle aussi l’intérêt pour le bouddhisme ? 

Bien évidemment. Depuis qu’il a reçu le prix Nobel de la paix en 1989, le chef exilé des Tibétains a acquis une formidable notoriété en Occident, qui tient sans doute avant tout à son statut de représentant d’un peuple pacifique victime d’un terrible génocide, mais aussi à son charisme personnel et à son discours particulièrement ouvert et tolérant qui en fait une sorte d’" antipape ". Bien qu’il ne soit que le représentant du bouddhisme tibétain, il est devenu, dans l’esprit des Occidentaux, le porte-parole de l’ensemble du monde bouddhiste, pourtant d’une extrême diversité. 

Pour quelles raisons vient-on au bouddhisme ? Pour quels bénéfices y reste-t-on ? 

J’ai posé la question à plus de neuf cents pratiquants du bouddhisme zen et tibétain dans un questionnaire. Les résultats font apparaître six facteurs d’attraction : les valeurs – compassion, liberté, respect de la vie, non-violence, tolérance – arrivent en tête (28 %). Viennent ensuite les bénéfices de la pratique (20 %) – travail sur le corps et les émotions, aide psychologique, sérénité. Les réponses ayant trait à la rationalité et au pragmatisme – religion sans Dieu ni dogme, place centrale de l’expérience, appui sur la raison – suivent de près (18 %). La philosophie et la doctrine – impermanence, karma (loi universelle de causalité selon laquelle chaque acte produit un effet. 

Appliquée au plan de la destinée individuelle, elle stipule que certains événements de la vie présente sont des effets d’actes commis dans des vies antérieures), réincarnation, interdépendance, etc. – arrivent en quatrième position (14 %), avant le caractère traditionnel et ancien du bouddhisme, qui rassure et séduit par la présence de maîtres spirituels expérimentés (13 %). Enfin, le côté exotique et esthétique du bouddhisme ne recueille que 5 %. En ce qui concerne les bénéfices de la pratique, les pratiquants soulignent tous qu’ils ont le sentiment de progresser humainement et spirituellement grâce à des techniques psychocorporelles. Des mots comme sérénité, paix intérieure, unité reviennent le plus souvent. 

Quelles ont été les évolutions marquantes du bouddhisme en France ? Quelles formes peut-il prendre à l’avenir ? 

Le bouddhisme a des adeptes en France depuis la fin du siècle dernier. Alexandra David-Neel en est un bon exemple. Depuis les années 70 toutefois, on a assisté à un phénomène nouveau : celui de l’implantation de nombreux centres de méditation sur le sol français – plus de deux cents. Mais au fond, le nombre de personnes engagées dans une pratique est encore très restreint. 

Pour l’avenir, il y a deux scénarios possibles : soit le flot des sympathisants va fortement grossir celui des pratiquants, faisant du bouddhisme la plus grande religion de l’Occident avec le christianisme ; soit le nombre des sympathisants ne va pas se convertir dans la catégorie des pratiquants, laquelle continuera de progresser de manière très lente. Je penche plutôt pour cette seconde hypothèse. Même en Orient, très peu pratiquent la méditation, et la voie bouddhique a toujours été réservée à une élite. Prise à la lettre, elle est très rigoureuse et exigeante. La plupart des Français touchés par le bouddhisme sont finalement peu impliqués ; ils sont surtout touchés par certains aspects simples et universels du message du bouddhisme, comme le karma et la transmigration (loi selon laquelle le karma d’un individu continue d’agir après sa mort et crée les conditions d’une renaissance. le processus ne s’arrête que lorsque le karma est épuisé. L’individu atteint alors le nirvana et cesse de renaître), non d’ailleurs sans de nombreux malentendus. 

Vous dites dans votre livre que la diffusion du bouddhisme en France est un excellent laboratoire des métamorphoses de la religion dans la modernité. Pourquoi ? 

Disons, pour aller très vite, que l’on peut observer deux grands mouvements à l’œuvre dans la modernité religieuse : un courant de décomposition, lié à l’individualisation et à la mondialisation, se traduisant par une "subjectivisation" et un bricolage des croyances et des pratiques qui minent la cohérence et l’autorité des grandes religions. Le deuxième mouvement, bien plus restreint, concerne des individus qui tentent de réagir contre cette individualisation en agrégeant leur parcours spirituel solitaire à une lignée croyante, à une tradition ancienne. Or le bouddhisme active ces deux mouvements : par sa souplesse, sa fluidité et son caractère non dogmatique, il se prête merveilleusement bien au bricolage et à la religion en kit. En même temps, il offre des gages d’"authenticité" et d’ancienneté, ainsi que des maîtres spirituels expérimentés, qui rassurent un certain nombre d’individus peu tentés par une quête spirituelle solitaire. 

Quelle est cette “pédagogie bouddhiste” dont vous parlez ? 

Tandis que la plupart des dogmes chrétiens, comme l’Incarnation ou La Trinité, sont présentés comme des mystères qui échappent à l’entendement, la plupart des croyances bouddhistes sont présentées comme des solutions logiques. Par exemple face à la question du mal, le christianisme invoque le mythe du péché originel, tandis que le bouddhisme parle de la loi de causalité du karma, ce qui apparaît plus crédible et rationnel aux Occidentaux. D’autre part, les bouddhistes incarnent tout précepte dans une pratique corporelle. Ainsi, lorsqu’il est demandé à un adepte de pardonner à quelqu’un, son maître spirituel lui apprendra des techniques psychocorporelles qui l’aideront à gérer l’émotion négative et à la transformer positivement. C’est pourquoi on peut dire que la méditation bouddhiste est une véritable alchimie des émotions… assurément l’une des plus grandes lacunes de la civilisation occidentale, qui tend à nier le corps et les émotions. 

Profil : les pratiquants français 

L’enquête menée par Frédéric Lenoir auprès d’un millier de pratiquants français du bouddhisme zen et tibétain –les deux traditions présentes dans l’Hexagone–, permet de se faire une idée précise de leur profil. 

Le bouddhisme zen attire surtout des hommes (60 %) – beaucoup y sont venus par les arts martiaux –, tandis que les femmes sont majoritaires dans le bouddhisme tibétain (60 %). Les adeptes de cette tradition étant plus nombreux, on obtient pour l’ensemble une dominante féminine. 

Ce sont en majorité des citadins de 35 à 50 ans, cadres supérieurs, professions libérales, enseignants et, de manière générale, professions intellectuelles ou médico-sociales. Le niveau d’études est très élevé : 39 % des sondés ont un bac + 4 et 64 % un niveau bac + 2 et plus. Leur sensibilité politique se divise en trois grands blocs : 32 % sont écologistes, 24 % à gauche et 26 % affirment ne se sentir proches d’aucune famille politique. 

La méditation est au cœur de leur pratique. Celle-ci peut avoir lieu de manière collective dans un centre tibétain ou un dojo zen, ou bien seul chez soi. La méditation assise silencieuse, qui apporte le calme mental en se concentrant sur sa respiration et en observant ses pensées avec détachement, est celle que préfèrent les Français.

Pièges à éviter 

Idéaliser sans discernement cette nouvelle sagesse. Opposant le bouddhisme à la religion de leur enfance, de nombreux disciples occidentaux abandonnent tout esprit critique sous prétexte qu’ils ont affaire à des lamas tibétains ou à des maîtres zen. De nombreux scandales ont ainsi éclaté, autour notamment de questions d’argent, de sexualité et d’abus de pouvoir, qui révèlent tout autant une profonde immaturité de ces disciples que des pratiques assez douteuses de certains "maîtres" renommés. 

Se forger un bouddhisme ajusté aux besoins de son ego. Ce deuxième piège est davantage lié à la manière dont les Occidentaux "consomment" la spiritualité, ce que le lama tibétain Chogyam Trungpa appelait le "matérialisme spiritue ". Au lieu de suivre la voie exigeante proposée par le Bouddha et d’abandonner ses dernières illusions, le nouvel adepte ne fera que renforcer les penchants narcissiques de sa personnalité. On rencontre cela chez certains adeptes du bouddhisme tibétain qui collectionnent les "grandes initiations" auprès des plus "grands maîtres", se donnant ainsi le sentiment illusoire d’atteindre un "haut degré d’élévation spirituelle", sans que cela ne s’incarne réellement dans leur vie quotidienne. 

Se concentrer uniquement sur sa progression spirituelle personnelle, à travers la pratique de la méditation, en se détournant de plus en plus d’une véritable ouverture à autrui, faisant ainsi fi du message d’amour et de compassion qui donne un sens ultime aux enseignements du bouddhisme du Grand Véhicule (Bouddhisme qui s’est développé dans le nord de l’Asie à partir de l’ère chrétienne). 

http://www.buddhachannel.tv/portail/spip.php?article23089&lang=fr

25 Novembre 2013

Leaders chinois accusés de génocide au Tibet : la Chine en colère décrie les mandats d’arrêt de la cour de justice espagnole

Le 20 novembre, la Chine a clairement exprimé son « profond désagrément » quant au fait qu’une cour de justice espagnole a émis un mandat d’arrêt concernant 5 de ses anciens dirigeants politiques, dont l’ancien chef d’Etat et secrétaire général du Parti Jiang Zemin, et l’ancien premier secrétaire Li Peng, dans le cadre d’une enquête sur la politique et les actes signifiant un génocide au Tibet occupé. Elle a qualifié les mandats d’arrêt de futiles et « méprisables ».

Selon un communiqué de l’Agence Associated Press le 20 novembre, Hong Lei, porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois, qui a exprimé le désagrément à l’occasion d’une réunion de routine, a déclaré que Pékin demeurait fermement opposé aux intentions de la cour.

Hong Lei a également exigé que Madrid respecte la position de la Chine sur la question du Tibet et ne porte pas atteinte aux relations sino-espagnoles : « Nous demandons instamment à l’Espagne d’accepter la position solennelle de la Chine, de changer cette mauvaise décision, de réparer les sérieux préjudices, et de s’abstenir d’envoyer de mauvais signaux aux forces indépendantistes du Tibet et de nuire aux relations sino-espagnoles ».

Il a aussi critiqué les groupes de soutien au Tibet pour avoir alimenté le procès, prétendant qu’ils avaient proféré de « fausses accusations par de la calomnie et de la diffamation dans une futile tentative d’attaquer le gouvernement chinois ». Et il a ajouté que « cet acte méprisable est voué à l’échec ».

En octobre 2013, Zhu Weiqun, président (ou directeur) du Comité des affaires ethniques et religieuses de la Conférence Politique Consultative de la République Populaire de Chine, le plus haut niveau de la législature chinoise, a rejeté les poursuites judiciaires à l’encontre de leaders chinois par une cour étrangère, les qualifiant d’ « absurdes ».

« C’est un acte absurde, et ceux qui nourrissent cette idée ne feront que se mettre dans l’embarras » a-t-il commenté le 19 novembre sur le site d’informations en ligne chinois eng.tibet.cn. Il a également dirigé sa colère contre les pays occidentaux en général, disant que par le passé ils avaient menacé la Chine avec leurs navires de guerre, mais que parce que maintenant ils ne pouvaient plus le faire, ils essayaient d’intimider Pékin avec des poursuites judiciaires.

Le rapport d’AP a aussi cité une porte-parole du ministère des affaires étrangères espagnol disant que son gouvernement n’avait pas de commentaire à faire sur la réaction de la Chine à propos des mandats d’arrêt car la question relevait du domaine judiciaire.

Les accusations visant les 5 anciens dirigeants Chinois ont été portées devant la Cour nationale espagnole en 2006 par deux groupes de soutien espagnols au Tibet et un moine Tibétain citoyen espagnol. Le nom de l’ancien Secrétaire général du Parti Hu Jintao a été ajouté récemment au dossier, après qu’il ait perdu son immunité diplomatique à l’occasion de la cessation de ses fonctions de chef d’Etat en mars dernier. Il a été inculpé le 9 octobre et devrait probablement faire l’objet d’un prochain mandat d’arrêt.

Agissant selon un principe de justice universel édicté par le droit international, la Cour nationale espagnole a, avec ces mandats d’arrêt, accepté les arguments des plaignants, basés sur des comptes-rendus disponibles, des témoignages et autres preuves, que les anciens dirigeants chinois pourraient avoir joué un rôle dans le génocide présumé au Tibet et devraient être interrogés.

L’administration tibétaine en exil à Dharamsala, en Inde, qui n’est pas connue pour avoir joué un rôle quelconque dans le déclenchement du procès ni pour avoir contribué aux procédures jusqu’ici, n’a pas encore réagi aux développements de l’affaire.

http://www.tibetan.fr/?Leaders-chinois-accuses-de


20 Novembre 2013

Espagne. Mandat d'arrêt contre l'ex-président chinois Jiang Zemin


L'Espagne a lancé un mandat d'arrêt contre l'ex-président chinois Jiang Zemin dans le cadre d'une procédure pour "génocide" au Tibet.

La procédure concerne aussi et l'ex-Premier ministre Li Peng, et se place dans le cadre d'une procédure ouverte en 2006 pour "génocide" au Tibet dans les années 1980-90.

Le tribunal de l'Audience nationale à Madrid se considère compétent pour enquêter sur ce cas puisque l'un des plaignants, le Tibétain en exil Thubten Wangchen, possède la nationalité espagnole et que la justice chinoise n'a pas encore ouvert d'enquête sur ces allégations. 

La justice espagnole se reconnaît depuis 2005 une compétence universelle pour poursuivre les crimes de masse tels que le génocide, à condition qu'ils n'aient pas déjà fait l'objet d'une enquête dans le pays concerné. 

"Indices de la participation"

Dans une décision publiée mardi, l'Audience nationale estime qu'il existe des "indices de la participation" à ces faits de Jiang Zemin, de Li Peng ainsi que de trois autres responsables politiques de l'époque. 

Et ce, en raison "de la responsabilité politique et militaire de chacun d'eux durant la longue période faisant l'objet de l'enquête". Au vu de ces éléments, l'Audience nationale "estime nécessaire d'autoriser la délivrance de mandats d'arrêt internationaux" à leur encontre.

La plainte avait été déposée notamment par le Comité de Soutien au Tibet (CAT) et la fondation "Maison du Tibet" contre ces cinq personnes pour "génocide, crimes contre l'humanité, torture et terrorisme contre le peuple tibétain" dans les années 1980-90. 

Les trois autres personnes sont l'ex-chef de la sécurité Qiao Shi, Chen Kuiyan, ex-secrétaire du parti communiste pour la région du Tibet, et Peng Pelyun, ministre de la planification familiale dans les années 80. 

Enquête étendue à Hu Jintao le 11 oictobre

Le 11 octobre, l'Audience nationale avait étendu l'enquête à l'ex-président Hu Jintao, qui n'est plus couvert par son immunité présidentielle depuis qu'il a quitté ses fonctions en novembre 2012. 

Elle avait estimé, comme les plaignants, que Hu Jintao "était compétent et avait l'autorité suffisante pour mener une série d'actions et de campagnes visant à harceler le peuple tibétain". 

Et ce parce qu'il "était secrétaire du Parti communiste chinois dans la région du Tibet, pendant les différentes campagnes de répression au Tibet menées dans les années 1988-1992". 

De plus, la cour avait rappelé l'existence de résolutions de l'ONU reconnaissant que "les autorités chinoises ont décidé de mener une série d'actions visant à éliminer le particularisme et l'existence du pays tibétain en imposant la loi martiale, au moyen de déplacements forcés, de campagnes de stérilisation de masse, de tortures des dissidents". 

http://www.ouest-france.fr/espagne-mandat-darret-contre-lex-president-chinois-jiang-zemin-1723340


20 Novembre 2013

Le livre de l’expert Australien sur les mines au Tibet est sorti

 

DHARAMSHALA, 17 novembre : l’expert Australien en environnement Gabriel Lafitte a déclaré samedi que les mines et le tourisme de masse au Tibet sont les deux industries qui transforment le pays. Lafitte parlait avant la sortie de son livre « Spoiling Tibet - China and resource nationalism on the roof of the world ».

La Chine a investi d’énormes sommes d’argent au Tibet pour construire des chemins de fer, des autoroutes et des infrastructures mais n’a pas réussi à faire beaucoup de profit, dit Lafitte.

Il a également remarqué que la Chine avait “faim” de matières premières. « La Chine a émergé comme l’usine du monde, c’est évident car la Chine consomme à présent des minerais et de l’énergie provenant du monde entier ».

« Et le fait même de cet appétit pour les minerais mondiaux et en même temps de l’intensification de ses extractions au Tibet signifie en réalité que les grandes entreprises minières d’Etat chinoises augmentent maintenant très vite leur extraction de minerais du Tibet. »

Selon Lafitte, qui a fait plusieurs années de recherche sur l’environnement et les extractions minières au Tibet, la Chine a extrait environ 2 millions de tonnes de pétrole chaque année au cours des 30 dernières années.

« Il y a peut-être seulement 6 millions de Tibétains sur cette terre, mais il y a sur cette planète environ un milliard d’êtres humains qui boivent chaque jour l’eau du Tibet, et la qualité de leur eau dans le cours supérieur de la rivière est véritablement affecté par les opérations minières au Tibet » a-t-il déploré.

Des chercheurs Tibétains, des leaders d’ONG et des étrangers ont assisté à la sortie du livre et au discours.

Tenzin Norbu, chef du bureau pour l’environnement et le développement du gouvernement tibétain en exil a décrit le livre de Laffitte comme « unique en son genre ». « Il explore la voie bouddhiste, combien l’environnement est respecté au Tibet, la façon dont les gens reculent et comment les Chinois justifient l’exploitation du Tibet au nom de la modernisation et du développement ».

Gabriel Lafitte est un expert Australien qui mène des recherches sur les politiques du gouvernement chinois sur le plateau tibétain, et entraîne régulièrement les nouvelles générations de jeunes professionnels de l’environnement Tibétains. Des dizaines d’années d’immersion dans la culture tibétaine, ainsi qu’une douzaine de voyages autour de la Chine lui ont donné une perspective intérieure et extérieure sur les deux civilisations en conflit. Il est également consultant en politiques de développement auprès du bureau de l’environnement et du développement du gouvernement tibétain en exil.

http://www.tibetan.fr/?Le-livre-de-l-expert-Australien


20 Novembre 2013

La salle de prières du monastère de Lithang dévastée par un incendie

 

Photo : la statue carbonisée du Bouddha Maitreya dans la salle de prières

Selon des sources, un incendie s’est déclaré samedi soir au monastère de Ganden Thubchen Choekhorling à Lithang, détruisant la principale salle de prières (dukhang).

Dukhang, ou salle de prières du monastère, est le lieu où les moines se rassemblent pour prier et faire des offrandes. L’endroit sert aussi pour les débats. Il héberge généralement les statues les plus importantes et les rouleaux de peintures du monastère.

Le monastère vieux de 433 ans est l’un des plus célèbres et plus vieux monastères bouddhistes de la région. Il a été fondé par le 3ème Dalai Lama Sonam Gyatso en 1580.

La cause exacte de l’incendie n’est pas connue. Cependant, un court circuit pourrait avoir déclenché le départ de feu.

Une source a dit à RFA, financée par le Congrès américain, que des résidents Tibétains et Han avaient unis leurs efforts pour éteindre l’incendie, mais qu’ils n’y étaient pas parvenu.

Bien qu’aucun mort ne soit à déplorer, deux moines ont été blessés selon la source.

Les dommages exacts ne sont pas connus mais une source a déclaré à RFA que la salle de prières et de précieux artéfacts était gravement atteints.

Des statues en métal à l’intérieur de la salle de prières ont été endommagées par le feu.

http://www.tibetan.fr/?La-salle-de-prieres-du-monastere


20 Novembre 2013

Le chef des Tibétains en exil rencontre le leader de la majorité au Sénat américain

Le 14 novembre, Sikyong Lobsang Sangay, le responsable administratif de l’Administration Tibétaine en exil à Dharamsala, a rencontré le chef de la majorité au sénat américain Harry Reid dans son bureau du Capitole. Ils ont parlé de la situation actuelle au Tibet et de la prochaine visite du Dalai Lama à la capitale américaine, dit l’administration en exil sur son site Tibet.net le 15 novembre.

Sur la visite à venir du Dalai Lama, le sénateur a été cité disant « j’ai rencontré Sa Sainteté le Dalai Lama plusieurs fois. C’est un homme remarquable. Ce qui se passe au Tibet est très triste ».

Il s’agissait de la 4ème visite du Sikyong à la capitale américaine depuis qu’il exerce ses fonctions, le 8 août 2011. Au cours de cette visite, il a également rencontré le membre du Congrès Ed Royce, président de la Commission des Affaires étrangères. Il a aussi parlé des questions d’immigration avec Zoe Lofgren, membre du Congès, dit la déclaration de Tibet.net.

http://www.tibetan.fr/?Le-chef-des-Tibetains-en-exil


20 Novembre 2013

S’il vous plait, remettez le Tibet sur la carte

Par Yeshe Choesang,

Dharamshala, – "Les villes tibétaines devraient également figurer sous leur nom tibétain dans Google Maps," dit l’Association de la jeunesse tibétaine en Europe (Tibetan Youth Association in Europe, TYAE), qui incite fortement Google, le moteur de recherche le plus célèbre, à faire réapparaître les villes tibétaines sur la carte.

"Toutes les plus célèbres ONG qui soutiennent le Tibet ont fait cette demande en février" dit le groupe dans un communiqué de presse le 8 novembre 2013. La déclaration du TYAE ajoute : "Bien que près de 5 millions et demi de gens encouragent cette initiative sur http://www.tibetonthemap.com et sur d’autres medias sociaux, ils attendent toujours que Google bouge. Avec 500 villages supplémentaires saisis, TYAE essaie de réveiller le géant du net endormi." Dans sa demande « remettez le Tibet sur la carte », le TYAE insiste sur 500 villages tibétains supplémentaires saisis dans les données. Il y a déjà plus de 1000 villages tibétains enregistrés sur la page web.

"Tous les points ont été placés par le TYAE. L’objectif est que Google nomme les cartes officielles non seulement en anglais et en chinois, mais aussi en tibétain," a-t’il ensuite déclaré.

Le groupe a fait pression sur Google en disant qu’ « actuellement, il n’y a aucune carte tibétaine existante utilisable sur internet. » Google peut changer cela. Il y a déjà des cartes en chinois et même en cyrillique. Pourquoi pas en tibétain ?

Dans une interview la semaine dernière, le directeur exécutif de Google Eric Schmidt a demandé à la Chine d’ouvrir l’accès à internet et fait part de ses préoccupations à propos des dernières mesures de répression sur la liberté du net. "J’ai une opinion bien arrêtée, et mon opinion est qu’il doit y avoir liberté d’expression pour que les idées de chacun puissent atteindre leurs objectifs," a t’il déclaré au South China Morning Post.

Il a dit que la Chine aurait besoin de s’ouvrir pour se développer et a critiqué les dernières initiatives de Pékin sur les « rumeurs en ligne », qui pourraient conduire à des peines de prison pour les auteurs des messages diffamatoires retransmis plus de 500 fois. Google croit fermement à un internet libre.

http://www.tibetan.fr/?S-il-vous-plait-remettez-le-Tibet


20 Novembre 2013

Projection de films Tibétains à Paris du 26 au 29 Nov 2013 / REGARDS COMPARES : TIBET

REGARDS COMPARÉS : TIBET

Du 26 au 29 novembre 2013

Institut national des Langues et Civilisations Orientales (Auditorium) 65 rue des Grands Moulins, Paris 13°

Entrée libre et gratuite

Métro : ligne 14 (Bibliothèque François Mitterrand) Rer : C (Bibliothèque François Mitterrand) Bus : lignes 27, 62, 83, 89,132, N31

Le Festival Jean Rouch ouvre en 2013 sa programmation au Tibet. Croisant les regards, ces quatre journées de films proposent un panorama étendu d’images tibétaines dans le temps et l’espace, comme il est de coutume dans les « Regards Comparés » : en effet, la série démarre par des images d’archives britanniques des années 1930 et 1940 jusqu’ici rarement vues. Des réalisateurs occidentaux sont également convoqués pour compléter le panorama et offrir leur vision du Tibet, centrée autour de personnages d’exception. La part belle est toutefois délibérément ménagée aux réalisateurs tibétains, dont nous souhaitons faire découvrir la production hors des frontières : si Tenzing Sonam, Ritu Sarin et Tenzing Sherpa ont pu par leur présence en exil développer une notoriété incontestée en Occident, il n’en est pas de même pour les autres réalisateurs tibétains que nous avons le plaisir de présenter. Tashi Zangpo, Namgyal Lhadze, Pema Tashi et Khashem Gyal sont des pionniers, des protagonistes de la première vague de la représentation documentaire de soi par les Tibétains du Tibet. Issus d’une génération qui a découvert le numérique à l’adolescence, ils s’emparent de la caméra pour donner à voir, à leurs congénères comme à nous-mêmes, des personnages, des phénomènes, des moments, que pourraient difficilement capter des non-Tibétains, ne serait-ce qu’en raison des problèmes de langue et d’accès au terrain, problèmes qui se posent à tout documentariste qui souhaite effectuer un travail de manière indépendante et libre au Tibet. Une soirée est réservée au cinéma de Tenzing Sonam et Ritu Sarin, documentaristes en activité depuis plus de vingt ans en Inde, et qui sont les fers de lance du documentaire tibétain en exil. Une autre sera consacrée à Chenaktsang Dorje Tsering, poète et documentariste, citoyen du monde et profondément tibétain à la fois : tout comme il sait le faire dans sa poésie reconnue comme une des plus subtiles du Tibet d’aujourd’hui, il met ici son regard d’homme libre au service du cinéma, tout en ayant soin de laisser au spectateur une grande marge d’interprétation. C’est donc un message d’espoir, contre vents et marées, que ces Regards Comparés proposent : dans le Tibet en souffrance, et pour paraphraser le titre d’un célèbre poème tibétain de Dondrubgyäl (1953-1985) publié au sortir de la révolution culturelle, « Ici aussi un cœur bien vivant palpite ».

Françoise ROBIN

Professeure de langue et de littérature tibétaines à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales

PROGRAMME

Programme établi par Françoise Robin (professeure de langue et de littérature tibétaines à l’Inalco), Barberine Feinberg et Françoise Foucault (Comité du film ethnographique).

Mardi 26 novembre / 15h à 17h30

Carte blanche aux Archives nationales du British Film Institute

90 min. | couleur et noir & blanc | muet et sonore Le Tibet au cinéma 1922 – 1950 Une sélection de documents provenant de la collection exceptionnelle d’images tibétaines conservées par les Archives nationales du BFI (British Film Institute, Londres). La séance sera présentée et animée par Jan Faull, conservatrice au BFI.

18h à 21h30 Le cinéma de Ritu Sarin et Tenzing Sonam, en présence des cinéastes.

A Stranger in My Native Land

1998 | 32 min. | vosta | un film de Ritu Sarin, Tenzing Sonam (Royaume-Uni) Après un long exil, rencontre de Tenzing Sonam avec son pays natal et des membres de sa famille depuis longtemps perdue de vue.

The Reincarnation of Khensur Rinpoche Inde | 1991 | 62 min. | vosta | un film de Ritu Sarin, Tenzing Sonam (Royaume-Uni) La quête de la réincarnation de son maître spirituel mène le moine Choenzey à un petit garçon de 4 ans qu’il élèvera ensuite pendant de nombreuses années.

The Thread of Karma Inde | 2007 | 50 min. | vosta | un film de Ritu Sarin, Tenzing Sonam (Royaume-Uni) Un regard intime sur la vie d’un jeune lama qui aspire à se montrer à la hauteur de sa précédente incarnation.

Mercredi 27 novembre / 15h à 17h30 Patrimoine religieux – programme 1

The Spirit Doesn’t Come Anymore Népal | 1997 | 38 min. | vosta | un film de Tsering Rithar (Népal) Pao, chamane tibétain, est désespéré par son fils qui n’a pas la vocation qui lui permettrait de poursuivre la tradition familiale.

Embrace 2011 | 50 min. | vosta | un film de Dan Smyer Yü (États-Unis), Pema Tashi (Tibet, RPC) Les relations entre pratique religieuse et environnement naturel en Amdo (Tibet).

18h à 21h30 Le cinéma de Dorje Tsering Chenaktsang, en présence du réalisateur

Ani Lhacham, une nonne tibétaine 2007 | 27 min. | vostf | un film de Dorje Tsering Chenaktsang (Tibet, RPC) Pour échapper à la pauvreté, Lhacham s‘enfuit de chez ses parents dans un couvent où elle pourra recevoir une éducation. Portrait tendre et poétique de cette jeune nonne.

Yartsa 2013 | 90 min. | vosta | un film de Dorje Tsering Chenaktsang (Tibet, RPC) Yartsa gumbu « herbe en été, chenille en hiver » est aussi appelé « or vert ». Sa quête semée d’embûches nous en fait découvrir les enjeux économiques et ... la corruption généralisée.

Jeudi 28 novembre / 15h à 17h30 Jeunes documentaristes tibétains – La première vague

Ma grand-mère 2013 | 49 min. | vostf | un film de Namgyal Lhanze (Tibet, RPC) La relation tendre et facétieuse de la cinéaste avec sa grand-mère.

Valley of Heroes 2013 | 53 min. (extrait) | vosta | un film de Khashem Gyal (Tibet, RPC) Comment préserver la langue tibétaine dans le comté de Hualong où 30% des Tibétains ne la parlent plus.

Jang Guncho (sous réserves) 2013 | extrait 10 min. | vostf | un film de Tsering Perlo (Tibet, RPC) Les débats dialectiques collectifs de Jang Guncho rassemblent des centaines de moines pendant plusieurs jours dans les pâturages du Tibet.

18h à 21h30 My Himalayan Vulture 2009 | 23 min. | vosta | un film de Tashi Sange, Zhou Jie (Tibet, RPC) Les vautours de l’Himalaya sont en voie de disparition car les carcasses dont ils se nourrissent sont aujourd’hui commercialisées. Tashi Zangpo, moine ornithologue, tente de les sauver.

Kokonor, un lac en sursis 2010 | 52 min. | vostf Un film de : Dorje Tsering Chenaktsang (Tibet, RPC) Le lac sacré Kokonor, site d’un centre de recherche nucléaire dans les années 60, est aujourd’hui une station balnéaire prisée par les touristes.

Four Rivers 2010 | 66 min. | vosta | un film de Tenzin Phuntsog (Etats-Unis) Une méditation cinématographique et poétique sur les grands fleuves qui prennent leur source en Himalaya.

Vendredi 29 novembre / 15h à 17h30 Patrimoine religieux – programme 2 A Gesar Bard’s Tale 2013 | 82 min. | vosta | Donagh Coleman (Finlande, Irlande, États-Unis), Lharigtso (Tibet, RPC) À treize an, Dawa, nomade tibétain illettré, a reçu le don de réciter les milliers de vers qui racontent la fameuse épopée du roi Gesar.

18h à 21h30 Soirée de clôture Unmistaken Child Inde et Népal | 2008 | 102 min. | vosta | un film de Nati Baratz (Israël) Au terme d’une longue recherche, Tenzin Zopa pense avoir trouvé la réincarnation de son maître. Il présente cet enfant au Dalaï-Lama pour authentification.

Samedi 30 novembre / 14h à 17h Séance spéciale en collaboration avec le Groupe d’information internationale sur le Tibet du Sénat. Projection de deux films, suivie d’un débat avec Ritu Sarin et Tenzing Sonam. Salle Monnerville, Sénat, Palais du Luxembourg 15 ter rue de Vaugirard, 75006 Paris (inscription préalable obligatoire : f.manenti@senat.fr)

Avec la participation de

Bama Mountain Culture Research Institute, Yunnan Academy of Social Sciences - British Film Institute - Centre d’étude et de recherche sur les oralités du monde - Centre national de la recherche scientifique - Council on International Educational Exchange - Dongyang Mirage CineMedia Company - École des hautes études en sciences sociales - Fortissimo Films - Groupe d’information internationale sur le Tibet du Sénat - Kham Film Project - Illume Ltd. - Institut de recherche pour le développement - Max Planck Institute for the Study of Religious and Ethnic Diversity - Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche - Ministère de la Culture et de la Communication - Muséum national d’histoire naturelle - Services culturels de l’Ambassade d’Israël en France - White Crane Films

Remerciements

Nati Baratz • Katia Buffetrille • Dorje Tsering Chenaktsang • Donagh Coleman • Jan Faull • Khashem Gyal • Zhou Jie • Namgyal Lhanze • Lharigtso • Maarit Mononen • Tsering Perlo • Tenzin Phuntsog • Tsering Rhitar • Tashi Sange • Ritu Sarin • Stéphane Sawas • Michèle Seguev • Dan Smyer Yu • Tenzing Sonam • Laura Talsma • Pema Tashi

http://www.tibetan.fr/?Projection-de-films-Tibetains-a


16 Novembre 2013

APPEL URGENT POUR ORISSA

À la suite de l'invasion du Tibet par la Chine, plus de 80.000 Tibétains ont accompagné Sa Sainteté le Dalaï Lama dans son périlleux voyage vers l'exil en 1959.
C'est grâce à sa conduite dynamique, le soutien des nations hôtes et celui de la communauté internationale que la plupart de ces réfugiés tibétains ont pu être hébergé dans des camps /installations et pris en charge par l'Administration Centrale Tibétaine au travers du Comité Central Tibétain en charge de leur faciliter la vie et mandaté pour évaluer leurs besoins socio-économiques .

Le camp de Phuntsokling à Odisha a été créé par le Gouvernement Indien sur une superficie de 2500 acres fournie par le Gouvernement de l'état concerné afin de loger près de 3000 réfugiés tibétains .
Ce camp est un camp agricole céréalier qui produit du maïs, du millet sur une superficie de 1700 acres.
Ces activités sont dépendantes des précipitations car il n'existe pas d'irrigation . Les fermiers tibétains n'ont pas pu cultiver leurs champs pour des problèmes au niveau local ce qui a eu de graves conséquences sur leurs moyens d'existence, cette saison, ils ont pu ensemencer et étaient impatients d'en faire la récolte.

Le 12 Octobre 2013, le cyclone Phalin a frappé la côté Ouest de l'Inde accompagné de vents à 240 km/h et tout détruit sur son passage .Les effets de cette gigantesque tempête ont été extrêmement graves pour les voisins de Gopalpur où était l'épicentre dans le district de Ganjam . Comme le camp de Phuntsokling est situé à 80 kms de Gopalpur , les épis de maïs vieux de 75 jours ont été entièrement détruits par les rafales .
En dehors des céréales , les arbres fruitiers,quelques maisons, les abris pour animaux et l'électricité ont été gravement endommagés , on ne déplore, heureusement , aucune victimes .
D'après les compte-rendus faits, sur les lieux , par l'officier en charge de l'agriculture , Mohana, le district de Gajapati les ravages estimés montent à 20 millions de roupies (l'équivalent de 333,333.00 dollars ).

Le CTRC (Central Tibetan Relief Committee) voudrait lancer un appel pressant aux particuliers, aux Institutions , aux Organisations afin qu'ils aident et soulagent les fermiers tibétains de Phuntsokling et qu'ils puissent reconstituer leurs moyens d'existence qui ont été dévastés par une calamité fatidique .

Avec notre plus profonde gratitude et toute notre reconnaissance .

Mr Sonam Topgual Khorlatsang 
Secrétaire exécutif
Central Tibetan Relief Committee
Dharamsala - 176215
INDIA


Secretary
Bureau du Tibet
84 Boulevard, Adolphe Pinard
75014 PARIS

http://sunyata.xooit.fr/t793-APPEL-URGENT-POUR-ORISSA.htm
 

16 Novembre 2013

L’ONU doit conserver sous étroite surveillance la situation des droits de l’homme en Chine

DHARAMSHALA (12 novembre 2013) – Alors que la Chine a été élue au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (UNHRC) le 12 novembre, les Etats membres de l’ONU doivent conserver sous étroite surveillance la situation des droits de l’homme en Chine.

La Chine a initialement accepté le principe d’« Universalité des droits de l’homme » dans son plan d’action national 2009-2010 pour les droits humains, et par la suite dans son rapport national pour l’examen du bilan des droits de l’homme 2013 qui a eu lieu le mois dernier. Qui plus est, dans l’aide-mémoire annonçant sa candidature à l’UNHRC, la Chine a promis une « nouvelle protection des droits et intérêts des minorités ethniques ».

Cependant, la Chine a failli dans la mise en œuvre de ses engagements passés concernant les droits de l’homme, la répression politique, économique et culturelle des Tibétains est plus flagrante que jamais. Avec la dernière immolation d’un moine Tibétain de 20 ans, hier dans le comté de Pema, préfecture de Golog dans le nord-est du Tibet (intégré à la province chinoise du Qinghai), les Tibétains de l’intérieur envoient au monde un message sans équivoque sur la situation du terrain au Tibet. Le nombre d’immolations comme forme de protestation politique s’élève à 122.

L’Administration Centrale Tibétaine (CTA) est profondément inquiète des violations alarmantes des droits de l’homme qui sont perpétrées par la Chine. La Chine a toujours échoué à respecter ses propres engagements internationaux. Comme mentionné par la Haute Commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme Navi Pillay en novembre 2012, les transgressions des droits humains comprennent : 
-  L’exploitation économique des terres tibétaines, dont les transferts de travailleurs Chinois vers le territoire tibétain ;

-  La campagne de « rééducation patriotique » dans les monastères tibétains, forcer les membres de la communauté monastique à faire preuve d’une loyauté inébranlable au Parti Communiste et dénoncer leur chef spirituel Sa Sainteté le Dalai Lama ;

-  La réinstallation forcée de bergers Tibétains sans perspective économique, d’éducation et de santé. La Chine a également prétendu avoir « sincèrement rempli ses obligations envers les conventions des droits de l’homme qu’elle a acceptées », tout en promettant sa coopération avec le Conseil des droits de l’homme. Ces assurances sont de nouveau en totale contradiction avec l’histoire, la non-coopération continue de l’Etat avec les mécanismes des droits humains comprenant :

-  Les détentions arbitraires, les mauvais traitements et la torture des détenus Tibétains, des actes qui violent à la fois les accords internationaux sur les droits civils et politiques, et la convention contre la torture. On dénombre aujourd’hui 988 prisonniers politiques au Tibet ;

-  L’échec à faciliter la visite en Chine de la Haute Commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme Navi Pillay ;

-  Le refus de répondre à 12 demandes de visites officielles en Chine par les rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur diverses questions relatives aux droits humains ;

-  Le refus de mettre en œuvre les recommandations faites par le Comité contre la torture, le Comité pour l’élimination de toute forme de racisme, et le rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation.

Au vu de ces préoccupations, l’Administration Centrale Tibétaine demande instamment aux membres des Nations Unies de tenir la Chine pour responsable de ses abus permanents des droits humains et engagements antérieurs. Elle appelle le plus haut niveau de performance en matière de droits humains pour la Chine à présent qu’elle est devenue membre du Conseil de l’ONU pour les droits de l’homme.

http://www.tibetan.fr/?L-ONU-doit-conserver-sous-etroite


16 Novembre 2013

Le Dalai Lama inaugure un séminaire sur la tradition Nalanda à la capitale

DHARAMSHALA, 14 novembre : le chef spiritual tibétain Sa Sainteté le Dalai Lama a inauguré hier un séminaire de 2 jours sur la tradition Nalanda du bouddhisme en Asie, qui se tient au Centre National Indira Gandhi pour les Arts (IGNCA) à New Delhi.

S’exprimant à la cérémonie d’ouverture, le leader tibétain a déclaré que « le nom de Nalanda m’est très familier en tant que source de la tradition que nous suivons au Tibet. Tout d’abord nous mémorisons le texte racine, ensuite nous l’étudions mot après mot, et enfin nous en débattons entre étudiants pour pénétrer les profondeurs de sa signification ». Le Nobel âgé de 78 ans est lui-même un grand admirateur de la tradition Nalanda. Il a exprimé sa reconnaissance aux grands maîtres de cette tradition.

« La grande institution bouddhiste de Nalanda est à présent en ruines, cependant le savoir qu’elle a favorisé, basé sur les enseignements du Bouddha, a grandement contribué à la compréhension bouddhiste, particulièrement dans sa tradition Sanskrite. C’est la tradition qui s’est diffusée en Chine et plus tard au Tibet.

A travers une étude et une pratique rigoureuses, la tradition Nalanda est restée vivante au Tibet. » Il a ensuite souligné que les anciens textes indiens contiennent une connaissance approfondie des émotions et qu’une fois comprise la source des problèmes émotionnels, il est plus facile de les résoudre.

Appelant ’chelas’ les disciples Tibétains des anciens ’gourous’ (enseignants) Indiens, le Dalai Lama dit qu’il était « fier d’être un ‘chela’ de ces grands penseurs Indiens. Je me dénomme moi-même fils de l’Inde car pendant que mon cerveau se remplissait d’anciennes pensées indiennes, mon corps se nourrissait pendant des décennies de riz indien, de dal et de chapattis.

Bien que la plupart des connaissances dont je parle doivent être trouvées dans la littérature bouddhiste, ce n’est pas strictement bouddhiste, mais a un fondement séculier. L’Inde est une société multi-religieuse et a longtemps maintenu un profond respect pour les différentes traditions religieuses » a-t-il ajouté.

Du 17 au 25 novembre, Sa Sainteté doit se rendre au Japon où il participera à des conférences publiques et au dialogue avec des scientifiques.

http://www.tibetan.fr/?Le-Dalai-Lama-inaugure-un


16 Novembre 2013

Le Tibet et la voie du milieu

Publié le 5 November , 2013 Par : Tsering Wangchuk, DIIR

Nous appelons vacuité

Ce qui apparait en dépendance.

Cela est une désignation dépendante.

C’est la voie du milieu.

—Nāgārjuna, Mūlamadhyamakakārikā (Traité du milieu)

Au début de l’année 2011, j’ai eu l’opportunité d’assister à un enseignement du Dalai Lama où il commentait un texte de Nagarjuna : Mūlamadhyamakakārikā (texte sur les fondements de la voie du milieu). Cet enseignement m’a permis de prendre conscience de mes racines et de ce qu’est l’identité tibétaine. Notion trouble pour tous les jeunes tibétains en exile dans le monde entier. Par cette introspection, j’ai accédé à une vue claire de l’époque où le bouddhisme guidait la vie quotidienne au Tibet. Ce qui aujourd’hui est menacé.

Madhyamaka, en tant que discours fondateur de la tradition Mahayana et de la philosophie bouddhiste, a été adopté par les tibétains au 7eme siècle. A partir de ce moment, le Tibet n’a cessé de transformer et de nourrir cette culture formidable dans le monde oriental faisant rayonner ses valeurs dans le monde entier.

La culture de la non-violence, de la compassion et la vision d’un monde durable sont le noyau de l’idéologie Mahayana connue comme Madhyamaka, (en sanskrit, voie du milieu). Ces valeurs sont maintenant celles de l’administration tibétaine centrale qui a établi, en exil, son gouvernement de façon démocratique à la fin du 20 eme siècle.

Peu de temps avant, une autre philosophie aux fortes connotations religieuses s’est développée en Inde sous l’égide du grand Mahatma Gandhi, apôtre de Shanti (paix en sanskrit). A cette époque, le pacifisme est passé d’éthique personnelle religieuse, à réelle politique. Un des plus anciens exemple de ce genre est la philosophie grecque. Appliquée concrètement, elle a engendré les démocraties actuelles largement reconnues comme panacée de la philosophie occidentale.

Bien que l’histoire ait été témoin de conflits entre différentes valeurs, systèmes de croyances et intérêts autour de ce globe, les plaidoyers pour la non violence et les politiques orientées en ce sens ont apporté une paix considérables. Cependant, pour plus d’efficacité, il ne serait pas inutile d’y rajouter des notions d’éthique séculière et des explications logiques sur le bénéfice concret des individus à les appliquer.

La voie du milieu, grâce à la notion d’interdépendance qu’elle implique aurait le potentiel de justifier la théorie de la paix.

Cette philosophie introduite par Sa Sainteté le Dalai Lama peut nous permettre de trouver une solution politique au problème du Tibet. La méthode Madhyamaka ne parle pas de la dualité à tenter de trouver un compromis entre deux parties ou à formuler une position qui est entre les deux. Il s’agit plutôt d’une tentative de remplacer les pensées conceptuelles et le mode de fonctionnement dualistique.

Lors de ces 40 dernières années, Sa Sainteté le Dalai Lama et les tibétains ont activement recherché des solutions politiques pour le Tibet, placé sous occupation chinoise depuis 1949, au moyen de la voie du milieu. En institutionnalisant cette approche, les tibétains étaient capable de centrer sur la culture tibétaine menacée par la Chine, prenant en compte un pays déjà affaibli par la dévastatrice révolution culturelle.

Au lieu de réclamer la souveraineté historique du Tibet, ce qui entrait directement en conflit avec les intérêts de la Chine, les tibétains ont proposé une solution qui profitait à tout le monde : La création d’une simple région autonome pour tous les tibétains. Ce qui sauvegardait leurs valeurs culturelles et la liberté des individus.

C’est pourquoi Lobsang Sangay, premier ministre du gouvernement tibétain en exil explique que "Le Tibet est un test décisif pour la Chine et le monde." Cette approche a mis en lumière la culture tibétaine et le bouddhisme tibétain dans le monde entier. Ces quarante dernières années, de nombreux échanges ont eu lieu entre les tibétains et la communauté internationale découvrant ainsi ces jeunes tibétains qui s’opposent aux politiques sévères de la Chines à l’intérieur du Tibet ou en exil. De plus, Sa Sainteté le Dalai Lama a été invité à parler à un public grandissant dans de nombreux pays alors que les gouvernements étaient retissants à le recevoir avant 1979.

La culture tibétaine qui prend racine dans les enseignements bouddhistes de l’interdépendance et de la compassion a été mise à grande épreuve pour maintenir la politique de la voie du milieu vis à vis de la Chine pour trouver une paix durable. Le Tibet, guidé par Sa Sainteté le Dalai Lama peut être une balise et un recours pour le monde jonché de guerres et de souffrances et inaugurer une nouvelle ère de dialogue et de paix pour le future. Comme Nancy Pelosi le dit finalement "le Tibet est un défi à la conscience du monde"

Mise en garde : La vision exprimée ici est celle de l’auteur et n’engage en aucun cas l’Administration centrale tibétaine.

version originale : http://tibet.net/2013/11/05/tibets-...

http://www.tibetan.fr/?Le-Tibet-et-la-voie-du-milieu


14 Novembre 2013

Chine: désormais, les routes arrivent partout

Le dernier canton de la Chine qui restait inaccessible aux véhicules motorisés ne l'est plus depuis l'inauguration, le 31 octobre 2013, d'une route d'altitude au Tibet, comme l'a annoncé la presse officielle.

Officiellement, le canton de Medog (sud-ouest du Tibet), territoire encaissé dans le massif himalayen, est le dernier des 1600 cantons du pays à se trouver ainsi désenclavé, a annoncé le site du journal en anglais China Daily. Il est situé à la frontière indienne, dans une région où seuls des sentiers de montagne relient villes et villages.

Désormais, une route de 117 km, qui sera dans un premier temps accessible huit mois dans l’année, permet de se rendre à Medog en empruntant un tunnel long de 3,3 km. Le trajet prend moins de quatre minutes. Coût des travaux, qui ont duré quatre ans : 950 millions de yuans (114 millions d’euros).

Selon la Radio nationale chinoise (CNR), la construction de cette route a débuté dans les années 70. Sept tentatives précédentes avaient échoué en raison de la topographie, de problèmes de financement et du manque de matériel spécialisé.

En 1994, une voie de terre avait été creusée le long de la montagne, au bord d’un précipice. Mais on pouvait uniquement l’emprunter de juillet à septembre, et de nombreux accidents y ont été dénombrés. Le reste du temps, les 19.000 habitants du canton devaient entreprendre une marche dangereuse, longue de quatre heures, en passant par deux sommets, le Galung La et le Doxong La, hauts de plus de 4000 mètres, souvent couverts de neige. Facteur aggravant : la région est fréquemment touchée par des avalanches, des glissements de terrain et des coulées de boue.
 
Malgré la construction de la nouvelle route, les autres voies d'accès au canton continueront à être entretenues en raison de la sismicité de la zone (on y enregistre plus de 400 secousses par an), a précisé la CNR.

L’isolement du canton compliquait considérablement la vie des habitants, rapporte le China Daily, notamment pour tout ce qui touchait à l’éducation et à la santé. Pour leur approvisionnement, ils dépendaient de transports à dos d'animal. Résultat : les prix des denrées y étaient beaucoup plus élevés qu’à Lhassa, capitale du Tibet. Un kilo de concombre ou de poivre vert y coûtait ainsi cinq fois plus cher, une bière deux fois plus.

La Chine a entrepris ces dernières années de grands travaux d'infrastructures au Tibet, région autonome traditionnellement pauvre et isolée. Pour ses détracteurs, les nouveaux équipements de transport, aéroports, routes et chemin de fer, ont encouragé l'arrivée d'un flux accru de Hans, ethnie majoritaire en Chine. Ainsi qu’une consolidation du contrôle politique opéré par Pékin.

Pour les autorités chinoises, ces infrastructures ont contribué à améliorer considérablement le niveau de vie des Tibétains.

http://geopolis.francetvinfo.fr/chine-desormais-les-routes-arrivent-partout-25053


14 Novembre 2013

Tsering Gyal est décédé

Tsering Gyal, le jeune moine de 20 ans qui s’est immolé lundi 11 novembre, est décédé à 22h heure locale lors de son transfert dans un hopital plus important de la ville de Xiling.

Avant de décéder, Tsering Gyal a pu dire : "Aujourd’hui je me suis immolé pour la ré-union des Tibétains. Mon seul espoir est l’unité entre les Tibétains et la préservation de la langue tibétaine et des traditions. Si nous faisons cela, tous les Tibétains seront ré-unis".

Tsering Gyal s’est immolé dans le compté de Pema, dans la région Golok pour protester contre le gouvernement chinois et ses politiques extrémistes.

Des témoins ont raconté qu’avant de s’éffondrer, Tsering Gyal chantait "Puis le Dalaï Lama savoir".

La police chinoise qui patrouillait dans les rues avait éteint le feu en arrivant sur les lieux.

A minuit, le corps carbonisé de Tsering Gyal a été emmené au monastère de Akyong ou plus de 200 moines des monastères de Akyong, Peyag et Gomang ont accompli les rites funéraires. Un grand nombre de forces armées ont été déployées dans le comté de Pema et un contrôle strict de la circulation des personnes dans et hors de la région est en place.

Tsering Gyal est au moins le 122 ème Tibétain à s’immoler pour la liberté au Tibet depuis février 2009.

http://www.tibetan.fr/?Tsering-Gyal-est-decede


12 Novembre 2013

Un jeune moine Tibétain s’immole pour protester contre la domination chinoise

Publié le 11-11-2013

Selon des sources, un jeune moine Tibétain s’est immolé lundi pour protester contre la domination chinoise dans les régions de peuplement tibétain et pour demander le retour du chef spirituel tibétain, le Dalai Lama.

Il a commis son geste alors que des Tibétains de plusieurs comtés dans les provinces du Sichuan et du Qinghai ont refusé de se soumettre aux ordres de Pékin et de hisser le drapeau national chinois sur leurs maisons, au cours d’une campagne de démonstration forcée de loyauté à l’Etat chinois.

Tsering Gyal, 20 ans, s’est immolé à 18h30 dans le comté de Pema (en chinois, Banma), Préfecture Tibétaine Autonome de Golog (Guoluo) dans la province du Qinghai, dit une source au Tibet.

La situation de Gyal, du monastère d’Akyong dans le comté de Pema, n’a pas été immédiatement connue car la police chinoise a éteint le feu et l’a emmené dans un hôpital proche, dit la source tibétaine.

« Il a fait cela pour la liberté de 6 millions de Tibétains et pour mettre en exergue le besoin de réinstaller Sa Sainteté le Dalai Lama sur son trône doré » dit la source au service tibétain de RFA. « Il a appelé les Tibétains à se soulever maintenant ».

« Peu de temps après qu’il ait enflammé son corps, la police est arrivée et est intervenue. Ils ont éteint le feu et l’ont emmené rapidement à l’hôpital du comté » dit la source.

« L’hôpital est cerné par la police qui a imposé des restrictions dans la zone ».

L’immolation intervient plus d’un mois après qu’un Tibétain père de deux enfants se soit immolé et soit décédé dans la province du Sichuan pour protester contre les politiques chinoises fin septembre.

Shichung, 41 ans, s’est immolé près de sa maison dans le comté de Ngaba (en chinois, Aba) dans la Préfecture Tibétaine Autonome de Ngaba, après avoir allumé des lampes à beurre devant un portrait du Dalai Lama.

Les Tibétains défient les ordres

L’immolation de Gyal porte à 123 le nombre de Tibétains qui se sont immolés en Chine pour demander la liberté pour les Tibétains et le retour au Tibet du Dalai Lama, qui avait fui vers l’exil en 1959 après un soulèvement manqué contre la domination chinoise.

L’immolation a eu lieu après que des résidents du comté de Kardze (en chinois, Ganzi), Préfecture Tibétaine Autonome de Kardze dans la province du Sichuan, ainsi du comté de Dzatoe (Zaduo) , Préfecture Tibétaine Autonome de Yulshul (Yushu) dans la province du Qinghai, ont refusé l’ordre de hisser le drapeau national chinois sur leurs maisons la semaine dernière.

Auparavant, des Tibétains d’un autre comté du Qinghai avaient refusé l’ordre de hisser le drapeau, et des habitants d’un comté de la Région Autonome du Tibet avaient pris des drapeaux distribués pour une démonstration et les avaient jetés dans une rivière, provoquant des mesures de répression au cours desquelles la police chinoise avait tiré sur des foules non armées.

Des manifestations sporadiques défiant la domination de Pékin se poursuivent dans les régions de peuplement tibétain en Chine depuis que de grandes protestations ont balayé la région en 2008.

Les autorités chinoises ont accentué les contrôles afin de contenir les protestations par immolation, arrêtant et emprisonnant des Tibétains qu’ils accusent d’être liés aux immolations. Certains se sont vus infliger des peines allant jusqu’à 15 ans de prison.

Les autorités ont également tenté de faire pression sur des Tibétains pour qu’ils signent un ordre officiel interdisant toute sorte d’activités de soutien ou de sympathie avec les protestations par immolation, disent des habitants.

version originale : http://www.rfa.org/english/news/tib...

http://www.tibetan.fr/?Un-jeune-moine-Tibetain-s-immole


12 Novembre 2013

Le patron de Google Eric Schmidt appelle à la « liberté d’expression » en Chine

HONG KONG : Le patron de Google Eric Schmidt a appelé la Chine à ouvrir l’accès à Internet et a exprimé son inquiétude concernant la dernière vague de repression sur les libertés en ligne, dans une interview à Hong Kong aujourd’hui.

« J’ai une opinion bien arrêtée et mon opinion est qu’il doit y avoir liberté d’expression pour que les idées de l’individu puissent atteindre leurs objectifs », at-il déclaré au South China Morning Post.

Eric Schmidt était en visite dans le cadre d’ un programme visant à encourager les jeunes entrepreneurs de Hong Kong.

Il a dit que la Chine aurait besoin de s’ouvrir afin de se développer et a critiqué la dernière initiative du continent contre les « rumeurs en ligne ", ce qui pourrait conduire à l’emprisonnement des auteurs de messages diffamatoires republiés 500 fois.

« Google croit fermement à un internet libre. La Chine vient juste d’adopter une directive sur les 500 reprises. Après ça, vous allez sans doute y réfléchir à deux fois avant d’écrire quelque chose. C’est un problème qui signifie que votre voix n’est pas totalement entendue », a déclaré Eric Schmidt.

Il a également attaqué la politique de l’enfant unique de la Chine, la qualifiant de « terrible erreur » parce qu’elle avait conduit à un vieillissement de la population.

« Nous voulons plus de Chinois, pas moins. Vous devez arrêter ça maintenant. Vous devriez avoir arrêté il ya 10 ans ", a t-t-il déclaré au South China Morning Post.

Dans une autre interview à Hong Kong aujourd’hui, Eric Schmidt a déclaré au Wall Street Journal qu’en raison de la censure de l’internet chinois, Google n’avait pas l’intention d’investir dans le pays pour le moment.

Google a abandonné en 2011 son moteur de recherche en langue chinoise, sur le continent et l’a transféré à Hong Kong.

« Le régime de censure en Chine s’est nettement aggravé depuis que nous en sommes partis. Il faudra donc que les choses changent avant que nous y retournions », a-t-il précisé au Wall Street Journal. at-il déclaré au Wall Street Journal.

http://www.tibetan.fr/?Le-patron-de-Google-Eric-Schmidt


11 Novembre 2013

2 Emissions sur Arte Mardi 12 et Mercredi 13 Novembre à 18h05
10 Novembre 2013

La délégation du Parlement tibétain part pour l’Europe

DHARAMSHALA : Une délégation de 5 personnes du Parlement tibétain a quitté Dharamshala pour une visite dans 5 pays européens du 1er au 24 novembre, pour informer les dirigeants et le public sur la répression chinoise au Tibet, qui a conduit plus de 121 Tibétains à s’auto-immoler par le feu en signe de protestation.

La délégation menée par le Président Penpa Tsering et des membres du Parlement comprenant Dolma Tsering, Atruk Tseten, le Dr Kherab Gyatso et le Vénérable Thubten Wangchen se rendra à Bruxelles, en France, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Angleterre.

La délégation rencontrera des députés, des représentants des ministères des Affaires étrangères, des groupes de soutien au Tibet et des amis du Tibet. Elle s’adressera également à la communauté tibétaine de ces pays. Elle rentrera à Dharamshala le 26 novembre.

Des décennies de politique répressive à l’encontre des Tibétains au Tibet ont exacerbé le ressentiment contre le gouvernement chinois, menant plus de 121 Tibétains à s’auto-immoler par le feu, et des centaines de Tibétains sont incarcérés dans les prisons chinoises pour des raisons politiques. L’Administration Centrale Tibétaine cherche à résoudre à l’amiable les problèmes de longue date au Tibet, à travers le dialogue avec le gouvernement chinois.

http://www.tibetan.fr/?La-delegation-du-Parlement


10 Novembre 2013

La Chine jure de faire le black-out du Dalai Lama au Tibet

La Chine a juré de bannir des vastes étendues du Tibet la voix du chef spirituel en exil du territoire occupé, le Dalai Lama, et de ses soutiens, en s’assurant que seule la propagande de la Chine communiste dirigeante soit entendue ici, rapporte Reuters le 2 novembre. Le rapport dit que la résolution a été faite dans un article par le dirigeant Chinois actuel du Tibet, le Secrétaire général du Parti dans la région Chen Quanguo, dans sa dernière édition de l’influent journal du Parti Qiushi, qui paradoxalement signifie « à la recherche de la vérité ».

Chen aurait écrit : « Travaillons dur pour s’assurer que la voix et l’image du Parti sont vues et entendues dans toutes les vastes étendues (du Tibet)… et que la voix et l’image des forces ennemies et de la clique du Dalai ne sont ni vues ni entendues ».

Il a juré de « lutter contre l’entrée de la propagande réactionnaire des séparatistes au Tibet », et dit que la campagne de censure sera intensifiée avec la confiscation par le gouvernement chinois des antennes satellites non autorisées, l’accroissement de la surveillance des contenus sur internet, et en s’assurant que tous les utilisateurs du téléphone et d’internet sont enregistrés sous leurs vrais noms.

Chen a dit qu’en lui garantissant ainsi d’être le seul vu et entendu, le Parti chercherait à exposer « l’hypocrisie et la tromperie » du Dalai Lama et ses « complots réactionnaires ».

Le Dalai Lama a appelé à plusieurs reprises la Chine à mettre fin à la censure, la qualifiant d’immorale, ajoutant que les 1,3 milliards de Chinois devraient avoir le droit d’accéder à toute l’information pour se faire une opinion et prendre eux-mêmes des décisions.

http://www.tibetan.fr/?La-Chine-jure-de-faire-le-black


7 Novembre 2013

L’Ambassadeur Canadien fait part de son inquiétude à l’occasion de sa visite au Tibet

DHARAMSHALA : L’ambassadeur du Canada en Chine a fait part de son inquiétude sur la situation au Tibet pendant sa récente visite, a dit le Ministre des Affaires étrangères John Baird jeudi, soulignant que le Canada a régulièrement appelé à la fin des poursuites et des persécutions pour la pratique des croyances religieuses.

La visite de l’ambassadeur Guy Saint-Jacques au Tibet du 24 au 29 septembre s’est déroulée sur fond de vague tragique d’auto-immolations par plus de 121 Tibétains pour protester contre la politique répressive du gouvernement chinois, la marginalisation économique, la destruction de l’environnement, l’assimilation culturelle et le déni de la liberté de religion au Tibet. En février de cette année, le leader politique Tibétain Dr Lobsang Sangay a demandé instamment à l’ambassadeur canadien de venir au Tibet pour enquêter sur la répression de la religion et sur les causes qui poussent les Tibétains à avoir recours à des formes de protestation aussi radicales, dont les immolations.

Le leader politique tibétain a aussi témoigné devant le sous-comité pour les Droits de l’homme dans le monde du Parlement canadien le 26 février sur la détérioration de la situation au Tibet.

(L’appel à l’aide des Tibétains fait pression sur le nouveau représentant canadien pour la religion)http://www.theglobeandmail.com/news...

Pendant sa visite aux préfectures de Lhassa et Shigatse en Région Autonome du Tibet, l’ambassadeur Saint-Jacques a rencontré des officiels provinciaux et locaux pour discuter du développement au Tibet, dont les droits humains et religieux,

A Shigatse, l’ambassadeur Saint-Jacques s’est rendu dans une boulangerie dirigée par l’ONG « Braille sans frontières » en collaboration avec la Fédération des handicapés tibétains, qui a été mise en place avec le soutien du Fond canadien pour les initiatives locales et entraîne les jeunes Tibétains aveugles ou mal-voyants. Il a rencontré des moines au temple du Jokhang, ainsi qu’aux monastères de Tashilhunpo et de Sera et au palais du Potala.

« L’ambassadeur du Canada en Chine a eu récemment la possibilité de se rendre au Tibet et a directement fait part de sa préoccupation aux officiels » dit le ministre des Affaires étrangères John Baird à l’occasion de la 3ème cérémonie annuelle de remise des prix du Défenseur des droits de l’homme et des libertés John Diefenbaker à Vancouver jeudi 31 octobre. Diefenbaker, 13ème Premier ministre du Canada, connu par beaucoup comme « Dief le Chef », avait sans relâche soutenu les droits de l’homme au Canada et dans le monde pendant ses six années de mandat.

« Sans aucun doute, le 22ème Premier ministre du Canada Stephen Harper est totalement engagé pour la protection et la promotion des droits de l’homme dans son pays et à l’étranger. Les droits de l’homme, la liberté, la démocratie et l’Etat de droit sont des valeurs fondamentales du Canada que ce gouvernement est fier de soutenir et de revendiquer » dit M. Baird.

A propos des auto-immolations tragiques de Tibétains pour protester contre l’occupation continue du Tibet par la Chine, le Canada a rejoint les gouvernements mondiaux et les parlements qui demandent instamment au gouvernement chinois de trouver une solution durable aux problèmes du Tibet à travers le dialogue.

« Le Canada encourage la Chine à accorder toute sa considération aux traditions et à la culture du peuple tibétain afin de calmer les tensions. Nous appelons la Chine à lever les restrictions d’accès aux zones affectées pour les diplomates, les medias et les observateurs. Nous demandons instamment à la Chine d’engager un dialogue substantif et significatif avec le Dalai Lama ou ses représentants pour avancer vers une résolution pacifique des questions en souffrance et qui soit acceptable pour les deux parties » avait déclaré le Ministre des Affaires étrangères John Baird en décembre 2012

(Le Canada demande instamment à la Chine un dialogue significatif pour résoudre la question du Tibet)http://tibet.net/2012/12/15/canada-...

Il s’agissait du premier voyage au Tibet de l’ambassadeur Saint-Jacques. La précédente visite au Tibet d’un ambassadeur canadien datait d’octobre 2011.

http://www.tibetan.fr/?L-Ambassadeur-Canadien-fait-part


6 Novembre 2013

L’or du Tibet, un champignon médicinal prisé par les Chinois

Yartsa gunbu, un champignon médicinal très prisé en Chine, provoque une ruée sur le Plateau tibétain.

La chose que Silang cherche à 4 500 m d’altitude, à quatre pattes sur Le plateau du Tibet, est tout à fait étrange. Sa partie visible est un petit champignon sans chapeau : une simple tige brune haute de quelques centimètres, fine comme une allumette, qui émerge du sol boueux.
Onze heures par jour, de début mai à fin juin, Silang Yangpi, son épouse et tout un groupe de parents et d’amis rampent sur les pentes escarpées des montagnes, passant au peigne fin un vertigineux fouillis d’herbes, de brindilles, de fleurs sauvages et de laîches, à la recherche de l’insaisissable tige.

 

Aire de répartition supposée de yartsa gunbu. © Carte du NGM

Aire de répartition supposée de yartsa gunbu. © Carte du NGM

Silang en repère une et pousse un cri de joie. Sa femme, Yangjin Namo, se précipite. Il creuse tout autour de la tige à l’aide d’une truelle, dégage une motte avec soin, gratte l’excédent de terre. Et là, au creux de sa main, repose ce qui ressemble à une chenille jaune brillante.
Morte. Attaché à sa tête se trouve le mince champignon brun. Silang sort un sac en plastique rouge de sa poche et y dépose sa trouvaille, avec toutes celles que lui et son épouse ont déterrées, puis enroule délicatement le sac. Silang a 25 ans, sa femme 21. Ils ont une petite fille. Le « champignon-chenille » représente une bonne part de leurs revenus.
Cette créature a transformé l’économie rurale sur le plateau du Tibet. Elle a déclenché une ruée vers l’or version contemporaine. Parvenu dans les magasins clinquants de Beijing, le contenu du sac de Silang peut facilement valoir plus de deux fois son poids en métal jaune.

http://www.nationalgeographic.fr/8085-lor-du-tibet-un-champignon-medicinal-prise-par-les-chinois/


2 Novembre 2013

La Chine veut étouffer la voix du dalaï lama au Tibet

La Chine entend empêcher totalement la diffusion de la parole du dalaï lama dans la province du Tibet par le biais d'internet, de la télévision ou de tout autre moyen, a indiqué un responsable chinois.

Le gouvernement chinois essaie, avec plus ou moins de succès, d'empêcher la transmission de programmes télévisés diffusés depuis l'étranger ou l'accès à des informations en ligne concernant le dalaï lama et le gouvernement tibétain en exil.

Les Tibétains ont souvent recours à des télévisions par satellite considérées comme illégales ou à des stratagèmes pour contourner la censure de l'internet imposée par les autorités de Pekin.

Des photos et des enseignements du chef spirituel sont également introduits en contrebande dans la province.

Dans un article publié par le journal Qiushi appartenant au Parti communiste chinois reçu par les abonnés samedi, le chef du parti pour le Tibet, Chen Quanguo, promet que le gouvernement va s'assurer que la voix du dalaï lama ne soit plus entendue.

"Frapper fort contre la propagande réactionnaire des sécessionnistes pour l'empêcher d'entrer au Tibet", écrit Chen.

Le gouvernement entend pour cela confisquer les récepteurs satellite illégaux, accroître son contrôle sur le web et s'assurer que tous les utilisateurs de téléphones et d'internet sont enregistrés sous leur véritable nom.

"Travailler dur pour s'assurer que la voix et l'image du parti soient vue et entendue dans les vastes étendues du Tibet et que la voix et l'image des forces ennemies et de la clique du dalaï lama ne soient jamais vue et entendue", ajoute-t-il.

Le chef spirituel tibétain récompensé par le prix Nobel de la paix vit en exil en Inde depuis le soulèvement manqué de 1959. Il demande l'autonomie de Tibet et refuse de l'obtenir en ayant recours à la violence.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters-00561148-la-chine-veut-etouffer-la-voix-du-dalai-lama-au-tibet-624887.php


1er Novembre 2013

27ème conférence « Mind and Life » à Dharamsala, Inde

Dharamshala : - La 27ème conférence “Mind and Life” se tient à Dharamsala, en Inde, depuis le 28 octobre 2013. Elle s’achèvera le 1er novembre. Le chef spirituel du Tibet, Sa Sainteté le Dalai Lama s’est joint aux spécialistes du bouddhisme tibétain et aux scientifiques à Dharamshala pour explorer les moyens de s’attaquer à l’envie, au désir et à l’addiction, qui sont des sources importantes de souffrances humaines.

Le « Mind and Life Institute » a rassemblé les spécialistes pour la 27ème conférence à Dharamshala, en Inde. La conférence de 5 jours (du 28 octobre au 1er novembre) se concentrera sur l’envie, le désir et l’addiction, en tant que très importantes causes de souffrances humaines.

« En réunissant les pratiquants contemplatifs et les spécialistes des traditions bouddhistes et chrétiennes, et un large panel de chercheurs dans le domaine du désir et de l’addiction, nous espérons qu’un nouveau niveau de compréhension émergera, qui au final conduira à améliorer le traitement des causes profondes de l’envie et de ses manifestations » a déclaré le « Mind and Life Institue ».

Les principales questions liées à la souffrance devant être débattues pendant la réunion de 5 jours comprennent le problème de l’envie et de l’addiction - théorie bouddhiste et cognitive, les générateurs cérébraux de grand manque et de besoin, la psychologie du désir, de l’envie irrésistible et de l’action : une perspective bouddhiste, des vues culturelles et biologiques, des perspectives contemplatives – l’envie irrésistible vers la liberté et la prospérité : perspectives bouddhistes du désir, et dans le monde – mise en pratique de techniques contemplatives dans le traitement des addictions.

Parmi les spécialistes assistant à la conférence figurent Kent Berridge, PhD, James Olds Collegiate Professor of Psychology and Neuroscience, Department of Psychology (Université du Michigan) ; Sarah Bowen, PhD, Acting Assistant Professor Department of Psychiatry and Behavioral Sciences (Université de Washington) ; Richard J Davidson, PhD, William James and Vilas Professor of Psychology and Psychiatry Director, Laboratoire des neurosciences affectives (Université du Wisconsin–Madison) ; Wendy Farley, PhD, Professeur – Department of Religion (Emory University) ; Vibeke Asmussen Frank, PhD, Directeur Adjoint et Professeur associé – Centre for Alcohol and Drug Research (Université Aarhus, Danemark) ; Roshi Joan Halifax,PhD, fondateur, abbé et professeur principal – Upaya Zen Center ; Thupten Jinpa, PhD, Adjunct Professor (McGill University) Président – Mind & Life Institute ; Marc Lewis, PhD, Professeur – Behavioural Science Institute (Radboud University Nijmegen, Pays-Bas) ; Nora Volkow, MD, Directeur – National Institute on Drug Abuse National Institutes of Health ; Diana Chapman Walsh, PhD, Présidente Emérite (Wellesley College), Membre du Directoire – The Broad Institute of Harvard and MIT ; et Arthur Zajonc,PhD, Professeur Emérite de physique (Amherst College), President du Mind & Life Institute.

http://www.tibetan.fr/?27eme-conference-Mind-and-Life-a


1er Novembre 2013

Des officiels chinois relèvent de leurs fonctions des chefs de villages qui avaient protesté contre des mesures de répression

Selon des sources tibétaines, les autorités d’un comté de peuplement tibétain de la province du Qinghai dans le nord-ouest de la Chine ont démis de leurs fonctions 3 chefs de villages à l’issue des manifestations dans la zone avant d’envisager forcer les villageois à hisser le drapeau national chinois sur leurs maisons.

Tous trois avaient protesté contre les actions des Chinois envers les Tibétains après des heurts à propos d’exploitations minières dans le comté de Dzatoe (en chinois, Zaduo) en août, dit un Tibétain en exil au service tibétain de FA, citant des contacts dans la région. « Le 16 octobre, les autorités chinoises ont convoqué une réunion à Dzatoe et ont annoncé certaines décisions » dit Konchog Dondrub, qui vit en Inde. « L’une de ces décisions était de relever de leurs fonctions les chefs de villages, qui avaient été nommés par les Chinois avec l’assentiment de la communauté tibétaine locale » dit Dondrub.

Citant des informations reçues de sources locales, Dondrub a identifié les chefs de villages démis de leurs fonctions comme étant Khetsa Soetob de Atoe Yultso, Ashak Gyaltsen de Dzachen Yultso, et Tronbu Utsa de Serza Yultso. Les hommes s’étaient “plaints contre le gouvernement” après des mesures de répression sécuritaires en août qui avaient fait des dizaines de blessés et conduit à plusieurs détentions, dit-il.

« Les restrictions à l’encontre des Tibétains, à la fois dans les villages et les monastères, se poursuivent depuis deux mois » dit Dondrub, ajoutant que « les officiels de la sécurité chinoise interrogent les résidents de la région et les soumettent à toutes sortes de souffrances et de harcèlements ». Les autorités font particulièrement attention à la façon dont les Tibétains de la région communiquent entre eux, dit-il.

Blocages de mines

Les 15 et 16 août, des centaines de villageois Tibétains ont bloqué trois sites miniers - Atoe, Dzachen, et Chidza – dans le comté de Dzatoe, provoquant des mesures de répression par au moins 500 policiers armés, selon des sources de la région. L’exploitation minière dans les régions tibétaines a conduit à de nombreuses oppositions de la part des Tibétains qui accusent les entreprises chinoises de polluer l’environnement et de perturber des sites de signification spirituelle. Depuis longtemps, les résidents Tibétains de Dzatoe considèrent les montagnes de leur région visées par les exploitations minières comme la demeure de divinités protectrices, et des documents donnant l’approbation du gouvernement central pour les travaux se sont par la suite révélés faux, dit une source.

« Alors cette année, les Tibétains étaient déterminés à résister aux mines ». Les employés du gouvernement tibétain de Dzatoe protestent à présent contre la décision des officiels chinois de relever les chefs de villages de leurs fonctions, dit Dondrub. « Ils disent qu’ils ne peuvent travailler avec les officiels Chinois qui ont torturé des Tibétains, et exigent que les hommes qui ont été renvoyés soient autorisés à retourner au travail. Ils ont remis une demande écrite aux autorités du comté de Dzatoe pour que les chefs de villages soient rétablis dans leurs fonctions ».

A présent, les autorités envisagent d’ordonner aux Tibétains de hisser le drapeau national chinois sur le toit de leurs maisons et des monastères, une manifestation forcée de loyauté à l’Etat chinois, dit Dondrub. Les autorités ont mené ces derniers mois des campagnes similaires pour hisser le drapeau chinois dans d’autres régions à population tibétaine de la Chine, déclenchant des heurts au cours desquels les forces de sécurité chinoises ont battu et arrêté des manifestants, et tiré sur des foules non armées.

Reportage de Kunsang Tenzin pour le service tibétain de Radio FreeAsia. Traduit par Karma Dorjee. Ecrit en anglais par Richard Finney.

http://www.tibetan.fr/?Des-officiels-chinois-relevent-de


1er Novembre 2013

97ème réunion de l’Intergroupe Tibet au Parlement Européen

BRUXELLES : La 97ème réunion de l’Intergroupe Tibet s’est tenue au Parlement Européen le 28 octobre 2013. Elle était présidée par le Président de l’Intergroupe Tibet au Parlement Européen, le député Thomas Mann. Des parlementaires, des officiels du Bureau du Tibet, des assistants parlementaires, des dirigeants d’International Campaign for Tibet, des membres de think-tank à Bruxelles, des membres de groupes de soutien au Tibet et de la communauté tibétaine de Belgique ont assisté à la réunion de l’Intergroupe.

M. Gabriel Lafitte, chercheur spécialiste de l’exploitation minière et des ressources naturelles au Tibet était l’invité d’honneur de la 97ème réunion de l’Intergroupe Tibet. Il a présenté son nouveau livre « Le Tibet spolié : ressources et nationalisme chinois sur le Toit du monde ». Il a également parlé de l’exploitation omniprésente des ressources naturelles à une échelle industrielle au Tibet, et dit comment de telles activités minières affectent le fragile environnement du Tibet.

Pendant la réunion, le représentant de Sa Sainteté le Dalai Lama, M. Ngodup Dorjee, a parlé de la chronologie des derniers incidents et de la répression dans le comté de Driru. Les représentants de la communauté tibétaine originaire du comté de Driru ont parlé de la résistance, des arrestations, du harcèlement de la population locale par les autorités chinoises et ont également présenté un rapport sur les récents évènements tragiques dans le comté de Driru.

Photo : Mr Gabriel Lafitte, chercheur spécialiste de l’exploitation minière et des ressources naturelles au Tibet, s’exprime à l’occasion de la 97ème réunion de l’Intergroupe Tibet au Parlement Européen à Bruxelles, le 28 octobre 2013.

http://www.tibetan.fr/?97eme-reunion-de-l-Intergroupe


1er Novembre 2013

Le dernier des cantons isolés au Tibet relié par la route

Le dernier canton de la Chine qui restait inaccessible aux véhicules motorisés ne l’est plus depuis l’inauguration ce jeudi d’une route d’altitude au Tibet, a rapporté la presse officielle. Encaissé dans le massif himalayen, le canton de Medog et ses 19.000 habitants dépendaient jusque-là pour leur approvisionnement du transport à dos d’animal, sur des sentiers muletiers. Non loin de Medog, l’un des plus grands fleuves d’Asie, le Brahmapoutre, prend sa source. Il s’agit officiellement du dernier des 1.600 cantons de la Chine à se trouver désenclavé

http://www.sudinfo.be/847983/article/actualite/l-info-en-continu/2013-10-31/le-dernier-des-cantons-isoles-au-tibet-relie-par-la-route
 
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