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31 Octobre 2014

le prisonnier politique Kalsang Tsultrim a été libéré

L’écrivain Kalsang Tsultrim condamné à 4 ans de prison pour un message vidéo considéré par les autorités comme « erreur politique »

http://tibetlib.blogspot.fr/2011/03/le-27-juillet-2010-kalsang-tsultrim.html

a été libéré de la prison de Da Sha Ping à Lanzhou (province du Gansu) le 3 octobre 2014 sans autre précision sur sa situation ni sur son état de santé actuel.

 

 
30 Octobre 2014

Dhondup Wangchen reçoit le Prix Václav Havel 2014 pour la Dissidence créative

Mercredi 22 octobre 2014, le Forum d’Oslo sur la liberté, rassemblement réunissant quelques-unes des grandes personnalités mondiales pour honorer les survivants de l’oppression politique et de la persécution, a attribué à Dhondup Wangchen le Prix international Václav Havel 2014 pour la Dissidence créative.
Lhamo Tso, épouse de Dhondup Wangchen, a reçu le prix au nom de celui-ci.
Elle a exhorté la Chine à permettre à son mari de sortir du Tibet et retrouver les membres de sa famille en Amérique, qui leur a accordé l’asile politique.

Recevant le prix, Lhamo Tso a dit que le prix reçu démontre que les sacrifices consentis par Dhondup Wangchen et ses amis se trouvent honorés et non oubliés.
"Nous ne l’avons pas vu les sept dernières années et il y a beaucoup d’autres familles de prisonniers politiques qui sont dans le même cas, et je prie toujours pour leur réunion", a-t-elle ajouté.

Dhondup Wangchen (né en 1974 à Bayen, province du Qinghai) a été condamné à six ans de prison le 28 décembre 2009 pour le tournage en secret de son film documentaire "Leaving Fear Behind" ("Surmonter la peur” - “Jigdrel” en tibétain) qui jette la lumière sur les conditions de vie des Tibétains en Chine dans la perspective des Jeux olympiques de 2008 à Pékin. Il a été libéré le 5 juin 2014, mais reste bloqué en Chine.

Le film présentait une série d’entretiens avec des Tibétains s’exprimant sur la façon dont la Chine a détruit la culture tibétaine, atteint à la liberté religieuse et sur leur respect éternel pour le chef en exil Sa Sainteté le Dalaï Lama.

Les lauréats du Prix Václav Havel reçoivent une représentation d’un artiste de la "déesse de la démocratie", et se partagent un prix de 350 000 couronnes norvégiennes (42 000 euros environ).

Le Prix international Václav Havel pour la Dissidence créative, institué en 2012, célèbre ceux qui, avec courage et ingéniosité, démasquent le mensonge de la dictature en vivant dans la vérité. Václav Havel était président de la Fondation pour les Droits humains de 2009 jusqu’à sa mort en décembre 2011.

Dhondup Wangchen a fait l’objet d’une action de Tibet Lib en septembre 2008.
En 2012, il avait obtenu le Prix international de la liberté de la presse
.

Sources : Phayul, 25 octobre 2014 et www.tibet-info.net

 

 

 
30 Octobre 2014

Etudiants pour un Tibet Libre" renouvelle son engagement dans la campagne pour la libération de Khenpo Kartse

DHARAMSHALA : Etudiants pour un Tibet Libre" (SFT), l’organisation étudiante basée à New York, a renouvelé son engagement dans la campagne pour la libération d’un moine tibétain récemment condamné à deux ans et demi de prison par un tribunal chinois de Chamdo.

"Après la nouvelle de la condamnation de Khenpo Kartse, SFT renouvelle son engagement en faveur de sa libération immédiate. Khenpo Kartse continue à se battre contre des problèmes de santé et nous sommes très inquiets sur son traitement médical en prison. Nous continuerons à demander plus d’examen international minutieux et de responsabilité en ce qui concerne le gouvernement chinois, depuis les autorités de la province jusqu’au plus haut niveau de décision, en vue de la libération immédiate et sûre de Khenpo Kartse" a déclaré SFT.

Depuis son arrestation l’an dernier, "Etudiants pour un Tibet Libre" fait campagne pour la libération de Khenpo Kartse et pour sa situation médicale. "Nous condamnons fermement une sentence aussi dure envers une personne innocente dont le seul crime est de promouvoir la culture, la langue et la religion tibétaines. Cela montre une fois de plus la réalité de la répression chinoise au Tibet. Aussi, il est de la responsabilité de chaque personne vivant dans le monde libre de faire campagne pour la libération et le bien-être des prisonniers politiques tibétains au Tibet" dit Dorjee Tseten, directeur pour l’Asie d’Etudiants pour un Tibet Libre. Dorje a dit que son organisation continuera à soutenir et intensifier le travail de Khenpo Kartse pour le Tibet, avec ses campagnes comme le Lhakar en son honneur et en celui d’autres Tibétains qui sont le coeur du puissant mouvement non violent du peuple tibétain pour la liberté. Khenpo Kartse, abbé du monastère de Jhapa, a été arrêté e 6 décembre 2013 par la police de Chamdo à Chengdu, où il s’était rendu afin d’acheter une nouvelle statue pour son monastère. Le 21 décembre, seize Tibétains dont des moines ont été détenus pour leur implication dans une protestation demandant sa libération.

Suite à l’arrestation de l’abbé, des centaines de moines et de laïcs de Nangchen ont défilé avec des pancartes et des banderoles demandant la libération de l’abbé. "S’il vous plait, regardez l’angoisse des étudiants séparés de leur professeur" disait une banderole portée par les moines.

Amnesty International a également lancé une campagne pour la libération de 17 Tibétains dont Khenpo Kartse. Le chien de garde des droits de l’homme a appelé la communauté internationale à écrire au Directeur du bureau de la sécurité publique de la Région Autonome du Tibet pour demander aux autorités chinoises de libérer Khenpo Kartse et les 16 Tibétains arrêtés suite à la marche de protestation des résidents Tibétains qui voulaient la libération de Kartse. (www.tibetan.fr)

 

 

 
30 Octobre 2014

Le chef des Tibétains en exil s’exprime devant un comité du parlement catalan

Le chef de l’administration tibétaine en exil à Dharamshala en Inde, Sikyong Lobsang Sangay, s’est exprimé devant le comité des affaires étrangères du parlement de la province autonome espagnole de Catalogne le 20 octobre. Il a parlé du grand nombre d’immolations qui ont eu lieu depuis février 2009 au Tibet sous domination chinoise, qui s’élèvent à 132. Il a dit que l’administration en exil n’encourageait pas l’horrible méthode de protestation tibétaine mais soutenait leur demande de retour du Dalai Lama et de liberté au Tibet. Il a parlé au comité de la demande de l’administration en exil d’une "véritable autonomie" pour le Tibet et de l’absence de tout contact avec la Chine depuis 2010.

L’administration en exil a dit sur son site web Tibet.net le 20 octobre qu’il avait également rencontré Mme Anna Simo I Castello, vice-présidente du parlement catalan, rencontre qui a été suivie d’un déjeuner avec M. Jaume Ciurana, député-maire de la ville de Barcelone.

Le Sikyong était arrivé en Catalogne le 18 octobre, à la fin de sa tournée dans quatre pays européens, après une visite en République tchèque (Prague), en Belgique (Bruxelles et Anvers) et aux Pays-Bas (Amsterdam).

La Catalogne a récemment fait la une de la presse pour son mouvement, ensuite annulé, de sécession de l’Espagne par le biais d’un référendum auto-organisé. (www.tibetan.fr)

 

 

30 Octobre 2014

TCV dédie son 54ème anniversaire à Sa Sainteté le Dalai Lama

DHARAMSHALA : L’école du village d’enfants tibétains (TCV) a dédié aujourd’hui le 54ème anniversaire de sa fondation à Sa Sainteté le Grand 14ème Dalai Lama.

Plus d’un millier de Tibétains se sont rassemblés à l’école pour participer à la célébration annuelle qui comprend des rencontres sportives, des expositions, des débats et des spectacles culturels.

Le thème des célébrations de cette année s’intitule "Eternelle gratitude", dans la mouvance de l’annonce du Kashag d’observer "2014 comme l’année de Sa Sainteté le Grand 14ème Dalai Lama", afin d’exprimer une profonde gratitude pour ses remarquables réalisations pour la cause du Tibet, et pour promouvoir ses idéaux de non violence et de valeurs humaines.

Son Eminence Karmapa Rinpoche était l’invité d’honneur de la cérémonie d’inauguration.

Dans son discours inaugural, M. Penpa Tsering, président du parlement tibétain en exil, a dit à l’assemblée que le meilleur moyen de s’acquitter de la gratitude envers Sa Sainteté le Dalai Lama est de réaliser ses aspirations en faisant chacun notre travail du mieux que nous le pouvons. Il a dit que "depuis l’annonce du Kashag de célébrer 2014 comme l’année de Sa Sainteté le Dalai Lama, plusieurs institutions et organisations tibétaines ont comme il se doit marqué leurs fonctions en accord avec l’annonce. Aujourd’hui, le TCV aussi célèbre l’anniversaire de sa fondation sur le thème de la gratitude envers Sa Sainteté le Dalai Lama."

"Pendant les célébrations de Gandhi Jayanti le 2 octobre, Sa Sainteté le Dalai Lama, accompagné de deux lauréats du prix Nobel de la paix, nous a dit que si nous voulions vraiment payer en retour, nous devrions inculquer et soutenir l’éthique épousée par Gandhiji. Aussi, je pense que le meilleur moyen de s’acquitter de la gratitude envers Sa Sainteté le Dalai Lama serait de suivre ses paroles de sagesse et de faire notre travail du mieux que nous pouvons" a-t’il ajouté.

A propos des débuts modestes de l’école, il a dit que "le TCV a parcouru un long chemin depuis ses humbles débuts en 1960 jusqu’à sa situation actuelle. C’est principalement grâce aux efforts de l’ancienne génération dont Mmes Tsering Dolma et Jetsun Pema, respectivement soeurs aînée et cadette de Sa Sainteté le Dalai Lama. A présent, il appartient à l’actuelle équipe dirigeante et d’enseignants d’améliorer le statut de l’école."

"L’objectif le plus important d’une école est de délivrer une éducation de qualité pour que les futures générations deviennent des citoyens responsables et habiles d’un pays" a t’il dit ?. S’adressant aux étudiants : "La plupart des personnes dans l’équipe de l’administration tibétaine actuelle dont Sikyong, le président du parlement et les Kalons ont tous été éduqués en exil. Bientôt, ce sera à votre tour d’être le fer de lance du mouvement tibétain. Aussi, la génération actuelle des dirigeants tibétains est le lien vital entre l’ancienne et la future génération de Tibétains aujourd’hui à l’école. Même après avoir quitté l’école, vous devriez avoir une responsabilité sociale en poursuivant votre vie personnelle."

Dans son discours, Sikyong Kalon Pema Chhinjor a dit : "TCV est l’une des écoles les plus réputées de la communauté tibétaine. Elle a mené toutes ses activités jusqu’à maintenant conformément aux conseils de Sa Sainteté le Dalai Lama et de l’Administration Centrale Tibétaine. C’est pourquoi le TCV est l’une de nos institutions les plus hautement considérées, que nous montrons avec fierté à nos invités étrangers qui viennent à Dharamshala." "Le TCV est une institution éducative bien organisée qui a bénéficié à de nombreux Tibétains en exil. Ceux qui ont étudié ici ont continué dans des endroits divers dans le monde, et continuent de servir la cause du Tibet dans des fonctions variées" a t’il dit.

Kalon Pema Chhinjor a aussi parlé de la priorité donnée à l’éducation par le 14ème Kashag. "L’éducation a été priorisée par l’actuel Kashag comme étant l’un des composants les plus importants de sa politique . Nous avons annoncé beaucoup de nouveaux dispositifs et initiatives pour donner un élan au niveau d’éducation de notre communauté tibétaine."

Il a expliqué que nous pouvons remplir nos obligations uniquement par l’excellence dans l’éducation. "Je crois que notre système éducatif est une stratégie à deux voies : créer des Tibétains habiles, qui parlent couramment le tibétain et bien versés dans la culture tibétaine, qui peuvent servir la cause tibétaine, et créer un environnement favorable aux étudiants tibétains pour qu’ils poursuivent vers un haut niveau d’excellence académique."

Le TCV supérieur a ouvert en 1960, avec seulement 51 enfants. La plupart des enfants étaient alors arrivés des camps pour la construction des routes du Jammu pendant les premières années de l’exil tibétain. Depuis, plus de 6000 enfants tibétains sont passés par cette école. Beaucoup de ces enfants servent maintenant la communauté tibétaine dans des rôles divers, dans l’Administration Centrale Tibétaine et dans d’autres organisations tibétaines. (www.tibetan.fr)

 

 

25 Octobre 2014

Treize blessés à la suite de tirs de la police à Tsang Thopgyal

Treize Tibétains, dont une femme enceinte, ont été grièvement blessés par balle lorsque les forces de la sécurité chinoise ont tiré sur une foule de villageois qui protestaient contre l’exploitation minière, en août 2014.
La connaissance de l’incident, qui s’est déroulé dans le secteur de Tsang Thopgyal, préfecture de Shigatsé
, a été retardée en raison des limitations d’Internet et des autres moyens de communication dans la région par les autorités chinoises.

Le 9 août 2014, la violence a sévi lorsque des Tibétains de Tsang Thopgyal "ont protesté contre les activités minières dans la région", rapporte un habitant.
"Les manifestants ont encerclé les bureaux de la municipalité, et des policiers armés sont alors arrivés et ont tiré sur la foule", selon la source, parlant sous condition d’anonymat.

Dans la fusillade, treize personnes ont été blessées, dont une femme enceinte, touchée à la jambe par une balle.
"La majorité des blessés ont été emmenés à l’hôpital de Shigatsé, tandis que d’autres ont été soignés dans un hôpital du Comté de Namling 
".
Aucun autre détail n’est actuellement disponible sur l’état des blessés ou la poursuite des manifestations dans la région.

Les mines chinoises opérant à Namling extraient de l’or, du cuivre et des minerais "nécessaires à la production d’armes", selon la source, ajoutant que les Tibétains locaux avaient souvent fait appel aux autorités pour mettre fin aux activités minières, sans résultat.
"Le secrétaire local du Parti communiste est connu pour profiter de la société minière et permettre de procéder à l’extraction, en disant qu’ils ont la permission des hautes autorités de la Chine", assure-t-il.
"N’ayant reçu aucune réponse positive, nous avons eu recours à la manifestation". "La plupart des habitants des 16 villages de Tsang Thopgyal ont pris part à la manifestation", a-t-il dit.
"A la suite des tirs, les manifestants ont réagi en lançant des pierres, et des gens ont été blessés des deux côtés".
www.tibet-info.net

 

19 Octobre 2014

Le taux de pauvreté au Tibet reste le plus haut de Chine

Plus d’un demi-siècle après les avoir libérés du servage, les rendant maîtres de leur propre destin, comme l’affirme la Chine, 34,4% des Tibétains dans les zones agricoles et pastorales de la Région Autonome du Tibet (RAT) sont toujours bloqués sous le seuil de pauvreté. De plus, la région compte le plus fort taux de pauvreté en République Populaire de Chine, a rapporté l’agence de presse officielle Xinhua le 15 octobre.

Cependant, Hu Xinsheng, chef du bureau d’allègement de la pauvreté de la RAT, a maintenu que d’ici la fin de l’année, un demi-million de Tibétains auront été sortis de la pauvreté depuis 2011. Cela laissera encore 330 000 Tibétains sous le seuil de pauvreté, étant donné le chiffre total de 830 000 mentionné fin 2010. Le rapport ajoutait qu’au cours de cette année, la région a eu pour objectif de sortir 130 000 personnes de la pauvreté, avec des investissements de 1,7 milliards de yuans des gouvernements centraux et régionaux.

Le rapport disait que grâce à un projet majeur d’allègement de la pauvreté commencé en 2011, d’une valeur de 550 millions de yuans, 110 000 fermiers et éleveurs au total ont reçu des aides gouvernementales allant de 12 000 à 25 000 yuans pour construire de nouvelles maisons. Toutefois, il ne disait rien sur le coût total de construction des nouvelles maisons et sur la façon dont les Tibétains embourbés dans la pauvreté s’en sortaient. Les medias chinois rapportent avoir dit que par le passé, des prêts ont été accordés aux fermiers et éleveurs pauvres. Mais ces fermiers et éleveurs n’ont aucun moyen de rembourser ces prêts pour cette campagne de relogement obligatoire et des critiques ont dit que cela avait endetté de nombreux Tibétains.

www.tibetan.fr

 

19 Octobre 2014

Des Tibétains défient la Chine pour exiger la libération d’un moine

Dans un geste de défi ostensible au gouvernement chinois, des villageois tibétains du comté de Lithang (en chinois : Litang), préfecture de Karze (Ganzi) dans la province du Sichuan, ont déployé le 12 octobre un grand portait du Dalai Lama et se sont rassemblés au pied pour prier pour la libération d’une haute personnalité religieuse locale purgeant une peine de prison à vie depuis 2002 pour une prétendue participation à un attentat à la bombe. La personnalité religieuse, Tenzin Delek Rinpoche, aujourd’hui âgé de 64 ans, est également populaire pour ses travaux humanitaires et sur l’environnement.

Le rassemblement a eu lieu sur un site de la municipalité de Golog, où se trouvent des drapeaux de prières et des stupas. Le résident a déployé deux grands portraits, l’un du chef spirituel en exil, le Dalai Lama, l’autre de Tenzin Delek Rinpoche, et a fait des offrandes et dit des prières. Des discours ont été prononcés, dans lesquels les orateurs ont commémoré la gratitude qu’ils vouaient au moine emprisonné, et comment il avait été faussement impliqué et initialement condamné à mort.

Ils ont blâmé Zhou Yongkang et des dignitaires sous ses ordres pour l’épreuve du moine. Zhou, qui était secrétaire général du Parti du Sichuan en 2002, est ensuite devenu l’un des plus puissants dirigeants chinois en tant que membre du comité permanent du Politburo, ayant autorité sur la machine de sécurité intérieure chinoise, dont les tribunaux, la police et la police paramilitaire, le renseignement, et les services de poursuite judiciaire. Zhou fait aujourd’hui l’objet d’une enquête pour des soupçons de corruption et d’abus de pouvoir, et peut-être d’autres charges.

Le rassemblement pour la prière est un évènement annuel et les autorités locales étaient par conséquent averties mais elles ne sont pas intervenues, dit la source en exil, qui a des contacts dans la région. La Chine condamne le Dalai Lama comme séparatiste, bien qu’il cherche seulement l’autonomie pour son pays, et elle a interdit ses images.

Tenzin Delek Rinpoche était très populaire parmi les Tibétains de la région pour ses oeuvres de charité et ses travaux pour l’environnement, et il avait défié avec succès les autorités locales sur un certain nombre de sujets politiques. Elles l’ont impliqué dans une affaire non résolue d’attentat à la bombe sur la place centrale de Chengdu, la capitale du Sichuan, le 3 avril 2002, et ont obtenu sa condamnation à mort, avec sursis de 2 ans, ainsi que son adjoint Lobsang Dondrub. Ce dernier a été exécuté presque sur le champ alors que la peine de Tenzin Delk Rinpoche était commuée en prison à vie. Les résidents tibétains ont pendant toutes ces années émis de nombreux appels et menés de nombreuses manifestations, dont de grandes pendant 7 jours, pour exiger la libération du moine.

www.tibetan.fr

 

19 Octobre 2014

Sa Sainteté le Dalai Lama du Tibet félicite Malala et Satyarthi

Dharamshala :– Suite à l’annonce des lauréats du prix Nobel de la paix 2014 par le comité Nobel norvégien à Oslo, le chef spirituel du Tibet, Sa Sainteté le 14ème Dalai Lama a félicité l’activiste indien pour les droits de l’enfant Kailash Satyarthi et la pakistanaise Malala Yousafzai, qui fait campagne pour l’éducation des filles, pour avoir remporté le prix Nobel de la paix cette année. Le prix Nobel de la paix 2014 a été décerné conjointement à l’activiste pakistanaise Malala Yousafzai et au militant indien des droits de l’enfant Kailash Satyarthi.

"J’écris afin de vous féliciter pour le prix Nobel de la paix qui vous a été décerné. C’est une grande joie pour moi que le travail que vous avez fait tous les deux dans des circonstances différentes pour soutenir les enfants et leur éducation soit récompensé aujourd’hui" a dit Sa Sainteté le Dalai Lama, le Nobel âgé de 78 ans, le 11 octobre dans des lettres de félicitations séparées adressées aux deux lauréats du prix Nobel, Kailash Satyarthi et Malala Yousafzai.

A la jeune fille pakistanaise de 17 ans, Malala Yousafzai , le plus jeune lauréat du prix Nobel, Sa Sainteté a écrit : " Vous avez montré un immense courage pour quelqu’un d’aussi jeune, dans la position que vous avez prise pour défendre le droit des filles à l’éducation. Ensuite, vous avez de nouveau montré une force formidable pour récupérer des blessures infligées par ceux qui s’opposaient violemment à vous. Ce que vous avez poursuivi, sans fléchir, pour promouvoir les droits de base à l’éducation, force l’admiration."

Alors qu’à l’aîné de 60 ans, l’activiste indien pour les droits de l’enfant Kailash Satyarthi, Sa Sainteté a noté : "Le Mahatma Gandhi, le père de la nation et quelqu’un que je considère comme un mentor personnel, a été d’une grande inspiration de par le monde pour son dévouement à un changement pacifique et non violent. Je vois le prix qui vous est décerné, vous qui marchez dans ses pas, comme une reconnaissance également pour lui."

Sa Sainteté a exprimé aux deux lauréats ses sentiments que la décision de décerner le prix Nobel de la paix à un homme et à une femme, un Indien et une Pakistanaise, met l’accent sur le fait que ce n’est qu’en tant que frères et soeurs que nous créerons un monde plus paisible et plus heureux. Sa Sainteté les a tous deux recommandés pour leur soutien aux enfants qui sont parmi les plus innocents et vulnérables de la société, mais qui sont aussi les graines d’avenir, disant que le futur ne sera sûr que si nous faisons en sorte que les enfants reçoivent une éducation complète et équitable.

Il a conclu les deux lettres avec les mêmes mots : "Le prix Nobel de la paix qui vous a été décerné à tous deux nous rappelle l’importance fondamentale de l’éducation si nous voulons nous améliorer et créer un monde meilleur. C’est une inspiration pour les enfants, garçons et filles, où qu’ils soient."

En annonçant les noms de lauréats vendredi, le comité Nobel a dit que le prix leur était décerné pour "leur lutte contre la suppression des enfants et des jeunes et pour le droit à l’éducation de tous les enfants." Dans son discours vendredi, le président du comité Nobel Thorbjorn Jagland a dit que le prix conjoint était symbolique car il était important pour "un hindou et une musulmane, un Indien et une Pakistanaise, de s’unir dans un combat commun pour l’éducation et contre l’extrémisme."

Malala a dit que son message aux enfants du monde est qu’ils devraient se mobiliser pour leurs droits. Elle a dit avoir accepté son prix au nom de "tous ces enfants sans voix."

L’étendue du problème est toujours immense. Des centaines de millions d’enfants sont privés de leur enfance, de liberté et d’éducation," a dit Kailash Satyarthi, ajoutant que "la lutte pour libérer les enfants du travail et leur donner une éducation doit continuer."

Plusieurs sites de medias ont rapporté samedi que Kailash Satyarthi et Malala Yousafzai recevaient les félicitations de nombreux leaders et lauréats du prix Nobel du monde entier "pour leur lutte contre la suppression des enfants et des jeunes et pour le droit de tous les enfants à l’éducation."

www.tibetan.fr

 

17 Octobre 2014

Visite au Tibet du Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU ?

Le Haut Commissaire aux Droits de l’Homme des Nations Unies Zeid Ra’ad Al Hussein  a indiqué le 16 octobre 2014 être en discussions avec la Chine pour une visite au Tibet.
Pékin a "accepté la recommandation qu’il y ait une visite du Haut Commissaire au Tibet et nous en discutons avec les autorités chinoises", a-t-il dit dans une conférence de presse à Genève.
M. Zeid a indiqué en être simplement au stade "des discussions préliminaires" mais a souligné qu’il envisageait une visite de plusieurs jours.

La "Région Autonome du Tibet" est fermée à la presse étrangère basée à Pékin  et d’accès restreint et très contrôlé pour les autres visiteurs depuis les émeutes antichinoises de Lhassa de mars 2008. Beaucoup de Tibétains se plaignent du contrôle strict imposé par la Chine sur leur culture bouddhiste et sur les ressources du Tibet.
Plus de 130 Tibétains - moines, nonnes ou laïcs - se sont immolés par le feu depuis février 2009 en signe de protestation. Le mouvement s’était interrompu en avril 2014 mais il y a eu deux nouveaux cas en septembre.

Le Conseil des Droits de l’Homme avait recommandé cette visite en octobre 2013 lors de son examen périodique de la situation des Droits de l’Homme en Chine, une procédure à laquelle doivent se soumettre tous les membres de l’ONU tous les quatre ans.

Source : AFP, 16 octobre 2014 et tibet info.net

 

17 Octobre 2014

Manifestation de villageois contre la pollution minière dans le Comté de Medro Gongkar

Plus de 1 000 villageois tibétains ont protesté contre les opérations minières chinoises dans un comté de la "Région Autonome du Tibet", disant que le ruissellement provenant des mines avait pollué les rivières et les ruisseaux, détruisant les poissons et les cultures et causant des problèmes de santé.

"Dans le passé, nos rivières étaient claires et propres, les montagnes et la vallée étaient connues pour leur beauté naturelle", rappelle un habitant de la région parlant sous couvert d’anonymat.
"Maintenant, les rivières sont polluées par les déchets toxiques provenant des mines".

La manifestation de la semaine dernière dans le village de Zibuk, municipalité de Tashi Gang, Comté de Medro Gongkar , la dernière d’une série de manifestations locales contre la pollution due à l’activité minière n’a cependant entraîné aucune promesse d’intervention des autorités.
"Les fonctionnaires du Comté se sont seulement mis en colère et ont refusé d’écouter".
"Les habitants tibétains de la région appellent à l’aide depuis les cinq dernières années, alertant les autorités sur les déchets toxiques déversés dans les rivières et leur demandant de nettoyer, mais il n’y a aucune réponse
".
"Il est difficile de savoir s’ils vont faire quelque chose pour limiter le problème".

Les zones de montagne situées entre Zibuk et la zone de Gyama de Medro Gongkar ont été largement exploitées au cours des dernières années, laissant "les montagnes couvertes de sols secs et des terres verdoyantes devenues grises de poussière".
"Ces jours-ci, vous ne voyez aucun poisson dans les rivières, et les cultures sont endommagées lorsque cette eau toxique atteint les champs", a-t-il ajouté.
"La pollution a créé de graves risques sanitaires pour la population locale".

Des responsables de l’environnement du Comté ont visité les zones touchées, mais ont "accusé la nature, et non les mines" de polluer les rivières.
Les activités minières chinoises au Tibet sont en cours avec peu d’égard pour l’environnement de la région et ont conduit à des dommages étendus, y compris la pollution des sources à la fois pour le bétail et les humains, disent les experts.

Le Tibet est appelé Xizang, ou "trésor de l’ouest", par la Chine et il est devenu une source importante de minerais nécessaires à la croissance économique de la Chine. En mars 2013, les activités de la mine de Gyama à Medro Gongkar avaient provoqué un glissement de terrain catastrophique qui avait tué 83 mineurs.

Source : Radio Free Asia, 29 septembre 2014 et tibet info.net

 
 

17 Octobre 2014

13 portraits de prisonniers tibétains dans l’installation d’Ai Wei Wei à Alcatraz

Une nouvelle installation de l’artiste chinois Ai Weiwei, dévoilée le 27 septembre 2014 à Alcatraz, ancienne forteresse espagnole et prison militaire des États-Unis, fait figurer 13 portraits de prisonniers tibétains parmi les 176 portraits d’anciens et actuels prisonniers du monde entier.

L’installation, baptisée Trace, fait partie d’une exposition de sept mois, intitulée "@Large : Ai Weiwei sur Alcatraz".
Elle est réalisée à partir de 1,2 million de briques Lego. Il s’agit d’une exposition de sculptures, de sons et de médias mélangés, axée sur les Droits de l’Homme, la liberté d’expression et l’incarcération.

L’exposition montre les portraits des Tibétains :
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Dolma Kyab, écrivain ;
- 
Gangkye Drubpa Kyab, écrivain et professeur ;
- Gartse Jigme, écrivain ;
- 
Gedhun Choekyi Nyima, Panchen Lama non reconnu par Pékin ;
- 
Jigme Gyatso, moine ;
- Karma Samdup, défenseur de l’environnement ;
- Khenpo Kartse, maître bouddhiste tibétain ;
- 
Kunchok Tsephel Gopey Tsang, écrivain et éditeur ;
- Lo Lo, chanteur ;
- 
Runggye Adak, nomade ayant appelé à la libération de Tenzin Delek Rinpoche ;
- Shawo Tashi, chanteur et musicien ;
- 
Tashi Rabten, écrivain et éditeur ;
- 
Tenzin Delek Rinpoche, maître bouddhiste tibétain.

Source : Phayul, 30 septembre 2014 tibet-info.net


9 Octobre 2014

Un Tibétain s’immole devant un poste de police du Qinghai

Un Tibétain s’est immolé devant un poste de police pour protester contre la domination chinoise dans la province du Qinghai, ont dit des sources samedi. Il s’agit de la seconde immolation en moins d’un mois.

Kunchok, 42 ans, s’est mis le feu près d’un poste de police dans le comté de Gade (en chinois : Gande), préfecture autonome tibétaine de Golog (Guoluo) le 16 septembre, mais les Tibétains sur place ont réussi à éteindre les flammes et l’ont vite conduit à un hôpital proche, disent les sources. L’information de son immolation dans la ville de Tsang Khor n’a été connue que samedi, apparemment en raison des restrictions sur les communications habituellement imposées par les autorités chinoises après des manifestations par immolation.

Kunchok, dont le fils est moine et la fille nonne dans un monastère local, "s’est immolé pour protester contre la politique de la Chine au Tibet"a dit au service tibétain de RFA un Tibétain ayant des contacts dans le comté de Gade. "Il l’a fait dans l’intérêt des Tibétains." "Il souffre maintenant beaucoup" dit la source, parlant sous condition d’anonymat. "Pendant ses soins, il éclate souvent en sanglots car il a échoué dans sa tentative de se donner la mort par immolation. Il regrette ne pas avoir accompli ce qu’il avait prévu." La source dit que les chances de survie de Kunchok sont "maigres."

Traitement secret

Une autre source, ayant également des contacts dans la région, a dit que les Tibétains qui ont vu Kunchok en flammes se sont précipités pour éteindre le feu et l’ont rapidement conduit dans un hôpital non divulgué de la capitale provinciale Xining, "où il est soigné en secret." "Nous ne pouvons révéler d’autres détails car les proches craignent que ceux qui l’ont aidé puisse être inquiétés par les autorités" dit la source. "La famille craint aussi que Kunchok soit emmené par les autorités s’il survit. S’il ne survit pas, les autorités pourraient ne pas rendre le corps à la famille." Une troisième source dit que les autorités chinoises ont musclé les mesures de sécurité, installant des caméras de surveillance à des points clés dans le comté de Gade suite à l’immolation. "Il est très difficile de vous donner plus de détails car nous sommes surveillés en permanence par des caméras installées à différents endroits, y compris devant et derrière les monastères de cette région" dit la source. La protestation par immolation de Kunchok a porté le nombre d’immolations de Tibétains en Chine à 133 depuis le grandes manifestations qui ont commencé en 2009, défiant la domination chinoise dans les régions tibétaines et appelant au retour d’exil du chef spirituel tibétain, le Dalai Lama.

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version originale : http://www.rfa.org/english/news/tib...


9 Octobre 2014

Le Dalai Lama voit le refus de visa sud-africain comme brutal

(TibetanReview.net, 4 octobre 2014) – Brisant son silence sur le refus de visa par l’Afrique du Sud pour la 3ème fois ces cinq dernières années, ce qui a conduit à la "suspension" du 14ème sommet mondial des prix Nobel prévu se tenir au Cap du 13 au 15 octobre, le Dalai Lama a dit qu’il avait le sentiment d’avoir été comme brutalisé.

"Le traitement par le gouvernement sud-africain est assimilable à une brutalité envers une humble personne sans protection" dit le service de presse IANS le 2 octobre, qui l’a cité alors qu’il s’adressait à un rassemblement à Dharamshala, en Inde, organisé par l’administration tibétaine en exil pour le féliciter pour la remise de son prix Nobel il y a 25 ans.

Reconnaissant la solidarité et le soutien sur le sujet montré par ses pairs lauréats du prix Nobel, il a attiré l’attention sur l’avocate iranienne des droits de l’homme Shirin Ebadi et le fondateur de la campagne internationale pour interdire les mines antipersonnel Jody Williams depuis les Etats-Unis et les a décrits comme sa protection.

Williams a accusé le gouvernement du président Jacob Zuma de " vendre sa souveraineté" à la Chine, a rapporté l’AFP le 3 octobre. Elle a ensuite dit qu’ "il n’y a pas qu’un seul lauréat qui est content de cette décision (d’annulation). 14 lauréats ont protesté devant le président (Jacob) Zuma, lui mettant la pression, le priant de donner un visa à Sa Sainteté (le Dalai Lama) afin que tous puissent être ensemble et célébrer en Afrique du Sud l’héritage de Nelson Mandela." Les deux prix Nobel ont aussi dit que la décision de boycotter le sommet en Afrique du Sud a envoyé un message fort à la Chine, qu’ils ne plieront pas face à la pression.

"Le boycott du sommet des Nobel était un message au gouvernement chinois et à ces pays qui vendent leur âme et leur souveraineté" a dit ensuite Jody Williams.

Le 2 octobre était le jour du 145ème anniversaire du Mahatma Gandhi.

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version originale : http://www.tibetanreview.net/dalai-...


9 Octobre 2014

Mobilisation du groupe solidaire britannique à Londres pour la démocratie à Hong Kong

Londres : - Exprimant sa solidarité avec le peuple de Hong Kong, qui investit les rues afin de se battre pour le suffrage universel, le groupe solidaire des chinois Ouigours et Tibétains au Royaume-Uni a dit partager et croire dans les valeurs fondamentales et principes des droits de l’homme, de la liberté et de la démocratie.

" Le groupe solidaire des chinois Ouigours et Tibétains au Royaume-Uni, une coalition d’activistes de Chine, du Turkestan oriental, du Tibet et du Royaume-Uni, se mobilise pour s’opposer à la loi tyrannique du Parti Communiste Chinois", a déclaré le 30 septembre Société tibétaine, un membre fondateur du groupe solidaire des chinois Ouigours et Tibétains au Royaume-Uni.

" Nous partageons et croyons dans les valeurs fondamentales et les principes des droits de l’homme, de la liberté et de la démocratie" a dit le groupe solidaire, ajoutant qu’il organisera une manifestation devant l’ambassade de Chine à Londres mercredi 1er octobre 2014, jour du 65ème anniversaire de la fondation de la République Populaire de Chine.

"Aujourd’hui, ces principes nous amènent à résister ensemble à la peine de prison à vie sans fondement de l’érudit Ouigour Ilham Tohti, qui a simplement exercé son droit à la liberté d’expression pour promouvoir l’égalité des droits du peuple Ouigour. La persécution d’Ilham Tohti ne met à jour que la partie émergée de l’iceberg qu’est la violation générale des droits humains du peuple ouigour.

Tout comme Ilham Tohti, le moine supérieur tibétain Tenzin Delek Rinpoche a été emprisonné à vie pour de faux motifs après avoir soutenu pacifiquement l’égalité des droits de son peuple. Les Tibétains se voient déniés des droits humains les plus basiques, ce qui a conduit au moins 132 Tibétains à s’immoler par le feu en signe de protestation contre le gouvernement chinois depuis 2009.

Nous exprimons aussi notre solidarité avec le peuple de Hong Kong, qui investit les rues afin de se battre pour le suffrage universel. Leur désobéissance civile a pris le nom de révolution des parapluies quand les manifestants ont commencé à utiliser des parapluies pour se protéger des gaz lacrymogènes et poivre tirés par la police. Les grèves, qui ont commencé dans les écoles, deviennent une grève générale impliquant les syndicats et les gens de toutes conditions sociales. En Chine continentale, des gens sont arrêtés pour relayer des nouvelles sur les manifestations de Hong Kong. Jamais il n’a été plus clairement qu’aujourd’hui illustré que la liberté, les droits de l’homme et la démocratie ne sont pas de simples concepts rhétoriques. L’auto-détermination des peuples ouigour et tibétain démontre la même aspiration à la justice et à l’égalité que le combat du peuple de Hong Kong pour la démocratie, pour la valeur égale des votes.

Le groupe solidaire des chinois Ouigours et Tibétains au Royaume-Uni condamne la répression des manifestations pacifiques à Hong Kong. Nous appelons au soutien des droits démocratiques pour le peuple de Hong Kong. Nous demandons ensuite au gouvernement chinois de libérer immédiatement Ilham Tohti et Tenzin Delek Rinpoche.

Nous appelons la communauté internationale à se mobiliser pour soutenir les activistes de la démocratie et les défenseurs des droits de l’homme à Hong Kong, au Tibet, au Turkestan oriental et en Chine, pour aider à provoquer une liberté, des droits de l’homme et une démocratie véritables pour tous ceux qui vivent actuellement sous le régime du Parti Communiste Chinois." Des dizaines de milliers de manifestants pro-démocratie ont étendu leur mouvement dans les rues de Hong Kong mardi, bloquant au moins quatre principales artères de la ville, dont Admiralty, le quartier central des affaires, le quartier commerçant animé de Causeway Bay et Mong Kok à Kowloon. Les manifestations devraient prendre de l’ampleur mercredi pour coïncider avec les célébrations de la fête nationale, les manifestants exigeant plus de réformes démocratiques ont prévu des défilés et des centaines de dignitaires pour les commémorations.

De nombreux manifestants ont dit que le Tibet d’aujourd’hui, après ce qui s’est produit depuis l’invasion chinoise et l’occupation dans les années 1950, pourrait être Hong Kong demain si les citoyens de la nation ne résistent pas.

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5 Octobre 2014

Le dalaï-lama a indiqué jeudi à l'AFP qu'il avait des "contacts informels" avec la Chine afin de faire un pélerinage historique au Tibet après plus d'un demi-siècle en exil en Inde.

"Récemment, des responsables chinois, par exemple le secrétaire adjoint du Parti dans la région autonome du Tibet, ont mentionné la possibilité de ma visite dans le cadre d'un pélerinage vers un lieu saint", a déclaré le chef spirituel tibétain dans un entretien avec l'AFP à Dharamsala (nord de l'Inde) où il vit.

"Ce n'est pas finalisé, pas encore, mais l'idée est là", a-t-il ajouté.

Le dalaï-lama, 79 ans, a exprimé "clairement" son désir d'un pélerinage vers une montagne sacrée au Tibet (nord-ouest de la Chine) dans ses contacts en Chine, y compris avec des responsables à la retraite du Parti communiste, a-t-il dit.

Le chef spirituel tibétain veut notamment visiter la montagne Wutai Shan, considérée comme un lieu saint par le peuple tibétain.

Ces déclarations interviennent dans une atmosphère d'apaisement avec la Chine, qui a dans le passé qualifié le dalaï lama de "séparatiste" en l'accusant de fomenter la sécession du Tibet.

Le chef spirituel en exil affirme pour sa part qu'il se bat pour une plus grande autonomie du Tibet.

Le mois dernier, un post anonyme sur un site internet chinois avait évoqué en des termes positifs son possible retour au pays, avant d'être très rapidement retiré.

Jeudi, le dalaï-lama a salué les récents propos du président chinois Xi Jinping sur l'importance du bouddhisme dans la société chinoise. "Le fait qu'un chef du Parti communiste s'exprime sur la spiritualité est quelque chose de tout à fait nouveau", a déclaré le leader en exil, qui avait récemment estimé que Xi était plus "ouvert d'esprit" que ses prédécesseurs.

Le dalaï-lama, qui entretenait des liens étroits avec le père de Xi avant de fuir le Tibet en 1959 après une tentative ratée de soulèvement, a aussi salué la lutte du président chinois contre la corruption officielle.

"Tout cela montre qu'il affronte ces problèmes avec plus de réalisme", a-t-il dit.

Mais il s'est insurgé contre le traitement réservé aux dissidents, comme l'écrivain oïghour Ilham Tohti, récemment condamné à la prison à vie pour séparatisme.

xLa ville du Cap en Afrique du Sud, qui devait accueillir la 14e édition du sommet des prix Nobel de la paix du 13 au 15 octobre, a annoncé jeudi l'annulation de la manifestation en raison du refus de Prétoria de délivrer un visa au dalaï-lama.

Source: https://fr.news.yahoo.com/dala%C3%AF-lama-contacts-informels-chine-p%C3%A9lerinage-au-tibet-153944330.html


5 Octobre 2014

Le dalaï lama, Nobel de la paix depuis un quart de siècle, apparaît isolé

Le chef spirituel des Tibétains a reçu le prix Nobel de la paix en 1989 en dépit des protestations chinoises quelques mois après l'écrasement du soulèvement prodémocratique de Tiananamen en juin de la même année. 

La récompense a conféré au charismatique moine bouddhiste un statut d'icône internationale, héraut du combat pour la liberté et l'émancipation des peuples. Dans la décennie qui suivit, il fut courtisé par les présidents américains, se fit l'ami des stars d'Hollywood. 

Vingt-cinq ans plus tard, les dirigeants de pays occidentaux qui comptèrent parmi ses premiers soutiens lui tournent le dos, de peur de s'aliéner la Chine, ses investissements, ses consommateurs et sa main d'oeuvre bon marché. 

Jeudi, la 14e édition du sommet des prix Nobel de la paix qui devait se tenir du 13 au 15 octobre au Cap en Afrique du Sud a été annulée après le retrait de plusieurs invités en signe de protestation contre le refus du gouvernement sud-africain de lui délivrer un visa. 

Furieux, le dalaï lama a accusé le gouvernement sud-africain de "harceler un simple individu" tandis que Desmond Tutu, prix Nobel de la paix 1984, a accusé les successeurs de Nelson Mandela de "cracher au visage" de leur illustre prédécesseur. 

"J'ai honte d'avoir à dire que cette bande de lèche-bottes est mon gouvernement", s'est-il indigné. La Chine est le premier partenaire commercial de l'Afrique du Sud. 

Cet épisode n'est pas isolé, loin s'en faut. 

Même la Norvège, un des pays les plus riches de la planète qui, il y a un quart de siècle, délivrait son prix au dignitaire bouddhiste, l'a snobé lors d'une visite à Oslo cette année pour marquer le 25e anniversaire de son prix. 

La chef du gouvernement norvégien, Erna Solberg, avait invoqué "un sacrifice nécessaire pour montrer à la Chine que nous jugeons important d'avoir un dialogue avec elle". 

- La sagesse du Bouddha - 

"Compte tenu de la croissance économique de la Chine (...), certains pays, dont des pays européens, hésitent à s'emparer de sujets sensibles comme le Tibet", analyse Lobsang Sangay, Premier ministre tibétain en exil, installé à Dharamsala en Inde, qui a repris le flambeau du dalaï lama depuis sa retraite politique en 2011. 

"Toutefois, au niveau des peuples, je crois que l'intérêt pour le Tibet demeure", dit-il. 

Dans un entretien à l'AFP réalisé cette semaine, le dalaï-lama, 79 ans, a rendu hommage au président chinois, Xi Jinping, plus "ouvert d'esprit" que ses prédécesseurs, selon lui, et plein de "réalisme" dans sa lutte contre la corruption. Il a confirmé avoir des "contacts informels" avec la Chine afin de faire un pèlerinage historique au Tibet, sur la montagne Wutai Shan, considérée comme un lieu saint par le peuple tibétain. 

Lui que Pékin a souvent qualifié de "séparatiste" s'est par ailleurs félicité des récents propos de Xi Jinping sur l'importance du bouddhisme dans la société chinoise. "Le fait qu'un chef du Parti communiste s'exprime sur la spiritualité est quelque chose de tout à fait nouveau". 

Pour Barry Sautman, spécialiste du Tibet à l'université des sciences de Hong Kong, le dalaï lama joue une partition tactique avec la Chine. 

"Il avait en son temps dit des choses positives sur (les présidents chinois) Hu Jintao et sur Jiang Zemin", rappelle-t-il. "Si vous voulez un dialogue politique avec quelqu'un, mieux vaut y mettre les formes". 

Les négociations officielles entre le gouvernement tibétain en exil et Pékin ont été rompues en 2010 sans avoir permis de progrès notables. Depuis, les Tibétains font montre d'un optimisme pour le moins mesuré quant à leur reprise. 

A Dharamsala, les circonvolutions diplomatiques du dalaï lama ne sont pas forcément du goût de tous. Plaidant l'indépendance contre l'autonomie, certains rejettent tout compromis mais aucun n'aurait l'audace de critiquer le dalaï lama. 

"Pour les Tibétains, Sa Sainteté le dalaï lama est le Bouddha (...) et personne n'oserait jamais exprimer son opinion face à la sagesse du Bouddha", explique Tenzin Tsundue, un Tibétain de Dharamsala.

Source: http://www.lexpress.fr/actualites/1/styles/le-dalai-lama-nobel-de-la-paix-depuis-un-quart-de-siecle-apparait-isole_1608006.html

 

5 Octobre 2014

Treize Tibétains, dont une femme enceinte, ont été blessés par balles lorsque les forces de sécurité Chinoises ont tiré sur une foule de villageois qui protestaient contre des activités minières dans un comté du Tibet central, le mois dernier, selon des sources

Le rapport de l'incident dans la commune de Tsang Tobgyal, dans la préfecture de Shigatse (en Chinois, Rikaze) de la Région Autonome du Tibet (TAR), a été retardé en raison de coupures du service internet et des autres communications dans la région par les autorités Chinoises, ont-ils déclaré.

Les violences du 9 août se sont produites alors que des Tibétains vivant à Tsang Tobgyal dans le comté de Namling (Nanmulin) de la préfecture de Shigatse « ont protesté contre les activités minières dans la région », a déclaré un résident local au service Tibétain de RFA cette semaine.

« Les manifestants ont encerclé les bureaux de la commune, et des policiers armés sont alors arrivés sur la zone et ont tiré sur la foule », a déclaré la source, parlant sous condition d'anonymat.

Treize personnes ont été blessées dans la fusillade, dont une femme enceinte qui a été touchée par une balle à la jambe, a affirmé la source.

« La majorité des blessés ont été emmenés à l’hôpital de la ville de Shigatse, tandis que d'autres ont été soignés dans un hôpital du comté de Namling », a déclaré la source.

Aucun autre détail n'a été immédiatement disponible concernant l'état des blessés ou si les manifestations se poursuivent dans la région.

Pas de réponse aux appels lancés

Les mines Chinoises opérant dans le comté de Namling extraient de l'or, du cuivre et des minéraux « nécessaires à la production d'armes », a déclaré la source, ajoutant que les habitants Tibétains locaux avaient souvent fait appel aux autorités pour mettre fin aux activités minières, mais sans résultat.

Le secrétaire de la commune appartenant au Parti [Communiste Chinois au pouvoir] est connu pour prendre de petits bénéfices sur la société minière et pour permettre à l'exploitation de se poursuivre, en disant que la société a la permission des autorités centrales Chinoises », at-il déclaré.

« Lorsque nous n’avons entendu aucune réponse positive, nous avons eu recours au lancement de notre manifestation. »

La plupart des habitants des 16 villages de la commune de Tsang Tobyal ont pris part à la manifestation, at-il dit.

Après avoir reçu des coups de feu, les manifestants ont riposté en lançant des pierres, et des personnes ont été blessées des deux côtés, a-t-il ajouté.

Des confrontations fréquentes

Les régions Tibétaines (annexées par) la Chine sont devenues une source importante de minéraux nécessaires à la croissance économique de la Chine, et les activités minières ont conduit à des confrontations fréquentes avec les Tibétains qui accusent les entreprises Chinoises de perturber des sites d’importance spirituelle et de polluer l'environnement en extrayant les richesses locales.

La semaine dernière, plus de 1000 villageois Tibétains ont manifesté contre des activités minières Chinoises dans un autre comté de la Région Autonome (TAR), en disant que le ruissellement provenant des mines a pollué les rivières et les ruisseaux, détruisant les poissons et les cultures et causant des problèmes de santé, a déclaré un habitant.

« Dans le passé, nos rivières étaient claires et propres, et les montagnes et la vallée étaient connus pour leur beauté naturelle », a déclaré la source au service Tibétain de RFA.

« Maintenant, les rivières sont polluées par les déchets toxiques provenant des mines. »

La manifestation du 23 septembre au village de Zibuk dans la commune de Tashi Gang dans le comté de Maldro Gongkar (Mozhugongka) n’a cependant apporté aucune promesse d'action de la part des autorités, a déclaré la source de RFA, parlant sous couvert d'anonymat.

« Les habitants Tibétains de la région ont lancé des appels à l'aide durant les cinq dernières années, alertant les autorités sur les déchets toxiques déversés dans les rivières et leur demandant de les nettoyer, mais aucune réponse n'a été reçue », a déclaré la source.

« Il est difficile de savoir s’ils vont faire quelque chose pour atténuer le problème ».

Rapporté par le service Tibétain de RFA. Traduit par Karma Dorjee. Rédigé en anglais par Richrd Finney

Traduit par Pema Dreulkar – dreulkar.pema@gmail.com – pour le site http://sunyat.free.fr

1er Octobre 2014

Nouvelles conditions pour les candidats aux comités de village

Les autorités gouvernementales chinoises d’une région tibétaine frontalière de l’Inde ont émis des directives strictes pour exclure des comités de village du Parti communiste chinois et du gouvernement les Tibétains ayant des "connexions à l’étranger" ou exprimé un quelconque dévouement et loyauté envers le Dalaï Lama.

Selon un rapport d’International Campaign for Tibet (ICT), les nouvelles conditions pour les candidats aux comités de village, pour le Parti et pour le gouvernement, dans la préfecture de Ngari, précisent que ces candidats, doivent être non seulement "politiquement dignes de confiance", et capables de "gagner le soutien des masses", mais qu’ils seront exclus s’ils ont assisté à des enseignements du Dalaï Lama, ont des "contacts à l’étranger" ou même "communiquent à l’étranger".

Ces nouvelles dispositions pouvant également s’appliquer à d’autres régions du Tibet, ne figurent pas dans la "Loi organique des comités villageois de la République populaire de Chine", mise en place en 1987 et officialisée en 1998.

"Les chercheurs ont débattu pour savoir si les élections au niveau du village à travers la République populaire de Chine constituent un « cheval de Troie » pour une véritable démocratie, ou tout simplement un projet pour parvenir à la légitimité du régime. Les conditions énoncées à Ngari soulignent la situation politique différente au Tibet par rapport à d’autres régions de la République populaire de Chine, et mettent en évidence la nature omniprésente et agressive de la campagne anti-Dalaï Lama", déclare ICT dans son rapport.

ICT indique que Pékin a adopté une stratégie afin d’activement assurer la présence du Parti dans les zones rurales comme réponse à "l’instabilité" depuis les manifestations à travers le Tibet, en 2008. "Cela a conduit à une approche plus généralisée et systématique « d’éducation patriotique » et une dramatique augmentation des équipes de travail et des cadres du Parti dans les zones rurales de la "Région autonome du Tibet" ainsi que des initiatives bien dotées dans le domaine culturel et social à Lhassa et dans d’autres zones urbaines".

Bien que ces mesures soient appliquées dans toutes les zones tibétaines, la mise en œuvre est particulièrement affirmée dans la "Région Autonome du Tibet", a déclaré ICT.

ICT cite une femme tibétaine d’une quarantaine d’années racontant la visite d’une équipe de travail chinoise là où elle vit, dans la "Région Autonome du Tibet". Cette femme a déclaré que les jeunes cadres chinois et tibétains sont restés chez elle pendant deux semaines. "Ils ont posé beaucoup de questions, au sujet de notre milieu familial à partir de 1959, si nous avions de la famille et des amis en Inde ou à l’extérieur du Tibet, et si nous avions des membres de la famille ou des parents ayant participé au 14 mars (2008)".

"Ils ont écouté nos conversations et ont pris des notes. Ils sont allés dans toutes les pièces de notre maison et ont regardé tout autour ; ils semblaient être à la recherche de tous les éléments suspects tels que des livres et des photos de Sa Sainteté. Dans notre village, nous n’avons pas de numéro sur les maisons, mais l’équipe de travail en a donné un à chacune, et la jeune fille chinoise a fait un plan du village, et pris beaucoup de photos à l’intérieur et à l’extérieur des maisons, ainsi que de nos déplacements quotidiens".

"Quelle est l’importance du Dalaï pour vous et votre famille et voulez-vous qu’il prie quand vous mourrez ?"
L’un d’eux a dit qu’il ne prendrait pas de notes ou ne le signalerait pas aux autorités, mais qu’il voulait vraiment savoir à quel point Sa Sainteté est dans notre vie. Je lui ai dit que "je crois Sa Sainteté et qu’il est vraiment un Bouddha, et que si vous priez pour lui, vous serez heureux et gentil. J’ai admis que j’aime et que je prie pour Sa Sainteté et que je ne pourrai jamais ôter ma foi de mon cœur".

Source : I.C.T., 25 septembre 2014 et www.tibet-info.net

 


1er Octobre 2014

Réquisition forcée des habitants du Comté de Driru pour un Festival

Les autorités chinoises ordonnent aux villageois du Comté de Driru de participer à un festival annuel, auparavant boycotté, dans le but de montrer des habitants heureux et prospères sous le régime de Pékin. L’ordre vise surtout les jeunes Tibétains vivant dans le Comté de Driru

Les Tibétains qui défieraient l’ordre ont été menacés d’avoir du mal à gagner leur vie ou de recevoir des peines d’emprisonnement. Ils devraient marquer cette fête en prenant part à de nouvelles expressions d’enthousiasme et d’effervescence. Les Tibétains sont réticents à célébrer cette fête, protestant ainsi contre la domination chinoise.

Les autorités ont également ordonné aux habitants du Comté de contacter les membres de leur famille en voyage ou vivant à l’extérieur de Driru pour qu’ils reviennent et se joignent aux célébrations, accroissant ainsi la foule présente lors du festival.

Les habitants de Driru ont annulé ce festival annuel de pique-nique du Comté quand une vague d’auto-immolations contestant la domination chinoise a commencé à balayer les régions tibétaines, il y a cinq ans.

Toutefois, certains représentants du gouvernement chinois nouvellement arrivés dans la ville de Tsala, Comté de Driru, ont commencé à promouvoir de nouveau le festival, et ont explicitement ordonné que les membres d’une famille vivant ou voyageant (en dehors du Comté de Driru) reviennent.
Si elles ne reviennent pas, leurs familles se verront interdire la collecte des champignons
Cordyceps, perdant ainsi une grande partie de leurs ressources. Elles pourraient aussi être arrêtées et mises dans la nouvelle prison en construction de la ville de Tsamdo.

Les jeunes Tibétains vivant dans la ville de Tsala, regroupement de neuf villages, sont maintenant contraints d’exécuter des chants et des danses pour le festival (dont la date n’est pas mentionnée).
"Nous savons que le but réel du plan (chinois) est de permettre aux hauts dirigeants de montrer que le peuple tibétain est heureux et vit dans la prospérité", déclare une source.
"Nous n’avons pas d’autres choix que de nous soumettre".

Sources : Radio Free Asia, 25 septembre 2014, et Tibetan Review, 27 septembre 2014 et tibet-info.net

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